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Pépin III CAROLINGIEN ◉ Sosa : 3 742 523 392

Pépin III CAROLINGIEN

◉ Sosa : 3 742 523 392

  • dit « Le Bref »
  • Né en 715 - Jupille-sur-Meuse, 4020, Liège, Wallonie, BELGIQUE
  • Baptisé en 715 - Grevenmacher, Canton de Grevenmacher, Grevenmacher, LUXEMBOURG
  • Décédé le 28 septembre 768 - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Inhumé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Roi des Francs (751-768), Roi d'Austrasie (747), Roi de Neustrie (741), Maire du palais d'Austrasie et de Neustrie
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

715 :
Naissance - Jupille-sur-Meuse, 4020, Liège, Wallonie, BELGIQUE
https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9pin_le_Bref
Biographie : https://www.jesuismort.com/tombe/pepin-le-bref#biographie
Il doit son surnom à sa petite taille.
Pépin III, dit « le Bref », né en 714, et mort le 24 septembre 768 à Saint-Denis, près de Paris, est roi des Francs de 751 à 768. Issu de la famille noble franque que l'on appellera les Pippinides, maires du palais de père en fils et véritables détenteurs du pouvoir sous les derniers Mérovingiens, il sera le premier maire du palais à être proclamé roi (couronné par le Pape Etienne), créant ainsi une dynastie, les Carolingiens. Il est le fils de Charles Martel et le père de Charlemagne.
maire des palais de Bourgogne, de Neustrie (en 741) et d'Austrasie (en 747), roi des Francs de 751 à 768

Titre
Roi des Francs novembre 751 – 24 septembre 768
Couronnement novembre 751 1re fois
28 juillet 754 2e fois par le pape Étienne II
Prédécesseur Childéric III
Successeur Charlemagne
Carloman Ier jusqu'en 771
Maire du palais de Neustrie, Maire du Palais d'Austrasie 741 – novembre 751
Prédécesseur Charles Martel
Successeur disparition de la fonction

Pépin le Bref est un maire du palais puis le premier roi de la dynastie carolingienne. Il est né à Jupille (Belgique) en 714, mort à Saint-Denis, près de Paris, le 24 septembre 768. Il était le fils de Charles-Martel et de Rotrude, et le petit-fils de Pépin d'Héristal. Nous ne savons presque rien sur sa personne : avant Charlemagne, en effet, il nous est difficile de saisir l'individualité des grands Carolingiens qui établirent la prépondérance des Francs. Les caractères essentiels sont les mêmes ce sont avant tout des hommes de guerre, faisant campagne presque chaque année, chassant dans les moments de loisir, ils sont bien disposés pour l'Eglise, et témoignent d'une réelle habileté politique. Plus cultivé que son père Charles-Martel (il avait reçu au monastère de Saint-Denis une éducation qui semble lui avoir donné le goût des choses de l'esprit et on sait qu'il se procura des livres à Rome), Pépin nous est décrit pieux, relativement clément, d'une intelligence moins large que celle de son fils Charlemagne, mais politique au moins aussi avisé. Son nom a été éclipsé par celui de son fils, mais il avait porté bien haut la puissance franque. Le Pape l'appelait « son défenseur après Dieu »; le roi des Lombards, Didier, était presque son vassal; l'empereur d'Orient et le calife de Bagdad recherchaient son alliance. On dit communément que le surnom de Bref lui fut donné à cause de sa petite taille. On raconte même que les grands se moquaient de cette taille exiguë et qu'il leur prouva la force herculéenne en s'élança dans l'arène pour séparer un lion et un taureau qui étaient aux prises. C'est une légende inventée longtemps après. Malgré ce renom de courage et de force physique que consacre cette légende, Pépin n'est pas le guerrier toujours en campagne et ne rêvant que gloire militaire. La vérité est qu'il a fait la guerre le moins possible et toujours par nécessité. II est possible que ce surnom soit une autre forme, une traduction de son nom Pippinus ou Pépin. Pépin le Bref, maire du palais (741-751). Avant de mourir, Charles-Martel avait partagé le royaume des Francs, comme s'il eût été sa propriété, entre ses deux fils légitimes, Carloman et Pépin Le premier eut l'Austrasie, l'Alamanie, la Thuringe; l'autre la Burgondie, la Neustrie et la Provence avec la suzeraineté sur l'Aquitaine. La Bavière, la Frise n'étaient pas considérées comme faisant partie du royaume. Griffo (Griffon ou Grippon), un fils naturel de Charles-Martel, qu'il avait eu de sa dernière femme, Sonelhilde, réclama sa part dans l'héritage. Il s'empara de Laon, mais il fut battu, et Carloman l'interna à Neufchâteau dans l'Ardenne (Belgique) ou à Chèvremont (Franche-Comté). Pépin et Carloman restèrent seuls maîtres. Pépin et Carloman. Pendant la première période de son principat, Pépin paraît un peu moins important que Carloman. Celui-ci est l'aîné, il commande aux Austrasiens, est en rapport direct avec saint Boniface. Les deux frères s'entendent fort bien, ils occupent ces années à compléter l'oeuvre de Charles-Martel, conquête de l'Alamanie, subordination de l'Aquitaine et de la Bavière. En 742, il y eut guerre contre les Aquitains, les Alamans, les Bavarois, les Slaves et les Saxons. Les deux frères marchèrent contre Hunald d'Aquitaine, infidèle au serment qu'il avait prêté à Charles-Martel, dévastèrent le pays au sud de la Loire, échouèrent devant Bourges, mais ruinèrent Loches. De là ils revinrent en Alamanie et pénétrèrent jusqu'au Danube, se faisant remettre des présents et des otages. Ils se décidèrent à se donner un roi, peut-être parce que les grands, qui avaient dû plier sous la puissance de Charles-Martel, se montraient indociles au gouvernement de ses fils, ou encore pour obtenir plus facilement l'obéissance des ducs d'Alamanie, de Bavière, d'Aquitaine. Le trône, que Charles-Martel avait laissé vacant depuis la mort de Thierry IV (737), fut donné à un dernier Mérovingien, d'origine inconnue, Childéric III, dont le nom apparaît à partir de 742. Les contemporains ne parlent pas de ce nouveau personnage qui n'eut même pas l'apparence du pouvoir. Dans le premier diplôme que nous avons de lui, il a soin de dire que c'est Carloman, son maire du palais, qui l'a fait roi. On date, en Austrasie, aussi bien des années du majordomat de Carloman que de celles du roi. Ce sont les maires du palais qui convoquent les grandes assemblées, les conciles, correspondent en leur propre nom avec le pape, se déclarent commis par Dieu au gouvernement.

