🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
🏛️ Éclaireur des temps anciens
Toutes les personnes
Rechercher dans tous les arbres
Charles Martel DE HERSTAL ◉ Sosa : 1 871 261 704
Charles Martel DE HERSTAL
◉ Sosa : 1 871 261 704
- Né le 26 août 686 - Andenne, 5300, Namur, Wallonie, BELGIQUE
- Décédé le 26 octobre 741 - Quierzy, 02300, Aisne, Picardie, FRANCE, à l'âge de 55 ans
- Inhumé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
- Duc d'Austrasie, Maire du palais d'Austrasie (717 - 22 octobre 741), Dux et princeps francorum
Parents
- Pépin II DE HERSTAL 635-714
- Alpaïde DE BRUYERES ~660-714
Union(s) et enfant(s)
-
Marié en 714, avec
Rotrude DE TREVES DE HESBAYE 695-724
dont
- Landrade DE HERSTAL 710-?
- Gisèle DE HERSTAL 712-?
- Carloman DE HERSTAL 714-754
- Pépin III CAROLINGIEN 715-768
- Hiltrude DE HERSTAL 720-754
- Marié en 714, avec Rothaide FRANCIE 695-?
-
Marié en 725, avec
Swanahilde DE BAVIERE 705->741
dont
- Rothaide DE HERSTAL 725-?
- Griffon DE HERSTAL 726-753
-
Marié en 730, avec
Chrotais DE GELLONE 710->755
dont
- Hieronymus Jérôme DE HERSTAL MARTEL 718->775
- Aude DE HERSTAL 724-793
- Bernard DE HERSTAL ~725-809
- Rémy DE ROUEN 727-772
Frères et sœurs
- Childebrand Ier DE BOURGOGNE 675-752
- Charles Martel DE HERSTAL 686-741
Demi-frères et demi-sœurs
- Drogon DE CHAMPAGNE 670-708 (par Pépin II DE HERSTAL)
- Grimoald II CAROLINGIEN ~675-714 (par Pépin II DE HERSTAL)
Événements
- 26 août 686 :
-
Naissance - Andenne, 5300, Namur, Wallonie, BELGIQUE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Martel
Maire du Palais d’Austrasie : 717-741. Maire du Palais de Neustrie : 719-741.
Gouverne toute la France (sous Thierry IV, roi symbolique) : 721-737.
Gouverne toute la France sans roi : 737-741
Dynastie des Pippinides, origine des Carolingiens.
Charles Martel n'a jamais eu le titre de roi, Il est le père de Pépin le Bref et le grand père de Charlemagne,
Charles Martel était un homme d'état et chef militaire Franc qui, en tant que Duc des Francs et Maire du palais, était de facto dirigeant de la Francie, de 718 jusqu'à sa mort. Fils de l'homme d'État Franc Pépin de Herstal et d'une noble nommée Alpaïde, Charles affirma avec succès ses prétentions au pouvoir en successeur de son père, et en tant que Maire du palais, dans la politique franque. Continuant et s'appuyant sur l'œuvre de son père, il rétablit le gouvernement centralisé en Francie, et commença la série de campagnes militaires qui rétablirent les Francs comme les maîtres incontestés de toute la Gaule.
Charles Martel (né vers 690 et mort le 16 ou le 22 octobre 741 à Quierzy-sur-Oise) fut le duc d'Austrasie, maire du palais de 717 à 741 et le souverain de facto du royaume des Francs (dux et princeps Francorum, duc et prince des Francs). Il est le fils de Pépin de Herstal, maire du palais d'Austrasie contrôlant les royaumes de Neustrie et de Bourgogne. Il est également le grand-père paternel de Charlemagne. Selon une certaine légende, il serait peut-être né à Andenne, ville située à proximité de Namur, en Belgique.
Évolution du royaume franc de 481 jusqu'à l'Empire franc en 814. À la mort en 714 de Pépin de Herstal dit « Pépin le Jeune », son fils Charles (appelé Charles Martel plus tard) fut tout désigné pour reprendre la charge de maire du palais qu'occupait le défunt, ses deux demi-frères Drogon de Champagne et Grimoald II étant eux aussi morts. Mais aux yeux de Plectrude, la première épouse de Pépin de Herstal, Charles était considéré comme un enfant illégitime parce que né d'Alpaïde, une autre uxor nobilis et elegans (épouse noble et élégante) que Pépin avait prise bien qu'étant déjà marié. Plectrude fit donc tout pour l'écarter du pouvoir et préserver l'avenir de son petit-fils Théodebald (ou Thibaut, Thiaud), le fils de Grimoald II, âgé de six ans à peine, et l'héritier légitime. Elle fit donc enfermer Charles.
Mais c'était compter sans l'opinion des différentes provinces du royaume, qui n'acceptèrent pas de voir une femme les diriger ; les révoltes commencèrent alors à éclater, d'abord en Neustrie en 715, lorsque Rainfroi (Rainfroy ou Ragenfred), maire du palais de Neustrie, battit l'armée de Plectrude en forêt de Cuise, et mena ses troupes jusqu'aux abords de la Meuse. Ce fut ensuite le peuple du Nord de l'Italie qui se souleva et se rallia à la Neustrie. Puis ce fut au tour des Saxons et des Austrasiens…
C'est à ce moment que Charles parvint à s'évader (715), et à prendre la tête des révoltés d'Austrasie. Il dut tout d'abord affronter les Neustriens de Chilpéric II et de Rainfroi : après deux batailles victorieuses (Amblève - 716, Vinchy - 21 mars 717), il les repoussa jusqu'à Paris. Puis il se dirigea vers Cologne, que Plectrude avait choisie pour s'installer avec son petit-fils. Celle-ci n'eut d'autre option que de reconnaître sa défaite et de livrer la mairie d'Austrasie à Charles.
Pacification du royaume franc Aussitôt au pouvoir, Charles opéra de grands changements dans son entourage, installant sur le trône d'Austrasie Clotaire IV, et renvoyant Rigobert, l'évêque de Reims favorable à Plectrude. Puis, petit à petit, il essaya de reprendre le contrôle de tout le royaume franc, mais il dut à nouveau affronter la Neustrie. Il réussit à vaincre Rainfroi qui s'était pourtant allié avec le duc Eudes de Gascogne. Le 14 octobre 719, il remporta sur eux une première victoire à Néry, entre Senlis et Soissons, puis à Orléans.
Il entreprit également de repousser la frontière de l'est du royaume : de 720 à 738, il conquit ainsi l'Autriche et le sud de l'Allemagne. En 734, à la bataille de la Boarn (Boorne), les Frisons commandés par le roi Poppo (674-734) furent mis en défaite par les Francs, qui conquirent la partie occidentale des Pays-Bas jusqu'à la Lauwers.
À la mort de Clotaire IV en 719, il fut tout de même obligé de remettre sur le trône Chilpéric II. Mais celui-ci mourut en 721. Charles appela alors le fils de Dagobert III, Thierry IV, retiré à l'abbaye de Chelles, et l'installa sur le trône.
