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Louis II CAROLINGIEN ◉ Sosa : 467 815 576

Louis II CAROLINGIEN

◉ Sosa : 467 815 576

  • dit « Le Bègue »
  • Né le 5 novembre 846
  • Décédé le 15 avril 879 - Compiègne, 60200, Oise, Picardie, FRANCE, à l'âge de 32 ans
  • Inhumé - Compiègne, 60200, Oise, Picardie, FRANCE
  • Roi d'Aquitaine (867-877), roi des francs (06 octobre 877 au 10 avril 879)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

5 novembre 846 :
Naissance
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_II_le_B%C3%A8gue
roi d'Aquitaine (867-879), roi de France (877-879), duc d'Austrasie, Comte de Meaux (862-877)
Le 10 février 856 à Louviers, son père arrange ses fiançailles avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne, et lui concède alors le duché du Mans3. Déplaisant énormément aux vassaux bretons, cet arrangement est peut-être une des raisons du mécontentement et du complot qui entraînent l'assassinat du roi breton l'année suivante.

Marié en premières noces en 862 à Ansgarde de Bourgogne (qu'il aurait enlevée à l'abbaye de Chelles4), elle lui donne deux fils, Louis III et Carloman II et trois filles, Gisèle, Hildegarde et Ermentrude. Comme ce mariage avait été contracté sans la volonté de son père, ce dernier oblige Louis à répudier Ansgarde. Il épouse en secondes noces — contre l'avis des autorités ecclésiastiques — Adélaïde de Paris dont un fils, Charles, qui naît après sa mort.

Comme l'indique son surnom, Louis II bégaie, ce qui l'empêche de s'exprimer en public et nuit à son autorité.

Après avoir été nommé roi d'Aquitaine en 867 par son père, il devient roi des Francs après la mort de ce dernier survenue le 6 octobre 877. Son accession au trône est contestée par plusieurs seigneurs et même par l'impératrice Richilde, seconde épouse de son père. Afin de se rallier des partisans, Louis prodigue alors de nombreux cadeaux et promesses, et finalement Richilde elle-même consent à sa succession. Le 8 décembre 877Mermet 1, il est couronné et sacré par l'archevêque Hincmar de Reims dans la chapelle palatine de l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne. Son autorité va cependant rester très faible.

Bien que sacré une deuxième fois par le pape Jean VIII, lors du concile de Troyes le 7 septembre 878Mermet 2, il demeure un roi sans pouvoir, dominé par la puissance de l'aristocratie. Le 1er novembre de cette même année à Fouron près de Liège, il a cependant la sagesse de conclure avec son cousin Louis de Saxe un accord5 qui confirme le partage de la Lotharingie effectué par leurs pères en 870 au Traité de Meerssen.

De santé fragile, Louis meurt le 11 avril 879 alors qu'il s'apprêtait à lancer une expédition pour soumettre Bernard Plantevelue, comte d'Autun et de Mâcon, qui s'était déclaré rebelle.


l est Roi de France de 877 à 879.
En 851, Charles le Chauve place Louis à la tete du Maine et de la Marche de Bretagne, mais ses actions sont infructueuses. En 867 il est nommé Roi d'Aquitaine, en restant sous la tutelle de son père.
En 877 quand Charles intervient en Italie, il désigne Louis comme régent. A la mort de son père, pour se concilier les grands aristocrates, il attribue Comtés, Abbayes et Villas à ses fidèles. Il garantit les privilèges des Eveques. Après toutes ces concessions il est élu Roi et couronné à Compiègne par l'Archeveque de Reims Hincmar le 8 décembre 877.
Le principal aristocrate est Hugues l'Abbé, un Welf, fils de Conrad Comte d'Auxerre et Abbé de Saint Gall et d'Adélaide de Tours (fille d' Hugues de Tours). Hugues est un cousin de Charles le Chauve car son père Conrad est le frère de Judith, la mère de Charles. A la mort de Robert le Fort, Hugues recoit l'essentiel de ses domaines: le Comté de Tours, L'Abbaye Saint Martin de Tours et il devient Marquis de Neustrie. Il devient le principal conseiller du Roi Louis II et en fait il gouverne la France de 877 à 886.
Bien que sollicité par le Pape Jean VIII, qui vient le voir à Troyes en 878, Louis refuse de s'engager dans les affaires Italiennes. En outre Louis et son cousin Louis Roi de Germanie ne souhaitent pas remettre en cause la division de la Lotharingie établie par le Traité de Meersen en 870.

