🌳 Jean-Marc LEGER
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Louis VIII DE FRANCE ◉ Sosa : 25 501 104
Louis VIII DE FRANCE
◉ Sosa : 25 501 104
- dit « Le Lion »
- Né le 12 septembre 1187 - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
- Décédé le 15 novembre 1226 - Montpensier, 63240, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE, à l'âge de 39 ans
- Inhumé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
- Roi de France (14 juillet 1223 – 8 novembre 1226)
Parents
- Philippe II DE FRANCE 1165-1223
- Isabelle DE HAINAUT 1170-1190
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 30 mai 1200, Port-Mort, 27473, Eure, Normandie, FRANCE, avec
Blanche DE CASTILLE 1188-1252
dont
- Philippe DE FRANCE 1209-?
- Louis IX DE FRANCE 1214-1270
- Robert Ier D'ARTOIS 1216-1250
- Jean DE FRANCE 1219-?
- Alphonse II DE FRANCE 1220-1271
- Isabelle DE FRANCE 1225-1270
- Charles Ier D'ANJOU 1227-1285
Frères et sœurs
- Louis VIII DE FRANCE 1187-1226
Demi-frères et demi-sœurs
- Marie DE FRANCE 1198-1224 (par Philippe II DE FRANCE)
Événements
- 12 septembre 1187 :
-
Naissance - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
Il est couronné roi de France le 6 août 1223 à Reims France
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_VIII_le_Lion
***
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2309
Louis VIII a été surnommé Cœur de lion. Ce surnom fut une modification de celui de Lion qu’on lui donna après sa mort, parce qu’on lui appliqua une prophétie de Merlin qui se rapportait à l’année de sa naissance et suivant laquelle le Lion pacifique devait mourir au ventre du mont. On prétendit que le lion pacifique désignait le roi Louis et que la ville de Montpensier, où il mourut, était la panse ou le ventre du mont.
Fils de Philippe-Auguste et d’Isabelle de Hainaut, qui descendait de Charlemagne, Louis VIII naquit le 5 septembre 1187, monta sur le trône au mois de juillet 1223, et fut sacré à Reims le 2 du mois suivant avec Blanche de Castille, sa femme. Louis VIII est le premier des rois de France de la troisième dynastie qui n’ait point été associé à la couronne par son prédécesseur : Philippe Auguste se contenta de le recevoir chevalier avec beaucoup de solennité.
Du reste le trône était de plus en plus considéré comme héréditaire ; par une conséquence nécessaire, Louis se saisit des rênes du gouvernement aussitôt après la mort de son père, et il agit en souverain avant d’avoir été sacré. Avant la mort de Philippe Auguste, ce prince avait été sollicité par les seigneurs anglais, révoltés contre Jean, de passer en Angleterre, et il s’était rendu dans cette contrée.
Malgré les vives oppositions du pape, qui le menaçait d’excommunication, et quoique Philippe eût l’air de désapprouver cette expédition, rien ne l’avait arrêté : il entra victorieux dans Londres, où il avait été proclamé roi. Par son activité, il avait soumis promptement ceux qui tenaient encore pour le monarque détrôné : mais ce malheureux prince étant mort, tous les vœux s’étaient portés sur son fils ; et Louis, abandonné par ceux qui l’avaient appelé, puis assiégé dans Londres, n’avait obtenu la permission de revenir en France qu’en promettant de rendre un jour aux Anglais tout ce que Philippe Auguste leur avait enlevé.
Ce traité fut la cause ou le prétexte que Henri III, roi d’Angleterre, donna pour ne pas paraître lui-même ou se faire représenter au sacre du roi de France, son seigneur suzerain : loin de là, le monarque anglais envoya des ambassadeurs sommer le nouveau roi d’exécuter ses engagements, en restituant la Normandie et les autres provinces confisquées sur Jean sans Terre.
Louis répondit que les Anglais avaient les premiers violé plusieurs clauses du traité ; et il fit surtout valoir les constitutions du royaume, qui ne permettaient pas au roi d’en démembrer les provinces sans le consentement des seigneurs. Aussitôt il rassembla une nombreuse armée, entra dans le Poitou, où il défit Savari de Mauléon, l’un des plus habiles capitaines de ce temps-là ; il s’empara ensuite de Niort, de Saint-Jean d’Angely, et vint mettre le siège devant La Rochelle, qu’il obligea de capituler malgré les efforts de Mauléon, qui s’y était jeté.