En 732, lors de la Bataille de Poitiers, il affronta les armées omeyyades du gouverneur d'Al-Andalus, l'émir Abd el Rahman. En effet, depuis 711, les musulmans occupaient la péninsule Ibérique, et poursuivaient progressivement leur avancée vers le Nord, au-delà des Pyrénées, si bien qu'à partir de 725, ayant déjà conquis le Languedoc, ils s'emparèrent de la vallée du Rhône, mettant à sac la ville d'Autun (le 22 août 725), et assiégeant sans succès, en territoire franc, la ville de Sens.
À la suite de l'intervention du duc d'Aquitaine, Eudes, qui les arrêta une première fois à Toulouse, en 721, les premières tentatives furent repoussées. Fort de sa victoire, le duc d'Aquitaine voulut prévenir le retour des musulmans d'Espagne en s'alliant à Munuza, gouverneur berbère et musulman de la Septimanie. Munuza était en révolte contre ses coreligionnaires d'Espagne. Eudes lui donna sa fille en mariage. Mais Munuza fut tué en affrontant le gouverneur d'al-Andalus Abd el-Rahman qui, dans la foulée, lança une expédition punitive contre les Aquitains. Il engagea donc en 732 une double offensive en Aquitaine, du côté de la Gascogne, et dans la vallée du Rhône.
Cette fois, le duc Eudes ne put les arrêter seul, et demanda à Charles de venir à son aide. Le 19 octobre 732, les armées de Charles et du duc réunies faisaient face à la razzia à Moussais, sur l'actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, au sud de Châtellerault. Charles fit tout pour éviter l'affrontement mais encouragea le pillage aux alentours, ce qui eut pour double effet de saturer de butin les Sarrasins et de les rendre moins mobiles. Après six jours d'observation, la bataille s'engagea le 25 octobre et fut assez brève. Charles tua leur chef Abd el-Rahman, ce qui décida les troupes sarrasines à prendre le chemin du retour. Selon d'autres sources, Abd el-Rahman n'aurait pas été tué à la bataille de Poitiers mais aurait simplement reflué vers ses bases arrières de Narbonne. Poursuivi par les troupes franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée à Loupchat au pied de la falaise du Sangou, dans le Lot, en 733.
Selon certains auteurs, c'est à la suite de cette victoire que Charles fut surnommé Martel (en ancien français et en occitan signifie « marteau »), puisqu'il avait violemment écrasé les troupes musulmanes, tel un marteau — le « marteau d'armes » étant aussi une arme de combat. En tout état de cause, il est certain que ce surnom a surtout « frappé » les esprits, ce qui a contribué à la création du mythe de Charles Martel. Ainsi, selon l'historien allemand Karl Ferdinand Werner, la Provence fut si bouleversée par les exactions de Charles Martel que le surnom « Martel-Marteau » pourrait venir de là et non de la victoire contre les musulmans. L'historien Mohammed Arkoun remarque que les écrits contemporains sont muets sur des pillages faits par les Francs en Aquitaine peu après la bataille, parce que leur existence est contestée.
Les troupes musulmanes ne sont pas, pour autant, battues sur tous les fronts. Elles prennent Avignon et Arles en 735, puis attaquent la Bourgogne. Beaucoup de seigneurs bourguignons, dont le duc Mauronte, « pactisent » alors avec les musulmans, mais Charles Martel parvint à les refouler dans le sud de la vallée du Rhône en 736. La Provence s'était déjà soulevée contre l'autorité de Pépin de Herstal et de Charles Martel dans les années 714-716 avec le patrice Antenor.
En 737, Charles Martel reprend Avignon avec son frère Childebrand, mais n'arrive pas à faire de même avec Narbonne. Il remporte une importante victoire (bataille de la Berre) près de l'étang de Bages-Sigean, à l'embouchure de la rivière Berre, dans l'Aude, contre les troupes musulmanes d'Espagne d'Omar ben Chaled. Cette victoire permit d'arrêter les incursions des musulmans au sud de la France et de réduire la présence musulmane à Narbonne et à certaines forteresses de Provence.
En 739, il s'allie aux Lombards pour reprendre la Provence. Tous ceux qui avaient alors collaboré avec les Sarrasins sont châtiés et leurs biens donnés aux guerriers francs. Les musulmans ne possèdent alors plus que Narbonne, prise en 759 par Pépin le Bref. Ces batailles ont grandement contribué à unifier le royaume franc autour de Charles.
Le triomphe de Poitiers acheva de faire de Charles Martel le maître du royaume. Il en profita pour lui donner une solide organisation militaire. Jusqu'à lui, l'armée ne s'était composée que des hommes libres, levés dans les comtés en temps de guerre. C'était une simple milice de fantassins, s'équipant à leurs frais, difficile à réunir, lente dans ses mouvements. Après Poitiers, Charles résolut de créer, à l'exemple des Arabes, une cavalerie qui put se porter rapidement au-devant de l'ennemi et remplacer l'avantage du nombre par celui de la mobilité. Une telle nouveauté supposait une transformation radicale des usages antérieurs. On ne pouvait imposer aux hommes libres ni l'entretien d'un cheval de guerre, ni l'acquisition du coûteux équipement de cavalier, ni le long et difficile apprentissage du combat à cheval.
Pour atteindre ce but, il fallait donc créer une classe de guerriers possédant les ressources correspondant au rôle qu'on attendait d'eux. Une large distribution des terres fut faite aux vassaux les plus robustes du maire du palais, qui n'hésita pas à séculariser, à cette fin, bon nombre de biens d'Église. Chaque homme d'armes gratifié d'une tenure ou, pour employer le terme technique, d'un bénéfice, fut tenu d'y élever un cheval de guerre et de fournir le service militaire à toute réquisition. Un serment de fidélité renforça encore ces obligations. Le vassal qui n'était au départ qu'un serviteur devint ainsi un soldat dont l'existence fut assurée par la possession d'un lopin de terre. L'institution se répandit très rapidement dans tout le royaume. Les immenses domaines de l'aristocratie permettaient à chacun de ses membres de se constituer une troupe de cavaliers, et ils n'y manquèrent pas. Le nom primitif de bénéfice disparut un peu plus tard, remplacé par celui de fief. Mais l'organisation féodale elle-même, pour l'essentiel, se trouve dans les mesures prises par Charles Martel. Ce fut la plus grande réforme militaire que l'Europe ait connue avant l'apparition des armées permanentes. Elle devait d'ailleurs exercer une répercussion profonde sur la société et sur l'État. Dans son fond, elle n'était qu'une adaptation de l'armée à une époque où le grand domaine dominait toute la vie économique et elle eut pour conséquence de donner à l'aristocratie foncière la puissance militaire avec la puissance politique. La vieille armée des hommes libres ne disparut pas, mais elle ne constitua plus qu'une réserve à laquelle on recourut de moins en moins.
