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Constance D'ARLES ◉ Sosa : 233 907 439

Constance D'ARLES

◉ Sosa : 233 907 439

  • Née le 1er avril 984 - Arles, 13200, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
  • Décédée le 31 juillet 1032 - Melun, 77000, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE, à l'âge de 48 ans
  • Inhumée - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Reine de France (1003-1031)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

1er avril 984 :
Naissance - Arles, 13200, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Constance_d%27Arles
ou Constance de Provence ou 986 ou 984
Famille Bosonides, Dynastie Maison de Provence
Enfance et éducation : Constance est la fille de Guillaume Ier (†993) comte de Provence et de sa seconde épouse Adélaïde d'Anjou (†1026). Selon une pratique commune à l'époque qui consiste à attribuer à une fille le nom de sa mère ou de sa grand-mère, Constance reçoit le prénom de sa grand-mère paternelle, la comtesse Constance, épouse du comte de Provence Boson. Après que ce dernier fut contraint de se séparer de Berthe de Bourgogne. En effet, le roi de France vivait en concubinage avec Berthe de Bourgogne depuis qu'il avait répudié en 991 sa première épouse Rozala d'Italie. Le pape avait déclaré cette union illégale, et avait excommunié les deux amants. De plus, comme Berthe de Bourgogne ne peut lui donner d'enfant, Robert épouse Constance d'Arles. Reine de France et scandales : Cependant, Constance est une étrangère chez les Capétiens et ses manières, son entourage et sa conduite en irritent beaucoup. Elle est peu aimée à la cour à cause de ses intrigues et de sa cruauté — elle aurait aveuglé elle-même son confesseur accusé d'hérésie ce qui paraît douteux puisqu'une seule source sur les cinq dont nous disposons mentionne la présence de la reine —, et Robert tente à plusieurs reprises de la répudier pour reprendre Berthe de Bourgogne comme épouse — n'ayant jamais cessé de l'aimer ni de la voir ou peut-être aussi pour ses intérêts politiques du moment. En 1008, Robert II et Berthe se rendent à Rome et tentent vainement de faire annuler par le pape le mariage avec Constance, celle-ci étant soupçonnée d'avoir fait assassiner un favori du roi4. De ce fait, la cour se divise bientôt en deux camps : d'un côté pour Constance, de l'autre pour Berthe. Constance donne néanmoins des enfants au roi, dont le futur Henri Ier, et Robert. Elle préfère Robert et veut qu'il règne, mais son époux choisit Henri pour lui succéder. À la mort du roi, elle va jusqu'à tenter de tuer Henri, mais la tentative échoue et il monte sur le trône. Robert devient quant à lui duc de Bourgogne. Femme de tête, bonne administratrice reconnue par son mari le roi Robert II, Constance a participé à la construction du château d'Etampes. Dans une dotation du roi à l'abbaye de Saint-Corneille de Compiègne, il dit "Elle que je chéris pour sa façon d'être, grâce à une agréable fréquentation et à sa vivacité dans l'administration des affaires qui lui reviennent..." D'après les écrits de ses ennemis tels Raoul Glaber ou Helgaud de Fleury, la troisième épouse de Robert II est décrite comme cupide, cruelle et ambitieuse. Un de leurs témoignages raconte que Constance rejoint un maigre cortège des femmes à poigne de l'an mille et en rend son époux transparent. Selon Glaber, en effet, la reine « avait la main haute sur son mari ». Fleury lui dépeint les accès de colères de Constance où il joue sur son nom « Constante et forte, Constance qui ne plaisante pas ». Même son mari Robert qui n'aime pas son comportement met en garde un de ses amis en lui disant : "Ami Ogier, va-t'en d'ici, pour que Constance l'inconstante, mon épouse, ne te dévore pas."

Biographie sur Wikipedia au 23/07/2012

Jeunesse et formation

L'unique héritier du duc des Francs
Comme pour son père Hugues Capet, on ne connaît ni la date, ni le lieu précis de la naissance de Robert, et cela bien que les historiens penchent fortement pour l'année 972 et pour Orléans, capitale du duché robertien depuis le IXe siècle4. Le fils unique du duc des Francs, Hugues, et de sa femme, Adélaïde de Poitiers, se prénomme " Robert " comme son ancêtre héroïque Robert le Fort, qui est mort en combattant les Vikings en 866. Le reste de la progéniture royale est composé de trois sœurs : Gisèle, Edwige et Adélaïde.

