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Louis Ier CAROLINGIEN ◉ Sosa : 935 631 076

Louis Ier CAROLINGIEN

◉ Sosa : 935 631 076

  • dit « le Pieux Ou le Débonnaire »
  • Né le 20 avril 778 - Chasseneuil-du-Poitou, 86360, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
  • Décédé le 24 juin 840 - Ingelheim am Rhein, Rhineland-Palatinate, GERMANY, à l'âge de 62 ans
  • Inhumé le 5 juillet 874 - Metz, 57000, Moselle, Lorraine, FRANCE
  • Roi des Francs, Empereur d'Occident (28 janvier 814 – 20 juin 840)- roi d'Aquitaine (781-814)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

20 avril 778 :
Naissance - Chasseneuil-du-Poitou, 86360, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_le_Pieux
Lothaire et Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire, frères jumeaux, naissent à la villa Cassino­gilum à Chasseneuil-du-Poitou (dans la Vienne) le 16 avril 778, fils de Charlemagne et d'Hildegarde de Souabe.

Débonnaire signifie le faible ou le Sot.

Charlemagne est absent car en expédition militaire vers l'Espagne.
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Louis 1er “Le Débonnaire” ° 778 (Casseneuil) + 30/06/840 (Ingelheim)
Roi d’Aquitaine (778-814), des Francs et Empereur d’Occident (814), Roi d’Alémanie (833-840)
ép. 1) 798 (Reims) Ermengarde de Hesbaye + 07/10/818 (fille d’Ingramme, comte de Hesbaye)
ép. 2) 02/819 Judith de Bavière ° ~800 + 17/04/843 (fille de Welf, comte de Bavière, et de Helvide)

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D’abord Empereur en 814, Louis se fait sacrer à Reims deux ans plus tard, comme Roi des Francs. Il est le premier monarque à se faire sacrer à Reims et sera imité par presque tous ses successeurs. Se pose à Louis le problème successoral que son père a pu éviter avec la mort de deux de ses fils. Louis a quatre héritiers. Après un premier partage entre Lothaire, Louis et Pépin, il doit revoir la donne lorsque sa seconde épouse lui donne un quatrième fils, Charles. Louis va alors subir les rébellions de ses fils, jusqu’à sa mort. Son territoire est partagé.

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Louis Ier dit « le Pieux » ou « le Débonnaire », né en 778 à Cassinogilum (localisation incertaine, soit Casseuil près de Bordeaux, Chasseneuil-du-Poitou dans la Vienne ou encore Casseneuil2 en Lot-et-Garonne) et mort le 20 juin 840 à Ingelheim près de Mayence3, est roi d'Aquitaine jusqu'en 814, puis empereur d'Occident de 814 à sa mort.
Son règne est marqué par de nombreuses menaces sur l'unité de l'Empire carolingien : non seulement il doit faire face aux raids des Vikings, mais ses fils se révoltent contre lui en plusieurs occasions. Les ambitions des grandes familles aristocratiques s'affirment de plus en plus, menaçant le pouvoir impérial.

Louis, le dernier de ses fils né en 778 au château royal de Chasseneuil, en Aquitaine, pendant l’expédition de Charles en Espagne, devint empereur d’Occident sous le nom de Louis Ier le Débonnaire et fut le seul enfant mâle qui lui survécut

Titre
Roi des Francs
Empereur d'Occident 28 janvier 814 – 20 juin 840 (26 ans, 4 mois et 23 jours)
Prédécesseur Charlemagne
Successeur Francie médiane et titre impérial : Lothaire Ier
Francie orientale : Louis II
Francie occidentale : Charles II
Royaume d'Aquitaine : Pépin Ier
Roi d'Aquitaine 781 – 814
Monarque Louis Ier
Prédécesseur Chorson de Toulouse
Successeur Pépin Ier

Merci à Thierry POURCHON (Généanet) pour le texte suivant :
Louis Ier, dit le Pieux ou le Débonnaire, est né à la villa Cassinogilum, que la plupart des historiens identifient à Chasseneuil-du-Poitou, le jeudi 16 avril 778 au cours du trajet de l’expédition d’Espagne entrepris par son père Charlemagne.

Sa mère, Hildegarde de Vintzgau, les mit au monde, lui et son frère jumeau Lothaire, mort peu après à la villa Cassino­gilum alors qu'on y célébrait les fêtes de Pâques.

Seul survivant des fils de Charlemagne, il lui succéda à la tête de l'empire. Il est mort le 20 juin 840 sur une île fluviale près de Ingelheim-Am-Rhein en Allemagne.

Louis Ier dit « le Pieux » (parfois « le Débonnaire »), né en 778 à Cassinogilum, dont la localisation n'est pas certaine et varie entre Casseuil près de Bordeaux et Chasseneuil-du-Poitou dans la Vienne, et mort le 20 juin 840 à Ingelheim près de Mayence, fils de Charlemagne, est roi d'Aquitaine jusqu'en 814, puis empereur d'Occident de 814 à sa mort.

Son règne est marqué par de nombreuses menaces sur l'unité de l'Empire carolingien : non seulement il doit faire face aux raids des Vikings, mais ses fils se révoltent contre lui en plusieurs occasions. Les ambitions des grandes familles aristocratiques s'affirment de plus en plus, menaçant le pouvoir impérial.

Nom et surnoms de Louis Ier Louis, parfois latinisé en Hludovicus ou Ludovicus, est un prénom traditionnel que l'on trouve dans la généalogie royale franque et qui commence avec Clovis, forme francisé du nom latin Clodovicus de même origine germanique.

Le qualificatif « le Pieux » est attesté de son vivant (en latin : pius), en particulier par la biographie écrite par le chorévêque de Trèves, Thégan (avant 800-vers 850), l'un de ses trois biographes : Vita Hludovici Pii, et dans le texte écrit par son conseiller Agobard de Lyon, pourtant très critique envers Judith, sa seconde épouse, fervent soutien de Lothaire et principal artisan de la déposition de Louis en 833 : Libro Duo pro Filiis et Contra Iudith Uxorem Ludovici Pii.

Ce surnom est lié à sa politique religieuse, nettement plus favorable à l’Église que celle de Charlemagne. Durant son règne, Louis réforme les monastères et change de politique vis-à-vis de la papauté en s'engageant à respecter le Patrimoine de Saint Pierre et à ne pas intervenir dans les élections pontificales. Le pape retrouve ainsi, après le contrôle exercé par Charlemagne, une certaine indépendance politique.

Il est possible aussi que son surnom de pieux lui ait été valu par sa propension à tomber en larmes lorsqu'il entrait dans des lieux saints, comme ce fut le cas lorsqu'il se recueillit sur la tombe de son père Charlemagne à Aix-la-Chapelle.

À la cour, il s'entoure de clercs qui le conseillent tels Agobard (778-840), Frédegis († 834) et Benoît d'Aniane (750-821). En 822, il accomplit une pénitence publique à Attigny. En somme, la politique religieuse de Louis le Pieux a pour objectif de renforcer l'unité de l'empire, un empire carolingien fondamentalement chrétien.

« Le Débonnaire » Quant à son surnom de « débonnaire », il n'apparaît qu'une seule fois, durant le haut Moyen Âge, dans la biographie de l'Astronome, la Vita Hludovici. Il n'emploie le terme latin mittisus, que l'on traduit par débonnaire, qu'une seule fois dans son récit. Mais ce terme est repris en 1275 par un clerc à Saint-Denis nommé Primat dans les Grandes Chroniques de France, puis par d'autres chroniqueurs et historiens qui lui donnent une importance injustifiée.

Il est le sixième enfant et le quatrième fils de Charlemagne ; le cinquième enfant et le troisième fils de sa seconde épouse Hildegarde de Vintzgau, de la famille bavaroise des Agilolfing.

Au moment de sa naissance, durant l'été 778, Charlemagne est parti en expédition en Espagne. Il naît dans une des résidences royales, la villa Cassino­gilum, qui correspondrait à l'actuelle commune de Chasseneuil-du-Poitou (département de la Vienne), ou Casseuil (département de la Gironde) sur la Garonne, selon les historiens. Hildegarde met au monde deux jumeaux, Louis et Lothaire, mais ce dernier meurt peu après.

Le 15 avril 781, au cours de la célébration de la fête de Pâques à Rome, Charlemagne le fait couronner roi des Aquitains par le pape Adrien Ier en même temps qu'il fait de son troisième fils, Pépin, le roi d'Italie. Peu après, malgré son jeune âge, Louis est envoyé en Aquitaine sous la garde d'un tuteur, Arnold, et d'autres officiers.

Roi d'Aquitaine (781-814) Durant son règne en Aquitaine, le gouvernement est d'abord assuré par Charlemagne, qui nomme des comtes francs. À partir des années 790, Louis joue aussi un rôle dans le gouvernement de son royaume.

Parmi les personnalités du royaume d'Aquitaine, les principales sont Benoît d'Aniane, conseiller de Louis, d'origine wisigothe ; Guillaume, comte de Toulouse à partir de 788 en remplacement de Chorso, battu par un corps de l'armée musulmane. On peut aussi citer Bégon, gendre de Louis à partir de 806 et Hélisachar, son chancelier en 814.

Durant cette période, Louis vit le plus souvent dans ses domaines aquitains, à Doué, près de Saumur, Anjac, Cassinogilum et Ebreuil, ou encore Jocundiacum (Le Palais-sur-Vienne, près de Limoges).

