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Louis VII DE FRANCE ◉ Sosa : 102 004 416

Louis VII DE FRANCE

◉ Sosa : 102 004 416

  • dit « Le Jeune »
  • Né le 5 septembre 1119 - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
  • Décédé le 25 novembre 1180 - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE, à l'âge de 61 ans
  • Inhumé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Roi des Francs (1137-1180), Duc d'Aquitaine (Guyenne) (1137-1152)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

5 septembre 1119 :
Naissance - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_VII_le_Jeune
Louis VII le Jeune ou le Pieux, l'Éveillé ou Flores

***
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2307
Né en 1120, il fut élevé dans le cloître de Notre-Dame de Paris, et surnommé le Jeune, le Pieux, l’Éveillé et Flores, c’est-à-dire fleuri (florus). Il succéda à Louis VI, son père, le 1er août 1137. Il était à Poitiers, où il célébrait par des fêtes brillantes son mariage avec Aliénor d’Aquitaine (Eléonore de Guyenne), et son couronnement comme duc d’Aquitaine, lorsqu’il apprit la mort de Louis le Gros. Il remit son épouse aux soins de l’évêque de Chartres, et se rendit à Paris afin de prévenir les séditions, d’autant plus à craindre à chaque changement de règne, que la couronne n’était pas encore regardée comme héréditaire et que l’obéissance était loin des mœurs de la nation.

En effet, comme, en passant à Orléans, il voulut donner quelques ordres, les bourgeois prétendirent que ces ordres violaient leurs privilèges, et se révoltèrent ; ainsi les communes étaient à peine formées, que déjà elles luttaient contre l’autorité royale. Dès qu’il fut arrivé à Paris, Louis convoqua une assemblée de seigneurs et d’évêques pour délibérer avec eux sur les besoins de l’Etat, et il prit les rênes du gouvernement sans se faire sacrer de nouveau, suivant l’usage reçu jusqu’alors ; ce qui ne choqua point sans doute, parce que du vivant de son père il avait été sacré par le pape Innocent II.

Il fut couronné à Bourges, quatre mois après son avènement au trône. En 1142, il fit une expédition contre le comté de Toulouse, dont il chercha vainement à s’emparer comme duc d’Aquitaine. Les troubles qui régnaient en Angleterre et en Allemagne assuraient la tranquillité de la France ; mais il était dans la destinée des souverains, à cette époque, d’être agités par les papes lorsqu’ils ne l’étaient point par les grands vassaux, et les sujets de contestation se présentaient d’autant plus facilement que rien n’était réglé ni par les lois ni par les coutumes.

L’élection pour l’archevêché de Bourges s’étant faite sans prendre le consentement du roi, Louis ordonna aux chanoines de procéder à une élection nouvelle ; le pape soutint l’archevêque élu et se permit de dire que « Louis VII était un jeune prince qu’il fallait instruire, et ne pas accoutumer à se donner la liberté de se mêler ainsi des affaires ecclésiastiques ».

Le roi, qui ne voulut point abandonner ses droits, fut excommunié, et son domaine fut mis en interdit. Le prélat, chassé de son siège, se retira auprès du comte de Champagne, Thibaut, homme doux mais ambitieux, d’une politique astucieuse, et qui fut plus d’une fois l’instrument dont les pontifes romains se servirent contre d’autres souverains. Ce seigneur appuyait alors les plaintes de la comtesse de Vermandois, sa cousine, que son époux, ministre et favori de Louis VII, avait répudiée, et il avait décidé le pape à excommunier le comte de Vermandois.

Louis, irrité de toutes ces contrariétés, fond sur la Champagne, à la tête d’une armée, et il oblige Thibaut à demander lui-même au pontife de lever l’excommunication fulminée contre son ministre, ainsi que l’interdit mis sur ses propres domaines. Tout paraissait arrangé et le roi avait congédié son armée, lorsque le pape lança de nouvelles foudres ; dès lors tout ce qui avait été fait ne dut plus paraître à Louis qu’un jeu de son artificieux ennemi.

Il reprend aussitôt les armes, et porte encore une fois le ravage dans les Etats du comte de Champagne. Ce fut dans cette occasion que, se livrant au plus funeste emportement, ce jeune monarque fit mettre le feu à l’église de Vitry, où treize cents personnes qui s’y étaient réfugiées périrent dans les flammes. La colère de Louis ne put tenir contre ce spectacle ; sa piété, justement alarmée d’une vengeance aussi terrible, lui persuada qu’il n’en obtiendrait le pardon qu’en allant au secours de la Palestine, où les chrétiens perdaient par leurs divisions ce qu’ils avaient acquis par leur courage.

Cette croisade, dans laquelle entra Conrad III, empereur d’Allemagne, fut prêchée par saint Bernard, auquel on offrit le titre de généralissime de l’armée ; tant était grande la prévention en sa faveur. Il avait trop d’esprit pour accepter ; et cette seconde entreprise eut, comme la première et toutes celles qui suivirent, le grand inconvénient de n’être pas conduite par un chef suprême ; condition sans laquelle toute conquête durable devient impossible.

L’abbé Suger, quoiqu’il eût été choisi pour régent du royaume avec Raoul, comte de Vermandois, s’opposa de tout son pouvoir au départ de Louis ; mais l’esprit du siècle fut plus fort que les conseils d’un sage ministre ; et le nombre des croisés s’éleva si haut qu’il en résulta pour l’Europe une paix générale. La trahison des Grecs, le défaut d’ensemble et de subordination, l’ignorance générale des chrétiens sur les contrées qu’ils devaient traverser, firent périr l’armée de l’empereur.

Louis VII s’avança au travers de l’Asie Mineure avec la sienne, battit les Sarrasins au passage du Méandre, se laissa surprendre ensuite par l’ennemi, resta presque seul sur le champ de bataille, où il se défendit contre plusieurs soldats musulmans, et ne rejoignit son avant-garde qu’à la faveur des ténèbres. Les attaques journalières des Turcs, le froid, la faim, la perfidie des Grecs, achevèrent de détruire l’armée de Louis VII, qui arriva dans Antioche avec un petit nombre de soldats le 19 mars 1148.

Il entreprit sans succès le siège de Damas, et environ un an après il s’embarqua à Saint-Jean d’Acre dans les premiers jours de juillet 1149, relâcha en Calabre le 29 juillet, puis à Rome, où il passa quelques semaines près du pape Eugène III, qui dissipa les préventions qu’on avait inspirées au monarque sur Suger. Il aborda enfin dans le courant d’octobre à Saint-Gilles avec une suite composée de deux ou trois cents chevaliers. Il était sorti de Metz pour la croisade, vingt-huit mois auparavant, à la tête de plus de 150 000 pèlerins.

La reine Aliénor, qui avait accompagné Louis, donna pendant cette longue et pénible expédition beaucoup de sujets de mécontentement à ce prince ; elle se plaignait hautement d’avoir trouvé en lui un moine, et non pas un époux. Elle fut soupçonnée d’avoir pris de l’amour pour Raimond d’Antioche, et même pour un jeune Turc nommé Saladin. Le roi crut devoir la répudier à son retour ; et le prétexte banal de parenté servit à motiver le divorce. N’ayant d’elle que deux filles, il lui rendit la Guyenne, qu’elle apporta six semaines après en dot à Henri II, duc de Normandie, qui fut plus tard roi d’Angleterre.

Après la mort de Suger, le divorce fut prononcé le 18 mars 1152, par un concile, à Beaugency, en présence de la reine qui fut renvoyée à l’instant même. Louis a été blâmé de la plupart des historiens pour s’être séparé d’Aliénor ; il est certain que, par le nouveau mariage qu’elle contracta, les rois d’Angleterre virent leurs possessions en France s’accroître à tel point qu’elles cernaient de toutes parts les domaines du roi ; mais dans les choses qui tiennent de si près à l’honneur, il n’est facile qu’à ceux qui sont tout à fait désintéressés de n’écouter que la politique.

Suger eut raison de s’opposer au divorce ; le roi n’eut peut-être pas tort de séparer d’une femme qui le méprisait ; il ne pouvait la renvoyer sans lui rendre sa dot, car aussitôt tous les grands vassaux ne seraient armés pour l’amener à cet acte de justice. Cependant l’acquisition de la Guyenne et du Poitou ne fut pas si favorable aux rois d’Angleterre qu’on a l’habitude de le répéter : dès qu’ils furent assez puissants pour se faire redouter des seigneurs français, ceux-ci furent plus dévoués à leur roi : c’est ce qui explique pourquoi Louis VII et Philipe-Auguste, son fils, résistèrent plus aux monarques anglais qu’aucun de leurs prédécesseurs.

En 1155, Louis épousa Constance, fille d’Alphonse, roi de Léon et de Castille ; cette princesse perdit la vie au mois de septembre 1160, en accouchant d’une fille ; c’était la quatrième que le roi avait de ses deux femmes. Il était sans héritier ; l’inquiétude devint si grande dans sa cour qu’il se décida dès le mois suivant à épouser Adélaïde, fille de Thibaut, comte de Champagne, qui était mort son ennemi ; cette alliance lui acquit les services d’une famille puissante.

