🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
🏛️ Éclaireur des temps anciens
Toutes les personnes
Rechercher dans tous les arbres
Henri Ier DE FRANCE ◉ Sosa : 233 650 560
Henri Ier DE FRANCE
◉ Sosa : 233 650 560
- Né le 10 mai 1008 - Reims, 51100, Marne, Champagne-Ardenne, FRANCE
- Décédé le 10 août 1060 - Vitry-aux-Loges, 45530, Loiret, Centre, FRANCE, à l'âge de 52 ans
- Inhumé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
- Duc de Bourgogne (vers 1016-1032), Roi de France (20 juillet 1031-4 août 1060)
Parents
- Robert II DE FRANCE 972-1031
- Constance D'ARLES 984-1032
Union(s) et enfant(s)
- Marié en 1043, avec Mathilde DE FRISE 1024-1044
-
Marié le 25 mai 1051, Reims, 51100, Marne, Champagne-Ardenne, FRANCE, avec
Anne DE KIEV ~1024-1075
dont
- Philippe Ier DE FRANCE 1052-1108
- Emma DE FRANCE 1054-1109
- Robert DE FRANCE 1054-1063
- Hugues Ier DE VERMANDOIS 1057-1102
Frères et sœurs
- Adèle Alix DE FRANCE 1003-1079
- Constance DE FRANCE ~1005-1057
- Hugues II DE FRANCE 1007-1027
- Henri Ier DE FRANCE 1008-1060
- Robert Ier DE BOURGOGNE 1008-1076
- Eudes DE FRANCE 1013-1054
Événements
- 10 mai 1008 :
-
Naissance - Reims, 51100, Marne, Champagne-Ardenne, FRANCE
Duc de Bourgogne (vers 1016-1032) Roi de France (20juillet 1031-4août 1060)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Ier_(roi_des_Francs)
Henri Ier (ca1008-1060) : roi de 1031 à 1060. Inhumé en la basilique Saint-Denis.
Rébellion féodale contre Robert II le Pieux
La reine Constance d'Arles accuse Henri Ier de France d'être "dissimulé, indolent, efféminé et totalement porté à négliger les intérêts de Robert II Le Pieux, son père".
Elle favorise les intérêts de Robert Ier le Vieux, 3e de ses fils âgé de presque 15 ans, afin qu'il hérite de la couronne. Elle multiplie les intrigues et implique la majeure partie des grands vassaux dans une rébellion féodale.
Le Roi tente de ramener le calme entre ses deux fils, mais ces derniers se liguent contre lui.
Henri Ier de France enlève la forteresse de Dreux, mais Robert II Le Pieux envahit la Bourgogne et s'empare d'Avallon et de Beaune.
Les fils révoltés se soumettent à Robert II Le Pieux, leur père, et ce dernier pardonne leurs actes.
***
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2304
Fils de Robert et de la reine Constance, il monta sur le trône au mois de juillet 1031 ; ce ne fut pas sans éprouver beaucoup de difficultés. Sa mère, femme impérieuse, avare, incapable de faire céder ses préventions à la sûreté de sa famille, s’était opposée pendant le règne de Robert à ce qu’il associa Henri à la couronne ; elle voulait obtenir cette faveur pour un autre de ses fils, qui portait aussi le nom de Robert.
L’intérêt de l’État l’emporta sur sa volonté ; mais les événements prouvèrent qu’elle n’avait pas renoncé à ses projets. A peine le roi fut-il mort, qu’un parti puissant, soutenu par Constance, prit les armes contre Henri, qui se vit réduit à chercher son salut dans la fuite. Il se réfugia près de ce duc de Normandie connu dans l’histoire sous le nom de Robert le Diable, prince rempli de vertus, mais prompt à apaiser une révolte, ayant pour principe de ne jamais traiter avec des rebelles armés.
C’est sans doute à cette sévérité qu’il doit le singulier surnom que les Normands lui donnèrent : aussi vit-on plusieurs nobles de sa cour, contraints à s’éloigner de leur patrie, se rendre célèbres dans la Pouille et dans la Calabre, et finir par attirer en Italie ces aventuriers normands, dont les chefs se sont acquis une gloire qui égale celle des plus grands rois. Robert le Diable, protecteur du roi Henri, fit une guerre si vive au parti de la reine Constance, que cette princesse fut bientôt réduite à demander la paix.