Il reçut le serment du vicomte de Limoges, du comte de Périgord, enfin de tous les seigneurs d’Aquitaine, jusqu’à la Garonne, et retourna triomphant à Paris. Au printemps il partit des ports d’Angleterre une flotte de 300 voiles, sous les ordres de Richard, frère du roi ; et ce jeune prince, étant débarqué à Bordeaux, réunit sous ses drapeaux un grand nombre de seigneurs, s’empara de Saint-Macaire, et alla mettre le siège devant La Réole, où il fut repoussé par les habitants.
Averti qu’il arrivait aux Français de puissants secours, il se hâta de se rembarquer pour l’Angleterre. Louis pouvait sans peine à cette époque soumettre tout le reste des possessions anglaises dans cette contrée ; et tel parut être son projet : ce fut en vain que Henri III lui fit écrire par le pape des lettres menaçantes. Mais le monarque anglais fut plus heureux dans l’offre de trente mille marcs d’argent, pour lesquels Louis accorda une trêve de quatre ans, au moment où tout semblait l’inviter à poursuivre ses conquêtes.
Le pape Honorius III, que les Anglais avaient mis dans leurs intérêts, redoubla d’efforts et d’intrigues : pour occuper Louis sur un autre point, il lui fit embrasser la cause de la maison de Montfort contre le comte de Toulouse, Raymond, et il le détermina à se mettre à la tête d’une croisade contre les Albigeois. Quelque franches et loyales que fussent les explications du comte de Toulouse, il fut déclaré hérétique par le légat du pape, qui donna au roi de France la possession de ses domaines.
Ce monarque assembla en conséquence une puissante armée, et il marcha contre les Albigeois, accompagné du légat. Mais en même temps qu’il faisait tous ses efforts pour conserver la paix, Raymond avait pourvu, avec autant de sagesse que d’habileté, à tous les moyens de défense ; et tandis que Louis entreprenait cette guerre inique sans aucune prévoyance, son ennemi se préparait avec une louable prudence à soutenir la cause la plus juste.
Avignon arrêta pendant trois mois le monarque français, qui ne devint maître de cette ville qu’après des assauts réitérés et lorsque le fer de l’ennemi, la disette et la contagion eurent détruit une grande partie de ses troupes. Enfin, la place capitula, et l’armée française pénétra dans le Languedoc, où tout se soumit jusqu’à quatre lieues de Toulouse. La saison était trop avancée pour le siège de cette ville : le roi se hâta de retourner en France ; mais il tomba malade en chemin et, ayant été forcé de s’arrêter au château de Montpensier en Auvergne, il y mourut le 8 novembre 1226, à l’âge de 39 ans.
Quelques historiens disent qu’il fut empoisonné par Thibault, comte de Champagne ; mais cela est peu vraisemblable. D’autres pensent que la maladie à laquelle il succomba venait d’un excès de continence. Guillaume de Puylaurens rapporte que les médecins, ayant imaginé d’introduire dans son lit une jeune fille pendant qu’il dormait, à son réveil elle lui exposa le motif de sa présence : « Non, ma fille, lui dit Louis, j’aime mieux mourir que de sauver ma vie par un péché mortel. »
On a beaucoup blâmé Louis VIII de s’être arrêté au milieu de ses triomphes pour aller soumettre les Albigeois, au lieu d’expulser entièrement les Anglais de la France ; mais il convient de dire, à la justification de ce prince, qu’il avait besoin de ménager l’empereur, qui, en consentant à ne former aucune alliance avec l’Angleterre, ne voulait pas cependant qu’on profitât de la jeunesse de Henri III pour le dépouiller : il était de même obligé de ménager les seigneurs, qui ne voyaient pas sans peine le plus grand vassal de la couronne traité avec tant de rigueur ; il devait craindre aussi que le pape n’intervînt en faveur des Anglais, qui d’ailleurs faisaient bonne résistance.
Au surplus la guerre contre les Albigeois, tout injuste et cruelle qu’elle fût, présentait dans l’avenir d’assez grands avantages sous le rapport de la politique : le comté de Toulouse devait être le prix de la victoire, et cette possession eût rendu l’expulsion plus facile ; enfin Louis ne pouvait pas s’attendre à une mort si prompte. Juger les opérations d’un monarque qui ne régna que trois ans comme s’il avait eu le temps d’accomplir ses projets est une grande injustice ; car de ce que Louis fit la paix après avoir enlevé aux Anglais la moitié des domaines qu’ils possédaient en France, on ne peut pas conclure qu’il ne pensât pas à leur arracher le reste, surtout dans un siècle où ces alternatives de paix et de guerre formaient toute la politique des deux nations.
