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CHARLEMAGNE ◉ Sosa : 1 871 261 696

CHARLEMAGNE

◉ Sosa : 1 871 261 696

  • dit « Charles 1er Le Grand »
  • Né le 6 avril 742 - Quierzy, 02300, Aisne, Picardie, FRANCE
  • Décédé le 1er février 814 - Aachen, Regierungsbezirk Köln, North Rhine-Westphalia, GERMANY, à l'âge de 71 ans
  • Baptisé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Inhumé - Aachen, Regierungsbezirk Köln, North Rhine-Westphalia, GERMANY
  • Roi des Francs (768-814), Roi Des Lombards (774-814), Empereur d'Occident (800-814)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

6 avril 742 :
Naissance - Quierzy, 02300, Aisne, Picardie, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlemagne
Biographie : https://www.jesuismort.com/tombe/charlemagne#biographie
Charlemagne, du latin Carolus Magnus, ou Charles Ier dit « le Grand », né à une date inconnue, mort le 28 janvier 814 à Aix-la-Chapelle, est un roi des Francs et empereur. Il appartient à la dynastie des Carolingiens. Fils de Pépin le Bref, il est roi des Francs à partir de 768
Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne naît le 2 avril 742 ou 747 au château d'Ingelheim à Aix-la-Chapelle, fils de Pépin III le Bref et de Berthe Au Grand Pied, Reine de Laon.

Titre
Empereur d'Occident 25 décembre 800 – 28 janvier 814 (13 ans, 1 mois et 3 jours)
Couronnement 25 décembre 800 à Rome par le pape Léon III
Prédécesseur -
Successeur Louis le Pieux
Roi des Francs 9 octobre 768 – 28 janvier 814 (45 ans, 3 mois et 19 jours)
Avec Carloman Ier (768-771)
Prédécesseur Pépin le Bref; Carloman Ier
Successeur Louis le Pieux
Roi des Lombards 5 juin 774 – 28 janvier 814 (39 ans, 7 mois et 23 jours)
Prédécesseur Didier de Lombardie
Successeur Louis Ier le Pieux

De stature athlétique, large d'épaule, il arbore une épaisse moustache. C'est un excellent chasseur, cavalier et nageur.
Il a comme principal ami et conseiller Alcuin que l'historien Eginhard considère comme "l'homme le plus savant de son temps"
La postérité conservera de Charlemagne le souvenir car il apportera la stabilité et l'ordre exigeant de ses sujets une obéissance sans faille , il restaure la paix intérieure et rend aux familles la possibilité de vivre tranquillement. Dans un édit de 802, il ordonne "que tout le monde soit averti de vivre conformément à la justice et aux préceptes divins, selon son genre et sa profession .... tous dans la paix absolu et la charité" (Pierre Gaxote , Histoire des Français)

Charlemagne du latin Carolus Magnus, ou Charles Ier dit « le Grand » (en allemand Karl der Große) dans la nomenclature qui commence avec Clovis Ier, né en 742 et mort le 28 janvier 814 à Aix-la-Chapelle1, est un roi des Francs et empereur. Il appartient à la dynastie des Carolingiens, à la quelle il a donné son nom.

Fils de Pépin le Bref, il est roi des Francs à partir de 768, devient par conquête roi des Lombards en 774 et est couronné empereur à Rome par le pape Léon III le 25 décembre 800, relevant une dignité disparue depuis la chute de l'Empire romain d'Occident 476.

Monarque guerrier, il agrandit notablement son royaume par une série de campagnes militaires, en particulier contre les Saxons païens dont la soumission a été très difficile et très violente (772-804), mais aussi contre les Lombards en Italie et les Musulmans d'Espagne.

Souverain réformateur, soucieux d'orthodoxie religieuse et de culture, il protège les arts et les lettres et est à l'origine de la « renaissance carolingienne ».

Son œuvre politique immédiate, l'empire, ne lui survit cependant pas longtemps. Se conformant à la coutume successorale germanique, Charlemagne prévoit dès 806 le partage de l'Empire entre ses trois fils. Après de nombreuses péripéties, l'empire ne sera finalement partagé qu'en 843 entre trois de ses petits-fils (traité de Verdun).

Le morcellement féodal des siècles suivants, puis la formation en Europe des États-Nations rivaux condamnent à l'impuissance ceux qui tentent explicitement de restaurer l'empire universel de Charlemagne, en particulier les souverains du Saint-Empire romain germanique, d'Otton Ier en 962 à Charles Quint au xvie siècle, voire Napoléon Ier, hanté par l'exemple du plus éminent des Carolingiens.

La figure de Charlemagne a été l'objet de déchirements en Europe, notamment d'enjeu politique entre le xiie et xixe siècles entre la nation germanique qui considère le Saint-Empire romain comme le successeur légitime de l'empereur carolingien et la nation française qui en fait un élément central de la continuité dynastique des Capétiens. Pourtant, il peut être considéré comme le « Père de l'Europe », pour avoir assuré le regroupement d'une partie notable de l'Europe occidentale, et posé des principes de gouvernement dont ont hérité les grands États européens.

Les deux principaux textes du ixe siècle qui dépeignent le Charlemagne réel, la Vita Caroli d'Éginhard et la Gesta Karoli Magni attribuée au moine de Saint-Gall Notker le Bègue, l'auréolent également de légendes et de mythes repris au cours des siècles suivants : « Il y a le Charlemagne de la société vassalique et féodale, le Charlemagne de la Croisade et de la Reconquête, le Charlemagne inventeur de la Couronne de France ou de la Couronne impériale, le Charlemagne mal canonisé mais tenu pour vrai saint de l'Église, le Charlemagne des bons écoliers ».

On dispose de 164 diplômes du règne de Charlemagne, dont 47 originaux ; de 107 capitulaires, souvent connus par plusieurs copies encore existantes ; des comptes rendus de certaines assemblées ecclésiastiques (synodes ou conciles).

On dispose de 270 lettres écrites par Alcuin, dont un bon nombre adressées à Charlemagne. Elles sont en général très verbeuses.

On a aussi 98 lettres adressées par les papes aux Carolingiens (2 à Charles Martel, 42 à Pépin le Bref et 54 à Charlemagne), réunies à la demande de celui-ci en un volume, le Codex carolinus.

La tenue d'annales monastiques est une pratique qui débute en Angleterre au viie siècle et se répand sur le continent au viiie.

Les Annales regni Francorum En 788, Charlemagne décide d'établir des annales royales, en les faisant commencer rétroactivement à 741, date de la mort de Charles Martel. Ces annales royales sont effectivement réalisées et poursuivies jusqu'en 829. Les historiens discernent le travail de plusieurs auteurs : le premier opère la compilation des années 741-788 et rédige les annales jusqu'en 797 ; d'autres interviennent dans les années suivantes.

Ces Annales sont connues dans 5 versions couvrant des périodes différentes, dont 4 sont proches dans la façon de rédiger (A, B, C, D), tandis qu'une cinquième (E) présente de notables différences. La version E valorise plus la personne de Charlemagne que les autres qui exaltent plutôt les Francs en général ; en même temps, elle est beaucoup plus réaliste, et évoque de nombreuses difficultés, défaites ou révoltes, qui sont passées sous silence dans les autres : par exemple, l'attaque de Roncevaux. Les versions A-D apparaissent comme une histoire officielle, parfois mensongère, la version E comme plus critique.

Le Liber pontificalis Il s'agit d'annales constituées en fonction des règnes des différents papes (en ce qui concerne Charlemagne : Étienne III, Hadrien I, Léon III). Il s'agit aussi d'une histoire officielle, mais du point de vue de la papauté.

Les annales monastiques Les plus importantes sont : les Annales Mettenses Priores (Metz), les Annales Mosellani (Trèves), les Annales de Lorsch, la Chronique de Moissac.

Chroniques: Après Grégoire de Tours au vie siècle, la période mérovingienne a au viie siècle un chroniqueur appelé Frédégaire, auteur du Liber historiae Francorum ou Chronique de Frédégaire qui est prolongée par des continuations, réalisées sous l'égide de la famille carolingienne. La troisième continuation concerne la période 753-768.

Quelques données sur le règne de Charlemagne apparaissent dans des chroniques secondaires : la Vie de Sturm (abbé de Fulda) ; les Actes des saints Pères de l'abbaye de Saint-Wandrille ainsi que dans les ouvrages concernant Louis le Pieux : Vie de l'empereur Louis de Thegan (évêque de Trèves), Poème sur Louis le Pieux d'Ermold le Noir, Vie de Louis le Pieux de l'Astronome.

Le texte le plus important est la Vita Caroli rédigée par Éginhard après la mort de l'empereur, mais présent à la cour et membre du cercle des proches à partir des années 790. La plupart des biographes médiévaux flattent leur commanditaire, Éginhard ne déroge pas à la règle en présentant Charlemagne comme un être de lumière, un monarque surhumain. Sa biographie est cependant considérée comme un compte-rendu assez fidèle de la vie de Charlemagne et de son époque.

Deux textes d'auteurs postérieurs à l'époque de Charlemagne, le Poète saxon et le Moine de Saint-Gall, présentent un certain intérêt. Le dernier, identifié en général avec Notker le Bègue, est à l'origine d'un certain nombre d'anecdotes devenues des images d'Épinal au xixe siècle (Charlemagne glorifiant les élèves pauvres mais méritants et rejetant les riches paresseux). Le Poète saxon, malgré son origine, est écrit d'un point de vue parfaitement conforme à celui des Francs, et exalte l'œuvre de christianisation de Charlemagne. La chronique du Pseudo-Turpin rédigée dans la première moitié du xiie siècle est une histoire légendaire écrite en prose sur les expéditions de Charlemagne outre Pyrénées jusqu'à sa mort.