Les deux frères consentirent, sur les instances de Boniface, à réformer le clergé franc. Ce fut en leur présence, avec leur approbation et grâce à leur appui que les conciles purent; corriger les plus criants abus. Les biens d'église donnés en bénéfices par Charles-Martel à ses compagnons furent laissés à leurs nouveaux possesseurs, mais à titre de précaires et à condition de payer un cens au clergé. En 743, Carloman et Pépin dirigent une nouvelle campagne contre les ducs Theudebald d'Alamanie et Odilo de Bavière. Ce dernier traite et restera fidèle aux Francs. Son allié, Hunald d'Aquitaine, avait mis la diversion à profit pour envahir la Neustrie et venir brûler Chartres. En 744, Carloman opère contre les Saxons; Pépin contre les Alamans. Hunald d'Aquitaine a traité et donné des otages. Mieux que ce pacte, des incidents intérieurs que nous entrevoyons obscurément, ont délivré les maires du palais de la guerre d'Aquitaine. Hunald, peut-être trahi par son frère Hatlo qui s'appuyait sur le Poitou, le fait venir et lui crève les yeux. Pris de remords, il abdique, se fait tondre et se retire dans le couvent de Saint-Philibert de l'île de Ré. Son fils Waïfre (Waifer) lui succède. En 746, Carloman porte aux Alamans un coup terrible; il envahit leur pays avec une nombreuse armée, entre en conférence avec celle des Alamans et la fait prisonnière par trahison; puis, à Cannstatt, il fait massacrer par milliers ses ennemis, les partisans de Theudebald. Il ne put cependant jouir en paix, du fruit de cette atrocité. Soit qu'il en ait eu l'esprit frappé, soit pour tout autre motif, il renonça à la vie séculière (747). Il remit le pouvoir à Pépin, lui recommanda ses jeunes fils dont l'aîné, Drogo, devait probablement à sa majorité hériter de la part de Carlomarn, et se rendit en Italie, à Rome, auprès du pape Zacharie. Il fonda sur le mont Soracte un couvent sous le vocable de saint Silvestre et vers 750, se retira au mont Cassin. Pépin seul. Pépin, resté seul, relâche Griffo, sans cependant partager le pouvoir avec lui, mais en lui donnant plusieurs comtés. Aussitôt celui-ci reprend les armes. Il recrute des partisans, va en chercher en Saxe (747), d'où il est chassé. Il passe en Bavière, le pays de sa mère; le duc Odilo venait de mourir. Griffo met la main sur sa veuve et son fils Tassilo, âgé de sept ans, et se rend maître du duché (748). Il s'allie avec le duc d'Alamanie Lantfrid. En 749, Pépin, marche contre eux, s'avance jusqu'à l'Inn, rétablit Tassilo en Bavière et fait prisonniers Lantfrid et Griffo. Il pardonne de nouveau à son frère et lui donne un duché en Neustrie. La même année, celui-ci s'enfuit en Aquitaine auprès de Waïfre, qui refuse de le livrer. Griffo voulut ensuite passer en Italie, auprès du roi des Lombards, Astaulf, cherchant partout des ennemis à son frère. Il fut attaqué en route, près de Saint-Jean-de-Maurienne, par deux comtes de Bourgogne, tous trois périrent dans la lutte (753). Lorsque Pépin eut achevé de soumettre les Alamans et eut établi son protégé en Bavière, il se trouva chef d'une monarchie aussi puissante que l'avait été celle des plus grands rois mérovingiens.

Merci à Thierry POURCHON (Généanet) pour le texte suivant :
Reprend la Haute-Auvergne au cours d'une campagne en 767 où il prit Escorailles, Tournemire et Peyrusse, puis l'Aquitaine en 768 et reconquiert ensuite la Narbonnaise occupée par les Sarrasins. Le 27 juillet 754, dans la basilique de Saint-Denis, au nord de Paris, le pape Étienne II sacre Pépin le Bref, lui confère les titres de roi des Francs et de Patrice des Romains («Patricius Romanorum»).

Pépin III est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France). Il est le fils cadet de Charles Martel et son successeur.

Comme son illustre père, il a d'abord été le maire du palais (ou «majordome») des derniers rois mérovingiens.

Las de ces rois fainéants, lointains descendants de Clovis, les principaux seigneurs de Francie occidentale (la France du nord) offrent la couronne à Pépin. Ils le proclament roi des Francs au champ de mai de Soissons en 751.

Les évêques du royaume confirment aussitôt son élection par un sacre.

