🌳 AINSI SOIENT ELLES
par POGNICI
🏛️ Patriarche des lignées
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Martin DELLA FAILLE
Parents
- Martin DELLA FAILLE 1544-1620
- Sybille STECHERS ~1543-1589
Frères et sœurs
- Jean DELLA FAILLE 1566-1649
- Georges DELLA FAILLE 1567-1642
- Anna DELLA FAILLE 1569-1597
- Martin DELLA FAILLE 1570-~1635
- Sybille DELLA FAILLE 1571-1572
- Sibylle DELLA FAILLE 1572-1606
- Charles DELLA FAILLE 1573-1636
- Daniel DELLA FAILLE ~1575-1629
- Marie DELLA FAILLE 1576-1651
- Etienne DELLA FAILLE 1582-1644
- Hester DELLA FAILLE 1585-1593
- Jacqueline DELLA FAILLE 1586-1611
- Madeleine,Pascaline DELLA FAILLE 1588-1617
- Isabelle DELLA FAILLE 1589-1648
- Corneille DELLA FAILLE
- Guillaume DELLA FAILLE
Demi-frères et demi-sœurs
- Corneille DELLA FAILLE 1564-1633 (par Martin DELLA FAILLE)
- Suzanne DELLA FAILLE ~1575-~1608 (par Martin DELLA FAILLE)
- Cornélie DELLA FAILLE ~1582-1616 (par Martin DELLA FAILLE)
Événements
- 13 octobre 1570 :
- Naissance - Anvers, PROVINCE D’ANVERS, Flandre, Belgique
- vers mai 1635 :
- Décès
Notes
Premier prêtre connu dans la lignée des della Faille, rien au début de sa carrière, ne semblait annoncer sa vocation tardive.
En 1574, lorsque ses parents partent pour l'Angleterre où son père va diriger l'important comptoir de Londres, le petit Martin est un enfnat de 4 ans à peine, qui n'a dû conserver aucun souvenir des troubles civils qui ensanglantaient sa patrie. Son enfance se passe à Londres ou dans la campagne anglaise et c'est là, sans doute, qu'il apprend à lire, à écrire et à calculer.
Puis, comme la plupart des jeunes della Faille, son père décide d'en faire un marchand. Dès 1590, il est en Italie comme "giovanni" Le jeune homme n'a pas 20 ans et son premier stage dans les comptoirs d'Italie ne l'empêche pas de reprendre des études assez longues à Douai. Il y étudie seul d'abord, pis avec son frère Charles, de 1590 à 1594
Puis la vie commerciale reprend pour le jeune Martin. Il semble toutefois qu'une première idée de vocation religieuse, due peut être aux études qu'il a faites, ait germé dans l'esprit du jeune homme. Il rencontre, en effet, en Hollande, son oncle Jacques au début de l'année 1597 et il lui fait part de son désir de devenir jésuite. Son oncle le décrit comme étant, à cette époque, un jeune homme tranquille et "une bonne pâte". Le projet, toutefois, n'eut pas de suite.
Au début de l'année 1599, son père l'envoie à Hambourg enquêter sur ce que sont devenues les marchandises, et notamment une "balle de soie" confiée à Corneille, le fils naturel de Martin. Il se trouve à Hambourg en 1599 et en 1600 pour les affaireset y reçoit la visite de son jeune frère Daniel, venu l'aider
Le jeune Martin séjourne aussi en Italie. Il parle et écrit si parfaitement l'italien qu'il s'en sert même dans sa correspondance avec ses frères, longtemps, encore après son retour définitif aux Pays Bas. Il collabore ainsi activement aux entreprises de son père jusqu'en 1604
En 1608, il n'est pas encore question pour Martin d'entrer dans les ordres
C'est vraisemblablement entre 1608 et 1611 que le futur prévôt a une aventure sentimentale dont le fruit sera une petite fille, Anne Marie. L'enfant était aveugle, de naissance peut être. Sans doute son père veilla t il à ce qu'elle soit élevée convenablement. Il lui laissa une rente de 125 gulden qui lui fut payée à partir de l'armée 1635 par les héritiers du prévôt, au couvent de St Jooris à Gand où elle demeurait. C'est là aussi qu'on lui envoie pour lui permetrre de s'acheter des bas etdes souliers. La jeune fille avait demandé également l'aide de la "fondation della Faille pour parents pauvres" Après un refus de son oncle Jean qui prétendait que la fondation n'avait pas à s'occuper des enfants naturels, et un procès à ce sujet entre l'oncle et la nièce, en 1649, un epension de 8 gulden lui fut servie à charge de la fondation, à partir de 1650 ,jusqu'à sa mort, survenue en 166. Anne-Marie demeurait toujours au couvent de St Georges et il est vraisemblable, vu son infirmité, qu'elle ne l'a jamais quitté.
