🌳 Jean-Marc LEGER
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Isabelle DE HAINAUT ◉ Sosa : 51 002 209
Isabelle DE HAINAUT
◉ Sosa : 51 002 209
- Née le 30 avril 1170 - Lille, 59350, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
- Décédée le 22 mars 1190 - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE, à l'âge de 19 ans
- Inhumée - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
- Reine de France (1180-1190)
Parents
- Baudoin V DE HAINAUT 1149-1195
- Marguerite DE LORRAINE 1144-1194
Union(s) et enfant(s)
-
Mariée le 5 mai 1180, Bapaume, 62080, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE, avec
Philippe II DE FRANCE 1165-1223
dont
- Louis VIII DE FRANCE 1187-1226
Frères et sœurs
- Isabelle DE HAINAUT 1170-1190
- Baudouin VI DE HAINAUT 1171-1205
- Yolande DE HAINAUT ~1175-1219
- Philippe Ier DE HAINAUT 1175-1212
- Henri Ier DE CONSTANTINOPLE 1176-1216
- Sybille DE HAINAUT 1179-1217
Événements
- 30 avril 1170 :
-
Naissance - Lille, 59350, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_de_Hainaut
Isabelle de Hainaut ° 04/1170 (Valenciennes) + 14-15/03/1190 (Paris)
comtesse d’Artois (dot), Reine de France (couronnée 29/05/1180 à Saint-Denis)
[ elle ou plutôt sa soeur ? Yolande, fiancée en 1179/81 à Henri II de Champagne, comte de Champagne (1181) ° 29/07/1166 + 10/09/1197 (Acre) (fils d’Henri 1er «Le Libéral», comte de Champagne, et de Marie de France) ]
ép. 28/04/1180 (Sainte-Trinité, Bapaume) Philippe II «Auguste», Roi de France ° 21-22/08/1165 (Gonesse) + 14/07/1223 (Mantes) (fils de Louis VII, Roi de France, et d’ Alix de Champagne)
Le 28 avril 1180, Philippe II (dit Philippe Auguste) prend pour épouse la jeune Isabelle de Hainaut, fille du comte de Hainaut Baudouin V et de Marguerite de Lorraine comtesse de Flandres. Isabelle est sacrée reine de France à Paris le 29 mai. Elle apporte en dote le Vermandois, le Valois, l’Amiénois et l’Artois. C’est sur l’instigation de son parrain le comte de Flandres que le roi a décidé d’épouser la jeune princesse qui apportait à la couronne des terres importantes. En 1184, Isabelle a tout juste 14 ans et Philippe II décide de la répudier. Le roi doit en effet faire face à une coalition de vassaux parmi lesquels on trouve le comte de Flandres et le comte de Hainaut, parents d’Isabelle. Furieux que son épouse n’ait pas su rallier son père à sa cause, Philippe II prétexte un lien de parenté avec la reine et surtout sa stérilité pour la répudier. Cependant, Isabelle n’a que 14 ans et en comptait 10 lors de son union avec Philippe II. Peut-on parler de stérilité à cet âge quand on sait que durant les quatre années de mariage qui viennent de s’écouler le roi n’a pas porté un vif intérêt à son épouse ? Ainsi, un matin de mars 1184, les habitants de Senlis voient la petite reine en tenue de pécheresse, chemise blanche, un cierge à la main, marcher dans les rues de la ville, comme pour faire pénitence. C’est le jour où elle doit être répudiée et Isabelle prie dieu d’avoir pitié d’elle. Le peuple est ému de la voir misérablement vêtue et intervient en sa faveur auprès de Philippe II pour qu’il la garde à ses côtés. Devant la demande de son peuple mais aussi celle du Pape, Philippe II s’incline. Le traité de Boves est signé en 1185, mettant fin au conflit entre le roi et les seigneurs. Philippe II s’était alors montré toujours froid et distant de son épouse mais revient vers elle après cette réconciliation. Le 5 septembre 1287, Isabelle met au monde un fils prénommé Louis (futur Louis VIII). Philippe II, que la naissance d’un héritier a empli de joie, exige que l’on rende un immense hommage à la reine qu’il se met à aimer. D’autant que sur le plan militaire, le roi est en train d’écraser la puissance des Plantagenêts (les rois d’Angleterre). Philippe II voulait qu’Isabelle soit « la plus grande et la plus honorée des reines de France ». Hélas, le 15 mars 1190, la reine Isabelle meurt après la naissance de jumeaux qui ne vivront pas. Le roi, qui se préparait à partir en croisade aux côtés de Richard Cœur de Lion, prend le temps de faire à Isabelle d’importante funérailles en la cathédrale Notre-Dame.