Ce ne fut que cinq ans après, en août 1165, que la reine accoucha d’un fils, qui reçut le nom de Philippe, et le surnom de Dieudonné, parce qu’on crut l’avoir obtenu du ciel par des prières et des aumônes ; ses hauts faits lui ont acquis dans la postérité le titre d’Auguste. Henri II, roi d’Angleterre, était actif, ambitieux, plus politique qu’aucun prince de son siècle ; il avait trop d’intérêts à démêler avec le roi de France pour que la guerre n’éclatât pas souvent entre eux : dans l’impossibilité de conclure la paix et de continuer les hostilités, on fit des trêves, dont le plus léger mécontentement provoqua la rupture ; mais, malgré ses talents et sa puissance, Henri ne remporta aucun avantage décisif, et plusieurs fois il fut obligé de s’humilier et de se reconnaître vassal du roi de France.

En 1158, le monarque anglais vint à Paris, où Louis, voulant le recevoir le plus dignement qu’il lui était possible, lui céda son palais et alla loger lui-même au cloître Notre-Dame. Quatre ans plus lard, ces deux princes, qui vivaient encore en bonne intelligence, se rendirent ensemble jusqu’à Toucy-sur-Loire, au-devant du pape Alexandre III, que les deux monarques conduisirent à sa tente, marchant à côté de lui et tenant à droite et à gauche la bride de son cheval.

Louis, qui avait eu tant à se plaindre des prétentions exagérées des ecclésiastiques, soutint contre le roi d’Angleterre Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, homme étonnant par la fermeté de son caractère, et qui fut le fléau de Henri. Lorsque ce prince vit ses enfants et sa femme Aliénor d’Aquitaine révoltés contre lui, il attribua ses malheurs à la conduite qu’il avait tenue avec Becket, et alla lui-même en habit de pénitent, pleurer sur le tombeau de l’archevêque.

Louis VII secondait les fils de Henri, suivant en cela la politique des rois de France ; mais il avait un motif personnel pour soutenir Richard, l’un deux, qui devait épouser sa fille Alix, depuis longtemps en Angleterre. Henri promettait toujours de terminer ce mariage, et le retardait sans cesse, parce qu’étant amoureux d’Alix, il avait abusé de sa jeunesse pour la séduire ; et l’on présume avec raison que cette intrigue fut la cause de l’ardeur avec laquelle Aliénor soutint la révolte de ses enfants contre leur père.

Louis VII mourut à Paris le 18 septembre 1180, à l’âge de 60 ans, dans la quarante-quatrième année de son règne. Il était tombé en paralysie dès l’année précédente, en revenant d’Angleterre, où il était allé prier sur le tombeau de Saint-Thomas de Cantorbéry, pour obtenir la guérison de son fils Philippe, dangereusement malade ; il ne fut pas plus de six jours hors de France, et à son retour, ayant trouvé le jeune prince entièrement rétabli, il se hâta de le faire couronner et le maria quelques jours après avec Isabelle, fille du comte de Hainaut.

Quoique Philippe n’eût alors que quatorze ans, il gouverna pendant la vie de son père, et déploya tant de vigueur contre quelques vassaux qui croyaient le moment favorable pour se révolter, qu’il fut dès lors facile de prévoir ce qu’on devait attendre de lui. Louis VII a laissé la réputation d’un prince juste, libéral, brave de sa personne, mais simple dans sa conduite, et incapable de suivre les entreprises auxquelles il se livrait volontiers.

Sa piété fut d’autant plus respectable, qu’elle ne l’empêcha point de défendre les droits du trône contre les usurpations des papes, et qu’elle arrêta la violence de son caractère, violence extrême, si l’on en juge par les premiers actes de son gouvernement. Il s’acquittait avec beaucoup d’exactitude de ses devoirs de religion, et passait une grande partie de son temps à l’église.

Lorsque Becket vint en France, le monarque dit aux députés que le prélat lui adressa : « Il est bien étonnant que le roi d’Angleterre ait oublié ces paroles du Psalmiste : Mettez-vous en colère et ne pêchez pas. — Sire, lui répondit un des députés ; Il s’en serait peut-être souvenu s’il l’avait ouï chanter à l’office aussi souvent que Votre Majesté. »

Un trait de sa vie mérite d’être conservé et le fait mieux connaître que tous les jugements portés par les historiens. Quand l’armée française eut été défaite par les Sarrasins, non seulement il prodigua ses trésors aux commandants et aux soldats qui avaient tout perdu ; mais sentant le besoin d’un chef unique, il assembla les seigneurs, leur fit la proposition d’en élire un, et ajouta : « Moi-même, je serai le premier à donner l’exemple de l’obéissance, et je prendrai sans répugnance le poste qu’on m’assignera. » L’armée nomma Gilbert, simple gentilhomme ; et Louis obéit, ainsi qu’il s’y était engagé, quoiqu’il ne le cédât en bravoure à aucun de ses compagnons.

Il fut enterré à l’abbaye de Barbeaux, près de Melun. En 1366, Charles IX fit ouvrir son tombeau ; le corps était conservé ; il avait des anneaux d’or aux doigts, et au cou une chaîne d’or, dont le monarque et les princes qui étaient présents s’emparèrent pour les porter en son honneur. Le 1er juillet 1817, les cendres de Louis VII ont été transportées de l’abbaye de Barbeaux, où elles étaient encore, à l’abbaye de Saint-Denis.

Le nombre des villes affranchies ou communes augmenta sous son règne, et la royauté s’agrandit de la diminution de la servitude ; car, moins il y avait de serfs des seigneurs, plus on comptait de sujets directs du roi. Pour diminuer le nombre des filles publiques il défendit qu’elles portassent des ceintures dorées, comme le faisaient les femmes honnêtes ; ce qui a donné lieu au proverbe : Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée.

***
Prise de Livry
Raoul Ier de Vermandois soutient les rois Louis VI le Gros et Louis VII le jeune contre les barons rebelles.
En 1129, à la prise de Livry, Raoul Ier de Vermandois perd un œil.

Sacre de Louis VII le Jeune
Renaud II de Martigné accueille le pape Innocent II en 1131.
Louis VII le Jeune est sacré par Renaud II de Martigné le 25 octobre 1131 en la cathédrale de Reims, du vivant de son père.

Mort de Guillaume X de Poitiers Duc d'Aquitaine et Comte de Poitiers
Aliénor d'Aquitaine Duchesse d'Aquitaine et Comtesse de Poitiers
Guillaume X de Poitiers meurt à Bouchet en Auvergne le Vendredi Saint le 9 avril 1137 lors d'un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle.
Guillaume X de Poitiers, dernier des comtes de Poitiers de la dynastie des Ramnulfides, prie dans ses dernières volontés le roi de France Louis VI le Gros de bien vouloir consentir à marier son fils Louis VII le jeune à sa fille aînée, Aliénor d'Aquitaine.
Aliénor d'Aquitaine devient duchesse d'Aquitaine et Comtesse de Poitiers.

Charte de succession de Louis VI Le Gros à Louis VII le Jeune
En 1137, le Château de Fontainebleau est mentionné pour la première fois de l'Histoire, dans la charte de succession de Louis VI Le Gros, détaillant les biens dont hérite son fils Louis VII le Jeune.

Installation d'un prévôt royal à Montlhéry
En 1137, Louis VII le Jeune installe un prévôt royal à Montlhéry.

Mort de Louis VI le Gros Roi de France
Louis VII le Jeune Roi de France
Louis VI le Gros meurt à Paris le 1er août 1137.
Louis VII Le Jeune devient roi de France le 1er août 1137.
Raoul Ier de Vermandois soutient temporairement la cause d'Adélaïde de Maurienne qui craint de voir sa dot utilisée au service de l'État par Louis VII le Jeune.
Louis VII le Jeune écarte Adélaïde de Maurienne, sa mère, de la cour et gouverne avec Suger, le conseiller de son père, abbé de Saint-Denis.

Mathieu Ier de Montmorency Connétable de France
Mathieu Ier de Montmorency, Seigneur de Montmorency, d'Écouen, de Marly-le-Roi, de Conflans-Sainte-Honorine et d'Attichy, est fait Connétable de France en 1138 par Louis VII le Jeune.

Affaires d'élections épiscopales
En 1138, Louis VII le Jeune accorde son investiture pour l'évêché de Langres à un moine de Cluny et non au candidat de Bernard de Clairvaux.

Charte communale accordée aux différentes bourgades rémoises
Louis VII le Jeune prodigue d'un bien qui ne lui appartient pas accorde le privilège d'une charte communale aux différentes bourgades rémoises.
Mais les chanoines et Thibault IV de Blois, s'opposent très vite aux communiers.
Le pape Innocent II somme Louis VII Le Jeune de dissoudre la commune, ce qu'il accepte de faire, par les armes.

Maurice de Sully à l'université de Paris
Bénéficiant de l'enseignement des moines bénédictins de l'abbaye de Fleury, Maurice de Sully, brillant élève, est envoyé étudier vers 1140 à l'université de Paris en compagnie du futur Louis VII le jeune.

Concile de Sens
Bernard de Clairvaux combat les positions de Pierre Abélard, approximatives d'un point de vue théologique.
Il demande au concile de Sens et au pape Innocent II de le condamner pour le scepticisme et le rationalisme de ses écrits et de son enseignement en 1140.
Arnaud de Brescia est condamné avec Pierre Abélard.
Bernard de Clairvaux recommande à Louis VII le Jeune d'expulser Arnaud de Brescia.
Arnaud de Brescia s'enfuit alors à Zurich, où il exprime une fois encore ses sensibilités.

