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Henri II Plantagenêt D'ANGLETERRE ◉ Sosa : 29 313 184

Henri II Plantagenêt D'ANGLETERRE

◉ Sosa : 29 313 184

  • dit « Courte Manche »
  • Né le 12 mars 1133 - Le Mans, 72000, Sarthe, Pays de la Loire, FRANCE
  • Décédé le 13 juillet 1189 - Chinon, 37500, Indre-et-Loire, Centre, FRANCE, à l'âge de 56 ans
  • Inhumé - Fontevraud-L'Abbaye, 49590, Maine-et-Loire, Pays de la Loire, FRANCE
  • Roi d'Angleterre (25 octobre 1154 - 6 juillet 1189), Duc de Normandie (1150-1189), Comte d'Anjou, du Maine et d'Aquitaine (Guyenne) (1151-1189)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

12 mars 1133 :
Naissance - Le Mans, 72000, Sarthe, Pays de la Loire, FRANCE
roi d'Angleterre (1154-1189), duc de Normandie (1150-1189), comte d'Anjou, de Tours et du Maine, suzerain d'Irlande (1171-1174), gardien du Duché de Bretagne (1166-1175)
Chevalier (armé 1149 à Carlisle par son grand oncle David, Roi d’Ecosse) duc de Normandie (1150), comte d’Anjou, de Tours et du Maine (1151), duc d’Aquitaine (1152), Roi d’Angleterrev(désigné comme successeur par Etienne de Blois 06/11/1153 ;couronné à Westminster 19/12/1154

Henry ou Henri II Plantagenêt, dit Courtemanche (Curtmantle), naît au Mans le 5 mars ou mai 1133, fils de Geoffroy V Plantagenêt dit le Bel, Duc de Normandie, et de Mathilde l'Emperesse. Il est surnommé Curtmantle à cause des manteaux courts qu'il portait, contrairement à la mode normande de l'époque des manteaux longs

L'enfance d'Henri II se déroule dans une atmosphère de guerre en raison de la lutte de ses parents pour retrouver leur héritage usurpé par Étienne de Blois.

Notes individuelles

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_II_(roi_d%27Angleterre)

Le 19 décembre 1154, Henri Plantagenêt (21 ans) et sa femme Aliénor d'Aquitaine (32 ans) ceignent la couronne d'Angleterre
C'est le résultat d'un incroyable concours de circonstances.

34 ans plus tôt, à la Noël 1120, un navire, la Blanche Nef, faisait naufrage au large de l'Angleterre avec, à son bord, les fils du roi Henri 1er Beauclerc.
Celui-ci était le fils cadet de Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, que l'on appela plus tard le Conquérant en raison de son débarquement triomphal en Angleterre.
Il était devenu roi d'Angleterre après avoir évincé Robert Courteheuse, son frère aîné, pendant qu'il était à la Croisade!
Désespéré par la perte de ses fils, Henri Ier Beauclerc désigne sa fille Mathilde pour héritière.
Celle-ci épouse d'abord l'empereur d'Allemagne.
Devenue veuve, elle est remariée par son père au comte d'Anjou, Geoffroi le Bel (le surnom de «Plantagenêt» lui vient de son père qui avait coutume de porter une branche de genêt piquée dans son chapeau!).

Quand meurt Henri Ier, c'est néanmoins son neveu, Étienne de Blois, qui hérite de la couronne. Le nouveau roi n'a de cesse de combattre les prétentions de Mathilde.
Mais en 1153, Étienne perd son fils unique et se résigne à désigner le fils de Mathilde et Geoffroi pour lui succéder.

L'empire angevin
Le nouveau roi inaugure la dynastie des Plantagenêts sous le nom de Henri II.
Il a épousé l'année précédente la duchesse Aliénor d'Aquitaine, après qu'elle eût divorcé de son premier époux, le roi de France Louis VII.
C'est ainsi qu'il apporte au royaume d'Angleterre un vaste domaine qui couvre l'Ouest et le Sud-Ouest de la France et auquel on donnera le nom d'?Empire angevin?.
Mais cet empire survivra moins de dix ans à la mort d'Henri II. Il sera victime des querelles entre les fils du roi, de l'habileté de Philippe Auguste ainsi que du caractère irascible du roi lui-même, à l'origine de la mort de son ex-ami, Thomas Becket.
L'avènement des Plantagenêt sera à l'origine d'un très long contentieux entre la France et l'Angleterre, marqué par deux Guerres de Cent Ans (au XIIIe siècle sous les règnes de Philippe Auguste, Louis VIII et Saint Louis, et plus tard, aux XIVe et XVe siècles, sous les règnes de Philippe VI, Jean II, Charles V, Charles VI et Charles VII).
Le contentieux ne sera clos qu'avec la prise de Calais, dernière possession anglaise sur le Continent, le 6 janvier 1558.
http://www.herodote.net

Notes de Déméter :
Annuaire de la Manche T2 1830 p57
La cathédrale d'Avranches finit par s'écrouler (après 1699).Il n'en restait plus qu'un pilier,et la pierre sur laquelle s'agenouilla Henri II,roi d'Angleterre et duc de Normandie,lorsqu'en 1172,il fit amende honorable en présence de deux légats du pape,à l'occasion du meurtre de Thomas Becquet (1),archevêque de Cantorbery,tué dans son église par quatre gentilshommes de la suite du roi.

Noblesses de l'espace Plantagenêt (1154-1224): table ronde tenue à Poitiers le 13 mai 2000 par Martin Aurell 2001
En 1187,quelques mois après la mort de Geoffroi,Henri II envoie ses troupes récupérer le château de Morlaix dont Hervé de Léon (1) vient de s'emparer,et il impose à Constance (1)d'épouser Ranulf de Chester,l'un de ses proches.Il garde,d'une manière aussi autoritaire,Aliénor,la fille aînée de Geoffroi et Constance,en Angleterre,en guise d'otage pour empêcher toute tenative d'émancipation dynastique de la part du duché.

Henri II d'Angleterre (5 mars 1133 - 6 juillet 1189), comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie, roi d'Angleterre (1154 1189), dit parfois Henri Court-manteau (Curtmantle) à cause du vêtement court et pratique qu'il affectionnait. Il est le premier roi de la dynastie des Plantagenêts.

CHÂTEAU DE LOCHES :

Le donjon de Loches est un château fort, de la première moitié du xie siècle, qui se dresse dans le Val de Loire, sur la commune de Loches dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire, au cœur de la Cité Royale. Cette Cité comprend, outre le donjon, le logis royal et la collégiale Saint-Ours. Au titre des monument historique ; le château fait l'objet d'un classement par la liste de 1862 ; la porte de l'enceinte du château fait l'objet d'un classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; l'ancien palais royal (logis royal) fait l'objet d'un classement par liste de 1889 ; la partie d'enceinte Nord-Ouest dominant la rue des Fossés-Saint-Ours et reliant la porte principale du château à la base du logis royal au Nord fait l'objet d'une inscription par arrêté du 8 août 1962

Même si des traces de l'occupation romaine sont attestées dans les environs de Loches, il n'existe aucun vestige antérieur à la tour carrée du xe siècle. La première trace d'un château sur l'emplacement actuel est signalée par Ursus de Cahors en 491, qui évoque un castrum, il s'agissait vraisemblablement d'un camp fortifié comportant un donjon en bois2. Saint-Ours fit construire un moulin prés du monastère et y vécut jusqu'à sa mort en 508. En 742, la place est prise par les forces de Pépin et Carloman, qui répriment la révolte de Hunald, duc d'Aquitaine. Le château est alors complètement rasé.