Elle l’obtint, à condition de se tenir éloignée de la cour, et se retira à Melun, où elle mourut l’année suivante, trop tard pour le repos de la France ; car Eudes, autre frère du roi, profita de la chaleur qui régnait encore dans les esprits pour se révolter à son tour : il fut vaincu, fait prisonnier, envoyé à Orléans, et Henri se trouva enfin paisible possesseur du trône.
Pour s’attacher son frère Robert, en faveur duquel la reine Constance avait pris les armes, il lui céda le duché de Bourgogne : de ce prince est issue la première race royale des ducs de Bourgogne. Eudes ne fut pas si heureux ; il obtint sa liberté, mais resta sans apanage.
Henri était alors veuf de Mathilde, nièce de l’empereur Conrad ; il n’en avait pas d’entant ; on doute même si ce mariage avait été accompli. Ses conseillers lui ayant représenté que les troubles se multiplieraient tant que la succession au trône ne serait pas assurée, à l’âge de trente-neuf ans il consentit à contracter de nouveaux engagements ; et, pour éviter toute discussion avec l’Eglise sur les degrés de parenté, il épouse Anne, fille de Jarodialas ou Jaroslaw, duc de Russie : la neuvième année de ce mariage, il eut un fils nommé Philippe, qui lui succéda.
La puissance des ducs de Normandie était alors plus considérable que celle des rois de France, moins par l’étendue des pays qu’ils gouvernaient, que parce que les liaisons qu’ils conservaient avec les princes du Nord, dont ils étaient issus, les rappelaient sans cesse à cette unité de pouvoir totalement oubliée en France depuis le triomphe du gouvernement féodal.
Robert le Diable, après avoir aidé Henri à soumettre les partis élevés contre l’autorité de ce monarque, forma le double projet d’aller en pèlerinage à Jérusalem, et de se donner pour successeur un enfant de neuf ans, qu’il avait eu d’une bourgeoise de Falaise : il assembla les grands de ses Etats, écouta leurs remontrances, persista dans ses volontés ; et tous les seigneurs jurèrent en sa présence de reconnaître, servir et défendre cet enfant, connu d’abord sous le nom de Guillaume le Bâtard, et par la suite sous celui de Guillaume la Conquérant.
Robert mourut à Nicée, comme il revenait de son pèlerinage : cette nouvelle ne fut pas plutôt parvenue en Normandie, que les révoltes éclatèrent de toutes parts. Henri, qui avait promis de protéger le jeune Guillaume, crut pouvoir faire céder la reconnaissance aux intérêts de sa couronne, et profiter de ces divisions pour reconquérir une des plus belles provinces de son royaume : mais il rencontra des obstacles qui ralentirent ses démarches ; et les ministres du jeune duc ayant su intéresser la gloire du roi à la défense de leur prince, il le soutint d’abord avec courage.
Jaloux ensuite de la grande réputation de Guillaume, il devint son ennemi, lui déclara la guerre, et perdit les droits d’un bienfaiteur sans en être dédommagé par la victoire. Henri eut presque toujours les armes à la main : ce n’était qu’en combattant qu’un monarque se faisait respecter à cette époque ; il devait assistance à ses vassaux, et, lorsqu’il négligeait de les secourir, il s’exposait à s’en voir abandonné à son tour : c’est ainsi que les fils du comte de Champagne refusèrent l’hommage au roi, qui n’avait point secondé leur père dans une guerre qu’il faisait pour son propre compte à l’empereur.
Henri fut obligé de les combattre pour les ramener à l’obéissance. Ce prince, voyant sa santé s’affaiblir, crut devoir associer au trône sou fils aîné Philippe, qui n’avait alors que sept ans ; il le fit sacrer à Reims en 1059 : ses pressentiments ne le trompèrent pas ; car il mourut le 4 août 1060, dans la 55e année de son âge et la trentième de son règne.
Il laissa la régence du royaume, et la tutelle de ses trois fils, Philippe, Hugues et Robert, qui mourut fort jeune, à Baudouin, comte de Flandre, époux de sa sœur, sentant bien que la reine Anne, sans domaine et sans alliance en France, y serait sans autorité. Anne se retira à Senlis avec le projet de vivre dans un monastère ; mais elle accorda sa main à Raoul de Péronne, comte de Crépi : étant devenue veuve une seconde fois, elle retourna dans son pays.
Henri a laissé la réputation d’un roi juste, brave et pieux : fils d’un père excommunié, il évita soigneusement toute contestation avec la cour de Rome, et ne lui céda qu’autant que l’exigeait l’esprit de son siècle. Son successeur (Philippe Ier) ne fut ni aussi prudent ni aussi heureux.