Il est à plusieurs reprises appelé par Charlemagne à venir passer quelque temps à la cour : en 785 à Paderborn (en pays saxon) ; en 791 à Ratisbonne, où Charlemagne l'arme d'une épée ; en 797 à Herstelle (Saxe), avec Pépin et Charles. En 800, il a une entrevue avec Charlemagne à Tours, alors que celui-ci parcourt le nord de la Gaule avant de se rendre à Rome ; Charlemagne semble avoir pensé à le faire venir à Rome en décembre 800, puis y avoir renoncé.

En 795, Louis épouse Ermengarde de Hesbaye ; de ce mariage naîtront : Lothaire en 795, Pépin en 797 et Louis en 806, ainsi que deux filles, Hildegarde et Rothrude (cf. paragraphe « Généalogie »).

Les expéditions militaires de Louis À partir des années 790, il prend part à plusieurs expéditions militaires : en 792, il est envoyé avec Pépin dans une campagne contre le duché de Bénévent.

Mais il s'agit surtout de campagnes en Espagne musulmane, où le pouvoir est détenu depuis 756 par l'émir omeyyade de Cordoue, en rébellion contre le califat abbasside de Bagdad. Les opérations des Francs au sud des Pyrénées bénéficient de l'action des rois asturiens dans l'ouest de la péninsule et de l'autonomie des gouverneurs musulmans, dont certains pactisent avec Charlemagne.

En 797, Louis mène le siège de Huesca ; en 800-801, il est à la tête de l'armée franque qui assiège, puis prend Barcelone ; en 809, il fait partie de l'expédition contre Tortosa, qui échoue, et de nouveau en 811, avec succès cette fois. La marche d'Espagne atteint donc le bas cours de l'Ebre, tandis que Saragosse (objectif de l'expédition de 778) reste sous le contrôle des Musulmans.

La fin du règne de Charlemagne En 806, Charlemagne organise un partage de ses territoires en trois royaumes attribués à ses trois fils légitimes : Charles, Pépin et Louis. En plus de l'Aquitaine, Louis aura les régions de l'ancienne Gaule au sud du plateau de Langres (royaume de Bourgogne, Provence). Le titre impérial n'est attribué à personne. Mais ce projet est finalement inutile, puisque Pépin et Charles meurent en 810 et 811.

En septembre 813, Louis est à Aix-la-Chapelle pour être proclamé empereur par l'assemblée des grands, puis être couronné le 11 par Charlemagne ; c'est la dernière rencontre du père et du fils qui repart en Aquitaine.

« Au mois de septembre de cette même année (813), le susdit empereur Charles réunit une grande assemblée du peuple au palais d'Aix. Venant de tout son royaume et empire s'assemblèrent évêques, abbés, comtes, prêtres, diacres et assemblée des Francs auprès de l'empereur à Aix ; et là ils élaborèrent quarante-six chapitres sur ce qui était nécessaire à l'Église de Dieu et au peuple chrétien. Ensuite se tint une assemblée avec les dits évêques, abbés, comtes et nobles du royaume franc, et ils firent de son fils Louis un roi et un empereur. Ce à quoi tous consentirent pareillement, déclarant que cela était justifié ; et cela plut au peuple, et avec le consentement et l'acclamation de tout le peuple, il fit son fils Louis empereur avec lui, et il perpétua l'empire par la couronne d'or, le peuple acclamant et criant : Vive l'empereur Louis ! Et ce fut une grande joie dans le peuple ce jour-là. »

En février 814, Louis apprend la mort de son père alors qu'il se trouve dans son palais de Doué-la-Fontaine.

Revenu à Aix-la-Chapelle après un voyage d'un mois, il procède à différents changements dans le personnel dirigeant, ses conseillers étant promus et ceux de Charlemagne écartés (en particulier ses cousins Adalard et Wala). Il renvoie du palais un certain nombre de femmes qui s'y trouvaient, y compris ses sœurs qui sont placées dans des monastères.

Contrairement à Charlemagne, il renonce à s'intituler encore roi des Francs et des Lombards ; le seul titre qu'il porte est celui d'empereur, indiquant par là que son autorité est aussi universelle que celle du pape et s'étend comme elle à tous les chrétiens.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le premier monarque sacré à Reims, pratique suivie par presque tous les rois de France après lui.
Le 5 octobre 816, le Pape Etienne IV procède à Reims au couronnement comme empereur et impératrice de Louis Ier le Pieux et d'Ermengarde de Hesbaye.
Le pape obtient de Louis Ier le Pieux que l'État de Rome redevienne indépendant, ce que Charlemagne avait toujours refusé.

Louis se trouva tout de suite en présence d'une question qui avait été épargnée à son père et qui allait permettre d'éprouver la solidité de l'Empire. Il avait trois fils : Lothaire, Louis et Pépin. Comment fallait-il régler sa succession ? L'idée du partage égal entre les fils du souverain avait toujours été appliquée depuis l'origine de la monarchie franque. D'autre part, le pouvoir impérial était, par sa nature même, aussi indivisible que le pouvoir du pape. Fallait-il donc considérer l'Empire comme si indissolublement confondu avec l’État que la succession à celui-ci serait régi par le même principe que la succession à celui-là ; ou bien, distinguant entre l'un et l'autre, procéder au partage de l’État, en réservant à l'un des héritiers l'autorité impériale ?

Louis le Pieux se décida en faveur d'une mesure qui, sans rompre entièrement avec la coutume du partage, la sacrifiait cependant au principe de l'unité. En juillet 817, par l'acte appelé Ordinatio Imperii, il s'associe comme corégent de l'Empire Lothaire, son fils aîné, et le désignait comme son héritier. Ses deux autres fils reçoivent des territoires restreints et subordonnés : Pépin reçoit l'Aquitaine et Louis la Bavière. En agissant ainsi, Louis se prononçait contre l'ancienne conception de la monarchie laïque telle que l'avaient pratiquée les Mérovingiens et en faveur de la nouvelle conception ecclésiastique de l'Empire.

Ces dispositions provoquent la révolte de son neveu Bernard, petit-fils de Charlemagne, roi d'Italie. Il gagna la Gaule et reçut le soutien de Théodulf, évêque d'Orléans. Néanmoins, Louis rassemble sans mal des forces afin de mater l'insurrection et Bernard est fait prisonnier et amené à Aix. Il est condamné à mort, gracié par Louis le Pieux, mais doit subir le châtiment de l'aveuglement. Il meurt deux jours après ce supplice. L'empereur, accablé de remords et poussé par son fidèle Benoît, abbé d'Aniane, se sentira obligé de faire publiquement pénitence mais seulement quatre ans plus tard en 822 ce qui fera penser aux aristocrates nobles francs que l'empereur est faible et que seuls les ecclésiastiques forment le rempart à la prise du pouvoir de l'aristocratie.

Peu de temps après la mort de Bernard, Louis s'engage dans une campagne contre les Bretons ; Ermengarde qui l'accompagne meurt à Angers où elle est inhumée.

Louis se remarie en 819 avec Judith de Bavière, de la dynastie des Welf, qui lui donne une fille, Gisèle, et surtout un autre fils, Charles (né en 823), le futur Charles le Chauve. La naissance de Charles remet en cause le partage de 817 : il faudra possessionner ce nouveau descendant. Judith s'allie avec Louis et Pépin et s'assure le concours d'une partie de l'aristocratie, pour réclamer le partage de la succession entre tous les fils de l'empereur. On assiste en réalité à la formation de deux clans, l'un autour de Judith et l'autre autour de Lothaire, qui s'arrachent les soutiens nobles en offrant divers présents et promesses. L'aristocratie, déjà exaspérée par la politique de Louis Ier, semble y trouver son compte et prépare les prochaines révoltes.

Très vite, Lothaire, bien que parrain de Charles, refuse toute modification des décisions de 817 et rassemble autour de lui plusieurs aristocrates, formant un parti de l'unité impériale : un grand nombre d'évêques de Gaule, en particulier Jonas d'Orléans et Frédéric d'Utrecht, ainsi que les comtes Hugues de Tours (son beau-père), Matfrid d'Orléans et Lambert de Nantes.

De son côté, Judith favorise l'ascension de sa famille : sa mère devient abbesse de Chelles, son frère Rodolphe abbé de Saint-Riquier et de Jumièges ; son frère Conrad devient abbé de Saint-Gall et épouse une fille d'Hugues de Tours ; sa sœur Emma épouse (827) Louis de Bavière.

Au cours de ces années, un autre personnage joue un rôle de plus en plus important : le marquis de Septimanie, Bernard, fils de Guillaume de Gellone, un soutien de Judith et de Charles. Marié en 824 à Aix avec Dhuoda, il bénéficie ensuite de son action dans la défense de Barcelone attaquée par les Musulmans de Cordoue en 826, défense qu'il a dû mener seul malgré les disposition prises par l'empereur pour lui envoyer des renforts avec Hugues de Tours et Matfrid d'Orléans. Ceux-ci n'ayant pas agi conformément aux ordres sont destitués. Bernard de Septimanie devient un des principaux conseillers de l'empereur.

En 829, lors de l'assemblée annuelle, tenue à Worms, Louis le Pieux modifie sa succession pour y intégrer Charles, à qui sont attribués des territoires en Alsace, Rhétie et Bourgogne, avantages qui ont pour résultat d'amener Louis et Pépin à se rapprocher du parti de Lothaire. Celui-ci est privé de son titre de régent et s'en va en Italie soumettre sa querelle au pape. Wala est également écarté (au monastère de Corbie), tandis que Bernard devient chambellan et reçoit la responsabilité de l'éducation de Charles.

