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Robert II DE FRANCE ◉ Sosa : 233 907 438

Robert II DE FRANCE

◉ Sosa : 233 907 438

  • dit « Le Pieux »
  • Né le 1er avril 972 - Orléans, 45000, Loiret, Centre, FRANCE
  • Inhumé en 1031 - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Décédé le 26 juillet 1031 - Melun, 77000, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE, à l'âge de 59 ans
  • Roi de France (24 octobre 996 - 20 juillet 1031), Duc de Bourgogne (novembre 1005-janvier 1016)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

1er avril 972 :
Naissance - Orléans, 45000, Loiret, Centre, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_II_le_Pieux
Robert II le Pieux, le Pacifique, le Glorieux de FRANCE
Roi de France ( 24 Octobre 996 au 20 Juillet 1031), duc de Bourgogne (1002-vers 1016)
Baptisé Cathédrale Sainte-Croix
roi de France (24 octobre 996 - 2 juillet 1031), duc de Bourgogne (9e, 1001-1031), seigneur d'Aubijoux, voir Excommuniés

Robert II, surnommé « le Pieux », est né à Orléans vers 972 et mort au château de Melun le 20 juillet 1031. Fils d’Hugues Capet et de son épouse Adélaïde d'Aquitaine, il est le deuxième roi franc de la dynastie capétienne. Régnant de 996 à 1031, il est ainsi l'un des souverains de l’an mil.

Hugues Capet lui fait donner une éducation brillante par les grands lettrés de l'époque.
Élève doué, le jeune prince profite des leçons et devient un homme très instruit, amateur de livres, de musique et de chant.
Fulbert de Chartres est son précepteur.


Robert II le Pieux (ca972-1031) : roi de 996 à 1031. Il fut inhumé à Melun (77), puis transféré en la basilique Saint-Denis. Il eut un fils aîné, Hugues, associé au trône en 1017, qui aurait dû régner mais qui mourut en 1025 et fut inhumé en l’église Saint-Corneille de Compiègne (60). Sa première épouse, Rozala (ou Suzanne) d’Ivraie fut répudiée et inhumée auprès de son premier époux, Arnould II de Flandre, au monastère de Blandigny (Belgique). Sa troisième épouse, Constance d’Arles, fut inhumée en la basilique Saint-Denis.

" Quand Henry le Grand , le dernier des ducs de Bourgogne mourut le 15-10-1002 à Pouilly-sur-Saône , il y avait déjà 14 ans et 9 mois que le Roi Robert était assis sur le trône de France , et 6 années qu'il gouvernait seul , après la mort de son père , Hugues Capet. Henri le Grand , frère de Hugues Capet possédait le Duché qu'à titre bénéficiaire. Il ne laissait pas d'enfants légitimes , et le Roi Robert , son neveu , paraissait avoir toutes les qualités , pour réunir , à son héritage , le domaine de Bourgogne. Mais Henri le grand avait adopté son beau fils Othe-Guillaume. Cette adoption déshéritait le Roi Robert , au profit d'un étranger.

Le Roi Robert comprenant qu'il ne pouvait briser toutes les résistances avec ses seules forces , ni parer à la ligne menaçante des seigneurs Bourguignons , appela à son aide Richard II , comte de Normandie , et 30 mille hommes... Mais quand Robert se présenta devant Auxerre en 1003 , la place était investie par Landry (beau fils d'Othe-Guillaume). Le siège fut long et n'amena aucun résultat. Le siège fut levé et l'armée royale remonta en Bourgogne. Comprenant combien il était difficile de se rendre maître de la Bourgogne ; il était parvenu à maîtriser un de ses puissants adversaires , le comte de Champagne et de Blois , auquel il avait fait épouser Mahaut , s?ur de Richard , duc de Normandie qui lui avait apporté en dot , une partie du Comté de Dreux. Mahaut étant morte peu après , sans enfants ,Eudes ne voulut point rendre la dot , il s'ensuivit entre le beau père et le gendre une guerre qui fit diversion.

Robert revint en Bourgogne , l'année suivante (1005). Il était au siège d'Avalon avec son armée le 25-08-1005. Ce siège dura 3 mois. Après le siège d'Avalon , Robert , pour la seconde fois parcourut la Bourgogne avec ses troupes , et y commit de grands ravages. Quand il se présenta devant Dijon , il trouva la ville en bon état de défense. Othe-Guillaume qui en avait reçu le gouvernement se préparait à la résistance en présence des plus braves chevaliers de la Province.

A l'époque du Roi Robert : Des guerres privées , des sècheresses suivies de pluies torrentielles , la peste et la famine qui succédèrent à ces fléaux , achevèrent l'??uvre de dévastation de l'armée royale en Bourgogne." Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne par Ernest Petit

" La mort du 7ième et dernier duc de Bourgogne Henri , fut le signal de violentes contestations , de luttes sanglantes et d'une nouvelle répartition territoriale. Il avait laissé un fils adoptif Othe-Guillaume , qui soutenu en partie des populations et les sympathies de la noblesse prétendait à la succession de Henri ; Le Roi Robert , neveu paternel du duc , revendiquait de son côté à l'héritage , comme étant son proche parent ; la guerre éclata ; enfin après 13 ans d'une lutte indécise et ruineuse , l'intervention de l'évêque d'Auxerre amena un arrangement en vertu duquel le Duché de Bourgogne était restitué à Robert , tandis que Othe conservait viagère ment le Comté de Dijon.

Par une singulière coïncidence , à peu près à la même époque où le duché bénéficiaire prenait fin par sa réunion au domaine de la couronne , le second royaume de Bourgogne s'éteignait , après 150 ans de durée , dans la personne d'Eudes , comte de Troyes , tué dans sa lutte contre Conrad II. Des débris de ce royaume furent formés les comtés de Provence , de Savoie , de Viennois , de Bourgogne ou Franche-Comté. Le reste fut réuni par Conrad à l'empire. Ce comté de bourgogne fut donné aux descendant de Othe en échange du comté de Dijon , et Lambert , évêque de Langres , ayant remis au roi Robert , tous les droits qu'il possédait sur cette ville , ce prince en fit , au préjudice d'Autun , la capitale du Duché qu'il donna à son fils Henri.

