🌳 Jean-Marc LEGER
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Charles III CAROLINGIEN ◉ Sosa : 233 907 788
Charles III CAROLINGIEN
◉ Sosa : 233 907 788
- dit « Le Simple »
- Né le 21 septembre 879
- Décédé le 12 octobre 929 - Péronne, 80200, Somme, Hauts-de-France, FRANCE, à l'âge de 50 ans
- Inhumé - Péronne, 80200, Somme, Hauts-de-France, FRANCE
- Roi des francs (03 janvier 898 à 30 juin 922), roi de Lotharingie (911-923)
Parents
- Louis II CAROLINGIEN 846-879
- Adélaide DE PARIS 853-901
Union(s) et enfant(s)
-
Marié en 907, avec
Frédérune DE SAXE 887-917
dont
- Alpais CAROLINGIEN ~907-?
- Frédérune DE FRANCE 909-?
- Gisèle DE FRANCE 911-?
- Ermentrude DE FRANCE 915-?
-
Marié le 15 février 919, avec
Edwige DE WESSEX 903-951
dont
- Louis IV D'Outremer CAROLINGIEN 921-954
Frères et sœurs
- Charles III CAROLINGIEN 879-929
Demi-frères et demi-sœurs
- Adélaide CAROLINGIEN ~857-~895 (par Louis II CAROLINGIEN)
- Louis III CAROLINGIEN 863-882 (par Louis II CAROLINGIEN)
- Carloman II CAROLINGIEN ~867-884 (par Louis II CAROLINGIEN)
- Gisele DE FRANCE 869-884 (par Louis II CAROLINGIEN)
- Ermentrude DE FRANCE 875-914 (par Louis II CAROLINGIEN)
Événements
- 21 septembre 879 :
-
Naissance
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_III_le_Simple
Charles III le Gros n'est pas compté dans les rois de France, ce qui explique que Charles III le Simple dont il avait pris le trône portera ensuite le numéro III, après Charles II le Chauve.
Le numéro III du Gros était celui d'empereur d'Occident.
Charles III, dit le Simple, né le 17 septembre 879, mort le 7 octobre 929 à Péronne3, dans la Somme, est roi de Francie occidentale de la fin du ixe siècle et du début du xe siècle, appartenant à la dynastie carolingienne.
Ce fils posthume et légitime du roi de Francie Louis II le Bègue († le 10 avril 879) et de sa seconde épouse Adélaïde n'est qu'un prince héritier de cinq ans après la disparition des ses frères issus du premier lit royal, Louis III mort en 882 et Carloman II en 884. Il est ainsi facilement écarté du trône par les grands de Francie occidentale. Sa jeunesse ne convient pas aux impératifs de défense en cette période troublée, sous la triple menace nordique, sarrazineet magyare. Le jeune Charles est placé en 885 sous la tutelle de l'empereur Charles III le Gros. Après la destitution et l'abdication de ce dernier, le robertien Eudes, vaillant défenseur face aux Normands de Paris assiégé durant l'hiver885-886, se fait élire roi en février 888.
Sacré roi des Francs occidentaux le 28 janvier 893 par l'archevêque de Reims Foulques, le jeune Charles ne peut régner sur l'ensemble du royaume qu'à partir de la mort d'Eudes survenue le 3 janvier 898. Il est aussi roi de Lotharingie de911 à 923. Sous son règne, de puissantes principautés en Flandre, Bourgogne, Aquitaine et France robertienne, adaptées à l'époque troublée, se rendent de plus en plus incontournables et indépendantes. Le pouvoir régalien éprouve d'énormes difficultés à s'imposer en raison des multiples rivalités de pouvoir.
La fin du règne, qui voit la prédominance d'un conseil régalien d'origine lotharingienne, est catastrophique :
Charles est déposé par les grands du royaume le 30 juin 922.
La bataille de Soissons, 15 juin 923, sans vainqueur décisif, ouvre la voie à des rixes et querelles innombrables qui amène la ruine du parti royal et valorise le champ des ambitions des conjurés.