Cette faute de son âge mûr ramena sans doute Martin aux idées de vocation religieuse de sa jeunesse. Le futur prévôt a donc reçu les ordres mineurs, sous-diaconat et diaconat, à l'âge de 41 ans et l'on sait qu'il était attaché au diocèse de Malines. Le nouveau clerc part alors pour l'Espagne en 1612
Martin est sans doute ordonné prêtre peu après mais il n'est plus question pour lui d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Le nouveau prêtre souhaite faire carrière dans le clergé séculier, aussi sa première charge pastorale sera l'emploi de chapelain de la chapelle castrale d'Oydonck, auquel le nomme son père.
La famille se met alors à la recherche d'un bénéfice ecclesiastique un peu plus en rapport avec le niveau social atteint par les Della Faille. Mr de Nevele était fort bien en cour auprès des Archiducs de qui dépendait la collation des bénéfices. SOn fils Charles, secrétaire d'Etat et gendre du Chef Président du Conseil Privé, pouvait également être d'un grand secours. L'attribution de chaque bénéfice ecclesiastique était, en effet, l'objet de longs pourparlers, de démarches, d'interventionsmultiples, tant il y avait de candidats.
Ue le nouveau prévôt de Cassel ait été accueilli à bras ouverts par son Chapitre, on peut en douter lorque l'on constate les difficultés qu'il eut à se loger. De sa lourde et très grosse écriture, il s'adresse en italien au bailli du vieux bourg pour llui exposer, le 30 juillet 1618, la situation. Il souhaite acheter la maison du chanoine de Vitry mais on lui tient la dragée haute
La question du logement n'était pas la seule question difficile. Le doyen du chapitre, subordonné immédiat du prévôt, ne lui épargne pas les ennuis. C'est un homme turbulent et querelleur qui passe son temps à ourdir des intrigues contre le nouveau prévot. Ces incidents ont ils causé au prévôt une dépression nerveuse ou bien Martin n'argue t il pas d'un état de santé déficient, que pour pouvoir revenir quelques temps à Anvers et y être présent au moment où son père va mourir et où tant d'importants intérêts financiers vont être discutés dans la famille ?
En 1574, lorsque ses parents partent pour l'Angleterre où son père va diriger l'important comptoir de Londres, le petit Martin est un enfnat de 4 ans à peine, qui n'a dû conserver aucun souvenir des troubles civils qui ensanglantaient sa patrie. Son enfance se passe à Londres ou dans la campagne anglaise et c'est là, sans doute, qu'il apprend à lire, à écrire et à calculer.
Puis, comme la plupart des jeunes della Faille, son père décide d'en faire un marchand. Dès 1590, il est en Italie comme "giovanni" Le jeune homme n'a pas 20 ans et son premier stage dans les comptoirs d'Italie ne l'empêche pas de reprendre des études assez longues à Douai. Il y étudie seul d'abord, pis avec son frère Charles, de 1590 à 1594
Puis la vie commerciale reprend pour le jeune Martin. Il semble toutefois qu'une première idée de vocation religieuse, due peut être aux études qu'il a faites, ait germé dans l'esprit du jeune homme. Il rencontre, en effet, en Hollande, son oncle Jacques au début de l'année 1597 et il lui fait part de son désir de devenir jésuite. Son oncle le décrit comme étant, à cette époque, un jeune homme tranquille et "une bonne pâte". Le projet, toutefois, n'eut pas de suite.