***
Henri Ier de France Duc de Bourgogne
Vers 1017, Robert II Le Pieux remet le duché de Bourgogne à son second fils, Henri Ier de France, tout en continuant à gouverner personnellement la province.
Dédicace de l'église abbatiale de Lagny-sur-Marne
Don d'un clou de la croix du Christ
2 ans après son achèvement, l'église abbatiale de Lagny-sur-Marne est dédicacée en 1019 par Léothéric, archevêque de Sens, en présence de Robert II Le Pieux et d'un grand nombre de princes et d'évêques.
L'église est dédiée à Saint Pierre, Saint Paul et aux Saints Innocents.
La seigneurie de Laigny (dénomination populaire de la bourgade) est rétablie.
Robert II Le Pieux fait don à l'abbaye de Lagny-sur-Marne de la pointe d'un des clous de la croix du Christ et d'une épine de la Couronne du Sauveur.
Ces reliques proviennent du trésor de Charlemagne à Aix-la-Chapelle.
Lagny-sur-Marne s'appellera Lagny Le Clou.
Un dimanche de Passion, Robert II Le Pieux vient à Lagny-sur-Marne en procession, pieds nus, accompagné d'Henri Ier de France, alors Duc de Bourgogne.
Le souvenir de cette procession sera renouvelé tous les ans jusqu'au jour où les Calvinistes brûleront ces reliques.
Le blason de la ville de Lagny-sur-Marne comporte toujours ce clou.
Mort d'Hugues de France
Henri Ier de France associé au trône de France
Hugues de France meurt en 1027.
Il inhumé dans l'église de l'abbaye Saint-Corneille.
Constance d'Arles donne à l'abbaye de Compiègne un très important domaine à Verberie pour le repos de son fils Hugues de France.
Henri Ier de France, son frère, devient l'héritier de la couronne de France.
Le dimanche 15 mai 1027, Robert II Le Pieux le fait alors couronner à Reims.
Èbles Ier de Roucy est l'Évêque consécrateur.
Rébellion féodale contre Robert II le Pieux
La reine Constance d'Arles accuse Henri Ier de France d'être "dissimulé, indolent, efféminé et totalement porté à négliger les intérêts de Robert II Le Pieux, son père".
Elle favorise les intérêts de Robert Ier le Vieux, 3e de ses fils âgé de presque 15 ans, afin qu'il hérite de la couronne. Elle multiplie les intrigues et implique la majeure partie des grands vassaux dans une rébellion féodale.
Le Roi tente de ramener le calme entre ses deux fils, mais ces derniers se liguent contre lui.
Henri Ier de France enlève la forteresse de Dreux, mais Robert II Le Pieux envahit la Bourgogne et s'empare d'Avallon et de Beaune.
Les fils révoltés se soumettent à Robert II Le Pieux, leur père, et ce dernier pardonne leurs actes.
Nouvelle rébellion des fils de Robert II le Pieux
En 1030, Henri Ier de France et Robert Ier le Vieux, son frère, se dressent une nouvelle fois contre Robert II le Pieux, leur père.
Robert II Le Pieux se réfugie en Bourgogne, où il trouve un soutien auprès :
de Renaud Ier de Nevers, son gendre,
de ses amis de toujours :
Hugues Ier de Châlon,
Guillaume de Volpiano, Abbé de Saint-Bénigne de Dijon.
Après avoir guerroyé quelques mois, Robert II Le Pieux reprend la main et fait la paix avec ses deux fils.
Mort de Robert II Le Pieux
Henri Ier de France Roi de France
Révolte de Robert Ier le Vieux, de Constance d'Arles et d'Eudes II de Blois
Siège de Sens
Robert II le Pieux meurt à Melun le 20 juillet 1031.
Il est inhumé à Saint-Denis.
Marqué par ses péripéties matrimoniales, le règne de Robert II le Pieux l'est aussi par l'énergie qu'il déploie contre les grands féodaux pillards, toujours prêts à s'opposer au pouvoir royal.
Henri Ier de France devient Roi de France en 1031.
Guillaume Busac assiste au couronnement d'Henri Ier de France.
Henri Ier de France fait de Melun sa demeure principale.
Dès son accession au trône, Henri Ier est confronté à la révolte de son frère Robert Ier le Vieux qui est fortement soutenu par leur mère Constance d'Arles et par Eudes II de Blois et une ligue formée par les féodaux.
Ils s'emparent de Sens et occupent le domaine royal.
Henri Ier de France se réfugie auprès de Robert le Diable, Duc de Normandie.
