🌳 Jean-Marc LEGER
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Aliénor D'AQUITAINE ◉ Sosa : 29 313 185
Aliénor D'AQUITAINE
◉ Sosa : 29 313 185
- Née en 1122 - Blaye, 33390, Gironde, Aquitaine, FRANCE
- Décédée le 8 avril 1204 - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
- Inhumée le 8 avril 1204 - Fontevraud-L'Abbaye, 49590, Maine-et-Loire, Pays de la Loire, FRANCE
- Duchesse d'Aquitaine (Guyenne) (1137-1204), Reine de France (1137-1152), Reine consort d'Angleterre (1154-1189), Duchesse de Normandie, comtesse d'Anjou et du Maine (1152-1189)
Parents
- Guillaume X D'AQUITAINE 1099-1137
- Aénor DE CHATELLERAULT 1103-1130
Union(s) et enfant(s)
-
Mariée le 1er août 1137, Bordeaux, 33000, Gironde, Aquitaine, FRANCE, avec
Louis VII DE FRANCE 1119-1180
dont
- Marie DE FRANCE 1145-1198
- Alice Alix Adélaïde DE FRANCE 1151-1198
-
Mariée le 25 mai 1152, Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE, avec
Henri II Plantagenêt D'ANGLETERRE 1133-1189
dont
- Guillaume Plantagenêt D'ANGLETERRE 1153-1156
- Henri D'ANGLETERRE 1155-1183
- Mathilde D'ANGLETERRE 1156-1189
- Richard Coeur de Lion D'ANGLETERRE 1157-1199
- Geoffroy II DE BRETAGNE 1158-1186
- Eléonore ou Aliénor D'ANGLETERRE 1162-1214
- Jeanne D'ANGLETERRE 1165-1199
- Jean 1er D'ANGLETERRE 1166-1216
Frères et sœurs
- Aliénor D'AQUITAINE 1122-1204
- Pétronille D'AQUITAINE 1125-1152
- Guillaume Aigret D'AQUITAINE 1126-1130
Événements
- 1122 :
-
Naissance - Blaye, 33390, Gironde, Aquitaine, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali%C3%A9nor_d%27Aquitaine
https://www.jesuismort.com/tombe/alienor-d-aquitaine#biographie
Éléonore, plus connue sous le nom anglicisé d'Aliénor d'Aquitaine ou de Guyenne, naît au château de Belin à Cazères ou Nieul-sur-l'Autise en 1122 ou 1124, fille de Guillaume X de Poitiers, Duc d'Aquitaine, et d'Aénor de Châtellerault.
Aliénor, l'autre Aénor en langue d'oc, est ainsi nommée en référence à sa mère Aénor.
Le prénom devient Éléanor en langue d'oïl.
Elle est élevée en Saintonge.
Elle reçoit l'éducation soignée d'une femme noble de son époque à la cour d'Aquitaine, l'une des plus raffinées du XIIe siècle, celle qui voit naître l'amour courtois (le fin amor), entre les différentes résidences des ducs d'Aquitaine : Poitiers, Bordeaux, le château de Belin.
Elle apprend le latin, la musique et la littérature, mais aussi à monter à cheval et à chasser.
Aliénor (Eleanor) d’Aquitaine ° 1122 (Palais d’Ombrière/Bordeaux ou Nieul-sur-Autize/Vendée, ou château de Belin/Guyenne) + 31/03-01/04/1204 (Mirebeau)
duchessed’Aquitaine (09/04/1137-1152, co-duchesse 1152-1203 - confiscation), comtessede Poitou, Saintonge, Angoûmois, Limousin, Auvergne, Bordeaux et Agen ; Reine de France puis d’Angleterre (couronnée 19/12/1154, Westminster Abbey), croisade (06/1147), soutient ses fils rebelles contre leur père Henry II, emprisonnée (jusqu’en 1179, Chinon, Salisbury
Fille de Guillaume VIII d’Aquitaine et d’Aliénor de Châtellerault ;veuve de Louis VII, Roi de France (annulation consanguinité, Beaugency, 21/03/1152)
Liaisons avec a) Rosamund Clifford + 1176 ; b) Havise de Stafford ?); c) Ida de Tosny(fille probable de Raoul/ Ralph V de Tosny + 1162 et de Margaret de Leicester) ; d) Nest of Wales
Duchesse d’Aquitaine et de Gascogne (1137), comtesse de Poitiers (1137) ,Reine de France (div. 21/03/1152), Reine d’Angleterre (couronnée 19/12/1154)
Duchesse d'Aquitaine et comtesse de Poitiers (de plein droit, 1137-1204)
Reine de France (1137-1152)
Duchesse de Normandie, comtesse d'Anjou et du Maine (1152-1189)
Reine d'Angleterre (1154-1189)
Princesse de la Maison de Poitiers-Aquitaine. Fille de Guillaume X d'Aquitaine et d'Aénor de Châtellerault.
Mère de Marie de France, d'Alix de France, d'Henri le Jeune, de Mathilde d'Angleterre, de Richard Cœur de Lion, de Geoffroy II de Bretagne, d'Aliénor d'Angleterre, de Jeanne d'Angleterre et de Jean sans Terre.
Notes individuelles
Le 1er avril 1204 Aliénor d'Aquitaine achève une vie bien remplie
Née en 1120 ou 1122, la reine Aliénor accueille la mort à quatre-vingts ans passés dans sa chère abbaye de Fontevrault, près de Saumur, qui deviendra la nécropole des Plantagenêt. Petite-fille du troubadour Guillaume IX d'Aquitaine, qui célébrait l'amour courtois et accueillait les poètes à la cour de Poitiers, Aliénor ne faillit pas à la tradition familiale et sa vie durant, entretient autour d'elle une cour de poètes.
L'adolescente hérite vers 15 ans, en 1137, du comté de Poitiers et des duchés d'Aquitaine et de Gascogne.
La même année, à l'instigation de l'abbé Suger, conseiller de la monarchie capétienne, elle épouse l'héritier de la couronne de France, Louis le Jeune (17 ans).
Quelques jours après le mariage, son beau-père Louis VI le Gros décède. La voilà reine!
Aliénor a le privilège d'assister à la consécration de l'abbatiale de Saint-Denis, première révélation de l'art gothique.
En 1147, la reine prend part à la deuxième Croisade, traversant l'Europe et l'Anatolie à cheval, la Méditerranée en bateau.
On la soupçonne de n'avoir pas été indifférente à quelques seigneurs moins tristes que son royal mari («J'ai cru épouser un homme, non un moine», aurait-elle confiée).
De retour en France, brouillée avec Louis VII, Aliénor obtient le divorce sous le vague prétexte d'une parenté trop proche (cousinage au 9e degré!). L'Église, en ce domaine, savait se montrer accommodante avec les puissants.
Louis VII se remarie et a la chance d'engendrer le futur Philippe-Auguste, qui sortira la monarchie capétienne de la médiocrité et lui donnera le premier rôle en Europe.
Sans attendre, Aliénor épouse de son côté Henri Plantagenêt (le nom de famille vient de ce que le grand-père avait coutume de planter une branche de genêt dans son chapeau !).
Henri est l'héritier de la Normandie et de l'Anjou. Il est aussi, par sa mère, le petit-fils du roi d'Angleterre Henri Ier Beauclerc. Il est devenu son héritier direct par un concours de circonstances extraordinaire.
Henri Plantagenêt est bientôt appelé à la tête du royaume d'Angleterre sous le nom de Henri II.
C'est ainsi qu'Henri et Aliénor se retrouvent en quelques mois souverains de l'Angleterre et de tout l'Ouest de la France, de Calais à Bordeaux. Un véritable «Empire angevin»! Aliénor contre Henri
Henri II Plantagenêt, beau et fougueux, de dix ans le cadet d'Aliénor, a le front de tromper celle-ci avec plusieurs courtisanes dont la plus célèbre, la Belle Rosamonde (Fair Rosamund) mourut mystérieusement empoisonnée. Son destin légendaire inspira de grands poètes comme Chaucer.
Aliénor, qui a la rancune tenace, se retire à Poitiers où elle entretient un cercle brillant de troubadours et d'artistes, comme Bernard de Ventadour.
Elle soulève ses fils contre leur père. Henri II trouve moyen de se saisir de sa femme, tandis que celle-ci voyage sous un déguisement de page! La reine est reléguée pendant de longues années dans un couvent à Winchester.
Mais la guerre parricide se poursuit jusqu'à la mort misérable de Henri II, en 1189, abandonné par presque tous et tourmenté par le remords d'avoir commandité l'assassinat de son fidèle ami, le pieux archevêque Thomas Becket.
Libérée par le nouveau roi, Richard Cour de Lion, Aliénor a encore fort à faire pour sauver la mise de son cher fils tandis qu'il est fait prisonnier en Allemagne, à son retour de Croisade. Son frère Jean n'hésite pas en effet à s'associer à Philippe Auguste pour le dépouiller de son pouvoir.
Après ces épreuves, Aliénor peut finir sa vie dans la plénitude de ses fonctions de reine mère. Sa petite-fille, Blanche de Castille, sera la mère dévouée du roi Saint Louis. Elle gouvernera la France de 1226 à 1242.
Tout en étant exceptionnelle, la vie d'Aliénor témoigne du comportement très libre des femmes au Moyen Âge, du moins dans les classes supérieures. Elles suivent leur mari à la croisade, étudient, animent des cours etc.
Elles sont néanmoins handicapées dans la conduite de la guerre. Comme Aliénor, elles doivent dans ces occasions se faire épauler par un mari, un fils ou un fidèle vassal.