Au Xe siècle, la famille des Robertiens est le clan aristocratique le plus puissant et le plus illustre du royaume de Francie. Durant les décennies précédentes, deux de ses membres sont déjà montés sur le trône, évinçant déjà la dynastie carolingienne : Eudes Ier (888) et Robert Ier (922). Le principat d'Hugues le Grand, duc des Francs et grand-père de Robert le Pieux, marque l'apogée des Robertiens jusqu'à sa mort en 956. Néanmoins à partir du milieu du Xe siècle, Hugues Capet, qui lui a succédé à la tête du duché et malgré un rayonnement encore important, ne parvient pas à s'imposer comme son père.

La jeunesse de Robert est surtout marquée par les combats incessants du roi Lothaire pour récupérer la Lorraine, " berceau de la famille carolingienne ", aux dépens de l'empereur Otton II :



" Comme Otton possédait la Belgique (la Lorraine) et que Lothaire cherchait à s'en emparer, les deux rois tentèrent l'un contre l'autre des machinations très perfides et des coups de force, car tous les deux prétendaient que leur père l'avait possédée "

- Richer de Reims, apr. 990.

En août 978, le roi Lothaire lance à l'improviste un assaut général sur Aix-la-Chapelle où réside la famille impériale qui échappe de peu à la capture. Après avoir pillé le palais impérial et les alentours, il retourne en Francie en emportant les insignes de l'Empire. Au mois d'octobre suivant, pour se venger, Otton II réunit une armée forte de soixante mille hommes et envahit le royaume de Lothaire. Ce dernier, n'ayant que peu de troupes autour de lui, est contraint de se réfugier chez Hugues Capet, qui passe pour être le sauveur de la royauté carolingienne8. La dynastie robertienne prend alors un virage qui bouleverse le destin du jeune Robert. L'évêque Adalbéron de Reims, à l'origine homme du roi Lothaire, se tourne de plus en plus vers la cour ottonienne pour laquelle il éprouve une grande sympathie.

Une éducation exemplaire
Hugues comprend rapidement que son ascension ne peut se faire sans l'appui de l'archevêque de Reims. Lui-même illettré, ne maîtrisant pas le latin, il décide d'envoyer Robert, vers 984, non pas chez l'écolâtre Abbon de Fleury, près d'Orléans, mais chez Adalbéron afin qu'il le forme aux rudiments de la connaissance. En effet, à la fin du Xe siècle, Reims a la réputation d'être la plus prestigieuse école de tout l'Occident chrétien. Le prélat accueille volontiers Robert, qu'il confie à son secrétaire le fameux Gerbert d'Aurillac, l'un des hommes les plus instruits de son temps9.

On suppose que pour suivre l'enseignement de Gerbert, le jeune garçon dut acquérir les bases du latin. Il enrichit ainsi ses connaissances en étudiant le trivium (c'est-à-dire ce qui se réfère à la logique : grammaire, rhétorique et dialectique) et le quadrivium (c'est-à-dire les sciences : arithmétique, géométrie, musique et astronomie). Robert est l'un des rares laïcs de son temps à profiter de la même vision du monde que les clercs10. Après environ deux années d'études à Reims, il regagne Orléans. Son niveau intellectuel s'est aussi développé dans le domaine musical, comme le reconnaît un autre grand lettré de son temps, Richer de Reims11. D'après Helgaud de Fleury, à un âge inconnu de son adolescence, le jeune robertien tombe gravement malade, à tel point qu'Hugues et Adélaïde craignent pour sa vie. C'est alors que ses parents vont prier à l'église Sainte-Croix d'Orléans et offrent un crucifix d'or et un vase somptueux de 60 livres (30 kg) en offrande. Robert guérit miraculeusement.
" Sa pieuse mère l'envoya aux écoles de Reims et le confia au maître Gerbert, pour être élevé par lui et instruit suffisamment dans les doctrines libérales. "