Suite à ces changements, Bernard de Septimanie et Judith sont l'objet d'une campagne de dénigrement de la part des partisans de Lothaire dirigés par Wala : à l'extrême, ils sont accusés d'adultère, voire de sorcellerie et de tentative d'assassinat. Bernard est accusé d'accaparer tout le pouvoir à Aix, au détriment d'un empereur trompé et envoûté.

Une première révolte éclate en 830 : Pépin et Louis s'emparent du palais impérial et de l'empereur et le contraignent à enfermer Judith dans un monastère, Charles étant lui aussi confié à des moines. Bernard de Septimanie a dû partir en hâte et se réfugie dans ses domaines du midi. Lothaire, revenu d'Italie, maintient son père au pouvoir, mais sous son contrôle d'empereur associé.

Louis le Pieux va alors bénéficier de l'appui des évêques de Germanie et engager des négociations avec Pépin et Louis qui rompent avec Lothaire. Lors de l'assemblée tenue à Nimègue en 830, Lothaire accepte de repartir en Italie. Louis se décide alors à rompre le partage de 817 pour redécouper de nouveau le territoire mais cette fois-ci en quatre. Le partage est officiel en 831 : Lothaire garde l'Italie et conserve le titre impérial jusqu'à sa mort, le reste de l'empire est partagé entre Pépin, Louis et Charles. Les royaumes deviendront indépendants à la mort de Lothaire.

La confiscation de l'Aquitaine (832) Malgré cela, Pépin et Louis continuent de s'agiter. Pépin, au service de qui Bernard de Septimanie s'est placé, s'étant rebellé, l'empereur procède à la confiscation de leurs domaines.

La révolte de 833 et la destitution de l'empereur En 833, Judith entame une négociation avec Lothaire en vue d'un partage de l'empire entre lui et Charles.

Le "Champ du mensonge" (juin 833) Lothaire, à la tête d'une armée, franchit les Alpes, accompagné du pape Grégoire IV, rejoint ses frères et marche avec eux contre leur père. La rencontre eut lieu à la fin du mois de juin en Alsace, dans un lieu appelé ensuite "Champ du mensonge". Durant les négociations35, les partisans de Louis le Pieux l'abandonnent l'un après l'autre. Ce résultat est notamment dû à l'action du pape, qui renforce par la même occasion son influence. Au nom de la paix de l'Église, dont l'Empire n'était que la forme temporelle, il revendiqua le droit d'intervenir, rétablit Lothaire dans sa dignité primitive et emmena Judith en Italie. Charles est placé au monastère de Prüm.

La pénitence de Soissons (novembre 833) En novembre, Lothaire, soutenu par les évêques de Gaule, notamment Agobard de Lyon et Ebbon de Reims, impose à son père une pénitence publique qui se déroule dans l'abbaye Saint-Médard de Soissons devant une assemblée de clercs et de laïcs. Louis est obligé de confesser ses nombreux « crimes » et, cette fois, est contraint d'abdiquer la dignité impériale.

En 834 Hugues (802-844), abbé laïc de nombreuses abbayes, devient archichancelier.

La guerre civile de 834 et le rétablissement de Louis le Pieux Les résultats obtenus par Lothaire en 833 ne correspondaient pas aux vœux de Louis et de Pépin. Ils reprirent les armes et la lutte continua. Une coalition entre Louis le Pieux, Louis de Bavière et Pépin (avec Bernard) se forme de nouveau contre Lothaire. Une armée est rassemblée à Langres. Lothaire réussit à s'emparer de Chalon, où sont exécutés Gaucelme et Gauberge, frère et sœur de Bernard de Septimanie. Mais il est finalement contraint de repartir en Italie.

En 835, Louis retrouve son titre d'empereur lors du concile de Thionville.

La fin du règne : une relative accalmie (835-840) En 837, Louis le Pieux attribue à Charles un royaume à partir de territoire de la vallée de la Meuse, auxquels il ajoute, en 838, suite à la mort de Pépin, l'Aquitaine, malgré la présence d'un héritier légitime, ce qui amène une tension avec les aristocrates aquitains.

Judith conçoit le projet d'un rapprochement de Charles avec Lothaire, à qui en 839, lors de l'assemblée d'Aix, l'empereur accorde les territoires à l'est du Rhin. Dès lors, c'est Louis de Bavière qui devient l'ennemi principal.

Mais Louis le Pieux meurt peu après dans une île du Rhin, à Ingelheim, aux cours des préparatifs pour une campagne contre son fils.

Il est inhumé auprès de sa mère dans l'abbaye Saint-Arnould de Metz37.

Après sa mort, les hostilités reprennent entre les fils, aboutissant à un nouveau partage de l'empire lors du traité de Verdun (843).

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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2289
Surnommé le Débonnaire, empereur, fils de Charlemagne et d’Hildegarde, sa seconde femme, il naquit à Chasseneuil près de Poitiers, en 778, fut fait roi d’Aquitaine par son père à l’âge de trois ans, et envoyé aussitôt vers les peuples de ce royaume, dont il adopta le costume, la langue et les usages, afin de les attacher à la domination française.

Louis reçut une éducation brillante ; il savait le latin et le grec ; la nature lui avait donné une figure heureuse, une force corporelle extraordinaire ; il était religieux, libéral, brave, d’une probité scrupuleuse ; ses mœurs furent exemplaires ; mais, d’un caractère faible et indécis, il ne montra, dans les premières années de son gouvernement, qu’une impuissance extrême à faire le bien et une facilité déplorable à laisser faire le mal : dès lors il laissa avilir son autorité en renvoyant absous Chorson, duc de Toulouse, qui avait souscrit une capitulation honteuse.

Charlemagne, indigné, fit venir le duc et le roi à Aix-la-Chapelle. Le premier fut condamné à mort par l’assemblée des grands ; mais l’empereur commua sa peine, et fit au jeune monarque une sage et ferme réprimande, afin de lui donner une idée plus juste de la dignité royale. Dans le même temps, Charlemagne se vit obligé de rétablir les finances du royaume d’Aquitaine, que Louis avait laissé dissiper par ses favoris. Ainsi l’on doit avouer que les vertus qui distinguaient ce monarque, fort honorables d’ailleurs, étaient peu faites pour le trône.

Les défauts de son caractère, si funestes même dans le souverain d’un petit royaume, le furent bien davantage lorsqu’il devint le maître d’un grand empire. Cependant il est juste de montrer combien étaient difficiles les circonstances dans lesquelles il parvint à cette éminente dignité, ou, pour mieux dire, l’époque où il fut accablé de ce pesant fardeau. Plus son empire était grand, plus il avait d’ennemis à redouter, et plus il aurait été nécessaire de conserver l’unité du pouvoir ; mais non seulement les lois de Charlemagne autorisaient le partage du royaume, elles appelaient encore les assemblées de la nation à prononcer sur tous les intérêts de l’État, même sur l’ordre de succession au trône.

Ces assemblées étaient composées de deux ordres entre lesquels il existait la plus vive opposition d’intérêts et de vues. La noblesse, qui avait été longtemps le seul ordre politique du royaume, et qui n’avait appuyé l’usurpation des maires du palais que dans l’espoir de se rendre indépendante, souffrait avec une extrême impatience que le clergé fût devenu un ordre politique qui s’arrogeât la suprématie et qui prétendît disposer de la couronne.

Les nobles préféraient la multiplicité des royaumes comme plus favorable à leurs prétentions, et consacré d’ailleurs par l’usage. Les évêques, assez éclairés pour sentir qu’une grande domination ne se conserve qu’à l’appui d’une autorité indivisible et absolue, appuyaient toutes les mesures qui tendaient à l’unité du trône. C’est entre la noblesse et le clergé réunis dans les mêmes assemblées avec des droits égaux et des projets différents, c’est au milieu des efforts faits par tous les peuples conquis pour recouvrer leur liberté, que Louis le Débonnaire fut appelé à gouverner et la France et l’empire.

Proclamé empereur en 814, il signala le commencement de son règne par la permission qu’il accorda aux Saxons, transportés par Charlemagne dans les pays étrangers, de retourner tans leur patrie. La reconnaissance que ces peuples lui témoignèrent fit qu’il n’eut jamais à se repentir de cet acte de clémence ; mais, à la même époque, il déploya, dans d’autres circonstances, une sévérité peut-être inutile et qui n’était pas dans son caractère.

A peine Charlemagne avait-il cessé de vivre que Louis obligea ses sœurs à se retirer dans des couvents, afin d’éviter les intrigues du palais ; qu’il fit crever les yeux à plusieurs de leurs amants, et qu’il consacra à la vie religieuse les derniers fils de Charlemagne, dont les factieux pouvaient s’appuyer pour causer du trouble dans l’État. Il ne déploya pas moins de fermeté contre le pape Pascal Ier, qui, ayant osé se faire sacrer sans avoir obtenu, suivant l’usage, l’agrément de l’empereur, encourut toute sa disgrâce. Ce monarque menaça même les Romains des plus terribles châtiments si jamais ils se portaient à de semblables attentats.

