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Hugues Capet DE FRANCE ◉ Sosa : 467 814 876

Hugues Capet DE FRANCE

◉ Sosa : 467 814 876

  • Né entre 939 et 941 - Dourdan, 91410, Essonne, Île-de-France, FRANCE
  • Décédé le 29 octobre 996 - Prasville, 28304, Eure-et-Loir, Centre-Val de Loire, FRANCE, Les Juifs
  • Inhumé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Duc des Francs (960-987), Roi de France (987-996)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

entre 939 et 941 :
Naissance - Dourdan, 91410, Essonne, Île-de-France, FRANCE
Duc des Francs (956-987) Comte de Paris, Roi de France du 1er Juillet 987 au 24 octobre 996
Né peut-être au Château de Dourdan
Roi Robertien, fondateur de la dynastie capétienne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugues_Capet
Biographie : https://www.jesuismort.com/tombe/hugues-capet#biographie
Hugues Capet est un roi robertien et le fondateur de la dynastie capétienne. Il est né vers 939-941, probablement à Dourdan, et mort le 24 octobre 996, probablement au lieu-dit non habité « Les Juifs », près de Prasville. Il a été duc des Francs (960-987), puis roi des Francs (987-996). Fils de Hugues le Grand et de son épouse Hedwige de Saxe, Hugues Capet est l'héritier des puissants Robertiens, une lignée en compétition pour le pouvoir avec la dynastie carolingienne et les grandes familles aristocratiques de Francie aux IXe et Xe siècles, mais, par sa grand-mère paternelle Béatrice de Vermandois, il descend également d'un Carolingien, Bernard roi d'Italie, petit-fils de Charlemagne. Hugues Capet est le premier roi à ne plus utiliser le germanique au profit de l'ancien français.

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Hugues Capet (ca941-996) : roi élu puis sacré (987-996), il associa au trône dès son avènement son fils Robert, appelé à lui succéder. Cette tradition d’associer le fils aîné au sacre fut maintenue par les Capetiens jusqu’en 1179. Inhumé en la basilique Saint-Denis, tout comme son épouse Adélaïde de Poitiers (ou d’Aquitaine).

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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2302
ugues Capet ou à la Chape devrait son surnom, soit au mot latin capito signifiant grosse tête, soit à l’espèce de chaperon que ce prince porta le premier. L’origine de sa famille se perd dans la nuit des temps, au rapport de Glaber, historien contemporain. D’anciens historiens le font descendre de saint Arnoul, et même d’une fille de Clotaire Ier, fils de Clovis le Grand ; d’autres le font arrière-petit-fils du Saxon Witikind ; d’autres encore le font descendre des rois de Lombardie.

Chef de la troisième dynastie qui a donné trente-deux rois à la France, Hugues Capet était le plus puissant seigneur du royaume lorsque, la couronne lui ayant été déférée dans une assemblée tenue à Noyon, il fut sacré par Adalberon, archevêque de Reims, le 3 juillet 987.

Cette assemblée ne devait pas être nombreuse : depuis le triomphe de la féodalité, il ne pouvait plus y avoir d’assemblées de la nation, puisque les hommes libres étaient peu à peu tombés en servitude, et que les nobles relevaient, pour leurs fiefs, de quelques grands propriétaires qui seuls exerçaient le pouvoir politique et qu’on désignait par le titre de vassaux de la couronne. Le nombre des grands vassaux n’allait pas alors au delà de huit, à savoir : le duc de Gascogne, le duc d’Aquitaine, le comte de Toulouse, le duc de France, le comte de Flandre, le duc de Bourgogne, le comte de Champagne et le duc de Normandie, duquel la Bretagne relevait encore à cette époque.

Peu nombreux étaient les seigneurs qui avaient un intérêt réel au choix du monarque, parce que seuls ils traitaient directement avec lui : les autres Français n’étaient plus les sujets du roi, mais les hommes des grands vassaux, et s’inquiétaient fort peu à qui serait offerte une royauté qui ne s’étendait plus jusqu’à eux. Si l’ordre de succession au trône eût été établi sous la seconde dynastie, Charles, duc de la basse Lorraine, second fils de Louis IV d’Outremer et frère de Lothaire, aurait succédé à son neveu Louis V ; mais on ne manqua pas de raisons pour l’exclure : on l’accusa de s’être fait vassal du roi de Germanie, d’avoir le cœur plus allemand que français ; en un mot, il fut en butte à mille reproches, parmi lesquels on oublia le véritable : c’est qu’étant issu de Charlemagne, il croirait ne régner qu’en vertu de sa naissance.

Or, on voulait un roi complice du morcellement de la France en plusieurs souverainetés à peu près indépendantes, afin que, n’ayant aucun prétexte pour essayer de revenir sur le passé, il ne songeât qu’à maintenir ce que le temps avait consacré. Hugues Capet, qui comptait déjà parmi ses aïeux deux rois élus par le suffrage des grands, qui possédait le duché de France et disposait par son frère du duché de Bourgogne, fut préféré dans l’assemblée de Noyon, où se trouvaient aussi les chefs du clergé, non comme le plus capable de rendre au trône son éclat, mais comme entièrement désintéressé dans le rétablissement de la monarchie telle qu’elle était sous Clovis et sous Charlemagne.