Création de la place de Grève
En 1141, sur la demande des bourgeois de Paris des quartiers de la Grève et du Monceau, Louis VII le Jeune édicte une charte supprimant le marché moyennant la somme de 70 livres parisis que ces bourgeois paient au trésor royal.
La place de Grève reste ainsi libre et aucun bâtiment n'y sera élèvé.

Mort d'Albéric Archevêque de Bourges
Pierre de la Châtre archevêque de Bourges
Louis VII le Jeune excommunié
En mai 1141, Louis VII accorde son investiture pour l'évêché de Langres à un moine de Cluny et non au candidat de Bernard de Clairvaux.
Aubry ou Albéric, 75ème archevêque de Bourges, meurt en 1141. Le pape Innocent II choisit Pierre de la Châtre pour lui succéder.
Louis VII le Jeune qui n'est pas favorable à la décision du pape vient à Bourges avec plusieurs gentilshommes berrichons et brûle l'abbaye de Saint-Satur.
Le pape excommunie le roi de France.
Pierre de la Châtre se réfugie en Champagne, sous l'invitation de Thibault IV de Blois, Comte de Champagne.

Siège de Toulouse
Aliénor d'Aquitaine, petite-fille de Guillaume IX le Troubadour et de Philippa de Toulouse, possède des droits sur le comté de Toulouse.
Louis VII le Jeune intervient en 1141 dans le Toulousain pour faire valoir les droits d'Aliénor d'Aquitaine, sa femme sur la région.
Louis VII le Jeune assiège Toulouse.
Alphonse Jourdain de Toulouse réussit à négocier le départ des troupes royales et accorde des franchises communales à la ville de Toulouse, probablement en récompense de la fidélité de la ville pendant le siège de la ville par le roi.

Répudiation de Éléonore de Blois par Raoul Ier de Vermandois
Mariage de Raoul Ier de Vermandois avec Pétronille d'Aquitaine
Campagne de Louis VII le Jeune en Champagne
Incendie de l'église de Vitry-en-Perthois
Pétronille d'Aquitaine suit sa sœur Aliénor d'Aquitaine à la cour de France, et y tombe amoureuse de Raoul Ier de Vermandois, un homme mûr déjà marié à Éléonore de Blois.
Pour lui faire plaisir, Aliénor d'Aquitaine et Louis VII le Jeune, son époux, proposent à Raoul Ier de Vermandois d'épouser Pétronille d'Aquitaine.
Raoul Ier de Vermandois, dévoué à la Couronne, répudie Éléonore de Blois en 1142 pour cause de consanguinité.
Barthélemy de Jur, assisté de Pierre de Senlis et de Simon de Noyon, tous les 3, sans doute abusés par les dires de Raoul Ier de Vermandois, consentent à bénir l'union.
Raoul Ier de Vermandois épouse Pétronille d'Aquitaine. Leurs enfants sont :
Mabille ou Élisabeth de Vermandois (1143-28 mars 1183), Comtesse de Vermandois et de Valois, qui épousera Philippe Ier d'Alsace, Comte de Flandre
Raoul II de Vermandois dit le Lépreux (1145-1167 ou 24 octobre 1168), Comte de Vermandois et de Valois.
Cela entraîne un conflit avec Thibault IV de Blois, frère d'Éléonore de Blois.
Ce conflit est aggravé par des motifs plus sérieux comme la désignation de l'Archevêque de Bourges Pierre de La Châtre et surtout les affaires d'Angleterre. Le trône de ce pays est l'enjeu d'une situation complexe entre les Barons Anglais et Normands et les familles de Blois et d'Anjou, ennemies traditionnelles.
Louis VII le Jeune s'appuie sur Eudes de Champlitte, le fils déshérité d'Hugues Ier de Champagne, pour attaquer Thibault IV de Blois.
Pierre de La Châtre s'étant réfugié en Champagne, Louis VII le Jeune envahit la Champagne durant l'été 1142.
Louis VII le Jeune prend et brule l'église de Vitry-en-Perthois dont est titulaire le protégé du pape Innocent II. Il y a de nombreux morts parmi les 1300 personnes qui y ont trouvé asile.
Louis VII le Jeune restera marqué par cet épisode tragique.
Le pape Innocent II annule le mariage de Raoul Ier de Vermandois et de Pétronille d'Aquitaine. Il excommunie les nouveaux époux ainsi que les évêques qui ont consenti à bénir leur union.

Don du château de Vitry à Eudes de Champlitte
Louis VII le Jeune donne le château de Vitry à Eudes de Champlitte en 1143.

Traité de Vitry-en-Perthois
Louis VII le Jeune signe à Vitry-en-Perthois un traité avec le comte Thibault IV à l'automne 1143.

Suger conseillé de Louis VII le Jeune
Suger exerce une grande influence auprès du roi Louis VII le Jeune à partir de 1144.

Conférence à Saint-Denis
Accord entre Thibault IV de Blois et Louis VII le Jeune
Louis VII le Jeune doit finalement accepter l'élection de Pierre de La Châtre pour faire lever l'interdit qui pèse sur le royaume. Le 22 avril 1144, Louis VII le Jeune participe à une conférence à Saint-Denis qui règle pratiquement le conflit entre le Saint-Siège et lui.
Bernard de Clairvaux prend la défense de Thibault IV de Blois contre Louis VII le Jeune et en juin 1144 un accord est trouvé, Louis VII le Jeune s'incline sur pratiquement tous les points de conflit.

Prise de Rouen
Geoffroy V Plantagenêt Duc de Normandie
Siège du château d'Arques-la-Bataille
Cession du Vexin normand au Roi de France
Geoffroy V Plantagenêt, aidé par Galérand IV de Beaumont-le-Roger, prend Rouen, la capitale ducale le 19 janvier 1144.
Le lendemain, il est intronisé Duc de Normandie dans la cathédrale, reconnu par tous les Seigneurs Normands.
Geoffroy IV Plantagenêt assiège le château d'Arques-la-Bataille.
Il contraint La garnison du château d'Arques-la-Bataille les occupant à se rendre3 mois plus tard.
Geoffroy V Plantagenêt s'attache alors à rétablir l'ordre dans le duché et accepte de laisser Philippe d'Harcourt prendre possession de son évêché de Bayeux.
Il consolide son contrôle en en réformant l'administration.
En échange de la reconnaissance par Louis VII le Jeune, Roi de France, Geoffroy V Plantagenêt lui cède la forteresse de Gisors et le Vexin normand.
Cet abandon porte en germes de nouveaux conflits à venir entre Plantagenêt et Capétien pour le contrôle du Vexin.

Henri de France Archidiacre de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans
En 1145, Henri de France devient archidiacre de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans.
Henri de France devient abbé titulaire de tous les monastères dépendant en propre de Louis VII Le Jeune, qui sont au nombre de 7.

Hugues Ier de Vaudémont en croisade
Hugues Ier de Vaudémont accompagne Louis VII le jeune en croisade en 1145.
Il confie le comté de Vaudémont à Gérard II de Vaudémont, son fils.

Désir de Louis VII le Jeune de faire pèlerinage à Jérusalem
Louis VII le Jeune désire organiser un pèlerinage à Jérusalem pour expier ses fautes et notamment l'incendie de l'église de Vitry-en-Perthois en 1142.
Louis VII le Jeune annonce sa décision de partir en croisade pour porter secours aux états chrétiens de Palestine. Il convoque ses vassaux à Bourges à la Noël 1145, mais ces derniers se montrent plus que réticents à cette idée. Louis VII se voit alors contraint de reporter son pèlerinage dans la Ville Sainte.

Donation de terres à l'abbaye de Sainte-Acire
Louis VII Le Jeune place l'abbaye de Sainte-Acire sous sa protection.
Louis VII Le Jeune lui fait donation d'un ensemble de terres, parmi lesquelles les forêts avoisinantes de Sénart et de Beaulieu, en 1146 et 1147.
Bernard de Clairvaux et Louis VII le Jeune Bernard de Clairvaux prêchant la 2e croisade- à Vézelay

Prédication de la deuxième croisade par Bernard de Clairvaux
Prise de la Croix par Louis VII le Jeune
Lorsque le royaume de Jérusalem est menacé, Eugène III, lui-même cistercien, envoie deux ambassades à Viterbe pour demander à Bernard de Clairvaux de prêcher la deuxième croisade dans le but de reprendre Édesse aux musulmans.
Le 31 mars 1146, vers Paques, il est à Vézelay.
Eugène III promulgue la bulle qui proclame l'organisation de la Deuxième Croisade.
Louis VII le Jeune prend la croix en même temps que de nombreux barons :
Henri Ier le Libéral pour obtenir la rédemption de ses actes odieux,
Robert III d'Auvergne, et son fils Guillaume VII d'Auvergne, peut-être pour racheter ses torts envers l'Église. (cité par Odon de Deuil dans son Histoire de la croisade de Louis VII),

Première mention du Château du Haut-Kœnigsbourg
Le château du Haut-Kœnigsbourg a été construit en toute illégalité sur les terres confiées aux moines de l'abbaye de Lièpvre. En 1147, Eudes de Deuil, moine de Saint-Denis presse Louis VII Le Jeune d'intervenir auprès du roi Conrad III de Hohenstaufen afin de réparer cette injustice.
C'est la première mention du Château du Haut-Kœnigsbourg dans un document écrit.
À cette date, le site comportait déjà deux tours permettant de surveiller la route d'Alsace du nord au sud, l'une appartenant à Conrad III de Hohenstaufen, l'autre à son neveu Frédéric Ier Barberousse.