La bonne volonté pacificatrice de Charles abandonné est trompée. Attiré dans une réunion de médiation en fin d'été 923, le souverain est capturé par un guet-apens organisé par Herbert II de Vermandois, qui le laisse végéter en captivité à Péronne jusqu'à sa mort en 929, même si son geôlier, un temps en conflit avec Raoul de Bourgogne, fait mine de chercher à le rétablir sur son trône, en 927.
Sommaire [masquer]
1 Un héritier évincé
2 La lutte pour le trône
3 Le roi des Francs occidentaux
4 La révolte des grands et la déposition
5 La captivité du monarque déchu
6 Mémoire d'un roi humain
7 Généalogie
8 Notes et références
9 Bibliographie
Un héritier évincé[modifier]
Le qualificatif de simplex accolé à Charles - devenu le « simple » en ancien français - apparaît dès la fin du xe siècle ; il se trouve pour la première fois dans les chroniques de Richer de Reims et signifie « honnête, sincère, franc, doux, pur, convivial ». Ce n'est qu'ensuite « par une fausse interprétation du mot », que les chroniqueurs l'ont employé dans le sens de « sot » ou de « simplet ». La variété des dénominations chez les auteurs des XIe, XIIe et xiiie siècle s'expliquent par l'intense propagande des descendants des maîtres des principautés décriant les souverains carolingiens : « stultus » (« sot », « insensé », « fou »4), « hebes » (« qui manque de pénétration, d'acuité, de finesse »5), « follus » (« fou »6), « minor » (« le petit »7), « insipiens » (« déraisonnable »8)9,10,11,12.
Fils posthume de Louis II le Bègue, mort à Compiègne le 10 avril 879 et d'Adélaïde de Frioul, s¶ur de Wilfrid, abbé de Flavigny, Charles voit le jour le 17 septembre 879. En première noces, Louis II a épousé Ansgarde qui lui a donné deux fils, Louis III et Carloman II. Mais Louis a fait cette union sans le consentement de son père Charles II le Chauve, qui fait casser ce mariage et lui impose d'épouser un meilleur parti, Adélaïde. Cette situation a entraîné des discussions sur la validité de ces deux mariages de la part des contemporains et a permis aux légistes adversaires de la dynastie de mettre en cause la légitimité de la descendance de Louis II13.
Selon Richer, c'est Foulques le Vénérable, archevêque de Reims, qui a la charge d'élever Charles dès sa plus tendre enfance. Selon une chronique du xiiie siècle, il a été confié, comme Louis et Carloman, aux soins d'Hugues l'Abbé14.
Trop jeune pour régner, il est exclu du pouvoir après la mort de son demi-frère Carloman II. Les grands du royaume, avec à leur tête Hugues l'Abbé, choisissent alors Charles III le Gros, empereur d'Occident en titre, afin d'assurer la régence du jeune Charles pendant sa minorité. Après la déposition de Charles III le Gros en 887, Charles, qui n'a que huit ans, est encore trop jeune pour monter sur le trône. Les grands élisent alors comme roi de France le puissant marquis de Neustrie, Eudes, comte de Paris qui, en digne fils de Robert le Fort, a défendu Paris face aux Normands durant l'hiver 885-886.
Il est fait mention de Charles pour la première fois en juin 889. Il est alors auprès du comte Ramnulf II de Poitiers, duc d'Aquitaine. Eudes s'étant avancé vers lui avec une armée peu nombreuse pour obtenir sa soumission, Ramnulf se prâesente à Orléans avec Charles, alors âgé de dix ans. Les deux hommes négocient, et Ramnulf promet de ne pas attaquer Eudes et lui prête un vague serment d'allégeance15.