C’est ainsi que souvent les princes libres de l’empire, auxquels les grands vassaux de France ressemblaient en tous points, choisissaient pour empereur celui qui, par sa position et ses intérêts, ne leur laissait appréhender aucune tentative contre leur indépendance. La famille de Hugues était depuis longtemps à la tête du parti opposé au pouvoir royal des Carolingiens ; et l’on peut dire qu’il reçut la royauté telle que ses ancêtres l’avaient faite : c’était bien peu de chose à cette époque.

On est si porté à croire que le fondateur d’une dynastie qui a régné pendant huit siècles était un homme extraordinaire, que les historiens qui n’ont pas remonté jusqu’à l’esprit du temps ont attribué à Hugues Capet des établissements admirables, des lois profondes dont ils faisaient honneur à son génie.

Il ne tenta rien, n’établit rien, ne porta aucune loi ; son plus grand mérite est d’avoir senti qu’une extrême modération de sa part pouvait seule accoutumer les grands à voir la royauté se perpétuer dans sa famille. Six mois après son couronnement, il obtint en effet la permission d’associer au trône son fils unique Robert, qui fut sacré à Orléans le 1er janvier 988.

Ce prince donna à son père quelques légers regrets de s’être tant pressé ; mais si Hugues Capet eût attendu plus tard, peut-être n’aurait-il pas trouvé les seigneurs dans des dispositions aussi favorables, car Charles de Lorraine était entré en France à la tête d’une armée, pour soutenir les droits qu’il prétendait avoir à la couronne. Le duc de Guyenne combattait pour lui ; plusieurs évêques soutenaient sa cause, et le comte de Champagne menaçait pour se faire acheter.

Hugues Capet n’était pas puissant parce qu’il était roi, mais parce qu’il avait fortifié le trône par ses immenses domaines, qu’il pouvait compter sur le duché de Bourgogne que possédait son frère, et que ses alliances avec plusieurs autres grands vassaux lui garantissaient leur secours.

Il battit le duc de Guyenne et fut battu à son tour par Charles, qui, après lui avoir enlevé de vive force la ville de Laon, seul véritable domaine de la couronne, s’empara par surprise de la ville de Reims. Un jeune homme nommé Arnoul, neveu de Charles, fils naturel du roi Lothaire, et par conséquent de la famille carolingienne, joua un grand rôle dans la prise de Laon et de Reims : il trahit Charles pour être fait archevêque de Reims par Hugues Capet, et trahit ensuite Hugues Capet en faveur de Charles, qu’il voyait vainqueur.

Un archevêché donnait à cette époque une souveraineté réelle sur une grande étendue de pays ; et, comme le pape intervenait en sa qualité de chef de l’Eglise, dans l’élection et la déposition des évêques, il se trouvait arbitre du gouvernement féodal pour ce qui concernait les fiefs ecclésiastiques ; tout s’accordait alors pour restreindre le pouvoir des rois.

En rentrant en vainqueur dans la ville de Laon, Hugues Capet fit prisonniers Charles et l’archevêque Arnoul ; il les fit conduire à Orléans, où le premier mourut deux ans après : ce n’était qu’un prince souverain ; il ne trouva personne pour le protéger ; mais le second était un prélat, on ne pouvait disposer de son sort sans le consentement des évêques.

Il fallut assembler un concile, qui ne prononça la déposition du coupable qu’à condition qu’il ne perdrait pas la vie, restriction d’autant plus désagréable à Hugues Capet qu’Arnoul était de la famille de Charlemagne. Le pape trouva mauvais qu’un archevêque eût été condamné sans l’aveu de la cour de Rome. Cette affaire devint si considérable qu’elle occupa le reste du règne de ce monarque, qui mourut de la variole sans la voir terminée, le 24 octobre 996, la dixième année de son règne.

Ce prince, dont l’autorité n’était point supérieure à celle des grands vassaux, dont il avait été l’égal, sut tirer de ses forces tout le parti que lui permirent les circonstances : les alliances qu’il contracta ne laissent aucun doute sur la connaissance profonde qu’il avait des intérêts de l’Europe ; il fixa son séjour à Paris et fit de son palais une église (c’était celle de Saint-Barthélemy, dans la cité). Il fit fortifier, contre les irruptions des Danois et des Normands, une métairie qu’il avait comme abbé de Saint-Riquier (Abbatis villa), et qui le rendait maître du cours de la Somme : telle fut l’origine d’Abbeville.

Hugues Capet joignit au courage l’art de ménager les esprits, et se fit, par son zèle pour la religion, des amis assez sincères parmi les évêques pour qu’ils ne balançassent pas à se commettre avec le pape dans la déposition d’Arnoul. Blessé de voir les biens de l’Église envahis par les hommes de guerre, il renonça aux riches abbayes qu’il possédait par héritage comme duc de France ; et, dans l’impossibilité où il était de donner une loi à cet égard, il offrit au moins aux seigneurs un bel exemple à suivre.

Plusieurs de ses successeurs l’ont imité en établissant dans leurs domaines des usages si favorables à l’ordre qu’ils s’étendirent ensuite sur toute la France. Les actions des rois suppléaient ainsi à leur autorité, et préparaient le retour de leur puissance en fixant tous les regards sur le trône.