Voyages de la deuxième croisade
Louis VII le Jeune et Conrad III de Hohenstaufen doivent se résigner à prendre le chemin qu'avaient pris avant eux les armées de Godefroy de Bouillon et traverser toute l'Europe, en passant par le Danube, les Balkans et enfin Constantinople.
Hermann III de Bade participe à la deuxième croisade.
Vladislav II de Bohême accompagne, Conrad III de Hohenstaufen à la deuxième croisade mais s'arrête en chemin à Byzance et retourne en passant par Kiev et Cracovie.
Othon III de Moravie accompagne Conrad III de Hohenstaufen.
Geoffroy III de Rancon accompagne Louis VII le Jeune et Aliénor d'Aquitaine lors de cette Croisade.
Guillaume Ier de Thouars accompagne Louis VII le Jeune à cette croisade.
Renaud Ier de Montbéliard s'engage dans la deuxième croisade avec ses fils Renaud II de Bar et Thierry.
Raoul Ier de Coucy et Évrard de Breteuil, son beau-frère, se croisent.
Ebles II de Ventadour et Ebles III de Ventadour, son fils, partent à la seconde Croisade.
Pendant ce temps Bernard de Ventadour déclare sa passion à Alix de Montpellier, épouse d'Ebles III de Ventadour.
Ladislas II de Pologne et Boleslas Ier le Long, son fils, accompagnent Conrad III de Hohenstaufen.
Départ de Louis VII le Jeune de Paris
L'abbé Suger, l'archevêque de Reims et Raoul Ier de Vermandois Régents du royaume de France
Louis VII le Jeune, accompagné d'Aliénor d'Aquitaine, quitte Paris le 12 mars 1147 pour Metz.
Louis VII le Jeune confie la régence du royaume à l'abbé Suger, assisté de l'archevêque de Reims et du sénéchal Raoul Ier de Vermandois.
Robert Ier de Dreux et Pierre Ier de Courtenay accompagnent Louis VII, leur frère, à la croisade.
Parmi les croisés, il y avait également Guillaume Ier le Bouteiller de Senlis, Hugues VII de Lusignan et Renaud de Courtenay, futur beau-père de Pierre Ier de France.

Départ de Louis VII le Jeune de Paris
L'abbé Suger, l'archevêque de Reims et Raoul Ier de Vermandois Régents du royaume de France
Louis VII le Jeune, accompagné d'Aliénor d'Aquitaine, quitte Paris le 12 mars 1147 pour Metz.
Louis VII le Jeune confie la régence du royaume à l'abbé Suger, assisté de l'archevêque de Reims et du sénéchal Raoul Ier de Vermandois.
Robert Ier de Dreux et Pierre Ier de Courtenay accompagnent Louis VII, leur frère, à la croisade.
Parmi les croisés, il y avait également Guillaume Ier le Bouteiller de Senlis, Hugues VII de Lusignan et Renaud de Courtenay, futur beau-père de Pierre Ier de France.

Départ de Louis VII le Jeune de Metz
Deuxième départ en croisade de Thierry III d'Alsace
Louis VII quitte Metz en juin 1147 à la tête de 300 chevaliers et plus de 150 000 pèlerins pour rejoindre Ratisbonne un mois après le départ de Conrad III.
Thierry III d'Alsace se croise à nouveau en 1147 et participe à la deuxième grande expédition en Orient.

Passage de Louis VII le Jeune à Nicée puis à Éphèse
Retour de Conrad III de Hohenstaufen à Constantinople
A la fin octobre 1147, Louis VII le Jeune parvient à faire passer son armée en Asie et installe son campement près de Chalcédoine. A ce moment, les byzantins exercent un chantage exécrable sur les francs à propos de ravitaillement et forcent tous les barons français à prêter serment pour la restitution à l'empire des villes conquises en terre asiatique.
Au début novembre 1147, les français se dirigent vers Nicée, où ils récupèrent les débris de l'armée de Conrad III de Hohenstaufen. Louis VII prend le chemin de la côte, encore gardé par quelques forteresses byzantines.
En passant par Pergame et Smyrne, il arrive enfin à Éphèse vers la fin novembre 1147. A ce moment, lassé par le second rôle que sa défaite et sa déroute lui ont conféré, Conrad III de Hohenstaufen quitte Louis VII et retourne à Constantinople.

Bataille d'Antioche-du-Méandre
Quittant Éphèse, les croisés se dirigent vers la vallée du Méandre, où des contingents menés par les comte Thierry III d'Alsace, Comte de Flandre, et Henry Ier de Champagne défont une armée turque près de la ville d'Antioche-du-Méandre. Les turcs survivants parviennent à se réfugier derrière les murs de la ville et la mettent en état de siège. Faute de machine de siège, Louis VII le Jeune doit se résigner d'abandonner la conquête de cette cité.

Halte de Louis VII le Jeune à Laodicée
Bataille en Pisidie
Louis VII le Jeune va vers Laodicée qu'il atteint vers le 4 janvier 1148. La ville, désertée par ses habitants offre une halte bienvenue aux troupes.
Louis VII le Jeune quitte l'endroit le 6 janvier 1148 et prend la direction du port de Sattalie d'où il pense qu'il pourra facilement continuer vers la Cilicie et de là à Antioche. Louis VII s'engage dans les défilés des chaînes de l'ancienne Pisidie et les contreforts du Kestel Dagh. Louis VII, avec l'aide des Templiers, impose une stricte discipline à ses troupes, mais ses instructions ne seront pas respectées par tous. Quelques jours après son départ de Laodicée, l'avant garde de l'armée, commandée par le poitevin Geoffroy de Rancon, passe outre les ordres et décide de camper dans une vallée au lieu d'attendre le gros des troupes au sommet du col.
Les Turcs, qui épiaient les francs, attaque alors et occupent d'abord les hauteurs, coupant ainsi l'armée en deux. Les turcs parviennent à encercler le gros des troupes qui est alors obligée de livrer bataille au fond des gorges ou encore à flanc de montagne. A un moment, Louis VII le Jeune et quelques chevaliers sont encerclés par une troupe turque qui parvient presque à s'emparer du roi, mais celui-ci est sauvé par l'arrivée d'un détachement conduit par Évrard de Barres, maître du Temple de France. La tombée de la nuit permet aux francs de se regrouper et de rallier l'avant garde qui campait tranquillement dans la vallée.
La vigueur et le courage des français force le respect des Seljûqides qui renoncent à poursuivre l'armée de Louis VII jusqu'à Sattalie.

Halte de Louis VII le Jeune à Sattalie
Départ de Louis VII pour Antioche
Combats d'Attalia
À Sattalie, les armées de Louis VII le Jeune pensent pouvoir récupérer des forces et prendre un peu de repos.
Mais, Landulphe, un émissaire byzantin, se présente au roi et lui fait rappelle des termes du serment de fidélité donné à Manuel Ier Comnène avant de pourvoir substantiellement au ravitaillement des troupes.
Louis VII le Jeune décide alors de ne plus continuer par la route terrestre et négocie avec Landulphe les modalités d'un transport maritime vers
Après avoir promis de fournir les embarcations nécessaires au voyage de toute l'expédition, Landulphe n'en donne qu'un nombre bien insuffisant.
Continuant néanmoins à placer sa confiance dans les byzantins, Louis VII le Jeune se résigne à embarquer avec son armée et laisse derrière lui à Sattalie ou Attalia les pèlerins non combattants ainsi que les soldats blessés et malades, sous la garde de Thierry III d'Alsace , Comte de Flandre, et d'Archambaud de Bourbon, Comte de Bourbon.
Pour une somme de 500 marcs, Landulphe s'engage même à s'occuper de tous les blessés et à mener les pèlerins en Cilicie en suivant une route terrestre protégée par des forteresses byzantines.
Dès le lendemain du départ du roi, les troupes restées sur place sont attaquées par des bandes turques sans aucune réaction des byzantins.
Les deux comtes organisent au mieux leur défense et parviennent à mettre les turcs en déroute, mais le manque d'effectifs et surtout de cavalerie les empêche de profiter de cette victoire.
Ils décident alors de rester à Sattalie et de s'y fortifier.
Landulphe leur promet de nouveaux vaisseaux pour les transporter tous à Saint Siméon.
Mais encore une fois ne leur fournit que quelques navires.
Le comte d'Alsace et le Comte de Bourbon s'embarquent avec les hommes valides sur ces vaisseaux et quittent le rivage turco-byzantin pour aller rejoindre Louis VII le Jeune.
Peu de temps après leur départ, les turcs et les grecs assaillent le camp français et en massacrent les derniers occupants.
Une poignée de survivants parviendra néanmoins à gagner Antioche où leur récit creusera de plus en plus le fossé entre les grecs et les latins.
Raymond Ier de Poitiers accueillant Louis VII à Antioche - d'après une enluminure de Jean Colombe pour Les Passages d'oultre mer de Sébastien Mamerot - vers 1473-1474