Malgré la brièveté de son règne, ce prince a marqué sa place entre Philippe Auguste et Saint-Louis. Son expédition d’Angleterre annonce une âme ferme, au-dessus de toute crainte, même de celle des excommunications, si redoutables à cette époque ; il emporta l’estime de la noblesse anglaise, forcée d’admirer son courage, en se tournant contre lui. Pendant trois ans qu’il fut sur le trône, il ne cessa de combattre et de vaincre ; il augmenta les domaines de la couronne par ses armes et par d’heureuses acquisitions.
On prétend que Philippe Auguste avait dit dans les derniers moments de sa vie : « Les gens d’Église engageront mon fils à faire la guerre aux hérétiques albigeois ; il ruinera sa santé à cette expédition, il y mourra, et par là le royaume restera entre les mains d’une femme et d’un enfant. » Cette prophétie a bien l’air d’avoir été faite après l’événement.
Ce qui est certain, c’est que Louis VIII, comme le remarque le chroniqueur Matthieu Pâris, fut très dissemblable à son père. Il eut onze enfants de Blanche de Castille, avec laquelle il avait été marié fort jeune ; à sa mort il ne lui restait qu’une fille, qui prit le voile, et cinq fils, à savoir : Louis IX qui lui succéda, Robert, Alphonse, Charles et Jean ; ce dernier ne vécut que quatorze ans : des trois autres sortirent les branches d’Artois, d’Anjou, du Maine, de Provence et de Naples.
***
Louis VIII le Lion Chevalier
Le 17 mai 1209, le jeune prince Louis VIII le Lion est promu chevalier à Compiègne.
Accord concernant le château de Sangate
En 1210, Louis VIII le Lion passe un accord au sujet du château de Sangate à Béatrix, Dame de Bourbourg et Alost, Ide de Lorraine, Renaud de Dammartin et Arnould II, Comte de Guines.
Préparation d'un débarquement en Angleterre
Bataille de la Roche-aux-Moines
En 1214, Philippe II Auguste est obligé de suspendre ses préparatifs de débarquement en Angleterre contre Jean-Sans-Terre car le royaume est menacé.
Jean-Sans-Terre a réussi à monter, contre Philippe II Auguste son suzerain, une vaste coalition avec :
Renaud de Dammartin, Comte de Boulogne,
Guillaume Ier de Hollande, Comte de Hollande,
Ferrand de Flandre, Comte de Flandre, fils de Sanche Ier le Colonisateur, Roi de Portugal,
Henri Ier de Brabant, Duc de Brabant,
Thiébaud Ier de Lorraine, Duc de Lorraine,
Henri III de Limbourg, Duc de Limbourg,
Othon IV de Brunswick, Empereur romain germanique.
La plupart des seigneurs installés entre l'Escaut et le Rhin se joignent à cette coalition.
Ferrand de Flandre, quoique vassal de Philippe II Auguste, se déclare pour le roi d'Angleterre.
Philippe II Auguste est l'allié des Gibelin et est soutenu par Frédéric II de Hohenstaufen.
En Flandre, Philippe II Auguste ne contrôle plus que les villes de Douai et de Cassel.
Les coalisés envisagent un plan d'invasion d'envergure dans lequel :
les troupes anglaises de Jean-Sans-Terre attaqueront par La Rochelle,
Othon IV de Brunswick et ses alliés, à la tête de 100 000 hommes, attaqueront par le Nord.
Ils ont pour objectif Paris.
Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle.
Philippe II Auguste descend le plus rapidement possible jusqu'à Châtellerault avec Louis VIII le Lion, son fils.
Jean-Sans-Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris.
Mais Philippe II Auguste sent le danger et arrête son armée à Chinon.
Apprenant alors l'attaque d'Othon IV de Brunswick au nord, Philippe II Auguste décide de scinder sa force en deux pour la faire affronter les deux menaces qui pèsent sur son royaume.
Lui va alors au nord pour se confronter à l'empereur tandis que Louis VIII le Lion garde la Loire à la tête d'une armée de 14 000 hommes.
Craignant de se faire couper toute voie de repli en cas d'échec devant Paris, Jean-Sans-Terre prend la décision de s'arrêter devant la forteresse de la Roche-aux-Moines (Savennières), plutôt que de l'éviter.