Parmi les auteurs non francs, les sources sont assez limitées. Une des plus intéressantes est la chronique de Crantz (Creontius), chancelier du roi de Bavière Tassilon. Cette chronique est connue seulement par l'intermédiaire tardif d'un humaniste allemand du xve siècle, Jean Tumair, dit « Aventinus », qui a utilisé un manuscrit plus ancien. Il existe aussi des mentions concernant Charlemagne dans les écrits historiques du byzantin Théophane.

Sources non textuelles L'épigraphie fournit un nombre assez limité d'informations.

La numismatique est plus intéressante en ce qui concerne la titulature de Charlemagne, mais aussi parce qu'on trouve parfois sur les pièces un portrait de Charlemagne.

L'historiographie Elle commence véritablement au xviie siècle avec la publication en 1677 des capitulaires par le bibliothécaire royal, Étienne Baluze. À la même époque, Charlemagne est évoqué assez rapidement dans le Discours sur l'histoire universelle de Bossuet, qui connaît le texte, encore non imprimé, d'Eginhard. On peut remarquer qu'en 1661, Louis XIV consacre à Charlemagne un paragraphe des Mémoires pour l'instruction du Dauphin, montrant qu'il le connaissait assez bien sous certains aspects.

Le travail de publication de documents est poursuivie au xviiie siècle par des érudits souvent issus du clergé régulier. Les plus notables sont le père Anselme (ordre des Augustins) et dom Martin Bouquet (Bénédictin de Saint-Maur), le premier éditeur d'Eginhard. Son Recueil des historiens des Gaules et de la France consacre un volume à Pépin le Bref et à Charlemagne.

L'édition des documents devient systématique au xixe siècle ; en ce qui concerne Charlemagne, ce sont les historiens allemands (Percy Ernst Schramm, Karl Ferdinand Werner) qui assurent une grande part du travail dans les Monumenta Germaniae Historica. En France, à partir de 1822, est publié le Recueil général des anciennes lois françaises depuis l'an 420 (Isembert) et à partir de 1835, la Collection de documents inédits sur l'histoire de France. À partir de 1840, Benjamin Guérard publie une certains nombres de documents d'abbayes. Le premier à chercher à démêler les mythes de la réalité du personnage est le médiéviste Gaston Paris dans son Histoire poétique de Charlemagne en 1865.

Charlemagne est étudié de façon assez détaillée dans les Histoire de France publiées au xixe siècle : celle de Jules Michelet (1833), qui lui est en général défavorable et qui commet quelques erreurs, de François Guizot (1843), plus équilibré, d'Arthur Kleinclausz dans le Lavisse (1903).

Les études sur Charlemagne se développent au xxe siècle, en France, en Belgique, en Allemagne et en Grande-Bretagne, avec plusieurs biographies.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code] Les contemporains de Charlemagne[modifier | modifier le code] Europe Les papes Zacharie (741), Étienne II (752), Paul Ier (757), Étienne III (767), Adrien Ier (772), Léon III (795-816) Les rois asturiens Alphonse Ier (739), Fruela Ier (757), Aurelio (768), Silo (774), Mauregat (783), Bermude Ier (789), Alphonse II (791-842) Monde byzantin Les empereurs Constantin V (741), Léon IV (775), Constantin VI (780, régence d'Irène), Irène (797), Nicéphore Ier (802), Staurakios (811), Michel Ier (811), Léon V (813-820) Monde musulman Les califes Marwan II (744), dernier calife omeyyade, Al-Saffah (750), premier calife abbasside, Al Mansur (754), Al-Mahdi (775), Al-Hadi (785), Haroun ar-Rachid (786), Al-Amin (809), Al-Mamun (813-833) Les gouverneurs et émirs de Cordoue Yusuf al-Fihri (747), gouverneur, Abd al-Rahman Ier (756), premier émir omeyyade de Cordoue, Hicham Ier (788), Al-Hakam Ier (797-822)

Chronologie du règne de Charlemagne

Charlemagne et Pépin le Bossu. Annales de Fulda, xe siècle. 9 octobre 768 : avènement de Charles et de Carloman, rois des Francs. 770 : soumission de l'Aquitaine 771 : mort de Carloman 772 : Adrien Ier pape ; première campagne en Saxe ; mariage avec Hildegarde. 773 : campagne en Lombardie ; début du siège de Pavie 774 : prise de Pavie ; Charlemagne roi des Lombards 776 : expédition dans le Frioul ; campagne en Saxe 777 : expédition dans le duché de Bénévent ; campagne en Saxe : assemblée de Paderborn ; ambassade du gouverneur de Saragosse (Suleyman al-Arabi) 778 : naissance de Louis ; expédition en Espagne : Saragosse, Pampelune ; Roncevaux. 779 : capitulaire de Herstal ; disette 780 : expédition dans le duché de Bénévent 781 : voyage à Rome : couronnement de Louis (Aquitaine) et de Pépin (Italie) 782 : insurrection des Saxons ; Süntel, Verden 783 : mort de Berthe et d’Hildegarde de Vintzgau ; mariage avec Fastrade de Franconie; campagne en Saxe 785 : fin de l’insurrection saxonne ; soumission de Widukind ; capitulaire saxon 787 : révolte de Tassilon en Bavière ; expédition dans le duché de Bénévent 788 : soumission de la Bavière ; éviction de Tassilon 789 : Admonitio generalis ; soumission des Wilzes 790 : second capitulaire saxon ; aucune campagne militaire en 790 791 : campagne contre les Avars ; conquête de l’Istrie 792 : conspiration de Pépin le Bossu ; Libri carolini 793 : révolte des Saxons ; incursion sarrasine en Septimanie ; famine ; capitulaire de Ratisbonne 794 : mort de Fastrade et remariage avec Liutgard ; concile de Francfort 795 : campagne contre les Avars ; Léon III pape 797 : soumission de la Saxe ; troisième capitulaire saxon ; ambassade de Charlemagne à Haroun al-Rachid 798 : ambassade byzantine (Irène) ; ambassade asturienne (Alphonse II) ; concile d’Aix (contre l’adoptianisme) 799 : attentat contre Léon III ; voyage de Léon III à Paderborn (été) 800 : mort de Liutgard ; tournée de Charlemagne en Gaule (Boulogne, Tours) puis voyage à Rome 25 décembre 800 : Charlemagne couronné empereur d’Occident 801 : ambassade byzantine (Irène) ; prise de Barcelone (Louis) 802 : ambassade d'Haroun al-Rachid (éléphant) ; capitulaire des missi dominici 803 : soumission des Avars ; ambassade byzantine (Nicéphore) 804 : soumission définitive des Saxons après 32 ans de guerres ; Léon III à Reims, puis Aix-la-Chapelle 805 : conquête de la Vénétie (Pépin) ; campagne en Bohême (Charles) ; famine ; capitulaire de Thionville 806 : projet de partage de l’empire ; reconquête de la Vénétie par les Byzantins 808 : insurrection des Wilzes, bataille de Taillebourg contre les Sarrasins 809 : concile d’Aix (question du Filioque) 810 : mort de son fils Pépin ; ambassade byzantine (Nicéphore) ; Charlemagne s'installe définitivement à Aix-la-Chapelle. 811 : mort de son fils Charles ; capitulaire de Boulogne (marine) 812 : campagne contre les Wilzes ; ambassade byzantine : Michel Ier reconnaît Charlemagne comme empereur d’Occident 813 : association de son fils Louis à l'empire. 28 janvier 814 : mort de Charlemagne à Aix-la-Chapelle. Biographie de Charlemagne[modifier | modifier le code] Charlemagne est le plus illustre représentant des souverains de la dynastie carolingienne, qui lui doit d'ailleurs son nom. Petit-fils de Charles Martel, il est le fils de Pépin le Bref et de Berthe de Laon dite « au Grand Pied ».

Lettrine historiée : Charlemagne assis. Abbaye Saint-Martial de Limoges, vers 1050 (?). Éginhard, Vita Karoli Magni. Problème relatifs à sa naissance[modifier | modifier le code] La date et le lieu de naissance de Charlemagne sont l’objet de controverses, en raison de l’absence de renseignements concordants dans les documents d’époque.

Date de naissance On dispose d’une indication sur le jour de sa naissance : un calendrier du début du ixe siècle de l'abbaye de Lorsch indique que la naissance de Charlemagne a eu lieu « le 4 des nones d'avril »24, soit le 2 avril.

En ce qui concerne l’année, il existe trois possibilités : 742, 747 et 748.

Les sources La date de 742 se fonde sur un énoncé d’Eginhard, selon lequel Charlemagne est mort dans sa soixante-douzième année. Mais il est apparu qu'Eginhard paraphrasait la Vie des douze Césars de Suétone, de sorte que l'âge qu'il attribue à à Charlemagne n'est pas totalement fiable. À noter qu’Eginhard se refuse explicitement à traiter le sujet de la naissance et que la date de 742 est obtenue de façon indirecte. On trouve cependant aussi l'indication de l'âge de 71 ans dans les Annales Regni Francorum.

Les dates de 747/748 se fondent sur un énoncé des Annales Petaviani (Annales de Petau) qui donnent la date de 747. Cela pose cependant un problème, si on retient le jour anniversaire du 2 avril, car ces annales indiquent que Charlemagne est né après le départ de son oncle Carloman pour Rome, évènement qui a eu lieu après le 15 août 74728. De plus, en 747, Pâques est tombé le 2 avril et les chroniqueurs n'auraient pas manqué de signaler cette coïncidence.

L’enjeu de la date de naissance de Charlemagne Cette absence de certitude concernant l’année de sa naissance est probablement liée au fait que Pépin et Berthe ne se sont mariés (religieusement) qu’en 743 ou 744. Par conséquent, la naissance de Charlemagne serait, du point de vue de l’Église, illégitime en 742, légitime en 747/748.