Le pape sacre à son tour Pépin Ie Bref, donnant davantage de lustre à son ascension. Ce faisant, il le remercie pour les engagements qu'a pris le chef franc à son égard.

Le 14 avril de la même année, à Quierzy-sur-Oise, au nord de Paris, Pépin III le Bref a promis au pape de le protéger des Lombards, barbares mal dégrossis qui occupent la péninsule italienne.

Il lui a aussi promis d'offrir au Saint-Siège un domaine assez grand pour le mettre à l'abri de toute agression.

Ce sera chose faite en 756 après une expédition militaire de Pépin contre le roi des Lombards, Athaulf. Les territoires qui lui seront enlevés formeront le noyau des futurs États pontificaux.

La papauté se détourne de Byzance

En échange de ces services, le pape confirme donc la royauté de Pépin le Bref sur les Francs.

Par cet acte, le pape prend ses distances d'avec l'empereur qui règne à Byzance.

Le Saint-Siège catholique s'en remet désormais de sa sécurité aux souverains francs. C'est le début d'une longue collaboration, souvent orageuse, avec les Carolingiens et leurs lointains héritiers du Saint Empire romain germanique.

A la fin du XIXe siècle, les militants anticléricaux dénonceront dans cette collaboration «l'alliance du sabre et du goupillon».

Le rite du sacre

Par le sacre, le futur roi des Francs (ou de France) reçoit sur le front l'huile sainte qu'aurait reçue Clovis lors de son baptême à Reims par l'évêque Rémi.

La Sainte Ampoule qui contient l'huile aurait été transmise à Rémi par un ange et son contenu se régénèrerait miraculeusement à chaque onction. Mais il ne s'agit là que d'une légende arrangée du temps des Capétiens par le moine Hincmar. En fait, le sacre était ignoré de Clovis et de ses descendants, les Mérovingiens.

Ces derniers prolongeaient en Gaule les traditions romaines et l'usage du latin. Ils étaient trop frottés de culture romane pour s'attacher à un rituel comme le sacre.

Les Carolingiens qui succèdent aux Mérovingiens sont, eux, issus de familles franques d'Austrasie (l'Est de la France actuelle) restées très proches des pratiques barbares. C'est pourquoi ils sont conduits à inventer le sacre.

Le sacre puise ses origines dans un rite germanique qui fait du roi l'intercesseur entre le monde divin et le monde humain.

L'onction de l'huile sainte correspond à une christianisation de ce rite païen.

Pépin III le Bref est le premier souverain occidental à être ainsi sacré en confirmation de son accession à la royauté.

Les rois capétiens, après Hugues Capet cultiveront plus tard une confusion entre le sacre germanique et le baptême que reçut Clovis à Reims, avec le souci d'enraciner leur légitimité au plus profond de l'Histoire.

Au fil des générations, le peuple et les nobles s'habitueront à voir dans le sacre un rite qui place le roi au-dessus de ses sujets. On prêtera aussi au roi la faculté de «guérir les écrouelles» pour mieux démontrer sa place à part dans l'humanité.

Les écrouelles, ou scrofules, sont une tuberculose ganglionaire qui se fistulise à la peau. Elles peuvent guérir spontanément jusqu'à la calcification du ganglion. Ainsi, après qu'un roi avait touché un malade, une guérison spontanée pouvait être interprétée comme étant liée au geste royal et son absence, comme le résultat de la volonté divine.

En pleine guerre de Cent Ans, quand deux rois se disputeront la couronne de France, c'est le sacre de Reims qui les départagera. Il rendra à Charles VII sa légitimité et lui permettra de réunir le royaume autour de lui, selon l'inspiration judicieuse de Jeanne d'Arc.

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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2924
Second fils de Charles Martel, il partagea la France avec son frère aîné Carloman en 741, et prit sous son gouvernement la Neustrie, la Bourgogne, l’Aquitaine et quelques autres provinces, sans se donner et sans recevoir le titre de roi.

La mort de Charles Martel ayant paru aux grands de l’Etat et aux peuples tributaires de la France une occasion favorable pour secouer le joug de l’autorité, Pépin, dont la politique a mérité de passer en proverbe, sentit qu’il fallait raffermir le pouvoir à l’aide d’un nom consacré, et d’accord avec Carloman, il éleva sur le trône un prince du sang de Clovis, Childéric III, surnommé l’Insensé. A l’abri de ce fantôme royal, il exigea une soumission qu’il aurait alors vainement réclamée pour lui-même.

Les Allemands, les Bavarois, les Gascons, qui s’étaient révoltés, furent vaincus, promirent fidélité, et se révoltèrent encore, étant encouragés par des seigneurs français qui voulaient aussi se rendre indépendants, et même par un frère de Pépin, nommé Griffon, qui se plaignait de n’avoir eu qu’une part trop faible dans l’usurpation du royaume. Pépin passa donc sa vie à la tête des armées, et comme la petitesse de sa taille le livrait aux railleries des guerriers, dans un temps où le courage reposait tout entier sur la force corporelle, il fit des actes de bravoure qui mériteraient d’être taxés de témérité s’ils n’avaient pas eu pour but de lui attirer le respect des soldats.

Quoique Childéric III ne prêtât que son nom au gouvernement, ce nom gênait l’ambition de Pépin, et lorsque Carloman, son frère, abandonnant ses Etats pour se consacrer à la vie monastique, l’eut rendu seul maître de la France, il résolut d’achever l’usurpation méditée depuis un siècle par sa ramille. Son premier soin fut d’apaiser le clergé, qui avait été dépouillé d’une grande partie de ses biens par Charles Martel ; il eut besoin de beaucoup d’adresse pour réussir, parce que ces biens avaient été donnés aux guerriers, auxquels on ne pouvait les reprendre sans exciter un mécontentement nouveau.