Lorsque Louis le Bègue, fils de Charles le Chauve, fit de Tours une préfecture royale, il en nomma Ingelger préfet. En reconnaissance de ses services, il lui donne une partie du comté d'Anjou et lui fait épouser la fille du comte de Gatinais. Leur fils Foulques le Roux épousera Roscille de Loches qui lui apportera la forteresse de Loches. C'est ainsi que naîtra la puissante famille des comtes d'Anjou. Le donjon fut réalisé par Foulques Nerra, quatrième comte d'Anjou. Une analyse dendrochronologie réalisée sur des restes de poutres situe la construction entre 1013 et 10353. Au xiie siècle, Henri II Plantagenêt fait ériger les magnifiques remparts et les douves qui entourent la ville haute, les chefs-d’œuvre de cette époque toujours visibles actuellement. Donné à Philippe-Auguste par Jean Sans Terre, en 1193, Il est repris par Richard Cœur de Lion l'année suivante, lors d'un siège de trois heures, selon une légende.

Le donjon est repris aux Anglais par Philippe II de France en 1205. À cette date, Loches intègre le domaine royal, et le château ne connaitra plus d'affrontement militaire majeur. Il est utilisé comme prison à partir du xve siècle par Louis XI et ce jusqu'en 1926. Durant la Révolution américaine, la France finança et se battit avec les Américains contre l'Angleterre et Louis XVI utilisa le château de Loches comme prison pour les anglais capturés. Durant la Révolution française, le château fut pillé et sévèrement endommagé. Des restaurations majeures commencèrent en 1806 mais encore aujourd'hui certaines parties sont encore en ruines. Propriétés de la commune de Loches, le château et l'ancienne collégiale Saint-Ours adjacente sont ouverts au public.

D'une force peu commune, perpétuellement en mouvement mais très cultivé, Henri II passa sa vie à rétablir les droits acquis du temps de son grand-père maternel Henri Ier d'Angleterreet à maintenir son héritage territorial.

Il naît au Mans, dans le comté du Maine, domaine de son père, Geoffroy V le Bel dit Plantagenêt. Sa mère, Mathilde dite l' " Emperesse ", est la fille du roi Henri Ier d'Angleterre et son héritière désignée, mais son cousin, Étienne de Blois, comte de Boulogne s'empare du trône d'Angleterre à la mort du roi Henri Ier d'Angleterre en 1135. En 1150, il reçoit le duché de Normandie de son père, et quand celui-ci meurt en 1151, il devient comte d'Anjou et du Maine.Le 18 mai 1152, il devient duc d'Aquitaine par mariage en épousant Aliénord'Aquitaine à Poitiers après le constat de nullité du mariage de celle-ci avec le roi de France Louis VII le Jeune au concile de Beaugency.

Il a plusieurs enfants de son mariage avec Aliénor d'Aquitaine.

Le 6 novembre 1153, par le traité de Wallingford, il est reconnu comme successeur du roi Étienne d'Angleterre. Quand ce dernier meurt le 25 octobre 1154, il accède au trône d'Angleterre sous le nom d'HenriII. Le dimanche 19 décembre suivant, il est couronné à l'abbaye de Westminster.

Il introduit quelques réformes religieuses et légales. En 1155, il nomme Thomas Becket chancelier.

En 1156, il s'empare de la vicomté de Thouars maîtrisant ainsi les communications entre le nord-ouest et le sud-ouest de la France.

En 1159, poursuivant une politique expansionniste, il assiège Toulouse avec l'aide de Raimond Berenger IV comte de Barcelone et prince d'Aragon. Louis VII vient au secours de Raymond V de Toulouse son beau-frère. HenriII se retire en annexant une partie du Quercy et Cahors.

En 1172, au synode de Cashel, Henri II force l'Irlande à se soumettre à l'autorité de l'Eglise catholique romaine et met fin aux pratiques d'un christianisme celtique.

Deux affaires vont considérablement ternir son règne :

Le conflit avec son ancien chancelier Thomas Becket . Ce dernier s'oppose à l'abolition de privilèges ecclésiastiques, notamment judiciaires, et à l'emprise plus importante du roi sur l'Église d'Angleterre. L'assassinat de l'archevêque, dans sa cathédrale de Cantorbéry, en 1170, par des chevaliers pensant ainsi faire plaisir au roi, entame grandement l'autorité royale.

Le partage de son considérable territoire entre ses fils. Impatients d'hériter, ses fils se révoltent contre lui avec l'aide de leur mère, du roi de France, du roi d'Écosse Guillaume le Lion et des comtes de Blois, de Boulogne et de Flandre. Il emprisonne Guillaume le Lion après sa défaite en 1174 à la bataille de Alnwick. Son épouse est également soumise à une longue captivité.

Son prestige devient considérable en Europe. Le nouveau roi de France, Philippe Auguste est en revanche bien décidé à combattre Henri II dont l'immense territoire menace le royaume capétien. Le roi de France obtient dans son combat l'appui des deux fils de Henri II, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. Par le traité d'Azay-le-Rideau du 4 juillet 1189, Henri II doit reconnaître son fils Richard commeseul héritier. Il meurt seul quelques jours plus tard dans son château de Chinon. Il est inhumé à l'abbaye de Fontevrault.

L'enfance d'Henri II se déroule dans une atmosphère de guerre civile en raison de la lutte de ses parents pour récupérer leur héritage usurpé par Étienne de Blois. D'une force physique considérable et très grand, ses colères sont redoutables, et il adore la chasse. Très impulsif, il ne se soumet à aucun emploi du temps. Il s'habille simplement, souvent en chasseur avec un faucon au poignet.

Étonnamment, Henri II est un homme très cultivé. Il parle plusieurs langues, aime se retirer pour lire, prend plaisir à des discussions intellectuelles. Il n'en reste pas moins très abordable.

Henri II perfectionne l administration de son royaume. Il s entoure de conseillers (flamands, normands, poitevins, anglais). Son pouvoir est renforcé par l onction de l Église. Au sommet de l État, se distinguent la Cour (Curia Regis),composée des grands vassaux laïques et ecclésiastiques, et les grands offices aux fonctions précises (Chancellerie, Échiquier et Trésorerie).La Chancellerie a la responsabilité de la rédaction de tous les diplômes royaux (Act). L Échiquier,devant lequel les shérifs viennent déposer leurs comptes, se scindesous Henri II en un Bas-Echiquier, ou Trésorerie, chargé de l administration courante, et un Haut-Echiquier, faisant office de chambre des Comptes. Enfin, le Ban du Roi, bientôt secondé de la Cour desPlaids Communs, rend la justice au nom du souverain. À sa tête, le Grand Justicier remplace le roi pendant ses absences. Un droit anglais, unique et centralisé, s affirme sur les coutumes locales (common law).

Le 18 mai 1152 à Poitiers, il épouse Aliénor d'Aquitaine qui lui donne huit enfants :

-Guillaume Plantagenêt (17 août 1153 1156)?; -Henri dit Henri le jeune roi (1155 1183), épouse Marguerite de France, fille du roi de France, Louis VII; -Mathilde(1156 1189), épouse Henri le Lion ( † 1195), duc de Saxe et de Bavière en 1168?; -Richard (1157 1199), qui succède à son père sous le nom de Richard Ier, et surnommé Cœur de Lion. En 1191, il épouse Bérengère (1163 1230), filledu roi de -Navarre Sanche VI; -Geoffroy (1158 1186), duc de Bretagne. En 1181, il épouse Constance de Richemont ( † 1201)?; -Aliénor (1161 1214). En 1177, elle épouse Alphonse VIII de Castille (1155 1214)?; -Jeanne (1165 1199), épouse Guillaume II roi de Sicile,puis Raymond VI comte de Toulouse. Veuve une seconde fois, elle devient abbesse à Fontevraud; -Jean dit Jean sans Terre (1166 1216), roi d'Angleterre (1199-1216). En 1189, il épouse Isabelle ( † 1217), fille du duc de Gloucester, divorce en 1200, puis épouse Isabelle(1188 1246), fille du comte d'Angoulême, en 1200.