On peut noter que l'abbaye de Fontevrault réunissait deux communautés d'hommes et une communauté de femmes sous l'autorité... d'une abbesse.
Les femmes perdront leur autonomie à la Renaissance, quand les juristes ressusciteront le droit romain et le statut d'infériorité féminine qui s'y attache NdLM: (tout-à-fait discutable....selon les régions et leurs coutumes particulières). Le Code civil de Napoléon, plus romain que français, aggravera encore cette situation.
Bibliographie
L'historienne Régine Pernoud a beaucoup écrit sur le Moyen Âge (et les femmes de cette époque). Elle est l'auteur d'une biographie agréable à lire: Aliénor d'Aquitaine, tout simplement (Livre de poche).
http://www.herodote.net
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Des lois existaient depuis longtemps en Saintonge, mais elles n'avaient jamais été rédigées et réunies. Aliénor d'Aquitaine fait rédiger le premier code maritime de l'humanité. Ce code est connu sous le titre de "rôle et lois d'Oléron".
Ce code passe en Angleterre avec la Duchesse après sa répudiation par le roi de France en 1152.
D'Angleterre il passe en Hollande puis en mer Baltique et en Méditerranée. Il avait été précédé de l'abrogation de toutes les lois de Bris, d'Aubaine et d'épaves, qui faisaient désormais des naufrageurs écumant les côtes d'Aquitaine et de l'Aunis des hors la loi.
Quand on considère qu'encore actuellement sur certaines côtes les naufrageurs et pirates continuent leurs tristes aventures, on peut voir quelle avance culturelle cette Dame avait sur ses contemporains et même ses successeurs.
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Mort de Guillaume Aigret
Guillaume Aigret meurt en 1130.
Aliénor d'Aquitaine, sa sœur, devient l'héritière du duché d'Aquitaine.
Allégeance des seigneurs d'Aquitaine à Aliénor d'Aquitaine
Lors du quatorzième anniversaire d'Aliénor d'Aquitaine en 1136, les seigneurs d'Aquitaine lui jurent fidélité.
Aliénor d'Aquitaine Duchesse d'Aquitaine
Aliénor d'Aquitaine est sacrée Duchesse d'Aquitaine le 8 août 1137.
Siège de Toulouse
Aliénor d'Aquitaine, petite-fille de Guillaume IX le Troubadour et de Philippa de Toulouse, possède des droits sur le comté de Toulouse.
Louis VII le Jeune intervient en 1141 dans le Toulousain pour faire valoir les droits d'Aliénor d'Aquitaine, sa femme sur la région.
Louis VII le Jeune assiège Toulouse.
Alphonse Jourdain de Toulouse réussit à négocier le départ des troupes royales et accorde des franchises communales à la ville de Toulouse, probablement en récompense de la fidélité de la ville pendant le siège de la ville par le roi.
Voyages de la deuxième croisade
Louis VII le Jeune et Conrad III de Hohenstaufen doivent se résigner à prendre le chemin qu'avaient pris avant eux les armées de Godefroy de Bouillon et traverser toute l'Europe, en passant par le Danube, les Balkans et enfin Constantinople.
Hermann III de Bade participe à la deuxième croisade.
Vladislav II de Bohême accompagne, Conrad III de Hohenstaufen à la deuxième croisade mais s'arrête en chemin à Byzance et retourne en passant par Kiev et Cracovie.
Othon III de Moravie accompagne Conrad III de Hohenstaufen.
Geoffroy III de Rancon accompagne Louis VII le Jeune et Aliénor d'Aquitaine lors de cette Croisade.
Guillaume Ier de Thouars accompagne Louis VII le Jeune à cette croisade.
Renaud Ier de Montbéliard s'engage dans la deuxième croisade avec ses fils Renaud II de Bar et Thierry.
Raoul Ier de Coucy et Évrard de Breteuil, son beau-frère, se croisent.
Ebles II de Ventadour et Ebles III de Ventadour, son fils, partent à la seconde Croisade.
Pendant ce temps Bernard de Ventadour déclare sa passion à Alix de Montpellier, épouse d'Ebles III de Ventadour.
Ladislas II de Pologne et Boleslas Ier le Long, son fils, accompagnent Conrad III de Hohenstaufen.
Départ de Louis VII le Jeune de Paris
L'abbé Suger, l'archevêque de Reims et Raoul Ier de Vermandois Régents du royaume de France
Louis VII le Jeune, accompagné d'Aliénor d'Aquitaine, quitte Paris le 12 mars 1147 pour Metz.
Louis VII le Jeune confie la régence du royaume à l'abbé Suger, assisté de l'archevêque de Reims et du sénéchal Raoul Ier de Vermandois.
Robert Ier de Dreux et Pierre Ier de Courtenay accompagnent Louis VII, leur frère, à la croisade.
Parmi les croisés, il y avait également Guillaume Ier le Bouteiller de Senlis, Hugues VII de Lusignan et Renaud de Courtenay, futur beau-père de Pierre Ier de France.
Raymond Ier de Poitiers accueillant Louis VII à Antioche - d'après une enluminure de Jean Colombe pour Les Passages d'oultre mer de Sébastien Mamerot - vers 1473-1474
Halte de Louis VII le Jeune à Antioche
Inconduite d'Aliénor d'Aquitaine
Brouille entre Louis VII et Aliénor d'Aquitaine
L'arrivée à Saint-Siméon de la flotte de Louis VII le Jeune le 19 mars 1148 comble de joie le prince d'Antioche, Raymond de Poitiers, l'oncle d'Aliénor d'Aquitaine.
Raymond Ier de Poitiers entrevoit l'occasion de contrer les attaques de Nûr-al-Dîn et de conquérir Alep et Césarée.
Il tente de convaincre Louis VII le Jeune et ses barons que la menace la plus importante et la plus grave est représentée par les Zengîdes de Nûr-al-Dîn qui projettent de réunir toute la Syrie musulmane et de massacrer tous les éléments chrétiens.
Mais Louis VII le Jeune refuse.
Les relations de Raymond Ier de Poitiers avec Aliénor d'Aquitaine, sa nièce, sont si intimes que l'archevêque de Tyr insinue qu'il existe entre eux une relation charnelle.
Une brouille naît entre le roi et son épouse. Raymond Ier de Poitiers fait tout pour attiser les griefs d'Aliénor d'Aquitaine. Elle manifeste le désir de rester près de Raymond Ier de Poitiers et de demander le divorce
Louis VII le Jeune reçoit la visite de messagers envoyés par les 3 autres états latins d'Orient, afin de profiter de la croisade pour leur bénéfice propre.
Mélissende de Jérusalem, régente du royaume de Jérusalem, est la plus convaincante. Elle parvient à détourner à son profit le but de la croisade pour augmenter son seul domaine royal.
Louis VII le Jeune préfère continuer son pèlerinage vers Jérusalem bien que la ville ne soit aucunement menacée par l'empire Fâtimide qui tombe en poussière.
Il se résout à quitter Antioche la nuit, tel un voleur, après avoir fait enlever Aliénor d'Aquitaine, son épouse.
Retour en France de Louis VII le Jeune
Réconciliation de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine
Louis VII le Jeune reste encore plusieurs mois en Palestine et ne s'embarque pour la France qu'après Pâques 1149.
De retour à Paris vers novembre 1149, Louis VII le Jeune et Aliénor envisagent de se séparer : le pape Eugène III et l'abbé Suger réussissent à les réconcilier. Suger dissuade Louis VII le jeune de déclarer la guerre aux Anglais.
Répudiation d'Aliénor d'Aquitaine par Louis VII le Jeune
Concile de Beaugency
Conseiller du roi, Samson de Mauvoisin participe à la dissolution du mariage de Louis VII le Jeune et d'Aliénor d'Aquitaine.
Répudiée en fait pour inconduite, Aliénor d'Aquitaine est officiellement répudiée par Louis VII le Jeune le 18 mars 1152 pour ne lui avoir donné aucun fils.
Le mariage est annulé par le concile de Beaugency le 18 ou le 21 mars 1152 sous le prétexte que son mariage a été réalisé sans dispense de consanguinité alors qu'elle est cousine de son mari au 12e degré (pour la religion au 6e degré) car ils ont pour ancêtre commun Robert II le Pieux.
Construction de la cathédrale de Poitiers
Henri II Plantagenêt et Aliénor d'Aquitaine font construire la cathédrale de Poitiers à partir de 1162.
La Cathédrale de Poitiers est de style gothique angevin alors que la façade relève plutôt de l'école d'Île de France.
La Cathédrale est encadrée de deux tours dissymétriques.
Elle est percée de 3 portails du XII siècle avec vantaux en bois d'origine.
Aliénor d'Aquitaine attaquée
Mort de Patrice de Salisbury
Guillaume Ier le Maréchal entre ensuite au service de Patrice de Salisbury, son oncle maternel.
En 1168, le convoi d'Aliénor d'Aquitaine est attaqué par le seigneur de Lusignan.
Guillaume Ier le Maréchal qui l'escorte se fait remarquer en la défendant vaillamment.
Patrice de Salisbury meurt au cours de l'affrontement.
Séparation de Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine
Lorsque ses parents Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine se séparent, Richard Cœur de Lion âgée de 11 ans devient héritier de sa mère Aliénor d'Aquitaine à la couronne d'Aquitaine en 1168.
Cour d'Aliénor d'Aquitaine à Poitiers
Marie de France participe à la cour lettrée d'Aliénor d'Aquitaine à Poitiers de 1170 à1173.