Hugues Capet était si peu maître hors de ses domaines, qu’ayant voulu empêcher Audebert, comte de la Marche, de poursuivre une guerre injuste, le gentilhomme qu’il lui députa, piqué de la résistance qu’il trouvait, s’emporta jusqu’à lui demander qui l’avait fait comte : « Ce sont, répondit Audebert, ceux-là mêmes qui ont fait rois Hugues et son fils Robert » ; et il continua son entreprise, sûr que l’intérêt de tous les seigneurs justifierait sa réponse ; il ne se trompa point.

La couronne, qui avait été élective sous la seconde dynastie, parce qu’elle s’était unie, dans la personne de Pépin, la mairie du palais, qui ne s’obtenait que par le suffrage des grands, redevint héréditaire sous la troisième dynastie, parce qu’elle se confondit dans la personne de Hugues Capet avec les grands fiefs qu’il possédait, et que les fiefs alors étaient incontestablement héréditaires. On peut même assurer qu’il ne fut élu que pour consacrer l’usurpation des fiefs, déjà sanctionnée par une longue possession ; et l’on ne peut s’empêcher d’admirer par quels secrets ressorts, d’une mesure prise contre le pouvoir des rois, sortirent avec le temps l’hérédité et l’individualité de la couronne, les deux bases fondamentales de toute véritable monarchie.

On croit que Hugues avait épousé Blanche, veuve de Louis le Fainéant, dont il n’eut point d’enfants. De sa deuxième femme, Adélaïde, fille du duc de Guyenne, il eut un fils, Robert, qui régna seul après lui, et trois filles, Adwige, Adélaïde et Gisèle.

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Mort d'Hugues le Grand
Richard Ier Sans Peur Tuteur des fils d'Hugues le Grand
Brunon de Cologne Tuteur d'Hugues Capet
Hugues Capet Comte de Paris
Henri Ier de Bourgogne Comte de Nevers
Othon de Bourgogne Comte d'Autun, d'Auxerre et Comte de Beaune
Thibault Ier le Tricheur Comte de Chartres et de Châteaudun
Geoffroy Ier de Châteaudun Vicomte de Châteaudun
Hugues le Grand meurt à Dourdan le 16 juin 956, 2 mois après Gilbert de Chalon-sur-Saône.
Il est inhumé dans l'abbaye de Saint-Denis.
Ses 3 fils encore très jeunes sont sous la tutelle du Richard Ier Sans Peur, Jarl des Normands.
Hugues le Grand est souvent surnommé le faiseur de rois et est souvent considéré comme le véritable fondateur de la dynastie Capétienne.
Les 3 fils d'Hugues le Grand :
Hugues Capet, futur Roi de France
Othon de Bourgogne, futur Duc de Bourgogne.
Eudes, futur Duc de Bourgogne sous le nom d'Henri Ier de Bourgogne.
sont encore mineurs.
Ils sont mis sous la tutelle de Brunon de Cologne, alors que leurs honneurs passent entre les mains du Welf, Hugues l'Abbé.
Othon Ier le Grand est le véritable maître des empires français et germanique puisque Gerberge de Saxe et Hedwige de Saxe, ses 2 sœurs, sont respectivement les mères de Lothaire II de France et d'Hugues Capet, encore mineurs.
Hugues Capet est Comte de Paris.
Eudes, futur Henri Ier de Bourgogne, devient Comte de Nevers en 956.
Othon de Bourgogne devient Comte d'Autun, d'Auxerre et Comte de Beaune en 956.
Hugues II du Maine et Foulque II le Bon profitent de cette situation pour s'émanciper.
Thibault Ier le Tricheur se rend autonome en s'associant à Lothaire II de France contre son suzerain Hugues Capet.
En 956, profitant de la minorité d'Hugues Capet et avec l'assentiment de Lothaire II de France, Thibault Ier le Tricheur s'empare de Chartres et de Châteaudun, prenant sous sa tutelle les Vicomtes de ces deux cités et enserrant le Comté de Vendôme en tenaille.
Thibault Ier le Tricheur place Geoffroy Ier de Châteaudun comme Vicomte de Châteaudun en 956.
Les vicomtes de Châteaudun prendront peu à peu de plus en plus de pouvoirs, restant sous la suzeraineté du comte de Blois.
Wichmann II de Saxe doit retourner en Allemagne.
Wichmann II de Saxe est pardonné par Othon Ier le Grand après lui avoir renouvelé sa loyauté.

Ouri Comte de Dijon
À l'automne 958, Lothaire II de France intervient une seconde fois en Bourgogne, et installe sur le comté de Dijon, un homme à lui, Ouri, personnage non bourguignon.
Cette nomination brouille le roi avec les grands de Bourgogne, d'autant plus qu'il occupe les villes et les châteaux sans retenue.
Othon de Bourgogne et son frère aîné Hugues Capet, expriment leur mauvaise humeur. Il faut l'arbitrage de l'archevêque Brunon de Cologne, oncle maternel des opposants pour obtenir une trêve.