Halte de Louis VII le Jeune à Antioche
Inconduite d'Aliénor d'Aquitaine
Brouille entre Louis VII et Aliénor d'Aquitaine
L'arrivée à Saint-Siméon de la flotte de Louis VII le Jeune le 19 mars 1148 comble de joie le prince d'Antioche, Raymond de Poitiers, l'oncle d'Aliénor d'Aquitaine.
Raymond Ier de Poitiers entrevoit l'occasion de contrer les attaques de Nûr-al-Dîn et de conquérir Alep et Césarée.
Il tente de convaincre Louis VII le Jeune et ses barons que la menace la plus importante et la plus grave est représentée par les Zengîdes de Nûr-al-Dîn qui projettent de réunir toute la Syrie musulmane et de massacrer tous les éléments chrétiens.
Mais Louis VII le Jeune refuse.
Les relations de Raymond Ier de Poitiers avec Aliénor d'Aquitaine, sa nièce, sont si intimes que l'archevêque de Tyr insinue qu'il existe entre eux une relation charnelle.
Une brouille naît entre le roi et son épouse. Raymond Ier de Poitiers fait tout pour attiser les griefs d'Aliénor d'Aquitaine. Elle manifeste le désir de rester près de Raymond Ier de Poitiers et de demander le divorce
Louis VII le Jeune reçoit la visite de messagers envoyés par les 3 autres états latins d'Orient, afin de profiter de la croisade pour leur bénéfice propre.
Mélissende de Jérusalem, régente du royaume de Jérusalem, est la plus convaincante. Elle parvient à détourner à son profit le but de la croisade pour augmenter son seul domaine royal.
Louis VII le Jeune préfère continuer son pèlerinage vers Jérusalem bien que la ville ne soit aucunement menacée par l'empire Fâtimide qui tombe en poussière.
Il se résout à quitter Antioche la nuit, tel un voleur, après avoir fait enlever Aliénor d'Aquitaine, son épouse.

Louis VII le Jeune à Jérusalem
En arrivant à Jérusalem, Louis VII le Jeune rencontre l'empereur germanique Conrad III de Hohenstaufen qui vient de débarquer vers le 11 avril 1148. Louis VII, Conrad III et les barons hiérosolomitains convoquent une assemblée générale à Acre pour décider définitivement de l'orientation à donner à la Croisade.

Assises d'Acre
Balian Ier d'Ibelin le Vieux Seigneur de Ramla
Siège de Damas
Les Assises d'Acre ont lieu le 24 juin 1148. Lors de cette assemblée, Louis VII le Jeune, Baudouin III d'Anjou et Conrad III de Hohenstaufen décident d'attaquer Mu'în-al-Dîn Unur, le régent de Damas, allié des Francs et ami de feu le roi Foulques V d'Anjou.
Guillaume de Tyr, dans sa chronique, énumère tous les barons et prélats qui y ont assisté et parmi eux, il cite le nom de Robert de Craon, Maître du Temple, et de Raymond du Puy, Maître de l'Hôpital.
En 1148 Balian Ier d'Ibelin le Vieux hérite de la seigneurie de Ramla par sa femme Helvis de Rama.
Balian Ier d'Ibelin le Vieux est également présent au conseil tenu à Acre.
Robert Ier de Dreux participe au siège de Damas.
À mi-juillet 1148, les troupes se dirigent vers Damas en passant par Bâniyâs (Panéas) et les contreforts méridionaux de l'Hermon.
Après avoir traversé le Nahr al-Sâbirâni à gué, les croisés établissent leur campement à Dâreiya, à 6 km au sud-ouest de Damas, à l'orée de la Ghûta, terrains irrigués par de nombreux canaux et composés de vergers, de haies et de jardins entourant la ville de Damas.
Les croisés veulent s'emparer de ces vergers, pour priver la ville d'une partie de ses défenses et de son ravitaillement. Une succession de petites escarmouches commence le 24 juillet 1148 entre la chevalerie franque maladroite sur ce type de terrain et les archers damasquins cachés dans chaque recoin des jardins. Obligés de battre en retraite, les francs entament alors une fouille et une destruction systématique de chaque abri potentiel pouvant servir aux musulmans. Ils s'emparent ainsi d'une partie de la Ghûta et occupent les positions de Mezzé, de Neirab et de Rabwé, se rapprochant ainsi de Damas.
Les troupes de Baudouin III d'Anjou, utilisées comme force principale dans ces combats sont arrêtés sur les rives de la rivière Baradâ que les turcs ont garnies de défenseurs.
Conrad III de Hohenstaufen, avisé de cet arrêt, se porte à la tête du combat et parvient à mettre l'ennemi en déroute et s'empare ainsi d'une importante position stratégique, car elle commande toute l'irrigation de l'oasis de Damas. Les habitants de la ville pris de panique, commencent à se barricader le mieux possible. Au même moment, Thierry III d'Alsace, comte de Flandre, parvient à se faire promettre par Louis VII le Jeune et Conrad III de Hohenstaufen l'investiture de la future principauté franque de Damas.
Mu'în-al-Dîn Unur ne s'avoue pas vaincu, et dès le 25 juillet 1148, il dirige vers le camp ennemi une vigoureuse sortie qui cause énormément de pertes humaines du côté franc. Les jours suivants, grâce aux renforts arrivés des provinces damasquines du nord-est, il peut rétablir le moral de ses troupes et lancer de nouvelles contre-attaques et recommencer une guérilla meurtrière pour les francs dans les jardins de la Ghûta. L'avantage reste cependant du côté des francs.
Le 26 juillet 1148 au soir, des barons syriens parviennent à convaincre Louis VII et Conrad III de Hohenstaufen que la prise de la ville est impossible par ce côté de la Ghûta et qu'il faut changer de position. Cette attitude des barons syriens est sans doute due à la jalousie causée par l'investiture de Thierry III d'Alsace. L'abandon des positions sur la Bâranâ et dans la Ghûta prive les francs de tout leur ravitaillement en eau et en nourriture. Le siège de la ville est levé. Dès que les francs ont eu abandonné la Ghûta, Mu'în-al-Dîn Unur y fait envoyer nombre de guerriers avec pour mission d'y rétablir un système de défense inexpugnable. La situation des francs devient de plus en plus précaire.
Mu'în-al-Dîn Unur à l'approche de l'armée chrétienne avait résolu d'alerter ses anciens ennemis zengides pour qu'ils viennent à son aide. L'arrivée de l'armée de Nûr al-Dîn à Homs risque de provoquer l'encerclement des francs. Ceux-ci se résignent à quitter définitivement l'endroit et à opérer leur retraite vers Jérusalem le 28 juillet 1148.
L'action des barons syriens refroidit pour longtemps les relations entre les latins de Syrie et les latins d'Occident.

Conspiration de Robert Ier de Dreux contre Louis VII le Jeune
Avant la fin de la croisade, Robert Ier de Dreux revient en France, et fomente une conspiration contre son frère Louis VII le Jeune, en espérant lui prendre le pouvoir.
Mais, son action est contrecarrée avec succès par l'abbé Suger de Saint-Denis, le Régent du royaume.

Retour en France de Louis VII le Jeune
Réconciliation de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine
Louis VII le Jeune reste encore plusieurs mois en Palestine et ne s'embarque pour la France qu'après Pâques 1149.
De retour à Paris vers novembre 1149, Louis VII le Jeune et Aliénor envisagent de se séparer : le pape Eugène III et l'abbé Suger réussissent à les réconcilier. Suger dissuade Louis VII le jeune de déclarer la guerre aux Anglais.

Cession du Vexin Normand à Louis VII le Jeune
Après une courte guerre avec Louis VII Roi de France, Geoffroy V Plantagenêt traite avec lui en août 1151 et lui confirme la cession du Vexin Normand.

Campagne contre la Normandie
En juin 1152, Louis VII le Jeune lance une offensive sur la frontière de l'Eure contre la Normandie d'Henri II Plantagenêt en compagnie du frère cadet d'Henri.
Mais l'un et l'autre sont tenus en échec par ce dernier.
A partir de 1152, Rotrou IV du Perche combat Henri II Plantagenêt aux côtés de Louis VII le Jeune.
Rotrou IV du Perche est contraint de céder Moulins et Bonsmoulins au roi d'Angleterre.

Fiançailles d'Anseau II de Traisnel et d'Alix Mathilde de Donzy
Mariage d'Étienne Ier de Champagne avec Alix Mathilde de Donzy
Siège du château-fort de Saint-Aignan
En 1153, Anseau II de Traisnel, l'un des favoris d'Henri Ier le Libéral, est fiancé avec Alix Mathilde de Donzy, fille de Geoffroy III de Donzy et de Garne de Toucy de Cosnes
En 1153, Ancel ou Anseau de Traisnel, doit épouser Hermansède ou Adélais ou Alix Mathilde de Donzy, fille de Geoffroy III de Donzy.
Étienne Ier de Champagne enlève Alix Mathilde de Donzy au matin de ce mariage, avec la complicité Geoffroy III de Donzy.
Il la ramène devant l'église.
Étienne Ier de Champagne épouse publiquement Alix Mathilde de Donzy.
Il s'enfuit avec elle vers Sancerre puis Saint-Aignan.
Anseau de Traisnel et Hervé de Donzy, frère d'Alix Mathilde de Donzy, demandent justice à Henri Ier le Libéral, frère d'Étienne.
Henri Ier le Libéral en appelle à Louis VII Le Jeune, roi de France, car le comté de Sancerre, étant un arrière-fief de la couronne, ne peut être attaqué sans l'accord du roi.
Anseau de Traisnel, Hervé de Donzy, Henri Ier le Libéral, Thibault V de Blois et Louis VII Le Jeune, se dirigent vers le château-fort de Saint-Aignan et l'assiègent.
Une population innocente paie de son sang les méfaits de son seigneur.
Il n'y a pas de combat mais un accord à l'amiable est trouvé.
L'union devant l'Église ayant été célébrée et le mariage ayant été consommé, Alix Mathilde de Donzy reste avec Étienne Ier de Champagne.
Hervé de Donzy récupère la seigneurie de Gien, faisant partie de la dot de sa sœur.