***
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2291
Surnommé le Bègue ou le Fainéant, fils de Charles le Chauve et d’Ermentrude, il naquit le 1er novembre 846, fut fait roi d’Aquitaine par son père, en 867, et lui succéda dans le royaume de France en 877 ; mais ce ne fut pas sans éprouver beaucoup de difficultés.

Pendant le séjour de Charles le Chauve en Italie, il s’était élevé en France contre ce prince un parti puissant ; ce parti se trouva tout formé pour refuser la couronne à Louis, qu’une santé faible et l’embarras qu’il avait de s’exprimer rendaient peu redoutable aux factieux. L’impératrice Richilde, veuve de Charles le Chauve, avait ignoré la conspiration formée contre son époux ; mais, comme Louis n’était pas son fils, et qu’elle avait le plus vif désir de voir le duc Boson son frère s’élever jusqu’à la souveraineté, elle se rangea du parti des mécontents, dans l’espoir que les divisions qui s’annonçaient serviraient l’ambition de ce frère chéri.
Louis II le Bègue. Gravure de Charles-Amédée Colin (1845), d'après la peinture de Louis-Félix Amiel et publiée dans Galeries historiques de Versailles publiéess par l'ordre du roi de Charles Gavard

Louis le Bègue, apprenant à la fois la mort de son père et les dangers qui menaçaient le trône, part d’Orreville, maison de plaisance entre Arras et Amiens, dispose des places et des trésors de son père en faveur de ceux qu’il rencontre, et prodigue l’argent et les grâces pour se faire des partisans. Cette conduite devient le premier grief qu’allèguent contre lui les seigneurs, convaincus qu’il ne peut rien accorder sans leur consentement.

En effet, depuis l’usurpation de Pépin le Bref la couronne était devenue élective, et le sacre était regardé comme une condition nécessaire du pouvoir royal ; or, Louis, non reconnu par les seigneurs, non sacré par les évêques, n’était rien : telle devait être la conséquence de la fausse politique des premiers carolingiens aussitôt que les grands seraient parvenus à s’entendre.

L’impératrice Richilde, s’étant aperçue que les mécontents ne la flattaient que pour l’éloigner du roi, et craignant d’avancer la ruine de Boson en se pressant trop de l’élever, montra le testament par lequel Charles le Chauve appelait son fils Louis à lui succéder, et elle lui remit l’épée de Charlemagne, la couronne, le sceptre, le manteau royal. Ces signes du pouvoir ayant rapproché de lui les esprits divisés, il fut sacré à Compiègne par Hincmar, archevêque de Reims, au commencement de décembre 877.

Son père était mort le 6 octobre. Ainsi la France fut deux mois incertaine si elle aurait un roi et quel il serait. Louis le Bègue, forcé d’accepter les conditions qui lui furent imposées, ne se trouva pas plus puissant étant sacré qu’il ne l’avait été avant son sacre. Le pape Jean VIII, après avoir été forcé de se reconnaître tributaire des Sarrasins qui dévastaient l’Italie, était devenu prisonnier de quelques seigneurs italiens.