Quand il eut mis les évêques dans son parti, il flatta le pape par une soumission si grande qu’on aurait peine à le concevoir si le motif n’en était connu. Le pape voulait se soustraire aux caprices des empereurs de Constantinople et sauver Rome de la domination des Lombards, maîtres de l’Italie ; il n’avait d’espérance que dans les Français, dont il sollicitait les secours depuis longtemps : cette position du chef de la chrétienté bien établie, on sentira pourquoi Pépin trouva prudent de se faire un cas de conscience de l’usurpation et de la soumettre au pape. Ayant obtenu une réponse telle qu’il la désirait, il enferma Childéric III dans un monastère, monta sur le trône en 751, et fut sacré à Soissons par saint Boniface, évêque de Mayence, du consentement des seigneurs et du clergé, qui prit alors un rang politique dans l’Etat.

Le titre de roi, si désiré par Pépin, n’accrut pas son pouvoir : on peut même affirmer qu’il le diminua ; car la royauté, qui, sous la première dynastie, était un droit attaché à la naissance, une succession transmise de Clovis conquérant à ses descendants, devint élective comme la mairie du palais, et resta de plus à la merci des évêques, par l’influence desquels elle venait d’être accordée.

Le pouvoir du monarque fut d’autant plus faible que depuis longtemps les maires du palais, pour se faire des partisans, avaient laissé les seigneurs changer en propriétés personnelles les domaines sur lesquels reposaient la solde de l’armée, les récompenses dues aux braves, et préparé le morcellement de la France tel qu’on le vit sous le régime féodal. Sans doute, cette diminution du pouvoir se fit peu remarquer pendant le règne de Pépin le Bref et celui de Charlemagne ; mais elle ne cessa de se faire sentir sous leurs faibles successeurs, jusqu’à l’élévation de la troisième dynastie.

En 754, le pape Etienne II vint lui-même solliciter en France les secours dont il avait le plus pressant besoin ; il sacra de nouveau Pépin le Bref, qui, par reconnaissance, passa en Italie à la tête d’une armée nombreuse pour combattre Astolphe, roi des Lombards. Cette première expédition ne fut pas décisive : Pépin ne se rebuta point, et la seconde fois qu’il passa en Italie, il dicta la paix en vainqueur et donna en propriété l’exarchat de Ravenne au saint-siège.

Ainsi ce roi établit le premier le pouvoir temporel des papes, comme il avait le premier reconnu en eux le droit d’interpréter la volonté du ciel sur la disposition des couronnes. Au reste, Pépin ne s’appauvrissait pas en élevant les papes jusqu’à la souveraineté ; car il disposait en leur faveur d’une principauté qui appartenait aux empereurs de Constantinople, et c’est ainsi que tous les États de l’Europe moderne se sont formés des débris de l’empire.

Il n’est pas sans intérêt de remarquer qu’au moment où le pape devenait souverain en Italie aux dépens de l’empire, les Sarrasins commençaient à s’approcher de Constantinople dans le dessein de s’en emparer. De son côté, Pépin était attaqué par les barbares du Nord, qui cherchaient dans des climats plus heureux les richesses que leur refusait la nature, et se battaient pour le pillage, en attendant qu’ils trouvassent l’occasion de former des établissements ; on les verra reparaître sous Charlemagne et ses successeurs, assiéger Paris, occuper les plus belles provinces, sans que les Français, éclairés par tant de désastres, s’aperçoivent qu’ils ne sont faibles contre des ennemis qu’ils méprisaient autrefois qu’à proportion de l’affaiblissement du pouvoir royal.

Pépin, toujours vainqueur et toujours agité, mourut d’hydropisie à Saint-Denis, où il fut enterré le 23 septembre 768, à l’âge de 54 ans. Il partagea la France entre ses deux fils, Carloman et Charles, depuis appelé Charlemagne ; mais les dispositions qu’il avait faites furent modifiées par les seigneurs, dont le consentement était nécessaire en tout depuis que l’usurpation avait anéanti les coutumes apportées dans les Gaules par les Francs ; aussi ne doit-on pas s’étonner si les assemblées de la nation vont toujours en se multipliant jusqu’au triomphe du régime féodal : là ou il n’y a plus ni lois réputées ni coutumes établies, il faut bien faire parler les hommes.

Un bel esprit du temps de saint Louis a trouvé admirable de mettre sur le tombeau du fondateur de la seconde dynastie des rois de France : Pépin, père de Charlemagne ; c’est son moindre titre à la gloire. Il fut brave, libéral, actif comme l’avaient été ses aïeux ; mais il l’emporta sur tous les rois de sa dynastie par l’art de connaître les hommes, de juger les circonstances ; et par cette souplesse d’esprit qui, chez les ambitieux, s’unit naturellement au besoin de dominer, Charles Martel fut plus grand que lui, parce qu’il méprisa des grandeurs tout ce qui ne s’obtient pas par le courage et la fermeté du caractère : Charlemagne crut nécessaire d’imiter la politique de Pépin, et peut-être ne s’aperçut-il pas que les moyens par lesquels on fonde un empire ne sont pas toujours ceux qui aident à le conserver.