Un autre aspect concerne son âge lors des événements de sa jeunesse : 26 ans ou 20 ans en 768 à son avènement.

Quelques arguments en faveur de 747/748 Carloman étant né en 751, la naissance de Charlemagne en 742 représente un trop grand écart (Karl Werner, 1973, cité par Minois 2010, p. 107). Vers 775, un clerc irlandais du nom de Cathwulf30 rappelle à Charlemagne dans une lettre que tout le clergé a prié avant sa naissance pour qu'ils aient un enfant, ce qui suppose qu’ils étaient déjà mariés. Les positions des historiens contemporains31 La date de 742, retenue de longue date (notamment par le père Anselme) a été remise en question en 1973 par Karl Ferdinand Werner. Cependant, des écrits postérieurs maintiennent la validité de la date de 742.

742 : Arthur Kleinclausz en 1934 (avec quelque vraisemblance, l'an 742, le 2 avril)32 ; Jean Favier en 199933, après argumentation ; Georges Minois en 201025, après argumentation ; Renée Mussot-Goulard, sans argumentation. 747 : Karl Ferdinand Werner en 1973, dans un article consacré à ce sujet ; Pierre Riché en 1983, récusant catégoriquement, sans argumentation, la date de 742 et la bâtardise de Charlemagne ; Geneviève Bührer-Thierry en 2001, sans argumentation ; Stéphane Lebecq. 748 : cette date est retenue par certains historiens. Manuels d'histoire Dictionnaire du Moyen Âge : probablement le 2 avril 748 Sources grand public Encyclopedia universalis, 1977 : en 742, peut-être le 2 avril Dictionnaire Essentiel, Hachette, 1992 : 742 Petit Larousse illustré, 1996 : 747 Le Petit Larousse compact, 2006 : 742 ou 747

Lieu de naissance Le lieu de la naissance de Charlemagne n'est mentionné dans aucune source d'époque. La plus ancienne indication, qui concerne Ingelheim, vient de Godefroi de Viterbe (auteur italien du xiie siècle44) et est retenue par certains auteurs.

Un autre lieu de naissance envisagé est Quierzy sur Oise qui est une ancienne villa royale mérovingienne dans l'Aisne, entre Noyon et Chauny. Ses parents s'y sont mariés. Cette petite commune a été entre 600 et 900, Capitale de la France. De nombreux événements s'y sont produits, dont 3 conciles.

Selon d'autres historiens, Charlemagne aurait vu le jour en Austrasie, en particulier dans l'actuelle région de Liège, à Herstal ou Jupille, résidence la plus fréquente de Pépin le Bref et de certains ancêtres des Carolingiens, notamment Pépin le Gros, le père de Charles Martel.

D'autres lieux ont également été évoqués : Aix-la-Chapelle, Quierzy-sur-Oise, Ingelheim am Rhein selon Godefroi de Viterbe.