Richard Cœur de Lion Comte de Poitiers
Richard Cœur de Lion devient héritier de sa mère Aliénor d'Aquitaine au titre de Comte de Poitiers en 1172.
Aliénor d'Aquitaine Prisonnière
Révolte de ses fils contre Henri II Plantagenêt
Bataille de Fornham
En 1173, Henri II Plantagenêt fait arrêter et enfermer Aliénor d'Aquitaine dans la forteresse de Winchester dans le Sud de l'Angleterre, sans la répudier pour ne pas perdre le bénéfice de la dot… l'héritage poitevin et aquitain.
Elle y restera 16 ans.
Pendant plusieurs années, Guillaume Ier le Maréchal mène une bande de chevaliers réunis autour d'Henri Plantagenêt le Jeune de tournoi en tournoi dans le nord de la France actuelle.
Guillaume Ier le Maréchal est l'un des plus grands tournoyeurs de son temps.
Henri II Plantagenêt ne partage pas le pouvoir.
En avril 1173, Henri II Plantagenêt donne des territoires à Jean-Sans-Terre à l'occasion de ses Fiançailles.
Henri Plantagenêt le Jeune proteste publiquement et revendique le gouvernement direct d'une partie des états de, son père.
Richard Cœur de Lion et Geoffroy II de Bretagne s'allient à Henri Plantagenêt le Jeune et se rebellent contre Henri II Plantagenêt, leur père.
Ils se réfugient à la cour de Louis VII de France
Aliénor d'Aquitaine les soutient en sous-main avec l'aide de Guillaume Ier d'Écosse, de Thibault V de Blois, de Mathieu d'Alsace et de Philippe Ier d'Alsace.
Louis VII le Jeune n'a de cesse d'attiser les ambitions d'Henri Plantagenêt le Jeune son gendre en lui faisant remarquer que bien qu'associé au trône, c'est son père qui exerce le pouvoir.
Dès lors Henri Plantagenêt le Jeune se comporte comme un roi et commence à distribuer des terres à Philippe Ier d'Alsace, Comte de Flandre, et à son frère Mathieu d'Alsace, Comte de Boulogne.
Henri Plantagenêt le Jeune abroge les Constitutions de Clarendon qui libère le clergé du contrôle royal.
Une révolte féodale a lieu dans l'ensemble des possessions des Plantagenêts.
En 1173 et 1174, Robert III de Beaumont-le-Roger et Guillaume Ier le Maréchal supportent Henri Plantagenêt le Jeune dans sa révolte.
Guillaume d'Aubigny reste fidèle Henri II Plantagenêt et contribueà la défaite de la rébellion.
Henri II Plantagenêt stoppe une double offensive des Flamands et de Louis VII le Jeune contre les frontières nord et est de la Normandie.
Une rencontre entre Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune accompagné des fils de son adversaire ne donne aucun résultat.
Henri II Plantagenêt confisque les possessions de Robert III de Beaumont-le-Roger et brule Leicester le 28 juillet 1173.
Fin juillet 1173, avec Richard de Lucy, Réginald de Dunstanville assiège la ville de Leicester, quand Robert III de Beaumont-le-Roger se joint à la révolte.
Le siège échoue toutefois.
Pendant qu'Henri II Plantagenêt bataille en France,
Henri Plantagenêt le Jeune avec l'aide de Philippe Ier d'Alsace projette de porter la guerre en Angleterre.
Le retour rapide d'Henri II Plantagenêt en Angleterre les en empêche.
Robert III de Beaumont-le-Roger décide d'envahir l'Angleterre avec une force de mercenaires flamands.
Il débarque à Walton dans le Suffolk à fin septembre ou début octobre 1173.
Henri II Plantagenêt prend la forteresse de Breteuil le 25 septembre 1173.
Robert III de Beaumont-le-Roger tente de s'associer Hugh Bigod, Comte de Norfolk, qui est basé au château de Framlingham.
Après quelques combats concluants, Robert III de Beaumont-le-Roger décide de mener ses hommes chez lui à Leicester.
Ce mouvement est peut-être le résultat de frictions entre Robert III de Beaumont-le-Roger et Hugh Bigod et Gundreda, sa femme.
Les forces royales sont sous le commandement :
de Richard de Lucy, le Justicier,
de Humphrey de Bohun connétable,
de Réginald de Dunstanville, comte de Cornouailles,
William de Gloucester, comte de Gloucester,
William d'Aubigny, le comte d'Arundel.
Les forces royales incluent au moins 300 chevaliers et leurs troupes ainsi que Roger Bigod, fils de Hugh Bigod, qui est resté fidèles au roi.
Les forces rebelles comportent 3 000 mercenaires.
La bataille a lieu le 17 octobre 1173 dans le Suffolk près des villes actuelles de :
Fornham Saint-Geneviève,
Fornham All Saints,
Fornham Saint-Martin
au gué la rivière Lark à environ 6,4 km au nord de Bury St Edmunds.
La cavalerie de Robert III de Beaumont-le-Roger est capturée et ses mercenaires sont conduits dans les marécages à proximité, où les paysans locaux tuent la plupart d'entre eux.
Séparés de leurs forces, Robert III de Beaumont-le-Roger et Pétronille de Grandmesnil, son épouse qui a mis l'armure, sont capturés.
Vers la fin 1173, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune concluent une trêve provisoire.
Richard Cœur de Lion libère Aliénor d'Aquitaine, sa mère. Aliénor d'Aquitaine revient en Saintonge et s'installe quelques temps au Château d'Oléron
Fin de la révolte des princes allemands contre Henri VI le Sévère
Libération de Richard Cœur de Lion
Philippe II Auguste intrigue avec Jean-sans-Terre et se fait donner Loches.
La révolte des princes allemands prend fin lorsque Richard Cœur de Lion se réconcilie avec Henri VI le Sévère, en février 1194.
Aliénor d'Aquitaine, mère de Richard Cœur de Lion rassemble une rançon énorme prélevée sur le trésor anglais, ce qui laissera le royaume exsangue pendant plusieurs années.
La rançon de 6 000 Eimer d'argent (environ 100 000 marks d'argent ou, selon les sources, 23,3 tonnes) est utilisée pour:
la fonte de monnaie viennoise,
la construction d'une nouvelle enceinte fortifiée,
la fondation des villes nouvelles de Wiener Neustadt et Friedberg.
Siège de Mirebeau
Arthur Ier de Bretagne Prisonnier
Mort d'André Ier de Chauvigny Seigneur de Chartheret, de Meillant, de la Châtre et de Saint-Chartier
À la mi-juillet 1202, Aliénor d'Aquitaine est assiégée à Mirebeau près d'Angers par l'armée de Philippe II Auguste commandée par Arthur Ier de Bretagne.
Arthur Ier de Bretagne prend la ville, et s'apprête à donner l'assaut au château où s'est réfugiée Aliénor d'Aquitaine lorsqu'elle est sauvée par l'arrivée de son fils Jean-sans-Terre, le 1er août 1202.
Jean-sans-Terre prend à revers les troupes d'Arthur de Bretagne, les anéantit.
Arthur Ier de Bretagne est fait prisonnier.
André Ier de Chauvigny meurt en 1202 après cette bataille.
***
https://www.capital.fr/votre-carriere/audacieuse-curieuse-la-lecon-de-management-dalienor-daquitaine-1259951
Audacieuse, curieuse... la leçon de management d'Aliénor d'Aquitaine - Capital.fr
Femme politique d'exception, tour à tour reine de France et d'Angleterre, Aliénor d'Aquitaine a profondément marqué l'histoire européenne du XIIème siècle. Protectrice des arts, adulée des poètes, elle a pris le risque de la transgression pour mener une existence mouvementée, jalonnée d'embûches et de conflits. Loin du comportement soumis associé aux femmes du Moyen Âge, elle s'est distinguée par sa vie libre et aventureuse tout en montrant un sens politique digne d'un grand chef d'Etat.
Cultivée et curieuse du monde
Enfant, Aliénor reçoit l'éducation propre à une duchesse d'Aquitaine : elle apprend le latin, la musique, la littérature, s'initie à l'équitation et à la chasse. Elle grandit dans une cour raffinée, lieu de naissance de l'amour courtois, et se retrouve impliquée très jeune dans les affaires d'un territoire qui rayonne sur l'Occident (et qui correspond à l'actuel sud-ouest de la France). Intelligente et indépendante, elle accède au pouvoir à 14 ans, après le décès de son père, avant d'être mariée en 1137 au futur roi de France Louis VII.
Devenue reine, la jeune femme détonne dans l'austère cour de France. Elle tente d'introduire quelques usages aquitains comme les habits de couleurs vives, la présence de troubadours, les fruits secs et les épices. Mais elle est vite critiquée pour ses tenues indécentes, son goût du luxe et la liberté d'expression qu'elle accorde aux artistes. Quel scandale que le poète Marcabru ait osé chanter son amour pour la reine ! Elle est également jalousée pour sa beauté, son intelligence et pour l'influence qu'elle exerce (du moins au début) sur le roi. Elle a d'ailleurs conservé la gestion de son duché d'Aquitaine, un privilège rare pour une femme, dont le rôle aurait pu se limiter à la prière et aux travaux d'aiguille.
Une reine séductrice
Les chroniqueurs de l'époque sont frappés par les différences de tempérament qui séparent les deux époux. Louis est faible, indécis et serait volontiers devenu moine si son frère aîné n'avait succombé à une chute de cheval. Il suit les préceptes de l'Eglise, respectant jusqu'aux périodes d'abstinence. Surnommée “la plus belle et la plus riche fleur d'Aquitaine”, “la perle incomparable du Midi”, Aliénor est cultivée, séductrice, désireuse de vivre intensément. Elle affirme d'ailleurs à propos de Louis : “Il est plus moine que roi.” Le fait est qu'il se montre un piètre souverain et certainement un bien mauvais mari...