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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2261
Fille du comte Baudouin V de Hainaut (également appelé Baudouin VIII de Flandre), et de Marguerite d’Alsace, elle épousa le futur roi de France le 28 avril 1180, six mois après le couronnement de ce dernier du vivant de son père. Pour apaiser le mécontentement des barons qui se plaignaient que Philippe, noble suzerain de tant de hauts seigneurs, n’eût épousé que la fille d’un vavasseur du comte de Flandre, les généalogistes composèrent des titres magnifiques qui faisaient descendre la maison de Hainaut de Charlemagne ; « car, dit le religieux de Saint-Denis, j’ai vu les généalogies ; et elles attestent que la reine Isabelle descendait de belle Judith, fille de Charles le Chauve, qui fuit de la cour de son père pour épouser un chevalier qui fut depuis comte de Flandre et de Hainaut ».
Le mariage eut lieu à Bapaume, en plein bois, dans l’abbaye de la Sainte-Trinité. Initié par Robert Clément, maréchal du palais, et Radulf, comte de Clermont-en-Beauvaisis, ce mariage de Philippe-Auguste avec la nièce de Philippe d’Alsace, comte de Flandre, permettait au futur souverain de nouer une alliance flamande à même de contrer l’emprise des Champenois menés par sa mère Adèle de Champagne, laquelle espérait obtenir la régence, la santé de Louis VII étant fragile. En outre Philippe d’Alsace, sans héritier, apportait en dot pour sa nièce le territoire qui devint le comté d’Artois, avec des villes comme Arras, Saint-Omer, Bapaume, Hesdin et Lens.
Adèle intervint auprès du roi d’Angleterre Henri II, premier pair du royaume de France, pour contrer les desseins de Philippe-Auguste. En vain. Isabelle n’avait que dix ans quand elle fit son entrée à Paris, après avoir été mariée ; sa grâce plut aux bourgeois et aux bons habitants de Paris, accourus sur le petit pont de la Cité pour assister à l’entrée solennelle du couple royal ; selon les cérémonies accoutumées, le prêtre bénit le lit nuptial en l’aspergeant d’eau bénite, présenta aux époux la coupe remplie de vin et trois plats choisis sur la table des noces.
Isabelle désirait être couronnée ; quoique le roi eût déjà été sacré à Reims, il pensa que cette nouvelle cérémonie, qui eut lieu le 29 mai 1180, jour de l’Ascension, augmenterait le respect des peuples et choisit l’église de Saint-Denis pour cette solennité ; la prière de son père - on sait qu’un jour Louis VII, désireux d’avoir un fils, entra dans l’église de Saint-Denis et, trouvant le chapitre assemblé, se prosterna au milieu du chœur et demanda aux religieux d’unir leurs prières aux siennes ; c’est dans la même année (1165) que naquit Philippe -, au milieu du chapitre de Saint-Denis, lui faisait attacher plus de prix à la protection du patron de la France. Les religieux avaient orné l’église avec une pompe merveilleuse, les lustres et les cierges allumés brillaient de tant de feux, que les vitraux de l’église paraissaient transformés en autant de transparents brillants.