Hugues Capet Duc des Francs
En 960, Hugues Capet devient Duc des Francs, il est également comte d'Orléans et abbé laïc de Saint-Martin de Tours, de Marmoutier, de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Denis.


Prises de Chartres et Corbon
Création de la Seigneurie de Bellême
En 960, Richard Ier Sans Peur, accompagné d'Yves de Bellême, bat les armées de Thibault Ier le Tricheur.
Les villes de Chartres et de Corbon près de Mortagne sont prises et en bonne partie détruites.
Hugues Capet constitue la Seigneurie de Bellême pour Yves Bellême, aux dépens et contre le Thibault Ier le Tricheur.
Yves fait construire la forteresse féodale de Bellême.

Attaque de Nantes
Allié avec Hugues Capet, les Normands de Richard Ier Sans Peur avec des Danois attaquent Nantes en 960.


Expédition contre les Normands
Prise d'Évreux par Thibault Ier le Tricheur
Thibault Ier le Tricheur s'associe à Lothaire II de France contre Hugues Capet.
Poussé par Luitgarde de Vermandois, sa femme, jalouse de Richard Ier Sans Peur, son beau-fils, Thibault Ier le Tricheur, avec l'aide du Roi Lothaire II de France, attaque la Normandie.
Baudouin III de Flandre prend part à l'expédition contre les Normands sous l'autorité du roi de France Lothaire II de France.
Rotrou de Nogent est un des chefs de l'armée de Thibault Ier le Tricheur qui l'a chargé de prendre Seez.
En 961, Thibault Ier le Tricheur s'empare d'Évreux.
En réaction, les Normands attaquent le Dunois.

Paix entre Thibault Ier le Tricheur et Richard Ier Sans Peur
Création de la Seigneurie de Nogent
Création de la Seigneurie de Bellême
Hugues Capet reste neutre dans le conflit entre Thibault Ier le Tricheur et Richard Ier Sans Peur.
Thibault Ier le Tricheur et ses fidèles en feront d'ailleurs toujours le reproche à Hugues Capet.
La paix, au profit Richard Ier Sans Peur, est établie en 966.
Thibault Ier le Tricheur, politiquement affaibli, rend Évreux à Richard Ier Sans Peur.
Le développement du comté de Blois vers l'ouest a échoué.
Thibault Ier le Tricheur reconstitue un territoire tampon entre ses possessions et celles des Normands.
Il confie à Rotrou de Nogent la région autour de Nogent avec La Ferrière, Montigny, Monvilliers, Rivray et Montlandon.
Ces territoires appartenaient à l'Abbaye St Père de Chartres.
C'est ainsi que s'est constitué la Seigneurie de Nogent (noyau du futur Comté du Perche), vassale du Comte de Blois et de Chartres.
Dans le camp opposé Yves de Creil obtient d'Hugues Capet, avec l'assentiment de Richard Ier Sans Peur, la région de Bellême qui est sortie du Comté du Perche.
Il obtient aussi le Saosnois (autour de Mamers) qui est sortie du domaine du Comte de Maine (ce sera un long sujet de conflit).
Enfin il récupère Alençon et Domfront constituant ainsi la Seigneurie de Bellême servant de rempart à la Normandie vis à vis du Comte de Blois.

Rattachement d'une partie du Maine au Comté de Vendôme
Vers 975, Hugues II du Maine s'allie à Eudes Ier de Blois, dans une coalition contre Hugues Capet.
Sigefroy de Bellesme, évêque du Mans, fidèle à Hugues Capet doit fuir la ville et se réfugier auprès de Bouchard Ier le Vénérable, comte de Vendôme.
Bouchard Ier le Vénérable passe un accord avec Sigefroy de Bellesme qui lui donne une partie du Maine qui formera le Bas-Vendômois.

Expédition de Lothaire II de France contre Othon II le Roux
Invasion de la France par Othon II le Roux
Incendie l'abbaye de Chelles
Charles Ier le Gros Roi des Francs
Siège de Paris
Prise de Laon par Lothaire II
En août 978, Lothaire II de France monte une expédition contre Othon II le Roux et prend Aix-la-Chapelle, mais ne peut s'emparer ni d'Othon II le Roux, ni de Charles Ier le Gros.
Bouchard Ier de Montmorency est aux côtés du Lothaire II de France.
Henri Ier de Bourgogne accompagne Lothaire II de France dans ces campagnes.
En représailles, Othon II le Roux, accompagné de Charles Ier le Gros et de 30 000 cavaliers, envahit la France en octobre 978, ravage les régions de Reims, Soissons et Laon.
Lothaire II de France fait assiéger Metz qui est défendue avec succès par Thierry Ier de Metz.
Lothaire II de France doit s'enfuir.
Charles Ier le Gros est proclamé roi des Francs à Laon par l'évêque Thierry Ier de Metz.
Charles Ier le Gros néanmoins ne sera jamais reconnu en tant que tel bien que soutenu par Othon II le Roux.
L'avant-garde arrive à Chelles et incendie l'abbaye de Chelles.
Othon II le Roux poursuit Lothaire II de France jusqu'à Paris où il se retrouve face à l'armée d'Hugues Capet.
Le 30 novembre 978, Othon II le Roux et Charles Ier le Gros, incapables de prendre Paris, lèvent le siège de la ville et font demi-tour.
L'ost royal poursuit Charles Ier le Gros et Othon II le Roux qui perdent leur arrière-garde lors du passage de l'Aisne.
L'ost reprend Laon.
Charles Ier le Gros et Othon II le Roux se réfugient à Aix la Chapelle.
A partir de ce moment Charles Ier le Gros est de fait exclu de la succession du royaume de France.
Sa participation aux entreprises d'Othon II le Roux, le fait qu'il se soit reconnu son vassal sur des terres revendiquées par son frère, le font considérer comme un traître à sa lignée et indigne du royaume.