Étant parvenu à s’échapper, il publia un manifeste contre son persécuteur Lambert, duc de Spolète, et il y déclara que les cruautés exercées contre lui l’obligeaient à passer en France pour réunir les rois et demander leur protection. Il écrivit en même temps à Louis le Bègue pour le prier d’avoir pitié de ses larmes, et le nomma son conseiller secret, comme l’avait été l’empereur son père, lui déclarant qu’en cette qualité le roi pouvait indiquer un concile à Troyes, où il se trouverait incessamment.

Le pontife y arriva en effet, accompagné de Boson et de la princesse sa femme, qui lui avaient rendu à Arles les plus grands honneurs. Louis, retenu à Tours par la faiblesse de sa santé, n’arriva que lorsque le concile était près de sa fin. A l’exemple de Pépin, il voulut être sacré par la main du pape, et le pontife remplit ce désir ; mais il refusa de couronner la reine Adélaïde, que Louis n’avait épousée qu’après avoir répudié Ansgarde, sœur d Odon, comte de Bourgogne.

Comme Louis avait contracté ce mariage à l’insu de son père, celui-ci l’avait ensuite contraint de le rompre. L’amertume du refus que fit le pontife fut adoucie par d’autres concessions, et surtout par l’excommunication de quelques seigneurs rebelles, qui, néanmoins, ne déposèrent pas les armes. Le monarque fut même bientôt après obligé de signer avec eux, et notamment avec Gosfrid, comte du Mans, des traités honteux, et qui contribuèrent beaucoup à l’avilissement et à la chute de la maison carolingienne.

Les princes de Germanie, qui avaient été appelés au concile, n’y étaient pas venus, et Louis se trouvait hors d’état de donner au pape les secours dont il avait besoin. Cependant le pontife retourna en Italie, où la présence de Boson le fit respecter de ses ennemis. Louis se rendit à Mersen, où il eut une entrevue avec le roi de Germanie, qui signa un traité de paix avec lui. Bernard, marquis de Gothie, s’étant déclaré contre le roi, ses États furent donnés à Bernard, comte d’Auvergne.

Le premier, ainsi dépossédé, se retira en Bourgogne, où il possédait les comtés d’Autun et de Mâcon ; l’on préparait une expédition pour l’en chasser, à la tête de laquelle devait se mettre le roi ; mais la maladie de langueur qui le consumait depuis longtemps l’arrêta à Troyes, d’où il se fit ensuite porter à Compiègne, où il expira le 10 avril 879. De nombreuses concessions furent faites par lui aux grands seigneurs, et son règne est l’époque où s’établirent beaucoup de seigneuries, de duchés et de comtés. Ansgarde lui avait donné deux fils, Louis et Carloman.

Adélaïde mit au jour, après sa mort, un fils connu sous le nom de Charles le Simple ; et l’on vit deux assemblées rivales occupées à décerner la couronne, tandis que les seigneurs démembraient la France pour ajouter à leurs domaines, et que les plus puissants ou les plus habiles se créaient des royaumes. Quelques savants ont prétendu que Louis le Bègue fut empereur ; mais ce titre ne lui est donné dans aucun monument.

***
Louis II le Bègue Comte du Mans
Révolte des grands d'Aquitaine contre Charles II le Chauve
En 856, Charles II le Chauve donne à son fils Louis II le Bègue une sorte de vice-royauté sur une Marche à l'est de la Bretagne entre la Seine et la Loire pour défendre le pays contre les Vikings, les Bretons et les Aquitains. Louis II le Bègue devient Comte du Mans.
Mais la présence dans le Maine de l'héritier du trône, Louis II le Bègue, réduit considérablement l'autonomie et le pouvoir des comtes de cette région. C'est le soulèvement général des Grands, dont Eudes Ier de Troyes-Robertien et Robert IV de Hesbaye.
Les Comtes du centre ouest sont pour la plupart apparentés à la femme de Charles II le Chauve, Ermentrude d'Orléans.