La marche des deux époux offrait le spectacle le plus riant : ce roi de bientôt quinze ans, couvert du manteau royal, et monté sur son cheval de bataille ; cette jeune reine à peine sortie de l’enfance et s’essayant à porter avec dignité sa robe mi-partie de drap d’or et de soie rouge, semée d’émeraudes et de saphirs, la tête ornée d’une coiffure élevée et étroite du haut de laquelle tombait jusqu’à terre un magnifique voile de dentelle ; ces deux physionomies de caractère différent, mais toutes deux animées par la fraîcheur de la première jeunesse, pleines d’espérances et empressées de gagner l’amour du peuple, tout cela offrait un puissant mobile à l’enthousiasme.
Aussi la foule se pressait-elle sur les pas du roi : l’affluence était si grande, que dans l’église de Saint-Denis il eût été impossible de faire un pas, quoiqu’il fût resté au dehors une grande affluence de personnes qui n’avaient pu trouver de place. Quand le roi et la reine eurent traversé l’église et se furent agenouillés au pied de l’autel, sur lequel étaient déposés l’oriflamme et les reliques de saint Denis, l’espace vide qu’on avait dû réserver pour leur entrée se remplit, et il se fit tant de bruit, qu’à peine entendait-on la voix des enfants de chœur ; un des officiers de service, en agitant une longue baguette pour imposer silence, toucha deux lustres suspendus au-dessus de la tête du roi, et en brisa le cristal ; l’huile se répandit sur les vêtements des époux agenouillés l’un à côté de l’autre.
Les religieux s’étant souvenus fort à propos de cette parole de Salomon : « Il sera oint au jour de son triomphe ! » en firent l’application au roi, et on regarda cet incident comme le présage d’un règne trois fois heureux. Pourtant, Isabelle eut plusieurs années de chagrins ; son oncle, gouverneur et parrain du roi, avait, comme signalé précédemment, donné l’Artois en dot à la reine ; Philippe réclama encore le Vermandois, et le soumit en quelques semaines ; mais Isabelle souffrait de cette lutte : Philippe finit par la prendre en aversion, d’autant qu’elle n’avait toujours pas donné d’héritier à la Couronne de France, comme Adèle s’ingéniait à lui rappeler.
Dans ses Histoires d’amour de l’Histoire de France, Guy Breton nous apprend qu’un matin de mars 1184, les habitants de Senlis assistèrent à un bien étrange spectacle. Dans la rue principale, une foule de mendiants, d’infirmes et de lépreux suivaient une jeune femme vêtue d’une longue chemise blanche qui marchait, pieds nus, un cierge à la main, en implorant Dieu. Cette pénitente à l’air si triste, dont les cheveux blonds flottaient si joliment, que suivaient des miséreux en haillons, était la reine de France, Isabelle de Hainaut, que les Senlisiens qui étaient aux fenêtres reconnurent.
Les archers, dont le premier mouvement avait été de chasser les gens envahissant la voie publique, s’arrêtèrent étonnés en reconnaissant, eux aussi, leur souveraine. Breton nous révèle encore que le cortège, qui grossissait sans cesse, traversa la ville et s’arrêta devant le palais du roi. Alors une porte s’ouvrit et Philippe-Auguste parut : il portait une robe de velours écarlate, et, bien qu’il n’eût que dix-neuf ans, son aspect était imposant. Il demeura immobile. Ses yeux qui étincelaient ne quittaient pas la reine. Il était à la fois humilié et bouleversé de la voir surgir en cette tenue et en cette compagnie.
La foule scandait : « Ayez pitié de la reine !... Sire, ayez pitié de la reine !... Seigneur, ayez pitié de la reine !... Grâce ! Grâce pour la reine !... » Si le peuple implorait la pitié du souverain, c’est parce que l’après-midi, une assemblée de prélats et de seigneurs, réunis sur son ordre, devait se prononcer sur la répudiation d’Isabelle. Pour justifier le divorce, certains ecclésiastiques parlaient naturellement d’un lien de parenté existant entre les deux époux, et d’autres, plus perfides encore, allaient jusqu’à insinuer que la la reine avait un amant.