Charles Martel divise le royaume entre Pépin et Carloman (BNF). À la mort du roi Thierry IV (737), Charles, fort de son très grand pouvoir, décida de ne pas lui choisir de successeur, le rôle des monarques mérovingiens étant devenu totalement insignifiant. Il prit donc réellement le pouvoir du royaume franc, et régna donc ainsi en toute illégalité jusqu'à sa mort.
À sa mort, son pouvoir fut partagé entre ses deux fils :
Carloman obtient l'Austrasie, l'Alémanie et la Thuringe.
Pépin le Bref obtient la Neustrie, la Bourgogne et la Provence.
Bien qu'il n'obtînt jamais le titre de roi, il eut malgré tout plus de pouvoir que les souverains francs de l'époque, la dynastie mérovingienne était déjà à ce moment en pleine décadence. Son pouvoir marque les prémices de la lignée carolingienne, confirmée par le sacre de Pépin le Bref le 28 juillet 754.
Charles obtint le privilège de reposer après sa mort en 741 à Saint-Denis, dans un imposant sarcophage en marbre au nord du maître-autel de l’abbatiale. Les liens entre la lignée carolingienne et l’abbaye existaient déjà à l'époque de Charles Martel. Charles avait en effet confié l’éducation de ses deux fils aux moines dionysiens et choisi Saint-Denis comme lieu de sépulture. On ne sait exactement où se trouvait celle-ci.
Au xiiie siècle, les restes supposés de Charles et de son fils Pépin le Bref furent ramenés sous la croisée du nouveau transept pour y recevoir les gisants qui existent encore. Entre la translation des cendres royales, ordonnée par Louis IX et effectuée en deux campagnes durant l’année 1264, et la dédicace des nouveaux tombeaux en 1267, trois ans s’étaient écoulés permettant la commande et la réalisation des monuments funéraires.
Ces effigies n’étaient évidemment pas réalistes. Les gisants étaient conçus comme des figures en pied malgré leur position horizontale. Le gisant de Charles Martel le représente comme s'il avait été roi, avec une couronne et un sceptre.
Mariages et enfants Charles Martel a épousé en premières noces Rotrude († 724), probablement robertienne, qui donne naissance à :
Carloman (705/710 † 17 août 754), maire du palais d'Austrasie de 741 à 747, avant de se retirer au monastère du Mont-Cassin ;
Pépin le Bref (v.715 † 768), maire des palais de Bourgogne, de Neustrie (en 741) et d'Austrasie (en 747), roi des Francs de 751 à 768 ;
Hiltrude († 754), mariée en 741 à Odilon, duc de Bavière ;
probablement Landrade ;
probablement Alda, mariée à Théodoric, comte d'Autun, et mère de Guillaume de Gellone.
Il épouse ensuite Chrotais, probable cousine de la précédente, sans que l'on sache si elle est une épouse principale morte peu de temps après ou une épouse secondaire. Chrotais donne le jour à un seul fils :
Bernard († 787), abbé et comte de Saint-Quentin.
Il épouse ensuite en 725 Swanahilde, issue de la maison bavaroise des Agilolfinges, qui donne naissance à :
Griffon (726 † 753), comte du Mans.
Enfin, une concubine inconnue donne naissance à :
Jérôme († ap.775), abbé de Saint-Quentin ;
Rémi de Rouen († 771), évêque de Rouen.
***
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2284
Duc d’Austrasie, à qui le titre de roi a été donné par quelques historiens, par l’auteur de son épitaphe, et qui le fut réellement par l’autorité dont il s’empara et dont il jouit pendant plus de vingt-cinq ans, il était fils de Pépin d’Héristal, autrement appelé Pépin le Gros, et père de Pépin le Bref, qui fonda la seconde dynastie des rois de France.
C’est un des plus grands héros dont les Français puissent s’honorer. Charles Martel venait d’avoir 25 ans lorsque son père mourut (714). La légitimité de sa naissance pouvait être contestée, puisqu’il n’était pas né de Plectrude, femme de Pépin le Gros (Pépin d’Héristal), mais d’une concubine de ce prince, nommée Alpaïde. Le mot concubine n’avait pas alors la signification qu’il a reçue depuis. Plectrude avait été répudiée par Pépin le Gros, qui la reprit dans sa vieillesse ; on conçoit aisément la haine que lui inspirait un fils né de son époux pendant sa disgrâce.
Au moment où elle devint veuve, elle s’empara du gouvernement, dans l’espoir de conserver l’autorité à ses petits-fils, se saisit de Charles Martel, le retint prisonnier à Cologne, où elle faisait sa résidence. Dans les mœurs de cette époque, c’était, pour une femme, une entreprise bien hardie que celle d’exercer le pouvoir de maire du palais. Les Neustriens méprisèrent les premiers l’autorité de Plectrude, en élevant Chilpéric II sur le trône, et Charles Martel, s’étant échappé de sa prison, fut reçu comme un libérateur par les Austrasiens (715), qui l’aidèrent à assiéger dans Cologne la veuve de son père, trop heureuse de se tirer d’embarras en abandonnant à son ennemi les trésors de Pépin et ses trois petite-fils (717).
Ainsi Charles, traité d’abord nomme en enfant illégitime, parvint, sans autre droit que son courage, à être reconnu pour l’unique héritier des biens, des titres et des projets de sa famille : tels furent les exploits de sa jeunesse. Pour arrêter les partis qu’il craignait de voir s’élever contre son autorité naissante, il prit un enfant du sang royal, nommé Clotaire IV, et lui donna le titre de roi d’Austrasie, afin de régner plus commodément sous son nom.
Mais des seigneurs du royaume de Neustrie et de Bourgogne, qui avaient formé le dessein de rappeler les héritiers de Clovis à leur ancienne dignité, ne se méprirent point sur son ambition ; ils déclarèrent la guerre à Charles Martel, qui les battit complètement près de Soissons, en 719. Après cette victoire, il se fit livrer Chilpéric II, se créa maire du palais de Neustrie, et ne s’occupa plus, ensuite, de donner un roi particulier à l’Austrasie, lorsque la mort le débarrassa de Clotaire IV.
Sous l’influence de Charles Martel, Chilpéric II n’était effectivement qu’un fantôme de roi ; mais, en suivant l’usurpation depuis si longtemps méditée par les Pépin, Charles Martel dut se résoudre à ne jamais poser les armes ; car les grands méditaient, de leur côté, le projet de se rendre indépendants, et les Saxons, les Frisons, les Bavarois, tributaires des rois de France, trouvaient, dans la confusion, des intérêts, beaucoup de facilités pour secouer le joug, et des ressources pour se faire craindre, même après avoir été vaincus.
Attaqué, dès la première année de sa puissance, par Radbod, duc des Frisons ligué avec Chilpéric, roi de Neustrie, Charles avait été battu près de Cologne, et obligé de se réfugier, avec une troupe de cinq cents hommes, dans les Ardennes. Vers le même temps, les Saxons avaient fait en France une irruption, dont Charles tira, trois ans après, une éclatante vengeance, en portant le fer et le feu jusque dans leur pays.