Au début de l'année 1599, son père l'envoie à Hambourg enquêter sur ce que sont devenues les marchandises, et notamment une "balle de soie" confiée à Corneille, le fils naturel de Martin. Il se trouve à Hambourg en 1599 et en 1600 pour les affaireset y reçoit la visite de son jeune frère Daniel, venu l'aider
Le jeune Martin séjourne aussi en Italie. Il parle et écrit si parfaitement l'italien qu'il s'en sert même dans sa correspondance avec ses frères, longtemps, encore après son retour définitif aux Pays Bas. Il collabore ainsi activement aux entreprises de son père jusqu'en 1604
En 1608, il n'est pas encore question pour Martin d'entrer dans les ordres
C'est vraisemblablement entre 1608 et 1611 que le futur prévôt a une aventure sentimentale dont le fruit sera une petite fille, Anne Marie. L'enfant était aveugle, de naissance peut être. Sans doute son père veilla t il à ce qu'elle soit élevée convenablement. Il lui laissa une rente de 125 gulden qui lui fut payée à partir de l'armée 1635 par les héritiers du prévôt, au couvent de St Jooris à Gand où elle demeurait. C'est là aussi qu'on lui envoie pour lui permetrre de s'acheter des bas etdes souliers. La jeune fille avait demandé également l'aide de la "fondation della Faille pour parents pauvres" Après un refus de son oncle Jean qui prétendait que la fondation n'avait pas à s'occuper des enfants naturels, et un procès à ce sujet entre l'oncle et la nièce, en 1649, un epension de 8 gulden lui fut servie à charge de la fondation, à partir de 1650 ,jusqu'à sa mort, survenue en 166. Anne-Marie demeurait toujours au couvent de St Georges et il est vraisemblable, vu son infirmité, qu'elle ne l'a jamais quitté.
Cette faute de son âge mûr ramena sans doute Martin aux idées de vocation religieuse de sa jeunesse. Le futur prévôt a donc reçu les ordres mineurs, sous-diaconat et diaconat, à l'âge de 41 ans et l'on sait qu'il était attaché au diocèse de Malines. Le nouveau clerc part alors pour l'Espagne en 1612
Martin est sans doute ordonné prêtre peu après mais il n'est plus question pour lui d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Le nouveau prêtre souhaite faire carrière dans le clergé séculier, aussi sa première charge pastorale sera l'emploi de chapelain de la chapelle castrale d'Oydonck, auquel le nomme son père.
La famille se met alors à la recherche d'un bénéfice ecclesiastique un peu plus en rapport avec le niveau social atteint par les Della Faille. Mr de Nevele était fort bien en cour auprès des Archiducs de qui dépendait la collation des bénéfices. SOn fils Charles, secrétaire d'Etat et gendre du Chef Président du Conseil Privé, pouvait également être d'un grand secours. L'attribution de chaque bénéfice ecclesiastique était, en effet, l'objet de longs pourparlers, de démarches, d'interventionsmultiples, tant il y avait de candidats.
Ue le nouveau prévôt de Cassel ait été accueilli à bras ouverts par son Chapitre, on peut en douter lorque l'on constate les difficultés qu'il eut à se loger. De sa lourde et très grosse écriture, il s'adresse en italien au bailli du vieux bourg pour llui exposer, le 30 juillet 1618, la situation. Il souhaite acheter la maison du chanoine de Vitry mais on lui tient la dragée haute
La question du logement n'était pas la seule question difficile. Le doyen du chapitre, subordonné immédiat du prévôt, ne lui épargne pas les ennuis. C'est un homme turbulent et querelleur qui passe son temps à ourdir des intrigues contre le nouveau prévot. Ces incidents ont ils causé au prévôt une dépression nerveuse ou bien Martin n'argue t il pas d'un état de santé déficient, que pour pouvoir revenir quelques temps à Anvers et y être présent au moment où son père va mourir et où tant d'importants intérêts financiers vont être discutés dans la famille ?