Ainsi, loin de renoncer au droit de confirmer les papes, Louis le consacra tellement que, plusieurs années après, Grégoire IV ne voulut pas être installé sans que l’empereur eût confirmé son élection. Bernard, petit-fils de Charlemagne et roi d’Italie, avait pris les armes en 818 dans l’espoir de se faire empereur : Louis marcha contre lui à la tête d’une armée nombreuse. Bernard, intimidé, vint se jeter aux pieds de son oncle, et prouva, par cette démarche précipitée, qu’il était plutôt l’instrument que l’auteur de cette révolte. Il fallait sauver ce monarque qui n’avait que vingt ans, et punir ses complices : Louis les confondit tous dans la même condamnation, ils eurent les yeux crevés ; la plupart périrent des suites de ce supplice.

Plus tard, les évêques, qui ne pardonnaient pas à l’empereur d’avoir voulu les rappeler aux mœurs de leur état profitèrent des scrupules et des remords que lui inspirèrent tous ces actes de cruauté, pour l’humilier à son tour, et ils le poussèrent à paraître couvert d’un cilice, comme pénitent, dans l’assemblée d’Attigny, où il s’exprima avec l’humilité d’un sujet et dégrada la majesté du trône. Averti par son bon sens des mauvais conseils que lui donnaient les évêques, il porta sa confiance vers les seigneurs ; mais il lui fut aussi impossible de satisfaire les prétentions des nobles que celles du clergé.

Dans son dépit contre ces deux ordres, il se livra à des hommes qu’il avait tirés du néant, et son favori Adbelard fut l’arbitre de toutes ses actions. Alors les évêques et les nobles, oubliant leur animosité réciproque, s’unirent, profitèrent des divisions qui régnaient dans la famille impériale, et se servirent des enfants de l’empereur pour venger leurs injures personnelles.

Louis le Débonnaire avait trois fils, Lothaire, Pepin et Louis ; Lothaire fut fait roi d’Italie et associé à l’empire (Lothaire Ier), Pepin eut le royaume d’Aquitaine (Pépin Ier d’Aquitaine), et Louis celui de Bavière (Louis II le Germanique). Mais l’empereur, devenu veuf, épousa Judith de Bavière, dont il eut un fils connu sous le nom de Charles le Chauve. Voulant aussi laisser un royaume à cet enfant, il lui fallut revenir sur le partage déjà fait : les trois frères, qui n’avaient jamais été d’accord entre eux, s’entendirent alors pour prendre les armes, et Louis le Débonnaire, maître de la moitié du monde, se trouva sans appui contre ses enfants.

En 821, sept ans après la mort de Charlemagne, il avait avili la royauté par une confession publique des torts du gouvernement ; en 830, on enlève sa femme, et après l’avoir accusée sans la moindre preuve de toutes sortes de désordres, on la jette dans un couvent, on la force de prendre le voile, et dans une assemblée où il n’ose monter sur son trône que lorsque tous les assistants l’en conjurent, il approuve tout ce qui a été dit et fait contre lui.

Mais la division se met bientôt parmi ses fils : les mécontents, trompés dans leurs espérances, lui rendent son épouse et l’empire. En 833, les fils de Louis se liguèrent de nouveau contre lui. Contraints de se soumettre à la force des armes, ils venaient de lui jurer une fidélité inviolable, lorsque la jalousie, l’ambition et surtout la haine de leur belle-mère les réunirent encore en armes près de Rothfeld, entre Bâle et Strasbourg. Le pape Grégoire IV ne craignit pas de se rendre au camp de ces rebelles, et de les aider des foudres de l’Église, dont il menaça tous ceux qui ne se déclareraient pas contre l’empereur.

Il alla ensuite comme négociateur dans le camp du monarque, qui, après lui avoir reproché d’être venu eu France sans sa permission, entra néanmoins avec lui en pourparler. Pendant ce colloque, les émissaires des princes agissaient auprès des soldats de l’empereur ; et au moment où le pontife prit congé de lui, l’empereur se vit entièrement abandonné, et déjà il entendait des cris de mort autour de sa tente.

Ce malheureux prince prit alors le parti le plus désespéré, celui de se mettre dans les mains de ses enfants, avec sa femme et son fils. Il montra dans cette circonstance le calme d’une résignation héroïque, et parut se souvenir une fois qu’il était fils de Charlemagne. « Dans l’indigne état où m’a réduit votre perfidie sacrilège, dit-il à ses enfants, je suis tranquille sur ce qui me regarde ; résigné à tout, je ne crains rien. Mais les promesses que vous avez tant de fois faites et tant de fois violées en ce qui concerne l’impératrice et son jeune fils, puis-je enfin m’y fier ? Les voilà ces deux objets de ma tendresse, qui doivent l’être de vos égards : je m’en sépare ; je vous les livre. Princes, souvenez-vous de ce que vous devez à leur rang et à leur sang. »

Des paroles aussi touchantes firent peu d’impression sur ces enfants dénaturés. Judith fut confiée au roi de Bavière, qui la relégua dans une forteresse de la Lombardie ; et Lothaire, après s’être fait proclamer empereur, emmena à sa suite son malheureux père jusqu’à Soissons, où il le fit enfermer dans le couvent de Saint-Médard, lui ôtant le jeune Charles, qu’il envoya à l’abbaye de Prüm dans les Ardennes.

Il fit ensuite prononcer sa déposition par une diète, ou plaid général, convoquée au château de Compiègne. Les archevêques Agobard, de Lyon, et Ebbon, de Reims, se firent les instruments de ce fils dénaturé. Réunis à d’autres évêques, ils déclarèrent que Louis, ayant laissé dépérir l’héritage du très grand empereur Charles son père, et scandalisé l’Église en mille manières, avait été déposé par un juste jugement de Dieu, et qu’il devait se retirer dans un cloître.

Cet arrêt fut notifié à Louis dans l’abbaye de Saint-Médard. Là, prosterné sur un cilice, tenant un papier où ses crimes étaient écrits, ce prince fut obligé de s’accuser devant le peuple d’avoir usé du gouvernement que Dieu lui avait confié ; d’avoir scandalisé l’Église par son indocilité ; d’avoir fait marcher ses troupes en carême ; enfin d’être cause de tous les maux qui désolaient l’empire.

Après cette honteuse cérémonie, on le déclara pour jamais interdit de toutes ses fonctions ; on lui ôta ses armes, on le dépouilla de ses habits impériaux, on le revêtit d’un habit de pénitent ; il fut chassé de l’église et enfermé dans une cellule pour le reste de ses jours. Après ces odieux attentats, Lothaire, craignant sans doute que sa victime ne vint à lui échapper, la traîna encore à sa suite jusqu’à Aix-la-Chapelle, où il tint son malheureux père toujours étroitement enfermé.

Enfin sa cruauté finit par révolter contre lui ceux-là mêmes qui avaient concouru à la satisfaire ; et ses frères, Louis de Bavière et Pépin, se rendant à leur devoir, marchèrent de concert pour délivrer leur père. Lothaire n’osa pas les attendre ; il se réfugia à Vienne en Dauphiné, laissant Louis à Saint-Denis, où l’on se rendit aussitôt en foule pour le prier de reprendre la couronne. La révolution fut complète : tous les actes du parlement de Compiègne furent annulés ; on rappela la reine, et Louis remonta sur le trône, pour pardonner encore à Lothaire et à tous ses ennemis.

Mais il ne devait pas jouir longtemps de son triomphe, auquel la faiblesse de son esprit et de sa santé ne lui permit pas d’ailleurs de prendre beaucoup de part. Le dernier acte de son autorité fut de déclarer le fils de Judith roi de toute la France méridionale et occidentale, à peu près telle qu’elle est aujourd’hui.

Ce prince mourut le 20 juin 840, à l’âge de 62 ans, dans une île du Rhin, au-dessus de Mayence, lorsqu’un de ses fils, Louis de Bavière, qui avait concouru à le rétablir, s’était de nouveau révolté contre lui. Ses dernières paroles furent : « Je lui pardonne, mais qu’il sache que c’est par lui que je meurs. » Depuis plus d’un mois il ne prenait, dit-on, plus d’autre nourriture que le pain et le vin de l’eucharistie. Ses forces morales s’étaient extrêmement affaiblies avec ses forces physiques ; et dans ses derniers moments il donna réellement des preuves d’absence.

Louis laissa l’empire à deux pas de sa ruine, le domaine affaibli par la dissipation des terres, l’autorité suprême avilie par la subordination à l’aristocratie épiscopale, qui, après avoir rendu des services durant la première dynastie, était devenue factieuse et usurpatrice. Le malheur de Louis fut de ne pouvoir se décider entre le choix de deux principes, celui de la succession par primogéniture, qui pouvait seul conserver l’unité de l’empire, et celui du droit égal des enfants à l’héritage paternel, consacré par le vieux droit germanique. Louis prit un moyen terme, en associant Lothaire à l’empire, et donnant à ses cadets des royaumes séparés, mais dépendants de l’empereur.

Cette imprudente division amena la chute de l’empire de Charlemagne, et prépara la séparation de nationalités qui n’étaient plus retenues que par un lien purement personnel. Cette séparation fut la cause de violents déchirements ; le pouvoir central périt tout entier non seulement à Aix-la-Chapelle, siège de l’empire, mais encore dans chacun des nouveaux royaumes qui, fondés à l’abri de la couronne impériale, voulurent se maintenir malgré elle.