Il se vengea plus tard de l’audace des Frisons, et ce ne fut qu’en 735 qu’il porta la guerre dans leur pays, par terre et par mer ; il les défit alors dans plusieurs combats et tua de sa propre main Poppon, leur duc. L’autorité royale était le point auquel la force des événements et le balancement des partis ramenaient toujours : aussi Charles Martel, après la mort de Chilpéric II, se vit-il réduit à proclamer Thierry IV, jeune enfant qui prit le nom de roi, et ne reçut pas même les honneurs de forme qui appartiennent à ce rang.
Les agressions de différents peuples de l’Allemagne obligèrent Charles à passer le Rhin, en 725, avec une nombreuse armée. Il parcourut cette contrée, dompta les Bavarois, et revint chargé de butins, emmenant avec lui la reine Bilitrude, avec sa nièce Ferischilde, qu’il épousa. Trois ans après, ces peuples supportant impatiemment le joug, il fut obligé de marcher encore une fois pour les soumettre, et il était occupé de cette expédition, lorsque les Sarrasins, après avoir pris et pillé Bordeaux, s’avancèrent jusqu’à sur la Loire, ayant à leur tête Abdérame, guerrier auquel la victoire avait toujours été fidèle.
Il fallait lui opposer une armée nombreuse, et il ne restait rien à offrir aux soldats français, les maires du palais ayant laissé envahir les domaines royaux, les fiefs sur lesquels reposait la solde de armée, et prodigué les trésors de l’Etat pour se faire des partisans. Dans la cruelle alternative de perdre la France ou de renoncer à la couronne, en mécontentant les évêques, Charles Martel n’hésita pas ; il dépouilla le clergé pour enrichir les guerriers, marcha droit aux Sarrasins, qu’il rencontra près de Poitiers, le 25 octobre 732, et après un combat qui dura un jour entier, il remporta une victoire complète ; les chroniques du temps portent la perte des Sarrasins à 375 000 hommes, en ajoutant qu’Abdérame, leur chef, y perdit la vie, et que ceux qui échappèrent au carnage ne purent rien emporter du butin qu’ils avaient fait depuis leur entrée en France.
On a répété mille fois que Charles reçut de cette bataille le surnom de Martel, comme s’il se fût servi d’un marteau pour écraser les barbares : c’est un de ces contes populaires que les historiens adoptent sans examen, parce qu’il a l’air d’une explication. Martel et Martin sont un même nom, et l’on sait le respect que les Francs avaient pour saint Martin ; Martel était d’ailleurs un nom particulier dans la famille des Pépin, puisque les deux premiers ducs auxquels les Austrasiens confièrent le soin de les gouverner, lorsqu’ils essayèrent de se séparer du royaume, étaient parents, et que l’un se nommait Pépin, l’autre Martel.
Cette mémorable victoire, à laquelle l’Europe entière dut son salut, ne détruisit pas toute la puissance des Sarrasins en France ; en 737, Charles fut encore obligé d’envoyer contre eux son frère Childebrand, et bientôt il fut lui-même forcé de marcher contre un de leurs rois, nommé Mauronte, qui avait établi en Provence le siège d’un nouvel empire. Après avoir pris d’assaut Avignon, et l’avoir réduit en cendre, il livra une sanglante bataille aux infidèles, sur les bords de la Berre en Languedoc, et mit en fuite Amor, un de leurs chefs, accouru d’Espagne avec de nouveaux renforts. Mais Mauronte occupait encore Marseille, et ce ne fut que l’année suivante (739) que Charles s’empara de cette ville, d’où Mauronte s’enfuit pour ne plus reparaître.
Durant ces glorieuses expéditions, Thierry IV était mort, et Charles Martel, qui ne se faisait point illusion sur le mécontentement qui avait excité la spoliation du clergé, dont les biens alors étaient véritablement le patrimoine des pauvres, n’osa prendre le titre de roi ; il se contenta de n’en point nommer, et gouverna seul, avec une autorité absolue, depuis 737 jusqu’à sa mort, arrivée à Quierzy-sur-Oise, le 22 octobre 741.
Cette époque de l’histoire de France s’appelle interrègne. Quelques mois avant de mourir, Charles Martel avait reçu deux nonces du pape Grégoire III (ce sont les premiers qu’on ait vus en France) ; ils lui apportèrent les clefs du sépulcre de saint Pierre, avec d’autres présents, et lui demandèrent, contre Luitprand, roi des Lombards, des secours qu’il leur promit, mais que la mort ne lui permit pas d’envoyer.
N’ayant pas de titre avoué, Charles Martel en a reçu plusieurs, et les historiens le désignent comme maire du palais, lieutenant du royaume, patrice, duc, prince, consul des Français. D’accord avec le pape Grégoire II, il pensait sérieusement à rétablir en sa faveur l’empire d’Occident ; la mort les surprit l’un et l’autre occupés de ce grand projet, qui fut exécuté par Charlemagne. On ignore l’année de la naissance de Charles Martel ; il se sauva de la prison où le tenait Plectrude, en 715 ; ce qui autorise à croire qu’il vécut à peine cinquante ans. Il fut enterré à Saint-Denis.
Grand entre les héros de sa race, pour avoir méprisé les petites ruses si chères aux ambitieux, il ne voulut rien que par son courage ; il eut toujours les armes à la main, et ne livra jamais une bataille qu’avec des troupes moins nombreuses que celles de ses ennemis. Disposant, à sa mort, de la France comme d’un bien qui lui était acquis, il partagea le royaume entre ses trois fils, Carloman, Griffon et Pépin le Bref, mais sans leur donner un titre qu’il n’avait pas cru devoir prendre lui-même ; aussi y eut-il encore un roi du sang de Clovis, Childéric III.
***
Mort de Grimoald II de Herstal
Mort de Pépin II de Herstal
Charles Martel Prisonnier
Théodebald de Francie Maire du palais d'Austrasie
Révolte contre Théodebald de Francie
En avril 714, Grimoald II de Herstal se rend au chevet de Pépin II de Herstal, son père, malade.
Alors qu'il est en train de prier sur le tombeau de Saint-Lambert à Liège, Grimoald II de Herstal meurt assassiné par Rangar, un homme de main du Duc de Frise.
Grimoald II de Herstal était, selon un chroniqueur de l'époque doux, débonnaire, sage, loyal et droit.
Les deux fils légitimes de Pépin II de Herstal, Drogon et Grimoald II de Herstal, sont déjà décédés. Pépin II de Herstal a 2 autres fils, illégitimes, Childebrand Ier et Charles Martel.
Il craint pour leur vie car sa femme, Plectrude d'Aquitaine, les déteste. Elle se méfie de l'ambition de Charles Martel et souhaite transmettre le pouvoir à l'enfant dont elle est enceinte.
Peu avant sa mort, Pépin II de Herstal désigne Charles Martel comme son seul héritier et successeur.
Le 16 décembre 714, Pépin II de Herstal meurt à Jupille-sur-Meuse, près de Liège, après avoir gouverné le royaume franc pendant 27 ans sous 4 rois.