Projet avorté de mariage de Louis II le Bègue avec une fille d'Erispoë
Charles II le Chauve entreprend de sceller une alliance avec Erispoë pour faire cesser les raids bretons contre le royaume. Erispoë est marié à Marmohec de Poher et a un fils nommé Conan et une fille. En 856, est négocié le mariage de Louis II le Bègue, fils de Charles II le Chauve, avec la fille d'Erispoë contre une restitution de terres. Le projet n'aboutit pas.

Louis II le Bègue Comte de Meaux
Louis II le Bègue devient Comte de Meaux en 862.

Révolte des Bretons et Louis II le Bègue
En 862, Robert IV de Hesbaye défait une troupe de Vikings au service de Salomon, en prend une autre à sa solde et la lance contre Salomon.
En 862, Robert IV de Hesbaye a à lutter contre Louis II le Bègue, le propre fils de Charles II le Chauve, qu'il a supplanté dans son commandement, et qui, uni aux Bretons et aux seigneurs neustriens, jaloux de la situation prépondérante faite à Robert, ravage l'Anjou.
Charles II le Chauve réussit à ramener le calme en combattant sur certains fronts et en payant tribu aux autres.


Paix d'Entrammes
Robert défait deux fois Louis II le Bègue, l'oblige à prendre la fuite et contraint ainsi Salomon à signer avec Charles II le Chauve la paix d'Entrammes en 863.

Pillage de Fleury-sur-Loire, Orléans et Poitiers
Robert IV de Hesbaye Comte d'Autun, d'Auxerre et de Nevers
En 865 Robert IV de Hesbaye défait une nouvelle bande de Vikings qui, après avoir pillé Fleury-sur-Loire, Saint-Benoit-sur-Loire, Orléans et Poitiers, regagne la Loire avec son butin.
Au milieu de ces succès, avec son propre consentement, Robert IV de Hesbaye est remplacé dans son commandement par Louis II le Bègue et envoyé dans l'Est où le roi lui donne les comtés d'Autun, d'Auxerre et de Nevers.

Pillage du Mans
Bataille de Brissarthe
Mort de Robert IV de Hesbaye
Mort de Ramnulf Ier de Poitou Duc d'Aquitaine
Louis II le Bègue Comte d'Autun
Hugues l'Abbé tuteur de Robert Ier de France et Eudes Ier de France
Eudes Ier de France Marquis de Neustrie
En 866, le prince breton Salomon s'est allié au Danois Hasting (Hásteinn) pour une expédition contre l'Anjou, le Maine, et la Touraine.
La ville du Mans est saccagée et toute la contrée est ravagée.
Louis II le Bègue n'ayant pas su empêcher ce pillage, Robert IV de Hesbaye est rappelé en Neustrie et y reprend ses possessions.
Il reçoit, en outre, l'abbaye de Saint-Martin de Tours.
Robert IV de Hesbaye parvient à réunir une armée franque alors que les Bretons et Scandinaves se replient avec leur butin.
Il a avec lui Ramnulf Ier, Comte de Poitiers, Gauzfrid, Comte du Maine, et Hervé du Maine.
Gauzfrid, comte du Maine bat les vikings entre la Loire et le Mans.
Robert, Ramnulf Ier de Poitou et Gauzfrid assiègent les vikings d'Hasting à Brissarthe près Angers.
Une bataille oppose les Francs aux Normands le 15 septembre 866.
Robert IV de Hesbaye et Ramnulf Ier de Poitou sont tués au combat.
Robert est tué en repoussant sans casque ni cuirasse une sortie des Vikings qu'il avait enfermés dans l'église.
Hasting n'est pas né en Scandinavie mais dans les environs de Troyes.
Toutefois, Hasting préfère embrasser une carrière de mercenaire et de Prince pillard à la tête d'une bande de vikings, au noble métier de paysans qu'exerçaient ses parents sous le joug du servage.
En 866, Charles II le Chauve attribue le comté d'Autun à Louis II le Bègue, son fils, malgré les tentatives de prise du pouvoir par Bernard Plantevelue, toujours présent dans la région.
Eudes n'a que 6 ans.
En 866, Hugues L'Abbé, beau-fils de Robert IV de Hesbaye, se voit confier par Charles II le Chauve la tutelle de Robert Ier de France et Eudes Ier de France, les enfants de Robert IV de Hesbaye, ceux-ci étant trop jeunes pour assumer les charges et honneurs de leur père.
Eudes Ier de France hérite du titre de marquis de Neustrie.
Hugues l'Abbé s'acquitte fort bien de son rôle de tuteur et fortifie leur position quant aux places fortes héritées de leur père : Orléans, Meung sur Loire, Blois, et Châteaudun.