La lutte pour le trône[modifier]
Monarque contesté après de retentissants échecs, Eudes cherche à éviter des complots. Il voit se dresser une conjuration pacifique mêlant l'archevêque Foulques, grand défenseur de la dynastie carolingienne, Richard II de Bourgogne, Guillaume Ier d'Aquitaine, Adémar d'Angoulême et Pépin de Senlis, frère d'Herbert Ier de Vermandois. Les conjurés éloignent Eudes et le persuadent, lors d'un plaid tenu à Verberie en septembre 892, de passer l'hiver en Aquitaine, afin de combattre une révolte menées par les frères de Ramnulf. C'est ainsi que Charles parvient à se faire sacrer roi le dimanche 28 janvier 893 en l'abbaye Saint-Remi de Reims par Foulques, assisté des évêques de Laon, de Châlons et de Thâerouanne, en présence d'un grand nombre de seigneurs des pays entre Seine et Meuse. C'est la première fois que le sacre du roi de France est célébré par l' archevêque dans sa cité de Reims16. En octobre 816, Louis le Pieux avait reçule sacre impérial, mais la cérémonie avait été célébrée par le pape Étienne IV17,18 qui était venu spécialement à Reims.
Eudes réagit face à cette sédition16. S'engage alors une lutte pour le pouvoir entre les deux rois, au cours de laquelle Eudes détruit le château d'Épernay et met le siège devant Reims. Les partisans de Charles l'obligent à lever le siège en septembre. Mais cette lutte sans l'appui des grands n'oppose stérilement que les deux partis royaux. Après des pourparlers, une trêve est conclue, jusqu'au jour de Pâques de l'année suivante (31 mars 894). Pendant cette trêve,Foulques tente d'obtenir le soutien du pape et de l'Empereur, en vain.
Au terme de la trêve, Eudes assiège Reims, et contraint Charles à s'échapper secrètement. Charles gagne la Germanie et se rend à Worms, où Arnulf de Carinthie tient un plaid : le jeune prince carolingien obtient l'envoi officiel de troupes pour l'aider à combattre son rival robertien. Toutefois, les chefs de l'armée de secours, prétextant l'amitié qui les unit à Eudes et qui unissait leurs pères à Robert le Fort, duc des Francs et des rivages de Francie, abandonnent Charles en cours de route. Charles se réfugie alors en Bourgogne, auprès de Richard19. Se posant en médiateur, Arnulf cite les deux rivaux à Worms. Eudes s'y rend et se voit reconnaître par l'Empereur. Au retour, il défait l'ambassadede Charles, emmenée par Foulques. Le parti de Charles s'adresse alors à son cousin Zwentibold, fils d'Arnulf, qui accepte de lui envoyer des secours, mais Zwentibold le trahit, détachant plusieurs seigneurs de sa cause et essayant de conquâerir sans succès une partie du royaume d'Eudes.
Dès la trêve de 894, il était évident qu'une négociation diplomatique s'imposait pour mettre fin à cette guerre stérile sous le regard des grands. La reconnaissance des droits d'Eudes par Arnulf justifie une solution négociée par des représentants des deux partis. Hervé, représentant Eudes, mène la négociation en 896 sous l'arbitrage ambivalent de Foulques. En 897, Charles et Eudes concluent l'accord. Selon l'annaliste de Saint-Vaast20, un partage du royaume est alors décidé, outre la promesse de la succession au trône à la mort d'Eudes21, ce qui devient effectif le 3 janvier 898. De son côté, Charles s'engage à confirmer Robert, le frère d'Eudes, dans son commandement neustrien, aux mains du lignage robertien depuis 88622.
Sur son lit de mort le 3 janvier 898, Eudes, fidèle à son engagement, désigne Charles comme son successeur. Charles III reçoit l'hommage des grands du royaume réunis et concède à Robert la libre disposition des comtés neustriens, en plus de son marquisat de Bretagne et de plusieurs comtés entre Seine et Loire. Alors que la Neustrie, terme déjà caduque, disparaît des archives, l'accession au trône de Charles III voit la naissance publique d'une principauté militaire, attribuée aux Robertiens.