Extrait du site de marcelle GRAINDORGE : "Reine de France par son mariage avec Robert II le Pieux après que ce dernier fut contraint de se séparer de Berthe de Bourgogne. En effet, le roi de France vivait en concubinage avec Berthe de Bourgogne depuis qu'il avait répudié, en 996, sa première épouse Rozala d'Italie. Le pape avait déclaré cette union illégale, et avait excommunié les deux amants. De plus, comme Berthe de Bourgogne ne peut lui donner d'enfant, Robert épouse donc Constance d'Arles. Cependant, Constance est une étrangère chez les Capétiens et ses manières, son entourage et sa conduite irritent beaucoup. Elle est peu aimée à la cour à cause de ses intrigues et de sa cruauté (elle aurait aveuglé, elle-même, son confesseur accusé d'hérésie) et Robert tente à plusieurs reprises de la répudier pour reprendre Berthe de Bourgogne comme épouse (n'ayant jamais cessé de l'aimer, ni de la voir). De ce fait, la cour se divise bientôt en deux : d'un côté pour Constance, de l'autre pour Berthe Constance donne, néanmoins, des enfants au roi, dont le futur Henri 1er, et Robert. Elle préfère Robert et veut qu'il règne, mais son époux choisit Henri pour lui succéder. A la mort du roi, elle va jusqu'à tenter de tuer Henri, mais la tentative échoue et il monte sur le trône. Robert devient, quant à lui, duc de Bourgogne. Éloignée de la Cour, Constance s'éteint au château de Melun, le 22 ou le 25 juillet 1032. Son gisant se trouve à la basilique de Saint-Denis." Selon http://rm.gros.free.fr, Constance serait née en 984 et décédée à Meulan, le 12 août 1032. Selon Nobily.org - Histoire Patrimoine & Traditions, naissance en 984, décès en juillet 1032 à Melun.

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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2251
Constance d’Arles ou de Provence, fille du comte d’Arles, Guillaume Ier, remplaça la bonne reine Berthe. La blancheur du teint de cette princesse lui fit donner le surnom de Candide ou de Blanche ; mais sa beauté était déparée par les défauts de son caractère ; dès qu’elle parut à la cour elle voulut en changer l’ordre et la noble simplicité.

Le moine Raoul Glaber lui reprocha d’avoir amené de jeunes Provençaux dont le costume, la tête à demi rasée, le visage sans barbe, convenait mieux dit l’historien, « à des baladins et à des bouffons qu’à de nobles seigneurs qui accompagnent leur reine ». Le chroniqueur décrit ainsi ces premiers troubadours : « Leurs cheveux descendaient à peine au milieu de la tête. Vrais histrions chez qui le menton rasé, les hauts-de-chausse, les bottines ridicules, terminées par un bec recourbé, et tout l’extérieur mal composé annonçaient le dérèglement de l’âme. Hommes sans foi, sans loi, sans pudeur, dont les contagieux exemples corrompirent la nation française, autrefois si décente, et la précipitèrent dans toutes sortes de débauches et de méchancetés ».


Constance se rit des murmures, et n’écouta pas davantage les représentations de son époux ; elle ne fut pas longtemps avec lui sans éprouver sa patience ; elle prétendait s’immiscer à tous les secrets de l’État ; elle voulait que les grâces et les faveurs passassent toutes par ses mains ; son humeur inégale et le peu d’équité de ses jugements rendirent ses choix odieux. Si elle se croyait moins honorée qu’elle ne prétendait l’être, elle éclatait en plaintes, et le roi, toutes les fois qu’il accordait une grâce, avait coutume de dire : « Surtout, prenez garde que Constance ne le sache ! » Toutefois, il s’inquiétait peu de lui plaire ou non, et suivait franchement la ligne de conduite qu’il s’était tracée.

Au nombre des devoirs du bon roi, l’aumône tenait un des premiers rangs. Telle était sa facilité que les pauvres en abusaient parfois. Un jour qu’il était à table à côté de la reine, un des pauvres qu’il nourrissait coupa un gland d’or attaché au vêtement royal ; quand Robert se leva, Constance le regardant d’un air d’ironie : « Qui donc, ô mon bon Seigneur, lui dit-elle, a déshonoré votre robe, et a coupé le gland qui l’ornait ? - A celui qui l’a pris, répondit le roi, cet or sera plus profitable qu’à moi ». Une autre fois, des voleurs ayant enlevé la frange d’or d’une des tentures de son appartement, allaient passer à une autre ; le roi, qui les avait vus, se contenta de leur dire : « En voilà assez pour une fois, hâtez-vous de sortir : si la reine vous voyait, vous ne seriez pas quittes si facilement », rapporte Helgaud dans sa Vie de Robert.