Il a également comme appui :
Foulques III Nerra Comte d'Anjou et Geoffroy II Martel, son fils,
Conrad II le Salique, l'Empereur d'Allemagne et
Baudouin IV de Flandre.
Henri Ier de France reconquière le pouvoir.
Foulques III Nerra Comte d'Anjou assiège Sens.
Cession du Vexin Français au Duc de Normandie
Henri Ier de France cède le Vexin Français à Robert le Magnifique.
Lutte d'Henri Ier de France contre les princes territoriaux
Henri Ier de France soutient d'incessants combats contre les princes territoriaux qui entouraient et menaçaient facilement le domaine royal :
Eudes II de Blois,
Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie,
le Duc de Bourgogne.
Vaincu à plusieurs reprises, Henri Ier de France réussit seulement à assurer la survie de la monarchie capétienne, sans pouvoir empêcher l'autonomie féodale.
Certains vassaux, comme les ducs de Bretagne, de Bourgogne ou d'Aquitaine, se considèrent comme indépendants.
Le Roi entretient cependant une politique extérieure active, rencontrant deux fois l'empereur Henri III le Noir et manifestant les prétentions capétiennes sur la Lorraine, tenant tête au pape.
Succession de Liétry de Sens
En 1032, il faut pourvoir à la succession de Liétry, Archevêque de Sens.
Henri Ier de France choisit Gilduin fils cadet du Comte de Joigny.
Eudes II de Blois pousse alors le Chapitre à choisir Mainard et refuse l'entrée de la ville à Gilduin.
Henri Ier de France, accompagné de Foulques III Nerra, vient alors mettre le siège, sans succès, devant Sens.
Mais il finit par entrer dans la ville et mettre en place Gilduin qu'il a fait consacrer à Paris.
Eudes II de Blois fait alors attribuer l'Évêché de Troyes, devenu vacant, à Mainard.
Robert Ier le Vieux Duc de Bourgogne
En juillet 1032 ou 1034, Henri Ier de France renonce au riche duché de Bourgogne et le cède en apanage à Robert Ier le Vieux, son frère, en pleine propriété et en tant que fief héréditaire.
Cette décision marque le début de 3siècles d'affrontements qui opposeront les ducs de Bourgogne aux rois de France.
Robert Ier le Vieux donne naissance à une nouvelle tige de la Maison de Bourgogne : la dynastie capétienne de Bourgogne
Sa lignée, qui s'éteindra en 1361, régnera sur le Portugal jusqu'en 1385 par l'intermédiaire de la branche cadette issue de son petit-fils, Henri de Lusitanie.
Au début le duché est composé des comtés d'Autun, de Beaune, d'Avallon, de Dijon et de Châtillon-sur-Seine.
Pendant 300 ans, les capétiens se maintiennent à la tête de ce duché, par une succession régulière de père en fils, et ainsi ils peuvent se consacrer à arrondir petitement mais sûrement leurs possessions.
Les premiers ducs sont de simples féodaux, ne prêtant, ni ne recevant l'hommage.
Ils vivent dans leurs châteaux de Dijon ou de Châtillon-sur-Seine, occupés à la chasse et à la guerre.
La féodalité ronge les droits ducaux.
Les Comtes de Chalon sur Saône, de Mâcon, de Nevers et d'Auxerre sont puissants.
Il faudra plus d'un siècle pour que le Duc de Bourgogne domine les autres seigneurs.
Robert Ier le Vieux est un violent.
Ses exactions commises à l'égard des églises et des abbayes sont nombreuses. Il enlève les récoltes, saisit les dîmes, s'empare des celliers.
En Auxerrois, en Langrois, dans le Dijonnais et l'Auxois, partout s'élèvent les plaintes des religieux.
Robert Ier le Vieux fait la guerre à propos des limites entre le comté d'Auxerre et le duché de Bourgogne contre Renaud Ier de Nevers et Guillaume Ier de Nevers.
Roger Ier de Montgommery exilé à la cour de France
Après la mort de Robert le Magnifique en 1035, Roger Ier de Montgommery ne semble plus en faveur.
Guillaume de Jumièges explique qu'il est exilé à la cour d'Henri Ier de France, à cause de sa perfidie.
On suppose qu'il a dû se rebeller contre l'autorité Guillaume le Conquérant.
Eudes de France Prisonnier
Henri Ier de France reprend Sens et fait prisonnier son frère Eudes de France.
Rébellion contre Henri Ier de France
De 1041 à 1044, Étienne Ier de Blois et Thibault III de Blois participent à la rébellion contre Henri Ier de France menée par Raoul III de Valois (Raoul IV de Vexin) et Galéran III de Meulan.