Le roi des Francs occidentaux[modifier]
Portrait de Charles III le simple figurant dans le Recueil des rois de France de Jean du Tillet (Bibliothèque nationale de France), réalisé d'après la statue de l'église Saint-Fursy de Péronne.
Avec cette reconnaissance de sa dignité, le roi Charles met un terme à une jeunesse mouvementée. Mais il doit asseoir sa réputation et donner des preuves d'efficacité royale.
En 898, la Lotharingie entre en révolte contre Zwentibold sous la conduite du comte Régnier. Charles le Simple essaie alors de conquérir le royaume cher à ses ancêtres. Les évêques lotharingiens s'interposent et rétablissent la paix entre les cousins en discorde.
Le 28 décembre 898, avec un petit nombre de soldats, Charles bat dans le Vimeu une bande de Normands qui s'en retourne vers son campement, chargée de butin23. Mais la situation échappe souvent au contrôle régalien. La zone d'obédience du rex francorum se limite à une fraction de la Francie entre Seine et Meuse.
Le difficile apprentissage de la fonction royale explique son mariage officiel tardif à Laon, une de ses villes préférées. Il se lie en 16 avril 907, à Frédérune (Frérone), fille du comte lotharingien Thierry II de Rhingelheim et de Rhinghildim de Frise24, sacrée le 18 avril à Saint-Remi de Reims par Hervé, archevêque de Reims25, il constitue pour elle, le 19 avril au palais d'Attigny, un douaire comprenant le fisc de Corbeny et le palais de Ponthion, avec l'ensemblede leurs dépendances26,27.
En 911, les Vikings assiègent Paris et Chartres. Après une victoire près de Chartres le 28 août28,29, Charles décide de négocier avec le chef normand Rollon. Les pourparlers conduits par l'archevêque de Reims Hervé débouchent le traité de Saint-Clair-sur-Epte. Charles accorde à Rollon et à ses hommes de guerre la terre entre l'Epte et la mer « en alleu et en bien fonds ». Il accorde aussi - après que Rollon a refusé par convention la Flandre - la Bretagne « pour qu'il puisse en vivre ». Un serment prêté unanimement par le roi, les évêques, les comtes et les abbés du royaume garantit à Rollon, ainsi qu'à ses héritiers et successeurs, la possession de la Basse-Seine. En échange, le dux Rollon assure le roi de sa fidélité, qui implique une assistance militaire en vue de la protection du royaume. Rollon avoue ensuite sa bonne amitié, assise sur une alliance chrétienne et matrimoniale, Rollon devant se faire baptiser et épouser Gisèle, une fille de Charles issue d'une liaison ancillaire et illégitime30,31. Ce territoire correspondant à la Haute-Normandie actuelle, avec Rouen, et va s'étendre à l'ouest au fil des conquêtes au delà de l'embouchure de la Seine pour former le duché de Normandie. Le traité de Saint-Clair-sur-Epte met un terme magistral aux invasions par la Seine.
À la mort du roi Louis l'Enfant (21 novembre 911), la Lotharingie sous la conduite de son premier dignitaire margrave, le vieux comte Régnier au Long Col († 915), et du second dignitaire, le comte palatin Wigéric, alliés aux comtes rebelles Gérard et Matfrid, refuse obstinément le successeur conradin de Gebhard au duché de Lotharingie, Conrad. Elle se donne à Charles le Simple, qui accepte avec émerveillement l'offre d'élection royal des deux premiers dignitaires. Désormais, Charles tourne son action vers l'est. Le souverain carolingien investit sa vigueur dans cette riche terre, berceau de ses ancêtres dynastiques. Les actes archivés indiquent qu'il y réside presque tous les ans sur de longues périodes, sauf en 914 et 918, années lacunaires.
À partir de son accession au trône lotharingien, Charles s'appuie sur les parents de son épouse Frérone, qui appartient à une puissante famille lotharingienne, et leur concède des honores (honneurs) pour faire contrepoids aux princes de Francie occidentale : son neveu Ernust, son frère Bovon32 (Bovo, Beuves), évêque de Châlons et surtout son cousin Haganon33,34, également parent de Gérard de Brogne. À partir de 914, son notaire-chancelier est toujours un Lotharingien, Gauzelin de Toul de 914 à 919, puis Haganon35.