Il fallait en effet que Robert protégeât de son autorité royale tous ceux qui avaient eu le malheur de déplaire à la reine : la mort de Hugues de Beauvais prouve à quel degré Constance savait pousser ses vengeances. Robert avait donné sa confiance à Hugues, son filleul, né du premier mariage de Berthe de Bourgogne. De ce fils de sa première épouse, il avait fait son ministre, et un ami dans le sein duquel il versait ses chagrina. Il l’avait fait comte de Beauvais et gouverneur de Paris ; l’église d’Orléans l’avait pris pour avoué (celui qui s’occupait des intérêts temporels d’une église) ; le roi l’entourait de soins.

Constance le détestait de plus en plus ; elle chercha plusieurs moyens de s’en défaire ; enfin elle écrivit à Foulques-Nerra (Foulques-le-Noir), comte d’Anjou, que ses crimes multipliés et sa pénitence ont rendu fameux. Foulques n’eut garde de manquer une occasion de signaler son audace ; il répondit à la reine et lui manda, dit la chronique, qu’elle fît « bonne chière », que « dans brief [dans peu] » elle serait vengée de Hugues, et que « jà ne saurait être monté en si haute autorité que l’on ne l’en fît bien descendre ».

On sut que la cour projetait une grande chasse ; les Angevins, chargés de leurs armures, la visière baissée, vont dans la forêt où ils sont assurés de remplir leur horrible mission ; lorsqu’ils jugent que Robert et son ami sont assez éloignés de leur suite, ils sortent au nombre de douze de l’embuscade où ils se tenaient cachés, passent devant le roi en lui faisant une profonde révérence, et sous ses yeux entraînent Hugues qui se sent saisir et arrêter sans pouvoir opposer de résistance. Robert s’écrie ; il se précipite entre les assassins et la victime ; il ordonne, il supplie ; il invoque la pitié, la religion ; tout est inutile ; les meurtriers frappent leur victime et disparaissent dans l’épaisseur de la forêt en laissant le roi au comble de l’horreur et de la stupéfaction.


Robert retourne accablé rejoindre les siens, leur dit le sinistre événement, et veut faire chercher et poursuivre les coupables. Il n’en connaissait aucun ; mais il soupçonnait trop que la reine ne devait pas être étrangère à cet attentat accompagné de circonstances qui le rendaient si outrageant pour la majesté royale. Après les derniers devoirs rendus à son ami, Robert fit faire une enquête sévère, et bientôt il ne put douter que Foulques-Nerra ne fût le coupable ; il le fit sommer de comparaître dans le délai de trois semaines pour faire amende honorable, présenter ses complices, ou les désavouer.

Tels étaient les chagrins que la reine suscitait à son époux. Robert cependant lui laissait à la cour toutes ses prérogatives : Constance paraissait avec pompe dans les solennités ; son nom se joignait à celui du roi dans les ordonnances. Pour le pieux Robert, sa consolation unique était l’étude et la prière : il avait réglé sa vie de manière à trouver du temps pour tout ; comme le grand Alfred, il partageait ses heures en brûlant des cierges d’inégale longueur ; ses chagrins n’altéraient pas son angélique douceur. Sa bonté éclatait parles traits les plus touchants. Qui ne sait ce pardon accordé à douze conspirateurs qu’il ordonna d’absoudre, qu’il fit communier et manger avec lui, et dont il prononça la grâce en disant : « Peut-on mener à la mort des hommes qui se sont réconciliés avec leur Dieu et qui ont mangé avec leur roi ? » Qui ne sourit à la pieuse industrie qui enlevait les reliques des reliquaires pour éviter qu’on ne fît de faux serments ?