"Canonisé par Paschal III. Il est vrai que c'était un antipape, mais ce décret a acquis force de loi, n'y ayant pas eu de réclamation de la part des papes légitimes. La fête du Bienheureux Charlemagne se fait avec le rite double de première classe à Aix-la-Chapelle, et il est encore honoré dans plusieurs églises de France et d'Allemagne. L'Université de Paris l'a choisi pour patron en 1661." L'empire électif actuel des Allemands et l'empire de Charlemagne, passage extrait des Mémoires pour le Dauphin, année 1666, par Louis XIV. "L'Empereur avait cru de son intérêt de me faire part de son élection, comme ses prédécesseurs aux miens; (...) Pour apprendre à ce prince à mieux me connaître, j'obligeais à rayer dans les pouvoirs de ses ministres les qualités de comte de Ferrette et de Landgrave d'Alsace, ces États m'ayant été cédés par le traité de Munster. Je lui fis aussi retrancher d'un projet de ligue contre les Turcs, le titre qu'il se donnait de chef du peuple chrétien, comme si il eût véritablement possédé le même empire et les mêmes droits qu'avait autrefois Charlemagne, après avoir défendu la religion contre les Saxons, les Huns et les Sarrazins. Et sur ce sujet, mon fils, de peur qu'on ne veuille vous imposer quelquefois les beaux noms d'Empire romain, de César ou de successeur de ces grands empereurs, dont nous tirons nous-même nos origines, je me sens obligé de vous faire remarquer combien ces empereurs d'aujourd'hui sont éloignés de cette grandeur dont ils affectent les titres. Quand ces titres furent mis dans notre maison, elle régnait tout à la fois sur la France, sur les Pays-Bas, sur l'Allemagne, sur l'Italie et sur la meilleure partie de l'Espagne qu'elle avait distribuée à divers seigneurs particuliers, s'en réservant la souveraineté. Les sanglantes défaites de plusieurs peuples venus du Nord et du Midi pour la ruine de la chrétienté, avaient porté la terreur du nom français par toute la Terre. Charlemagne (...) était monté à ce haut point de gloire, non pas par l'élection de quelques princes, mais par le courage et les victoires qui sont l'élection et les suffrages du Ciel même. Et l'on n'avait point vu de domination aussi étendue que la sienne, hors les quatre fameuses monarchies (...) Celle des Romains était la dernière, tout-à-fait éteinte en Occident, et dont on ne voyait plus en Orient que quelques restes faibles, misérables et languissants.(...) Ce nom (d'empereur) sembla seul pouvoir distinguer et désigner l'élévation extraordinaire de Charlemagne, et bien que cette élévation même, qu'il ne tenait que de Dieu et de son épée, lui donnât assez de droit pour prendre tel titre qu'il aurait voulu, le pape fut bien aise de contribuer à sa gloire, et de rendre en lui cette qualité d'empereur plus authentique par un couronnement solennel, comme le sacre, encore qu'il ne donne pas la royauté, mais la déclare au peuples et la rend en nous plus auguste, plus inviolable, plus sainte. Mais cette grandeur de Charlemagne (...) ne dura pas longtemps après lui, diminuée premièrement par les partages qui se faisaient alors entre les enfants de France, puis par la faiblesse et le peu d'application de ses descendants, en particulier de la branche qui s'était établie en-deça du Rhin; car les empires, mon fils, ne se conservent que comme ils s'acquièrent, c'est-à-dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail. Les Allemands, s'emparèrent bientôt de cette dignité, ou plutôt en subrogèrent une autre en la place, et l'on tâcha, comme dans tous les grands changements, à faire que chacun trouvât ses avantages pour ne pas s'y opposer : les peuples et les États particuliers s'y engagèrent par tous les privilèges qu'on leur donna sous le nom de liberté; les princes d'Allemagne, parce qu'on rendait cette dignité élective, et qu'ils acquéraient par là le droit d'y nommer ou d'y prétendre; les papes, enfin, parce qu'on faisait toujours profession de la tenir de leur autorité (...). Mais pour en revenir aux empereurs d'aujourd'hui, on doit les regarder seulement comme les chefs et les capitaines généraux d'une République d'Allemagne, assez nouvelle en comparaison de plusieurs autres États, et qui ne saurait prétendre à aucune supériorité sur les nations voisines. Leurs résolutions les plus importantes sont soumises aux délibérations des États de l'Empire: on leur impose, en les élisant, les conditions qu'on veut. En cette qualité d'empereur, ils n'ont que très peu de revenus, et si ils ne possédaient pas de leur chef d'autres États héréditaires, ils seraient réduits à n'avoir pour habitation dans tout l'Empire que l'unique ville de Bamberg, que l'évêque, qui en est seigneur souverain, est obligé de leur céder dans ce cas là. Plusieurs princes, qui pouvaient par l'élection parvenir à cette dignité, n'en ont pas voulue, la croyant plus onéreuse qu'honorable. Je ne vois donc pas, mon fils, pour quelle raison les rois de France, qui peuvent se vanter qu'il n'y a aujourd'hui dans le monde, sans exceptions, ni meilleure maison que la leur, ni monarchie aussi ancienne, ni puissance plus grande, iraient se soumettre en quelquechose à ces princes électifs". Le 4 décembre 771 meurt Carloman (20 ans). Celui-ci est le petit-fils de Charles Martel et le fils cadet de Pépin le Bref, roi des Francs, et de la reine Bertrade (surnommée Berthe au grand pied par nos écoliers). Frères rivaux: Trois ans plus tôt, à la mort de Pépin, le royaume des Francs, hérité des Mérovingiens, a été partagé entre Carloman et son frère aîné, Charles, selon la coutume germanique. La capitale de l'aîné est fixée à Noyon, celle du cadet à Soissons, à quelques kilomètres de distance! Malgré cette proximité, les relations entre les deux frères sont tendues. Charles, plus actif que son frère, supporte mal de n'avoir reçu que la part la plus pauvre de ce royaume immense qui s'étendait de part et d'autre du Rhin. Dès la première année, Carloman refuse à Charles son aide pour soumettre les Aquitains. Qu'à cela ne tienne, Charles (le futur Charlemagne) règle leur compte aux Aquitains et par la même occasion s'empare de la Gascogne, au sud de la Garonne. La mort inopinée de son frère permet à Charles (29 ans) de mettre la main sur l'ensemble des possessions paternelles, après avoir déshérité les enfants de Carloman. Il peut régner désormais sans partage sur le royaume. Seul maître du royaume Le jeune roi des Francs est un Barbare illettré qui ne parle que le francique, la langue des Francs. Intelligent et énergique, il n'a de cesse de s'instruire et d'apprendre le latin auprès des meilleurs clercs de son temps, dont le plus connu est le moine anglais Alcuin. Comme il souffre de rhumatismes, il établit sa résidence principale près d'une source thérapeutique, en Rhénanie, au c oeur de son royaume, en un lieu qui s'appellera Aix-la-Chapelle. Mais le roi n'y réside pas souvent. Il n'a de cesse de voyager pour inspecter ses représentants et combattre ses ennemis. Charles restaure un semblant d'administration dans l'Occident européen ravagé par les guerres intestines. C'est ainsi qu'il divise son royaume en comtés, sous l'autorité d'un compagnon du roi (du latin, comes, comitis , dont nous avons fait comte) et en 250 entités de base du nom de «pagi», d'après le mot latin pagus qui désigne une circonscription rurale (en France, beaucoup de ces pagi sont devenus à la Révolution des départements). Les habitants des pagi, surtout des travailleurs de la terre, sont désignés sous le terme pagenses, dont nous vient le mot paysan. Pour éviter les abus de pouvoir des seigneurs locaux, Charles délègue fréquemment ses proches dans les pagi. Ces représentants, ou missi dominici (en latin, envoyés de la cour) vont deux par deux et se surveillent l'un l'autre! L'un est un comte et l'autre un évêque. Attentif aux affaires religieuses, Charles constitue aussi une quinzaine d'archevêchés pour favoriser l'évangélisation de l'Occident. Le règne personnel de Charles 1er, très long (42 ans), est une suite incessante de guerres, en premier lieu contre les fils de Carloman et leurs partisans, en second lieu contre les Saxons païens de Germanie, les musulmans d'Espagne et les Lombards qui menacent le pape. Sacre romain Les services rendus à la papauté valent au roi des Francs de recevoir du pape Léon III, à la Noël 800, le titre inédit d'«Empereur des Romains». Le sacre de Charlemagne couronné empereur d'Occident par le pape Léon III, le 25 décembre 800. Miniature extraite d'une édition du XIV° siècle des Grandes Chroniques de France. Bibliothèque royale, Bruxelles Par son sacre dans la Ville éternelle, Charles se démarque de son père, sacré à Saint-Denis. Il se présente de façon symbolique en continuateur lointain de l'empire romain et rompt de la sorte avec la lignée de Clovis, qui a unifié trois siècles plus tôt les territoires francs des deux côtés du Rhin. Avec le sacre de Charles le Grand, le monde romain de l'Antiquité se trouve désormais partagé entre trois empires rivaux: l'empire byzantin (capitale: Constantinople), l'empire arabe (capitale: Bagdad) et l'empire carolingien (capitale: Aix-la-Chapelle). Ce partage en trois zones culturelles distinctes et souvent ennemies va perdurer jusqu'à nous. En dépit des apparences, c'est un nouveau monde qui naît dans la douleur et succède à l'ancien empire méditerranéen de Rome. Ce dernier tirait sa prospérité des relations maritimes entre l'Occident et l'Orient. Selon la thèse célèbre de l'historien Henri Pirenne (1), l'antagonisme entre les religions chrétienne et musulmane, à partir du VIIe siècle, aurait rendu très périlleuse la navigation en Méditerranée et limité les échanges commerciaux. C'est ainsi que l'empire de Charlemagne se recentra sur les pays rhénans; Charles étendant lui-même les possessions reçues de son père jusqu'à l'Elbe, à l'est, et jusqu'à l'Ebre, au sud des Pyrénées. Les activités économiques de l'empire se concentrèrent autour d'un axe vital constitué par les régions situées entre Rhin et Meuse, en liaison étroite avec l'Italie. Chronologie du règne de Charlemagne : Charlemagne et Pépin le Bossu. Annales de Fulda, xe siècle. 9 octobre 768 : avènement de Charles et de Carloman, rois des Francs. 770 : soumission de l'Aquitaine 771 : mort de Carloman 772 : Adrien Ier pape ; première campagne en Saxe ; mariage avec Hildegarde. 773 : campagne en Lombardie ; début du siège de Pavie 774 : prise de Pavie ; Charlemagne roi des Lombards 776 : expédition dans le Frioul ; campagne en Saxe 777 : expédition dans le duché de Bénévent ; campagne en Saxe : assemblée de Paderborn ; ambassade du gouverneur de Saragosse (Suleyman al-Arabi) 778 : naissance de Louis ; expédition en Espagne : Saragosse, Pampelune ; Roncevaux. 779 : capitulaire de Herstal ; disette 780 : expédition dans le duché de Bénévent 781 : voyage à Rome : couronnement de Louis (Aquitaine) et de Pépin (Italie) 782 : insurrection des Saxons ; Süntel, Verden 783 : mort de Berthe et d’Hildegarde de Vintzgau ; mariage avec Fastrade de Franconie; campagne en Saxe 785 : fin de l’insurrection saxonne ; soumission de Widukind ; capitulaire saxon 787 : révolte de Tassilon en Bavière ; expédition dans le duché de Bénévent 788 : soumission de la Bavière ; éviction de Tassilon 789 : Admonitio generalis ; soumission des Wilzes 790 : second capitulaire saxon ; aucune campagne militaire en 790 791 : campagne contre les Avars ; conquête de l’Istrie 792 : conspiration de Pépin le Bossu ; Libri carolini 793 : révolte des Saxons ; incursion sarrasine en Septimanie ; famine ; capitulaire de Ratisbonne 794 : mort de Fastrade et remariage avec Liutgard ; concile de Francfort 795 : campagne contre les Avars ; Léon III pape 797 : soumission de la Saxe ; troisième capitulaire saxon ; ambassade de Charlemagne à Haroun al-Rachid 798 : ambassade byzantine (Irène) ; ambassade asturienne (Alphonse II) ; concile d’Aix (contre l’adoptianisme) 799 : attentat contre Léon III ; voyage de Léon III à Paderborn (été) 800 : mort de Liutgard ; tournée de Charlemagne en Gaule (Boulogne, Tours) puis voyage à Rome 25 décembre 800 : Charlemagne couronné empereur d’Occident 801 : ambassade byzantine (Irène) ; prise de Barcelone (Louis) 802 : ambassade d'Haroun al-Rachid (éléphant) ; capitulaire des missi dominici 803 : soumission des Avars ; ambassade byzantine (Nicéphore) 804 : soumission définitive des Saxons après 32 ans de guerres ; Léon III à Reims, puis Aix-la-Chapelle 805 : conquête de la Vénétie (Pépin) ; campagne en Bohême (Charles) ; famine ; capitulaire de Thionville 806 : projet de partage de l’empire ; reconquête de la Vénétie par les Byzantins 808 : insurrection des Wilzes, bataille de Taillebourg contre les Sarrasins 809 : concile d’Aix (question du Filioque) 810 : mort de son fils Pépin ; ambassade byzantine (Nicéphore) ; Charlemagne s'installe définitivement à Aix-la-Chapelle. 811 : mort de son fils Charles ; capitulaire de Boulogne (marine) 812 : campagne contre les Wilzes ; ambassade byzantine : Michel Ier reconnaît Charlemagne comme empereur d’Occident 813 : association de son fils Louis à l'empire. 28 janvier 814 : mort de Charlemagne à Aix-la-Chapelle.

Naissance
La date et le lieu de naissance de Charlemagne sont l’objet de controverses, en raison de l’absence de renseignements concordants dans les documents d’époque. On dispose d’une indication sur le jour de sa naissance : un calendrier du début du ixe siècle de l'abbaye de Lorsch indique que la naissance de Charlemagne a eu lieu « le 4 des nones d'avril »24, soit le 2 avril. En ce qui concerne l’année, il existe trois possibilités : 742, 747 et 748. La date de 742 se fonde sur un énoncé d’Eginhard, selon lequel Charlemagne est mort dans sa soixante-douzième année. Mais il est apparu qu'Eginhard paraphrasait la Vie des douze Césars de Suétone, de sorte que l'âge qu'il attribue à à Charlemagne n'est pas totalement fiable. À noter qu’Eginhard se refuse explicitement à traiter le sujet de la naissance et que la date de 742 est obtenue de façon indirecte. On trouve cependant aussi l'indication de l'âge de 71 ans dans les Annales Regni Francorum. Les dates de 747/748 se fondent sur un énoncé des Annales Petaviani (Annales de Petau) qui donnent la date de 747. Cela pose cependant un problème, si on retient le jour anniversaire du 2 avril, car ces annales indiquent que Charlemagne est né après le départ de son oncle Carloman pour Rome, évènement qui a eu lieu après le 15 août 747. De plus, en 747, Pâques est tombé le 2 avril et les chroniqueurs n'auraient pas manqué de signaler cette coïncidence. L’enjeu de la date de naissance de Charlemagne Cette absence de certitude concernant l’année de sa naissance est probablement liée au fait que Pépin et Berthe ne se sont mariés (religieusement) qu’en 743 ou 744. Par conséquent, la naissance de Charlemagne serait, du point de vue de l’Église, illégitime en 742, légitime en 747/748. Un autre aspect concerne son âge lors des événements de sa jeunesse : 26 ans ou 20 ans en 768 à son avènement. Quelques arguments en faveur de 747/748 Carloman étant né en 751, la naissance de Charlemagne en 742 représente un trop grand écart (Karl Werner, 1973, cité par Minois 2010, p. 107). Vers 775, un clerc irlandais du nom de Cathwulf rappelle à Charlemagne dans une lettre que tout le clergé a prié avant sa naissance pour qu'ils aient un enfant, ce qui suppose qu’ils étaient déjà mariés. La date de 742, retenue de longue date (notamment par le père Anselme) a été remise en question en 1973 par Karl Ferdinand Werner. Cependant, des écrits postérieurs maintiennent la validité de la date de 742. 742 : Arthur Kleinclausz en 1934 (avec quelque vraisemblance, l'an 742, le 2 avril) ; Jean Favier en 1999, après argumentation ; Georges Minois en 2010, après argumentation ; Renée Mussot-Goulard, sans argumentation. 747 : Karl Ferdinand Werner en 1973, dans un article consacré à ce sujet ; Pierre Riché en 1983, récusant catégoriquement, sans argumentation, la date de 742 et la bâtardise de Charlemagne ; Geneviève Bührer-Thierry en 2001, sans argumentation ; Stéphane Lebecq. 748 : cette date est retenue par certains historiens. Manuels d'histoire Dictionnaire du Moyen Âge : probablement le 2 avril 748 Sources grand public Encyclopedia universalis, 1977 : en 742, peut-être le 2 avril Dictionnaire Essentiel, Hachette, 1992 : 742 Petit Larousse illustré, 1996 : 747 Le Petit Larousse compact, 200643 : 742 ou 747 Lieu de naissance Le lieu de la naissance de Charlemagne n'est mentionné dans aucune source d'époque. La plus ancienne indication, qui concerne Ingelheim, vient de Godefroi de Viterbe (auteur italien du xiie siècle) et est retenue par certains auteurs. Un autre lieu de naissance envisagé est Quierzy sur Oise qui est une ancienne villa royale mérovingienne dans l'Aisne, entre Noyon et Chauny. Ses parents s'y sont mariés. Cette petite commune a été entre 600 et 900, Capitale de la France. De nombreux événements s'y sont produits, dont 3 conciles. Selon d'autres historiens, Charlemagne aurait vu le jour en Austrasie, en particulier dans l'actuelle région de Liège, à Herstal ou Jupille, résidence la plus fréquente de Pépin le Bref et de certains ancêtres des Carolingiens, notamment Pépin le Gros, le père de Charles Martel. D'autres lieux ont également été évoqués : Aix-la-Chapelle, Quierzy-sur-Oise, Ingelheim am Rhein selon Godefroi de Viterbe.