Le clergé et la noblesse, qui n’avaient pu réussir à maintenir à leur profit l’unité de l’empire franc, réussirent à se saisir du pouvoir dans les Etats démembrés. Louis se mit à dos le clergé en voulant le réformer. Ce clergé ignorant et ambitieux, qui comptait dans son sein un grand nombre d’hommes de guerre et beaucoup de prélats qui n’avaient pas même lu l’Évangile, et étaient incapables d’en comprendre le texte, ce clergé prépara ainsi avec les comtes et les leudes l’avènement du système féodal.

L’administration de la justice s’était corrompue entre les mains des missi. La faiblesse de l’empereur était incapable de combattre tant de difficultés ; il eut le tort de faire une folle opposition aux projets de Wala, homme supérieur, allié par le sang à la famille impériale, et qui, impuissant à faire le bien à la cour de Charlemagne, s’était d’abord retiré dans le cloître. Wala voulait que l’empereur prît des serviteurs plus intègres, et qu’il laissât au clergé et au peuple leurs droits respectifs.

Plus fait pour être clerc qu’empereur, Louis possédait une connaissance approfondie du latin et avait aussi appris le grec ; il associait son goût pour la littérature ecclésiastique à des habitudes toutes monastiques ; il faisait sans cesse de riches aumônes et des actes d’humilité, aussi le peuple l’appelait-il le roi-prêtre.

Louis montra toujours beaucoup d’éloignement pour le luxe, et ses règlements sur le costume des ecclésiastiques et des guerriers sont nos premières lois somptuaires : il interdit aux uns et aux autres les robes de soie et les ornements d’or et d’argent. Sous le règne de ce prince, la France commença à perdre une partie de ses conquêtes ; les Saxons revinrent dans leur pays ; les Danois se montrèrent plus hardis dans leurs courses maritimes ; les Sarrasins reprirent courage ; et c’est de cette époque que date le royaume de Navarre.

***
Louis Ier le Pieux Roi d'Aquitaine
Arnold précepteur de Louis Ier le Pieux
En 781, Charlemagne fait aussi sacrer roi d'Aquitaine son autre fils, Louis Ier le Pieux.
L'Aquitaine est un royaume subordonné à Charlemagne.
Ce nouvel état comprend l'Aquitaine proprement dite ainsi que la Vasconie et a pour capitale Toulouse.
Son précepteur, Arnold, est un fidèle serviteur de Charlemagne, si bien que c'est encore Charlemagne qui dirige, sous couvert de son fils. L'administration est assurée :
par Guillaume Ier de Gellone, Duc de Toulouse et de Septimanie, et
par Benoît d'Aniane.

Pillage de la Saxe par Charlemagne
Intégration de la Saxe au royaume
À partir de mi 798, Charlemagne met à sac la Saxe entre l'Elbe et Weser. Ce pillage systématique va durer jusqu'en 799, date à laquelle les derniers rebelles se rendront.
Charlemagne intègre dès lors la Saxe à son royaume, sans en faire un véritable état.
En 798, il substitue le "Capitulare saxonixum" au précédent, en remplaçant la peine de mort par des amendes. Il ne modifie rien à la société saxe, y laissant les nobles à la tête, en nommant même quelques uns comtes, et en les chargeant du commandement des armées. Les Saxons, païens ou chrétiens, servent dès lors fidèlement Charlemagne et les Francs, malgré quelques nids de résistance. Charlemagne envisage toujours de christianiser la Saxe mais comprend et accepte que cela prenne du temps et que la violence ne serve à rien. La Saxe ne sera totalement christianisée que sous Louis Ier le Pieux.

Assemblée à Toulouse
Siège de Barcelone
Charlemagne convoque une Assemblée à Toulouse au printemps de 800.
Charlemagne y décide l'envoi vers Barcelone de son fils Louis Ier le Pieux.
Une armée sous le commandement de plusieurs nobles, dont :
Rostan de Gérone, Comte de Gérone,
Ademar de Narbonne,
Leibulf de Provence qui conduit un contingent de Provençaux,
Guillaume Ier de Gellone,
part dans la région en espérant la soumission de la cité et sa prise de contrôle.
Contre son sentiment mais par fidélité, Sanche Ier-Loup, Comte de Gascogne, prend part à l'expédition.
Sa'dun al-Ruayni trahit sa promesse, se refuse à remettre la cité. Les francs sont contraints d'assiéger la ville.
Un long siège commence probablement pendant l'automne 800.
Sa'dun al-Ruayni essaie de s'échapper vers Cordoue pour demander de l'aide mais est capturé.
Harun prend sa place.

Fin du siège de Barcelone
Guillaume Ier de Gellone Comte de la marche d'Espagne
Bera de Barcelone Comte de Barcelone
La population est affectée par la faim et les souffrances du siège et les goths chrétiens, finalement, décident de livrer Harun et de remettre la cité, probablement le samedi 3 avril 801.
Louis Ier le Pieux entre le jour suivant dans Barcelone.
Guillaume Ier de Gellone devient Comte de la marche d'Espagne.
Bera de Barcelone, le fils de Guillaume Ier de Gellone, qui a participé à la conquête avec son père, est investi premier Comte de Barcelone.
On pense que Bera de Barcelone, sous l'influence de sa mère goth, prend la tête de la tendance partisane d'une paix avec les musulmans, tendance qui doit être majoritaire parmi les goths influents de Barcelone.

Expédition au sud de Barcelone
Vers 804, une première expédition au sud de Barcelone est dirigée par Louis Ier le Pieux qui gouverne alors l'Aquitaine. Elle a pour but d'établir les limites du comté de Barcelone sur l'Èbre qui aurait ainsi constitué une défense naturelle.
Elle arrive à Tarragone où, à Santa Coloma. L'armée franque se divise en deux :
l'une, commandée par Louis Ier le Pieux, se dirige vers Tortosa,
l'autre couvre le flanc occidental et doit attaquer Tortosa par le sud. Elle est sous la direction de Bera de Barcelone, Comte de Barcelone, de Borrell, Comte d'Osona, et d'Adhemar de Narbonne.
La troupe de Bera de Barcelone traverse l'Èbre, près du confluent avec le Cinca, arrivant jusqu'à Vila Rubea, mais les attaques des musulmans les obligent à se retirer jusqu'à Vallis Ibana (peut-être Vallibona), près de Morella.
Là il retrouve Louis Ier le Pieux et, durant 8 jours, ils assaillent Tortosa sans obtenir aucun résultat, et s'en retournent vers le nord.

Préparation de la division de l'empire de Charlemagne
Charlemagne ne croyait pas que la dignité impériale lui survivrait et ne voyait pas d'inconvénient à se soumettre à la coutume germanique du partage de l'héritage entre tous les fils.
Le 6 février 806, à Thionville, Charlemagne prépare donc la division de son empire entre ses fils, nommés consorts du royaume et de l'Empire :
Charles dit le Jeune,
Pépin Ier d'Italie,
Louis Ier le Pieux.

Nouvelle Expédition au sud de Barcelone
En 808, Charlemagne envoie Ingobert, son légat, à Toulouse dans le but que Louis Ier le Pieux, son fils, qui réside en Aquitaine, l'envoie en expédition au sud de Barcelone.
Comme lors de l'expédition précédente, Ingobert divise l'armée franque :
un corps dirigé par Ingobert, marche contre Tortosa,
l'autre, commandé par Bera de Barcelone doit contourner la ville et attaquer par le sud.
Selon Astrónom, chroniqueur officiel du royaume des francs, dans sa Vita Ludovici :
Les forces de Bera de Barcelone et Adhemar de Narbonne traversent l'Èbre avec les barques qu'ils ont préparées. Les chevaux traversent à la nage. Leurs défécations sont entrainées par le courant et détectées par les habitants de Tortosa.
Le wali de cette cité, attaque Bera de Barcelone et Adhemar qui réussissent à échapper avec peu de pertes dans leur armée. Ils rejoignent Ingobert et se retirent une nouvelle fois de la zone.


Troisième Expédition au sud de Barcelone
Siège de Tortosa
Une troisième expédition au sud de Barcelone a lieu en 809. Louis Ier le Pieux reprend le commandement de l'armée franque, accompagné par divers propriétaires terriens francs :Isembard, Heribert, Luitard…
et des forces locales.
Les machines de siège sont transportées jusqu'à Tortosa et, durant 40 jours, on assiège la cité.
Le siège doit être levé à l'arrivée d'une armée cordouane commandée par Abd el Rahman, fils de l'émir Al Hakam Ier, qui peut-être (selon l'historien Al Maqqari) a pu mettre en déroute les francs.
Astrónom évite le mot déroute en expliquant que les musulmans de Tortosa, désespérés par le siège, offrent les clés de la cité à Louis Ier le Pieux, qui se déclare satisfait et lève le siège, chose qui parait réellement invraisemblable.
Leuthard Ier de Fezensac est du siège de Tortosa.


Mort de Sanche-Loup Ier de Gascogne Duc de Vasconie
Mort de Centulle-Loup de Gascogne
Semen-Loup de Gascogne Duc de Vasconie
Mariage de Semen-Loup de Gascogne avec Onneca
Révolte des Vascons
Sanche-Loup Ier de Gascogne, Duc de Vasconie, meurt en 812.
Semen-Loup de Gascogne, frère aîné de Sanche-Loup Ier de Gascogne, le remplace comme Duc de Gascogne.
Centulle-Loup de Gascogne, autre fils de Loup II de Gascogne, meurt en 812.
En 812, après une révolte menée par Semen-Loup de Gascogne, une nouvelle expédition de Louis Ier le Pieux arrive, en passant par Dax jusqu'à Pampelune.
Louis Ier le Pieux prend la précaution, au retour par Roncevaux de s'emparer d'otages qu'il ne libère qu'une fois arrivé dans une zone sûre où son armée ne risque plus d'embuscade.


Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire Empereur
Deux des fils de Charlemagne sont disparus prématurément.
Louis Ier le Pieux, son 3ème fils, est son seul héritier.
Charlemagne réunit évêques, abbés, comtes, prêtres, diacres et notables Francs venant de tout son empire à Aix-la-Chapelle.
Ils élaborent 46 chapitres sur ce qui est nécessaire à l'Église de Dieu et au peuple chrétien.
Devant cette assemblée, Louis Ier le Pieux est nommé empereur le 11 septembre 813 du vivant de son père.
L'empire n'est donc pas découpé, comme il est coutume de le faire à l'époque.
A l'avènement de Louis Ier Le Pieux, son frère, Berthe Carolingien est bannie de la cour .


Mort de Charlemagne
Louis Ier le Pieux Roi des Francs
Louis Ier le Pieux Roi des Lombards
Bernard de Vermandois Roi d'Italie
Charlemagne meurt à Aix-la-Chapelle le 28 janvier 814, à 71 ans d'une pleurésie.
Il est inhumé à Aix-la-Chapelle dans la chapelle de son palais.
Rampon de Barcelone est chargé d'annoncer à Louis Ier le Pieux la mort de Charlemagne, son père, à Doué-la-Fontaine (Anjou).
En 814, Louis Ier le Pieux récupère l'intégralité de l'héritage de Charlemagne.
Il reste entouré de conseillers aquitains, comme le chancelier Helisachar ou le moine Benoît d'Aniane.
Les envoyés du basileus, Léon V, venant confirmer le titre impérial de Charlemagne le remettent à Louis Ier le Pieux
Dès lors, Louis Ier le Pieux se fait titrer Empereur auguste.
Louis Ier pousse la piété à l'extrême, devenant un véritable dévot.
Il donne des terres à des humbles, diminuant ainsi son propre patrimoine.
Louis Ier le Pieux confirme Bernard de Vermandois Roi d'Italie.

Installation de Benoît d'Aniane à Inden
Devenu empereur, Louis Ier le Pieux, s'empresse d'installer Benoît d'Aniane, qui est son ami et son conseiller, dans un monastère qu'il vient de fonder à son intention à Inden, à une dizaine de kilomètres d'Aix-la-Chapelle, proche du palais impérial pour le mettre à la tête de tous les moines de son empire.
Louis Ier le Pieux cherche à imposer l'unité religieuse de l'Empire pour constituer un cadre à son territoire.
Soutenu par Louis Ier le Pieux, par l'abbé de Saint-Martin de Tours et l'Évêque d'Orléans, Benoît d'Aniane fait appliquer avec beaucoup d'intelligence la règle bénédictine dans plus de 20 monastères en Aquitaine, dont principalement Gellone, Saint-Savin et Massay.
Le sud de la Loire va aussi progressivement profiter peu à peu de cette réforme.
Après l'Aquitaine et la Gothie, c'est au tour de la Francie de bénéficier de la règle du salut.
La vie bénédictine va s'imposer en Europe.
Les changements apportés se diffuseront très vite en Saxe et Italie de 820 à 830.
Outre cela, Benoît d'Aniane diffuse la liturgie romano-franque, et l'écriture minuscule.


Lothaire Ier Gouverneur de la Bavière
Pépin Ier d'Aquitaine Gouverneur d'Aquitaine
En 814, Louis Ier le Pieux confie à ses fils :
le gouvernement la Bavière à Lothaire Ier,
le gouvernement de l'Aquitaine à Pépin Ier d'Aquitaine.

Révolte contre Léon III
Les ennemis du pape Léon III se révoltent.
Léon III mate la révolte mais tombe malade.
Louis Ier le Pieux est obligé d'envoyer Bernard de Vermandois et une armée.


Couronnement de Louis Ier le Pieux
Indépendance de l'État de Rome
Le Pape Étienne IV se rend lui-même à la cour des Francs.
Le 5 octobre 816, il procède à Reims au couronnement comme empereur et impératrice de Louis Ier le Pieux et d'Ermengarde de Hesbaye.
Le pape obtient de Louis Ier le Pieux que l'État de Rome redevienne indépendant, ce que Charlemagne avait toujours refusé.
Le roi des Francs est désormais le vassal du pape en Francie, chose que n'acceptera pas Lothaire Ier, fils de Louis Ier le Pieux.


Réorganisation du pouvoir carolingien dans le sud de la France
Au début de son règne Louis Ier le Pieux, réorganise le gouvernement du sud de la France et des marches d'Espagne.
Les 3 plus grands personnages de ces régions sont alors :
Gaucelme, Marquis d'Ampurias-Roussillon,
Bera de Barcelone, Comte de Barcelone,
Leibulf de Provence.
En mars 817, dans le cadre de cette réorganisation Leibulf de Provence reçoit le comté de Septimanie


Ordinatio Imperii
Lothaire Ier Roi des Francs
Pépin Ier d'Aquitaine Roi d'Aquitaine
Louis II le Germanique Roi de Bavière et de l'Ostmark.
Louis Ier le Pieux tente dans un premier temps de préserver l'essentiel de son héritage.
Par un texte connu sous le nom d'Ordinatio imperii, en juillet 817, Louis Ier le Pieux associe ses 3 fils en partageant l'héritage entre eux :
Lothaire Ier, fils aîné, Empereur associé hérite de la plus grande partie de l'empire, l est reconnu comme Roi des Francs,
Pépin Ier d'Aquitaine devient Roi d'Aquitaine et hérite de la Gascogne, de la Marche de Toulouse et d'une partie de la Septimanie et de la Bourgogne
Louis II le Germanique devient Roi de Bavière et de l'Ostmark.
En cas de décès des 2 rois, leurs fils hériteraient.
En cas de décès de Lothaire Ier, l'un de ses frères lui succèderait.
Pépin Ier d'Aquitaine assisté de ses parents Gérard, Comte d'Auvergne, et de Bernard Ier de Septimanie, Comte de Toulouse, commet rapidement de nombreuses maladresses, écartant et disgraciant des seigneurs locaux.


Révolte de Bernard de Vermandois
A la suite de l'Ordinatio Imperii, Bernard de Vermandois, craint pour son royaume.
Bernard de Vermandois se révolte contre Louis Ier le Pieux à l'automne 817.
Aussi fait-il renforcer les frontières et prêter fidélité à son peuple.
Louis Ier le Pieux décide de mâter Bernard de Vermandois.
Il prend la tête d'une armée et marche vers l'Italie en 817.
Bernard de Vermandois demande la clémence de Louis Ier le Pieux mais est condamné à mort.
Les Lombards conservent leurs lois nationales et s'accommodent tant bien que mal du pouvoir carolingien.
Le nom de Langobardorum pour désigner l'ancien royaume lombard reste en vigueur jusqu'en 817, date à laquelle on proteste pour que la péninsule retrouve son nom d'Italie pour devenir le royaume d'Italie du Nord.
Théodulf d'Orléans est accusé, à tort selon Egon Boshof, d'intelligence avec le rebelle.
La même accusation est portée contre Adalhard, Wala et Leidrade, mais Théodulf d'Orléans est traité plus durement que ceux-ci :
Théodulf d'Orléans est déposé de son siège épiscopal.

Application de la règle de Saint Benoît aux Monastères
Capitulum monasticum
Les monastères ne respectent plus la règle de Saint Benoît : pour obliger les monastères à respecter ses principes fondamentaux, Louis Ier le Pieux impose par le capitulaire de 817 la règle bénédictine à tous les monastères.
Louis Ier le Pieux réunit à Aix-la-Chapelle tous les abbés de l'Empire pour faire accepter le capitulum monasticum, préparé par Benoît d'Aniane.
Le but de cette constitution est de réglementer et surtout d'unifier les différents styles de vie monastique.
Saint Augustin et Benoît de Nursie sont à cette époque les meilleures références pour vivre une vie religieuse à la fois exigeante et raisonnable.
L'empereur qui est en accord parfait avec ce mouvement de purification en proclame l'application dans tout l'Empire.
Ainsi, la politique culturelle mis en place par Charlemagne trouve-t-elle ici toute l'ampleur d'une brillante renaissance artistique, spirituelle, intellectuelle dans beaucoup de monastères, devenus des lieux privilégiés de transmission de la culture.
Toutefois, à partir de cette règle unique vont se créer des traditions propres à chaque abbaye.


Les demi-frères de Louis Ier le Pieux tonsurés
En 818, Louis Ier le Pieux fait tonsurer et enfermer ses demi-frères Drogon, Hugues et Thierry.


Berthmond et Ithier Comtes d'Auvergne
Guérin Ier de Vergy Comte d'Auvergne, de Chalon, de Mâcon et de Bourgogne.
Berthmond et Ithier sont Comte d'Auvergne sous Charlemagne.
Guérin Ier de Vergy est "comte de Chalon de son estoc", c'est-à-dire par héritage.
Guérin Ier de Vergy devient Comte d'Auvergne en 818, par un don de Louis Ier le Pieux, ce qui fait supposer qu'Alba d'Autun est la fille d'Ithier, Comte d'Auvergne.