Quant à sa foi, elle était telle qu’on a dit de lui : « Il semblait voir les saints mystères plutôt que les croire ». Robert aimait la musique, elle était même pour lui une véritable consolation dans ses ennuis domestiques. Aux heures de loisir, il composait de belles hymnes qu’il envoyait au pape dans son palais de Latran. On le voyait, les jours de fête, venir à l’église de Saint-Denis, revêtu de la chape de soie et la couronne sur la tête, chanter vêpres et matines au milieu des chantres et des moines dont il dirigeait les chœurs, battant la mesure avec son sceptre. Un jour Constance se plaignit qu’il n’eût jamais fait de vers pour elle. Robert ne prit pas garde à ce nouveau caprice, mais la demande se renouvela avec la fermeté absolue que la reine savait mettre dans ses plus simples souhaits. Fatigué de ces obsessions, le bon roi feignit de céder, et l’on prétend qu’il lui montra le premier verset d’une hymne qu’il venait d’achever, et qui commence par ces mots : O constantia martyrum (O patience des martyrs !). Troublée par ce calembour latin, la reine se trouva satisfaite, croyant y voir son nom.

A côté de ces puérilités de la vanité, la reine mettait son orgueil à paraître orthodoxe ; elle croyait se rendre agréable à Dieu par sa cruauté, et les missions les plus sévères ne la révoltaient pas. Une hérésie nouvelle qui s’était introduite en France avait séduit des femmes, de simples fidèles, des prêtres même, des hommes éminents dans le clergé d’Orléans. Les fauteurs de l’hérésie furent jugés à Orléans, et on en condamna treize au feu. L’assemblée était réunie dans l’église ; la reine se tenait en dehors pour arrêter le désordre et (ce trait est une indication curieuse de la manière dont les rois exerçaient le pouvoir), revêtue des ornements royaux, elle contenait le peuple par sa présence. Ayant reconnu un prêtre d’Orléans, Etienne Lisoie, qui avait été son confesseur, elle lui creva un œil avec la baguette d’ivoire qu’elle portait à la main et qui, selon la mode du temps, était surmontée d’une tête d’oiseau.

Cette femme cruelle n’avait pas même des vertus de son sexe, la tendresse maternelle. Son avarice était si grande qu’elle laissait ses fils manquer de tout. Hugues, l’aîné, avait été couronné roi en 1017, Robert II suivant en cela l’exemple de son père, en assurant ainsi le trône de son fils et évitant tout partage après sa mort en désignant d’avance son successeur ; les lettres de Fulbert, évêque de Chartres, nous apprennent que ce jeune prince, ne pouvant supporter les vexations continuelles de sa mère, et étant sorti de la cour, voyageait comme un aventurier, et qu’il fut retenu prisonnier par un comte de Bellême sur les terres duquel il avait passé. « J’ose dire, écrivait Fulbert au roi, qu’il est de votre devoir de veiller à ce que le prince ne reste pas dans ce dénuement, autrement vous passeriez pour un mauvais père » écrit Fleury dans son Histoire ecclésiastique.

Robert rappela son fils, et exigea de sa femme qu’elle épargnât au moins ses propres enfants. Hugues étant mort en 1026, Constance intrigua pour contrarier les vues de son mari, qui voulait faire couronner Henri, son second fils. Elle multiplia les lettres aux évêques, elle prodigua les flatteries, les menaces, prétendit qu’on devait donner la couronne au mérite et non au hasard de la naissance, que Henri était indigne du trône, tandis que Robert (troisième fils du roi) serait un prince accompli, nous apprend Raoul Glaber dans sa Chronique. La fermeté du roi triompha ; il fit sacrer Henri, mais Constance mit dans ses intérêts Baudouin, comte de Flandre, Eudes, comte de Champagne (elle cédait à celui-ci la moitié de la ville de Sens), Guillaume VI, duc de Guyenne ; ceux qu’elle ne gagna pas, elle les intimidait. L’évêque Fulbert écrivait, en parlant du sacre de Henri : « J’y aurais volé, mais ma santé m’en a empêché. J’aurais pourtant surmonté cet obstacle si je n’avais pas craint les emportements de la reine, qui n’est que trop croyable quand elle promet du mal, comme le prouvent toutes ses actions » relate Fleury.