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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2288
Roi de France, empereur d’Occident, il naquit en 742 ou 747 ou 748. Fils de la reine Bertrade (Berthe au Grand Pied) et de Pépin le Bref (Berthe n’était alors que la maîtresse de Pépin), il fut couronné roi après la mort de ce prince survenue en 768, et partagea la France avec Carloman, son jeune frère ; mais les conditions du partage furent changées plusieurs fois, sans pouvoir l’être à leur satisfaction réciproque ; et les grands de l’Etat, qui aspiraient depuis longtemps à affaiblir l’autorité royale, auraient sans doute profité de l’animosité qui régnait entre ces deux princes, si la mort de Carloman, qui eut lieu en 771, n’avait offert à Charlemagne l’occasion de devenir seul roi de France, en s’emparant de la succession de ses neveux.

Leur mère s’enfuit avec eux en Italie, et trouva un protecteur dans Didier, roi des Lombards ; ils tombèrent dans la suite entre les mains de Charlemagne, lorsqu’il se rendit maître de Vérone ; l’histoire, depuis, ne fait plus mention de ces jeunes princes. Si Pépin avait eu besoin de courage, d’activité et d’une extrême prudence pour fonder une domination nouvelle, Charlemagne se trouva dans une nécessité plus grande encore de frapper les esprits de crainte et d’admiration ; car les moyens employés pour accompagner l’usurpation avaient affaibli le pouvoir souverain.

Les peuples d’Aquitaine furent les premiers qui essayèrent de se rendre indépendants. Charlemagne marcha contre eux avec une armée peu nombreuse ; mais il comptait sur Carloman son frère, auquel l’Aquitaine appartenait en partie, et qui, par conséquent, était obligé de s’unir à lui. Carloman se trouva en effet au rendez-vous, à la tête de ses troupes ; les soupçons qu’il avait conçus de l’ambition de Charlemagne lui faisant craindre de tomber en sa puissance avec l’élite de ses guerriers, il rebroussa chemin.

Dans cet abandon imprévu, qui ne pouvait qu’exciter les peuples à la révolte, Charlemagne n’hésita pas un moment ; sans compter le nombre de ses soldats, ni celui de ses ennemis, il poursuivit sa route, livra bataille, remporta une victoire complète (770), mit ordre aux affaires de l’Aquitaine avec une promptitude, une prévoyance qui révélèrent le grand homme et le politique habile, et déconcertèrent les princes tributaires de la France, qui croyaient pouvoir profiter de la jeunesse du monarque pour se dégager de la foi jurée.

Quand le caractère de Charlemagne ne l’aurait point porté à faire des conquêtes, la disposition des grands de l’Etat lui aurait appris que le seul moyen de conserver la paix de son royaume était de les occuper sans cesse de la grandeur du trône, afin qu’ils n’eussent pas le loisir de se lier pour leurs propres intérêts. Lorsqu’il se trouva seul maître de la France, il forma le projet de soumettre les Saxons. Ces peuples, encore païens, occupaient une grande partie de l’Allemagne, et, comme tous les barbares pour qui l’indépendance est le premier des biens, ils préféraient le pillage à des établissements fixes, avaient plusieurs chefs, et formaient plusieurs tribus rarement disposées à s’unir pour le même intérêt.

Charlemagne commença à leur faire la guerre en 772, et n’acheva de les soumettre qu’en 804 ; ils résistèrent trente-deux ans à un vainqueur qui, quelquefois indulgent jusqu’à l’imprudence, souvent sévère jusqu’à la cruauté, aussi empressé de les convertir que de les subjuguer, ne fut réellement maître de leur pays qu’après l’avoir changé en solitude. Qu’on juge de ce que les Saxons auraient pu faire pour se maintenir, s’ils n’avaient formé qu’un seul peuple conduit par un seul chef ; les deux plus célèbres furent Witikind et Alboin, qui finirent par embrasser le christianisme.

Pour comprendre la longue résistance des Saxons, il ne faut pas oublier que la manière dont les armées se composaient alors mettait chaque année un intervalle de repos entre les hostilités ; que Charlemagne avait de plus à combattre les Lombards, les Huns, les Sarrasins, les Bretons, les Danois, et que, la grandeur de ses Etats rendant les révoltes faciles, il lui fallait faire autant d’efforts pour conserver que pour acquérir. Sa cruauté envers les Saxons ressemble au désespoir ; son indulgence à leur égard prouve que, pressé par d’autres affaires, il trouvait bonne toute conciliation qui lui permettait de s’éloigner avec honneur.

En effet, tandis qu’il se battait sur les bords du Weser, le pape Adrien implorait son secours contre Didier, roi des Lombards, qui venait de reprendre l’exarchat de Ravenne, cédé au saint-siège par Pépin le Bref, et qui pressait le pape de couronner les fils de Carloman, afin de montrer Charlemagne comme l’usurpateur du royaume de ses neveux, et de soulever par ce moyen une grande partie de la France contre lui. Le danger était pressant ; il accourt, et, toujours servi par la victoire, il se saisit de la personne de Didier, l’envoie finir ses jours dans un monastère, et se fait couronner roi de Lombardie (774).

Ce fut la fin de ce royaume, qui reprit, peu de temps après, son ancien nom d’Italie, mais qui conserva les lois qu’il avait reçues des Lombards. Charlemagne passa bientôt en Espagne (778) au secours d’un des chefs sarrasins qui se disputaient l’empire de ces belles contrées ; il assiégea et prit Pampelune, se rendit maître du comté de Barcelone ; mais ses troupes, à leur retour, furent écrasées dans la vallée de Roncevaux, par un parti de Sarrasins, et par les Gascons montagnards, sujets tributaires et ennemis mortels de Charlemagne, si difficiles à contenir, que, plus de trente années après, il fut encore obligé de porter ses armes contre eux.

Cette déroute a fait dire à quelques auteurs espagnols que leurs ancêtres avaient battu Charlemagne et ses douze pairs, prétention qui n’a pas besoin d’être réfutée ; mais on ne peut s’empêcher de remarquer que la célébrité de cette bataille est moins due aux historiens qu’aux romanciers, qui en ont fait un sujet de gloire particulière au fameux Roland, tué à Roncevaux, quoique les chroniques du temps ne le distinguent pas des autres généraux qui périrent comme lui dans cette fatale journée.

Les mauvaises dispositions des peuples d’Aquitaine ayant décidé Charlemagne à leur donner un roi particulier, il choisit le plus jeune de ses fils, Louis, si connu sous le nom de Louis le Débonnaire ; de même, les efforts continuels des Lombards et même des Grecs pour reconquérir l’Italie, et le peu de fidélité qu’il trouvait dans les grands auxquels il avait confié le pouvoir, lui firent sentir la nécessité de les rallier autour du trône, et il leur donna pour roi Pepin, le second de ses fils : l’aîné, qui portait le nom de Charles, resta près de lui pour le seconder dans ses expéditions.

Il avait un autre fils, qui se nommait aussi Pépin : c’était le premier de ses enfants. Soit qu’il eût pour lui une partie de l’aversion qui l’avait décidé à répudier sa mère, soit qu’en effet ce jeune prince, mal fait de corps, mais d’une belle figure et d’un esprit actif, eût mérité la haine de son père, il n’eut aucune part dans le gouvernement ; les mécontents s’unirent à lui, le mêlèrent dans une conspiration qui fut découverte, et il ne conserva la vie qu’en se consacrant à Dieu dans un monastère.

A son retour d’Espagne, Charlemagne eut encore besoin d’aller combattre les Saxons : chaque année cette expédition se renouvelait. Ils portèrent tout le poids de l’humeur que lui avait donnée la journée de Roncevaux ; car il fit trancher la tête à 4 500 d’entre eux : vengeance terrible qui ne servit qu’à multiplier les résistances. De là il passa à Rome pour faire couronner par le pape ses deux fils, Pépin et Louis (780), confirmant ainsi lui-même les peuples dans la croyance que le chef de la religion pouvait seul rendre le pouvoir royal légitime et sacré.