Galéran III de Meulan est vaincu et ne conserve ses terres que par le soutien de Guillaume le Conquérant.
Capturé par l'armée royale en 1041, Raoul III de Valois change de camp et se rallie au capétien, favorisant sa politique en Champagne.
Siège de Tours
Bataille de Nouy
Thibault III de Blois Prisonnier
Cession de la Touraine
Henri Ier de France reçoit l'aide de Geoffroy II Martel, Comte d'Anjou.
Ce dernier, après avoir assiégé Tours, bat Thibault III de Blois et Étienne Ier de Blois à Nouy (Saint-Martin-le-Beau) le 21 août 1044.
Cette victoire stabilise définitivement la position d'Henri Ier de France.
Thibault III de Blois est fait prisonnier et est enfermé au château de Loches.
Pour prix de sa liberté, Thibault III de Blois doit céder à Geoffroy II Martel toutes ses possessions de Touraine avec la ville de Tours et les châteaux de Chinon et de Langeais.
Il ne conserve que l'Abbaye de Marmoutier.
Thibault III de Blois, prisonnier, perd définitivement Tours et la Touraine.
De nombreux tenants des Comtes de Blois sont évincés non seulement en Touraine mais également dans les régions voisines : Vendômois,… La Maison de Blois ne réussira plus jamais à intervenir dans ces régions.
Le Val de Loire est désormais sous l'influence Angevine.
Le centre de gravité des possessions de la Maison de Blois se déplace de la Loire vers la Seine.
A partir de là, Henri Ier de France s'inquiète de la montée en puissance du Comte d'Anjou et ne le laisse plus agir à sa guise.
Guillaume Busac Comte de Soissons
Mariage de Guillaume Busac avec Adélaïde de Soissons
Henri Ier de France donne le comté de Soissons à Guillaume Busac (de jure uxoris).
Guillaume Busac épouse en 1045 ou en 1058 Adélaïde de Soissons. Leurs enfants sont :
Lituaise ou Litause ou Lithuise de Soissons ou de Troyes (1045-1112) qui épousera en 1070 Milon Ier de Montlhéry,
Agnès d'Eu (1057-1124), Comtesse de Soissons qui épousera vers 1073 Hervé Ier de Montmorency,
Ade de Soissons (née en 1058),
Ermentrude ou Rainurde ou Raintrude ou Ramentrude d'Eu (1065-1117), Comtesse de Soissons, qui épousera en 1085 Raoul Ier de Nesle.
Tentative d'assassinat de Guillaume le Conquérant à Valognes
En 1046, Guillaume le Conquérant échappe de peu à une tentative d'assassinat à Valognes organisée par des barons rebelles du Bessin et du Cotentin qui ont choisi comme chef Gui de Bourgogne, normand par Adélaïde de Normandie, sa mère et propre cousin de Guillaume le Conquérant.
Guillaume le Conquérant s'empresse de demander l'aide de son suzerain, Henri Ier de France.
Bataille de Vals-ès-Dunes
Mort de Grimoult du Plessis
En 1047, Gui de Bourgogne veut prendre la succession du duché de Normandie à son cousin Guillaume le Conquérant.
Henri Ier de France, protecteur du jeune Guillaume le Conquérant, lève en hâte une armée d'environ 10 000 hommes. Guillaume le Conquérant aligne quelque 350 chevaliers et un millier de gens d'armes.
Les troupes rebelles, fortes d'environ 25 000 combattants, sont dirigées par Gui de Bourgogne et, entre autres, par les puissants barons :
Renouf ou Ranulph ou Rainulf de Briquessart, Vicomte de Bayeux,
Néel II de Saint-Sauveur, Vicomte de Saint-Sauveur,
Hamon le Dentu, Baron de Thorigny,
Grimoald ou Grimoult du Plessis,
Raoul Taisson ou Tesson, Seigneur du Cinglais.
Thury, aujourd'hui Thury-Harcourt, est le nom d'un des fiefs de Raoul Taisson.
Pour son soutien, Néel II de Saint-Sauveur reçoit l'Isle-Adam de Gui de Bourgogne.
Le 10 août 1047, ils se rencontrent dans la plaine du Val-ès-Dunes, située à 12 km au sud-est de Caen et au sud-ouest de Chicheboville.
À la toute dernière minute, Raoul Taisson, un des seigneurs rebelles, pousse son fameux cri "Thury" et change de camp pour se rallier à Guillaume le Conquérant.