Le règne de Robert forme donc une des époques les plus importantes de l'histoire de la Bourgogne , démembrement et fin du second royaume de Bourgogne., formation d'un comté et transformation du duché bénéficiaire fondé par Richard le justicier en un duché héréditaire qui va devenir l'apanage des princes de sang royal." La France pittoresque - Histoire du département de la côte d'or

"Prise de Sens : Le comte de cette ville , fils de Fomond (1012) était un esprit grossier , oppresseur de ses sujets chrétiens et protecteur des riches hébreux , d'où son surnom " le roi des juifs". Le Roi Robert s'empara de Sens le 22 avril 1015. Puis la paix fut faite avec Rainard et le roi lui accorda le privilège de jouir sa vie durant de son comté , à condition que ce domaine reviendrait par moitié à la couronne et à l'église diocèse après sa mort

Le 31-01-1015 meurt le plus tenace et le plus redoutable adversaire du roi , Bruno de Rouci , évêque de Langres. Son successeur est nommé par le roi , Lambert de Vignory. Le Duché de Bourgogne devait appartenir à Henri , le second fils du roi Robert.

Robert devait prendre le comté de Dijon car il devait assurer la soumission des contrées qui n'avaient pas voulu reconnaître son autorité. En 1016 , il se rendit à Dijon pour en prendre solennellement possession. Il prend possession du duché au nom de son fils Henri, lequel était dans sa 9ième années , pendant que son frère Robert était âgé de 7 ou 8 ans , seulement.

L'année 1022 , est signalée ainsi que les suivantes par des fléaux de mortalité qui ravagèrent toutes les provinces. Les sècheresses et les chaleurs de l'été avaient perdu et anéanti toutes les récoltes. La chaleur était si intense que l'on vit périr les animaux et les hommes.

PORTRAIT DU ROI ROBERT :

Ce roi assurément bon et charitable , mais dont la simplicité de c?ur dépassait certaines limites humaines. Très assidu aux offices de l'église, faisait des prières et des génuflexions sans nombre , passant les nuits de fêtes sans dormir , couchant sur la terre , employant en pèlerinage les temps de carême , chantant au lutrin , enseignant aux autres les hymnes qu'il composait , atteint d'une superstition qui n'excluait pas les actes de barbarie ou d'une moralité douteuse ; tout le luxe de ce prince se déployait dans ces cérémonies religieuses et dans ces assemblées ecclésiastiques...." Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne par Ernest Petit

"Robert , couronné roi de France à Orléans du vivant de son père le 01-01-988 , à l'âge d'environ 18 ans , né vers 970- a régné 43 ans 6 mois et 20 jours , et depuis la mort de son père : 33 ans" Tableaux généalogiques de la famille royale de France par Labbe Philippe

"Robert , roi de France dit le Dévôt , sacré le 1 janvier 988 , du vivant de son père , auquel il succéda l'an 997. Il mourut le 20 juillet , en sa 61ième année ; après avoir régné 33 ans 9 mois et 4 jours depuis la mort de son père." Dict. historique par L.Moréri

Notes familiales Union avec Rozana D'ITALIE: Devenue veuve, et malgré la différence d'âge (une vingtaine d'années de plus que son futur mari), elle épousa alors le roi de France associé Robert II le Pieux en 988, selon les souhaits de son père Hugues Capet. La dot était intéressante, puisqu'elle apportait Montreuil et le Ponthieu. Devenu seul roi, Robert la répudia (v. 991/992) tout en gardant la dot.

Union avec Berthe DE BOURGOGNE: Ils sont cousins au 3ième degré , selon le droit Canon , le mariage est impossible

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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2303
Roi de France surnommé le Pieux, le Sage ou le Dévôt, il monta sur le trône au mois d’octobre 996, après le mort de Hugues Capet son père, qui, dès l’année 988, l’avait associé à la royauté du consentement des seigneurs.

Sous le règne de ce prince, la France jouit pendant trente ans d’un repos qui lui était d’autant plus nécessaire qu’elle éprouva une famine dont la durée fut de quatre ans ; des pluies froides et continuelles faisaient pourrir les grains semés ou empêchaient les épis qui se formaient de parvenir à leur maturité. Ce désastre, qui s’étendit sur presque toute l’Europe, coûta à la France un tiers de sa population, car la peste suivit de près la famine, et deux fois se fit sentir de nouveau : la première en 1010, la seconde depuis l’année 1030 jusqu’en l’année 1033.

Tant de malheurs, contre lesquels la prudence humaine ne pouvait rien, expliquent pourquoi, à cette époque, les reliques se multiplièrent à l’infini, pourquoi les pèlerinages devinrent si communs de la France jusqu’à Jérusalem, et donnèrent quelque temps après naissance aux croisades, qui devaient changer le sort de l’Asie, et ne firent que changer les mœurs de l’Europe. Robert, pour obéir aux lois féodales, aida quelquefois ses vassaux dans leurs querelles ; mais il n’entreprit pour ses intérêts qu’une seule guerre, dont le motif était juste.

Henri, duc de Bourgogne, frère de Hugues Capet, n’avait point d’enfant légitime : à sa mort, voulant disposer de son héritage en faveur d’un fils que sa femme avait eu d’un premier mariage, il le désigna pour lui succéder. Les seigneurs de Bourgogne le secondèrent, dans la crainte de dépendre immédiatement de la couronne ; c’était l’esprit du temps, et il faut croire que les peuples des provinces trouvaient un grand intérêt à être gouvernés par des souverains qui se fixaient au milieu d’eux. Robert, légitime héritier de Henri, soutint ses droits les armes à la main ; et après six années de guerre, pendant lesquelles il fut assisté par Richard, duc de Normandie, il se vit paisible possesseur de la Bourgogne, qu’il donna en apanage à son second fils, lequel, étant devenu roi, la céda à son frère Robert.