Il est impossible de suivre ce prince dans toutes ses expéditions militaires, dans toutes les courses qu’il entreprit pour apaiser des révoltes qui se renouvelaient sans cesse ; il suffira de remarquer que l’année 790, la vingt-deuxième de son règne, fut la première qu’il passa sans prendre les armes, et que cette paix ne dura que jusqu’au printemps de l’année suivante. Plus sa puissance s’étendait, plus il devait penser à reprendre le projet formé par son aïeul Charles Martel de rétablir l’empire d’Occident ; aussi l’impératrice Irène, qui régnait à Constantinople, afin de prévenir le partage de l’empire, fit proposer à Charlemagne d’unir leurs enfants, ce qui aurait mis de nouveau le monde sous une seule domination.

Sa proposition fut acceptée ; mais lorsque l’ambition eut conduit Irène à détrôner son fils et à s’emparer du pouvoir, elle fit offrir sa main à Charlemagne. Cette union bizarre, que l’ambition seule pouvait concevoir et accueillir, aurait présenté un nouveau spectacle au monde, si l’impératrice n’eût été renversée du trône. Charlemagne se fit couronner empereur d’Occident, l’an 800, par le pape Léon III ; et, quoique son voyage à Rome n’eût pas alors d’autre but, il affecta une grande surprise des honneurs dont on l’accablait.

Ce couronnement se fit le jour de Noël. Charlemagne fut déclaré César et Auguste ; on lui décerna les ornements des anciens empereurs romains ; toutes les formes consacrées furent suivies ; on oublia seulement qu’il était impossible que l’empire se conservât dans une famille où le pouvoir se partageait entre les enfants du monarque décédé. Charlemagne, après avoir fait un de ses fils moine, eut le malheur de perdre, en 810, Pépin, qu’il avait créé roi d’Italie ; l’année suivante, Charles, l’aîné, suivit son frère au tombeau ; il ne lui resta de fils légitime que Louis, roi d’Aquitaine, qu’il associa à l’empire en 813, son grand âge et ses infirmités lui faisant pressentir que le terme de sa carrière approchait.

En effet, il mourut le 28 janvier 814, dans la 71e année de son âge, et la 47e de son règne. Par son testament, fait en 806, confirmé par les seigneurs français assemblés à Thionville, et signé par le pape Léon, Charlemagne partagea ses États entre ses trois fils. « Ce qui est à remarquer, dit le président Hénault, c’est que ce prince laissa à ses peuples la liberté de se choisir un maître après la mort des princes, pourvu qu’il fût du sang royal. »

Mais ce qui est plus singulier encore, c’est la disposition portant que, s’il s’élève quelque différend entre les trois successeurs, ils auront recours, non à la bataille ou la preuve par duel, mais au jugement de la croix. Ce jugement consistait, dans les affaires douteuses, à conduire à l’église deux hommes qui s’y tenaient debout, les bras biens en croix, pendant la célébration de l’office divin, et gain de cause était donné à celui des deux partis dont le champion était resté le plus longtemps immobile dans cette attitude. C’est ce qu’on appelait encore le jugement de Dieu.

Ce prince, toujours victorieux, versait des larmes en pensant au mal que les peuples du Nord feraient un jour à la France : « Si, malgré ma vigilance, disait-il, ils insultent les côtes de mes Etats, que sera-ce donc après ma mort ? » Il sentait trop tard que ces mêmes Saxons, qu’il avait réduits à chercher un asile dans les climats les plus âpres, reviendraient exercer contre son royaume de cruelles représailles, et entraîneraient à leur suite d’autres barbares, toujours faciles à exciter par l’appât du butin : l’avenir ne justifia que trop ses craintes.

Aucun monarque n’a été plus loué que Charlemagne ; il a réuni en sa faveur les guerriers, les évêques, les hommes de loi et les gens de lettres ; les politiques lui ont reproché d’avoir tout réglé dans l’Etat, excepté la succession au trône, qu’il laissa à la merci des factions, et d’avoir multiplié ces assemblées où le pouvoir royal s’affaiblit nécessairement, ce qui ne s’accordait pas avec l’étendue donnée à l’empire. Il surmonta tous les obstacles par son génie, son courage, son activité, et l’art de distribuer les récompenses ; mais il ne consolida rien ; et, pour lui succéder avec la même gloire, la même sûreté pour le trône et pour la France, il aurait fallu lui ressembler.

Malheureusement il fut le dernier héros de sa race. En parvenant à rétablir l’empire d’Occident, il avait accompli le dernier projet formé par sa famille ; il ne restait plus qu’à conserver. La politique de Pépin n’ayant jamais eu d’autre but que celui d’acquérir, l’héritier de Charlemagne se trouva sans règle pour se diriger.

Suivant les historiens contemporains, Charlemagne était l’homme le plus haut de taille et le plus fort de son temps : « Il ne portait en hiver, dit Eginhard, qu’un simple pourpoint fait de peau de loutre, sur une tunique de laine bordée de soie. Il mettait sur ses épaules un sayon de couleur bleue, et il se servait pour chaussures de bandes de diverses couleurs. » Suivant le même historien, Charlemagne fut enterré à Aix-la-Chapelle. On le descendit dans un caveau, où il fut assis sur un trône d’or, revêtu des habits impériaux, du manteau royal et du grand chaperon de pèlerin qu’il portait dans tous ses voyages de Rome ; il avait la couronne sur la tête ; il était ceint de son épée, tenait un calice à la main, avait son livre d’Évangiles sur les genoux, son sceptre et son bouclier d’or à ses pieds.

Le sépulcre ayant été rempli de pièces d’or et parfumé d’odeurs, on le scella, et par-dessus fut élevée un superbe arc de triomphe, sur lequel on grava cette épitaphe : « Ici repose le corps de Charles, grand et orthodoxe empereur, qui étendit glorieusement le royaume des Français, et le gouverna heureusement pendant quarante-sept ans. » Charlemagne mérita le titre de restaurateur des lettres ; il attira en France, par ses libéralités, les savants les plus distingués de l’Europe, entre autres Alcuin, dont il se fit le disciple ; Pierre de Pise, qui prenait le titre de grammairien de Charlemagne, et Paul Warnefrid, connu sous le nom de Paul Diacre, qui lui enseigne la littérature grecque et latine.

Ce fut par les conseils d’Alcuin que Charles établit une académie dans son palais. Il assistait aux séances avec tous les savants et les beaux esprits de sa cour, Leidrade, Théodulphe, les archevêques de Trèves et de Mayence, et l’abbé de Corbie. On lit dans les lettres d’Alcuin, que tous les membres de cette académie avaient pris des noms particuliers, analogues à leurs talents ou à leur goût pour quelque ancien auteur : l’un s’appelait Damétas, l’autre Homère, un troisième Candidus ; Charlemagne avait choisi le nom de David. Il se faisait honneur d’être membre de cette société littéraire, la première qu’on eût vue dans les Gaules, et donnait son avis sur les sujets qu’on y discutait.

Charlemagne avait amené d’Italie des maîtres de grammaire et d’arithmétique ; il les établit dans les principales villes de ses États, et fit ouvrir des écoles de théologie et d’humanités dans les cathédrales et dans les monastères. Il écrivit à Lulle, disciple de saint Boniface, apôtre de l’Allemagne, et son successeur sur le siège de Mayence : « Disposez-vous, vénérable père, à instruire vos enfants dans les arts libéraux, afin qu’en cela vous satisfassiez nos ardents désirs, etc. »

Alcuin, Paul Diacre et Pierre de Pise composaient des pièces de vers latins, de différents mètres et sur divers sujets, pour amuser ou instruire le monarque. Dans une de ces pièces en vers trochaïques, Charlemagne dit à Paul Warnefrid : « En grec, vous êtes un Homère ; en latin, un Virgile ; en hébreu, un Philon ; dans les arts, un Tertulle... nuit et jour vous vous occupez à m’enrichir l’esprit de littérature, tant latine que grecque. Nous vous faisons de grands remerciements de ce que vous entreprenez de former dans la science du grec ceux que nous vous avons confiés. C’est une gloire pour nos États : Nunc surrexit gloria. »

Lebeuf attribue cette pièce à Pierre le grammairien, et, si elle n’est pas de Charlemagne lui-même, on voit qu’elle a dû être écrite, en quelque sorte, sous sa dictée. Ce prince était en correspondance avec Paulin, patriarche d’Aquilée, qui lui dédia plusieurs de ses ouvrages. Il ne dédaignait pas de proposer ou de deviner des énigmes, selon l’usage de son temps.

On a de lui une lettre toute énigmatique, adressée à Paul Warnefrid. Cependant plusieurs historiens modernes ont avancé que Charlemagne, qui montra tant de goût pour les sciences, et qui parlait plusieurs langues, ne savait pas écrire, pas même signer son nom, et ils s’appuient de ce passage d’Eginhard : Tentabat et scribere, tabulasque et codicillos ad hoc in lectulo, sub cervicalibus, circumferre solebat, ut quum tempus vacuum esset, manum effingendis litteris assuefaceret. Mais suivant Ceillier, le texte d’Eginhard signifie seulement que Charlemagne essayait d’imiter les beaux caractères des manuscrits de sa bibliothèque, et qu’il ne put y réussir, s’étant exercé à ce travail dans un âge trop avancé.

Ce prince consacrait tous ses loisirs d’hiver à la lecture. Il faisait mettre sous le chevet de son lit la Cité de Dieu de saint Augustin. On lui lisait à table les ouvrages des Pères, ou les vies des rois, ses prédécesseurs. Toute la belle saison était consacrée à des voyages ou à des expéditions militaires.