La bataille est un véritable désastre pour les conjurés.
Dans leur fuite, beaucoup de chevaliers se noient en tentant de traverser l'Orne au gué d'Athis, entre Fontenay et Allemagnes c'est-à-dire entre Saint-André-sur-Orne et Fleury-sur-Orne.
Au XIIe siècle, longtemps après les faits, Roman de Rou de Wace écrit un récit de la bataille.
Gui de Bourgogne doit se séparer de ses comtés de Brionne et de Vernon en Normandie. Il trouve refuge auprès de Geoffroy II Martel, son oncle, Comte d'Anjou.
Néel II de Saint-Sauveur fuit le champ de bataille mais est rattrapé. Guillaume le Conquérant le prive de ses biens et fonction et l'exile.
Beaucoup de conjurés survivants, leurs forteresses démantelées, sont bannis ou s'exilent volontairement en Italie méridionale, où vivent de nombreux compatriotes.
Un seul conjuré, Grimoult du Plessis qui se distingue par ses origines plus modestes, est emprisonné et exécuté par le Guillaume le Conquérant, exception car le plus souvent Guillaume le Conquérant.
Ce succès assoit l'autorité du jeune Guillaume le Conquérant.
La Normandie retrouve pour un temps la paix et la prospérité.
Henri Ier de France à Saint-Quentin
Henri Ier de France revenant de sa conférence avec Henri III le Noir, en 1047, est reçu avec solennité par Herbert V de Vermandois qui lui abandonne pendant son séjour toute son autorité, comme devoir du vassal envers le suzerain.
Henri Ier de France, enchanté, prodigue ses bienfaits à la ville de Saint-Quentin et à son église.
Thibault III de Blois Comte Palatin
Concile de Sens
Cession de Saint Médard de Soissons à Henri Ier de France
Le 17 avril 1048, Thibault III de Blois est à Paris, où il reprend le titre de Comte Palatin porté par son père et est assidu à la cour Royale.
Thibault III de Blois est présent au Concile de Sens, en 1048, et y accepte la cession à Henri Ier de France de l'Abbaye de Saint Médard de Soissons.
Ambassade l'évêque Roger de Châlons à Kiev
Colportées par la rumeur, la beauté, la sagesse, la piété de la princesse Anne de Kiev rayonnaient sur l'immensité de l'Asie mystérieuse.
Henri Ier de France, un jour, en eut ouï dire.
En 1048, Henri Ier dépêche en ambassade l'évêque Roger de Chalons, misérable petite ambassade à l'aune du malheureux royaume franc ravagé par les guerres et les famines.
Des milliers de lieues séparent Kiev de Paris, des mois et des mois de route à travers dangers et périls.
L'évêque Roger fait deux allers et retours.
Siège de Sainte Maure de Touraine
En 1049 Geoffroy II Martel assiège Henri Ier de France dans Sainte Maure de Touraine.
Bataille de Mortemer
À la fin de l'hiver de 1053 à 1054, deux armées franco-angevines envahissent la Normandie :
au nord, l'armée menée par Eudes de France, frère d'Henri Ier de France, traverse la Bresle pour atteindre le pays de Bray,
au sud, l'armée dirigée par Henri Ier de France et de Geoffroy II d'Anjou qui franchit l'Avre et attaque le comté d'Évreux.
Le projet est de réunir les 2 armées devant Rouen, la capitale du duché de Normandie.
En face Guillaume le Conquérant choisit une attitude défensive, il constitue également 2 armées :
l'une dirigée par Guillaume le Conquérant contre l'armée d'Henri Ier de France,
l'autre commandée par Gautier Giffard et Robert d'Eu en pays de Bray.
Les 2 armées ont pour ordres d'éviter l'affrontement et de surveiller les corps adverses, pour n'agir qu'au moment le plus propice.
Hugues de Gournay le Vieux et Hugues II de Montfort-sur-Risle sont aux côtés de Guillaume le Conquérant.
La bataille de Mortemer a lieu sur le territoire de la commune de Mortemer, dans le pays de Bray en Seine-Maritime.
Profitant de la négligence des Français, les Normands attaquent pendant la nuit le camp français, mettant le feu au village.
Surpris dans leur sommeil les Français sont anéantis et les Normands remportent une victoire facile.
L'armée menée par Eudes de France est battue à la bataille de Mortemer.
Guillaume le Conquérant, heureux de cette nouvelle, charge Raoul II de Tosny, son porte-étendard, d'annoncer l'événement à l'armée d'Henri Ier de France.