Constance se vengea en désolant la vie de son fils et du roi ; elle s’emporta contre Robert, ce troisième fils qu’elle paraissait chérir, et lui reprocha qu’il ne haïssait pas assez son frère. Henri ne pouvait ni vivre à la cour où sa mère le maltraitait, ni s’éloigner faute d’argent ; il finit par attaquer Dreux, et s’en emparer, en se révoltant contre son père. Alors Constance mit les armes à la main du jeune Robert qui prit Avallon et Beaune. Il fallut que le roi marchât contre ses fils. Heureusement les princes ne purent soutenir la pensée de prolonger la guerre contre leur propre père et demandèrent à rentrer en grâce. On lit avec attendrissement les paroles de Robert à cette occasion : « J’ai affligé mon père en voulant plus d’autorité qu’il ne m’en donnait, dit-il ; aujourd’hui je souffre par mes enfants ; que Dieu prenne mon repentir en pitié et qu’il nous pardonne à tous ! ».


Le bon roi survécut peu à des chagrins si cuisants ; il mourut l’année suivante (1031). Les sanglots éclataient autour de son cercueil ; les veuves, les orphelins, les pauvres, les religieux qu’il avait assistés, les amis dont il s’était plu à s’entourer, formaient son cortège ; sa pompe funèbre était celle d’un père adoré enlevé trop tôt à sa famille ; on entendait de toutes parts ces mots répétés longtemps encore après sa mort : « Nous avons perdu notre père ; il nous conservait en paix ; sous lui, nous étions en sûreté, nous et nos biens, et nous ne craignions personne ! »

Vainement le roi, à son lit de mort, avait désigné Henri pour son successeur : Constance suscita partout des ennemis à ce fils couronné malgré elle. Elle arma ses vassaux, elle s’empara des villes de Soissons et de Sens, des forts de Hammartin, de Colley et de Melun... Melun où son époux venait de rendre le dernier soupir !... Son inimitié la rend infatigable : elle guerroie, elle négocie, elle menace, elle implore : Henri est forcé de fuir et, lui douzième, d’aller réclamer le secours du due de Normandie, à l’aide duquel il parvient à reprendre les places que sa mère avait enlevées. Mais Foulques-Nerra, s’étant porté comme médiateur, força la reine à un traité ; les deux frères promirent de vivre en paix, Henri comme roi, et Robert comme duc de Bourgogne.

Constance mourut à Melun en 1032 ; on l’inhuma à côté de l’époux dont elle avait constamment troublé le repos. Les écrivains du temps donnent des éloges au zèle de la reine à propos d’une relique trouvée dans une muraille par un abbé de Saint-Jean-d’Angély ; le bruit s’était répandu que c’était le chef de saint Jean-Baptiste, et la relique fut honorée de tout le royaume. Constance y vint avec son mari ; elle édifia à Poissy un monastère de chanoines réguliers. Mais ces œuvres et ces pratiques de dévotion ne rendent pas plus respectable la mémoire d’une femme qui a cru satisfaire à la religion en s’y appliquant extérieurement, tandis que sa maison, sa famille, son peuple souffraient de sa cruauté, de son avarice et de sa jalousie.

Elle eut sept enfants avec Robert II : Advise (née en 990 et morte en 1063) ; Hugues (né en 1007 et mort en 1026) ; Henri, né en 1008, qui devint roi de France sous le nom de Henri Ier ; Adélaïde de France (née en 1009 et morte en 1079) ; Constance de France (née en 1010) ; Robert (né en 1011 et mort en 1076), qui devint duc de Bourgogne sous le nom de Robert Ier lorsque son frère Henri hérita du trône en 1031 ; Eudes (né en 1013 et mort en 1055).

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https://cassius.e-monsite.com/pages/personnalites/constance-d-arles-reine-de-france-de-986-a-1032.html
Troisième épouse de Robert II le Pieux
Reine de France de 1003 à 1032

Constance d'Arles (école française du XIII siècle château de Versailles )Constance d’Arles (née vers 986 à Arles - morte au château de Melun le 25 juillet 1032), fille de Guillaume Ier (v.950-993) comte d’Arles, et Adélaïde d'Anjou (?-1026), est reine de France par son mariage avec Robert II.

En 1003, Constance devient reine de France en épousant le roi Robert II Le Pieux après que ce dernier fut contraint de se séparer de Berthe de Bourgogne. En effet, le roi de France vivait en concubinage avec Berthe de Bourgogne depuis qu'il avait répudié en 991 sa 1ere épouse Rozala d'Italie. Le pape avait déclaré cette union illégale, et avait excommunié les deux amants. De plus, comme Berthe de Bourgogne ne peut lui donner d'enfant, Robert épouse donc Constance d'Arles.