Henri eut aussi des enfants illégitimes. Il eut une liaison notoire avec Rosemonde Clifford, la belle Rosemonde, qui débuta probablement vers 1165, durant une de ses campagnes galloises, et continua jusqu'à lamort decelle-ci en 1176. Henri ne la reconnut pas comme maîtresse avant 1174, c'est-à-dire au moment où il emprisonna sa femme. C'est à cette époque qu'il négocia pour faire annuler son mariage afin d'épouser Adèle, fille de Louis VII,qui était déjà promise à son fils Richard. Au contraire de Rosemonde, Adèle aurait donné naissance à un fils illégitime d'Henri.Il eut aussi quelques enfants illégitimes de diverses maîtresses, et sa femme éleva plusieurs de ces enfants dans la nurserie royale, en compagnie de ses propres enfants. Certains restèrent dans la proximité de la famille royale à l'âge adulte. Parmi eux: -Geoffrey (1151 1212), évêque de Lincoln (1173-1181), chancelier d'Angleterre (1181-1189),puis archevêque d'York (1189-1212), fils d'Ikenai?; -Guillaume de Longuespee (1176 1226), 3e comte de Salisbury en droit de sa femme; -Morgan (après 1180 après 1213), élu évêque de Durham en 1213, mais le pape Innocent III refusa de le consacrer à cause de son illégitimité. Fils de Nesta.

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Henry ou Henri II Plantagenêt, dit Courtemanche (Curtmantle), naît au Mans le 5 mars ou mai 1133, fils de Geoffroy V Plantagenêt dit le Bel, Duc de Normandie, et de Mathilde l'Emperesse. Il est surnommé Curtmantle à cause des manteaux courts qu'il portait, contrairement à la mode normande de l'époque des manteaux longs

L'enfance d'Henri II se déroule dans une atmosphère de guerre en raison de la lutte de ses parents pour retrouver leur héritage usurpé par Étienne de Blois.

Expédition de Henri II Plantagenêt en Angleterre
Henri II Plantagenêt, âgé de 14 ans, conduit de sa propre initiative une opération en Angleterre, dès 1147, reprenant audacieusement à son compte la lutte de sa mère Mathilde l'Emperesse contre Étienne de Blois.
Cet épisode restera sans conséquences mais déjà, pour les barons normands, Henri II Plantagenêt est un prince plus facilement accepté que Geoffroy V Plantagenêt, son père, l'ancien ennemi.
De 1147 à 1148 le conflit se rallume un temps dans l'évêché de Bayeux, mais Geoffroy V Plantagenêt rend justice à l'évêque contre ses propres partisans.

Campagne anglaise d'Henri II Plantagenêt
En 1149 et 1150, Réginald de Dunstanville apporte son soutien à la campagne anglaise d'Henri II Plantagenêt.

Adoubement d'Henri II Plantagenêt
Le 22 mai 1149, Henry de Northumberland parraine l'adoubement d'Henri II Plantagenêt.

Henri II Plantagenêt Duc de Normandie
Geoffroy V Plantagenêt, populaire en Normandie, cède le duché à son fils Henri II en 1150.
Geoffroy V Plantagenêt - plaque tombale en cuivre et émail champlevée - musée de Tessé au Mans

Mort de Geoffroy V Plantagenêt
Henri II Plantagenêt Comte d'Anjou
Hommage d'Henri II Plantagenêt au Roi de France
Dans son testament, Geoffroy V Plantagenêt stipule que son second fils Geoffroy VI d'Anjou sera Comte d'Anjou et du Maine si son fils aîné Henri II Plantagenêt parvient à devenir roi d'Angleterre.
Geoffroy V Plantagenêt meurt à Château-du-Loir au Mans le 7 septembre 1151 d'un refroidissement suite à une baignade dans le Loir.
Il est inhumé dans la cathédrale du Mans (Saint-Julien du Mans).
La plaque tombale, ciselée peu avant 1160, est commandée par Guillaume de Passavant, évêque de la ville.
C'est la plus grande pièce (63 x 34 cm) qu'ait laissé le Moyen Âge occidental.
Mathilde L'Emperesse, sa femme, bien que plus âgée lui survit.
Henri II Plantagenêt devient Comte d'Anjou en 1151.
Les partisans d'Étienne de Blois tentent d'en profiter pour soulever le comté de Mortain, occupant un temps la forteresse du Teilleul qui leur est reprise.
Venu prêter hommage au roi de France pour le duché de Normandie en 1151, Henri II Plantagenêt rencontre Aliénor d'Aquitaine.
Jean Ier de Vendôme se retrouve à combattre dans le camp anglais contre Louis VII le Jeune.

Campagne contre la Normandie
En juin 1152, Louis VII le Jeune lance une offensive sur la frontière de l'Eure contre la Normandie d'Henri II Plantagenêt en compagnie du frère cadet d'Henri.
Mais l'un et l'autre sont tenus en échec par ce dernier.
A partir de 1152, Rotrou IV du Perche combat Henri II Plantagenêt aux côtés de Louis VII le Jeune.
Rotrou IV du Perche est contraint de céder Moulins et Bonsmoulins au roi d'Angleterre.

Défaite d'Henri II Plantagenêt
En 1153, Henri II Plantagenêt est battu par la garnison de Hamelin de Fréteval.

Débarquement Henri II Plantagenêt en Angleterre
Fort de ses domaines continentaux, Henri II Plantagenêt débarque finalement en Angleterre en 1153 pour revendiquer la couronne d'Angleterre.
Réginald de Dunstanville rejoint son armée et participe à la suite de ses campagnes.
Une trêve suit les premières escarmouches.