A 25 ans, débordante d'énergie, Aliénor décide d'accompagner son époux en Terre sainte pour la deuxième croisade (1147-1149). Elle découvre, au cours de grandes chevauchées, des paysages magnifiques et une culture raffinée, celle de l'Orient, fastueuse et mystérieuse. Ce nouveau monde fascine la jeune reine alors qu'il rebute son pieux mari. Elle s'y plaît d'autant plus qu'elle y retrouve son oncle, le jovial Raymond de Poitiers, prince d'Antioche. Elle participe aux diverses festivités que ce dernier organise, avec un entrain suspect aux yeux de Louis. On prête en effet à Aliénor une liaison avec Raymond... En crise, le couple royal rejoint la France sur deux bateaux différents.
Duchesse d'Aquitaine et deux fois reine
Le voyage de retour est une nouvelle aventure pour Aliénor, qui est capturée par des Byzantins, avant d'être délivrée par des Normands de Sicile. En France, elle n'a plus qu'une idée en tête : redevenir libre grâce à une séparation. Louis, pour sa part, ne souhaite qu'une chose : la répudier pour adultère et l'envoyer finir sa vie dans un couvent. Si la mésentente des époux royaux est de notoriété publique, l'affaire n'est pas simple, car seule la mort peut, en principe, les désunir. Les juristes trouvent alors une astuce et annulent le mariage en 1152 pour consanguinité aux quatrième et cinquième degrés. Si une telle décision avait fait jurisprudence, tous les mariages princiers européens auraient été remis en cause...
Aliénor repart en Aquitaine mais manque d'être enlevée sur la route par des nobles qui convoitent la main du plus beau parti de France. Elle sait sa situation fragile. Le roi de France ne sera-t-il pas tenté de reprendre l'Aquitaine par les armes ? Deux mois après sa séparation, elle réussit à s'unir au fringant Henri Plantagenêt, héritier du royaume d'Angleterre et futur Henri II, de dix ans son cadet. Avec cette alliance, en plus de réaliser un mariage d'amour, elle renforce sa position - et celle de l'Angleterre, qui possède dès lors sur le continent la Normandie, l'Anjou, le Maine et l'Aquitaine. Aliénor partage sa vie entre l'Angleterre, la Normandie et l'Aquitaine.
Une épouse rebelle, une mère ambitieuse
Infatigable, elle traverse la Manche et administre ses territoires en chef d'Etat et en mécène. Après avoir eu deux filles de son premier époux, elle donne à Henri huit enfants, dont Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, deux futurs rois. Mais les années passent et l'union avec Henri se détériore. Aliénor n'apprécie guère la présence de la maîtresse royale, la belle Rosemonde. Les scènes de ménage se succèdent à la cour. Autre sujet de discorde : la reine souhaite que ses fils prennent plus directement part aux affaires, tandis que le roi refuse toute délégation de pouvoir.
A 51 ans, Aliénor se lance alors dans un pari audacieux : renverser Henri en organisant une rébellion ouverte, d'une épouse contre son mari, des enfants contre leur père, d'une reine contre le roi. C'est un échec : la révolte est matée et entraîne l'emprisonnement d'Aliénor, dont les fils ne cesseront durant des années de réclamer la libération. Cette captivité dure quinze ans, l'occasion pour elle de réfléchir, d'analyser ses réussites et ses erreurs. Guère disposée à se montrer une victime passive, elle entend bien préparer sa sortie. La mort de son mari la libère enfin, à 67 ans ! Plutôt que de se retirer, elle s'engage aux côtés du nouveau souverain, son fils Richard. Elle parcourt l'Angleterre pour libérer les prisonniers d'Henri II et leur fait prêter serment de fidélité. Et lorsque Richard s'apprête à appareiller pour la Terre sainte, elle n'hésite pas à partir l'intercepter, chevauchant à bride abattue, pour lui présenter Bérangère de Navarre, sa future épouse.
Indéfectible soutien de Richard Cœur de Lion
Face à Richard se dresse bientôt un rival qui n'est autre que son cadet, le prince Jean (celui de la légende de Robin des bois). Profitant de l'absence du souverain, ce dernier complote et s'allie au roi de France. En femme à poigne, Aliénor tient tête à son fils cadet et le fait se rendre à la raison, pour un temps seulement... Elle apaise les querelles, tient des assemblées et protège le royaume, attendant le retour de son cher Richard.
Mais ce dernier est fait prisonnier près de Vienne par l'empereur Henri VI, qui exige une rançon : pas moins de deux ans de revenus du royaume. En Mère courage, Aliénor rassemble les fonds et apporte elle-même la somme - 24 tonnes d'argent - à Mayence. Elle revient triomphalement en Angleterre avec son fils. Après de 80 ans, elle se retire à l'abbaye de Fontevraud, en Anjou, tout en continuant à jouer de loin un rôle politique... Seules la maladie et la mort mettront un terme à la carrière de cette chef d'Etat exceptionnelle.
Par Anne Vermes, dirigeante du cabinet de conseil Traits d'unions. Elle a publié de nombreux ouvrages chez Eyrolles, dont : Fédérer comme Mandela, Piloter un projet comme Gustave Eiffel, Motiver comme Nicolas Fouquet.
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https://plume-dhistoire.fr/alienor-daquitaine-sante-de-fer-moyen-age/
Aliénor d’Aquitaine, une santé de fer au Moyen-Age
Femme protectrice des arts, inspiratrice des poètes et véritable tête politique, la vie d’Aliénor d’Aquitaine est fascinante. Lorsque l’on survole les grands évènements qui jalonnèrent sa vie, on est frappé par la grande longévité de cette femme, et de sa résistance exceptionnelle face aux épreuves de son temps.
Héritière d’un vaste et riche duché, Reine de France à quinze ans par son union avec Louis VII en 1137, Reine d’Angleterre aux côtés d’Henri II Plantagenêt en 1154, Aliénor eut une vie particulièrement mouvementée, semée d’embuches, et s’éteignit à un âge extrêmement avancé pour l’époque : plus de 80 ans. Elle donna naissance à dix enfants, dont neuf atteignirent l’âge adulte, à une époque où les femmes mouraient souvent en couches et où la mortalité infantile faisait des ravages. Elle survécut à huit d’entre eux, mais également à ses deux maris et à sa soeur Pétronille, qui mourut… cinquante ans avant elle, en 1153 !
Reine de France aventureuse
Le premier grand périple de sa vie, après son union avec le Roi de France Louis VII, est celui qu’elle entreprend aux côtés de son époux dans le cadre de la deuxième croisade (1147-1148). Certes, elle n’est pas la seule femme à prendre la route, loin de là ! Elle est d’ailleurs suivie par de nombreuses femmes, qui accompagnent aussi leurs maris. Et puis… elle est jeune et déborde d’énergie :
Elle avait vingt-quatre ans, une santé à toute épreuve et une superbe endurance aux longues chevauchées.
Mais si quantité de chariots (charge superflue qu’on lui reprochera) transportent robes de rechange, fourrures, voiles, selles et harnachements, bijoux et cuisines, etc, le périple n’en est pas pour autant moins long et moins dangereux.
La croisade, qui se révèlera un échec, mène Aliénor à Constantinople puis à Antioche, en Syrie. Sur la route de Terre sainte jalonnée de cadavres, chevaliers ou pauvres gens, elle résiste à la traversée de déserts, avec la faim, la soif et les flèches turques pour seules compagnies.
A son retour, elle prend une décision effarante : elle est bien résolue à divorcer de Louis VII. La mésentente dans leur couple est de notoriété publique. Le divorce n’est pas chose courante à cette époque, surtout lorsque l’on est Reine de France ! Qu’importe, on invoque le prétexte de consanguinité, et l’affaire est rondement menée en mars 1152. Deux mois plus tard Aliénor d’Aquitaine, libre, épouse le fringuant Henri, duc de Normandie, héritier du royaume d’Angleterre, qui possède déjà sur le continent français la Normandie, l’Anjou et le Maine : Aliénor lui apporte l’Aquitaine.
Illustration représentant Aliénor d’Aquitaine
Reine d’Angleterre itinérante et prolifique
Une nouvelle vie, brillante, s’ouvre à la Reine. Elle partage alors son temps entre l’Angleterre, la Normandie et ses terres d’Aquitaine, traversant la Manche dans un sens puis dans l’autre, infatigable, visitant les terres de son époux et les siennes, dispensant grâces et faveurs, administrant en véritable chef d’Etat.
Il est vrai que ces déplacements incessants sont alors la vie quotidienne de tous les seigneurs et, plus encore, des rois qui vont d’une résidence à l’autre aussi bien pour y maintenir l’ordre et y rendre la justice que pour en consommer sur place les revenus. (…) Il reste que le rythme de l’existence se trouvait passablement accéléré auprès d’un homme tel qu’Henri Plantagenêt. Par tempérament personnel autant que pour assurer son pouvoir, il a mené une vie beaucoup plus agitée que la plupart des gens de son temps.