La constance avec laquelle Richard, duc de Normandie, seconda son roi, malgré l’intérêt que tous les grands vassaux avaient à empêcher l’agrandissement du pouvoir souverain, honore ces deux princes. Quelques années avant la mort de Henri, duc de Bourgogne, le comte de Chartres et le duc de Normandie se faisaient une guerre si cruelle, que Richard crut devoir suivre l’exemple de ses ancêtres en appelant à son secours deux de ces rois du Nord encore païens, qui dévastaient alors l’Angleterre : ils accoururent en effet ; et, pour se peindre l’effroi que leur présence jeta dans tous les cœurs, il faut se rappeler les excès que ces barbares avaient commis en France dans les deux siècles précédents.

Robert était trop sage pour ne pas prévoir combien il serait difficile de les chasser dès qu’ils auraient été séduits par le pillage, récompense ordinaire de leurs services. Il se porta médiateur entre le comte de Chartres et le duc de Normandie ; et par sa prudence, par l’ascendant de son esprit, par la justice avec laquelle il régla leurs droits, il conclut la paix entre eux, et prit sur son propre trésor les sommes nécessaires pour congédier les deux princes du Nord.

Cette loyauté, ce désintéressement, lui acquirent l’amitié du duc de Normandie, l’estime des grands et un tel respect en Europe, qu’en l’année 1023, pendant qu’on réglait les précautions à prendre dans une entrevue qu’il devait avoir sur la Meuse avec l’empereur Henri, roi de Germanie, ce prince partit de son camp presque seul pour venir trouver Robert au lieu où il était logé ; la plus grande confiance s’établit aussitôt entre eux, et ils offrirent au monde le spectacle, longtemps inconnu, de deux souverains ne s’occupant de politique que pour assurer te bonheur de leurs sujets.

Malheureusement, l’empereur Henri mourut l’année suivante. Les Italiens formèrent la résolution de se séparer de l’Empire, et firent offrir le royaume d’Italie au roi de France, pour lui ou pour Hugues, son fils aîné, qu’il avait associé au trône. Loin de se faire illusion sur la valeur de ces couronnes données par l’inconstance des peuples, Robert sentit que les Italiens ne cherchaient pas un roi pour les gouverner ; qu’ils voulaient seulement allumer la guerre en Europe dans l’espoir de se rendre indépendants : il les refusa. Le duc de Guyenne, auquel ils s’adressèrent ensuite, n’eut pas la même prudence et ne tarda pas à s’en repentir.

En suivant la conduite politique de Robert, on voit qu’il mérita de recevoir le surnom de Sage ; qu’il n’aima point la paix par indolence, mais par le désir de rendre ses peuples heureux, et surtout parce qu’il sentait qu’un monarque, en se portant médiateur entre les grands, qui jouissaient du droit de se faire réciproquement la guerre, acquérait plus de puissance réelle qu’en les avertissant, par des démarches ambitieuses, du besoin de s’unir contre le pouvoir royal.

Ce prince ne fut pas toujours heureux dans sa vie privée. Il avait épousé Berthe, qui était sa parente à un degré prohibé par les lois de l’Eglise ; et il profitait, pour ne point se séparer d’elle, des embarras que le pape éprouvait à Rome ; mais lorsque Grégoire V y eut établi son autorité, celui-ci exigea le renvoi de Berthe, excommunia le roi qui résistait, et donna pour la première fois au monde le spectacle d’un royaume mis en interdit.

Que peuvent les rois contre l’opinion des peuples ? La reine étant accouchée d’un enfant mort, on répandit le bruit qu’elle avait mis un monstre au monde ; et Robert, qui l’aimait, fut obligé de s’en séparer. Ce n’est point la seule affaire qu’il ait eue avec Grégoire V, car il se vit aussi contraint de rétablir dans l’archevêché de Reims Arnoul, si justement condamné sous le règne précédent.
Robert II le Pieux et Berthe de Bourgogne après l'excommunication du souverain en 998 Peinture de Jean-Paul Laurens (1875)
Robert II le Pieux et Berthe de Bourgogne après l’excommunication du souverain
en 998. Peinture de Jean-Paul Laurens (XIXe siècle)

Robert épousa, en 998, Constance, fille du comte d’Arles, femme impérieuse dont il eut quatre fils : 1° Hugues, qu’il associa au trône en 1022, et qui, persécuté par sa mère, dont l’avarice égalait la sévérité, se révolta pour obtenir justice ; ce jeune prince, auquel les historiens prêtent de grandes qualités, mourut au mois de septembre 1026 ; 2° Henri, qui fut associé au
Robert II le Pieux et Berthe de Bourgogne apres l’excommunication du roi trône après la mort de Hugues, malgré les intrigues de la reine, qui protégeait le troisième de ses fils, oubliant dans sa violence que la famille des Capet n’était pas assez affermie sur le trône pour pouvoir se diviser sans péril ; 3° Robert, qui fut duc de Bourgogne et chef de la première branche royale des ducs de ce nom, laquelle dura jusqu’en 1361 ; 4° Eudes, qui ne reçut point d’apanage.

Le roi eut beaucoup à souffrir des emportements de sa femme : il se cachait d’elle pour faire des libéralités à ses serviteurs ; mais quoiqu’il lui cédât comme époux, il eut assez de fermeté pour ne lui laisser prendre aucune autorité dans ce qui intéressait le gouvernement. Il sut de même contenir quelques évêques, dont le zèle ne s’accordait pas avec l’esprit de la religion, et fit briller le chef d’une secte dont les affreux principes auraient anéanti l’ordre social.