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Mort de Charles Martel
Pépin III le Bref Maire du palais de Neustrie
Carloman de France Maire du palais d'Austrasie
Mort de Théodebald de Francie
Griffon Comte de Vexin
Mariage d'Odilon de Bavière avec Hiltrude de France
Charles Martel, avant de mourir, partage le Regnum Francorum entre ses deux fils légitimes de sa première femme Rotrude :
Carloman de France hérite de l'Austrasie, de la Souabe et de la Thuringe,
Pépin III le Bref hérite de la Neustrie, la Bourgogne et la Provence.
Charles Martel meurt au palais de Verberie à Quierzy-sur-Oise en Picardie, le 22 octobre 741.
Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis.
Les deux fils de Charles Martel, Carloman de France et Pépin III le Bref, héritent ensemble de la charge de maire du palais.
Pépin III le Bref devient maire de celui de Neustrie.
Carloman de France reçoit l'Austrasie, la Souabe et la Thuringe, qu'il gouverne en souverain, mais sans prendre le titre de roi.
Carloman de France et Pépin III le Bref se partagent alors le pouvoir du royaume franc, et dirigent le pays à deux. Ils luttent tout d'abord pour ramener la stabilité aux frontières.
Théodebald de Francie meurt en 741 probablement assassiné par ses cousins, Carloman et Pépin III le Bref.
Griffon devient Comte de Vexin en 741.
Swanahilde de Bavière et Griffon, réclame sa part de l'héritage.
Hiltrude de France profite des troubles pour quitter le royaume des Francs et se réfugier en Bavière.
Odilon de Bavière épouse Hiltrude de France. Leur enfant est :
Tassilo ou Tassilon III de Bavière (742-794), Duc des Bavarois.
Carloman de France et Pépin III le Bref, frères d'Hiltrude de France, s'opposent à ce mariage.
Odilon de Bavière, Hunald Ier de Gascogne et Griffon conteste le partage du royaume franc et forment une coalition de mécontents contre Carloman de France et Pépin III le Bref.


Naissance de Guillaume Ier de Gellone
Guilhem ou Guillaume Ier de Gellone ou Guillaume Ier le Grand dit au Court Nez ou le saint naît vers 742 ou 752 ou 755, fils de Thierry Ier d'Autun et d'Aude de France.
Élevé avec les enfants de Pépin III le Bref, Guillaume Ier de Gellone se fait remarquer par son habileté dans les armes et se lie d'amitié avec l'un d'eux, Charlemagne, son cousin.


Naissance de Charlemagne
Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne naît le 2 avril 742 ou 747 au château d'Ingelheim à Aix-la-Chapelle, fils de Pépin III le Bref et de Berthe Au Grand Pied, Reine de Laon.


Prise de Loches et de Bourges
En 742, les fils de Charles Martel, Carloman de France et Pépin III le Bref livrent bataille contre Hunald Ier de Gascogne, Duc d'Aquitaine. Ils envahissent l'Aquitaine et occupent Bourges, Loches et s'arrêtent au Vieux-Poitiers.


Childéric III d'Austrasie Roi des Francs
En 743, le clergé et plusieurs peuples, que Pépin III le Bref tient en soumission, mettent en cause sa légitimité.
Pépin, sort Childéric III d'Austrasie, fils de Chilpéric III, du monastère où il est enfermé et lui permet d'occuper le trône dont Charles Martel l'a spolié.
Carloman de France et Pépin III le Bref pensent sans doute ainsi affermir leur autorité. En réalité, c'est toujours Pépin III le Bref qui gouverne.
Childéric III d'Austrasie est le dernier Roi mérovingien.
Childéric III est surnommé l'Insensé, soit qu'il le soit en effet, soit qu'on ait voulu le faire croire au peuple.


Concile de Soissons
Un second concile est organisé par Pépin, en 744 à Soissons (Neustrie) qui prend les mêmes décisions que le concile d'Austrasie.


Abdication de d'Hunald Ier de Gascogne Duc d'Aquitaine
Waïfre de Gascogne Duc d'Aquitaine.
Mort d'Hatton de Gascogne
En 745, Pépin III le Bref et Carloman de France les deux frères obligent Hunald Ier de Gascogne à abdiquer.
Hunald Ier de Gascogne crève les yeux, son frère Hatton, coupable d'être resté fidèle à Pépin III le Bref et Carloman de France.
Hunald Ier de Gascogne se retire au monastère de l'île de Ré.
Waïfre de Gascogne, son fils, lui succède et devient Duc d'Aquitaine et reprend la lutte.
Hatton de Gascogne meurt après 745.


Retraite de Carloman de France
Pépin III le Bref Maire du palais d'Austrasie
En 747, las de tant de combats, très influencé par Boniface de Mayence, Carloman de France renonce au pouvoir. Il abandonne à Pépin III le Bref, son frère, Ses provinces;
Il fait un passage à la cour du pape Zacharie, où il demande la cléricature.
Il prend sa retraite et se fait moine à l'abbaye du Mont-Cassin OU Monte-Cassino. Il cède la mairie d'Austrasie à Pépin III le Bref qui reste seul maître.

Mort d'Odilon de Bavière
Griffon Duc de Bavière
Soulèvement de Griffon
Tassilon III de Bavière Duc de Bavière
Hiltrude de France Régente du duché de Bavière
Odilon de Bavière meurt le 18 janvier 748.
Hiltrude devient alors régente. Elle accueille Griffon, que Pépin III le Bref vient de libérer.
Griffon s'empare du duché et se fait reconnaître Duc de Bavière. Il se soulève alors contre Pépin III le Bref, avec dans ses troupes, les Bavarois, Saxons et Allemands.
Griffon est battu mais obtient Le Mans en compensation.
Pour remplacer Griffon, Pépin III le Bref reconnait Tassilon III de Bavière comme Duc de Bavière, ou plus exactement des Bavarois ou Bavarii.
Hiltrude de France assure la régence du duché de Bavière pour le compte de Tassilon III de Bavière.
En 748, Waïfre de Gascogne veut acquérir son autonomie dans son duché, accueille favorablement Griffon qui vient se réfugier chez lui. Ensemble, ils vont lutter contre le roi des Francs.