Ces voyages perpétuels ne font pas peur à Aliénor : elle les entreprend avec fougue, souvent enceinte ! Car la jeune femme est non seulement Reine d’Angleterre et duchesse d’Aquitaine, mais aussi mère incroyablement féconde. Alors qu’elle n’a donné que deux filles à son premier époux en onze ans de mariage (Alix, future comtesse de Blois, et Marie, future comtesse de Champagne), les grossesses se succèdent avec Henri II : Guillaume en 1153 (il mourra à l’âge de 3 ans), Henri en 1155, surnommé Henri le Jeune, Mathilde en 1156, Richard en 1157, futur Richard Cœur de Lion, Geoffroy en 1158, Aliénor en 1161, Jeanne en 1165, et enfin Jean en 1166, futur Jean sans terre. D’une santé florissante, elle supporte ces multiples grossesses très rapprochées, donnant naissance à son dernier enfant à plus de quarante ans !
Détail d’une illustration représentant Aliénor (d’après une gravure médiévale)
Une captivité de 15 ans
Lorsque ses deux fils aînés, Henri le Jeune et Richard, se révoltent contre leur père qui refuse de leur déléguer un peu de son pouvoir, Aliénor prend leur parti contre son époux. Il est vrai que depuis qu’Henri affiche ouvertement sa maîtresse, la « belle Rosemonde », leur couple si uni s’est fissuré.
Cette rébellion ouverte contre celui qui reste son maître lui vaut de longues années de captivité en Angleterre : elle est enfermée et déplacée dans des châteaux selon le bon vouloir d’Henri II. Elle apprend le décès de son fils ainé Henri le Jeune, mort en 1183 à l’âge de vingt-huit ans, puis de son fils Geoffroy, mort en 1186. C’est à nouveau la mort qui vient frapper en 1189, mais pour lui rendre sa liberté : son époux Henri II rend son âme à Dieu et, après une quinzaine d’années reléguée dans l’ombre, Aliénor revit.
Loin de se trouver affaiblie par la captivité, à soixante-sept ans, elle est prête pour de nouveaux combats et de nouvelles épreuves aux côtés du nouveau Roi, son fils Richard. Elle pense qu’elle vit là les dernières années de sa vie…
Elle ne sait pas que ces années, qui vont se prolonger au-delà de ce qu’elle peut prévoir, seront pour elle les plus chargées, les plus ardentes, les plus mouvementées, sans doute, de toute son existence.
Verrière représentant Aliénor, dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Poitiers
Déjà très âgée pour l’époque, elle va entreprendre un nouveau long voyage. Lorsque son fils Richard part en croisade en 1190, il s’arrête en Sicile où sa mère, chevauchant à bride abattue, réalise un « long et périlleux périple » pour venir le rejoindre : elle lui amène Bérangère de Navarre, sa future épouse. Aliénor retrouve aussi sa fille Jeanne qu’elle n’a pas revue depuis quatorze ans, devenue Reine de Sicile et désormais veuve.
Le retour en Angleterre d’Aliénor n’est pas de tout repos. Elle contrecarre avec énergie les manœuvres de Jean sans Terre, qui souhaite ardemment s’emparer de la couronne de son frère pendant son absence. On la voit alors apaiser les querelles, tenir des assemblées, fortifier les châteaux, protéger le royaume de son cher Richard en attendant son retour. Mais son fils ne revient pas… Que s’est-il passé ? Aliénor apprend que le Roi d’Angleterre est prisonnier de l’Empereur d’Allemagne ! Alors elle use de toute son influence pour obtenir la libération de son fils. Finalement, elle se décide à aller le délivrer elle-même des geôles de l’Empereur, en 1194. Le voyage est long et éprouvant, mais rien ne l’arrête ! Elle revient triomphalement en Angleterre avec son fils, qu’elle réconcilie (brièvement) avec Jean sans Terre.
Durant les années qui suivent, Aliénor se retire de plus en plus souvent dans sa chère abbaye de Fontevrault… une retraite bien méritée ! Mais la vie, une fois de plus, la rappelle…
Peinture murale fin XIIème siècle, retrouvée dans la chapelle de Sainte-Radegonde à Chinon (on peut voir Aliénor et sa fille Jeanne)
L’année terrible
Le 25 mars 1199, Richard est atteint à l’épaule par un carreau d’arbalète lors d’un siège. La plaie s’infecte, la fièvre monte, bientôt le Roi se sait perdu et appelle sa mère auprès de lui. En avril, Aliénor assiste à l’agonie de Richard, en lequel elle plaçait tous ses espoirs.
Son fils bien-aimé disparaissait en pleine force, à quarante et un ans, sans laisser d’héritier.
Mais vite, Aliénor se ressaisit. Bien qu’il soit aussi son fils, elle ne se fait guère d’illusions sur le nouveau Roi Jean, dont elle connaît la médiocrité. Il a besoin d’appuis. Alors, pour sauver le royaume d’Angleterre et ses possessions sur le continent, elle entreprend une véritable tournée politique dans ses états français. Habile, elle fait l’hommage de ses terres au Roi de France Philippe-Auguste : elle sait que son dernier fils aura besoin de sa bienveillance.
Soudain, la mort à nouveau emporte l’un des siens. Sa fille Jeanne, ex reine de Sicile, enceinte pour la seconde fois du comte de Toulouse, est au plus mal. Sa santé décline avec l’approche du terme de sa grossesse. La jeune femme agonise dans les bras de sa mère à Rouen. Aliénor lui ferme les yeux cinq mois après avoir recueilli les derniers soupirs de Richard. Marguerite, Marie de Champagne et Alix de Blois sont mortes elles-aussi. De ses dix enfants, il ne lui reste plus que Jean sans Terre, personnage inquiétant, et Aliénor, Reine de Castille.
Gisant d’Aliénor d’Aquitaine à Fontevrault
Derniers feux, dernier voyage
Peu de temps après cette année terriblement éprouvante, il lui faut une nouvelle fois voler au secours de Jean sans Terre. Dans la lutte qui l’oppose au Roi de France Philippe-Auguste, il n’a pas su tirer profit de l’embellie de leurs relations apportée par Aliénor. La Reine mère conçoit le projet, agréé par Philippe-Auguste et Jean sans Terre, de marier l’une de ses petites-filles à l’héritier de Philippe-Auguste, de manière à sceller la paix une bonne fois pour toutes.
En Castille, le mariage de la fille qui porte son nom avec Alphonse VIII a été prolifique. Aliénor d’Aquitaine, sans perdre de temps, entreprend le voyage en Espagne, traversant les Pyrénées à la fin de l’année 1200, âgée de plus de 75 ans, pour aller chercher sa petite-fille Blanche de Castille. Elle séjourne un temps à la Cour avant de remettre l’enfant aux émissaires français à Bordeaux. Ce mariage n’apportera pas la paix escomptée, mais mêlera le sang d’Aliénor à celui des Rois de France grâce à Blanche de Castille, l’une des plus grandes Reines du Moyen-Age, non moins célèbre que sa grand-mère.
Ce voyage est le dernier de la Reine duchesse, qui rend l’âme le 31 mars 1204, à Fontevrault, après avoir vécu avec ardeur et passion une existence hors du commun, qui aujourd’hui encore fascine les historiens et le grand public.
Sources
♦ Biographie d’Aliénor par Régine Pernoud : Aliénor d’Aquitaine
♦ Larousse « Les documents de l’Histoire » : Reines et favorites de France
♦ Collection « Itinéraires de l’Histoire » Editions Ouest-France : Sur les pas de : Aliénor d’Aquitaine
♦ N° sur Aliénor d’Aquitaine de la collection Atlas « Rois de France », : Aliénor d’Aquitaine, Deux fois Reine
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Qui était Aliénor d’Aquitaine, reine de France et d’Angleterre ? - Geo.fr
Le mariage avec le roi de France prend l’eau
Née vers 1122, Aliénor d’Aquitaine est la petite-fille de Guillaume IV d’Aquitaine, troubadour qui composa ses poèmes lors de la croisade qu’il mena aux côtés de Godefroy de Bouillon et la fille de Guillaume X d’Aquitaine et d’Aenor de Châtellerault. À la mort de cette dernière, Guillaume X se réfugie à Saint-Jacques de Compostelle. Aliénor est confiée à son oncle, Raymond de Poitiers.
À la mort de son père en 1137, alors qu’elle n’a que quinze ans, elle hérite du duché d’Aquitaine et du comté de Poitiers. Elle est à la tête du plus vaste domaine de France, qui s’étend du nord de la Loire jusqu’au sud des Pyrénées et de l’Atlantique à l’Auvergne. C’est la première fois que ce vaste domaine est gouverné par une femme. Elle est donc l’un des seigneurs les plus puissants d’Europe, plus riche que le roi lui-même, mais reste néanmoins sa vassale.
Aliénor d’Aquitaine est donc un excellent parti. Son suzerain, le roi capétien Louis VI, la marie à son fils Louis de France, le futur Louis VII. Le mariage est célébré le 25 juillet 1137 dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux. Elle a quinze ans, il en a seize. Elle apporte en dot le duché de Guyenne, la Gascogne, la Saintonge et le Poitou. Mais le duché d’Aquitaine reste indépendant et n’intègre pas le royaume de France. Deux semaines plus tard, Louis VI meurt et l’époux d’Aliénor débute son règne, sous le nom de Louis VII.
À la cour de France, Aliénor impose les mœurs et coutumes de la cour de Poitiers, qu’elle préfère largement. Elle fait venir des troubadours et trouvères, introduit de nouvelles habitudes alimentaires, comme la confiture, ou vestimentaire, les couleurs vives sont valorisées. Elle fait venir des chevaliers d’Aquitaine et du Poitou et organise jeux et tournois.