Clément dans ce qui n’intéressait que lui, il pardonna à des conjurés qui avaient formé le projet de le tuer, et se servit de la religion pour faire approuver son indulgence ; car au moment où les juges étaient prêts à prononcer sur le sort des coupables, il fit admettre ceux-ci à la communion et dit qu’il leur accordait leur grâce, parce qu’on ne pouvait mettre à mort ceux que Jésus-Christ venait de recevoir à sa table.

Ce prince mourut à Melun au mois de juillet 1031, dans la 60e année de son âge et la trente-cinquième de son règne. Sa bonté, sa charité pour les pauvres, qu’il nourrissait et soignait avec un zèle que l’amour de Dieu peut seul inspirer, le firent adorer du peuple : ses connaissances en belles-lettres lui acquirent l’estime des savants ; sa loyauté, le respect des grands ; et sa piété la vénération des ecclésiastiques. La nature, prodigue à son égard, lui avait donné une taille majestueuse, une belle figure et toutes les grâces qui séduisent. Il est du petit nombre de ces rois qui, après un long règne, ont pu, au lit de mort, se rendre le témoignage qu’ils ne sont en rien comptables des malheurs que les peuples ont éprouvés sous leur gouvernement.

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Robert II Le Pieux associé au trône
Hugues Capet, pour assurer la continuité dynastique, associe au trône son fils Robert II le Pieux.
Il le fait élire et sacrer quelques mois après sa propre élection, le 25 décembre 987.
Jusqu'à Philippe II, c'est la règle de la primogéniture qui s'impose, tout en conservant l'élection par les Grands.


Ansoud II de Paris Conseiller du Roi
Ansoud II de Paris est conseiller de Robert II Le Pieux de 988 à 990.

Complot de Eudes Ier de Blois et d'Adalbéron de Laon contre Hugues Capet et Robert II
Eudes Ier de Blois est apparenté à Othon III du Saint-Empire par sa femme Berthe de Bourgogne.
Eudes Ier de Blois rêve sans doute, avec le soutien de ce dernier d'établir sa prééminence en Francie.
En 993, Eudes Ier de Blois est mêlé, en association avec Adalbéron de Laon, à un complot contre Hugues Capet et Robert II Le Pieux ayant pour objectif de leur substituer Othon III du Saint-Empire.


Siège de Bellac
Boson II de la Marche soutient le siège de Bellac capitale de la Basse-Marche contre Robert II Le Pieux en 995.


Mort d'Eudes Ier de Blois Comte de Blois
Berthe protégée par Robert II Le Pieux
Thibault II de Blois Comte de Blois
Eudes Ier de Blois tombe malade et rentre à l'Abbaye de Marmoutier de Tours où il meurt le 12 mars 996.
Il y est inhumé.
Comme son père, Eudes Ier de Blois est pendant sa vie habile, dynamique et entreprenant, animé d'une ambition et d'une volonté de conquêtes farouches.
Eudes Ier de Blois se comporte de manière indépendante par rapport à son Seigneur Hugues Capet, Duc de France puis Roi de France mais en évitant tout conflit direct avec lui.
Il laisse veuve Berthe de Bourgogne et ses enfants dans une situation difficile avec sa principauté en péril.
Berthe retourne la situation, avec l'aide de Landri, Comte de Nevers, en se faisant protéger par Robert II Le Pieux.
Thibault II de Blois devient Comte de Blois en 996.
En pratique les premières années après 996 le Comté de Blois est administré par Robert II Le Pieux et donc protégé contre les entreprises de Foulques III Nerra.

Mort de Hugues Capet
Robert II Le Pieux Roi de France
Hugues Capet meurt à Chartres le 24 août ou le 24 octobre 996 de la variole.
Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis.
Le règne d'Hugues Capet marque une certaine prise de conscience par la royauté de sa personnalité distincte par rapport à l'Empire, mais le souverain reste très faible.
Une étude des actes issus de la chancellerie royale montre qu'aucun n'est destiné aux régions du sud du royaume, et de nombreux actes ne sont plus souscrits par le Roi et le chancelier seuls, mais le sont aussi par de grands personnages dont l'autorité vient conforter celle du souverain.
Robert II Le Pieux devient Roi de France en 996.
Son goût pour les textes sacrés et la théologie, mais aussi la chasse aux hérésies qu'il est le premier à entreprendre, lui vaut son surnom de Robert II le Pieux.
Mais Adalbéron de Laon écrit un Poème au Roi Robert II Le Pieux (le Carmen ad Rotbertum regem) où il s'oppose aux moines de Cluny et expose la tripartition de la société : ceux qui prient, ceux qui combattent (bellatores) et ceux qui travaillent (laboratores).
Cette tripartition de la société ne mourra vraiment qu'en 1789.
Renaud II de Vendôme perd son influence au Conseil Royal.

Procès entre Bouchard II de Montmorency à l'abbé de Saint-Denis
Installé sur l'Île Saint-Denis, Bouchard II de Montmorency rançonne les embarcations qui passent à sa portée, à commencer par celles des moines de l'abbaye de Saint-Denis qui s'en plaignent à Robert II le Pieux.
Un procès royal a lieu, opposant Bouchard II de Montmorency à l'abbé Vivian de Saint-Denis.
En 997, afin de le punir et de l'éloigner, en échange de ses possessions sur l'île Saint-Denis, Robert II Le Pieux offre à Bouchard II de Montmorency le château de Montmorency, en ruines, et le domaine de Montmorency.
De là commence la fortune de la maison de Montmorency.
La légende rapporte que son premier ancêtre, compagnon de Clovis, est le premier guerrier franc à se faire baptiser par saint Rémi.
En référence, la maison de Montmorency adopte la devise "Dieu aide au premier baron chrétien" et revendique le titre de "Premier baron chrétien" ou "premier baron d'Île-de-France".
Ce titre ne sera jamais reconnu par le pouvoir royal.