Ambassade de Pépin III le Bref auprès du Pape
Grâce à Boniface de Mayence, son légat, qui lui rend exactement compte de toutes ses actions, Zacharie a d'excellentes relations avec les Francs.
En 750, Pépin III le Bref envoie une délégation franque auprès du pape Zacharie, pour lui demander l'autorisation de mettre fin au règne des mérovingiens, et de prendre la couronne à la place de Childéric. Zacharie accepte en déclarant que :
Doit être roi celui qui exerce la réalité du pouvoir.

Déposition de Childéric III d'Austrasie
Childéric III d'Austrasie Prisonnier au monastère de Saint-Bertin
Pépin III le Bref Roi des Francs
Sacre de Pépin III le Bref
En novembre 751, Pépin III le Bref dépose Childéric III d'Austrasie sans effusion de sang et demeure seul maître de la monarchie.
Childéric III d'Austrasie est tonsuré. Il perd les cheveux longs, signe de pouvoir chez les Francs.
Childéric III d'Austrasie est enfermé dans l'abbaye de Saint-Bertin à Saint-Omer où il finira ses jours.
C'est la fin des Mérovingiens.
En novembre 751, las des descendants de Clovis, les Leudes, une assemblée des principaux évêques et nobles de Francie occidentale (la France du nord), par acclamations, proclament Pépin roi des Francs au champ de mai de Soissons.
Mais si Pépin n'a pas la légitimité de la succession naturelle de père en fils. Cette continuité est assurée par le sacre royal, par l'onction symbolisant le baptême de Clovis Ier et l'alliance particulière entre l'Église et le roi des Francs.
L'évêque Boniface de Mayence, son conseiller diplomatique, archevêque de Mayence, donne l'onction au nouveau Roi en marquant son front avec de l'huile sainte (le Saint-Chrême) à Soissons en novembre 751.
Par cette onction, le roi des Francs est désormais investi d'une mission de guide militaire et religieux, et détient la force morale du droit divin, c'est-à-dire la charge de "diriger les peuples que Dieu lui confie".
Mais cette légitimité a un coût, celui de la fidélité à l'Église et à celui qui la dirige, le pape Zacharie, qui de Rome, a donné son assentiment au changement de dynastie.
Pépin III le Bref se fait sacrer une deuxième fois, en décembre 751, à Mayence pour l'Austrasie, toujours par Boniface de Mayence.
Pépin III le Bref disgracie les membres de la famille des Étichonides.
L'Alsace se trouve divisée en deux comtés : le Nordgau et le Sundgau.


La Provence administrée par Pépin III le Bref et Charlemagne
Les rois francs administrent fermement la Provence sous Pépin III le Bref et Charlemagne. A cette période, la vie agricole connaît un nouvel essor.


Prise de Vannes
Création de la Marche de Bretagne
Roland de Roncevaux Marquis de Bretagne
Gui Comte de Vannes
À l'avènement de Pépin III le Bref, nous retrouvons nos plous bretons plus décidés que jamais à se battre contre les Francs qui veulent leur faire payer un tribut annuel et qui effectuent des razzias fréquentes sur leur territoire. En 753, Pépin III le Bref vainc les Bretons et prend Vannes. Pour contenir les Bretons, il organise une zone tampon sous administration militaire, la Marche de Bretagne composée du Vannetais, du Nantais, du Rennais et d'un bout du Maine. Vannes en est la capitale.
Le titre de marquis correspond à un commandement militaire, sur une région frontière (dite marche ou marquisat) dont l'autorité s'étend sur plusieurs comtés. Dans les pays germaniques, le titre équivalent est Margrave.
Roland de Roncevaux est nommé préfet ou comte de la marche de Bretagne.
Gui, fils de Gui Nantes, est nommé Comte de Vannes.


Rencontre d'Étienne II et de Pépin III le Bref
Traité de Quierzy-sur-Oise
Étienne II se met en quête d'un protecteur militaire. Or Pépin III le Bref, roi des Francs, est redevable à la papauté qui a légitimé le renversement des Mérovingiens. Étienne II se résout à se rendre auprès du roi des Francs pour lui demander une aide militaire. C'est la première fois qu'un pape entreprend pareil voyage. Il n'a pas d'autre choix. Étienne se met donc en route pour le rencontrer et au passage, tente une ultime négociation avec Astolphe, qui échoue.
En plein hiver de 753 à 754, Étienne traverse donc les Alpes.
Le 6 janvier 754, au palais de Ponthion, au sud de la Champagne, Pépin III le Bref, vient au-devant de lui et avec déférence, prend la bride de son cheval. Habile politique, il reproduit de la sorte le geste d'allégeance de l'empereur Constantin le Grand à l'égard du pape Sylvestre Ier.
Étienne II propose à Pépin une alliance par laquelle il confirmerait par un second sacre, fait par lui-même, la grâce divine sur le roi des Francs et sur ses fils.
L'accord définitif se fait le 14 avril 754, à Quierzy-sur-Oise, au nord de Paris.
Le pape reconnaît la dynastie carolingienne et approuve la relégation au couvent qui a été imposée au roi mérovingien
En échange, Pépin III le Bref s'engage à intervenir contre les Lombards.
L'Exarchat de Ravenne, la Corse, la Sardaigne et la Sicile, possession théorique de l'Empereur sont données au pape pour le mettre à l'abri de toute agression.
Les États pontificaux sont ainsi créés.