Paix de Margut
La paix entre Othon II le Roux et Hugues Capet est signée à Margut, à la frontière entre les deux royaumes en 980.


Idée d'un empire unique
En 985, Sylvestre II, l'esprit le plus brillant de son temps et remarquable politique, peut écrire : Le roi de fait, c'est Hugues.
Autour d'Adalbéron, l'archevêque de Reims, et de Sylvestre II, sont reprises les idées d'empire unique, garant de la paix : d'où l'admiration des deux hommes pour l'empire néo-carolingien des Othons.
De plus, la solidité de l'archevêché de Reims, sa situation partie dans l'Empire germanique, partie dans le royaume de France, devait amener son chef à jouer un rôle décisif dans l'avènement d'Hugues Capet.


Domaine du Roi de France
Le royaume sur lequel règne Hugues Capet s'étend sur la partie occidentale des régions occupées par les Francs, de la Manche à la Meuse.
Il correspond en gros au Bassin parisien.
Hugues Capet est, à la veille de son élection à la royauté, le prince le mieux pourvu du royaume :
Duc de France,
suzerain de Richard Ier Sans Peur, Duc de Normandie (il a par là des droits sur la Bretagne) et
suzerain (théorique) de Guillaume IV Fièrebrace, Duc d'Aquitaine,
tandis qu'Henri Ier de Bourgogne, Duc de Bourgogne, est son frère.
Ces vastes domaines autour de Paris et Orléans, ses vassaux et sa brillante parentèle en font l'un des principaux seigneurs de Francie occidentale.
Il s'agit de seigneuries laïques et d'abbayes.

Accusation de trahison contre Adalbéron
Mort de Louis V le Fainéant Roi des Francs
Hugues Capet Roi de France
Sacre d'Hugues Capet
Louis V le Fainéant assiège Reims en mars 987.
Louis V le Fainéant convoque un plaid, une assemblée de Francs, à Compiègne pour le 18 mai 987 pour juger pour trahison Aldalbéron de Reims, l'archevêque de Reims.
Après seulement 15 mois sur le trône, la veille de la réunion, Louis V le Fainéant meurt sur les terres d'Hugues Capet dans la forêt de Cuise près de Compiègne le 18 ou le 21 ou le 22 mai 987 d'une chute de cheval durant une chasse.
Il est inhumé dans l'abbaye Sainte-Corneille de Compiègne.
Louis V le Fainéant, dernier roi Carolingien, n'a pas de descendance male.
Son plus proche parent est Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie, son oncle qui n'a pas été associé au règne de son frère Lothaire II de France.
L'assemblée des Grands se réunit en juin 987 à Senlis pour discuter de la succession au trône de France.
Allié au comté de Nantes contre celui de Rennes, Geoffroy Ier Grisegonelle, par crainte des entreprises du Comte de Blois, est porté à l'alliance avec Hugues Capet.
Il est un des artisans de son avènement.
Eudes Ier de Blois soutient en coulisse Charles Ier le Gros et agit en liaison étroite avec son cousin Herbert IV de Vermandois le Jeune.
La situation se retourne en faveur d'Adalbéron de Reims.
L'archevêque de Reims prononce un discours rapporté par Richer en défaveur du Carolingien.
Il plaide en faveur de la candidature d'Hugues Capet, Duc des Francs, issu du lignage des Robertides.
Conseiller d'Adalbéron de Reims, Sylvestre II, soutient également la candidature d'Hugues Capet.
Les Grands élisent Hugues Capet le 1 juillet 987.
Albert Ier de Vermandois s'oppose à l'élection d'Hugues Capet, mais doit se soumettre.
Par solidarité carolingienne, Arnould II de Flandre soutient Charles Ier le Gros et Othon II de Basse-Lotharingie, son fils, face à Hugues Capet, et ne reconnaît pas le roi élu.
Le 3 juillet 987, dans la vieille cathédrale de Noyon, Hugues Capet devient Roi des Francs sous le nom d'Hugues Ier.
Il est sacré par Adalbéron de Reims, selon un rituel germanique inauguré par Pépin III le Bref en 751.
L'avènement d'Hugues Capet marque la vraie naissance de la France.
Au moment de son sacre, Hugues Ier est un homme mûr de 47 ans, issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle.
Il est :
le petit-neveu d'Eudes Roi des Francs de 888-898, et
le petit-fils de Robert Ier Roi de 922 à-923
Le surnom de Capet vient du mot cappa , " chape ", et désigne le porteur d'un petit manteau.
Hugues et son père étant abbés laïques de nombreuses abbayes, peut-être le surnom fait-il allusion à ses nombreuses chapes d'abbés, dont celle, prestigieuse entre toutes, de Saint-Martin-de-Tours.
Au XIIe siècle, la chape étant devenue un chaperon ou chapeau, Hugues Capet fut considéré comme "l'homme au chapeau" et la légende, appuyée sur cette fausse étymologie, naquit, selon laquelle il n'avait pas pu ou voulu recevoir la couronne.
Le surnom fait sa première apparition vers 1030 dans la chronique d'Adémar de Chabanne, il s'applique alors au père d'Hugues Capet, le Duc Hugues Ier.
Il ne qualifie Hugues Capet qu'au début du XIIe siècle et le terme " capétien " apparaît pour la première fois chez le chroniqueur anglais Raoul de Diceto (Mort en 1202).
Les révolutionnaires le donnèrent par dérision à Louis XVI détrôné (le " citoyen Capet ") et à sa famille.