Saint Grégoire avait réglé le chant religieux qui avait été introduit en Occident par saint Ambroise. En France, ce chant n’était qu’une psalmodie pesante et monotone. Charlemagne fit venir des chantres de Rome. Il y avait dès lors des notes pour le chant ; des écoles furent ouvertes, et un capitulaire ordonna que le chant grégorien serait reçu dans toutes les églises de France. Charlemagne voulu aussi introduire dans ses États la liturgie romaine. Le clergé qui tenait aux anciennes coutumes, montra quelque résistance. Plusieurs églises cédèrent à l’autorité du monarque ; d’autres firent un mélange des deux liturgies romaine et gallicane.

Charlemagne prescrivit, mais sans pouvoir l’établir, l’uniformité des poids et des mesures. C’est à lui qu’est due la manière de compter par livres, sous et deniers. Ce grand prince avait conçu le projet de joindre le Rhin au Danube, et l’Océan au Pont-Euxin. Ce projet ne paraissait pas d’une exécution bien difficile ; toute l’armée fut employée à creuser un canal. Les travaux avaient été conduits jusqu’à 2 000 pas, lorsque les pluies, l’éboulement des terres, et le défaut de connaissances qu’on a depuis acquises, firent d’abord interrompre, et ensuite abandonner cette noble entreprise.

Mais les arts, protégés par Charlemagne, élevèrent d’autres monuments. La ville d’Aix-la-Chapelle, devenue le siège de l’empire, dut à ce prince son origine et son éclat ; elle prit son nom d’une chapelle magnifique qu’il avait fait construire avec les plus beaux marbres transportée à grands frais de Rome et de Ravenne. Les portes de ce temple étaient de bronze, et son dôme surmonté d’un globe d’or massif.

Rien n’égalait, à celle époque, en grandeur et en magnificence, le palais de Charlemagne. On y voyait, disent Eginhard et le moine de Saint-Gall, d’immenses portiques, de superbes galeries, des salles pour les diètes des grands vassaux, pour la tenue des parlements, des conciles et des synodes ; des appartements pour tous les officiers de l’empire, pour les députés des provinces et les ambassadeurs : tout le palais était tellement disposé, que, de sa chambre, Charles pouvait voir tous ceux qui entraient dans les autres appartements.

Mais ce qu’on admirait le plus était le riche portique qui conduisait du palais à la basilique. L’art y déploya toute son industrie, et le prince toute sa magnificence. Charlemagne fit aussi construire des thermes, ouvrage admirable de la nature et de l’art. Ils étaient si spacieux et si abondants en eaux chaudes, que plus de cent personnes pouvaient y nager ensemble. C’était l’un des exercices les plus ordinaires du monarque ; il le prenait, non seulement avec les rois ses enfants, mais souvent avec ses officiers et les seigneurs de sa cour ; quelquefois même avec ses soldats, et l’auteur de sa vie remarque qu’il y excellait par-dessus tous.

Il avait aussi à Seltz, en Alsace, un palais non moins magnifique, et ce fut là qu’il reçut les ambassadeurs de Nicéphore avec un appareil dont les Orientaux eux-mêmes n’avaient point d’exemple. Ce fut à Charlemagne que la France dut ses premiers progrès dans la marine. Il releva le phare de Boulogne, et fit creuser plusieurs ports ; il favorisa l’agriculture, et s’immortalisa par la sagesse de ses lois.

Sa renommée remplissait l’Orient. Il recevait les députés du patriarche de Jérusalem, les ambassadeurs des empereurs Nicéphore et Michel, et les deux ambassades que lui envoya Aaron Al-Rachyd, le plus célèbre des califes abbassides. Il assemblait des conciles, des parlements, publiait les Capitulaires, les Livres Carolins, et faisait admirer en lui le conquérant et le législateur.

Son empire comprenait toute la France, la plus grande partie de la Catalogne, la Navarre et l’Aragon ; la Flandre, la Hollande et la Frise ; les provinces de la Westphalie et de la Saxe jusqu’à l’Elbe ; la Franconie, la Souabe, la Thuringe et la Suisse ; les deux Pannonies, c’est-à-dire l’Autriche et la Hongrie, la Dacie, la Bohême, l’Istrie, la Liburnie, la Dalmatie, et différents cantons de l’Escalvonie ; enfin toute l’Italie jusqu’à la Calabre inférieure ; car Charlemagne ne s’était pas dépouillé de ses droits sur la ville et sur le duché de Rome, sur l’exarchat de Ravenne et sur les autres provinces de l’ancien État ecclésiastique.

Ces diverses provinces étaient divisées en duchés et comtés ; chacune de ces divisions territoriales avait des magistrats sédentaires. Les provinces étaient surveillées par des légats voyageurs (missi dominici), commissaires impériaux qui étendaient sur tous les points de ce vaste empire l’influence directe du maître.

Les ouvrages de Charlemagne sont :
1° Ses Capitulaires, recueillis par Ansegise, abbé de Saint-Wandrille, mort en 822, et par Benoît le lévite, ou diacre de Mayence, mort en 845. Ces Capitulaires furent dressés, pour la plupart, à Aix-la-Chapelle, en 805 et 806. Ils sont remarquables en ce que plusieurs ont été renouvelés par Louis XIV.
2° Des lettres ; nous citerons : celle qu’il écrivit ad Frastradam reginam de victoria Avarica, anno 791 : elle est dans le recueil des historiens de Duchesne, et celle qu’il adressa à Pepin, son fils, roi d’Italie ; la Lettre à Élipand et aux autres évêques d’Espagne : Charlemagne les conjure de s’en tenir à la foi de l’Eglise catholique, et de ne pas se croire plus savants qu’elle ; la Lettre à Alcuin : cette lettre prouve que Charlemagne connaissait bien les rites ecclésiastiques. 3° Une Grammaire. 4° Son testament. 5° On attribue à Charlemagne quelques poésies latines, telles que l’Épitaphe du pape Adrien, le Chant de Roland, etc. 6° Les Livres Carolins ; Charlemagne n’en est point l’auteur, mais il permit qu’on les publiât sous son nom ; ils furent composés contre le second concile de Nicée, qui décida la question des images.

Charlemagne fut mis au nombre des saints par l’antipape Pascal III, l’an 1165 ou 1166. Le décret de sa canonisation n’ayant point été rapporté par les papes légitimes, et aucune réclamation ne s’étant élevé contre lui, plusieurs églises d’Allemagne honorent la mémoire de cet empereur ; mais ce culte n’a jamais été consacré par l’autorité de l’église universelle. Louis XI fixa sa fête au 28 janvier. L’université de Paris le choisit pour son patron, en 1661, sans le désigner cependant sous le nom de saint, et l’église de Metz, au lieu de le reconnaître en cette qualité, célébrait tous les ans un service pour le repos de son âme. Il est appelé saint Charles dans toutes les cérémonies de l’élection de Maximilien, roi des Romains, et dans celles de son couronnement.

***
Sacre pontifical
Le 27 ou le 28 juillet 754, le pape gagne l'abbaye de Saint-Denis, au nord de Paris, que 1 000 liens affectifs rattachent à Pépin III le Bref et à sa famille.
Étienne II y sacre Pépin III le Bref avec éclat et lui confère les titres de roi des Francs et de Patrice des Romains ("Patricius Romanorum").
Les fils et héritiers de Pépin III le Bref : Carloman et Charles (le futur Charlemagne), sont aussi sacrés par la même occasion, ce qui légitime la future lignée carolingienne.
Leur mère, Berthe Au Grand Pied, est bénie par le souverain pontife.
Le pape, par cet acte, établit un lien entre l'onction faite aux rois de l'Ancien Testament et celle des rois de la nouvelle dynastie. Pendant le millénaire qui va suivre, tous les souverains de France vont se réclamer de cette cérémonie pour se faire sacrer à leur avènement. La légitimité des rois des Francs est désormais de droit divin et ne dépend plus exclusivement des seigneurs francs, électeurs de leur roi. Le principe de cette royauté de droit divin va durer en France sans interruption pendant 1 100 ans.
En confirmant la royauté de Pépin III sur les Francs et en lui conférant lui-même l'onction, le pape prend ses distances avec l'empereur byzantin. C'est le début d'un long conflit entre la papauté et l'empereur byzantin et le patriarcat de Constantinople. Le Saint-S […]
Sources :
  1. WIKIPEDIA, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlemagne
  2. Thierry POURCHON (pourchonthierry )
767 :
Autre événement (avec Himiltrude DE BOURGOGNE) : Autre union officielle
Deux enfants naquirent de cette union : un garçon, Pépin dit le Bossu (né en 769 et mort en 811), devenu religieux en 792 après s’être révolté contre son père ; une fille, Amaudru, qui se maria à un comte de Paris.

Le contrat de mariage de Charlemagne et d'Hilmitrude est annulé en 770, sous la pression de Berthe Au Grand Pied.

Pour étendre encore son royaume et son pouvoir, Didier de Lombardie, Roi des Lombards, désire :
marier son fils à Gisèle, sœur de Charlemagne, et
sa fille, Désirée de Lombardie, à Charlemagne.

Didier de Lombardie espère avoir en Charlemagne un allié sûr.
Le pape Étienne III, craignant pour son état pontifical, prie Charlemagne de ne pas s'unir à Désirée et Carloman Ier de Francie à Gerberge de Lombardie. Mais Charlemagne accepte l'union.
Charlemagne épouse le 25 décembre 770 à Mayence Désirée de Lombardie, fille de Didier de Lombardie et d'Ansa.
29 décembre 770 :
Mariage (avec Désirée DE LOMBARDIE) - Mayen, Rheinland-Pfalz, DEUTSCHLAND
Le contrat de mariage de Charlemagne et d'Hilmitrude est annulé en 770, sous la pression de Berthe Au Grand Pied.
Pour étendre encore son royaume et son pouvoir, Didier de Lombardie, Roi des Lombards, désire :
marier son fils à Gisèle, sœur de Charlemagne, et
sa fille, Désirée de Lombardie, à Charlemagne.