Refusant de renoncer au pouvoir, la reine Plectrude d'Aquitaine fait emprisonner Charles Martel à Cologne.
Elle tente d'imposer son petit-fils Théodrald ou Théodebald de Francie, 6 ans fils, fils naturel de Grimoald II de Herstal. Plectrude d'Aquitaine assure la régence en son nom.
Elle y parvient en Austrasie, mais échoue en Neustrie devant l'opposition des grands.
Neustriens et Frisons se soulèvent contre l'Austrasie.
Charles Martel s'évade de sa prison de Cologne. Il réunit ses partisans et marche contre les Neustriens et les Frisons. Défait, il doit se réfugier dans les Ardennes
Enlèvement de Théodebald de Francie
Rangenfeld Maire du palais de Neustrie
Mort de Dagobert III
Thierry IV enfermé au monastère de Chelles
Chilpéric II de Francie Roi de Neustrie
Charles Martel Maire du palais d'Austrasie
Bataille d'Amblève
La désastreuse régence de Plectrude d'Aquitaine incite la Neustrie à se soulever. En juin ou septembre 715, Les Neustriens conduit par Rangenfeld enlèvent Théodebald de Francie en forêt de Cuise près de Compiègne et battent les partisans de Plectrude.
Ils se font remettre la moitié du trésor royal et exigent qu'un maire du palais neustrien de leur choix soit nommé. Les grands de Neustrie élisent Ragenfried ou Ragamfred ou Rainfroi ou Rainfroy ou Ragenfroi ou Rangenfeld maire du palais de Neustrie.
Théodbald et sa grand-mère s'enferment alors dans Cologne.
Rangenfeld dévaste l'Austrasie jusqu'à la vallée de la Meuse.
Rangenfeld, allié au Duc des Frisons, délivre Charles Martel.
Le 24 juin ou juillet 715, Dagobert III meurt.
Ragenfeld et les leudes relèguent Thierry IV, fils de Dagobert III, au monastère de Chelles.
Pour avoir un prince en âge de gouverner par lui-même à opposer à Charles Martel, ils élèvent au trône de Neustrie sous le nom de Chilpéric II de Francie, le fils de Childéric II, âgé de 45 ans.
Il vivait caché dans un couvent depuis la mort de ses parents, en 675.
Malgré l'opposition de Plectrude d'Aquitaine, Charles Martel évince Théodebald de Francie, et s'empare de ce qui reste du trésor royal et de la mairie du palais d'Austrasie.
Chilpéric II de Francie confirme Rangenfeld comme maire du palais de Neustrie.
Voyage missionnaire de Boniface de Mayence en Frise
En 715, Boniface de Mayence effectue un voyage missionnaire en Frise, afin d'être capable de convertir les païens du nord de l'Europe en prêchant dans leur langue, sa propre langue anglo-saxonne étant similaire au frison, mais ses efforts sont frustrés par la guerre qui était alors menée entre Charles Martel et Radbod, Roi des Frisons.
Bataille de Cambrai
Clotaire IV Roi des Francs
Le 21 mars 717, à Vincy, entre Arras et Cambrai, Charles Martel vainc les Neustriens alliés aux Aquitains.
L'autorité de l'Austrasie est rétablie; Chilpéric II de Francie et Ragenfeld se réfugient auprès d'Eudes, duc d'Aquitaine
Charles Martel entre triomphalement à Paris. Il rassemble l'Austrasie et la Neustrie.
Il négocie avec Eudes de Gascogne la restitution de la moitié du trésor royal pris par les Neustriens.
Charles Martel fait élire Clotaire IV, fils de Thierry III de Neustrie, Roi des Francs.
Chilpéric II de Francie reste Roi de Neustrie à titre honorifique.
Arnoul et Hugues, les fils légitimes de Grimoald, sont écartés du pouvoir.
Bataille de Soissons
Chilpéric II de Francie, Roi de Neustrie, et son maire du palais Ragenfeld demandent à Eudes de Gascogne son alliance contre Charles Martel, maire du palais d'Austrasie. Eudes de Gascogne la donne contre une reconnaissance de son indépendance et le titre de roi.
Chilpéric II de Francie et Eudes de Gascogne sont battus à la bataille de Soissons le 14 octobre 718 et à Orléans.
Eudes de Gascogne accueille Chilpéric II de Francie et Ragenfeld à Toulouse, mais refuse de reprendre la lutte contre les Francs.
Au terme de cette guerre civile, Théodbald de Francie continue à jouir de la protection de Charles Martel, son oncle.
Bataille de Néry
Unification de la Neustrie et de l'Austrasie
Le 14 octobre 719, à Néry, près de Senlis, une bataille met aux prises les Francs d'Austrasie et leurs rivaux, les Francs de Neustrie et Eudes. Charles Martel qui commande sur le champ de bataille, l'emporte sur les Neustriens.
Fort de cette victoire, Charles Martel unifie définitivement sous sa coupe les royaumes francs.
Campagne contre les Saxons et les Frisons
En 719, Charles Martel repousse les Saxons jusqu'à la Weser et lance une expédition contre les Frisons.
Transformation de Otmus en Château Thierry
En 720, Charles Martel, fait construire le premier château pour Thierry IV, jeune roi qui donne son nom à la cité sous la forme de Castrum Theodorici : le château de Thierry.
Siège de Toulouse
Allégeance d'Eudes de Gascogne à Charles Martel
Chilpéric II de Francie Roi des Francs
Hugues Évêque de Rouen
En 720, les Sarrasins mettent le siège devant Toulouse.
La menace des Infidèles musulmans incite Eudes de Gascogne à faire allégeance à Charles Martel et à lui livrer le Mérovingien Chilpéric II de Francie et son trésor.
Charles Martel reconnaît Chilpéric II de Francie comme Roi des Francs
Hugues, fils de Grimoald et neveu de Charles Martel, est nommé évêque de Rouen.
Bataille de Toulouse
Les musulmans sont arrêtés dans leur progression vers le nord. Les armées d'Eudes de Gascogne aidées de quelques troupes de Charles Martel triomphent de l'émir Al-Samh ibn Malik al-Khawlani entre Toulouse et Carcassonne vers 719 ou en 721. Cette victoire redonne courage aux Wisigoths d'Espagne.
Thierry IV Roi des Francs
En 721, Charles Martel fait venir du monastère de Chelles, le fils de Dagobert III, Thierry IV, et le fait Roi d'Austrasie, aussi bien que de Neustrie et de Bourgogne.
Charles Martel gouverne en son nom.
Campagne de Charles Martel contre les Saxons
En 722
Attentat contre Charles Martel
Hugues de Rouen Évêque de Rouen
En 723, Hugues de Rouen refuse de participer avec ses frères à l'attentat contre Charles Martel, son oncle.
Le siège épiscopal de la ville de Rouen est vacant.
Pour le récompenser, Hugues de Rouen ou de Champagne et est nommé Évêque de Rouen.