Au sommet d'une butte, le héraut ducal proclame la défaite de Mortemer à l'armée franco-angevine.
À cette annonce, les deux chefs de l'expédition, Henri Ier de France et de Geoffroy II d'Anjou rebroussent chemin.
Henri Ier de France, Thibault III de Blois et Eudes Ier de Penthièvre, sont vaincus.
Raoul III de Valois participe à la bataille et est fait prisonnier.
Roger de Mortemer, Seigneur de Mortemer-en-Bray (Seine-Maritime), son vassal, à qui on l'a confié, le libère.
Guillaume le conquérant, un autre suzerain de Roger de Mortemer, lui retire ses fiefs en représailles et le bannit.
Roger de Mortemer se réfugie à la cour de Valois.
Roger de Mortemer se réconciliera avec Guillaume le Conquérant un peu plus tard, et il retrouvera ses possessions à l'exception du château de Mortemer qui est confié à Guillaume de Warenne.
Rapprochement de Gautier III de Vexin avec Henri Ier de France
Gautier III de Vexin tente d'abord la neutralité entre Henri Ier de France et Guillaume le Conquérant mais finit par rejoindre le camp d'Henri Ier de France en 1057.
Bataille de Varaville
En 1057, Henri Ier de France est en lutte contre Guillaume le Conquérant. Il est assisté de :
Geoffroy II Martel, Comte d'Anjou,
Thibault III de Blois, Comte de Champagne,
Robert Ier le Vieux, Duc de Bourgogne.
L'armée d'Henri Ier de France remonte la vallée de l'Orne. Elle est interceptée au gué de Varaville près de Caen dans le marais de la Dives. Guillaume le Conquérant remporte la victoire.
Guillaume le Conquérant reprend alors Domfront et Alençon à Geoffroy II Martel.
Guillaume le Conquérant construit la forteresse d'Ambrières en Mayenne pour surveiller son adversaire.
Siège de Thimert
Contre Henri Ier de France et Thibault III de Blois, Guillaume le Conquérant est vainqueur au siège de Thimert en 1058.
Raoul III de Valois participe aux côtés d'Henri Ier de France à ce siège.
Philippe Ier de France associé au trône de France
Le 23 mai 1059, Henri Ier de France associe au trône de France son fils aîné, qui a reçu le nom byzantin de Philippe.
Hugues Ier de Besançon, nommé légat du pape, représente Nicolas II lors du couronnement de Philippe Ier de France par Gervais de Château-du-Loir, Archevêque de Reims, à Reims.
Construction l'abbaye de Saint-Martin-des-champs
En 1060, Henri Ier de France et Philippe Ier de France, son fils, font construire l'abbaye de Saint-Martin en dehors de Paris en un lieu appelé "les champs".
Ils vont également offrir un certain nombre de terres aux moines de Saint-Martin-des-Champs.
Ces terres sont symbolisées par des tours. Il s'agit des terres :
de Meaux,
d'Aubervilliers,
d'Annet-sur-Marne,
de Bondy,
de Dizy-le-Gros,
de Noisy-le-Grand.
Les terres de Noisy-le-Grand sont données avec les revenus des terres, des vignes, des bois et des prairies.
Les moines ont également les droits de justice, haute, moyenne et basse.
***
Troisième roi de la dynastie dite des Capétiens directs, il est le fils de Robert le Pieux et de Constance d’Arles (cf. ascendance sur 3 degrés).
Sacré roi du vivant de son père le 14 mai 1027 à Reims, il lui succéde en 1031 mais doit faire face à l'hostilité de sa mère et des grands vassaux qui veulent faire monter son frère cadet Robert sur le trône. Henri Ier obtient l'appui de l'empereur romain germanique Conrad II et surtout celui du duc de Normandie Robert le Magnifique, mais pour obtenir la paix, il doit céder à son frère le duché de Bourgogne en apanage. Mais le comte Eudes II de Blois ne se soumet pas pour autant, et soutient Eudes (v. 1013-v. 1057/1059), autre frère d'Henri Ier, mais vaincu, ce dernier est assigné à résidence à Orléans.
Suite au départ en 1035 pour la Terre sainte de Robert le Magnifique, Henri Ier devient le tuteur de son fils, le futur Guillaume Ier, duc de Normandie. Quand la nouvelle de la mort de Robert lui parvient, il soutient le jeune duc contre les seigneurs de Normandie qui lui sont hostiles. Ensemble, ils les combattent et les défont à la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. La montée en puissance du duc inquiète le roi de France qui se brouille avec Guillaume Ier. Ce dernier le vainc à Mortemer en 1054, puis quatre ans plus tard à Varaville.