Considérant l’immense foule qui le suppliait, Philippe s’avança vers Isabelle et lui prit la main. Un grand silence se fit sur la place : « Dame, dit le roi, je veux que tous sachent que vous ne partez pas de moi par votre méfait, mais sans plus pour ce qu’il me semble que je ne puis avoir lignée de vous. Et s’il y a baron en mon royaume que vous vouliez avoir à seigneur, dites-le-moi et vous l’aurez, quoi qu’il doive m’en coûter », à quoi la reine répondit avec beaucoup de tendresse : « Sire, à Dieu ne plaise qu’homme mortel entre dans le lit où vous avez dormi... » Puis, ses forces l’abandonnant, elle éclata en sanglots et le roi, fort ému, la serra dans ses bras. Le peuple venait de rendre une reine à la France.
Au bout de quelque temps, le roi lui témoignant de nouveau une extrême froideur, Isabelle rencontra son père et le conjura de ne plus se battre contre la Couronne. En outre, les maisons de Flandre et de Champagne se réconcilièrent en 1186 à l’occasion du mariage de Marie de Champagne, nièce de la reine mère Adèle, avec Baudouin IX de Flandre, frère d’Isabelle. Philippe-Auguste rendit cette fois toute sa tendresse à son épouse et vécut depuis lors avec elle en bonne intelligence. Bientôt elle fut renommée par son goût pour la science des trouvères, et par la grâce qu’elle mettait à accueillir les chevaliers et à les encourager dans les tournois : plusieurs nobles seigneurs portaient ses couleurs et briguaient l’honneur de l’avoir pour leur dame ; sa beauté, quoiqu’elle ne fût pas parfaite, était célébrée par les poètes ; les vers d’Helinant, trouvère favori de Philippe et d’Isabelle, la comparent « aux fleurs qui règnent sur les prairies, et à la vierge du voisinage ».
Dans les lieux où le roi tenait sa cour plénière, au sortir des guerres, on parlait tout bas de l’espoir qu’on avait de voir bientôt la jeune reine devenir mère, et on se réjouissait sincèrement de la naissance prochaine d’un jeune suzerain. Toute cette saison se passa au milieu des divertissements ; la franche gaîté de nos aïeux donnait à ces fêtes un caractère de plaisir et d’entraînement. Les ménestrels, les jeux, les disputes d’amour, l’intérêt des nobles dames pour leurs chevaliers, le culte des chevaliers pour la dame de leurs pensées, la passion pour les combats qui se retrouvait dans les joutes et les tournois, donnaient la vie à ces fêtes royales. Philippe-Auguste avait une gaieté qui donnait l’exemple. Cependant ces fêtes nombreuses ne se passaient pas toutes sans qu’on eût quelque malheur à déplorer ; on se livrait au jeu des dés avec une si grande passion, que souvent des barons y perdaient leurs fiefs, leurs châtellenies ; des clercs y jouaient leurs bénéfices.
Les censures de l’église échouaient contre cette passion. Les joutes guerrières contaient quelquefois du sang : à l’un de ces tournois des cours plénières l’entraînement avait été si grand, que les dames avaient quitté leurs ornements de tête, leurs parures, leurs rubans, pour les donner en prix aux chevaliers, et qu’à la fin du tournoi, il ne restait plus rien de leurs belles parures, en en sorte que d’abord elles en avaient été honteuses, voyant leurs cheveux épars tombés sur leurs épaules, et le haut de leurs corsages sans rubans et sans bijoux : mais se trouvant toutes « en même point, elles se prirent à rire de voir que de si bon cœur elles avaient tout donné aux chevaliers ». A ce tournoi même il y eut un grand malheur à déplorer : Richard d’Angleterre et Geoffroi de Bretagne son frère y combattaient ; Greoffroi, blessé mortellement, vint expirer dans les bras du roi.