Rotrou de Warwick ambassadeur de Louis VII Le Jeune et de Henri II Plantagenêt auprès d'Adrien IV
En 1155, Rotrou de Warwick va à Rome en qualité d'ambassadeur de Louis VII Le Jeune et d'Henri II Plantagenêtauprès du pape Adrien IV.

Assemblée de Soissons
Dans le cadre de la restauration de l'autorité royale à laquelle s'emploie Louis VII le Jeune, Samson de Mauvoisin participe avec les principaux prélats et seigneurs du Royaume à une grande assemblée tenue à Soissons le 10 juin 1155 .
Durant cette assemblée, Louis VII le Jeune récupère politiquement le mouvement pour la Paix lancé par l'Église autour de l'an mil : la Paix de Dieu devient la Paix du Roi.

Hommage de Henri II Plantagenêt à Louis VII le Jeune
Geoffroy VI d'Anjou Comte d'Anjou et du Maine
Henri II Plantagenêt prête hommage à Louis VII le Jeune pour la Normandie, le Maine, l'Anjou et l'Aquitaine lors d'une entrevue en 1156.
Henri II Plantagenêt attend 1156 pour donner l'Anjou et le Maine à Geoffroy VI d'Anjou, son frère.

Siège de Toulouse
Annexion d'une partie du Quercy et de Cahors par Henri II Plantagenêt
Siège du château de Castelnau
La coalition entre l'Angleterre et l'Aragon rallie plusieurs barons languedociens, les Trencavel, Ermengarde de Narbonne, …
En mars 1159, poursuivant une politique expansionniste, Henri II Plantagenêt réclame la suzeraineté sur le comté de Toulouse et assiège Toulouse avec l'aide de Raymond Berenger IV de Barcelone.
Thomas Becket accompagne Henri II Plantagenêt en Aquitaine
Louis VII le Jeune vient au secours de Raymond VII de Toulouse, son beau-frère, et envoie une armée qui précédé l'anglais et rend Toulouse inexpugnable.
Henri II Plantagenêt trouve la ville fortement défendue.
Après quelques assauts, il l renonce et lève le siège durant l'été et annexe une partie du Quercy et Cahors.
Henri II Plantagenêt fait le siège du château de Castelnau qui dépend de Gerbert II de Castelnau et le force à capituler en 1159.

Entrevues de Henri II Plantagenêt et et de Louis VII le Jeune
En 1160, lors des entrevues suivies est décidé que Henri II devra détruire le château d'Etrepagny

Confiscation des châteaux de Galérand IV de Beaumont-le-Roger
En 1161, Henri II Plantagenêt s'empare des principaux châteaux normands de Galérand IV de Beaumont-le-Roger : Pont-Audemer, Beaumont-le-Roger, mais il les restitue.
Henri II Plantagenêt goûte peu le soutien du comte à Louis VII le Jeune.

Rencontre entre Frédéric Ier Barberousse et Louis VII le Jeune
Dans le conflit du sacerdoce et de l'Empire, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune prennent le parti du pape Alexandre III.
En 1161, Frédéric Ier Ier Barberousse revient à Vesoul et à Besançon après que ses représentants ont rencontré ceux de Louis VII le Jeune à Saint-Jean-de-Losne pour échanger sur le schisme religieux de l'époque.
Ils se mettent d'accord sur une entrevue commune des souverains pontifes; mais celle-ci n'a pas lieu.

Exil d'Alexandre III en France
Négociations de Henri II Plantagenêt et et de Louis VII le Jeune avec Frédéric Ier Barberousse
En raison du schisme, Alexandre III et la curie pontificale s'installent à Sens en 1162 sous la protection de Louis VII le Jeune.
Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune ont des politiques discordantes dans les négociations avec l'Empereur Frédéric Ier Barberousse, en 1162.
Le pape Alexandre III cherche à dissiper la tension entre Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune.

Construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris
Fin de la Construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris
En 1163, a lieu la pose de la première pierre de la cathédrale Notre-Dame de Paris par le pape Alexandre III alors réfugié à Sens, en présence du roi Louis VII le Jeune.
La date de fin de la Construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris n'est pas connue avec exactitude :
1330 pour les uns,
1345 pour les autres…
Cette période de travaux, commencée en 1163, sembla une éternité aux Parisiens qui étaient las de ce chantier perpétuel sur l'île de la Cité.
Il semble que l'expression du langage courant "ne pas attendre 107 ans", employée lorsque quelque chose semble laborieux, trouve son origine dans la durée de ces travaux.

Fuite de Becket en France
Thomas Becket se rétracte à la demande du pape Alexandre III.
En 1164, malgré les concessions obtenues, Henri II Plantagenêt cite Thomas Becket à comparaître devant un parlement convoqué à Northampton, pour se justifier d'une série d'accusations portées contre lui, entre autres d'avoir détourné les deniers publics, pendant qu'il remplissait les fonctions de grand chancelier.
Avec Robert III de Beaumont-le-Roger, Réginald de Dunstanville agit comme intermédiaire entre Henri II Plantagenêt et Thomas Becket.
Thomas Becket est condamné pour forfaiture
Thomas Becket en appelle au pape et se réfugie en France :
à l'abbaye cistercienne de Pontigny où il s'impose l'observance monastique
puis à l'abbaye de Saint Colombe, à Sens, sous la protection de Louis VII le Jeune et du pape Alexandre III.
Son séjour sur le Continent se prolonge pendant 6 ans.

Simon de Neauphle-le-Château Connétable de France
Simon de Neauphle-le-Château, Seigneur de Neufle-le-Châtel, est fait Connétable de France vers 1165 par Louis VII le Jeune.

Entrevue de Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Une nouvelle entrevue des deux rois a lieu à Gisors en 1165, mais Henri II se dérobe à une rencontre avec le pape Alexandre et négocie avec l'Empereur.

Entrevue de Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Une nouvelle entrevue des deux rois a lieu à Nogent-le-Rotrou en 1166.
Thomas Becket lance l'excommunication contre les partisans d'Henri II Plantagenêt.

Invasion des domaines de Jean Ier d'Eu par les troupes de Louis VII le Jeune
Jean Ier d'Eu doit se refugier pendant l'été 1167 à Drincourt (aujourd'hui Neufchâtel-en-Bray) lors de l'invasion de ses domaines par les troupes de Louis VII le Jeune, allié à Thierry III d'Alsace.

Conflit entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Après une rencontre sans résultat des deux rois a lieu en 1167 une offensive française sur les Andelys et Pacy, pendant que les troupes d'Henri II ravagent le Perche.
Le roi de France soutient les insurgés bretons contre Henri.

Trêves entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Des entrevues successives ont lieu entre les deux rois en 1168, sans autre résultat que la prolongation des trêves conclues.

Pons III de Polignac prisonnier
Pons III de Polignac s'attaque aux biens de l'Église et aux pèlerins de passage au Puy-en-Velay.
Louis VII le Jeune organise une expédition contre Pons III de Polignac.
Pons III de Polignac est fait prisonnier et emmené à Paris et emprisonné au Louvre en 1169.

Nouvelle entrevue entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Henri Plantagenêt le Jeune Comte d'Anjou et Duc de Bretagne
Richard Cœur de Lion Duc d'Aquitaine
Une nouvelle entrevue a lieu à Montmirail en 1169.
Mais l'intransigeance de Thomas Becket empêche toute réconciliation, même lors du pèlerinage d'Henri II Plantagenêt à Saint-Denis.
Henri Plantagenêt le Jeune prête hommage pour l'Anjou et la Bretagne.
Son frère Richard Cœur de Lion prête hommage pour l'Aquitaine.

Consécration de la chapelle Saint Saturnin
En 1169, Thomas Becket, Archevêque de Cantorbéry, alors en exil en France à Sens, consacre la chapelle du château de Fontainebleau, sous le double vocable de la Vierge et de Saint Saturnin.
En 1169, une charte de Louis VII le Jeune établit et dote un chapelain pour desservir la chapelle.

Trêve entre Louis VII Le Jeune et Henri II Plantagenêt
En 1170, Vendôme est le lieu d'une entrevue entre Louis VII Le Jeune et Henri II Plantagenêt qui débouche sur une trêve.

Suite de la révolte des fils d'Henri II Plantagenêt
Henri II Plantagenêt retourne en France et force Louis VII le Jeune à une retraite précipitée devant Rouen, et rétablit l'ensemble de la situation en 1174 jusqu'à soumission de ses fils.
Louis VII le Jeune retire son soutien à Henri Plantagenêt le Jeune. Celui-ci sollicite une trêve à son père qui est conclue à Montlouis.
Pendant un temps, Henri Plantagenêt le Jeune obéit à son père. Il l'aide notamment à réprimer une révolte de seigneur de Châteauroux en prenant Déols, Châteauroux et Issoudun.
Henri II Plantagenêt envahit l'Aquitaine deux fois, et à 17 ans, Richard Cœur de Lion est le dernier de ses frères à lui tenir tête. Finalement, il refuse un combat face-à-face et lui demande humblement son pardon.
En 1174, Richard Cœur de Lion renouvelle ses vœux de soumission à son père.
Après son échec, Richard Cœur de Lion s'occupe à mater les nobles mécontents d'Aquitaine, spécialement en Gascogne.
Richard Cœur de Lion se fait une affreuse réputation de cruauté, plus de nombreuses accusations de viols et de meurtres.

Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis Connétable de France
Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis, Comte de Clermont-en-Beauvaisis, Seigneur de Breteuil, est fait Connétable de France vers 1174 par Louis VII le Jeune.

Traité d'Ivry
Il faut l'autorité du pape Alexandre III pour imposer à Henri II Plantagenêt qui revendique le Vexin français, la conclusion du traité d'Ivry Le 21 septembre 1177.
Outre l'appui des papes qu'il a soutenus contre l'empereur, Louis VII le Jeune a trouvé contre Henri II Plantagenêt l'alliance du Comte de Flandre et du Comte de Champagne.
Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt se jurent amitié. Henri II renouvelle à Louis VII, la promesse du mariage entre Adèle de France et son fils Richard Cœur de Lion, mais il ne s'y tient pas,

Première résidence royale à Vincennes
Une première résidence royale à Vincennes existe sans doute dès la fin du règne de Louis VII le Jeune, vraisemblablement sur le site de l'actuel château. Louis VII signe un acte daté de Vincennes en 1178.

Pèlerinage de Louis VII le Jeune au tombeau de Thomas Becket à Cantorbéry
Louis VII le Jeune se rend en pèlerinage au tombeau de Thomas Becket à Cantorbéry en 1179.

Philippe Ier d'Alsace Tuteur de Philippe II Auguste
Couronnement de Philippe II Auguste associé au trône
Louis VII le Jeune, malade, nomme Philippe Ier d'Alsace tuteur de son jeune fils, Philippe II Auguste.
Comme ses prédécesseurs, Louis VII le Jeune associe son fils à la monarchie pour assurer la continuité dynastique. Il le fait sacre à Reims le 1er novembre 1179.
Ce dernier exerce le pouvoir à partir de ce jour car son père est épuisé par la maladie.
Henri Plantagenêt le Jeune assiste au sacre en tant que vassal du Roi de France et rejoint sa femme au grand plaisir de Philippe II Auguste, très inquiet de la puissance de Henri II Plantagenêt.
Henri Ier de Bar est cousin germain de Philippe II Auguste, par sa mère, assiste également au sacre.

Interventions du Roi au Château de Lourdon
Au XIIe siècle, le Château de Lourdon à Lournand suscite la convoitise des seigneurs laïcs.
Louis VII le Jeune et Philippe II Auguste, protecteurs de l'abbaye, interviennent énergiquement. Ils posent ainsi les premiers jalons du rattachement du comté de Mâcon à la couronne.

Hugues IV du Puiset Chancelier de France
Hugues IV du Puiset devient Chancelier de France nommé sous Louis VII le Jeune en 1180.

Pacte de non-agression entre Louis VII le jeune et Henri II Plantagenêt
Le 22 juin 1180, Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt signent un pacte de non-agression.

***
Louis VII de France, dit Louis le Jeune, ou Louis le Pieux, né en 1120, mort en 1180 à Paris, roi des Francs de 1137 à 1180. Il est le fils de Louis VI, dit Louis le Gros, roi des Francs, et d'Adèle de Savoie (v. 1092-1154).

Biographie :
Sixième souverain de la dynastie des Capétiens directs, de par sa mère c'est aussi un bosonide. Il épouse successivement Aliénor d'Aquitaine, Constance de Castille, et Adèle de Champagne. Son fils Philippe Auguste lui succède.

Début du règne :
Il est sacré roi et couronné, à Reims, dès le 25 octobre 1131, par le pape Innocent II, après la mort accidentelle de son frère aîné Philippe de France (1116-1131) (à ne pas confondre avec Philippe, son frère cadet du même nom), suite à une chute de cheval le 13 octobre 1131.

Après la mort de son père Louis VI le Gros survenue suite à un excès de bonne chère, il est à nouveau couronné à Bourges, le 25 décembre 1137.

Avant de mourir, son père avait organisé son mariage avec Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), fille de Guillaume X de Poitiers, duc d'Aquitaine et d'Aénor de Châtellerault. Le mariage eut lieu à Bordeaux, le 25 juillet 1137. Il est lui-même couronné duc d'Aquitaine, à Poitiers le 8 août 1137. Ce mariage fabuleux permit au domaine royal de presque tripler, car la jeune mariée apporte dans sa dot la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Limousin, l'Angoumois, la Saintonge et le Périgord, c'est-à-dire une partie du Midi et de l'Ouest de la France, l'équivalent de 19 départements actuels. Le caractère du roi, dévot, ascétique (il aurait voulu être moine), naïf et maladroit, mou dans ses décisions, s'accorde mal avec le caractère fort et sensuel d'Aliénor, cependant les dix premières années semblent se passer sans réelle mésentente.

Louis VII écarte sa mère de la cour, mais garde les conseillers de son père, dont l'abbé de Saint-Denis, Suger. Il poursuit la politique de son père et continue de mettre en valeur le domaine royal ainsi que les travaux de rénovation et de transformation de la basilique Saint-Denis. Il fait de multiples concessions aux communautés rurales, encourage les défrichements et favorise l'émancipation des serfs. Il prend appui sur les villes en accordant des chartes de bourgeoisie (Étampes, Bourges) et en les encourageant hors de son domaine (Reims, Sens, Compiègne, Auxerre). Il soutient enfin l'élection d'évêques dévoués au pouvoir royal.

En 1138, Louis VII s'oppose au comte Thibaud II de Champagne et au pape Innocent II au sujet de l'investiture pour l'évêché de Langres, pour lequel il avait imposé Guillaume de Sabran, un moine de Cluny au lieu d'un candidat de Bernard de Clairvaux. Il s'oppose à nouveau au pape en tentant d'imposer son candidat au siège de Bourges en 1141 contre Pierre de la Châtre, soutenu par le pape Innocent II. Le pape finit par excommunier Louis VII, et Pierre de La Châtre trouve refuge en Champagne. En décembre 1142, le roi envahit le comté et lors de son avancée incendie en janvier 1143 Vitry-en-Perthois et son église dans laquelle s'étaient réfugiés les habitants du village, qui y trouvèrent une mort affreuse.

En vue d'apaisement, il signe le traité de Vitry avec le comte Thibaud II à l'automne 1143, acceptant l'élection de Pierre de La Châtre pour faire lever l'interdit qui pèse sur le royaume. Le 22 avril 1144, il participe à la conférence de Saint-Denis pour régler définitivement le conflit entre le Saint-Siège et lui.

La deuxième croisade :
Pour sceller le règlement du conflit, il accepte de prendre part à la deuxième croisade prêchée par saint Bernard, et aux environs de Noël 1145, Louis VII annonce sa décision de partir pour porter secours aux États chrétiens de Palestine, menacés par les Turcs qui viennent d'envahir le comté d'Édesse où de nombreux chrétiens sont massacrés. Vers Pâques 1146, le roi prend la croix en même temps que de nombreux barons lors de l'assemblée de Vézelay.

Le 11 juin 1147, le roi Louis VII et Aliénor partent pour la deuxième croisade, à la tête de 300 chevaliers et d'une nombreuse armée, suivie peu à peu par des dizaines de milliers de pèlerins. Se mettant en marche à partir de Metz, ville impériale, ils passent par la vallée du Danube, où ils sont rejoints par l'armée de l'empereur Conrad III et prévoient de passer en Asie Mineure par Constantinople, où ils arrivent le 4 octobre 1147.

L'expédition est marquée par la discorde entre les clans français et allemand, l'inexpérience de Louis VII qui se montre velléitaire, et la perfidie des Byzantins qui nuisent plus aux chrétiens qu'ils ne les aident. Trompé par ceux-ci, Louis VII est battu par les Turcs en Asie Mineure et connaît plusieurs revers en Syrie. Il rejoint à grand peine Antioche en mars 1148, alors aux mains de Raymond de Poitiers, oncle d'Aliénor, qui reçoit les Croisés avec beaucoup d'égards.

Raymond espérait que Louis VII allait l'aider à combattre l'ennemi qui l'avait dépouillé de certains de ses territoires, mais le roi ne pensait qu'à aller à Jérusalem. Aliénor tenta en vain de convaincre son mari d'aider son oncle Raymond de Poitiers. Le roi préféra prendre conseil du Templier eunuque Thierry de Galeran. Après coup, les chroniqueurs de l'époque se sont déchaînés et ont accusé la reine d'adultère: Guillaume de Tyr l'accusa même d'un inceste avec son propre oncle.

Forçant Aliénor à le suivre, Louis VII quitta Antioche et gagna Jérusalem où il accomplit le pèlerinage qu'il s'était imposé. En juin 1148, il tenta de prendre Damas, devant laquelle son armée fut repoussée. Le couple royal séjourna encore une année en Terre sainte avant de revenir séparément vers la France, par mer. Le roi fit d'abord halte en Calabre où il débarqua le 29 juillet 1149. Il séjourna dans le royaume de Sicile où il attendit trois semaines l'arrivée de la reine venant de Palerme. À Potenza et durant trois jours, Louis VII fut l'hôte du roi normand Roger II de Sicile. Sur le chemin du retour, il eut à Tivoli une entrevue avec le pape Eugène III (9-10 octobre 1149).