Cependant, Constance est une étrangère chez les Capétiens et ses manières, son entourage et sa conduite en irritent beaucoup. Elle est peu aimée à la cour à cause de ses intrigues et de sa cruauté, elle aurait aveuglé elle-même son confesseur accusé d'hérésie, et Robert tente à plusieurs reprises de la répudier pour reprendre Berthe de Bourgogne comme épouse, n'ayant jamais cessé de l'aimer ni de la voir. En 1008, Robert II et Berthe se rendent à Rome et tentent vainement de faire annuler par le pape le mariage avec Constance, celle-ci étant soupçonnée d'avoir fait assassiner un favori du roi. De ce fait, la cour se divise bientôt en deux camps : d'un côté pour Constance, de l'autre pour Berthe.

Constance donne néanmoins des enfants au roi, dont le futur Henri 1er, et Robert. Elle préfère Robert et veut qu'il règne, mais son époux choisit Henri pour lui succéder. À la mort du roi, elle va jusqu'à tenter de tuer Henri, mais la tentative échoue et il monte sur le trône. Robert devient quant à lui duc de Bourgogne.

Éloignée de la Cour, Constance s'éteint au château de Melun, le 22 ou 25 juillet 1032. Son gisant se trouve à la basilique de Saint-Denis.Constance d'Arles et Robert II (gisants de la basilique Saint Denis)

Constance et Robert ont 6 ou 7 enfants :

Advisa, comtesse d'Auxerre, (1003 - après 1063), épouse le comte Renaud 1er de Nevers,
Hugues (1007 - 17 septembre 1025), associé au trône par son père (1017), mais qui meurt prématurément,
Henri (4 mai, 1008 - 4 août, 1060), futur roi Henri 1er,
Adèle de France, comtesse de Contenance (1009 - 5 juin, 1063), épouse le duc Richard III de Normandie, puis le comte Baudouin V de Flandre,
Robert Ier de Bourgogne (1011 - 21 mars, 1076),
Eudes (1013 - 1056),
Constance (1014- ?),filliation incertaine, épouse le comte Manassès de Dammartin. Ce mariage fait entrer les terres de Dammartin, aux bords des terres royales, au sein de la Maison de Montdidier, créant la Maison de Dammartin-Montdidier. À cette occasion, Dammartin est érigé en comté.
Sources :
  1. Gilbert PERESSE (gigiperesse )
  2. Base collaborative Pierfit (pierfit )
  3. WIKIPEDIA
31 août 1003 :
Mariage (avec Robert II DE FRANCE) - Meulan, 78250, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
ou 06/02/1002
Robert II Le Pieux épouse en 1002 ou 1003 Constance d'Arles, fille de Guillaume Ier le Libérateur, Comte de Provence et de Toulouse, et d'Adélaïde d'Anjou.
Leurs enfants sont :
Alaïs ou Alix ou Avoie ou Hedwig ou Hadvig ou Advisa ou Advise de France Capet (1003 ou 1004-1063) qui épousera en 1028 Renaud Ier de Nevers, Comtesse d'Auxerre et de Corbie,
Adélaïde ou Adèle de France (1009-8 janvier 1079) qui épousera :
en 1027 Richard III de Normandie
en 1028 Baudouin V de Flandre,
Hugues de France (1007-entre 1025 et 1027), associé à son père,
Henri Ier de France (1008 ou 1009-4 août 1060), Roi de France,
Constance de France (née en 1010) qui épousera Manassès de Dammartin,
Robert de France ou Robert Ier le Vieux (1011-18 mars 1076), Duc de Bourgogne, qui épousera :
vers 1033 Hélie de Dalmace de Semur,
en 1048 Ermengarde d'Anjou,
Eudes de France (1013-1055).

Par ce mariage, le nord et le sud de la France se trouvent réunis.

Robert II Le Pieux a un fils illégitime :

Raoul, Archevêque de Bourges.

Guillaume Ier de Bellême, un familier de Robert II le Pieux l'accompagne à Arles lors de ce mariage.
31 juillet 1032 :
Décès - Melun, 77000, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Basilique

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