C’est cette année 1187 que la reine mit au monde un fils qui régna depuis sous le nom de Louis VIII le Lion : les chroniqueurs et les poètes racontent que sa mère étant allée rendre grâces à Dieu dans l’église de Notre-Dame, elle vit les lampes s’allumer d’elles-mêmes et regarda cet évènement comme un heureux augure. En 1190, Isabelle assista aux préparatifs de la croisade que Philippe-Auguste se préparait à faire avec Richard Cœur de Lion, mais elle ne devait pas être témoin de la suite glorieuse du règne de son époux. Tandis que dans une entrevue avec Richard, Philippe réglait tout pour les croisades, la nouvelle du danger que courait la reine dans l’enfantement de deux fils jumeaux le rappela à Paris.
Isabelle n’avait pas vingt ans ; il lui fallut quitter la vie ; et c’est en portant le deuil de sa femme, disparue le 15 mars 1190 en donnant le jour à des garçons jumeaux qui ne vécurent pas, que Philippe partit pour la croisade. La mort du comte de Flandre devant Saint-Jean d’Acre sans héritier permit au roi de France de récupérer l’Artois, le comté de Flandre revenant à Baudouin V de Hainaut, son beau-père. A son retour, l’ennui du veuvage, les exhortations des évêques et l’inquiétude générale qu’avait causée en son absence la maladie qui avait failli enlever son fils, l’engagèrent à choisir une seconde femme.
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Conflit avec le Comte de Flandre
En 1180, Philippe II Auguste entre bientôt en conflit avec Philippe Ier d'Alsace, le Comte de Flandre, oncle de sa femme, et une grande coalition féodale est nouée. La Flandre dévaste la Picardie et le nord de l'Île-de-France. Le conflit se poursuit progressivement à l'avantage du Roi, qui refuse systématiquement le combat, mais manœuvre politiquement. Baudouin V de Hainaut, beau frère du Comte de Flandre, est d'abord son allié de, mais va suivre finalement les intérêts de sa fille Isabelle de Hainaut, Reine de France au bord de la répudiation. La brouille entre les deux comtes est savamment organisée par le Roi de France, qui va jusqu'à nommer (à son insu) le Comte de Hainaut comme son représentant face au Comte de Flandre!
Velléités de répudiation d'Isabelle de Hainaut
Fine et cultivée, Isabelle de Hainaut protège les poètes et tient une Cour d'Amour.
Mais, paraissant ne pouvoir donner au roi un enfant, elle est à la veille de se trouver répudiée par Philippe II Auguste.
Cela lui permet de s'en prendre à la Flandre.
Odon de Sully est alors en conflit avec Philippe II Auguste.
En 1186, le jour où devait être prononcée la sentence sous prétexte de consanguinité, lors d'une assemblée à Senlis, Isabelle sort du palais, pieds nus, un cierge à la main et parcourt la ville en faisant l'aumône aux mendiants.
Le peuple, qui l'adore, s'émeut et s'assemble devant le palais, demandant à grands cris la grâce de l'enfant reine.
Philippe II Auguste cède !
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Isabelle de Hainaut, née en 1170, morte le 15 mars 1190 à Paris, est, par son mariage avec le roi Philippe II de France, reine de France de 1180 à 1190.
Biographie :
Elle est la fille du comte Baudouin V de Hainaut (vers 1150-1195) et de Marguerite Ire (1145-1194), dite Marguerite d'Alsace, comtesse de Flandre.
Le 28 avril 1180, son mariage religieux avec le roi Philippe II de France, dit Philippe Auguste, est célébré par les évêques Henri de Senlis et Roger de Laon en l'église de l'abbaye Saint-Nicolas d'Arrouaise, dédiée à la Sainte-Trinité. Les cérémonies sont célébrées au château de Bapaume tout proche.