Invasion de la Flandre par Hugues Capet
Hugues Capet envahit la Flandre jusqu'à la Lys et prend Arras.
Arnould II de Flandre se réfugie auprès de Richard Ier, Duc de Normandie, qui s'entremet : le Capétien se retire et le comte de Flandre le reconnaît comme roi.

Bouchard Ier le Vénérable Comte de Paris
Après son élection en 987, Hugues Capet confie le comté de Paris à Bouchard Ier le Vénérable.


Libération de Godefroy Ier de Verdun
Hugues Capet libère Godefroy Ier de Verdun en 987 car la famille de Godefroy Ier de Verdun l'a soutenu face à Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie.


Othon II de Basse-Lotharingie Régent de Basse-Lotharingie
L'élection Hugues Capet déclenche la réaction du prétendant carolingien, Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie.
Charles Ier le gros confie en 987 à Othon II de Basse-Lotharingie la régence du duché de Basse-Lotharingie, tandis qu'il part combattre Hugues Capet.


Décision de rebâtir l'abbaye de Lagny-sur-Marne
En 987, Herbert IV de Vermandois se rend à Paris.
Passant à Lagny-sur-Marne, Herbert IV de Vermandois est impressionné par les ruines de l'abbaye de Lagny-sur-Marne et décide de les relever.
Herbert IV de Vermandois en informe Hugues Capet qui lui accorde son concours.
À la demande d'Herbert IV de Vermandois, les bénédictins de Saint-Maur et de Cluny dirigent les travaux.
Hugues Capet fait restituer à l'abbaye de Lagny-sur-Marne tous les biens dont elle avait été dépouillée.

Robert II le Pieux associé au trône
Hugues Capet, pour assurer la continuité dynastique, associe au trône son fils Robert II le Pieux.
Il le fait élire et sacrer quelques mois après sa propre élection, le 25 décembre 987.
Jusqu'à Philippe II, c'est la règle de la primogéniture qui s'impose, tout en conservant l'élection par les Grands.


Montreuil-sur-mer Port de mer
En 988, Hugues Capet fait de Montreuil-sur-mer le seul port de mer de la monarchie française, héritier de l'opulent et mystérieux Quentovic.


Renaud II de Vendôme Chancelier de France d'Hugues Capet
Renaud II de Vendôme devient Chancelier de France auprès du Roi Hugues Capet en 988.


Lutte pour Angers entre Conan Ier le Tors et Foulques III Nerra
En 988, Conan Ier le Tors, beau-frère de Foulques, essaie de faire prendre Angers à un moment où le Comte d'Anjou est absent car appelé auprès du Roi de France Hugues Capet.
Le piège est déjoué par la présence d'esprit de Foulques.
Deux fils de Conan Ier le Tors meurent dans cette aventure.

Tentative de conquête de Poitiers
Guillaume IV Fièrebrace résiste victorieusement à Hugues Capet qui tente de s'emparer de Poitiers en 988.


Mort d'Adalbéron Archevêque de Reims
Arnould de France Archevêque de Reims
Adalbéron de Reims meurt à Reims le 5 ou 13 ou 23 janvier 989.
Hugues Capet nomme Archevêque de Reims Arnould de France, fils bâtard de Lothaire II de France et neveu de Charles Ier le Gros.


Prise de Reims par Charles Ier le Gros
Mais Arnoul trahit Hugues Capet et fait entrer à Reims les troupes carolingiennes de Charles Ier le Gros.
Les deux Carolingiens sont donc solidement établis au cœur de la Francie.

Déposition d'Arnould de France comme Archevêque
Sylvestre II Archevêque de Reims
Arnould de France a eu le tort de trahir à Hugues Capet en livrant l'archevêché à son oncle Charles Ier le gros.
Arnould de France est dépossédé de son archevêché en 991.
Hugues Capet remplace Arnould de France par Sylvestre II (Gerbertus Remensis) comme archevêque de Reims en 991, à la grande colère du pape Jean XV.