Prise de Tours par Eudes II de Blois
En 997, Eudes II de Blois avec l'aide Robert II Le Pieux reprend Tours à Foulques III Nerra, alors que dans le même temps Foulques s'installe à Montbazon.
Eudes II de Blois enlèvent alors le château de Montbazon.
Les comtes de Blois le conserveront durant 40 longues années.
Maillé est initialement dans la mouvance Foulques III Nerra, puis passent sous la dépendance de Geoffroy de Chaumont et à ce titre fait partie des vassaux d'Eudes II de Blois.

Pénitence de sept ans pour Robert II Le Pieux
Robert II Le Pieux ayant été élève de Sylvestre II à Reims, il a de l'affection pour lui, aussi commue t'il l'excommunication de Robert II Le Pieux en une pénitence de 7 ans.
Il renforce ainsi l'assise des capétiens sur le trône et contribue à l'établissement d'une dynastie forte en France.


Mort de Henri Ier de Bourgogne
Otte-Guillaume de Bourgogne Duc de Bourgogne
Guerre de succession du duché de Bourgogne
Prise d'Auxerre
Henri Ier de Bourgogne meurt le 15 octobre 1002.
À la mort d'Henri Ier de Bourgogne, en 1002, Otte-Guillaume de Bourgogne, son fils adoptif, est nommé Duc par les nobles de Bourgogne.
Otte-Guillaume de Bourgogne passe à l'action, avec l'appui de Landry IV de Maers, son gendre, et de Brun, son beau-frère l'Évêque Comte de Langres.
Il obtient la soumission des villes d'Autun, d'Avallon, de Dijon et de Beaune.
Landry IV de Maers prend possession d'Auxerre, profitant de l'absence d'Hugues Ier de Châlon, qui est aussi l'Évêque souverain de cette cité, seul adversaire d'Otte-Guillaume de Bourgogne.
Par cet acte, Otte-Guillaume de Bourgogne peut reconstituer une partie de la Bourgogne d'origine, en rassemblant le duché et le comté de Bourgogne sous son autorité.
Robert II Le Pieux, fils d'Hugues Capet, neveu d'Henri Ier de Bourgogne, doit lutter contre les princes allemands désireux d'étendre leur suprématie (spécialement en Bourgogne), afin de maintenir l'unité du domaine capétien.
Il revendique lui aussi la succession.
Cette succession est importante car elle pose le problème de la suzeraineté française sur la Bourgogne franque.
Si l'union des deux Bourgognes se réalise le glissement vers l'empire germanique peut se produire, et le royaume de France est en danger.
Robert II Le Pieux réagit avec vigueur, soutenu par Hugues Ier de Châlon et par Richard II l'Irascible et 30 000 hommes
Ils se présentent devant Auxerre, mais la cité résiste, alors les troupes royales se tournent vers l'abbaye de Saint-Germain qui jouxte la cité.
Là encore les assiégeants n'arrivent pas à prendre le lieu.
Robert II Le Pieux et ses alliés se retirent sur Paris.

Renoncement d'Otte-Guillaume de Bourgogne au duché de Bourgogne
Maison des Capétiens direct
Robert II Le Pieux Duc de Bourgogne
Mort de Guy Ier de Macon
Renaud Ier de Bourgogne-ComtéComte d'Amous, de Varais et de Portois
Othon II de Mâcon Comte de Mâcon.
Robert II Le Pieux craint un glissement du duché de Bourgogne vers l'Empire.
Appuyé par les Normands de Richard II l'Irascible, Robert II Le Pieux organise des expéditions en 1003 et 1005 qui lui permettent de garder la main sur ce territoire.
Otte-Guillaume de Bourgogne s'est joint au Roi, il a vraisemblablement fait sa soumission, et a renoncé au duché de Bourgogne et au Comté de Mâcon.
Deux raisons possibles :
la montée en puissance des rois de Germanie, dans le royaume de Bourgogne et donc dans le comté de Besançon, oblige Otte-Guillaume de Bourgogne à ne jouer que sur un seul tableau,
après la mort d'Othon III du Saint-Empire, Otte-Guillaume de Bourgogne, fils et petit-fils de Roi d'Italie, a pu cherché à récupérer l'héritage familial abandonnant ses prétentions bourguignonnes pour mieux lutter en Italie.
En 1004, Robert II Le Pieux revient avec le Comte de Chalon sur Saône et le Duc de Normandie, et ils se dirigent vers Avallon détenu par des hommes de Landry IV de Maers.
Avallon est prise après 3 mois de résistance.
Otte-Guillaume de Bourgognese consacre à assurer son autorité sur les terres bourguignonnes à l'est de la Saône, au détriment de Rodolphe III le Fainéant.
Guy Ier de Mâcon meurt prématurément en 1004.
Otte-Guillaume de Bourgogne partage les terres de Guy Ier de Mâcon:
Renaud Ier de Bourgogne-Comté, son second fils, reçoit les comtés d'Amous, Varais et Portois,
Othon II de Mâcon, son petit-fils reçoit le Mâconnais et l'Escuens.
Otte-Guillaume de Bourgogne conserve ses droits sur les comtés de la Bourgogne Franque (Beaumont, Fouvent et Oscheret).
Les Comtes de Bourgogne conserveront pendant longtemps de nombreuses terres ou suzerainetés sur des comtés situés dans le duché de Bourgogne.
Durant 44 ans, Otte-Guillaume de Bourgogne est le maître souverain des comtés outre Saône avec ses fils, et il ruine le peu d'autorité du Roi Rodolphe sur ces territoires.

Robert II Le Pieux maître d'une partie de la Bourgogne
Début 1005, Robert se retourne vers Auxerre, Landri se retrouvant seul capitule et livre des otages.

Rencontre de Robert II Le Pieux et Richard II l'Irascible
Consacrant leur alliance, Robert II Le Pieux et Richard II l'Irascible se rencontrent en 1006 à Fécamp.