Peu après, Hugues de Rouen accepte la charge d'abbé de Fontenelle.
Charles Martel Duc d'Austrasie
Après avoir définitivement battu les Neustriens, Charles Martel se proclame duc d'Austrasie en 724.
Il est désormais seul maître du royaume franc réunifié.
Première expédition de Charles Martel contre la Bavière
En 725
Nouvelle campagne de Charles Martel contre les Saxons
En 728
Deuxième expédition de Charles Martel contre la Bavière
En 728, les ducs bavarois doivent se soumettre à Charles Martel et accepter la suprématie des Francs.
Soumission de la Souabe à Charles Martel
Charles Martel soumet le Souabe.
Expédition de Charles Martel contre les Alamans
Le duché d'Alémanie est supprimé, en 730.
Prise de Bourges
En 731, Charles Martel, accuse Eudes de Gascogne d'avoir violé le traité de paix de 720. Il passe la Loire à deux reprises et prend Bourges.
Prise de Bordeaux
Alliance de Eudes de Gascogne et de Charles Martel
Bataille de Poitiers
Mort d'Abd-er-Rahman
Les Omeyyades d'Espagne lancent alors deux offensives simultanées :
une qui remonte la vallée du Rhône jusqu'à Sens,
l'autre conduite par Abd-er-Rahman qui franchit les Pyrénées.
À la tête de 15.000 combattants Arabes ou Berbères fraîchement convertis à l'islam, Abd-er-Rahman projette de remonter jusqu'au riche sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Il a l'intention de s'en approprier les richesses avant de s'en retourner au sud des Pyrénées.
Abd-er-Rahman passe par Roncevaux pour traverser les Pyrénées et éviter Toulouse.
Abd-er-Rahman vainc Eudes de Gascogne à Bordeaux dans une bataille sanglante au passage de la Dordogne ou de la Garonne en 732. La ville est pillée et dévastée.
Eudes de Gascogne s'enfuit et demande de l'aide à Charles Martel, son ancien ennemi. Charles Martel accourt à la tête d'une armée de cavaliers francs lourdement équipée.
Eudes de Gascogne craint avec raison qu'il ne tourne désormais ses ambitions vers le Sud de la Loire. Il accepte malgré tout de rapprocher leurs deux armées pour faire face à la menace musulmane.
Devant l'avancée des armées de Charles Martel et d'Eudes de Gascogne, Abd el-Rahmann arrête sa progression le 17 octobre 732. C'est à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours, que se font face les ennemis.
Pendant 6 jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Abd-er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
C'est probablement à cette occasion que le chef des Francs aurait gagné le surnom de Martel : celui qui frappe comme un marteau. Il fait figure de sauveur de la Chrétienté.
Après avoir remporté la victoire, il écrit au pape Grégoire III lui annonçant l'heureuse nouvelle. Depuis, la plupart des rois de l'Occident respectent cette nouvelle force de France. C'est de là que vient à Charles Martel le titre de "Très Chrétien" accordé par le pape et auquel ont droit tous ses successeurs.
Profitant de l'affaiblissement d'Eudes de Gascogne, s'empare des évêchés de la Loire. L'Aquitaine doit reconnaître l'autorité des Francs et s'y soumettre.
Puis Charles Martel descend dans le Midi qu'il saccage consciencieusement et d'où il chasse les chefs musulmans qui s'y étaient installés quelques années plus tôt.
Ayant réuni les Francs d'entre Loire et Rhin sous son autorité, Charles Martel gouverne en laissant dans l'ombre le roi mérovingien Thierry IV en titre, lointain descendant de Clovis.
Habibai ben Natronai David Comte d'Autun
En 733, Charles Martel confie Autun à Habibai ben Natronai David Sous le nom de Théodoric Ier d'Autun. Il est le fondateur de la lignée des Thierry Comtes d'Autun
Révolte des Burgondes
En 734, les Burgondes se révoltent. Charles Martel mène une campagne en Burgondie.
Conquête de la Frise
En 734, Charles Martel conquiert la Frise.
Soumission de la Frise
En 735, Charles Martel soumet la Frise.
Expédition de Charles Martel en Burgondie et dans la vallée du Rhône
Troisième raid sarrasin, par l'Est
Charles Martel intervient en Bourgogne en 736, pour exercer son pouvoir. Habibai ben Natronai David est l'un de ses fidèles.
Le Duc de Mauronte, préfet de Marseille, l'un des patrices francs, est à peu près seul maître en Provence depuis 721. L'autorité des rois francs n'y est pas plus puissante que des empereurs.
Les Sarrasins possèdent encore la Septimanie, leur première conquête en France, gouvernée par Jusif Abdérame.
Ayant peur des ravages fait par les francs, Mauronte et ses confédérés forment une ligue secrète avec Jusif à qui ils promettent de l'introduire au de là du Rhône.
La présence de Charles Martel intimide Mauronte et les autres rebelles.
En 736, dès qu'ils sont informés de son départ pour faire la guerre aux Saxons, ils reprennent les armes, et en exécution du traité secret, ils livrent aux infidèles les villes et autres lieux suivants :
Avignon, où ils commettent mille dégâts,
Arles, qu'ils pillent et où ils égorgent les habitants malgré leur reddition,
Les Sarrasins s'emparent d'Arles d'autant plus aisément, qu'ayant été du domaine d'Eudes, les successeurs de ce prince qui ne s'attendent pas à cette surprise, ne sont pas en état d'en prendre la défense.
Aix, qu'ils dépeuplent par le fer et le feu,
Cimiez, qui est ensevelie sous ses ruines,
Saint-Remy, Tarascon, Cavaillon, Apt…
Uzès, Viviers, Valence, Vienne, Lyon,
la partie de la Bourgogne à la gauche du Rhône et de la Saône,
l'île de Lérins, où 500 religieux sont massacrés, avec saint Porcaire, leur supérieur,
le monastère de Marseille, où sainte Eusébie et ses 40 religieuses se coupent le nez et se font de profondes blessures au visage, afin de ne pas subir les plus humiliants outrages.
Ces courageuses vierges sont massacrées, comme les moines de Lérins, et remportent la palme de la virginité et celle du martyre.
Les Sarrasins portent la désolation dans tous les pays situés des deux côtés de ce fleuve :
lieux saints profanés, monastères souillés voire ruinés, églises détruites,
villes pillées, maisons saccagées, châteaux démolis,
livrant aux flammes le butin qu'ils ne pouvaient pas emporter,
un nombre infini de personnes massacrées,
prenant comme esclaves les hommes, les femmes, les enfants, et les transportant en Espagne,
sans que personne n'ose s'opposer ou cours de tant de maux, ni arrêter la fureur des barbares.
Pendant 4 ans, les Sarrasins sous la conduite de Jusif renouvelent tous les ans leurs courses dans la province.
Mort de Thierry IV
Childéric III d'Austrasie enfermé dans un monastère
En avril 737, le Roi Mérovingien Thierry IV meurt. Charles Martel se sent assez puissant pour ne pas lui donner de successeur sans oser toutefois se proclamer roi.