Mort d'Eustache IV de Boulogne
Guillaume de Blois Comte de Boulogne, de Mortain et de Surrey
Mort de Simon II de Saint-Lis
Traité de Westminster
Complot contre Henri II Plantagenêt
Étienne de Blois a bâti des contre-châteaux près de Wallingford pour attaquer un soutien de Mathilde retranché dans le château de Wallingford.
Henri II Plantagenêt vient en renfort et attaque ces contre-châteaux.
Une bataille rangée est attendue entre les deux camps, mais certains nobles, lassés de cette guerre civile interminable qui dure depuis 1135, s'interrogent sur la futilité de ce conflit sans fin.
Étienne de Blois est convaincu et des négociations s'engagent.
Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt discutent, chacun d'un côté d'un cours d'eau (peut-être la Tamise, au niveau d'un gué), et un accord verbal sur une trêve est trouvé.
Réginald de Dunstanville est présent aux côtés Henri II Plantagenêt lors des négociations du traité.
Eustache IV de Boulogne, fils d'Étienne de Blois, apprenant l'accord, entre dans une colère noire après son père et quitte la cour.
Quelques jours plus tard, le 10 août 1153, Eustache IV de Boulogne meurt subitement, peut-être empoisonné.
Guillaume de Blois devient Comte de Boulogne, de Mortain et de Surrey.
Simon II de Saint-Lis, comte de Northampton et d'Huntingdon, lui aussi très opposé à tout accord, meurt la même semaine d'une maladie semblable.
La disparition de ces 2 farouches opposants lève les obstacles à un accord entre les deux parties.
Le traité, initié à Wallingford, formellement écrit à Winchester, est finalisé à l'abbaye de Westminster.
Ce traité, parfois aussi appelé traité de Wallingford ou traité de Winchester, est conclu le 6 novembre 1153 entre Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt.
Guillaume d'Aubigny contribue à la conclusion de ce traité qui met fin à l'Anarchie.
Fin novembre 1153, une assemblée publique de seigneurs et barons se tient à Winchester.
Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt s'y retrouvent.
Étienne de Blois reconnait Henri II Plantagenêt pour fils, et Henri II Plantagenêt reconnait Étienne de Blois pour père.
Les principaux articles du traité stipulent :
Qu'Étienne de Blois reste roi d'Angleterre jusqu'à sa mort, et qu'Henri II Plantagenêt garde le duché de Normandie.
Après le décès d'Étienne de Blois, Henri II Plantagenêt sera proclamé héritier successeur au trône d'Angleterre.
Que les nobles et autres, quelles qu'aient été leurs positions durant la guerre civile, ne sont pas inquiétés et qu'ils pourront continuer à jouir de leurs terres, possessions et existences suivants leurs anciens droits et titres.
Qu'Étienne de Blois doit récupérer et reprendre en main toutes les parties et parcelles qui constituent l'héritage de le couronne, qu'il a distribuées ou qui ont été usurpées par quelque personne que ce soit.
Et que toutes les possessions qui ont été prises par la violence aux justes propriétaires, depuis le règne d'Henri II Plantagenêt leur seront rendues.
Que tous les châteaux, qui ont été construits par quelque personne que ce soit, au contraire de la raison et de l'ordre, sous le règne d'Étienne de Blois, devront être détruits.
1115 châteaux sont concernés.
Que Guillaume de Blois, le très jeune fils d'Étienne de Blois, jurera fidélité à Henri II Plantagenêt, le reconnaissant comme successeur légal à la couronne.
La ville de Norwich, et diverses autres terres qui appartenaient à son père lui sont cédées, avec le consentement de son frère adoptif Henri II Plantagenêt.
Qu'Étienne de Blois doit réparer tous les désordres apportés par la guerre.
Rétablir les fermiers dans leurs fermes, réparer les bâtiments en ruine, remettre du bétail dans les pâturages, des moutons sur les collines, etc.
Que le clergé pourra continuer à jouir de ses biens tranquillement, et ne serait pas oppressé.
Que la justice locale, à travers les shérifs doit être restaurée, sans qu'aucun passe-droit ne soit permis.
Que les soldats devront transformer leurs épées en charrues, leurs lances en pioches etc.
Qu'une seule sorte de monnaie d'argent circulera dans le royaume.
Le traité de Wallingford confirme à Guillaume de Blois la possession du comté de Surrey et des terres baronniales qui appartenaient à son père.
Étienne de Blois emmène Henri II Plantagenêt à Londres.
La nouvelle s'étant propagée, la population les acclame.
L'accord final est signé à l'abbaye de Westminster, le 25 décembre 1153.
Le chroniqueur Gervase de Canterbury parle d'un complot ayant pour but de faire assassiner Henri II Plantagenêt à Canterbury par des mercenaires flamands.
Guillaume de Blois aurait connaissance du complot.
Le complot étant découvert, Guillaume de Blois prend la fuite et se rend en Normandie.

Nouvelle rencontre d'Étienne de Blois et d'Henri II Plantagenêt
Étienne de Blois promulgue une charte royale au début 1154.
Immédiatement après, Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt rencontrent de nouveau à Oxford où les comtes et barons du royaume sont réunis en assemblée.
Ils jurent fidélité à Henri II Plantagenêt, et le reconnaissent comme successeur.
En avril 1154, Henri II Plantagenêt retourne en Normandie.
Réginald de Dunstanville devient son représentant en Angleterre.

Mort d'Étienne de Blois Roi d'Angleterre
Henri II Plantagenêt Roi d'Angleterre
Étienne de Blois meurt au château de Douvres le 25 octobre 1154.
Il est inhumé dans l'abbaye de Fervesham dans le Kent.
Henri II Plantagenêt est couronné Roi d'Angleterre à l'abbaye de Westminster le 19 décembre 1154.
Guillaume Ier, Baron de Courcy et Écajeul, est maitre d'hôtel d'Henri II Plantagenêt.
Dès lors, malgré une réconciliation passagère, les affrontements sont permanents entre Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt.
Henri II Plantagenêt devenu roi d'Angleterre n'obéit au pas tout de suite au testament de son père car l'Anjou et le Maine coupent en deux ses possessions :
d'une part l'Aquitaine et le Poitou,
d'autre part la Normandie et l'Angleterre.
Henri II Plantagenêt ne donne pas l'Anjou et le Maine à Geoffroy VI d'Anjou, son frère.
Réginald de Dunstanville est l'un des plus proches conseillers laïcs d'Henri II Plantagenêt avec Robert III de Beaumont-le-Roger et Richard de Lucy.
Réginald de Dunstanville n'a pas de fonction officielle dans l'administration, mais son influence est aussi importante que celle du Robert III de Beaumont-le-Roger.
La position dans les Cornouailles de Réginald de Dunstanville n'est pas remise en question par Henri II Plantagenêt, alors que celui-ci a pour politique de réduire autant que possible les pouvoirs des barons de son royaume.
Réginald de Dunstanville est virtuellement indépendant, les shérifs du comté ne répondant que de lui.
Réginald de Dunstanville détient la troisième baronnie du royaume en termes de richesse.
Son contrôle s'étend aussi dans le comté voisin du Devon où ses alliés de la famille de Reviers sont comtes.
Les chroniqueurs contemporains le reconnaissent comme le plus puissant baron du royaume avec le Comte de Leicester.
Parmi ses nombreux neveux figurent:
Guillaume ou William, comte de Gloucester,
Hugues de Kevelioc, comte de Chester,
Roger, évêque de Worcester.

Thomas Becket chancelier
En 1155, Thomas Becket devient l'ami d'Henri II Plantagenêt qui le nomme chancelier.
Il se montre administrateur efficace et bon courtisan.
Il partage les plaisirs du roi et ne se prive pas de taxer les abbayes pour couvrir les besoins de la cour.
En 1155, le Pape Adrien IV donne à Henri II Plantagenêt l'investiture de l'Irlande.
Secrétaire et ami de Thomas Becket, Jean de Salisbury est notamment chargé des relations de l'archevêché avec la papauté.
Jean de Salisbury remplit de nombreuses missions à Rome auprès d'Adrien IV.

Hommage de Henri II Plantagenêt à Louis VII le Jeune
Geoffroy VI d'Anjou Comte d'Anjou et du Maine
Henri II Plantagenêt prête hommage à Louis VII le Jeune pour la Normandie, le Maine, l'Anjou et l'Aquitaine lors d'une entrevue en 1156.
Henri II Plantagenêt attend 1156 pour donner l'Anjou et le Maine à Geoffroy VI d'Anjou, son frère.

Siège de Toulouse
Annexion d'une partie du Quercy et de Cahors par Henri II Plantagenêt
Siège du château de Castelnau
La coalition entre l'Angleterre et l'Aragon rallie plusieurs barons languedociens, les Trencavel, Ermengarde de Narbonne, …
En mars 1159, poursuivant une politique expansionniste, Henri II Plantagenêt réclame la suzeraineté sur le comté de Toulouse et assiège Toulouse avec l'aide de Raymond Berenger IV de Barcelone.
Thomas Becket accompagne Henri II Plantagenêt en Aquitaine
Louis VII le Jeune vient au secours de Raymond VII de Toulouse, son beau-frère, et envoie une armée qui précédé l'anglais et rend Toulouse inexpugnable.
Henri II Plantagenêt trouve la ville fortement défendue.
Après quelques assauts, il l renonce et lève le siège durant l'été et annexe une partie du Quercy et Cahors.
Henri II Plantagenêt fait le siège du château de Castelnau qui dépend de Gerbert II de Castelnau et le force à capituler en 1159.