Le règne de ce roi batailleur et querelleur est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais.
C'est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu.
Il est fiancé en 1033 à Mahaut (Mathilda, v.1027 - 1034), fille en bas-âge de l'empereur Conrad II le Salique, mais celle-ci trouve la mort à l'âge de sept ans.
En 1034, il épouse en premières noces Mathilde de Frise, (v. 1025/1026 - 1044), fille de Luidolf de Frise.
Le 19 mai 1051 à Reims, il épouse en secondes noces Anne de Kiev, fille de Iaroslav le Sage, grand-prince de Kiev, et de Ingigerd de Suède.
Leur fils aîné, associé au trône en 1059, succède à son père sous le nom de Philippe Ier.
En 1059 - 1060, en réaction à la prééminence croissante du pape Léon IX, il fonde une collégiale dédiée à saint Martin, à l'emplacement de l'ancienne basilique mérovingienne sur lequel se trouve actuellement le Musée des arts et métiers.
Source : article Henri Ier de France de Wikipedia (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SASources :- Gilbert PERESSE (gigiperesse )
- Base collaborative Pierfit (pierfit )
- WIKIPEDIA
- 1043 :
-
Mariage (avec Mathilde DE FRISE)
Henri Ier de France épouse en 1043 Mathilde de Frise (1027-1044).
- 25 mai 1051 :
-
Mariage (avec Anne DE KIEV) - Reims, 51100, Marne, Champagne-Ardenne, FRANCE
Colportées par la rumeur, la beauté, la sagesse, la piété de la princesse Anne de Kiev rayonnaient sur l'immensité de l'Asie mystérieuse.
Henri Ier de France, un jour, en eut ouï dire.
En 1048, Henri Ier dépêche en ambassade l'évêque Roger de Chalons, misérable petite ambassade à l'aune du malheureux royaume franc ravagé par les guerres et les famines.
Des milliers de lieues séparent Kiev de Paris, des mois et des mois de route à travers dangers et périls.
L'évêque Roger fait deux allers et retours.
Roger de Châlons a finalement gain de cause et ramène en France la princesse Anne qui emporte avec elle, dans d'innombrables chariots, tous les trésors des confins d'Orient.
Henri Ier de France épouse dans la cathédrale de Reims le dimanche 19 mai 1051, jour de Pentecôte, Anne de Kiev, fille de Yaroslav Ier de Kiev et d'Ingegerd de Suède. Leurs enfants sont :
Philippe Ier de France (1052-30 juillet 1108), Roi de France, qui épousera,
en 1072 Berthe de Hollande,
en 1092 Bertrade de Montfort,
Emma de France (née en 1054),
Robert (mort en bas âge),
Hugues de France ou Hugues Ier de Vermandois dit le Grand et le Maisné (1057-18 octobre 1102).
Elle reçoit en même temps l'onction d'huile sainte qui la consacre Reine de France.
Anne est l'unique rayon de soleil d'Henri Ier Roi malchanceux. - 10 août 1060 :
-
Décès - Vitry-aux-Loges, 45530, Loiret, Centre, FRANCE
Henri Ier de France meurt à Vitry-aux-Loges près d'Orléans le 4 août 1060.
Philippe Ier de France devient Roi en 1060.
Herbert V de Vermandois est cité lors du sacre du roi Philippe Ier.
Gervais de Château-du-Loir consacre Philippe Ier de France
Guillaume V d'Auvergne assiste au couronnement de Philippe Ier de France.
En 1060, Philippe Ier de France étant mineur, Anne de Kiev, sa mère, assistée de Baudouin V de Flandre, son oncle, et de Gervais de Château-du-Loir, archevêque de Reims, exercent la régence. -
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Henri Ier (ca1008-1060) : roi de 1031 à 1060. Inhumé en la basilique Saint-Denis
🌳 Aussi dans d'autres arbres
Même nom, même prénom, né à peu près la même année : des cousins ont peut-être retrouvé d'autres ancêtres de cette famille.
-
DE FRANCE - CAPET ROI DE FRANCE Henri Ier
1008 – 1060
· Muelan
Arbre « 2dd7cv_0040442g77va6mjsdb8c90_A » de NP83 -
DE FRANCE HENRI Ier
1008 – 1060
· 45346
Arbre « Arbre CHRISTE-BECAT-MATEÜ » de roger64 -
FRANCE,I (CAPET) Henri
1008 – 1060
· Muelan
Arbre « du Laurent de Montbrun » de Landry