Pour prouver l'inutilité des rois mérovingiens, Charles Martel laisse vacant le trône. Tous les documents officiels seront datés de 737 pendant les 7 années de vacance.
En 737, le fils de Chilpéric II de Francie, Childéric III d'Austrasie, est envoyé dans un monastère.
Campagne contre les sarrasins en Provence
Siège d'Avignon
Les sarrasins réfugiés dans les montagnes de Provence
Campagne en Languedoc
Siège de Narbonne
Charles Martel est dans le Nord, où il guerroie contre les Frisons, les Saxons…
Charles Martel, informé des désordres et des brigandages que les Sarrasins commettent au de là du Rhône, prépare aussitôt son départ pour le midi. Il assemble une armée, et, en 738, il se met en marche.
Childebrand Ier, son frère, le précède et vient mettre le siège devant Avignon, dont les barbares ont fait leur place d'armes. Charles Martel arrive bientôt, assiège la ville et l'emporte d'assaut.
Tous les Sarrasins sont passés au fil de l'épée et la ville, livrée au pillage, est ensuite réduite en cendres pour la plus grande partie.
Charles Martel passe le Rhône avec toute son armée. Il entre en Septimanie qu'il traverse sans que personne ne se présente et ne s'oppose à sa marche,
Il passe comme un éclair au milieu des diocèses d'Uzès, de Nîmes, de Maguelone, d'Agde et de Béziers. Il fait raser toutes fortifications des principales villes pour empêcher les infidèles de s'y fortifier.
La cathédrale sur l'île de Maguelone est totalement détruite. L'île est abandonnée et devient un repaire de pirates... Le clergé et le pouvoir politique s'installe dans les villes voisines. Pendant près de 300 ans, Maguelone restera un tas de ruines perdu au milieu des étangs.
Charles fait main basse sur tous les Sarrasins qu'il trouve et oblige les autres et le traître Mauronte lui-même à fuir vers les montagnes. Mauronte et les Sarrasins cherchent refuge au delà du Rhône dans la province d'Arles et dans les montagnes de Provence, restant maître du pays entre la Durance et la mer. Mauronte possède les vallées de l'Ubaye, de la Bléone, du Verdon,…
Là surtout les Sarrasins, peuvent se livrer impunément au meurtre et au pillage, aucune résistance sérieuse ne pouvant être organisée contre eux, dans des localités attaquées à l'improviste et possédant peu d'habitants. Les habitants périssent par le fer, ou par le feu, ou par la maladie, ou par la faim.
Les Sarrasins, fanatiques du Coran, brûlent les villes et les villages, les églises, les monuments historiques et détruisent les documents anciens des églises et plus généralement les écrits dans la pierre ou sur les parchemins.
Du fait de la perte des actes publics et des monuments littéraires qu'ils livrent aux flammes, l'histoire de ces siècles est enveloppée d'épais ténèbres et nous avons perdu la position des anciens lieux.
Barcelonnette et le diocèse de Senez ont beaucoup à souffrir : "la vallée de Barcelonnette dépeuplée est appelée Vallée Noire. Les habitants de Senez sont dispersés, la ville dépeuplée et la série des évêques interrompue....
La dépopulation est si grande qu'on ne pense plus à les rétablir, et quand des temps plus heureux commencent, le souvenir des désastres passés fonit abandonner les lieux qui en avaient été le théâtre.
On se dit que les hauteurs et les endroits escarpés sont une retraite plus sûre contre les attaques des ennemis, ou contre la surprise des brigands.
Pendant que Charles Martel taille en pièces une armée qui vient au secours de Narbonne, Childebrand en fait le siège.
Il traîne en longueur.
Les Français doivent quitter la Septimanie, pour se diriger vers le nord, où les Saxons se sont révoltés.
Ainsi Narbonne n'est-elle pas démantelée.
Les Sarrasins reprennent l'offensive en s'attaquant à Arles
Transfert des Évêques de Maguelone à Substantion
Après le démantèlement de Maguelone par Charles Martel, les évêques de Maguelone se réfugient à Substantion, au nord est de Montpellier.
Charles Martel une seconde fois en Provence avec l'aide des Lombards
Alliance de Charles Martel avec Liutprand de Lombardie
Bataille de l'étang de Berre
En 739, les sarrasins ravagent le Grésivaudan jusqu'aux portes de Grenoble.
Les barbares, voyant qu'ils ont épuisé par leurs rapines les ressources des malheureux habitants de nos montagnes et sachant, d'ailleurs, que l'armée française du duc d'Austrasie est de nouveau occupée dans le nord contre les Saxons, se dirigent vers le midi de la Provence. Ils mettent à feu et à sang tout le pays, jusqu'à Arles.
En 739, Charles Martel vient une seconde fois des frontières de la Saxe, précédé comme la première fois, par son frère Childebrand Ier.
Charles Martel après avoir rassemblé ses troupes aux environs d'Avignon marche sur Mauronte et les Sarrazins.
Pour que cette deuxième expédition ait un résultat plus complet et plus durable que la première, Charles Martel demande le concours de Liutprand de Lombardie, Roi des Lombards.
Charles agit du côté du Rhône et en basse Provence, le long de la côte, notamment à Marseille.
Le roi des Lombards à la tête de son armée attaque le Duc de Mauronte dans les défilés des montagnes. Liutprand de Lombardie passe à Embrun, il y loge, rend cette ville à la liberté. Les Lombards, qui, deux siècles auparavant, avaient parcouru les Alpes en dévastateurs et en barbares, les visitent en soldats civilisés et en libérateurs, et ils sont reçus comme tels, dans les vallées de Barcelonnette, de Seyne, de Digne, du Verdon du Var,… Liutprand de Lombardie met en fuite les sarrasins jusque dans les cavernes voisines de la mer.
Liutprand de Lombardie se joint à Charles Martel. Les infidèles sont exterminés ou faits prisonniers lors de la bataille de l'étang de Berre à la quelle participe Pépin III le Bref.
Les Sarrasins qui peuvent échapper au fer des vainqueurs vont rejoindre les Sarrasins du Languedoc.
Le succès de cette expédition acquiert à Charles Martel toute la Provence jusqu'à la mer et Marseille.
Il met fin par-là, aux ravages que les infidèles avaient faits pendant 4 années de suite. Ils n'oseront plus rien entreprendre par la suite au de là du Rhône, et ils ne passeront plus les bornes du pays qu'ils conservent encore dans la Septimanie. Charles Martel ne prend pas la peine de les chasser.
L'infâme Mauronte se retire avec quelques bandes sarrasines dans les forêts impénétrables situées entre Hyères et la rivière d'Argens et qui portent, depuis cette époque, le nom de Maures.