Entrevues de Henri II Plantagenêt et et de Louis VII le Jeune
En 1160, lors des entrevues suivies est décidé que Henri II devra détruire le château d'Etrepagny

Prise de Vendôme
En 1161, Thibaud V de Blois s'empare de la ville de Vendôme, mal fortifiée, et assiége son château.
Jean Ier de Vendôme et de ses fils : Bouchard IV de Vendôme et Lancelin de Vendôme, lui résistent.
Thibaud V de Blois, est battu par une armée envoyée en secours par Henri II Plantagenêt.
Thibaud V de Blois est obligé de lever le siège.

Confiscation des châteaux de Galérand IV de Beaumont-le-Roger
En 1161, Henri II Plantagenêt s'empare des principaux châteaux normands de Galérand IV de Beaumont-le-Roger : Pont-Audemer, Beaumont-le-Roger, mais il les restitue.
Henri II Plantagenêt goûte peu le soutien du comte à Louis VII le Jeune.

Rencontre entre Frédéric Ier Barberousse et Louis VII le Jeune
Dans le conflit du sacerdoce et de l'Empire, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune prennent le parti du pape Alexandre III.
En 1161, Frédéric Ier Ier Barberousse revient à Vesoul et à Besançon après que ses représentants ont rencontré ceux de Louis VII le Jeune à Saint-Jean-de-Losne pour échanger sur le schisme religieux de l'époque.
Ils se mettent d'accord sur une entrevue commune des souverains pontifes; mais celle-ci n'a pas lieu.

Nouvelle guerre entre Henri II Plantagenêt et Raymond VII de Toulouse
La guerre reprend en 1162 et dure 2 ans sans résultats notables.

Construction de la cathédrale de Poitiers
Henri II Plantagenêt et Aliénor d'Aquitaine font construire la cathédrale de Poitiers à partir de 1162.
La Cathédrale de Poitiers est de style gothique angevin alors que la façade relève plutôt de l'école d'Île de France.
La Cathédrale est encadrée de deux tours dissymétriques.
Elle est percée de 3 portails du XII siècle avec vantaux en bois d'origine.

Exil d'Alexandre III en France
Négociations de Henri II Plantagenêt et et de Louis VII le Jeune avec Frédéric Ier Barberousse
En raison du schisme, Alexandre III et la curie pontificale s'installent à Sens en 1162 sous la protection de Louis VII le Jeune.
Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune ont des politiques discordantes dans les négociations avec l'Empereur Frédéric Ier Barberousse, en 1162.
Le pape Alexandre III cherche à dissiper la tension entre Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune.

Synode de Westminster
Henri II Plantagenêt veut lever des taxes sur les terres d'Église.
Il promulgue à cet effet les Constitutions de Clarendon restreignant la juridiction des tribunaux ecclésiastiques et plaçant l'Église anglaise sous l'autorité du trône.

Constitutions de Clarendon
Thomas Becket accepte dans un premier temps les Constitutions.
Mais dès le synode de Westminster, en octobre 1163, Thomas Becket s'oppose publiquement à Henri II Plantagenêt son ancien ami.
Thomas Becket s'érige en défenseur des libertés de l'Église contre les empiètements du pouvoir royal.

Fuite de Becket en France
Thomas Becket se rétracte à la demande du pape Alexandre III.
En 1164, malgré les concessions obtenues, Henri II Plantagenêt cite Thomas Becket à comparaître devant un parlement convoqué à Northampton, pour se justifier d'une série d'accusations portées contre lui, entre autres d'avoir détourné les deniers publics, pendant qu'il remplissait les fonctions de grand chancelier.
Avec Robert III de Beaumont-le-Roger, Réginald de Dunstanville agit comme intermédiaire entre Henri II Plantagenêt et Thomas Becket.
Thomas Becket est condamné pour forfaiture
Thomas Becket en appelle au pape et se réfugie en France :
à l'abbaye cistercienne de Pontigny où il s'impose l'observance monastique
puis à l'abbaye de Saint Colombe, à Sens, sous la protection de Louis VII le Jeune et du pape Alexandre III.
Son séjour sur le Continent se prolonge pendant 6 ans.

Alliance du Comté de Toulouse avec Gênes
Raymond VII de Toulouse, fait alliance avec Gênes en 1164.
La paix est conclue et Raymond VII se place sous la suzeraineté d'Henri II Plantagenêt.

Entrevue de Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Une nouvelle entrevue des deux rois a lieu à Gisors en 1165, mais Henri II se dérobe à une rencontre avec le pape Alexandre et négocie avec l'Empereur.

Entrevue de Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Une nouvelle entrevue des deux rois a lieu à Nogent-le-Rotrou en 1166.
Thomas Becket lance l'excommunication contre les partisans d'Henri II Plantagenêt.

Siège du château de Fougères
Reconstruction du Château de Fougères
Conan IV de Bretagne provoque des révoltes successives contre Henri II Plantagenêt de beaucoup de ses vassaux conduits par son tuteur Eudes II de Porhoët.
Henri II Plantagenêt dévaste les villes insurgées.
Ainsi, il assiège le château de Fougères dont le seigneur, Raoul II de Fougères a ouvertement pris la tête d'un mouvement de résistance à ses visées.
Le château, valeureusement défendu, est pris de haute lutte et démantelé.
Le donjon est rasé en 1166.
Des fouilles récentes ont découvert les vestiges d'une tour à colombages au sommet du promontoire rocheux autour duquel s'élève le château.
Raoul II de Fougères, sûr de l'intérêt stratégique du site, va reconstruire avec obstination une vaste forteresse aux solides et hautes murailles de pierre, hérissées de tour.
Cette place forte défendra les frontières de la Bretagne.
Son combat exemplaire contre les Anglais vaut à Raoul II de Fougères d'être un chef reconnu et respecté.

Prise du château de Clisson
En 1166, le château de Clisson est assiégé et détruit par Henri II Plantagenêt.

Conflit entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Après une rencontre sans résultat des deux rois a lieu en 1167 une offensive française sur les Andelys et Pacy, pendant que les troupes d'Henri II ravagent le Perche.
Le roi de France soutient les insurgés bretons contre Henri.

Destruction et reconstruction du château de Montmuran
Eudon de Porhoët mène une nouvelle révolte en Bretagne qui remporte des succès, mais offre à Henri II Plantagenêt le prétexte pour intervenir en Bretagne avec une armée.
Henri II Plantagenêt prend Josselin en 1168.
Le château de Montmuran est totalement rasé par Henri II Plantagenêt en 1168.
Le château Montmuran est rapidement remplacé par une véritable forteresse au XIIème siècle qui va jouer un rôle important dans les guerres du moyen-âge.
Henri II Plantagenêt dépouille Eudon II de Porhoët du comté dePorhoët.

Trêves entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Des entrevues successives ont lieu entre les deux rois en 1168, sans autre résultat que la prolongation des trêves conclues.

Séparation de Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine
Lorsque ses parents Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine se séparent, Richard Cœur de Lion âgée de 11 ans devient héritier de sa mère Aliénor d'Aquitaine à la couronne d'Aquitaine en 1168.

Médiation entre Henri II Plantagenêt et Thomas Becket
En 1169, Henri II Plantagenêt reçoit à Domfront les légats du pape Alexandre III qui doivent le réconcilier avec Thomas Becket.

Nouvelle entrevue entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune
Henri Plantagenêt le Jeune Comte d'Anjou et Duc de Bretagne
Richard Cœur de Lion Duc d'Aquitaine
Une nouvelle entrevue a lieu à Montmirail en 1169.
Mais l'intransigeance de Thomas Becket empêche toute réconciliation, même lors du pèlerinage d'Henri II Plantagenêt à Saint-Denis.
Henri Plantagenêt le Jeune prête hommage pour l'Anjou et la Bretagne.
Son frère Richard Cœur de Lion prête hommage pour l'Aquitaine.