Rébellion des Bretons
Morman Roi des Bretons
Mort de Morman Roi de Bretagne
Les Bretons nomme roi Morman, et refuse de se soumettre.
Louis Ier le Pieux réunit en septembre 818 son armée à Vannes (Veneda ou Venedia) avant de la lancer à l'assaut des forces du roi Murman ou Morman ou Morvan Lez Breiz qui l'avait défié.
Lambert Ier de Nantes participe à l'expédition.
Louis Ier le Pieux dévaste tout ce qu'il rencontre, jusqu'à ce que Morman soit tué à Merlevenez au milieu par un écuyer du roi, nommé Choslon.
La Bretagne vaincue se rend aux conditions de l'empereur et livre autant d'otages nobles qu'on leur en demande.
Louis Ier le Pieux convoque à Priziac l'abbé de Landévennec, Matmonoc, et impose la règle de Saint Benoît à l'Église bretonne.


Rorgon Ier du Maine Comte de Rennes
Rorgon Ier du Maine vit à la cour de l'empereur Charlemagne.
Louis Ier le Pieux confie à Rorgon Ier du Maine le comté de Rennes en 819.

Don de la Corse et la Sardaigne au pape
Pascal Ier Pape reçoit en don de la part de Louis Ier le Pieux, la Corse et la Sardaigne.

Aléran de Troyes Missus dominicus à Nurcie
Aléran de Troyes Comte de Troyes
Louis Ier le Pieux envoie Aléran de Troyes comme missus dominicus à Nurcie en 820.
Aléran de Troyes devient Comte de Troyes en 820.

Bernard Ier de Septimanie Duc de Septimanie
Bernard Ier de Septimanie est investi du duché de Septimanie en 820 par Louis Ier le Pieux.


Pénitence publique de Louis Ier le Pieux
Louis Ier le Pieux, accablé de remords, pour expier sa cruauté envers Bernard de Vermandois, se sent obligé de faire pénitence publique en 822.
Cet acte ébranle fortement son prestige.

Naissance de Charles II le Chauve
Charles II le Chauve ou the Bald ou Carolingien naît à Francfort-sur-le-Main le 13 juin 823, fils de Louis Ier le Pieux et de Judith de Bavière.
Il est le filleul de Lothaire Ier.
Dès lors, Judith de Bavière fait tout pour détruire l'Ordinatio.
Elle pousse Louis Ier le Pieux à revenir sur les avantages qu'il avait faits à ses premiers enfants et à former un royaume pour Charles II le Chauve, ce qui produisit une révolte générale.
Lothaire Ier, pour la contrer, fait appel à des partisans, recruté en partie dans l'épiscopat.

Défaite de Louis Ier le Pieux contre les basques
En 824, les Basques, alliés aux musulmans, tendent une seconde embuscade à Ronceveaux contre Louis Ier le Pieux, qui revient d'une expédition à Pampelune.
Cette deuxième victoire de Ronceveaux assure l'indépendance des Basques.


Défaite de Wiomarc'h devant Louis Ier le Pieux
Wiomarc'h est vaincu par Louis Ier le Pieux vers 824.


Bérenger de Toulouse est missus dominicus
En 825 et en 827, Bérenger de Toulouse est missus dominicus au service de Louis Ier le Pieux dans les comtés de Reims, Soissons, Senlis, Beauvais et Laon.


Fondation de l'hospice du lac du Mont Cenis
Dès 825, l'empereur Lothaire Ier permet à son père Louis Ier le Pieux de créer un hospice en bordure du lac du Mont Cenis.

Bernard Ier de Septimanie Comte de Barcelone, de Toulouse et d'Autun
Siège de Barcelone
À l'assemblée de février 826 à Aix-la-Chapelle, l'empereur Louis Ier le Pieux désigne comme Comte de Barcelone, le chef du parti de la guerre, Bernard Ier de Septimanie, frère puiné de Bera de Barcelone.
Bernard Ier de Septimanie devient aussi Comte de Toulouse et d'Autun en 826.
En 826, l'émir de Cordoue, Abd Al-Rahman II assiège Barcelone, défendue par Bernard Ier de Septimanie, Comte de Toulouse.
Louis Ier le Pieux demande aux comtes Hugues III d'Alsace, beau-père de Lothaire Ier, et Matfrid ou Matfried ou Mainfroi d'Orléans d'aider le Comte de Toulouse, ce qu'ils refusent.
C'est à partir de ce moment qu'Hugues est surnommé le Peureux.
Bernard Ier de Septimanie vainc l'émir.


Expédition en Espagne
En 827, Louis Ier le Pieux envoie Childebrand III, l'abbé Hélisachar et le comte Donatus en Espagne pour ramener un comte local à l'obéissance.


Destitution de Hugues de Tour et de Mainfroi d'Orléans
Eudes Ier d'Orléans Comte d'Orléans
En février 828, Hugues III d'Alsace tarde à porter secours à Bernard Ier de Septimanie qui combat les Sarrazins commandés par Abou Marvan au sud de l'Aquitaine.
Hugues III d'Alsace et Mainfroi d'Orléans sont sévèrement réprimandés par Louis Ier le Pieux qui les destitue de leurs titres.
Louis Ier le Pieux destitue Hugues III d'Alsace de la fonction d'ambassadeur à Constantinople.
À la suite de cet épisode, Hugues III d'Alsace est affublé du nom d'Hugues le Peureux.
Mainfroi d'Orléans est remplacé à Orléans par Eudes Ier d'Orléans, dont le frère Guillaume est déjà Comte à Blois et Chartres.
Eudes Ier d'Orléans et Guillaume sont cousins de Bernard Ier de Septimanie et alliés au clan des Aquitains.
Ils sont issus de la famille des Gérold de Bavière.
De cette famille est issue Hildegarde la femme de Charlemagne.

Nouveau partage
Charles II le Chauve Duc de Souabe
En 829, Louis Ier le Pieux change l'Ordinatio en donnant des territoires de Lothaire Ier à Charles II le Chauve, âgé de 7 ans :
l'Alémanie.
la Rhétie.
l'Alsace et
une partie la Bourgogne.
Charles II le Chauve est fait Duc de Souabe en 829.


Bernard Ier de Septimanie Chambellan
En 829, Bernard Ier de Septimanie, reçu à la cour, s'attire les bonnes grâces de Judith de Bavière, et donc de Louis Ier le Pieux puisque celui-ci subit l'influence de sa femme.
Bernard Ier de Septimanie devient chambellan, maître de la politique.
Les évêques ont de plus en plus de pouvoir puisque Louis Ier le Pieux leur accorde de plus en plus de liberté, ce que Charlemagne avait toujours évité…

Rébellion de Lothaire Ier, Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique contre Louis Ier le Pieux
Louis Ier le Pieux prisonnier
Judith de Bavière et Charles II le Chauve otages
Pépin Ier d'Aquitaine, Lothaire Ier et Louis II le Germanique se rebelle contre Louis Ier le Pieux, leur père
La Loire moyenne est le principal théâtre des guerres durant 5 ans à partir de 830.
Lothaire Ier s'instaure chef de la résistance, soutenu par son frère Pépin Ier d'Aquitaine.
Hugues III d'Alsace et son frère Mainfroi d'Orléans (Les Etichonides) sont pour Lothaire Ier.
Lothaire Ier est marié à Ermengarde de Tours, fille d'Hugues III d'Alsace.
Leurs adversaires, soutenant Louis Ier le Pieux, sont les fils de Guillaume Ier de Gellone :
Bernard Ier de Septimanie.
Gaucelme de Roussillon, Comte de Roussillon,
Bérenger de Toulouse, loyal à Louis Ier le Pieux, entre en guerre contre Bernard Ier de Septimanie et s'empare des comtés de Rousillon, de Razès et de Conflent.
En 830, Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique capturent leur père qui promet de ne plus rien faire sans l'accord de ses fils.
Ils veulent tonsurer leur père mais Lothaire Ier s'y oppose.
Heribert ou Herbert, fils de Guillaume Ier de Gellone, est aveuglé sur ordre de Lothaire Ier en 830.
Lambert Ier de Nantes prend en otage Judith de Bavière, ainsi que Charles II le Chauve, et les enferme à l'abbaye de Sainte-Croix de Poitiers.
Bernard Ier de Septimanie s'enfuit à Barcelone.
Lothaire Ier entreprend de restaurer le gouvernement et annule le partage qui favorisait Charles II le Chauve.
Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique sont lésés.
Hilduin de Saint-Denis prend le parti des princes, en particulier de Charles II le Chauve contre Louis Ier le Pieux.
Hilduin de Saint-Denis perd le bénéfice de ses abbayes et est banni.
Il s'enfuit d'abord à Paderborn puis rejoint l'abbaye de Corvey (près d'Höxter sur la Weser), où il est enfermé sur ordre de Louis Ier le Pieux.
En réalité, l'abbé Warin le reçoit généreusement.
En retour, Hilduin de Saint-Denis lui remet des reliques de Saint Vit, qui feront par la suite l'objet d'une vénération particulière à Corvey.
Avant 831, Hilduin de Saint-Denis regagne la faveur de Louis Ier le Pieux.
Hilduin de Saint-Denis retrouve la direction de l'abbaye de Saint-Denis, qu'il réforme.


Reprise du pouvoir par Louis Ier le Pieux
En 831, Louis Ier le Pieux reprend le pouvoir en utilisant Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique qui trahissent Lothaire Ier pour mieux hériter.
Judith de Bavière et Charles II le Chauve sont rendus à Louis Ier le Pieux.