Assassinat d'Hugues de Beauvais
Le Roi Robert II Le Pieux aime particulièrement un de ses barons, Hugues de Beauvais qu'il a élevé à la dignité de Comte palatin.
Il prend rarement une décision sans son conseil.
Hugues de Beauvais est partisan de Berthe de Bourgogne.
Constance d'Arles, prise d'une violente jalousie, envoie une lettre expliquant ses griefs à Foulques III Nerra, son oncle, qui comprend tout de suite ce qu'elle attend de lui.
En 1008, Robert II Le Pieux chasse avec Hugues de Beauvais, ce dernier est cerné par une douzaine de sbires à la solde du Comte d'Anjou.
Ils font une révérence au Roi puis, sous ses yeux, tranchent la tête d'Hugues de Beauvais.
Le Roi pas assez sûr de son entourage, n'ose pas se venger.
Et alerte Fulbert, Évêque de Chartres.
L'Évêque menace Foulques d'excommunication et l'oblige à se mettre à genoux devant le Roi.
Effrayé encore une fois d'être mis au ban de l'Église, il se reconnaît seul coupable.

Synode d'évêques à Chelles
Le 17 mai 1008, Renaud II de Vendôme est présent au synode d'évêques que Robert II Le Pieux fait tenir à Chelles.


Fondation de l'Abbaye Saint-Arnoult de Crépy-en-Valois
Gautier II de Vexin qui transforme la collégiale de Crépy-en-Valois en abbaye bénédictine pour accueillir les reliques de Saint-Arnoult.
Cette mutation est consignée dans un acte de confirmation émanant du Roi Robert II le Pieux, datant de 1008.
L'abbatiale avait 70 mètres de long et 18 mètres de large.
Elle comportait deux tours de chevet comme à Morienval.
Les colonnettes et les chapiteaux de la crypte sont du XIe siècle et la salle capitulaire du XIIe.

Paix de Coudres
En 1014, Robert II Le Pieux convoque à Coudres une assemblée de Grands pour que Richard II l'Irascible et Eudes II de Blois exposent leurs différents.
La paix est finalement conclue.
La frontière définitive est l'Avre :
Eudes II de Blois conserve Dreux,
Richard II l'Irascible conserve la rive gauche l'Avre avec Tillières-sur-Avre.

Rattachement du Comté de Dreux à la Couronne de France
Robert II Le Pieux rattache à la Couronne le comté de Dreux en 1015.


Conflit entre l'Archevêque de Sens et le Comte de Sens
Rattachement de la ville de Sens au royaume de France
Cession de Montereau à Eudes II de Blois
En 1015, suite à la plainte de Liétry ou Liéri, Archevêque de Sens, contre Rainard de Sens, Comte de Sens, surnommé le Roi des Juifs, une armée conduite par Robert II Le Pieux et Foulques III Nerra qui ont l'appui du Pape Benoît VIII et de Cluny, marche sur Sens.
Rainard de Sens fait appel à Eudes II de Blois et lui offre le château de Montereau sur la Seine.
Robert II Le Pieux s'empare de la cité en avril 1015 et la rattache au royaume.
La bataille n'a pas lieu et l'affaire se termine par une négociation où Rainard de Sens doit s'amender.
Eudes II de Blois y gagne Montereau et son pont de bois qui lui donne le passage qu'il cherche sur la Seine en direction de Provins et de ses possessions Champenoises.
Robert II Le Pieux continue jusqu'à Dijon et tente de s'en emparer par la force.
Mais suite à l'intervention de l'abbé Odilon de Cluny, il ne donne pas l'assaut.

Dijon première cité du duché de Bourgogne
Lambert de Vignory, le successeur à l'évêché de Langres, abandonne ses droits féodaux sur la ville de Dijon et remet les clés à Robert II Le Pieux qui entre en vainqueur dans la cité et en fait la capitale du duché bourguignon.
Le comté de Dijon n'existe plus.


Comté de Melun rattaché à la Couronne de France
Robert II Le Pieux rattache à la Couronne le comté de Melun en 1016.


Hugues de France associé au trône de France
Le dimanche de Pentecôte 1017, sur insistance de Constance d'Arles, sa femme, Robert II Le Pieux associe Hugues de France au trône sous le nom d'Hugues III.


Henri Ier de France Duc de Bourgogne
Vers 1017, Robert II Le Pieux remet le duché de Bourgogne à son second fils, Henri Ier de France, tout en continuant à gouverner personnellement la province.


Réforme de l'ordre de Cluny
Robert II Le Pieux aide les moines de Cluny dans la réforme de leur ordre.
Robert II Le Pieux réprime sévèrement les hérésies naissantes.

Dédicace de l'église abbatiale de Lagny-sur-Marne
Don d'un clou de la croix du Christ
2 ans après son achèvement, l'église abbatiale de Lagny-sur-Marne est dédicacée en 1019 par Léothéric, archevêque de Sens, en présence de Robert II Le Pieux et d'un grand nombre de princes et d'évêques.
L'église est dédiée à Saint Pierre, Saint Paul et aux Saints Innocents.
La seigneurie de Laigny (dénomination populaire de la bourgade) est rétablie.
Robert II Le Pieux fait don à l'abbaye de Lagny-sur-Marne de la pointe d'un des clous de la croix du Christ et d'une épine de la Couronne du Sauveur.
Ces reliques proviennent du trésor de Charlemagne à Aix-la-Chapelle.
Lagny-sur-Marne s'appellera Lagny Le Clou.
Un dimanche de Passion, Robert II Le Pieux vient à Lagny-sur-Marne en procession, pieds nus, accompagné d'Henri Ier de France, alors Duc de Bourgogne.
Le souvenir de cette procession sera renouvelé tous les ans jusqu'au jour où les Calvinistes brûleront ces reliques.
Le blason de la ville de Lagny-sur-Marne comporte toujours ce clou.


Pèlerinage de Robert II Le Pieux à Souvigny
En 1019-1020, Robert II Le Pieux s'arrête à Souvigny sur le tombeau de Mayeul de Cluny.