Didier de Lombardie espère avoir en Charlemagne un allié sûr.
Le pape Étienne III, craignant pour son état pontifical, prie Charlemagne de ne pas s'unir à Désirée et Carloman Ier de Francie à Gerberge de Lombardie. Mais Charlemagne accepte l'union.

Charlemagne épouse le 25 décembre 770 à Mayence Désirée de Lombardie, fille de Didier de Lombardie et d'Ansa.

Désirée de Lombardie est répudiée en 771 sous la pression du pape. Charlemagne fait ainsi comprendre à Didier de Lombardie qu'il le condamne.

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2223
Quand Charlemagne épousa Désidérade (ou Désirée, ou Hermengarde), fille du roi des Lombards, on vit les efforts du pape pour empêcher une alliance entre les Francs et les Lombards. Berthe, sans cesse occupée de concilier les prétentions de ses deux fils, était allée, en 769, faire une visite à Carloman, dans la ville de Saluces ; c’est de là que, passant plus avant en Italie, elle mit tous ses soins à apaiser les différends du pape Etienne avec Didier, seigneur Lombard, élu roi après la mort d’Aistulphe.

Elle engagea le roi des Lombards à céder quelques-unes de ses villes au Saint-Siège ; mais la réconciliation ne pouvait être sincère, et l’inquiétude d’Etienne fut extrême quand il vit la reine conclure une alliance entre Charlemagne et Didier, et emmener la fille de ce dernier comme fiancée du roi.

A la date de 770, Éginhard dit seulement : « La reine Bertrade, mère des rois, eut une entrevue à Seltz avec Carloman, le plus jeune, au sujet de la paix, et passa en Italie. Après y avoir terminé l’affaire qu’elle avait entreprise, et adoré le Seigneur dans l’église des saints apôtres, elle revint en France auprès de son fils ». Le chroniqueur ne dit pas quelle était cette affaire.

Etienne suppliait les rois de ne point faire au Saint-Siège l’injure de s’allier avec les mortels ennemis des pontifes romains, et de se souvenir de l’exemple de Pépin, qui céda à la prière que lui fit le pape Etienne de ne point répudier la reine Berthe, leur dame et mère. Malgré ces exhortations, Charlemagne reçut des mains de sa mère la princesse Désidérade ; mais, au bout d’un an (771), il la répudia, sans alléguer le motif, sinon « qu’elle lui déplaisait », dit la chronique, et qu’elle était « faible et maladive », ajoute le moine de Saint-Gall. Désidérade porta son humiliation et ses chagrins à la cour de son père ; elle s’y trouva avec Gerberge, veuve de Carloman, frère de Charlemagne.
4 mai 771 :
Mariage (avec Hildegarde DE VINTZGAU) - Aachen, Regierungsbezirk Köln, North Rhine-Westphalia, GERMANY
En 771, Didier de Lombardie marche vers Rome et pénètre la ville. Étienne III implore alors Charlemagne.

Désirée de Lombardie est répudiée en 771 sous la pression du pape. Charlemagne fait ainsi comprendre à Didier de Lombardie qu'il le condamne.

Charlemagne épouse à Aix-la-Chapelle en 771 Hildegarde de Souabe. Leurs enfants sont :
Charles II le Jeune (772-811), Roi d'Aquitaine,
Adélaïde Carolingiens (773-774),
Rotrude de France Carolingiens (775-810),
Carloman ou Pépin Ier d'Italie (773 ou 777-8 juillet 810), Roi d'Italie, qui épousera,
Ingeltrude d'Autun,
Berthe de Toulouse,
Lothaire Carolingiens (16 avril 778-779),
Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire (16 avril 778-22 juin 840), Empereur de Francie, qui épousera,
en 793 Theudelinde de Sens,
en 794 Ermengarde de Hesbaye,
en 819 Judith de Bavière,
Berta ou Berthe Carolingien (vers 779 ou 780-824 ou mercredi 14 janvier 826) qui épousera ,
Gisèle Carolingiens (781-814),
Hildegarde Carolingiens (782-783).
octobre 783 :
Mariage (avec Fastrade DE FRANCONIE) - Worms, Rhineland-Palatinate, GERMANY
Charlemagne épouse à Worms en octobre 783 Fastrade de Franconie. Leurs enfants sont :
Théodora ou Théodrade (vers 785-vers 853), Abbesse d'Argenteuil,
Hiltrude de Francie (787-815), Abbesse de Faremoutiers.
Adeltrude Carolingien (née en 790) qui épousera Goslin de Melun.

Fastrade de Franconie tente de tuer Pépin le Bossu, fils d'Himiltrude.

Fastrade de Franconie lutte avec rage contre les Saxons.

dont
Homme Théoderade CAROLINGIENNE 784-852
Femme sosa Redburga des CAROLINGIENS 785
Femme sosa Blichilde CAROLINGIEN 785-833/
Femme sosa Hiltrude des CAROLINGIENS 787-814
Femme sosa Adeltrude CAROLINGIENNNE la Mauvaise 790-829
Source : Karim ISKER (iskerk)
795 :
Mariage (avec Maldegarde ?)
Charlemagne épouse en 795 Maldegarde. Leur enfant est :
Ruothild, Abbesse de Faremoutiers (mort en 852).
octobre 796 :
Mariage (avec Luitgarde D'ALEMANIE)
Charlemagne épouse en 796 ou 797 Liutgarde d'Alémanie.

Alcuin dit d'elle : La reine, aime à converser avec les hommes savants et doctes. Après ses exercices de dévotion, c'est son plus cher passe-temps. Elle est pleine de complaisance pour le roi, pieuse, irréprochable et digne de tout l'amour d'un tel mari. Elle est à la cour honorée même des enfants de Charlemagne. Elle pratique aussi la chasse.

Charlemagne fait embellir Aix-la-Chapelle, sa capitale
vers 801 :
Autre événement (avec Régina ?) : Autre union officielle
Charlemagne prend pour concubine vers 800 ou vers 801 Régina ou Regina. Leurs enfants sont :
Drogo ou Drogon (801-855), Abbé de Luxeuil en 820, puis Évêque de Metz, Vicaire du Saint-Siège en 844,
Hugues (802-14 juin 844), Archichancelier de Louis Ier le Pieux, Abbé de Saint-Quentin, de Lobbes et de Saint-Bertin.
après 808 :
Mariage (avec Heilwige Gerswinde DE SAXE)
Charlemagne prend en 808 pour concubine Gerswinde de Saxe. Leur enfant est :
Adeltrude (née en 814).

Ce mariage met un terme définitif à la guerre contre les Saxons.
1er février 814 :
Décès - Aachen, Regierungsbezirk Köln, North Rhine-Westphalia, GERMANY
Cause : Pneumonie
Charlemagne meurt à Aix-la-Chapelle le 28 janvier 814, à 71 ans d'une pleurésie.
Il est inhumé à Aix-la-Chapelle dans la chapelle de son palais.

Rampon de Barcelone est chargé d'annoncer à Louis Ier le Pieux la mort de Charlemagne, son père, à Doué-la-Fontaine (Anjou).

En 814, Louis Ier le Pieux récupère l'intégralité de l'héritage de Charlemagne.
Il reste entouré de conseillers aquitains, comme le chancelier Helisachar ou le moine Benoît d'Aniane.
Les envoyés du basileus, Léon V, venant confirmer le titre impérial de Charlemagne le remettent à Louis Ier le Pieux
Dès lors, Louis Ier le Pieux se fait titrer Empereur auguste.
Louis Ier pousse la piété à l'extrême, devenant un véritable dévot.
Il donne des terres à des humbles, diminuant ainsi son propre patrimoine.
Louis Ier le Pieux confirme Bernard de Vermandois Roi d'Italie.
Baptême - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Inhumation - Aachen, Regierungsbezirk Köln, North Rhine-Westphalia, GERMANY
Inhumé - Aix-la-Chapelle, Chapelle Palatine, Aachen, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne
Charlemagne (747-814) : roi, puis empereur des Francs, il fut également roi des Lombards. Il imposa le vaste empire désormais appelé carolingien, et déplaça son centre de gravité vers l’est. Il eut quatre épouses et de nombreuses concubines : sa seconde épouse Hildegarde fut inhumée en l’église Saint-Arnoult de Metz (57), sa troisième épouse Falstrate en l’église Saint-Alban de Mayence (Allemagne) et sa quatrième épouse Liutgarde en l’église Saint-Martin de Tours. Il fonda Aix-la-Chapelle où il se fit inhumer. En l’an 1000, Otton III fit ouvrir le tombeau de Charlemagne ; d’après un récit de chroniqueur, dont l’exactitude est plus que douteuse, il aurait trouvé le corps de l’empereur assis sur le trône, revêtu du costume et des insignes impériaux : ce siège servit ensuite de trône aux 37 empereurs du Saint Empire. En 1165, Frédéric Barberousse fit transférer le corps dans un nouveau sarcophage en marbre blanc (représentant sur une face l’enlèvement de Proserpine) qu’il plaça sous l’autel. En 1356, la dépouille fut à nouveau transférée dans une chasse d’or et d’argent : elle fut ouverte en 1804 en présence de Napoléon et Joséphine, et celui-ci se fit remettre l’humérus droit qui fut gardé au Louvre dans un reliquaire (les Alliés reprirent l’os en 1815). La chasse fut une dernière fois ouverte sur ordre de Guillaume II en 1906.

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