Sacre pontifical
Le 27 ou le 28 juillet 754, le pape gagne l'abbaye de Saint-Denis, au nord de Paris, que 1 000 liens affectifs rattachent à Pépin III le Bref et à sa famille.
Étienne II y sacre Pépin III le Bref avec éclat et lui confère les titres de roi des Francs et de Patrice des Romains ("Patricius Romanorum").
Les fils et héritiers de Pépin III le Bref : Carloman et Charles (le futur Charlemagne), sont aussi sacrés par la même occasion, ce qui légitime la future lignée carolingienne.
Leur mère, Berthe Au Grand Pied, est bénie par le souverain pontife.
Le pape, par cet acte, établit un lien entre l'onction faite aux rois de l'Ancien Testament et celle des rois de la nouvelle dynastie. Pendant le millénaire qui va suivre, tous les souverains de France vont se réclamer de cette cérémonie pour se faire sacrer à leur avènement. La légitimité des rois des Francs est désormais de droit divin et ne dépend plus exclusivement des seigneurs francs, électeurs de leur roi. Le principe de cette royauté de droit divin va durer en France sans interruption pendant 1 100 ans.
En confirmant la royauté de Pépin III sur les Francs et en lui conférant lui-même l'onction, le pape prend ses distances avec l'empereur byzantin. C'est le début d'un long conflit entre la papauté et l'empereur byzantin et le patriarcat de Constantinople. Le Saint-Siège s'en remet désormais pour sa sécurité aux souverains francs. C'est le début d'une longue collaboration, bien que souvent orageuse, avec les Carolingiens et leurs lointains héritiers du Saint Empire romain germanique.
Pépin III le Bref se voit obligé, pour satisfaire le pape Étienne II de rompre l'alliance qui le liait aux Lombards.
L'envoi d'une délégation auprès des Lombards, le 14 octobre 754, ne suffit pas à calmer leurs revendications.

Réforme monétaire
En 754, Pépin III le Bref lance une réforme monétaire.

Prise de Pavie
Lois d'Astolphe
En 755, Pépin III le Bref traverse les Alpes pour combattre Astolphe. Pavie est prise.
Il est probable que le roi franc évite de trop affaiblir les Lombards afin de les conserver comme alliés éventuels.
À travers les lois d'Astolphe en 755, l'influence du droit romain grandit à la cour de Pavie ce qui peut prouver une certaine romanisation des Lombards, de la noblesse et de la cour royale du moins.


Siège de Rome
Donation de Pépin
Création des États pontificaux
Mais en 756, Astolphe, Roi des Lombards, s'allie avec le Duc de Bénévent pour assiéger Rome. Étienne II parvient à demander du secours aux Francs par voie de mer. Pépin vient de nouveau assiéger Pavie, contraignant Aistulf à lever le siège de Rome.
Astolphe doit alors promettre de rendre les territoires pris par ses troupes. Pépin confirme par écrit ses promesses : c'est la donation de Pépin. Fulrad, abbé de Saint-Denis, se voit confier la tâche de prendre possession de ces territoires au nom du pape. Il en dépose ensuite les clefs sur le tombeau de Saint Pierre, faisant ainsi de ces territoires le "patrimoine de Saint Pierre". Ainsi naissent les États pontificaux.

Transfert du corps de Saint-Germain de Paris
Le 25 juillet 756, en présence du roi Pépin III le Bref et de Charlemagne, son fils, le corps de Saint-Germain est transféré de la chapelle Saint-Symphorien de l'atrium dans le chœur, derrière l'autel de la sainte Croix, suite à l'affluence des pèlerins qui viennent lui rendre hommage.
L'église est désormais uniquement connue comme Saint-Germain-des-Prés

Troisième campagne contre les Lombards
Didier de Lombardie attaque ensuite le pape Etienne II. En 757, Pépin III le Bref mène une nouvelle campagne contre les Lombards couronnées à nouveau de succès.

Origine des états du Pape
En 758, Pépin III le Bref lancer une nouvelle campagne et parvient finalement à repousser les Lombards hors de l'exarchat de Ravenne.
À l'issue de ces expéditions, Pépin III le Bref livre au pape les territoires conquis, appelés depuis le patrimoine de Saint-Pierre, soit 22 villes de l'Italie centrale, dont Ravenne, Pérouse et les provinces d'Émilie et de la Pentacole qui viennent s'ajouter à Rome, formant ainsi le noyau des États pontificaux.
Après cette victoire, Pépin III le Bref multiplie les efforts diplomatiques pour tenter de rétablir un semblant de paix entre les Lombards et Rome.

Prise de Narbonne et Carcassonne
Pépin III le Bref chasse définitivement les arabes de la septimanie, province du royaume franc, tâche achevée en 759, avec la prise de Narbonne et de Carcassonne.


Girard Ier de Paris Comte de Paris
Girard Ier de Paris est fait Comte de Paris par Pépin III le Bref en 759 ou 760.


Campagnes de Pépin III le Bref en Aquitaine
Pépin III le Bref envahit l'Aquitaine en 760 afin de faire respecter à Waïfre de Gascogne les droits du clergé.
Waïfre de Gascogne se révolte de nouveau en 761, provoquant une réaction punitive de Pépin III le Bref. Le scénario se reproduit chaque année jusqu'en 768, provoquant à chaque fois une réaction punitive de Pépin.


Campagnes contre le duc d'Aquitaine
En 765 et 766, Pépin III le Bref mène de nouvelles campagnes annuelles contre le Duc d'Aquitaine.