Louis II le Bègue Roi d'Aquitaine
En 867, Charles II le Chauve confit le royaume d'Aquitaine à Louis II le Bègue, son fils.

Eudes Ier Comte d'Autun
En 867, Charles II le Chauve remplace Louis II le Bègue sur le comté d'Autun par Eudes Ier, fils d'Arduin Ier.

Bernard II le Veau Comte d'Autun
Bernard II le Veau Marquis de Bourgogne
Louis II le Bègue confie à Bernard II le Veau, fils de Childebrand III et de Dunna, le comté d'Autun et le Marquisat de Bourgogne en 868.

Boson Comte d'Auvergne et du Berry
En 872, la montée en puissance de Boson V de Provence continue.
Charles II le Chauve, le nomme Conseiller et Chambrier de son fils Louis II le Bègue, Roi d'Aquitaine.
Boson récupère cette année là, les honneurs du comte Gérard d'Auvergne, déposé de ses fonctions, et reçoit le comté du Berry.


Échard de Mâcon Comte d'Autun et de Mâcon
En 873, Louis II le Bègue, Roi d'Aquitaine, confie à Échard de Mâcon les comtés d'Autun et de Mâcon.

Charles II le Chauve au secours du pape
En 876, Charles II le Chauve doit partir pour l'Italie, au secours du pape Jean VIII menacé par les Sarrasins du sud de la péninsule italienne.
Charles II le Chauve instaure son fils, Louis II le Bègue, chef du gouvernement du royaume, sous la tutelle d'évêques et de comtes.


Soulèvement en Francia occidentalis
Rébellion de Bernard de Gothie
Bernard de Gothie Comte d'Autun
Pendant le séjour de Charles II le Chauve en Italie, la Francia occidentalis se soulève.
En 877, Bernard de Gothie, Hugues l'abbé et de Bernard Plantevelue refusent de reconnaître Louis II le Bègue, fils de Charles II le Chauve, comme son nouveau souverain.
Bernard de Gothie devient Comte d'Autun en 877.
Bernard de Gothie, maître de la Gothie, de la Septimanie, du Berry et de l'Autunois, se comporte en véritable roi.