Condamnation au bûcher pour manichéisme
En 1022, Robert II Le Pieux condamne 10 chanoines au bûcher à Orléans pour manichéisme.

Construction des forteresses de Bourmont et de Vaucouleurs
Réunion entre Henri II le Saint et Robert II le Pieux
Eudes II de Blois s'attaque à Thierry Ier de Lorraine, Duc de Haute-Lotharingie, et au Comte Ferry de Toul.
Il bâtit des forteresses sur leur territoire :
Bourmont dans le Bassigny,
Vaucouleurs sur la Meuse.
Henri II le Saint se sent menacé et profitant d'une réunion avec le Roi Robert II Le Pieux à Ivois, près de l'Abbaye de Mouzon, le 12 août 1023, tous deux décident de mettre Eudes II de Blois à la raison.
Celui-ci rend ce qu'il a pris et construit en Lorraine.

Recherche d'un Roi pour l'Italie
Lorsque les Italiens viennent en 1024-1025 en France pour y chercher un roi, ils choisissent Hugues de France, le fils de Robert II le Pieux.
Devant le refus de ce dernier, ils viennent demander à Guillaume V d'Aquitaine d'accepter cette couronne.
Celui-ci part en Italie pour discuter de la proposition, avant de refuser pour lui et pour son fils devant la complexité des intrigues italiennes.


Rencontre de Robert II Le Pieux et Richard II l'Irascible
Robert II Le Pieux et Richard II l'Irascible se rencontrent à nouveau en 1024 à Rouen.

Charte de Robert II Le Pieux en faveur de Saint-Germain-des-Prés
Foulques de Senlis signe en 1027 une charte de Robert II Le Pieux en faveur de Saint-Germain-des-Prés.


Mort d'Hugues de France
Henri Ier de France associé au trône de France
Hugues de France meurt en 1027.
Il inhumé dans l'église de l'abbaye Saint-Corneille.
Constance d'Arles donne à l'abbaye de Compiègne un très important domaine à Verberie pour le repos de son fils Hugues de France.
Henri Ier de France, son frère, devient l'héritier de la couronne de France.
Le dimanche 15 mai 1027, Robert II Le Pieux le fait alors couronner à Reims.
Èbles Ier de Roucy est l'Évêque consécrateur.


Rébellion féodale contre Robert II le Pieux
La reine Constance d'Arles accuse Henri Ier de France d'être "dissimulé, indolent, efféminé et totalement porté à négliger les intérêts de Robert II Le Pieux, son père".
Elle favorise les intérêts de Robert Ier le Vieux, 3e de ses fils âgé de presque 15 ans, afin qu'il hérite de la couronne. Elle multiplie les intrigues et implique la majeure partie des grands vassaux dans une rébellion féodale.
Le Roi tente de ramener le calme entre ses deux fils, mais ces derniers se liguent contre lui.
Henri Ier de France enlève la forteresse de Dreux, mais Robert II Le Pieux envahit la Bourgogne et s'empare d'Avallon et de Beaune.
Les fils révoltés se soumettent à Robert II Le Pieux, leur père, et ce dernier pardonne leurs actes.

Élection de l'Évêque de Meaux
En 1027 un conflit éclate entre le Roi Robert II Le Pieux et Eudes II de Blois à propos de l'élection de l'Évêque de Meaux.
Le Roi rejette le candidat d'Eudes II de Blois et impose Bernier, son candidat. Meaux reste un évêché Royal.

Nouvelle rébellion des fils de Robert II le Pieux
En 1030, Henri Ier de France et Robert Ier le Vieux, son frère, se dressent une nouvelle fois contre Robert II le Pieux, leur père.
Robert II Le Pieux se réfugie en Bourgogne, où il trouve un soutien auprès :
de Renaud Ier de Nevers, son gendre,
de ses amis de toujours :
Hugues Ier de Châlon,
Guillaume de Volpiano, Abbé de Saint-Bénigne de Dijon.
Après avoir guerroyé quelques mois, Robert II Le Pieux reprend la main et fait la paix avec ses deux fils.

Construction d'une crypte sous l'église Sainte-Croix d'Orléans
Sainte Croix d'Orléans élevée au rang de cathédrale d'Orléans
Au XIe siècle, l'église cathédrale Sainte Étienne devient trop exigüe pour rester le siège du Diocèse d'Orléans.
L'église Sainte Croix d'Orléans est alors élevée au rang de Cathédrale.
Les bâtiments du chapitre sont regroupés au sud et à l'est de la Cathédrale actuelle.
Au XIe siècle, le roi Robert II Le Pieux décide la construction d'une crypte sous l'église Sainte-Croix d'Orléans pour abriter les reliques de Saint-Aignan.
Cette crypte remaniée au XIVe siècle est l'une des plus grandes de France. On peut encore y admirer les chapiteaux sculptés du XIe siècle.

***
https://fr.rodovid.org/wk/Personne:53462
naissance: vers 972, Orléans (45)
titre ou distinction: 25 décembre 987 - 24 octobre 996, Co-roi des Francs
mariage: ♀ Rozala d'Italie
titre ou distinction: 24 octobre 996 - 20 juillet 1031, Roi des Francs
autre événement: ♀ Rozala d'Italie , Répudiation
mariage: ♀ Berthe de Bourgogne
autre événement: ♀ Berthe de Bourgogne , Séparation
mariage: ♀ Constance d'Arles (Constance de Provence)
décès: 20 juillet 1031, Melun (77)
inhumation: Saint-Denis (93)
Sources :
  1. Gilbert PERESSE (gigiperesse )
  2. Base collaborative Pierfit (pierfit )
  3. WIKIPEDIA
6 avril 988 :
Mariage (avec Rosala Suzanne DE PROVENCE) - Meulan, 78250, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
Rozala d'Italie est veuve d'Arnould II de Flandre

Selon les souhaits d'Hugues Capet, son père, Robert II le Pieux épouse en 988 Rozala d'Italie.