Au final la participation de Louis VII à cette deuxième croisade fut lourdement préjudiciable à l'avenir du royaume, car l'expédition se solda par un très lourd échec sur tous les plans :

Financier, car cette expédition appauvrit considérablement le trésor royal ;
Politique, car le roi ne s'est pas occupé directement du royaume pendant ses deux années d'absence, et par conséquence, a relâché son emprise sur les grands féodaux ;
Militaire, car la croisade est une succession d'échecs militaires ; de plus, une partie de sa chevalerie et une grande armée ont été sacrifiées ;
Dynastique et patrimonial, car cette croisade va provoquer la rupture du roi avec Aliénor ;
Territorial, car lors de la séparation, Aliénor va récupérer les fiefs qu'elle avait apportés dans sa dot ;
Stratégique, car Aliénor en épousant le futur roi d'Angleterre va apporter d'immenses territoires à la couronne d'Angleterre, permettant ainsi la présence sur le continent d'un redoutable concurrent au roi de France. Par ce mariage, le roi Henri II d'Angleterre règne sur un territoire qui s'étend de l'Écosse aux Pyrénées, comprenant l'Angleterre, l'Anjou, le Maine, la Normandie, l'Aquitaine et la Bretagne. La guerre de Cent Ans en sera la suite tragique.

La séparation d'avec Aliénor :
Dès le voyage de retour en France, en novembre 1149, Louis VII pense à se séparer d'Aliénor. Mais le pape Eugène III, lors d'un arrêt au Mont-Cassin, puis l'abbé Suger réussissent à les réconcilier, et en 1150, Alix de France (1150-1195), seconde fille du couple royal, vient au monde.

Cependant, après le décès de Suger, en 1151, le roi désirant toujours la séparation, le concile de Beaugency trouve finalement une faille, au motif que l'arrière-grand-mère d'Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert le Pieux, grand-père du roi (cousinage au 9e degré civil, mais au 5e degré canonique), et de ce fait prononce l'annulation du mariage le 18 mars 1152. Aliénor reprend sa dot, et le 18 mai 1152, elle épouse en secondes noces le comte d'Anjou Henri II Plantagenêt, qui devient roi d'Angleterre en 1154. Il a 19 ans et elle, 30 ans.

Cette faute politique s'ajoute en tant qu'élément déclencheur dans la rivalité entre les rois de France et les rois d'Angleterre, qui a débuté sous le règne de Henri Ier de France, pour se terminer au milieu du XIIIe si […]
1er août 1137 :
Mariage (avec Aliénor D'AQUITAINE) - Bordeaux, 33000, Gironde, Aquitaine, FRANCE
Louis VI le Gros marie son fils aîné âgé de 16 ans. Louis VII le Jeune épouse à Bordeaux (Cathédrale Saint-André) le 25 juillet 1137 Aliénor, fille et unique héritière du Duc d'Aquitaine. Leurs enfants sont :
Marie de France (1145-11 mars 1198), qui épousera en 1164 Henri Ier le Libéral, Régente du Comté de Champagne de 1190 à 1197,
Alix de France (1150-1195) qui épousera épouse Thibault V de Blois (1129-1191), Comte de Blois en 1152.

Ce mariage ramène dans le giron du royaume de France tout le grand Sud Ouest de la Loire aux Pyrénées :
Aunis,
Saintonge,
Poitou,
Angoumois,
Guyenne,
Gascogne,
Marche,
Auvergne,
Périgord,
Agenais,
un quart du territoire actuel de la France…

Répudiation d'Aliénor d'Aquitaine par Louis VII le Jeune
Concile de Beaugency
Conseiller du roi, Samson de Mauvoisin participe à la dissolution du mariage de Louis VII le Jeune et d'Aliénor d'Aquitaine.
Répudiée en fait pour inconduite, Aliénor d'Aquitaine est officiellement répudiée par Louis VII le Jeune le 18 mars 1152 pour ne lui avoir donné aucun fils.
Le mariage est annulé par le concile de Beaugency le 18 ou le 21 mars 1152 sous le prétexte que son mariage a été réalisé sans dispense de consanguinité alors qu'elle est cousine de son mari au 12e degré (pour la religion au 6e degré) car ils ont pour ancêtre commun Robert II le Pieux.
1154 :
Mariage (avec Constance DE CASTILLE) - Orléans, 45000, Loiret, Centre, FRANCE
Louis VII le Jeune épouse à Orléans au printemps 1154 Constance de Castille. Leurs enfants sont :
Marguerite de France (1158-18 septembre 1197), qui épousera :
en 1168 Henri Plantagenêt le Jeune (1155-1183), fils d'Henri II Plantagenêt,
en 1185 Béla III Arpad, Roi de Hongrie,
Adélaïde ou Alix ou Adèle de France (née le 6 octobre 1160-après 1200), qui épousera en 1195 Guillaume II Talvas (1178-1221), Comte de Ponthieu.

Constance de Castille est sacrée reine lors de la même cérémonie.
20 novembre 1160 :
Mariage (avec Adèle Alix DE CHAMPAGNE) - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
Louis VII le Jeune est veuf de Constance de Castille.

Louis VII le Jeune épouse à Paris le 13 novembre 1160 Adèle de Champagne, fille de Thibault IV de Blois et de Mathilde de Carinthie. Leurs enfants sont :
Philippe II Auguste dit Dieudonné (21 ou le 22 août 1165-14 juillet 1223), ,
Anne ou Agnès de France (vers 1171-1240) qui épousera en 1180 Alexis II Comnène.

Adèle de Champagne est sacrée Reine le jour de son mariage.
Étienne de la Chapelle, chanoine de l'église de Sens, assiste à ce sacre.

Adèle de Champagne joue un grand rôle dans la vie politique du royaume et pour mettre en avant ses frères :
Henri Ier le Libéral, Comte de Champagne,
Thibault V de Blois, Comte de Blois,
Guillaume-aux-Blanches-Mains, Archevêque de Reims.

Elle obtient pour Guillaume-aux-Blanches-Mains son premier siège, l'évêché de Chartres.

Louis VII le Jeune promet les deux filles qu'il a eues d'Aliénor d'Aquitaine aux frères de sa nouvelle femme :
Marie de France pour Henri Ier le Libéral,
Alix de France pour Thibault V de Blois.
25 novembre 1180 :
Décès - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
Louis VII Le Jeune meurt à Paris le 18 septembre 1180, après 43 ans de règne.

Adèle de Champagne est écartée du pouvoir par Philippe II Auguste.
Résidant le plus souvent à Paris, il poursuit la politique paternelle de soumission et de mise en valeur du domaine royal : il multiplie les concessions de privilèges aux communautés rurales (Reims, Sens, Compiègne, Auxerre), encourage les défrichements et favorise l'émancipation des serfs. Il prend appui sur les villes en accordant des chartes de bourgeoisie (Étampes, Bourges).
Il soutient l'élection d'évêques dévoués au pouvoir royal.
Philippe II Auguste est couronné, sous le nom de Philippe II, avec son épouse Isabelle de Hainaut le 29 mai 1180 à Saint Denis, par l'Archevêque de Sens et assisté des évêques de Paris et d'Orléans.
Il viole ainsi le droit exclusif de l'Archevêque de Reims.
Philippe II Auguste, âge de 15 ans, hérite à son avènement en 1180 un domaine florissant mais restreint, comprenant l'Île-de-France, l'Orléanais et une partie du Berry.
Le reste du royaume est partagé en une dizaine de fiefs sur lesquels le Roi n'a qu'un droit théorique de suzeraineté, surtout quand il s'agit des provinces de l'Ouest réunies dans la dépendance du Roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

Il entreprend immédiatement d'accroître son domaine et de tirer parti des rivalités entre les grands.
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Louis VII le Jeune (1120-1180) : roi de 1137 à 1180. Inhumé, conformément à ses dernières volontés, dans l’abbaye de Barbeau (77). Le roi, sous l’influence de sa femme qui venait de lui donner un fils, Philippe Auguste, combla de bien cette abbaye qu’il choisit pour sa dernière demeure. Il y fut inhumé en 1180 et la reine lui fit faire une tombe d’or et d’argent ornée de pierres précieuses. La statue, agenouillée, sur le tombeau, le représentait en habits et manteau de cour, couronné, et tenant à la main le sceptre surmonté d’une pomme de pin. Dans son linceul, il avait une croix en or au cou et des anneaux aux doigts. Charles IX fit ouvrir ce tombeau en 1580. Le corps était assez bien conservé. Le Roi s’empara des bijoux. A la Révolution, le curé de Chartrettes sauva les restes du Roi qu’il fit, en 1813, solennellement replacer dans leur cercueil et leur sépulcre. Une inscription placée dans l’église de Chartrettes commémore la date de cet événement. En 1817, Louis XVIII fit transférer les restes de Louis VII à St- Denis, dans la partie centrale de la crypte, ce qui explique qu’il repose désormais sous une dalle de facture très moderne.

Il fut marié trois fois : sa première épouse, Aliénor d’Aquitaine, fut répudiée et épousa en seconde noce le roi d’Angleterre Henri II : elle repose avec lui sous un gisant polychrome de l’abbaye de Fontevrault (49). Sa seconde épouse, Constance de Castille, fut inhumée en la basilique Saint-Denis : elle reçut un gisant de la part de Saint-Louis. Sa troisième épouse, Adèle de Champagne, le fut dans le chœur de l’abbaye de Pontigny, près d’Auxerre (89).

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