Thibaud de Montmorency Seigneur de Montlhéry et de Bray-sur-Seine
Thibaud de Montmorency a l'emploi de forestier du roi.
Par une charte de juillet 991, Hugues Capet donne la terre de Mont-e-Héry à Thibaud de Montmorency.
Il devient seigneur de Montlhéry et de Bray-sur-Seine.
Montlhéry est située à 6 lieues au sud de Paris, près de la grande route de la capitale à Orléans.
Son nom a varié avec les temps : Mons-Letherieus, Mons-le-Hericus ou Monsel-Hericus,...


Charles Ier le Gros livré à Hugues Capet
Concile national au monastère Saint-Basle de Verzy
Excommunication de Charles Ier le Gros
Adalbéron de Laon se rallie à Hugues Capet.
Le lundi de Pâques, le 29 mars 991, Adalbéron de Laon livre à Hugues Capet :
Laon,
ainsi que Charles Ier le Gros, Duc de Basse Lotharingie, et ses enfants.
Hugues Capet fait enfermer Charles Ier le Gros à Orléans.
Hugues Capet se défie de la papauté qu'il juge trop liée à l'empereur germanique.
En juin 991, Hugues Capet réunit un concile national au monastère Saint-Basle de Verzy pour régler le sort de Reims et de son évêque.
Hugues Capet dégrade Arnoul qui avait eu le tort de s'opposer à lui et fait excommunier Charles Ier le Gros.


Cession de Dreux à Eudes Ier de Blois
Prise de Melun par Eudes Ier de Blois
Reprise de Melun par Hugues Capet
En 991, Eudes Ier de Blois abandonne le parti de Charles Ier le Gros.
Il obtient en échange la ville de Dreux.
Cela inquiète Richard Ier Sans Peur.
Eudes Ier de Blois souhaite encercler le domaine Royal à partir des positions qu'il occupe sur la Marne et la Loire.
Melun appartient à Bouchard Ier le Vénérable Comte de Vendôme et de Paris et beau père de Foulques III Nerra.
En 991, grâce à la trahison du châtelain, Eudes Ier de Blois s'empare de la forteresse de Melun qui contrôle le passage de la Seine en amont de Paris.
L'alliance entre Hugues Capet, Richard Ier Sans Peur et Foulques III Nerra, gendre de Bouchard fonctionne aussitôt.
Foulques III Nerra et Richard Ier Sans Peur participent à la reprise de Melun.

Eudes Ier de Blois Abbé laïc de Saint-Martin de Tours et de Marmoutier
Eudes Ier de Blois reçoit d'Hugues Capet le titre d'abbé laïc de Saint-Martin de Tours et de Marmoutier qui devient la nécropole dynastique des comtes de Blois.


Renaud II de Vendôme Évêque de Paris
Hugues Capet nomme Renaud II de Vendôme Évêque de Paris en 991.

Complot de Eudes Ier de Blois et d'Adalbéron de Laon contre Hugues Capet et Robert II
Eudes Ier de Blois est apparenté à Othon III du Saint-Empire par sa femme Berthe de Bourgogne.
Eudes Ier de Blois rêve sans doute, avec le soutien de ce dernier d'établir sa prééminence en Francie.
En 993, Eudes Ier de Blois est mêlé, en association avec Adalbéron de Laon, à un complot contre Hugues Capet et Robert II Le Pieux ayant pour objectif de leur substituer Othon III du Saint-Empire.


Odilon de Cluny Abbé de Cluny
Mort de Mayeul de Cluny
Avant sa mort, Mayeul de Cluny fait élire Odilon de Cluny pour diriger la destinée de l'abbaye de Cluny.
Mayeul de Cluny est appelé par Hugues Capet à réformer Saint-Denis.
Mayeul de Cluny meurt en route au prieuré de Souvigny le 11 mai 994.
Hugues Capet prend en charge ses funérailles.
Il est inhumé au prieuré de Souvigny.

Annexion de Montreuil-sur-Mer au domaine royal
Mariage d'Hugues Ier de Ponthieu avec Gisèle de France
Hugues Ier de Ponthieu a aidé Hugues Capet à accéder au trône
Hugues Capet enlève Abbeville aux moines, l'annexe au domaine royal et la fait fortifier.
Il la confie à Hugues Ier de Ponthieu.
Il lui donne en outre les avoueries des abbayes de Saint-Riquier et de Forest.
L'ensemble de ces terres constitueront le futur comté de Ponthieu.
Hugues Ier de Ponthieu épouse en 994 Gisèle de France, fille d'Hugues Capet et d'Adélaïde d'Aquitaine.

Guerre entre Eudes Ier de Blois et Foulques III Nerra
Siège du château de Langeais
En 995 la guerre reprend entre Eudes Ier de Blois et Foulques III Nerra, soutenu par le Roi de France, qui prend l'initiative en Touraine.
Foulques III Nerra construit une forteresse à Langeais (peut être le premier château en pierre du Moyen Age) et y installe une garnison.
Eudes Ier de Blois parvient à créer une alliance qui réunit :
Guillaume V d'Aquitaine, son beau-frère,
Baudouin IV de Flandre, Comte de Flandre,
Richard Ier Sans Peur, Duc de Normandie, son ancien ennemi.
Les Aquitains en particulier sont inquiets de la pénétration accrue de Foulques III Nerra en Poitou.
Adalbert Ier de la Marche fait partie de cette alliance.
Pendant l'hiver 995-996, Eudes Ier de Blois met le siège devant le château de Langeais, où s'et enfermé Foulques III Nerra.
L'arrivée d'Hugues Capet au secours de Foulques III Nerra prend à revers Eudes Ier de Blois qui réclame une trêve.
Foulques III Nerra garde Langeais et renforce ses positions à l'approche de Tours, objectif de sa politique.
Selon le chroniqueur Adhémar de Chabannes, Adalbert Ier de la Marche, refuse de lever le siège.
Hugues Capet lui demande :
Qui t'a fait Comte ?
et l'autre de répliquer :
Qui t'a fait Roi ?