Fiançailles de Richard Cœur de Lion et d'Adèle de France
En 1169, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune décident de marier leurs enfants.
Henri II Plantagenêt la fait venir en Angleterre, pour prendre possession des terres constituant sa dot : les comtés d'Aumale et d'Eu, mais, dès qu'elle est nubile, il abuse d'elle, en fait sa maîtresse et retarde le mariage.

Fiançailles de Geoffroy II de Bretagne avec Constance de Richemond
Henri II Plantagenêt Gardien du duché de Bretagne
En 1169, Henri II Plantagenêt fiance son fils Geoffroy II de Bretagne à Constance de Richemond, fille de Conan IV de Bretagne, et se fait reconnaître comme gardien du duché de Bretagne jusqu'à la majorité de son fils.

Trêve entre Louis VII Le Jeune et Henri II Plantagenêt
En 1170, Vendôme est le lieu d'une entrevue entre Louis VII Le Jeune et Henri II Plantagenêt qui débouche sur une trêve.

Conquête de l'Irlande
Henri II Plantagenêt conquiert l'Irlande en 1170.

Henry Plantagenêt le Jeune associé au trône d'Angleterre
L'assassinat de l'archevêque de Cantorbéry
Afin d'assurer sa succession, Henri II Plantagenêt associe son fils Henri Plantagenêt le Jeune au trône.
Le 14 juin 1170, Henri Plantagenêt le Jeune est sacré roi d'Angleterre à Westminster ou à Cantorbéry par Roger de Pont-l'Évêque, Archevêque d'York.
Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre seul habilité à sacrer le roi trouve matière à excommunier les évêques ayant assisté au sacre.
En juillet 1170, Henri II et Thomas Becket semblent se réconcilier à Fréteval, par l'entremise de Louis VII le Jeune.
En novembre 1170, Thomas Becket regagne l'Angleterre.
Mais les querelles reprennent de plus belle.
Un jour, comme l'archevêque a excommunié tous les évêques qui ont pris le parti du roi, celui-ci s'écrie :
Eh ! Quoi, parmi tous ces lâches que je nourris, aucun n'est donc capable de me venger de ce misérable clerc !
Quatre chevaliers normands ne se le font pas dire 2 fois et courent assassiner l'archevêque dans sa cathédrale le 29 décembre 1170.
Parmi eux figure Renaud de Fréteval ou Reginald Fitzurse, fils d'Ursion Ier de Fréteval.
Devant le scandale national et international que soulève le crime, Henri II Plantagenêt fait amende honorable.

Pénitence de Henri II Plantagenêt pour l'assassinat de Thomas Becket
À Avranches, Henri II Plantagenêt fait pénitence pour l'assassinat de Becket en 1172.

Aliénor d'Aquitaine Prisonnière
Révolte de ses fils contre Henri II Plantagenêt
Bataille de Fornham
En 1173, Henri II Plantagenêt fait arrêter et enfermer Aliénor d'Aquitaine dans la forteresse de Winchester dans le Sud de l'Angleterre, sans la répudier pour ne pas perdre le bénéfice de la dot… l'héritage poitevin et aquitain.
Elle y restera 16 ans.
Pendant plusieurs années, Guillaume Ier le Maréchal mène une bande de chevaliers réunis autour d'Henri Plantagenêt le Jeune de tournoi en tournoi dans le nord de la France actuelle.
Guillaume Ier le Maréchal est l'un des plus grands tournoyeurs de son temps.
Henri II Plantagenêt ne partage pas le pouvoir.
En avril 1173, Henri II Plantagenêt donne des territoires à Jean-Sans-Terre à l'occasion de ses Fiançailles.
Henri Plantagenêt le Jeune proteste publiquement et revendique le gouvernement direct d'une partie des états de, son père.
Richard Cœur de Lion et Geoffroy II de Bretagne s'allient à Henri Plantagenêt le Jeune et se rebellent contre Henri II Plantagenêt, leur père.
Ils se réfugient à la cour de Louis VII de France
Aliénor d'Aquitaine les soutient en sous-main avec l'aide de Guillaume Ier d'Écosse, de Thibault V de Blois, de Mathieu d'Alsace et de Philippe Ier d'Alsace.
Louis VII le Jeune n'a de cesse d'attiser les ambitions d'Henri Plantagenêt le Jeune son gendre en lui faisant remarquer que bien qu'associé au trône, c'est son père qui exerce le pouvoir.
Dès lors Henri Plantagenêt le Jeune se comporte comme un roi et commence à distribuer des terres à Philippe Ier d'Alsace, Comte de Flandre, et à son frère Mathieu d'Alsace, Comte de Boulogne.
Henri Plantagenêt le Jeune abroge les Constitutions de Clarendon qui libère le clergé du contrôle royal.
Une révolte féodale a lieu dans l'ensemble des possessions des Plantagenêts.
En 1173 et 1174, Robert III de Beaumont-le-Roger et Guillaume Ier le Maréchal supportent Henri Plantagenêt le Jeune dans sa révolte.
Guillaume d'Aubigny reste fidèle Henri II Plantagenêt et contribueà la défaite de la rébellion.
Henri II Plantagenêt stoppe une double offensive des Flamands et de Louis VII le Jeune contre les frontières nord et est de la Normandie.
Une rencontre entre Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune accompagné des fils de son adversaire ne donne aucun résultat.
Henri II Plantagenêt confisque les possessions de Robert III de Beaumont-le-Roger et brule Leicester le 28 juillet 1173.
Fin juillet 1173, avec Richard de Lucy, Réginald de Dunstanville assiège la ville de Leicester, quand Robert III de Beaumont-le-Roger se joint à la révolte.
Le siège échoue toutefois.
Pendant qu'Henri II Plantagenêt bataille en France,
Henri Plantagenêt le Jeune avec l'aide de Philippe Ier d'Alsace projette de porter la guerre en Angleterre.
Le retour rapide d'Henri II Plantagenêt en Angleterre les en empêche.
Robert III de Beaumont-le-Roger décide d'envahir l'Angleterre avec une force de mercenaires flamands.
Il débarque à Walton dans le Suffolk à fin septembre ou début octobre 1173.
Henri II Plantagenêt prend la forteresse de Breteuil le 25 septembre 1173.
Robert III de Beaumont-le-Roger tente de s'associer Hugh Bigod, Comte de Norfolk, qui est basé au château de Framlingham.
Après quelques combats concluants, Robert III de Beaumont-le-Roger décide de mener ses hommes chez lui à Leicester.
Ce mouvement est peut-être le résultat de frictions entre Robert III de Beaumont-le-Roger et Hugh Bigod et Gundreda, sa femme.
Les forces royales sont sous le commandement :
de Richard de Lucy, le Justicier,
de Humphrey de Bohun connétable,
de Réginald de Dunstanville, comte de Cornouailles,
William de Gloucester, comte de Gloucester,
William d'Aubigny, le comte d'Arundel.
Les forces royales incluent au moins 300 chevaliers et leurs troupes ainsi que Roger Bigod, fils de Hugh Bigod, qui est resté fidèles au roi.
Les forces rebelles comportent 3 000 mercenaires.
La bataille a lieu le 17 octobre 1173 dans le Suffolk près des villes actuelles de :
Fornham Saint-Geneviève,
Fornham All Saints,
Fornham Saint-Martin
au gué la rivière Lark à environ 6,4 km au nord de Bury St Edmunds.
La cavalerie de Robert III de Beaumont-le-Roger est capturée et ses mercenaires sont conduits dans les marécages à proximité, où les paysans locaux tuent la plupart d'entre eux.
Séparés de leurs forces, Robert III de Beaumont-le-Roger et Pétronille de Grandmesnil, son épouse qui a mis l'armure, sont capturés.
Vers la fin 1173, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune concluent une trêve provisoire.