Remise en cause de la donation d'Anizy-le-Château
Pépin III le Bref veut revenir sur la donation d'Anizy-le-Château à Clovis Ier, mais il finit par se rendre aux remontrances de Bernicon, évêque Laon, et du chapitre et à renoncer à ses prétentions.


Prise de Toulouse
Lors d'une nouvelle campagne, les Aquitains, repliés derrière la Dordogne, se font prendre à revers par la Septimanie. Waïfre de Gascogne est battu par Pépin III le Bref qui prend Toulouse en 767.

Mort de Waïfre de Gascogne Duc d'Aquitaine et de Vasconie
Mort d'Aznair Remistan de Gascogne
Loup II de Gascogne Duc de Vasconie
Pépin III le Bref s'empare de Bordeaux et réussit à capturer la mère, la sœur et les nièces de Waïfre de Gascogne.
Sur le point de rendre les armes, Waïfre de Gascogne meurt en Périgord le 2 juin 768 assassiné.
Pépin III le Bref le tue de ses propres mains. D'autres disent qu'il est assassiné par Waratton, un de ses fidèles lieutenants qui s'est rallié à la royauté franque.
Waïfre aurait été inhumé sous l'impressionnante motte féodale de Vaudu au sud-est de La Roche-Chalais entre Saint-Michel-l'Écluse-et-Léparon et Saint-Christophe-de-Double.
Aznair Remistan de Gascogne meurt en 768 par ordre de Pépin III le Bref.
L'Aquitaine repasse sous domination franque. Mais, la Vasconie reste indépendante.
Les Vascons élisent Loup de Gascogne, fils d'Eudes de Gascogne, alors âgé d'environ 53 ans, comme Duc de Gascogne.


Réception des ambassadeurs du Calife de Bagdad
En 768, le Roi Pépin III le Bref vient rejoindre à Chantoceaux Berthe Au Grand Pied, sa femme, pour les fêtes de Pâques et y reçoit les ambassadeurs du Calife de Bagdad.
Sources :
  1. WIKIPEDIA, https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9pin_le_Bref
  2. André ALLAIGRE (andreallaigre )
715 :
Baptême - Grevenmacher, Canton de Grevenmacher, Grevenmacher, LUXEMBOURG
1er août 744 :
Mariage (avec Bertrade DE LAON) - Choisy-au-Bac, 60750, Oise, Picardie, FRANCE
Pépin III Le Bref (alors Maire du Palais) épouse en 740 ou vers 744 ou 749 Berthe Au Grand Pied. Leurs enfants sont :
Gérard Ier de Paris (735-779),
Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne de France (2 avril 742 ou 747-28 janvier 814), Roi des Francs en 768, Roi Des Lombards en 774, Empereur d'Occident en 800, qui épousera ou aura pour concubine :
en 767 ou 768 Hilmitrude,
en 770 Désirée de Lombardie,
vers 771 Hildegarde de Souabe,
en 783 Fastrade de Franconie,
vers 796 Liutgarde d'Alémanie,
vers 800 Régina,
vers 802 Madelgarde,
vers 808 Gerswinde de Saxe,
vers 806 Adélaïde,
Carloman Ier de Francie ou II d'Austrasie (vers 751-4 décembre 771), Roi des Francs en 768, qui épousera en 768 Gerberge de Lombardie,
Hermengarde de France (né en 750) qui épousera Isembart II d'Altdorf,
Hicterius de Mercoeur (née en 751), Roi de Neustrie et de Bourgogne le 9 octobre 768, Seigneur d'Auvergne en 778,
Ghirlanda ou Ghirla ou Isbergue ou Gisèle de France dite la lépreuse (757-810), Abbesse de l'Abbaye de Chelles,
Pépin de France (759-761),
Ade de France (née en 759)
Berthe de France qui épousera Milon d'Angers,
Rothaïde de France (née en 744)
Rothaïde,
Adélaïde de France (née en 746).
28 septembre 768 :
Décès - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Cause : Hydropisie
Pépin III le Bref meurt à 53 ans, le 14 ou le 24 septembre 768, à Saint-Denis après avoir partagé le royaume, suivant la vieille coutume franque. Il est enterré à l'abbatiale de Saint-Denis.

Le royaume est partagé entre les fils de Pépin III le Bref et de Berthe Au Grand Pied:

Charles, futur Charlemagne,
Carloman Ier de Francie.

Carloman Ier de Francie est couronné Roi d'Austrasie le 5 octobre 768 à Soissons. Il est roi de Bourgogne, Provence, Septimanie et Alsace

Charlemagne est couronné Roi de France le 9 octobre 768 à Noyon sous le nom de Charles Ier.

La capitale de Charles est fixée à Noyon, celle de son cadet à Soissons, à quelques kilomètres de distance !

Malgré cette proximité, les relations entre les deux frères sont tendues.

Charles, plus actif que son frère, supporte mal de n'avoir reçu que la part la plus pauvre de ce royaume immense qui s'étend de part et d'autre du Rhin.
Source : Guy BASTIN (nobily )
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Pépin le Bref (714-768) : maire du palais, ce fut lui qui mit fin au simulacre qui depuis plus d’un siècle maintenait artificiellement la dynastie mérovingienne. En 751, c’est par un coup d’Etat légitimé par le pape qui a besoin du bras armé des Pippinides qu’il se fait sacrer roi des Francs. C’est donc en roi qu’il se fit inhumer dans la basilique Saint-Denis, rejoint plus tard par son épouse, Berthe, dite « aux grands pieds ». Leurs deux gisants, présents dans la basilique, furent commandés par Saint-Louis vers 1263.

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