La vivacité et la sensualité d’Aliénor s’accordent difficilement avec la dévotion ascétique de Louis VII. Elle adore festoyer, lui aurait préféré être moine. Le mariage est voué à l’échec. Pendant quinze ans elle l’accompagne partout, même lorsqu’il part pour la deuxième croisade (1147-1149). Elle est ainsi la première reine de France à partir en croisade. C’est à la cour de l’empereur byzantin Manuel Comnène qu’elle aurait eu une relation avec son oncle et ancien tuteur, Raymond de Poitiers, prince d’Antioche.
Victime de l’infidélité de son épouse, Louis VII commet alors une erreur politique qui compromet l’avenir de l’Orient latin : il abandonne l’idée d’une expédition contre le comté d’Édesse, bien que celle-ci aurait levé la principale menace qui pesait sur la Terre sainte, pour éviter de rendre service à la principauté d’Antioche…
À la place, il lance une campagne sans grand intérêt vers Jérusalem. Aliénor y est embarquée de force. L’expédition est un fiasco et les époux font navire à part sur le chemin du retour. Aliénor et Louis ne s’entendent pas. Les rumeurs de liaisons d’Aliénor ont scellé le sort de leur mariage que rien ni personne ne parvient à sauver, pas même le pape. Eugène III les invite à Frascati en 1149 pour les réconcilier. Il leur organise une nouvelle cérémonie de mariage et une nuit de noces. Aliénor donne une fille, la deuxième, à Louis VII. La reine de France ne donne pas de fils, donc pas d’héritier, au roi, ce qui ajoute à la longue liste des échecs de leur union. En 1151, elle rencontre à la cour de France Henri Plantagenêt, duc de Normandie et héritier du comté d’Anjou, de dix ans son cadet. Aliénor se laisse courtiser sous les yeux de son mari et aurait eu une liaison avec ce futur roi d’Angleterre.
Reine d’Angleterre, Aliénor d’Aquitaine toujours aussi indépendante
Sous prétexte de consanguinité le divorce entre Aliénor d’Aquitaine et Louis VII est prononcé au concile de Beaugency, près d’Orléans, en 1152. Six semaines plus tard, Aliénor se remarie avec Henri Plantagenêt, qui devient deux ans plus tard roi d’Angleterre sous le nom d’Henri II. L’ancienne reine de France est désormais reine d’Angleterre.
Avec cette union, les provinces d’Aquitaine passent sous domination anglaise. Aliénor et Henri II constituent ainsi un vaste Empire qui s’étend de l’Ecosse aux Pyrénées. Détachée de son mari, qui met de l’ordre dans son pays dévasté par la guerre civile, Aliénor s’installe en Aquitaine et y entretient une cour des plus brillantes. Ce n’est que contrainte et forcée qu’elle se rend de rares fois en Angleterre.
En Aquitaine, elle discipline les barons et se met la bourgeoisie dans la poche en accordant aux villes chartes et franchises. Aliénor fait de Poitiers le cœur de la vie courtoise où se retrouvent des artistes venus des quatre coins du royaume. Résidence habituelle des ducs d’Aquitaine, la ville est, à l’aube du XIIème siècle, l’une des plus brillantes d’Occident. Capitale religieuse et politique, la "ville aux cent clochers" est sur la route des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. À partir de 1160, Aliénor fait reconstruire la cathédrale de Poitiers et la dote d’un vitrail somptueux, sur lequel la pieuse donatrice est représentée.
Alors qu’elle n’avait donné que deux filles à Louis VII, elle donne huit enfants, dont cinq fils, à Henri II. Avec l’accord de ce dernier, elle fait de son fils Richard, futur Cœur de Lion, son héritier en le proclamant duc d’Aquitaine. Les époux se voient de moins en moins. Tandis qu’Aliénor se rapproche de ses fils, Henri II fricote avec sa maîtresse, la "Belle Rosemonde". Cette liaison achève la désunion du ménage royal.
La turbulente Aliénor veut reprendre le pouvoir sur son époux et incite alors ses fils, Richard, Geoffroy et Henri, à s’allier avec son ancien mari, le roi de France Louis VII. La révolte échoue et son instigatrice est capturée. Henri II fait emprisonner Aliénor à Chinon en 1173 puis au couvent de Salisbury et dans divers châteaux en Angleterre. Il la retient prisonnière pendant 15 ans. La captivité d’Aliénor ne s’achève qu’à la mort d’Henri II et l’avènement de son fils, Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre en 1189.
Celui-ci part sans plus attendre pour la troisième croisade en 1190. Aliénor a 68 ans et occupe la régence du royaume d’Angleterre. Elle affermit le pouvoir de Richard, contesté par son frère Jean sans Terre qui s’est allié au roi de France Philippe Auguste. Ce dernier veut agrandir le royaume de France et s’emparer des possessions anglaises. Lorsqu’il tente de prendre Gisors, en Normandie, c’est Aliénor elle-même qui défend la ville.
En 1199, Richard Cœur de Lion est assassiné. Bien qu’octogénaire, Aliénor prend les choses en main, va chercher sa petite-fille Blanche de Castille en Espagne et la marie à l’héritier du trône de France, le futur Louis VIII. Mais elle ne peut éviter les erreurs politiques de son fils Jean et le triomphe politique de Philippe Auguste. Elle termine sa vie à l’abbaye de Fontevrault dont elle devient une grande bienfaitrice. Après deux mariages, dix enfants, de nombreuses fêtes, des voyages, des intrigues politiques et des guerres, Aliénor d’Aquitaine meurt le 31 mars 1204 à l’âge de 82 ans.
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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2259
Louis VI vivait encore, mais une maladie douloureuse et lente présageait sa fin, lorsqu’un courrier venu d’Aquitaine apporta à Béthisy le testament du duc Guillaume qui venait de mourir dans un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle. On ouvrit ce testament scellé, et on lit : « Je désire laisser mes filles Aliénor et Péronelle sous la protection du roi mon seigneur. Je désire (s’il plaît à mon seigneur), qu’Aliénor soit mariée au seigneur Louis, fils du roi, et je lui donne l’Aquitaine et le Poitou ».
En écoutant la lecture de ce testament, le vieux Louis leva les yeux au ciel : « Je vous remercie, ô mon Dieu, s’écria-t-il, de me donner avant ma mort ce repos et cette consolation de laisser mon fils établi en puissance, et marié à l’héritière d’un si riche domaine qui va agrandir le beau royaume de France ». La renommée disait qu’Aliénor était la plus belle et la plus séduisante des jeunes suzeraines. Un sourire charmant, le regard doux, le maintien plein de grâce et les manières nobles, l’esprit vif et cultivé, l’amour de la poésie, des fêtes, des fleurs et de la parure : voilà ce que les nobles seigneurs de l’Aquitaine louaient en Aliénor.
Née au château de Belin près de Bordeaux, elle appartenait à l’illustre dynastie des ducs d’Aquitaine, son grand-père étant Guillaume le Troubadour, personnage truculent auquel elle ressembla. Les parents d’Aliénor d’Aquitaine sont Guillaume X et Aliénor de Châtellerault.
Louis le Jeune partit avec un cortège nombreux et magnifique, constitué, rapporte Suger qui l’accompagnait, de cinq cents nobles hommes avec Thibaut, comte du palais, Raoul, comte de Vermandois, etc. Aliénor reçut son royal fiancé à Bordeaux, où le mariage fut célébré en présence de la noblesse réunie de France, d’Aquitaine et de Poitou. Le jeune prince fit une course délicieuse dans les domaines de sa nouvelle épouse, et ne revint auprès de son père que quand on lui écrivit que le mal s’était aggravé de manière à ne plus laisser d’espoir. Les derniers moments de Louis VI furent touchants. « Mon fils, dit-il, à Louis le Jeune, souvenez-vous que la royauté est une charge dont vous devrez compte à Dieu ». Couché sur un lit de cendre et tout entier aux derniers devoirs du chrétien : « Mes amis, répétait-il, pourquoi me pleurez-vous quand je vais me réunir à mon Dieu ? » Il avait régné avec fermeté et sagesse : la vie d’un roi, en ce temps, était laborieuse et difficile ; il fallait tout conquérir et tout établir.
Le mariage du futur Louis VII avec Aliénor, qui eut lieu le 25 juillet 1137, fut un mariage splendide. Louis VI mourut le 1er août suivant, et Louis VII régna ; Suger était l’âme de son conseil ; mais Aliénor annonça bientôt qu’elle ne bornerait pas ses désirs ambitieux aux idées de grandeur d’une belle suzeraine.
Briller dans les jeux ; se montrer dans l’appareil de sa majesté aux joutes, aux tournois ; monter gracieuse et hardie sur un noble palefroi ; écouter les chants des ménestrels ; s’asseoir sur un trône où elle régnait par sa beauté autant que par l’éclat de la majesté royale ; jouir de l’affection d’un époux qu’alors elle paraissait aimer ; ce n’était pas assez pour Aliénor ; elle souhaitait le pouvoir.
La sagesse de Suger voyait avec inquiétude ces commencements de hauteur et cette pente à l’intrigue. Mais pendant que l’intérieur de la maison de Louis VII se dessinait ainsi, il arriva un de ces événements qui influent sur toute la destinée par l’impression qu’ils laissent dans l’âme. La guerre contre les châteaux occupa presque uniquement le règne des premiers Capétiens ; il fallait s’opposer à la puissance des seigneurs ; tous ces barons et tous ces comtes étaient souverains dans leurs domaines : non contents de guerroyer entre eux, ils faisaient un continuel abus de leur force ; brigands armés, ils fondaient sur les convois des marchands, comme l’aigle sur sa proie ; ils pillaient et rançonnaient à leur gré : en lutte toujours ouverte les uns contre les autres, il leur eût été honteux de poser les armes ; nous les voyons dans les récits des chroniques piller les terres des clercs comme celles du pauvre serf, mener boire leur cheval dans le baptistère d’une église, défier leur suzerain, et, le verre à la main, rire de la menace de l’excommunication.