Eudon II de Porhoët dépouillé du comté de Penthièvre
Après une nouvelle révolte en 1173, Henri II Plantagenêt dépouille Eudon II de Porhoët du comté de Penthièvre.

Suite de la révolte des fils d'Henri II Plantagenêt
Henri II Plantagenêt retourne en France et force Louis VII le Jeune à une retraite précipitée devant Rouen, et rétablit l'ensemble de la situation en 1174 jusqu'à soumission de ses fils.
Louis VII le Jeune retire son soutien à Henri Plantagenêt le Jeune. Celui-ci sollicite une trêve à son père qui est conclue à Montlouis.
Pendant un temps, Henri Plantagenêt le Jeune obéit à son père. Il l'aide notamment à réprimer une révolte de seigneur de Châteauroux en prenant Déols, Châteauroux et Issoudun.
Henri II Plantagenêt envahit l'Aquitaine deux fois, et à 17 ans, Richard Cœur de Lion est le dernier de ses frères à lui tenir tête. Finalement, il refuse un combat face-à-face et lui demande humblement son pardon.
En 1174, Richard Cœur de Lion renouvelle ses vœux de soumission à son père.
Après son échec, Richard Cœur de Lion s'occupe à mater les nobles mécontents d'Aquitaine, spécialement en Gascogne.
Richard Cœur de Lion se fait une affreuse réputation de cruauté, plus de nombreuses accusations de viols et de meurtres.

Bataille d'Alnwick
Guillaume Ier d'Écosse prisonnier
Traité de Falaise
En 1174, Henri II Plantagenêt défait Guillaume Ier Lion à la bataille d'Alnwick. Il l'emprisonne à Falaise en Normandie.
Par le traité de Falaise, Guillaume Ier Lion reconnaît Henri II Plantagenêt comme suzerain et lui promet hommage le 8 décembre 1174.
Ayant rétabli la paix avec l'Angleterre, Guillaume Ier d'Écosse doit lutter dans son propre pays contre les rébellions de Donald Mac William, descendant de Malcolm III par une branche cadette, dans les comtés de Ross et de Moray, puis contre les vikings des Orcades et de Caithness dont la soumission restera de façade.

Mort de Réginald de Dunstanville
Réginald de Dunstanville meurt à une date incertaine, les diverses sources étant contradictoires sur le moment et le lieu.
La date la plus probable, proposée par Ralph de Diceto, est le 1er juillet 1175.
Henri II Plantagenêt intervient en Cornouailles et reprend le comté, ne permettant pas aux filles et héritières de Réginald de Dunstanville de se le partager, à part quelques seigneuries.

Travaux à Montbazon
En 1175, Henri II Plantagenêt commence d'énormes travaux d'agrandissement avec la construction de la tour ronde qui porte son nom et des murailles qui entourent le jardin médiéval incluant la tour de l'Âne. Ces structures, réalisées avec la pierre brute arrachée du plateau, ont pour objectif de créer un ravin défensif côté sud.

Geoffroy II Gouverneur de la Bretagne
À sa majorité, Henri II Plantagenêt confie le gouvernement de la Bretagne à son fils Geoffroy II de Bretagne en 1175.

Traité d'Ivry
Il faut l'autorité du pape Alexandre III pour imposer à Henri II Plantagenêt qui revendique le Vexin français, la conclusion du traité d'Ivry Le 21 septembre 1177.
Outre l'appui des papes qu'il a soutenus contre l'empereur, Louis VII le Jeune a trouvé contre Henri II Plantagenêt l'alliance du Comte de Flandre et du Comte de Champagne.
Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt se jurent amitié. Henri II renouvelle à Louis VII, la promesse du mariage entre Adèle de France et son fils Richard Cœur de Lion, mais il ne s'y tient pas,

Albéric II de Dammartin ambassadeur de Philippe II Auguste
En 1180 et 1181, Albéric II de Dammartin est envoyé par Philippe II Auguste à la tête d'une délégation auprès d'Henri II Plantagenêt.

Pacte de non-agression entre Louis VII le jeune et Henri II Plantagenêt
Le 22 juin 1180, Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt signent un pacte de non-agression.

Siège du château de Ventadour
En 1182, Henri II Plantagenêt met le siège devant le château de Ventadour.
Au bout de quelques mois, la forteresse ne se rendant pas, il lève le siège.

Cérémonie au Château de Caen
Henri II Plantagenêt, Richard Cœur de Lion et Jean-Sans-Terre, ses fils, organisent au Château de Caen à la Noël 1182 une fastueuse cérémonie afin de démontrer la supériorité de sa cour et donc son prestige à ses adversaires, notamment à Philippe II Auguste.

Nouvelle promesse de mariage de Richard Cœur de Lion et d'Adèle de France
En décembre 1183, Henri II Plantagenêt renouvelle sa promesse de marier Richard Cœur de Lion et Adèle de France.

Révolte des seigneurs aquitains contre Henri II Plantagenêt
Réconcilié avec son père Henri II Plantagenêt, Richard Cœur de Lion se charge de mater les seigneurs aquitains en 1183, et révèle ses premiers talents de guerrier.

Nouvelle promesse de mariage de Richard Cœur de Lion et d'Adèle de France
Au carême 1186, Henri II Plantagenêt renouvelle sa promesse de marier Richard Cœur de Lion et Adèle de France mais ne tient toujours pas cette promesse.
Entre temps Adèle de France a donné la vie à un fils.

Traité de Châteauroux
Philippe II Auguste oblige Henri II Plantagenêt à lui céder une partie du Vermandois par le traité de Châteauroux, en 1187.
Le Château de Fréteval fait partie de cette cession.

Retour de Guillaume Ier le Maréchal en Angleterre
Quelque temps avant la défaite de Hattin, Guillaume Ier le Maréchal est de retour en 1187.
Bien qu'il n'existe aucun document d'époque en référence à cette période, les techniques de construction des châteaux employées par Guillaume Ier le Maréchal principalement à Pembroke montrent qu'elles ont été inspirées par ce qu'il a observé en Terre Sainte.
Henri II Plantagenêt prend alors à son service Guillaume Ier le Maréchal.
Henri II Plantagenêt accorde le fief de Cartmel dans le Lancashire à Guillaume Ier le Maréchal.
Guillaume Ier le Maréchal est l'un des derniers fidèles d'Henri II Plantagenêt dans la lutte de ce dernier contre ses fils, au premier chef desquels Richard Cœur de Lion.

Entrevue à Gisors entre Philippe II Auguste et Henri II Plantagenêt
En 1188, Simon IV de Montfort apparaît dans une entrevue à Bonsmoulins près de Gisors, entre Philippe II Auguste et Henri II d'Angleterre.
En 1188 Henri II projette de faire de Jean-Sans-Terre l'héritier de la couronne d'Aquitaine.
Pour s'y opposer, Richard Cœur de Lion s'allie avec Philippe II Auguste, en échange de sa reconnaissance de vassalité pour la Normandie et l'Anjou, et lui rend hommage en novembre 1188.

Organisation de la troisième Croisade
Clément III organise le regroupement des forces de la Chrétienté contre les Sarrasins.
Il incite Philippe II Auguste et Henri II Plantagenêt à entreprendre la troisième Croisade.
Henri Ier de Bar et Thiébaut Ier de Bar partent au milieu de 1189, avant les rois de France et d'Angleterre, et arrive en Terre Sainte, où il rejoint les chevaliers en train d'assiéger Saint-Jean-d'Acre.
Guy de Montfort et Jean Ier de Ponthieu part à la troisième croisade.
Les nobles du sud de la France dont Gaston VI de Béarn, ne prennent pas part à la troisième croisade, parce que la région est alors engagée dans un grand conflit concernant le partage de la Provence confrontant les couronnes d'Aragon-Catalogne d'une part et de Toulouse de l'autre.
Gaston VI de Béarn est du côté aragonais.