Pèlerinage d'Hugues Capet à Souvigny
Dès 996, Hugues Capet se rend en pèlerinage à Souvigny sur le tombeau de Mayeul de Cluny.

***
https://fr.rodovid.org/wk/Personne:53462
naissance: entre 939 et 941, Dourdan (91)
titre ou distinction: 16 juin 956 - 24 octobre 996, Comte de Paris, d'Orléans et du Poitou
titre ou distinction: 960, Duc des Francs
mariage: ♀ Adélaïde d'Aquitaine (Adélaïde de Poitiers, Adélaïde de Poitou)
titre ou distinction: juin 987, Senlis (60), Roi de France
titre ou distinction: juillet 987, Abbé laïc de Saint-Martin de Tours, Saint-Germain d'Auxerre, Saint-Aignan d'Orléans, Saint-Quentin, Saint-Vaast etc.
autre événement: 3 juillet 987, Couronnement
décès: 24 octobre 996, Prasville (28)
inhumation: Saint-Denis (93), Basilique Saint-Denis
Source : Gilbert PERESSE (gigiperesse )
11 août 968 :
Mariage (avec Adélaide D'AQUITAINE) - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Hugues Capet épouse en 963 ou 968 Adélaïde d'Aquitaine et de Poitou, fille de Guillaume III Tête d'Étoupe et d'Adèle de Normandie.
Lors d'une trêve, elle sert de gage entre son père et le duc des Francs, Hugues Capet, qu'elle épouse vers 968.

Leurs enfants sont :
Havide ou Edwige ou Hedwige de France (969 ou 970-1013 ou 1014) qui épousera en 996 Régnier IV de Mons,
Robert Capet ou Robert II le Pieux (971 ou 27 mars 972-20 juillet 1031), Roi de France, qui épousera :
en 988 Rozala d'Italie,
en 996 Berthe de Bourgogne,
en 1002 ou 1003 Constance d'Arles,
Adélaïde de France (née en 973),
Gisèle de France (974-1002).
29 octobre 996 :
Décès - Prasville, 28304, Eure-et-Loir, Centre-Val de Loire, FRANCE, Les Juifs
Cause : Variole
Mort le 24 octobre 996 probablement au lieu-dit "le Juif " dépendant de l'abbaye de Saint-Martin de Tours., près de Prasville.

Le règne d'Hugues Capet marque une certaine prise de conscience par la royauté de sa personnalité distincte par rapport à l'Empire, mais le souverain reste très faible.

Une étude des actes issus de la chancellerie royale montre qu'aucun n'est destiné aux régions du sud du royaume, et de nombreux actes ne sont plus souscrits par le Roi et le chancelier seuls, mais le sont aussi par de grands personnages dont l'autorité vient conforter celle du souverain.

Robert II le Pieux devient Roi de France en 996.

Son goût pour les textes sacrés et la théologie, mais aussi la chasse aux hérésies qu'il est le premier à entreprendre, lui vaut son surnom de Robert II le Pieux.

Mais Adalbéron de Laon écrit un Poème au Roi Robert II le Pieux (le Carmen ad Rotbertum regem) où il s'oppose aux moines de Cluny et expose la tripartition de la société : ceux qui prient, ceux qui combattent (bellatores) et ceux qui travaillent (laboratores).

Cette tripartition de la société ne mourra vraiment qu'en 1789.

Renaud II de Vendôme perd son influence au Conseil Royal.
Domicile
Château royal de Senlis, palais de la Cité, château de Dourdan, château de Compiègne.
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Tombeau détruit sous la Révolution
En 996, le petit-neveu de Eudes de France, Hugues Capet, fut inhumé à ses côtés et en 1263, Louis IX décida d'un programme visant à réaliser des monuments funéraires pour marquer le rôle de nécropole royale dévolue à l'abbaye de Saint-Denis. Il commanda une série de quatorze mausolées ornés de gisants pour recouvrir les restes des derniers carolingiens ainsi que les premiers capétiens. Parmi les tombeaux commandés figuraient ceux de Eudes et Hugues Capet. Ceux-ci se trouvaient à la croisée du transept à côté de l'autel matutinal et derrière les tombeaux de Robert II le Pieux et de Constance d'Arles.

En août 1793, ils furent parmi les premiers tombeaux détruits par ordre de la Convention lors de l'épisode de la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis. Les deux gisants d'Eudes et Hugues disparurent en même temps que celui du roi Dagobert Ier. De ces tombeaux, seul un dessin de l'historien et collectionneur François Roger de Gaignières est conservé à la Bibliothèque nationale de France.

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