De là, Jean-Sans-Terre peut se diriger vers Paris, plus tranquillement, sans devoir constamment se retourner pour voir si Louis VIII le Lion n'est pas en train de le poursuivre.
La forteresse de la Roche aux Moines est dirigée par Guillaume des Roches, le sénéchal d'Anjou.
Lorsque le siège commence, le prince Louis VIII le Lion arrive, le 2 juillet 1214.
Amaury Ier de Craon se bat au côté de Louis VIII le Lion.
Guillaume des Roches, beau-père d'Amaury Ier de Craon, mène l'action décisive qui permet la victoire des Français.
Jean-Sans-Terre, estimant le danger trop important, s'enfuit finalement sans combattre, en laissant sur place ses machines de siège.
L'affrontement de la Roche-aux-Moines permet aux Français de consolider leurs positions au sud, et d'affaiblir la force anglaise, en la privant de ses engins de siège, donc en l'empêchant de prendre d'assaut d'autres places fortes.
Pèlerinage de Louis VIII le Lion dans le midi
Campagne contre les Albigeois
Au printemps 1215, Louis VIII le Lion, fils de Philippe II Auguste, vient en pèlerinage dans le midi. Simon IV de Montfort l'accueille à Vienne. Ils entrent ensemble dans Toulouse dont les défenses ont été détruites.
En 1215 Matthieu II de Montmorency se joint aux croisés contre les Albigeois. Pendant cette campagne, Matthieu II de Montmorency rehausse en maintes occasions l'éclat de son titre de connétable et en fait la première dignité du royaume.
C'est sans combattre que les croisés entrent dans Toulouse en juin 1215 au bout d'un siège de 2 ans.
Simon IV de Montfort ne tarde pas à entrer en conflit avec l'archevêque de Narbonne, Arnaud Amaury.
Prise du château de Worcester
Louis VIII le Lion envahit le pays à l'été 1216 et prend Winchester.
Louis VIII le Lion prend le château de Worcester en 1216.
Guillaume Ier le Maréchal prévient Guillaume II le Maréchal son fils de quitter le château, juste avant que Ranulph de Blundeville, comte de Chester ne le reprenne.
Tentative de conquête de l'Angleterre par Louis VIII le Lion
Louis VIII le Lion Roi d'Angleterre
La fuite de Jean-Sans-Terre lors de la bataille de la Roche-aux-Moines en 1214 contribue à la révolte de la noblesse anglaise.
À la demande des barons de ce pays, le dauphin Louis VIII le Lion débarque à Stonor en Angleterre le 21 mai 1216.
Hervé IV de Donzy participe à cette campagne.
Louis VIII le Lion entre à Londres le 2 juin 1216.
Louis VIII le Lion est désigné roi d'Angleterre en tant qu'époux de Blanche de Castille, fille d'Alphonse VIII le Noble et d'Aliénor d'Angleterre. Louis VIII, sans être sacré roi, se fait prêter serment.
Louis VIII le Lion a comme homme d'armes :
Arnould II de Guines, Comte de Guines,
Jean Ier de Montmirail, Seigneur de Montmirail et Oisy,
Guillaume Ier de Hollande, Comte de Hollande,
Enguerran III le Bâtisseur, Seigneur de Coucy, de Marle et de la Fère,
Robert II de Dreux, Comte de Dreux et de Braine.
En septembre 1216, Alexandre II le Pacifique rend hommage à Douvres à Louis VIII le Lion, Roi d'Angleterre.
Bataille de Lincoln
Mort de Thomas du Perche
Ranulph de Blundeville Comte de Lincoln
Mal en point, Louis VIII le Lion reçoit l'aide de Robert Ier de Courtenay-Champignelles.
Depuis le nord des Midlands, Ranulph de Blundeville est chargé d'empêcher les barons venus du nord de faire jonction avec les troupes de Louis VIII le Lion.
Ranulph de Blundeville prend pour cible le château de Mountsorrel dans le Leicestershire.
Saier de Quincy, Comte de Winchester, parvient à convaincre Louis VIII le Lion d'envoyer une troupe au secours du château.
À leur arrivée, Ranulph de Blundeville a déjà démoli le château et s'est porté au secours du château Lincoln assiégé par les Français.
Guillaume Ier le Maréchal et l'armée d'Henri III Plantagenêt ont également convergé vers Lincoln, depuis Northampton.
Le 20 mai 1217, Louis VIII le Lion est battu à Lincoln par les troupes de Guillaume Ier le Maréchal.