Elle apporte en dot Montreuil-sur-Mer et le Ponthieu.

Rozala, change son prénom en devenant reine pour celui de Suzanne.

Le Ponthieu quitte l'orbite flamande pour la sphère d'influence des Capétiens

Le roi Robert, arrivé à l’âge de sa dix-neuvième année, dans la fleur de sa jeunesse, répudia, parce qu’elle était trop vieille, sa femme Suzanne, Italienne de nation. » — Richer de Reims, Histoire, 996-998. Répudiée [989]
La piété reconnue de Robert II le Pieux ne l'empêche pas, au prétexte de sa vieillesse et de sa stérilité, de répudier Rozala d'Italie en 991 ou 992 tout en gardant sa dot.
Rozala d'Italie se retire en Flandre auprès de son fils Baudouin IV de Flandre.
octobre 996 :
Mariage (avec Berthe DE BOURGOGNE)
Berthe de Bourgogne épouse en premières noces le comte Eudes Ier de Blois et de Chartres, à qui elle donne trois enfants. Mais le roi de France, Robert II Le Pieux, s'éprend d'elle et répudie sa première épouse, Rozala de Provence beaucoup plus âgée que lui. À la mort d'Eudes, en mars 996, Robert II veut l'épouser, mais son père Hugues Capet s'y oppose pour cause de consanguinité. Après la mort de ce dernier, en octobre 996, les deux amants se marient finalement en 997. L'opposition du pape à ce mariage (en raison de la parenté entre les époux) et l'impossibilité d'avoir des enfants avec Berthe poussent Robert II à se séparer d'elle en 1001, puis à épouser Constance d'Arles en 1003, afin d'assurer sa descendance. Pourtant, Berthe de Bourgogne reste l'unique amour de Robert II, et les deux amants ne cessent pas leur relation. Ils se rendent à Rome en 1008 pour implorer en vain le pape de faire annuler ce troisième mariage - Constance d'Arles se montrant cruelle et avare. De plus, elle est soupçonnée d'avoir fait assassiner le favori du roi. Veuve du comte de Blois.
Sources: Dominique FLEURY (dfleury2)

Berthe de Bourgogne est veuve d'Eudes Ier de Blois.
Robert II le Pieux épouse en octobre 996 Berthe de Bourgogne, sa cousine.

Ceci conduit à un renversement des alliances au détriment de Foulques III Nerra et en faveur d'Eudes II de Blois, fils de Berthe de Bourgogne.

Ce mariage pose certes un problème de consanguinité mais surtout un problème politique : Berthe de Bourgogne apporte en dot des droits sur le duché de Bourgogne et le comté de Bourgogne dont une grande partie du territoire appartient au Saint Empire.

Or le pape Grégoire V est le cousin de l'empereur Otton III.

Robert II le Pieux rentre ainsi en conflit avec le pape.

Le Roi est menacé d'excommunication et le royaume d'interdit.

***
En 998, lors du Concile de Rome Robert II le Pieux est frappé excommunication par le pape Grégoire V et doit finalement répudier Berthe de Bourgogne.

Leur mariage est rejeté par l'Église, pour lien de parenté au troisième degré entre les deux époux.

Les deux grands-mères, paternelle de Robert et maternelle de Berthe, sont sœurs et filles du Roi de Germanie Henri Ier.
31 août 1003 :
Mariage (avec Constance D'ARLES) - Meulan, 78250, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
ou 06/02/1002
Robert II Le Pieux épouse en 1002 ou 1003 Constance d'Arles, fille de Guillaume Ier le Libérateur, Comte de Provence et de Toulouse, et d'Adélaïde d'Anjou.
Leurs enfants sont :
Alaïs ou Alix ou Avoie ou Hedwig ou Hadvig ou Advisa ou Advise de France Capet (1003 ou 1004-1063) qui épousera en 1028 Renaud Ier de Nevers, Comtesse d'Auxerre et de Corbie,
Adélaïde ou Adèle de France (1009-8 janvier 1079) qui épousera :
en 1027 Richard III de Normandie
en 1028 Baudouin V de Flandre,
Hugues de France (1007-entre 1025 et 1027), associé à son père,
Henri Ier de France (1008 ou 1009-4 août 1060), Roi de France,
Constance de France (née en 1010) qui épousera Manassès de Dammartin,
Robert de France ou Robert Ier le Vieux (1011-18 mars 1076), Duc de Bourgogne, qui épousera :
vers 1033 Hélie de Dalmace de Semur,
en 1048 Ermengarde d'Anjou,
Eudes de France (1013-1055).

Par ce mariage, le nord et le sud de la France se trouvent réunis.

Robert II Le Pieux a un fils illégitime :

Raoul, Archevêque de Bourges.

Guillaume Ier de Bellême, un familier de Robert II le Pieux l'accompagne à Arles lors de ce mariage.
1031 :
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Robert II le Pieux (ca972-1031) : roi de 996 à 1031. Il fut inhumé à Melun (77), puis transféré en la basilique Saint-Denis. Il eut un fils aîné, Hugues, associé au trône en 1017, qui aurait dû régner mais qui mourut en 1025 et fut inhumé en l’église Saint-Corneille de Compiègne (60). Sa première épouse, Rozala (ou Suzanne) d’Ivraie fut répudiée et inhumée auprès de son premier époux, Arnould II de Flandre, au monastère de Blandigny (Belgique). Sa troisième épouse, Constance d’Arles, fut inhumée en la basilique Saint-Denis.
26 juillet 1031 :
Décès - Melun, 77000, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
Robert II le Pieux meurt à Melun le 20 juillet 1031.
Il est inhumé à Saint-Denis.

Marqué par ses péripéties matrimoniales, le règne de Robert II le Pieux l'est aussi par l'énergie qu'il déploie contre les grands féodaux pillards, toujours prêts à s'opposer au pouvoir royal.

Henri Ier de France devient Roi de France en 1031.
Source : Base collaborative Pierfit (pierfit )

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