Mort de Charles II le Chauve
Louis II le Bègue ou le Fainéant Roi de Francie occidentale
Sacre de Louis II le Bègue
Théodebert Comte de Meaux
Carloman Ier Roi d'Italie
Charles II le Chauve doit rentrer.
Il meurt à Avrieux, près de Modane, dans la vallée de Maurienne, avant d'être revenu le 6 octobre 877.
Il est enterré au monastère de Nantus.
Hincmar est son exécuteur testamentaire.
Sous son règne, la brillante culture carolingienne connut son apogée notamment grâce à ses largesses.
Prince raffiné et cultivé, il fit de sa cour le plus grand centre culturel de l'époque notamment avec Jean Scot Erigène qui y vécut et enseigna de 845 à 867.
Un nombre très important d'écrits date de cette période.
Il ne faut donc pas trop s'empresser de juger ce règne comme le début de la décadence.
Bien au contraire, la puissance carolingienne dura jusqu'à sa mort.
Les 5 enfants de Charles II le Chauve et Richilde sont morts en bas âge.
Les insurgés sont amenés a priori à refuser la couronne à Louis II le Bègue, qu'une santé faible et l'embarras qu'il a de s'exprimer rendent peu redoutable aux factieux.
Comme Louis II le Bègue n'est pas son fils, et que Richilde, veuve de Charles II le Chauve, a le plus vif désir de voir le duc Boson V de Provence, son frère, s'élever jusqu'à la souveraineté, elle se range du coté des mécontents, dans l'espoir que les divisions qui s'annonce servent l'ambition de son frère.
Louis II le Bègue, apprenant à la fois la mort de son père et les dangers qui menace le trône, part d'Orreville, maison de plaisance entre Arras et Amiens, distribue les places et les trésors de son père en faveur de ceux qu'il rencontre, et prodigue l'argent et les grâces pour se faire des partisans.
Cette conduite devient le premier grief qu'allèguent contre lui les seigneurs, convaincus qu'il ne peut rien accorder sans leur consentement.
En effet, depuis l'usurpation de Pépin III le Bref la couronne était devenue élective, et le sacre était regardé comme une condition nécessaire du pouvoir royal.
Louis, non reconnu par les seigneurs, non sacré par les évêques, n'est rien.
Ainsi la France est deux mois dans l'incertitude.
L'impératrice Richilde, s'aperçoit que les mécontents ne la flattent que pour l'éloigner du roi.
Craignant d'avancer la ruine de Boson V de Provence en se pressant trop de l'élever, Richilde montre le testament par lequel Charles II le Chauve appelle son fils Louis à lui succéder.
Richilde lui remit l'épée de Charlemagne, la couronne, le sceptre, le manteau royal.
Ces signes du pouvoir ayant rapproché de lui les esprits divisés, Louis II le Bègue est sacré à Compiègne par Hincmar, Archevêque de Reims, le 8 décembre 877.
Hincmar garde toute son influence.
Théodebert, frère d'Anscharic Évêque de Paris, succède à Louis II le Bègue comme Comte de Meaux en 877.
Carloman Ier de Bavière hérite et devient Roi d'Italie en 877.

Jean VIII prisonnier de Lambert, Duc de Spolète
Voyage du pape Jean VIII en France
Concile de Troyes
Le pape Jean VIII est forcé de se reconnaître tributaire des Sarrasins qui dévastent l'Italie.
Le pape devient prisonnier de Lambert, Duc de Spolète, qui protège par la force des armes l'Etat papal des appétits de ses voisins.
En 878, parvenu à s'échapper, Jean VIII publie un manifeste contre son persécuteur Lambert de Spolète.
Sa conclusion est sans ambiguïté : même s'il dispose de la noblesse et de la force, Lambert est face au pape tel un enfant face à son père, il lui doit obéissance et contrition.
Il y déclare que les cruautés exercées contre lui l'obligent à passer en France pour réunir les rois et demander leur protection.
Il écrit en même temps à Louis II le Bègue pour le prier d'avoir pitié de ses larmes, et le nomme son conseiller secret, comme l'avait été l'empereur son père, lui déclarant qu'en cette qualité le roi peut convoquer un concile à Troyes, où il se trouvera incessamment.
En mai 878, Boson V de Provence, Ermengarde, sa femme, et Rostang, Évêque Arles, reçoivent à Arles, le pape Jean VIII.
Boson escorte jusqu'à Troyes le pape, qui réunit un grand concile qui décide sur les troubles dans l'empire notamment :
la révolte de Bernard de Gothie contre Louis II le Bègue, et
l'ambition de Hugues le Bâtard, fils illégitime de Lothaire II de Lotharingie, de reconstituer la Lotharingie.
Le pape Jean VIII condamne cette révolte et excommunie Bernard de Gothie.
Louis II le Bègue, retenu à Tours par la faiblesse de sa santé, n'arrive que lorsque le concile est près de sa fin.
Le pape sacre à nouveau Louis II le Bègue le 7 septembre 878 mais il refuse de couronner Adélaïde de Frioul car son mariage avec Louis II le Bègue est consanguin.
Jean VIII demande à Louis II le Bègue de l'accompagner à Rome pour le couronner empereur, mais le roi refuse, trop malade pour un tel déplacement.