Guillaume Ier le Maréchal y tue le comte Thomas du Perche.
Ranulph de Blundeville et Guillaume II le Maréchal combattent avec Guillaume Ier le Maréchal.
Robert Ier de Courtenay-Champignelles est fait prisonnier.
46 barons se retrouvent prisonniers d'Henri III Plantagenêt, au nombre desquels :
Saier de Quincy, Comte de Winchester
le comte d'Hereford,
le comte de Lincoln, titre récemment créé par Louis VIII le Lion.
Ranulph de Blundeville est créé comte de Lincoln par Henri III Plantagenêt le 23 mai 1217.
Les barons anglais ayant choisi Louis VIII le Lion finissent par se rallier au jeune Henri III Plantagenêt.
Saier de Quincy fait allégeance à Henri III Plantagenêt le 29 septembre 1217.
Traité de Lambeth
Le traité de Lambeth ou traité de Kingston-upon-Thames est signé le 11 septembre 1217, mettant fin la Première Guerre des barons, commencée en 1215.
La couronne échoit à Henri III Plantagenêt, moyennant certaines compensations, dont l'amnistie des barons rebelles et le paiement de 10 000 Marcs, à Louis VIII le Lion.
Louis VIII le Lion rentre en France. Il débarque à Boulogne le 28 septembre 1217.
Les Anglais libèrent Robert Ier de Courtenay-Champignelles quelques semaines plus tard.
Alexandre II le Pacifique doit rendre hommage à Henri III Plantagenêt en décembre 1217.
Siège de Marmande
Mort de Gaucher III de Châtillon-sur-Marne Seigneur de Châtillon-sur-Marne, de Crécy et de Montjay, Sénéchal de Bourgogne, Grand Bouteiller de France et de Champagne
Hugues Ier de Châtillon-Saint-Pol Seigneur de Châtillon-sur-Marne
Troisième siège de Toulouse
En 1219, Amaury VI de Montfort s'engage dans un siège plus facile sur Marmande.
À la demande pape Honorius III, Philippe II Auguste envoie son fils Louis VIII le Lion au coté d'Amaury VI de Montfort au secours de la croisade dans le cadre de l'ost.
Hervé IV de Donzy participe à ce siège.
Le 3 juin 1219, 5 000 habitants sont massacrés avant que leur cité ne soit brûlée. Cet effroyable massacre finit par émouvoir le roi de France.
Gaucher III de Châtillon-sur-Marne meurt à Marmande en octobre 1219 lors de ce Siège.
Hugues Ier de Châtillon-Saint-Pol devient Seigneur de Châtillon-sur-Marne ou de Chastillon sous le nom d'Hugues V de Châtillon-sur-Marne en 1219.
Louis VIII le Lion part assiéger Toulouse. Après un échec, son service d'ost accompli, il repart.
Amaury VI de Montfort finit, pour sauver la face, par céder ses droits à Louis VIII le Lion qui devient ainsi le suzerain de l'Armagnac et du Fezensac.
Mort de Philippe II Auguste
Louis VIII Roi de France
Sacre de Louis VIII le Lion
Philippe II Auguste meurt à Mantes-la-Jolie le 14 juillet 1223. Il est inhumé le 15 juillet à l'abbaye de Saint-Denis.
Philippe II Auguste a régné 43 ans, presque autant que son père Louis VII le Jeune et que son petit-fils Saint-Louis.
À sa mort, Philippe II Auguste est de loin le plus grand seigneur du royaume.
Il a agrandi le domaine royal de 7 provinces : Normandie, Maine, Anjou, Touraine, Poitou, Valois et Vermandois. Il met en place des méthodes nouvelles de gouvernement rendues nécessaires par l'extension du domaine. Il divise la France en bailliages et prévôtés et établit une administration directe par la couronne. Les baillis, officiers nommés et révoqués par le roi, le représentent dans toutes ses fonctions.
Les impôts restent exceptionnels (dîme saladine), mais la collecte plus soigneuse des revenus domaniaux et la vente de privilèges aux communes et aux métiers accroissent considérablement la trésorerie royale confiée aux Templiers.
Ces ressources permettent de rétribuer des mercenaires et d'élever de puissants châteaux (Dourdan, Issoudun, Gisors) : l'art de la guerre féodale en est transformé.
De même, le gouvernement central évolue : les sessions de la cour se spécialisent dans les affaires judiciaires et financières, préfigurant ainsi le Parlement et la Cour des comptes.