Bataille d'Azay-le-Rideau
Traité d'Azay le Rideau ou Paix de Colombiers
En 1189, Richard Cœur de Lion se joint à l'expédition de Philippe II Auguste contre son père. Jean-Sans-Terre soutient Richard contre Henri II Plantagenêt.
Se souciant peu de sa sécurité, Richard Cœur de Lion rencontre désarmé Guillaume Ier le Maréchal et doit supplier pour avoir la vie sauve.
Henri II Plantagenêt doit capituler à Azay-le-Rideau.
Le 4 juillet 1189, "la Paix de Colombiers" (nom de Villandry au Moyen-âge), est signée dans une une forteresse du XIIe siècle, dont il ne reste aujourd'hui que les fondations et le donjon. Henri II Plantagenêt, humilié, doit reconnaître comme seul héritier son fils Richard Cœur de Lion. Philippe II Auguste obtient la suzeraineté sur le Berry.
Sources :
  1. Gilbert PERESSE (gigiperesse ), https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_II_(roi_d%27Angleterre)
  2. Base collaborative Pierfit (pierfit )
  3. WIKIPEDIA, https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_II_(roi_d%27Angleterre)
25 mai 1152 :
Mariage (avec Aliénor D'AQUITAINE) - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
mariage célébré dans l'intimité (cathédrale Saint-Pierre de Poitiers). Lui a 19 ans et elle 30 ans.

Moins de 2 mois après la répudiation d'Aliénor, Henri II Plantagenêt épouse à Poitiers le 18 mai 1152 Aliénor d'Aquitaine à Poitiers.
Leurs enfants sont :
Guillaume Plantagenêt de Blois (1152-1156),
Henri Plantagenêt le Jeune (28 février 1155-11 juin 1183),
Mathilda ou Mathilde Plantagenêt (juin 1156-28 juin 1189) qui épousera le 1er février 1168 Henri III Welf le Lion,
Richard Cœur de Lion (8 septembre 1157-26 mars 1199), Roi d'Angleterre,
Geoffroy II de Bretagne (1158 ou 1159-19 août 1186), Duc de Bretagne, qui épousera en 1181 Constance de Richemond,
Aliénor d'Angleterre (1162-1214) qui épousera en 1176 ou en septembre 1177 Alphonse VIII le Noble,
Jeanne Plantagenêt ou Jeanne de Fontevraud (octobre 1165-24 septembre 1199) qui épousera :
en 1176 Guillaume II le Bon,
en 1196 Raymond VIII de Toulouse,
Jean Plantagenêt, dit Jean-Sans-Terre (24 décembre 1166-18 octobre 1216), Roi d'Angleterre et d'Irlande, qui épousera :
en 1189 Isabelle de Gloucester,
en 1200 Isabelle d'Angoulême.

Cette union fonde les bases de l'empire angevin et remet en cause l'union contre nature du nord et du sud du royaume de France.
Déjà Duc de Normandie et Comte d'Anjou, Henri II Plantagenêt s'empare ainsi du duché d'Aquitaine et de l'ensemble des fiefs d'Aliénor.
L'Aquitaine lie son destin au royaume d'Angleterre sans toutefois en faire jamais partie.
La vicomté de Thouars se retrouve enclavée au milieu de l'Empire angevin.
Bientôt les régions côtières les plus accessibles de ses domaines deviennent les portes d'entrée en France des troupes anglaises qui agissent alors en terrain conquis… les agents du fils britannique viennent collecter les impôts de plus en plus lourd dans ces régions côtières, Aunis Saintonge et les îles de l'Archipel charentais.
Cela amène très rapidement des révoltes locales puis plus généralisées… la destruction de villages et de châteaux par les troupes anglaise amène Aliénor a se rebiffer et à émettre des protestations qui sont très mal prise par son roi d'époux qui affirme qu'en fait elle veut favoriser son fils aîné et préféré Richard Cœur de Lion qui d'ailleurs prend un temps la tête de la révolte, soutenu par Louis VII le Jeune.

Henri II Plantagenêt a également comme enfants :
Morgan Plantagenêt (de Nest)
Guillaume Longue-Épée (mort en 1226), Comte de Salisbury
13 juillet 1189 :
Décès - Chinon, 37500, Indre-et-Loire, Centre, FRANCE
Mort d'Henri II Plantagenêt
Richard Cœur de Lion Roi d'Angleterre
Richard Cœur de Lion Duc de Normandie
Richard Cœur de Lion Comte d'Anjou
Jean-Sans-Terre Comte de Mortain
Mariage de Jean-Sans-Terre avec Isabelle de Gloucester
Libération d'Aliénor d'Aquitaine
Henri II Plantagenêt meurt dans son château de Chinon le 3 ou le 6 juillet 1189.
Il est inhumé à Fontevraud.
Henri II d'Angleterre passe toute sa vie à rétablir les droits du temps de son grand-père Henri Ier Beauclerc et à maintenir son héritage territorial.
Très grand, d'une force physique considérable et perpétuellement en mouvement, très impulsif, ses colères sont redoutables. et ne se soumet à aucun emploi du temps. Il adore la chasse et s'habille simplement, souvent en chasseur avec un faucon au poignet.
Paradoxalement Henri II était un homme très cultivé. Il parle plusieurs langues et aime se retirer pour lire. Il prend plaisir aux discussions intellectuelles. Il n'en rese pas moins très abordable.
Administration du royaume
Henri II perfectionne l'administration de son royaume et s'entoure de conseillers (flamands, normands, poitevins, anglais).
Au sommet de l'Etat, se distinguent :
la Cour (Curia Regis), composée des grands vassaux laïques et ecclésiastiques, et
les grands offices aux fonctions précises (Chancellerie, Echiquier et Trésorerie).
La Chancellerie a la responsabilité de la rédaction de tous les diplômes royaux (Act).
L'Echiquier, devant lequel les shérifs viennent déposer leurs comptes, se scinde :
en un Bas-Echiquier, ou Trésorerie, chargé de l'administration courante, et
un Haut-Echiquier, faisant office de chambre des Comptes.
Enfin, le Banc du Roi, bientôt secondé de la Cour des Plaids Communs, rend la justice au nom du souverain. A sa tête, le Grand Justicier remplace le roi pendant ses absences. Un droit anglais, unique et centralisé, s'affirme sur les coutumes locales (common law).
Le pouvoir d'Henri II Plantagenêt est renforcé par l'onction de l'Eglise.

Richard Cœur de Lion devient Roi d'Angleterre
Richard est sacré Duc de Normandie à Rouen le 20 juillet 1189.
Jean-Sans-Terre épouse à Marlebridge le 29 août 1189 Isabelle de Gloucester (vers 1170-18 novembre 1217), fille de Fitz Robert, Duc de Gloucester.
Richard Cœur de Lion donne le comté de Mortain à son frère Jean-Sans-Terre.
Richard Cœur de Lion est couronné roi d'Angleterre le 3 septembre 1189 à l'abbaye de Westminster.
À cause d'un incident au cours des célébrations de son couronnement s'ensuivent des persécutions religieuses et politiques des Juifs dans le pays.
Richard Cœur de Lion libère Aliénor d'Aquitaine, sa mère. Aliénor d'Aquitaine revient en Saintonge et s'installe quelques temps au Château d'Oléron
Raoul II de Tancarville est compagnon de Richard Cœur de Lion.
Inhumation - Fontevraud-L'Abbaye, 49590, Maine-et-Loire, Pays de la Loire, FRANCE
Abbaye de Fontevraud
Source : Bernadette GOMBERT (jeanmariedepinoy )

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