Comme toutes les épouses des rois capétiens, à l'exception d'Anne de Kiev, Isabelle de Hainaut descendait de Charlemagne, mais elle était également issue et par ses deux parents du compétiteur malheureux d'Hugues Capet, le duc Charles de Basse-Lotharingie, frère du roi Lothaire. Ce rattachement au dernier prétendant carolingien permit à certains auteurs médiévaux comme Gilles de Paris de mettre en avant le thème du retour de la royauté à la dynastie carolingienne.
En 1183, Philippe Auguste, pressé d'avoir un héritier, songe à se séparer d'elle. En mars 1184, la répudiation est décidée. Une assemblée de prélats et de seigneurs réunie à Senlis va se prononcer, quand Isabelle, raconte le chroniqueur Gilbert de Mons, pieds nus et habillée en pénitente, fait à pied le tour des églises de la ville et implore Dieu devant le peuple qui l'aimait pour son grand coeur. Celui-ci prend fait et cause pour elle, et Philippe Auguste recule et la garde auprès de lui.
Elle est la mère de Louis VIII (1187-1226) et meurt en donnant le jour à des garçons jumeaux qui ne vécurent pas.
Elle est inhumée à Notre-Dame de Paris où les funérailles sont célébrées par l'évêque Maurice de Sully.
Source : article Isabelle de Hainaut de Wikipedia (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA
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Isabelle de Hainaut ° 04/1170 (Valenciennes) + 15/03/1190 (Paris)
comtesse d’Artois
ép. 28/04/1180 (Bapaume) Philippe II «Auguste», roi de France ° 22/08/1165 + 14/07/1223 - 5 mai 1180 :
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Mariage (avec Philippe II DE FRANCE) - Bapaume, 62080, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE
Philippe II Auguste cherche l'alliance flamande pour échapper à l'emprise des Champenois menés par sa mère Adèle de Champagne et ses oncles. Philippe II Auguste épouse le 28 avril 1180 à Bapaume Isabelle de Hainaut. Leur enfant est :
Louis VIII le Lion (5 septembre 1187-8 novembre 1226), Roi de France.
Isabelle à 13 ans et lui 15 ! Isabelle de Hainaut est la nièce de Philippe Ier d'Alsace, Comte de Flandre et pair du royaume. Philippe Ier d'Alsace lui donne une dot imprudemment disproportionnée : l'Artois. Isabelle présente de plus l'avantage d'avoir du sang carolingien, les comtes de Hainaut descendant de Charles de Basse-Lorraine et donc de Charlemagne.
Velléités de répudiation d'Isabelle de Hainaut
Fine et cultivée, Isabelle de Hainaut protège les poètes et tient une Cour d'Amour.
Mais, paraissant ne pouvoir donner au roi un enfant, elle est à la veille de se trouver répudiée par Philippe II Auguste.
Cela lui permet de s'en prendre à la Flandre.
Odon de Sully est alors en conflit avec Philippe II Auguste.
En 1186, le jour où devait être prononcée la sentence sous prétexte de consanguinité, lors d'une assemblée à Senlis, Isabelle sort du palais, pieds nus, un cierge à la main et parcourt la ville en faisant l'aumône aux mendiants.
Le peuple, qui l'adore, s'émeut et s'assemble devant le palais, demandant à grands cris la grâce de l'enfant reine.
Philippe II Auguste cède ! - 22 mars 1190 :
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Décès - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
Cause : En couches
Isabelle de Hainaut épouse de Philippe II Auguste, meurt à Paris le 15 mars 1190, en couches.
Elle est inhumée en la basilique de Saint-Denis.
Sa sépulture sera profanée par les révolutionnaires en 1793. -
Inhumation - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
Isabelle de Hainaut, mourut en couche et fut inhumée en grande pompe au milieu du chœur de Notre-Dame de Paris. Sa dalle funéraire fut recouverte au début du XVIIIe siècle lors du renouvellement des pavés, mais elle échappa de ce fait aux profanations révolutionnaires. On retrouva son cercueil en pierre lorsque l’on creusa en 1858 une nouvelle crypte pour les archevêques de Paris : il y fut donc transféré en 1863
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