Les deux offices les plus importants : sénéchal et chancelier, sont supprimés, et d'une façon générale les grands féodaux laissent la place à des hommes d'extraction plus modeste, reconnus pour leurs compétences.
Ses rapports avec l'Église ont été souvent compliqués, comme ceux de plusieurs rois capétiens, à cause d'affaires de divorce.
Il adoucit les mœurs violentes du temps, en instituant la trêve appelée quarantaine-le-roi, en vertu de laquelle on ne pouvait tirer vengeance d'une injure avant quarante jours écoulés.
Philippe II Auguste embellit Paris, dont il bâtit les premiers remparts, bâtit l'Hôtel-Dieu et acheva Notre-Dame.
Pour la première fois depuis l'avènement des Capétiens, le prince royal n'a pas été associé au trône durant le vivant de son père.
Louis VIII le Lion a déjà 36 ans quand il se fait sacrer sans difficulté Roi à Reims avec sa femme Blanche de Castille, le 6 août 1223.
Cela contribue à asseoir définitivement l'autorité royale.
La cérémonie est aussi fastueuse que l'accueil des époux à Paris, où l'on festoie pendant une semaine.
Maurice du Mans est le premier à prêter serment à Louis VIII le Lion le 23 novembre 1223.
Fort différent de son père, Louis est un être chétif, froid, mais un père prolifique (douze enfants) et un guerrier intrépide.
Il doit d'ailleurs son surnom à la bravoure et à la cruauté, dont il a fait preuve à la guerre :
soit en secondant Philippe II Auguste,
soit en participant à la croisade contre les albigeois.
Robert Ier de Courtenay-Champignelles Grand Bouteiller de France
Louis VIII le Lion nomme Robert Ier de Courtenay-Champignelles Grand Bouteiller de France en 1223.
Débarquement de Simon II de Dammartin
Prise d'Abbeville
En 1223, Simon II de Dammartin tente un débarquement pour reconquérir le comté de Ponthieu.
Il prend Abbeville, mais Louis VIII le Lion envoie une armée à qui les habitants d'Abbeville ouvrent les portes.
Simon II de Dammartin est obligé de rembarquer.
Armistice de Carcassonne
Amaury VI de Montfort Comte de Montfort-l'Amaury
Amaury VI de Montfort ne tient plus que la ville de Carcassonne.
Le 14 janvier 1224, Raymond IX de Toulouse, Roger-Bernard II de Foix et Amaury VI de Montfort signe l'armistice à Carcassonne entérinant la défaite des Montfort.
Amaury VI de Montfort promet de rendre leurs héritages à tous les dépossédés s'ils jurent fidélité. Amaury VI de Montfort ramène en Île-de-France le corps de Simon IV de Montfort, son père, enveloppé dans une peau de bœuf.
Le jeune Raymond Trencavel, fils de Raymond Roger Trencavel, de retour de son exil à Foix, retrouve son fief. La première croisade vient de prendre fin.
Mais l'hérésie demeure bien vivante et continue à être tolérée et parfois protégée par de nombreux seigneurs.
Raymond IX de Toulouse profite de l'occasion pour prendre Carcassonne et la remettre à Raimond II Trencavel.
En 1224, Amaury VI de Montfort, incapable de conserver le comté de Toulouse, cède ses droits à Louis VIII le Lion en échange du titre de Comte pour sa terre de Montfort-l'Amaury.
Serments de Montpellier
Pour intervenir et conduire une croisade, Louis VIII le Lion qui veut en finir avec l'affaire occitane, pose dès 1224 ses conditions au Pape et lui propose que toutes les terres confisquées aux cathares lui soient attribuées. Mais le Pape Honorius III refuse et lui demande de négocier avec les méridionaux.
En août 1224, Raymond IX de Toulouse, Raimond II Trencavel et Roger-Bernard II de Foix promettent de combattre l'hérésie et reconnaissent l'autorité du roi.
Campagnes de Louis VIII contre les Anglais
Henri III Plantagenêt, roi d'Angleterre, prétend à la restitution des biens des Plantagenêt en France.
En 1224, Louis VIII le Lion prend immédiatement la tête d'une armée qui achève la conquête du Poitou, prend Niort et La Rochelle mais ne peut enlever Bordeaux.
Thibault IV de Champagne participe à ces campagnes.
Pierre IV de Lodève Comte de Lodève et de Montbrun
En 1225, sous le pontificat de Pierre IV de Lodève, évêque, que Louis VIII le Lion reconnait aux prélats de la cité le titre de Comte de Lodève et de Montbrun et leur accorde, en même temps, le droit de battre monnaie.