Révolte de Bernard Plantevelue
Thierry le Chambrier Comte d'Autun
En 878, Bernard Plantevelue, Comte d'Auvergne, de Toulouse, d'Autun et d'autre lieu se révolte.
Louis II le Bègue donne le comté d'Autun à Thierry le Chambrier et le charge d'en chasser Bernard Plantevelue.

Destitution de Bernard de Gothie
Ramnulf II de Poitou Comte de Poitou
Guifred Ier le Velu Marquis d'Espagne
Guifred Ier le Velu Comte de Barcelone, de Bésalu, de Gérone, d'Ausone
Miron Ier Comte du Roussillon.
Louis II le Bègue destitue Bernard de Gothie de tous ses domaines.
Hugues l'Abbé nomme Comte de Poitou Ramnulf II, fils de Ramnulf Ier de Poitou, le demi-frère de Bernard de Gothie en 878.
Hugues fait également la fortune des deux frères de Ramnulf :
Gauzbert qui obtient la Saintonge,
Èbles qui devient Abbé de Saint Germain des Prés et sera plus tard Évêque de Paris et Abbé de St Denis.
Louis II le Bègue nomme Guifred Ier le Velu, Marquis d'Espagne et Comte de Barcelone, de Bésalu, de Gérone, d'Ausone, au concile de Troyes en 878.
Miron Ier, frère Guifred Ier le Velu, est nommé Comte du Roussillon.
Guifred développe la plaine de Vic.


Traité entre Louis II le Bègue et Gosfrid, Comte du Mans
Jean VIII fait d'autres concessions, il accepte d'excommunier quelques seigneurs rebelles, qui, néanmoins, ne déposent pas les armes.
Louis II le Bègue est obligé de signer avec eux, et notamment avec Gosfrid ou Gauzfrid, Comte du Mans, des traités honteux.


Mort de Gauzfrid du Maine
Ragenold d'Herbauges Comte du Maine et Marquis de la marche normande
Gauzfrid du Maine meurt en 877 ou en 878.
Gauzfrid du Maine a comme enfant :
Gauzbert du Maine qui épouse vers 893 Ermentrude Carolingien,
Gauzlin II du Maine (mort en 914), Comte du Maine.
Ses enfants étant trop jeunes pour lui succéder.
Louis II le Bègue confie à Ragenold d'Herbauges, un cousin ses "honores" :
le comté du Maine,
la marche normande.


Révolte de Bernard de Gothie et d'Émenon Ier de Poitiers
Expédition contre Bernard de Gothie
Mort de Bernard de Gothie
Bernard Plantevelue Comte de Berri et de Gothie
Bernard de Gothie et son frère Émenon Ier de Poitiers, isolés et excommuniés, ne peuvent s'opposer en 879 à Bernard Plantevelue qui mène une expédition contre eux et les soumet.
Bernard de Gothie se retire en Bourgogne, où il possède les comtés d'Autun et de Mâcon.
Une expédition pour l'en chasser, à la tête de laquelle doit se mettre Louis II le Bègue.
Mais la maladie de langueur qui le consume depuis longtemps l'arrête à Troyes, d'où il se fait ensuite porter à Compiègne.
La réaction du roi est sans appel, Bernard de Gothie est exécuté, et ses honneurs sont distribués entre plusieurs familles.
Bernard Plantevelue, Comte d'Auvergne, est récompensé par l'attribution du Berri et de la Gothie.
856 :
Fiançailles (avec Lotitia DE VANNES)
fiançailles rompues à cause de lassassinat d'Eripsoë en 857.
Source : Base collaborative Pierfit (pierfit )
5 mars 862 :
Mariage (avec Ansgarde DE BOURGOGNE)
Louis II le Bègue épouse secrètement en 862 Ansgarde d'Hiémois.
Leurs enfants sont :
Louis III de France (863-882), Roi de Francie occidentale en 879,
Carloman II de France (866 ou 867-884), Roi de Francie occidentale en 879,
Gisèle de France (869-884) qui épousera Robert Ier de Troyes, dit Porte-Carquois, Comte de Troyes.