Survenait-il cependant des jours malheureux, ces hommes de fer devenaient tremblants pour leur salut ; ils faisaient des neuvaines, des pèlerinages, et des dotations pieuses. Souvent ces hauts et puissants seigneurs refusaient de reconnaître une autorité au-dessus de la leur. Rien de plus fréquent que le refus de l’hommage. Quand Louis VII monta sur le trône, le comte de Champagne déclara qu’il ne lui donnerait point sa foi. Louis entre sur les terres de son vassal, et s’étant rendu maître de Vitry-en-Perthois, il ordonne le pillage de la ville, et le massacre des habitants. De toutes parts les victimes éperdues courent à l’église comme à un refuge. L’édifice saint est rempli ; treize cents réfugiés s’y croient en sûreté.
Mais Louis ordonne l’incendie du temple : bientôt les cris parviennent jusqu’à lui et le font rentrer en lui-même ; il ne comprend plus sa fureur ; il révoque ses ordres, presse les secours : il n’était plus temps ; le feu est maître des bâtiments ; il s’étend, il se propage, un vent furieux porte au loin les flammèches embrasées ; quelques heures à peine, et il ne reste de Vitry qu’un amas de pierres calcinées. Quand le roi vit ce résultat d’un ordre insensé donné dans un mouvement de colère, il entra dans un désespoir morne ; il pleura sans consolation, il voulut revêtir le cilice de la pénitence, jeûner et apaiser ses remords par l’amertume de sa douleur. Mais Vitry était là avec ses ruines ; les cris des victimes retentissaient aux oreilles de Louis et se traduisaient pour lui en autant de malédictions.
Depuis ce jour, le rire n’effleura plus les lèvres du roi ; souvent au milieu des jeux bruyants qui, à cette époque de rudesse, faisaient le passe-temps des nobles vassaux, les seigneurs cherchaient leur suzerain. « Voyez, se disaient-ils l’un à l’autre, voyez notre sire roi retiré à l’écart ; son chef repose sur ses deux mains, et les sanglots oppressent sa poitrine ; si Dieu ne lui vient en aide, nous verrons notre sire privé de sa droite raison ».
Dans cette extrémité, les chevaliers cherchent à le distraire ; Suger veut calmer son maître par de sages paroles, mais en vain. Le roi n’écoute que sa douleur ; il macère son corps, il redouble ses jeûnes : les austérités de son époux fatiguaient la jeune reine. « Il est plus moine que roi », disait-elle. Toujours troublé de son remords, le roi, dans l’amour qu’il conservait pour Aliénor, se livrait à une inquiétude qui devenait facilement de la jalousie, car il voyait la légèreté de la reine ; mais la plaie, la grande plaie de son cœur c’était le souvenir de Vitry. Bernard de Clairvaux vivait alors et remplissait le monde chrétien de l’excellence de sa doctrine et de la sainteté de sa vie.
Louis VII s’adressa au saint de Dieu pour calmer le tourment de son cœur déchiré ; Bernard lui montra le ciel comme la récompense d’une pénitence sincère ; il le releva à ses propres yeux, et, sans affaiblir cette terreur salutaire que faisait naître dans le cœur d’un roi le regret d’un abus de la toute puissance, le saint lui fit comprendre que le pécheur ne doit jamais désespérer de la miséricorde offerte à tous. Le pape Eugène III venait d’inviter les fidèles à une seconde croisade ; saint Bernard présenta au roi la délivrance des lieux saints comme l’expiation la plus conforme au rang et au pouvoir d’un roi pénitent. Louis VII se sentit facilement convaincu. A la voix du pape, il convoque une assemblée à Vézelay en Bourgogne, où archevêques, évêques, prieurs des monastères, tous les seigneurs, tous les chevaliers, les populations de provinces entières se retrouvèrent le 31 mars 1146.
Aliénor y suivit son époux ; elle s’y montrait dans sa grâce souveraine ; Louis le Jeune avait oublié sa douleur, ou plutôt elle existait au fond de son cœur, pour augmenter son courage. Le couple royal prit place sur une estrade élevée, à la vue de la multitude ; car toute cette foule était en pleine campagne ; il ne se serait pas trouvé d’édifice assez vaste pour en contenir la dixième partie. A côté du roi siégeait l’abbé Suger dont la politique désapprouvait la croisade, mais dont le génie rassurait la France, car c’est à lui que Louis VII remettait en partant le soin de gouverner. Debout sur le bord de l’estrade, saint Bernard, vêtu de l’habit de Cîteaux, allait porter la parole ; il tenait une croix de bois à la main ; toute sa personne prêchait, si l’on peut s’exprimer ainsi, avant qu’il n’eût commencé, tant la sainteté de sa vie, qu’on lisait dans ses traits et dans sa contenance, disposait à croire à sa parole ; et quand cette parole se faisait entendre, forte, douce, véhémente, pleine de raison et d’enthousiasme, l’effet en était irrésistible.
Le roi prit le premier la croix ; Bernard attacha sur l’habit royal le drap rouge, symbole du vœu du croisé. Aliénor couvrit son épaule du signe sacré ; des clercs distribuèrent les croix à la multitude : elles se trouvèrent bientôt épuisées, quelque soin qu’on eût pris d’en préparer un grand nombre. Alors saint Bernard coupa sa propre robe ; on baisa, comme les vêtements d’un autre saint Paul, la bure grossière du réformateur de Cîteaux, on la recueillit et il s’opéra des miracles. Sur l’ordre du pape, saint Bernard continue sa prédication ; il parcourt l’Allemagne, entraînant les populations ; convertissant, guérissant, édifiant ; renouvelant l’esprit de foi et de piété ; s’opposant courageusement à tous les excès ; les chrétiens voulaient massacrer les Juifs ; un moine sans mission en avait déjà donné le conseil et le signal. « Que faites-vous ? s’écrie saint Bernard ; par quel esprit exterminez-vous les Juifs ? Ne sont-ce pas des lettres vivantes qui annoncent la passion du Sauveur ? Un temps viendra où ils se convertiront, et ce n’est pas en vain que l’Église, au jour du Vendredi-Saint, demande à Dieu qu’il ôte le voile de leurs cœurs. Gardez-vous de leur enlever la vie ; ne vous préparez pas à une mission sainte par des homicides ».
Il persuada Conrad III, empereur du Saint Empire romain germanique, de se croiser, disant que c’était là le miracle des miracles tant l’empereur avait d’abord apporté d’opposition à ce départ. Louis VII, avant de partir, conduisit Aliénor dans les principales villes, où les deux époux renouvelèrent et confirmèrent les privilèges féodaux. La reine resta surtout longtemps à Poitiers, et le roi fit à l’église de Saint-Hilaire don de la chapelle du Palais des ducs. Quand Aliénor quitta ces riches provinces elle se vit comblée des bénédictions du peuple.
Ses ordonnances témoignent de son habileté. La première semaine de la Pentecôte (14 juin 1147), après avoir pris l’oriflamme à Saint-Denis, Louis le Jeune franchit les murs de Paris : la reine le suivait à petites journées en la compagnie de ses nobles dames. On se conforma peu, dans la sainte entreprise, aux avis de l’abbé de Cîteaux : « Point de chiens, point d’oiseaux de chasse, point de femmes de mauvaise vie ; point de divertissements profanes ». Loin de là, dès le départ, l’armée offrait le spectacle des plus honteux scandales ; Aliénor donnait l’exemple de la légèreté et de la dissipation.
Arrivée à Constantinople, où l’empereur Manuel Ier aurait bien voulu éconduire les Croisés, et de là passant en Asie, la reine s’occupa peu du sérieux de la croisade. Déjà on avait essuyé bien des malheurs ; l’armée de Conrad, qui était arrivée la première en Syrie, s’y était vue décimée par les maladies, par la faim et par la soif. Louis conduisait la sienne en assez bon ordre ; mais il était trompé par les guides que lui avaient donnés les Grecs. Arrivé vers le milieu de l’Asie Mineure, non loin d’lconium, il avait prescrit une marche convenable : Aliénor était portée dans sa litière en avant du corps d’armée ; elle suivait la hauteur ; elle découvre une vallée délicieuse, entrecoupée d’eaux vives et plantée d’arbres.
Elle veut y descendre. Le porte-oriflamme Geoffroy de Rançon, seigneur de Taillebourg, a l’imprudence d’y consentir. Mais, à peine a-t-on franchi la montagne, à peine Aliénor et ses dames se reposent-elles, assises sous un ombrage si rare dans le désert, les Sarrasins, cachés en embuscade derrière la vallée, paraissent tout à coup et enveloppent l’armée ; Aliénor n’échappe que par les efforts inouïs de ses chevaliers, et, quand le roi arrive, il trouve ses soldats en fuite ou défaits ; ceux qu’il amène, fatigués de la marche, obligés de combattre quand ils comptaient sur le repos, sont vaincus. Lui-même, pour défendre sa vie, est contraint de chercher un refuge sur un arbre adossé au rocher : il y reste jusqu’au jour.