Cession des terres de Saint-Riquier, de Doullens et d'Avesnes
En juin 1225, Marie de Ponthieu cède à Louis VIII le Lion les terres de Saint-Riquier, de Doullens, d'Avesnes et de leurs dépendances. Elles sont réunies au bailliage d'Amiens.
Barthélemy de Roye assiste à cette cession.
Paix de Melun
Le 5 avril 1225 est conclue la paix de Melun entre Louis VIII le Lion, d'une part, et Jeanne de Constantinople et Ferrand de Flandre, son époux, d'autre part
Ces derniers s'engageent à la fidélité à Louis VIII le Lion, en échange de quoi Ferrand de Flandre sera libéré
Testament de Louis VIII le Lion en faveur d'Alphonse II de France
Avant de partir en croisade, pour que la discorde ne puisse naître entre ses fils au cas où il trouverait la mort au combat, Louis VIII le Lion rédige un testament constituant des apanages au profit de ses fils cadets.
Alphonse II de France reçoit en 1225 le comté de Poitou et une partie de l'Auvergne dont le château de Tournoël.
Troisième croisade contre les Albigeois
Honorius III fait en sorte d'obtenir l'aide du roi Louis VIII le Lion, à qui il accorde d'assiéger et de prendre Avignon, malgré les protestations de Frédéric II de Hohenstaufen qui la considère comme une ville impériale.
En 1226, Louis VIII le Lion engage contre eux la troisième croisade.
Roger-Bernard II de Foix tente de maintenir la paix, mais le roi rejette son ambassade, et Raymond IX de Toulouse et Roger-Bernard II de Foix reprennent les armes.
Raymond IX de Toulouse refuse les conditions du Concile de Bourges.
Première ordonnance du Roi de France
Prise de Carcassonne
Siège d'Avignon
Mort de Guy Ier de Châtillon-Saint-Pol Comte de Saint-Pol-sur-Ternoise, Seigneur de Montjoy, de Troissy et de Pierrefonds
Mort d'Aymeri de Rançon
Mort de Pierre Isarn Évêque cathare de Carcassonne
Les cathares qui refusent d'abjurer leur foi sont condamnés au supplice du feu conformément à une ordonnance, la première en France, décrétée en avril 1226.
Un premier texte parlementaire signé par Louis VIII le Lion lui transfère la responsabilité de la condamnation des hérétiques.
Le 26 mai 1226, Louis VIII en personne, poussé par Blanche de Castille, son épouse, et le légat du Pape, quitte Bourges, descend la vallée du Rhône et s'attaque aux possessions du comte de Toulouse.
Philippe Ier Hurepel de France accompagne son frère Louis VIII le Lion à la croisade.
Humbert V de Beaujeu se distingue par ses talents militaires aux côtés de Louis VIII le Lion.
Carcassonne se soumet sans combattre en juillet 1226.
Louis VIII le Lion met le siège devant Avignon en juillet 1226. En août 1226, Bernard V de Comminges se rend sans combattre sous les remparts.
Thibault IV de Champagne accompagne le roi au siège d'Avignon, puis l'abandonne.
Guy de Montfort participe au siège d'Avignon.
Guy Ier de Châtillon-Saint-Pol meurt lors du siège d'Avignon.
Roger-Bernard II de Foix et un petit contingent de ses vassaux constituent une poche de résistance à Limoux de juin 1226 à juin 1227.
Aymeri de Rançon meurt lors du siège d'Avignon.
Avignon capitule la première le 12 septembre 1226.
Louis VIII le Lion reçoit la soumission de la ville qui dépend du domaine impérial germanique.
Louis VIII le Lion ne peut s'y installer et fait construire une forteresse à Villeneuve-Lès-Avignon, avec l'argent versé par les vaincus.
Puis les principales villes du Languedoc : Nîmes, Béziers, Castres, Carcassonne, Lavaur, Albi, se soumettent au roi, se souvenant du massacre de Marmande.
Toulouse et quelques foyers résistent encore dont Montségur.
Réunie à Pamiers, une assemblée attribue à la couronne les fiefs confisqués. Ayant renoncé à prendre Toulouse, Louis VIII décide de rentrer à Paris.
Pierre Isarn, Évêque cathare de Carcassonne, est capturé par le sénéchal Beaujeu et brûlé vif à Caunes en présence du roi.