Louis II le Bègue a 16 ans, Ansgarde a 20 ans de plus que lui.

Le roi Charles II le Chauve parvient à faire casser le premier mariage de Louis II le Bègue et d'Ansgarde d'Hiémois par le pape Jean VIII. Répudiée en 878.
février 875 :
Mariage (avec Adélaide DE PARIS)
Charles II le Chauve la choisit comme épouse pour Louis II le Bègue, son fils, que tout le monde s'accorde à reconnaître comme laid et bégayant.

Louis II le Bègue épouse en février 875 Aélis ou Adelaïde de Frioul ou de Paris, fille d'Adalard, Comte de Paris.
Leurs enfants sont :
Hildegarde,
Ermentrude Carolingien (875-915) qui épousera vers 893,Gauzbert du Maine,
Charles III le Simple (17 septembre 879-7 octobre 929), Roi de Francie occidentale en 893, qui épousera :
en 907 Frérone de Rhingelheim,
en 919 Edwige de Wessex.
15 avril 879 :
Décès - Compiègne, 60200, Oise, Picardie, FRANCE
Alors qu'il prépare une expédition punitive contre les comtes de Poitiers et du Mans, Louis II le Bègue, malade, meurt à Compiègne le 10 ou 11 avril 879.
Il est inhumé le 14 avril dans l'église Notre-Dame de Paris.

De nombreuses concessions ont été faites par Louis II le Bègue aux grands seigneurs.
Son règne est l'époque où s'établissent beaucoup de seigneuries, de duchés et de comtés.
Les seigneurs démembrent la France pour ajouter à leurs domaines, et les plus puissants ou les plus habiles se créent des royaumes.

A la mort de Louis II le Bègue :
Bernard Plantevelue, Thierry le Chambrier et Hugues l'Abbé et Boson V de Provence soutiennent Louis III de France et Carloman II de France, les fils de Louis II le Bègue et d'Ansgarde,
d'autres encouragent Louis III le Jeune, fils de Louis II le Germanique.

Charles III de France, dit le Simple, naît, après la mort de son père, le 17 septembre 879, fils de Louis II le Bègue et d'Adelaïde de Frioul.
Le simple ne signifie pas sot, mais honnête.

Cette naissance d'un enfant mâle remet en cause l'héritage des fils d'Ansgarde d'Hiémois.

Louis III de France et Carloman II de France sont couronnés simultanément en septembre 879 au monastère de Ferrières-en-Gâtinais et règnent ensemble :
Louis III de France sur la Neustrie et l'Austrasie
Carloman II de France sur la Bourgogne, l'Aquitaine et la Septimanie.

Louis III le Jeune veut s'emparer du trône de France, sous prétexte que les deux fils de Louis II le Bègue n'étant pas légitimes, n'y ont aucun droit.
Ramnulf II de Poitou prête serment au nouveau souverain du sud de la Loire, Carloman II de France.

Le mariage d'Adélaïde de Frioul est attaqué par Ansgarde d'Hiémois de Bourgogne et ses deux fils, qui n'hésitent pas à l'accuser d'adultère.
Inhumation - Compiègne, 60200, Oise, Picardie, FRANCE
Louis II le Bègue (846-879) : roi d’Aquitaine et roi de Francie occidentale de 877 à sa mort. Son règne voit l’émergence de la famille des Robertiens tandis que la dynastie carolingienne est en décadence. Inhumé en l’abbaye Saint-Corneille de Compiègne.

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