Paix de Chouzy sur Cisse
Lothaire Ier est exilé en Italie dans le duché de Spolète.
Lors de la rébellion du fils aîné de l'empereur Louis Ier le Pieux, il prend le parti de Lothaire Ier et est exilé au début de 831 avec ce dernier en Italie où il devient duc de Spolète.
Lothaire est obligé de signer la paix à Chouzy sur Cisse, près de Blois, il est exilé en Italie avec Hugues III d'Alsace, Mainfroi d'Orléans et Lambert Ier de Nantes.

Nominoë Comte de Vannes, Marquis de Bretagne
Gui II de Vannes, comte de Vannes, n'a pas suivi son cousin Lambert Ier de Nantes dans sa rébellion contre Louis Ier le Pieux.
Néanmoins, en mai 831, Louis Ier le Pieux transfère le comté de Vannes de Gui II à Nominoë.
Le choix de ce Breton qui a prêté serment à l'empereur, traduit une recherche d'apaisement.
Nominoë fait comprendre à ses administrés qu'une bonne paix leur est plus profitable que les luttes incessantes qui les ont opposés aux Francs durant les dernières décennies.
Il tempère leur ardeur et les fait bénéficier de quelques années de quiétude qui vont leur permettre de se réorganiser.
Vannes et toute la Bretagne retrouvent leur statut antérieur aux expéditions franques, mais avec une administration renforcée et unifiée.


Bernard Ier de Septimanie dépouillé
Bérenger de Toulouse Comte de Barcelone et de Girona
On accuse Bernard Ier de Septimanie d'adultère avec l'impératrice Judith de Bavière.
Louis Ier le Pieux dépouille Bernard Ier de Septimanie de son duché de Septimanie en 832.
Bérenger de Toulouse devient Comte de Barcelone et de Girona en 832.

Aldric du Mans Évêque du Mans
Aldric du Mans débuté sa carrière ecclésiastique comme prêtre au chapitre de la cathédrale de Metz, sous l'évêque Gondoul de Metz.
Il est aumônier de Louis Ier le Pieux.
Aldric du Mans devient Évêque du Mans le 11 janvier 832.
Il fait défricher la forêt de la Charnie en y créant 5 établissements agricoles.


Le Champ du Mensonge
Louis Ier le Pieux déposé
Louis Ier le Pieux, Charles II le Chauve et Judith de Bavière prisonniers
Hugues III d'Alsace a pour adversaire Bernard Ier de Septimanie, Gaucelme de Roussillon et leur parent Bernard de Gothie.
Tandis que tous les 3 soutiennent Louis Ier le Pieux, Hugues III d'Alsace soutient son gendre Lothaire Ier.
Lothaire Ier se révolte.
Ses frères se rallient à lui.
Ils sont mécontents du partage successoral.
Lothaire Ier demande au Pape Grégoire IV d'arbitrer le conflit entre son père et lui.
Près de Colmar, en un lieu qui sera appelé Le Champ du Mensonge (Lügenfeld), Louis Ier le Pieux, en mauvaise posture, est déposé par ses fils :
Lothaire Ier,
Pépin Ier d'Aquitaine,
Louis II le Germanique.
En 833, devant l'assemblée de Soissons, Louis Ier le Pieux est enfermé avec Charles II le Chauve.
Judith de Bavière est enfermée à Tortona en Italie.
Grégoire IV séjourne […]
Source : Jean-Sebastien DELATTRE NÉ DEZOTEUX (jsaeba )
793 :
Mariage (avec Theudelinde DE SENS)
Louis Ier dit le Pieux épouse en 793 Theudelinde de Sens, fille de Gainfroy de Sens et de Theudelinde de Bliesgau.
Leurs enfants sont :
Alpaïs ou Alpaïde de Francie ou Carolingien (793 ou 794-23 juillet 852) qui épousera en 806 ou 808 Bégon Ier de Paris,
Arnulf de Francie (né en 794).
vers 794 :
Mariage (avec Ermengarde DE HESBAYE)
Theudelinde de Sens meurt en 794.
Louis Ier le Pieux épouse en 794 Ermengarde de Hesbaye. Leurs enfants sont :
Lothaire Ier (795-29 septembre 855), Empereur d'Occident,
Pépin Ier d'Aquitaine (797-13 décembre 838), Roi d'Aquitaine, qui épousera Rigarde,
Rotrud ou Rotrude (800-841)),
Hildegarde Carolingien (802 ou 803-860), Abbesse de l'abbaye Saint-Jean de Laon qui épousera en 819 Gérard Ier de Vergy,
Louis II le Germanique (805 ou 806-28 août 876), Roi de Germanie,
Adélaïde.
7 février 819 :
Mariage (avec Judith DE BAVIERE) - Aachen, Regierungsbezirk Köln, North Rhine-Westphalia, GERMANY
Louis Ier le Pieux est veuf d'Ermengarde de Hesbaye.

Louis Ier le Pieux épouse à Aix-la-Chapelle le 3 février 819 Judith de Bavière. Leurs enfants sont :
Gisela ou Gisèle de France (entre 819 et 822-874) qui épousera vers 836 Éberhard de Frioul,
Charles II le Chauve ou the Bald ou Carolingien (13 juin 823-6 octobre 877), Empereur, qui épousera :
en 842 Ermentrude d'Orléans,
en 869 Richilde d'Ardennes.

Judith de Bavière est choisie par l'empereur parmi les plus belles héritières de l'empire.
Ambitieuse, beaucoup plus jeune que son époux, elle prend vite une grande influence.
Elle le rend encore plus dévot.
24 juin 840 :
Décès - Ingelheim am Rhein, Rhineland-Palatinate, GERMANY
Louis Ier le Pieux meurt à sur une île du Rhin à Ingelheim-Am-Rhein près de Mayence le 20 juin 840.

Lothaire Ier devient Empereur d'Occident en 840.

Louis II le Germanique et Charles II le Chauve refusent de reconnaître Lothaire Ier comme suzerain.
Source : Jean-Sebastien DELATTRE NÉ DEZOTEUX (jsaeba )
5 juillet 874 :
Inhumation - Metz, 57000, Moselle, Lorraine, FRANCE
Louis Ier le Pieux est inhumé le 1er juillet 874 auprès d'Hildegarde de Souabe, sa mère, dans l'abbaye de Saint-Arnould de Metz.

Louis Ier le Pieux (778-840) : roi des Francs et empereur d’Occident. Sa première épouse Ermengarde fut inhumée à Angers tandis que sa seconde épouse, Judith, le fut en l’abbaye Saint-Martin de Tours. Lui-même fut inhumé en l’église Saint-Arnoult de Metz (57).

***
WIKIPEDIA
Charlemagne avait fait de l'abbaye Saint-Arnoul de Metz la nécropole d'une partie de sa famille : sa femme Hildegarde, ses sœurs, ainsi que ses fils, dont l’empereur Louis le Pieux, y furent enterrés. Il s'agirait originellement d'un sarcophage du Ve siècle sorti des ateliers d'Arles ; seuls des reliefs sculptés de la face antérieure ont alors pu être conservés, toutes les autres parties du sarcophage ayant été détruites ou dispersées depuis la Révolution. Les fragments conservés permettent de reconnaître l'iconographie du Passage de la mer Rouge39.

Selon l’abbé Thibault (1239), les souverains étaient inhumés avec grand soin (il retrouva vêtements de soie, gants, anneaux, bâtons et couronnes dans certaines tombes).

Le siège de Metz par Charles Quint en 1552 entraîna la destruction de l’abbaye. Elle fut transférée, avec les tombeaux impériaux, à l’intérieur des remparts dans le couvent dominicain des Prêcheurs, construit en 1221, couvent qui, à l’exception de l’église, fut reconstruit au XVIIe siècle. On peut aujourd’hui voir ces bâtiments, avec en particulier le cloître, l’ancien réfectoire et l’ancienne sacristie.

Après le transfert de 1552, Henri II, roi de France, fit élever un mausolée dans la nouvelle abbatiale, du côté de l'épître. Le nom du sculpteur n'est pas connu mais un dessin du XVIIIe siècle permet d'en apprécier la majesté. Il s'agit d'un tombeau-effigie, aux formes verticales dominantes, tombeau grandiose qui répond au goût du XVIe siècle. Moins grand que les tombeaux royaux renaissants de Saint-Denis, le monument se devait de célébrer la gloire impériale carolingienne dont le Valois se voulait l'héritier. Le gisant de Louis le Pieux est couché directement sur la dalle-couvercle et occupe quasiment toute la longueur du sarcophage antique incorporé dans le nouvel arrangement. L'empereur est couronné, il tient le sceptre dans la main droite ; sa tête est appuyée sur un coussin, les pieds se dressent sans appui. Deux colonnes engagées ou adossées reposent sur la dalle-couvercle ; elles supportent un couronnement qui termine harmonieusement le tout. La partie inférieure du tombeau est constituée du sarcophage antique, amplifié par des pilastres ou des colonnes cannelées, disposées latéralement, agrémentées de coquilles et de cartouches. La cuve repose sur trois protomés de lion à tête anthropomorphe. Les lions tiennent entre leurs pattes des écussons bipartites avec lys royal et aigle impérial39.

Lors de la Révolution, elle fut confisquée comme bien national, les religieux furent expulsés et les tombeaux impériaux carolingiens détruits.

Une partie du tombeau de Louis le Pieux se trouve aujourd'hui au musée de Metz.

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