Georges DELLA FAILLE

Georges DELLA FAILLE

  • Né le 23 décembre 1567 - Anvers, PROVINCE D’ANVERS, Flandre, Belgique
  • Décédé le 18 novembre 1642 (mardi) - Gand, BELGIQUE, à l'âge de 74 ans
  • capitaine et bailli du Vieux Bourg de Gand
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Parents

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

23 décembre 1567 :
Naissance - Anvers, PROVINCE D’ANVERS, Flandre, Belgique
18 novembre 1642 :
Décès - Gand, BELGIQUE
Titre : seigneur de Ninove

Notes

Comme celle de son frère, son aîné de 18 mois, la première enfance de Georges se passe au milieu des tumultes des guerres de religion, sous le gouvernement du duc d'Albe. A l'âge de 7 ans, il accompagne ses parents à Londres où Martin va diriger lafiliale de la maison della Faille. C'est durant les huit ou neuf années de son séjour en Angleterre qu'il étudie et s'initie, comme presque tous les jeunes della Faille, à la pratique du grand commerce international
En 1583, à la mort de son grand père, il rentre à Anvers. Il a presque 16 ans. Il n'y séjourne d'ailleurs pas longtemps, car la guerre civile est loin d'être finie. Georges rejoint à Dordrecht, sa mère qui s'y est réfugiée avec deux de ses filles, car elle attend un nouvel enfant. Il s'y trouve encore en 1585, lorsqu'on l'envoie, sur l'ordre de son père, apprendre la pratique du commerce du lin et du blanchissage des toiles chez son cousin, Joos de Vogele, à Harlem. Georges y séjourne encoreà la mi octobre 1585, alors que sa mère est repartie pour Anvers
Il part ensuite pour Hambourg, rejoindre des amrchands en route pour l'Italie. Il est à Venise, pour quelques mois plus tard, à Naples où il remplace de 1589 à 1594, le facteur Corhase

On se souvient de l'importance de ce nouveau comptoir de Naples dans l'entreprise de Martin. S'entrouver le chef, à 22 ans, prouve que Georges a montré, tant en Bollande qu'en Italie, des qualités commerciales certaines. Martin lui envoie d'ailleurs, en stage, son jeune frère Daniel et les deux jeunes gens sont à Naples le 31 décembre 1594.

Georges sera un grand marchand. Il va bientôt, en effet, devenir titulaire d'une importante charge publique et il a sans doute estimé, conformément aux idées de son temps, que le commerce, même international, était incompatible avec les fonctions publiques qu'il allait exercer.
Georges avait consacré 20 ans de sa vie aux affaires de son père. Il y avait particulièrement brillé. Il est sans contexte le fils préféré de Martin. Pénétré de la conception féodale du droit d'ainesse qui devrait le conduire à favoriser son fils Jean, Martin prend cependant des mesures pour associer son deuxième fils aux faveurs dont il fait bénéficier l'aîné. Ils seront tous deux seigneurs de Nevele. Ils jouiront tous deux du bel hôtel de Fiennes, à Gand. Mais, comme Martin veut sauvegarder l'unité de la seigneurie, il stipule que Georges devra laisser sa part de celle-ci à Jean s'il vien à mourir lui-même sans enfants

Sitôt investi, Georges va s'établir à Gand, dans l'hôtel paternel de Fiennes. Il a trnte huit ans et est célibataire. Comme ses prédécesseurs dans l'office de bailli, Georges se choisit bientôt un lieutenant bailli, un certain van den Eede, pour l'assister et le remplacer les jours où il ne pourra accomplir, en personne, les devoirs de sa charge. Le choix est malheureux car van den Eede n'est pas honnête.
Au bout de quelques années, il falsifie les actes de justice criminelle auxquels il a participé en raturant et en surchargeant les mots "lieutenant bailli" par celui de "bailli". Il surprend ainsi, on ne sait comment, la bonne foi du gouvernement et obtient une commission régulière l'investissant du baillaige du Vieux Bourg. Il se présente aussitôt à la séance collégiale du bailliage le 29 juillet 1609, prenant soin de chi=oisir un jour où Georges est absent et demande à prêter serment d'usage. Le collège surpris, et sachant qu'il n'était pas possible d'avoir en même temps deux titulaires de l'office de bailli du Vieux Bourg, refuse de recevoir le serment avant d'avoir acquis la certitude que Georges a, soit renoncé, soit été démis deses fonctions. Mis au courant des manoeuvres de son lieutenant bailli, Georges proteste qu'il n'a jamais conféré à van den Eele que l'emploi de lieutenant bailli. Il le fait citer aussitôt devant le collège pour s'entendre condamner à redresser lesaltérations qu'il a commises

SI Georges est un propriétaire avisé, c'est avant tout un grand chrétien, un homme profondément charitable, ouvert à toutes les formes de l'entr'aide humaine. Le paupérisme avait toujours été une des plaies des Pays Bas, même aux périodes les plus heureuses de son histoire
Un collège de jésuites avait été fondé à Gand en 1592 et les deux fils de Jean y avaient été élèves. Georges voulut permettre aux pères de développer leur action bienfaisante pour l'enseignement
La liste des bonnes oeuvres de Georges n'est pas close. Par son testament du 14 octobre 1642, il laissera 2400 gulden aux Soeurs Grises du Couvent de Ste Catherine. A chacun des curés des neuf paroisses de la seigneurie de Nevele, il léguera un capital de 48 livres pour servir à l'achat d'une rente de trois livres de gros
Si gGeorges s'est montré très généreux, vis à vis des pauvres et des fondations religieuses, il n'a pas oublié, loin de là, sa famille. Comme sa soeur van Driel, il s'est montré très accueillant lorsque les troubles et les guerres ont poussé de nombreux della Faille à se réfugier à Gand, en 1653. Il héberge notamment à l'hôtel de Fiennes, son cousin Jean, fils de Charles, avec sa femme et ses six filles et leur ménage

Le bailli du Vieux Bourg est l'un des seuls della Faille qui ait choisi de vivre dans le monde en restant célibataire. Il a pleinement achevé le programme d'investissement foncier de son père et il concentré tout son effort dans cette Flandre que sa famille avait quittée un siècle plus tôt pour acquérir son immense fortune sur les grands marchés commerciaux du monde
Quelle étape franchie depuis ces van der Faille, simples propriétaires terriens du Courtraisis, adonnés à l'agriculture et aux charges mineures de l'édilité communale.
Georges a vécu et vieilli entouré de la considération que donnent une charge importante et une fortune considérable. C'est un grand srigneur, titulaire de nombreuses seigneuries, l'un des personnages les plus en vue de l'aristocratie flamande de son temps. Mais il ne mène pas pour autant la grande vie luxueuse d'un gantilhomme de cour. Il ne quitte pas la province où il est l'un des premiers et il y vit avec dignité, mais aussi avec cet esprit d'économie qui lui permettra, malgré les malheurs du temps, de laisser à ses neveux des domaines qui assureront, pour longtemps l'opulence familiale et de distribuer en bonnes oeuvres des sommes considérables

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