Tandis que, dévoré d’inquiétude et de chagrin, ignorant le sort de la reine, pleurant son armée, Louis veille dans cet asile peu assuré, il est attaqué à la lueur des étoiles mais abat d’un coup de son épée la main du premier des sept ennemis ; la lutte s’engage terrible, acharnée ; elle dura quatre heures, pendant lesquelles le roi se défendit avec une valeur désespérée. A la fin, ses opposants lâchent prise : « C’est un fier chrétien, disent-ils sans le connaître, et nous l’avons assez combattu ».
Echappé à un si grand danger, Louis continua sa route ; il retrouva Aliénor non loin de Dorylée, et l’empereur Conrad à Tarse. Telle était la douleur de ces deux monarques, qui avaient vu périr leur armées presque avant d’avoir combattu, qu’au moment où ils s’abordèrent, ils ne purent que tomber en sanglotant dans les bras l’un de l’autre sans proférer une parole. Quand on apprit cette défaite à Paris, le peuple accusa saint Bernard, et lui reprocha avec amertume d’avoir conseillé une entreprise que Dieu ne protégeait pas. Dans ses lettres, saint Bernard en montre une vive douleur ; il dit qu’il a cru agir par l’esprit de Dieu, mais que les péchés des Croisés ont sans doute mis obstacle à l’accomplissement de l’entreprise.
De Tarse, Louis, presque sans armée, passa sur des vaisseaux jusqu’à Antioche. Raimon de Toulouse y régnait ; il était oncle de la reine Aliénor et mit le plus grand empressement à recevoir ses hôtes comme souverains et comme parents. Ces chrétiens d’Orient, sans quitter absolument les coutumes européennes, ne pouvaient rester étrangers aux usages de l’Asie ; il résultait de là un mélange original et piquant qui donnait un caractère particulier aux fêtes, aux mœurs, aux habitudes. Aliénor se livra sans réserve au plaisir des fêtes que lui offrait son oncle.
Dédaigneuse et folâtre, la reine paraissait insulter par sa gaîté à la tristesse de Louis : tant de légèreté choquait le roi ; bientôt les soins de Raimon parurent dépasser les égards d’un oncle et le respect d’un vassal ; la jalousie de Louis s’éveilla : Raimon lui demandait des secours contre le sultan d’Iconium. « J’ai fait vœu, répondit Louis, de ne guerroyer contre qui que ce fût, jusqu’à ce que j’aie accompli mon pèlerinage à Jérusalem ». Le duc d’Antioche pressa la reine de solliciter pour lui. Le roi manifesta son indignation.
Quoi ! vous comptez pour si peu l’accomplissement d’un vœu ?... Quel intérêt vous presse pour Raimon ? Nous avons séjourné trop longtemps à sa cour ; il est temps de partir.
Partez, dit Aliénor ; pour moi je n’ai pas fait de vœu, et je reste ; que prétendez-vous en alliant tant d’austérité […]Sources :- Gilbert PERESSE (gigiperesse ), https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali%C3%A9nor_d%27Aquitaine
- Base collaborative Pierfit (pierfit )
- WIKIPEDIA, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali%C3%A9nor_d%27Aquitaine
- 1er août 1137 :
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Mariage (avec Louis VII DE FRANCE) - Bordeaux, 33000, Gironde, Aquitaine, FRANCE
Louis VI le Gros marie son fils aîné âgé de 16 ans. Louis VII le Jeune épouse à Bordeaux (Cathédrale Saint-André) le 25 juillet 1137 Aliénor, fille et unique héritière du Duc d'Aquitaine. Leurs enfants sont :
Marie de France (1145-11 mars 1198), qui épousera en 1164 Henri Ier le Libéral, Régente du Comté de Champagne de 1190 à 1197,
Alix de France (1150-1195) qui épousera épouse Thibault V de Blois (1129-1191), Comte de Blois en 1152.
Ce mariage ramène dans le giron du royaume de France tout le grand Sud Ouest de la Loire aux Pyrénées :
Aunis,
Saintonge,
Poitou,
Angoumois,
Guyenne,
Gascogne,
Marche,
Auvergne,
Périgord,
Agenais,
un quart du territoire actuel de la France…
Répudiation d'Aliénor d'Aquitaine par Louis VII le Jeune
Concile de Beaugency
Conseiller du roi, Samson de Mauvoisin participe à la dissolution du mariage de Louis VII le Jeune et d'Aliénor d'Aquitaine.
Répudiée en fait pour inconduite, Aliénor d'Aquitaine est officiellement répudiée par Louis VII le Jeune le 18 mars 1152 pour ne lui avoir donné aucun fils.
Le mariage est annulé par le concile de Beaugency le 18 ou le 21 mars 1152 sous le prétexte que son mariage a été réalisé sans dispense de consanguinité alors qu'elle est cousine de son mari au 12e degré (pour la religion au 6e degré) car ils ont pour ancêtre commun Robert II le Pieux. - 25 mai 1152 :
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Mariage (avec Henri II Plantagenêt D'ANGLETERRE) - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
mariage célébré dans l'intimité (cathédrale Saint-Pierre de Poitiers). Lui a 19 ans et elle 30 ans.
Moins de 2 mois après la répudiation d'Aliénor, Henri II Plantagenêt épouse à Poitiers le 18 mai 1152 Aliénor d'Aquitaine à Poitiers.
Leurs enfants sont :
Guillaume Plantagenêt de Blois (1152-1156),
Henri Plantagenêt le Jeune (28 février 1155-11 juin 1183),
Mathilda ou Mathilde Plantagenêt (juin 1156-28 juin 1189) qui épousera le 1er février 1168 Henri III Welf le Lion,
Richard Cœur de Lion (8 septembre 1157-26 mars 1199), Roi d'Angleterre,
Geoffroy II de Bretagne (1158 ou 1159-19 août 1186), Duc de Bretagne, qui épousera en 1181 Constance de Richemond,
Aliénor d'Angleterre (1162-1214) qui épousera en 1176 ou en septembre 1177 Alphonse VIII le Noble,
Jeanne Plantagenêt ou Jeanne de Fontevraud (octobre 1165-24 septembre 1199) qui épousera :
en 1176 Guillaume II le Bon,
en 1196 Raymond VIII de Toulouse,
Jean Plantagenêt, dit Jean-Sans-Terre (24 décembre 1166-18 octobre 1216), Roi d'Angleterre et d'Irlande, qui épousera :
en 1189 Isabelle de Gloucester,
en 1200 Isabelle d'Angoulême.
Cette union fonde les bases de l'empire angevin et remet en cause l'union contre nature du nord et du sud du royaume de France.
Déjà Duc de Normandie et Comte d'Anjou, Henri II Plantagenêt s'empare ainsi du duché d'Aquitaine et de l'ensemble des fiefs d'Aliénor.
L'Aquitaine lie son destin au royaume d'Angleterre sans toutefois en faire jamais partie.
La vicomté de Thouars se retrouve enclavée au milieu de l'Empire angevin.
Bientôt les régions côtières les plus accessibles de ses domaines deviennent les portes d'entrée en France des troupes anglaises qui agissent alors en terrain conquis… les agents du fils britannique viennent collecter les impôts de plus en plus lourd dans ces régions côtières, Aunis Saintonge et les îles de l'Archipel charentais.
Cela amène très rapidement des révoltes locales puis plus généralisées… la destruction de villages et de châteaux par les troupes anglaise amène Aliénor a se rebiffer et à émettre des protestations qui sont très mal prise par son roi d'époux qui affirme qu'en fait elle veut favoriser son fils aîné et préféré Richard Cœur de Lion qui d'ailleurs prend un temps la tête de la révolte, soutenu par Louis VII le Jeune.
Henri II Plantagenêt a également comme enfants :
Morgan Plantagenêt (de Nest)
Guillaume Longue-Épée (mort en 1226), Comte de Salisbury - 8 avril 1204 :
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Décès - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
ou 31/3/1204
Aliénor d'Aquitaine, installée, à Poitiers finit sa vie en gérant avec beaucoup de clairvoyance et humanité ses fiefs.
Aliénor d'Aquitaine est choquée de la conduite scandaleuse de son dernier fils Jean-Sans-Terre. En 1200, elle décidé malgré ses 78 ans de traverser les Pyrénées malgré un hiver très rigoureux pour amener sa petite fille Blanche au fils aîné de Philippe II Auguste afin de les marier.
Au carême 1200, Aliénor d'Angleterre accueille sa mère.
Aliénor d'Aquitaine meurt le 31 mars 1204. Elle est inhumée dans le caveau familial de l'Abbaye de Fontevraud où elle rejoint Henri II Plantagenêt et Richard Cœur de Lion. - 8 avril 1204 :
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Inhumation - Fontevraud-L'Abbaye, 49590, Maine-et-Loire, Pays de la Loire, FRANCE
Aliénor d’Aquitaine, fut répudiée et épousa en seconde noce le roi d’Angleterre Henri II : elle repose avec lui sous un gisant polychrome de l’abbaye de Fontevrault (49)
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Même nom, même prénom, née à peu près la même année : des cousins ont peut-être retrouvé d'autres ancêtres de cette famille.
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D'AQUITAINE Aliénor
1123 – 1204
· Bordeaux
Arbre « Le Moal-Joubel » de LeDuke -
D'AQUITAINE Aliénor
1122 – 1204
Arbre « Arbre de la famille Lacroix » de Olilac -
D'AQUITAINE DUCHESSE D'ANGLETERRE Aliénor
1122 – 1204
· Nantes
Arbre « du Laurent de Montbrun » de Landry -
D'AQUITAINE Aliénor
1122 – 1204
Arbre « Arbre CHRISTE-BECAT-MATEÜ » de roger64