D'autres infidèles ont sans doute également échappé à la poursuite des armées libératrices et trouvé un refuge dans nos montagnes plus facilement que dans les collines du bord de la mer, car il est impossible qu'une armée visite tous les étroits défilés, tous les sommets escarpés, toutes les anfractuosités des Alpes. De là, comme des montagnes des Maures, ils descendent dans les villages isolés et ils continuent ainsi leur vie de brigandage. Plus tard, ils s'établissent sur les terres dont ils se sont emparés et contractent même des alliances avec les légitimes possesseurs.
On retrouve encore dans quelques noms de lieux et de rivières des restes de leur langage. C'est ainsi que le petit torrent que traverse la route nationale qui conduit à Nyons, au-dessus du moulin de Vinsobres, a gardé le nom de la Moïe, et ce mot est entièrement arabe (Moïa, eau).
Cependant la Provence est délivrée, l'autorité française rétablie, et Charles Martel, emportant la reconnaissance et l'admiration de tous ceux qui lui doivent leurs biens, la paix et la liberté, reprend le chemin de l'Austrasie.
Demande de soutien de Grégoire III aux Francs
De 739 à 740, devant des Lombards de plus en plus pressants et menaçants, Le pape Gréoire III demande l'aide de Charles Martel contre les Lombards, qui menacent Rome. Mais les Francs maintiennent leur alliance avec les Lombards et cet appel reste sans écho.
Menace de Liutprand de Lombardie sur Rome
Appel à l'aide du Pape Grégoire III
Liutprand de Lombardie, Roi des Lombards, menace de s'emparer de Rome en 741.
Grégoire III invoque le secours de Charles Martel pour repousser les Lombards, il met sous la protection des Francs toutes ses propriétés et leur demande de reconquérir l'Italie.
Witram comte de Vexin, du Pincerais, de la Madrie
Avant 741, le royaume des Francs est divisé en comtés par Charles Martel. L'un des premier Comte du Vexin est Witram, un de ses antrustions, il administre aussi les régions du Pincerais et la Madrie.Sources :- WIKIPEDIA, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Martel
- Thierry POURCHON (pourchonthierry )
- 714 :
-
Mariage (avec Rotrude DE TREVES DE HESBAYE)
Charles Martel épouse en 714 Chrodtrude de Trèves, fille de Liévin de Poitiers et de Willigarde de Haspengau. Leurs enfants sont :
Karloman ou Carloman de France (vers715-17 août 754), Maire du palais d'Austrasie de 741 à 747,
Pépin III le Bref (715-24 septembre 768), Maire des palais de Bourgogne et de Neustrie en 741, Maire du palais d'Austrasie en 747, Roi des Francs en 751, qui épousera en 744 Berthe au Grand Pied,
Chiltrude ou Chiltrudis ou Hiltrude de France (720-754) qui épousera Odilon de Bavière. - 714 :
- Mariage (avec Rothaide FRANCIE)
- 725 :
-
Mariage (avec Swanahilde DE BAVIERE)
Charles Martel épouse vers 725 Swanahilde de Bavière, fille de Theudebert de Bavière et Imma d'Alémanie. Leurs enfants sont :
Chiltrud,
Grifo ou Grifon ou Griffon ou Grippon (726-753), Duc de Bavière.
Swanahilde est la nièce d'Odilon, Duc de Bavière. - 730 :
-
Mariage (avec Chrotais DE GELLONE)
Charles Martel a pour concubine en 724 Rothilde de Gellone. Leurs enfants sont :
Bernard de Herstal (725 ou 731-787 ou 809), Abbé laïc et Comte de Saint-Quentin,
Aida ou Aldana ou Adalne ou Albane ou Aude de France ou de Francie ou de Gellone (724 ou 732-après 761 ou après 793 ou en 795) qui épousera en en 744 ou 750 ou 755 Thierry Ier d'Autun.
Il est aussi possible qu'ils aient pour enfants :
Saint Rémi de Herstal (729-771 ou 772), Évêque de Rouen en 753,
Jérôme de Herstal (738-814), Abbé de Saint-Quentin. - 26 octobre 741 :
-
Décès - Quierzy, 02300, Aisne, Picardie, FRANCE
Charles Martel, avant de mourir, partage le Regnum Francorum entre ses deux fils légitimes de sa première femme Rotrude :
Carloman de France hérite de l'Austrasie, de la Souabe et de la Thuringe,
Pépin III Le Bref hérite de la Neustrie, la Bourgogne et la Provence.
Charles Martel meurt au palais de Verberie à Quierzy-sur-Oise en Picardie, le 22 octobre 741.
Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis.
Les deux fils de Charles Martel, Carloman de France et Pépin III le Bref, héritent ensemble de la charge de maire du palais.
Pépin III le Bref devient maire de celui de Neustrie.
Carloman de France reçoit l'Austrasie, la Souabe et la Thuringe, qu'il gouverne en souverain, mais sans prendre le titre de roi.
Carloman de France et Pépin III le Bref se partagent alors le pouvoir du royaume franc, et dirigent le pays à deux. Ils luttent tout d'abord pour ramener la stabilité aux frontières.
Théodebald de Francie meurt en 741 probablement assassiné par ses cousins, Carloman et Pépin III le Bref.
Griffon devient Comte de Vexin en 741.
Swanahilde de Bavière et Griffon, réclame sa part de l'héritage.
Hiltrude de France profite des troubles pour quitter le royaume des Francs et se réfugier en Bavière.
Odilon de Bavière épouse Hiltrude de France. Leur enfant est :
Tassilo ou Tassilon III de Bavière (742-794), Duc des Bavarois.
Carloman de France et Pépin III le Bref, frères d'Hiltrude de France, s'opposent à ce mariage.
Odilon de Bavière, Hunald Ier de Gascogne et Griffon conteste le partage du royaume franc et forment une coalition de mécontents contre Carloman de France et Pépin III le Bref. -
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Charles Martel (ca688-741) : maire du palais d’Austrasie, puis de Neustrie et de Bourgogne, il ne monta pas sur le trône mais sa victoire sur les musulmans en 732 l’auréola d’une gloire qui rejaillit sur les Pippinides en pleine ascension. Tout naturellement, lui qui exerçait la réalité du pouvoir se fit inhumer dans la basilique Saint-Denis. Son gisant fut commandé par Saint-Louis vers 1263. L’épitaphe de sa première épouse, Rotrude (ca695-724) fut retrouvé par Alexandre Lenoir et placée au musée des Monuments français. Elle se trouve aujourd’hui au musée de Cluny.
🌳 Aussi dans d'autres arbres
Même nom, même prénom, né à peu près la même année : des cousins ont peut-être retrouvé d'autres ancêtres de cette famille.
-
MARTEL DE HERSTAL Charles
688 – 741
· Herstal
Arbre « Le Moal-Joubel » de LeDuke -
D'HERSTAL Charles
688 – 741
· Herstal
Arbre « Arbre de la famille Lacroix » de Olilac -
DE FRANCIE DE HERSTAL Charles Martel
688 – 741
· Andenne
Arbre « 2dd7cv_0040442g77va6mjsdb8c90_A » de NP83 -
DE HERSTAL Charles Martel
685 – 741
Arbre « arbre de la famille Brenaut » de jeanbr