Prise de Niort, de Saint-Jean-d'Angély, du Limousin, du Périgord, de l'Aunis et de la Rochelle
En 1226, alors que Louis VIII le Lion combat les Albigeois, Matthieu II de Montmorency est à la tête de l'armée royale contre les Anglais.
Matthieu II de Montmorency s'empare de Niort, de Saint-Jean-d'Angély, du Limousin, du Périgord, de l'Aunis et de la Rochelle.
Les frontières maritimes du royaume sont ainsi largement accrues. - 30 mai 1200 :
-
Mariage (avec Blanche DE CASTILLE) - Port-Mort, 27473, Eure, Normandie, FRANCE
ou 23/05/1201 Pont-Audemer
Louis VIII le Lion épouse à Port-Mort en Normandie le 23 mai 1200 Blanche de Castille. Leurs enfants sont :
x (1205-1205),
Philippe de France, dit le Lion (9 septembre 1209-1218), qui épousera en 1217 Agnès II de Nevers,
Alphonse (1213-1213),
Jean (1213-1213),
Louis IX, dit Saint-Louis (25 avril 1214-25 août 1270),
Robert Ier de France ou Robert Ier d'Artois, dit le Vaillant (25 septembre 1216-9 février 1250), Comte d'Artois, qui épousera en 1237 Mahaut de Brabant,
Jean de France (21 juillet 1219-1232), Comte d'Anjou,
Alphonse II de France (11 novembre 1220-21 août 1271), Comte de Poitiers et de Toulouse, qui épousera en 1234 ou 1237 ou 1241 Jeanne de Toulouse,
Philippe Dagobert (20 février 1222 – 1232 ou 1235),
Isabelle de France (juin 1225-23 février 1269),
Étienne (1226-1226),
Charles Ier d'Anjou (mars 1227-7 janvier 1285), Comte d'Anjou et Forcalquier. - 15 novembre 1226 :
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Décès - Montpensier, 63240, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
Cause : Dysentrie
À l'approche d'une mort prématurée, Louis VIII le Lion, plein de confiance dans les talents et la fidélité de Matthieu II de Montmorency, lui recommande instamment Saint-Louis, son fils encore en bas âge. Matthieu II de Montmorency jure de soutenir l'enfant de son roi et de verser pour lui s'il le fallait, jusqu'à la dernière goutte de son sang.
Louis VIII le Lion malade, sans doute d'une dysenterie contractée pendant la croisade, prend le chemin du retour par le Massif central. Il meurt à Montpensier-en-Auvergne le 8 novembre 1226.
Thibault IV de Champagne est accusé de l'avoir empoisonné.
Le bref règne de Louis VIII le Lion, 3 ans, affermit la monarchie et consolide le royaume qu'il laisse à un enfant, le futur Saint-Louis.
Saint-Louis est sacré Roi de France le 8 ou le 29 novembre 1226 à Reims, âgé seulement de 11 ans. -
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Le cœur et les entrailles de Louis VIII furent déposés en l'abbaye Saint-André-les-Clermont de l'ordre des Prémontrés, entre Chamalières et Clermont-Ferrand. Le 15 novembre 1226, lors de funérailles célébrées avec magnificence, Louis VIII fut inhumé en la basilique Saint-Denis. Jusqu'à la guerre de Cent Ans, on pouvait voir son magnifique tombeau ciselé d'or et d'argent. Après sa disparition, il fut remplacé par une simple dalle marquant le lieu de la sépulture. Les profanateurs de 1793 détruisirent celle-ci et découvrirent une pierre couvrant le cercueil, avec une croix sculptée en demi-relief. Le couvercle renversé, on trouva le corps du roi enveloppé dans un suaire tissé d'or. C'est le seul souverain que l'on a retrouvé inhumé de cette façon.
Inhumé en l’abbaye de Saint-Denis, mais son cœur et ses entrailles furent déposés dans l’église de Montpensier, puis dans l’abbaye Saint-André-les-Clermont (63)
Saint-Louis fit édifier pour son père un magnifique mausolée en argent doré qui trônait, avec celui de Philippe Auguste, au centre de la basilique : ils furent tout deux détruits au XVe siècle lors de la guerre de Cent ans.
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Même nom, même prénom, né à peu près la même année : des cousins ont peut-être retrouvé d'autres ancêtres de cette famille.
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DE FRANCE LOUIS VIII Le Lion
1187 – 1226
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Arbre « Arbre CHRISTE-BECAT-MATEÜ » de roger64