Entouré de courtisans et ministres lotharingiens, il rêve de l'ancestrale puissance régalienne. Mais il se brouille vite avec les héritiers des deux principaux dignitaires qui cherchent à asseoir la puissance de leurs principautés territoriales en gestation rapide. Le turbulent princeps Gislebert agit en toute impunité se sachant protégé par son amitié avec le roi saxon, Henri l'Oiseleur.
Charles comprend que les dénis lotharingien et robertien devant sa puissance régalienne prennent leur source à l'est, autant chez les Franconiens et les Souabes que chez les Saxons et les Bavarois. Dans le but de se rapprocher des souverains saxons, il épouse le 10 février 919 Edwige de Wessex.
Il essaye ensuite de faire valoir ses droits à l'Empire, de façon diplomatique puis guerrière. Il est battu à Pfeddersheim, dans le pays de Worms, en 920 par le roi Henri l'Oiseleur. L'insurrection aristocratique qui s'ensuit tourne au drame pour le roi Charles. Mais Hervé archevêque de Reims lève le ban, convoque les fidèles alliés royaux et vient à son secours. Les Saxons, témoins du sauvetage in extremis, sont impressionnés. Rétabli dans son autorité, Charles peut remplacer l'évêque élu de Liège, Hilduin, qui lui est hostile, par Richer, abbé de Prüm, son partisan36. Le 7 novembre 921, par le traité de Bonn, les deux souverains se reconnaissent mutuellement.
Charles, impuissant contre les dynasties princières qui se constituent se doit d'imposer à ses partisans une lutte constante. Mais ils sont nombreux ceux qui peuvent défier son pouvoir sans vergogne : Gislebert de Lotharingie, Raoul de Bourgogne, et surtout Robert de France (frère d'Eudes et grand-père d'Hugues Capet).
La révolte des grands et la déposition[modifier]
Jaloux du tout-puissant conseiller Haganon, qu'ils accusent d'« être né de parents obscurs »37, mécontents des fréquents séjours du roi en Lotharingie38, les grands fomentent une révolte, avec à leur tête le Robert, duc des Francs, frère du précédent roi Eudes. Le soulèvement militaire des comtes de Francie et de la France robertienne éclate en 922, quand Charles retire à sa tante Rothilde, fille de Charles II le Chauve et belle-mère d'Hugues le Grand, l'abbaye deChelles pour la donner à son ministre favori Haganon39. Située au c¶ur des domaines patrimoniaux du marquis Robert, elle échappe ainsi à sa dépendance et constitue un point d'observation et de combat pour « un ennemi haï et méprisé »36.
Après des incursions de part et d'autre dans le Rémois, le Laonnais et le Soissonnais, Charles voit son armée dispersée à Laon et doit se réfugier en Lotharingie. Profitant de son absence, les insurgés proclament sa déchéance. L'assemblée improvisée des révoltés élit roi Robert Ier le 29 juin 922, et, sans s'attarder sur le tacite silence du vieil archevêque Hervé moribond, organise son sacré le lendemain, 30 juin, à Reims par Gautier, l'archevêque de Sens36.
Après son couronnement, Robert porte la guerre en Lotharingie. Son fils Hugues marche sur le Château de Chèvremont, place forte de leur allié Gislebert de Lotharingie que Charles assiège, et le contraint à lever le siège. Après s'être entendu avec Henri Ier l'Oiseleur sur les bord de la Roer au début de 923, Robert signe avec une fraction des Lorrains une trêve qui doit se prolonger jusqu'en octobre et rentre en Francie occidentale36.
Mettant ce répit à profit, Charles lève en hâte de nouvelles recrues et, traversant la Meuse, marche sur Attigny puis, de là, contre Robert, installé à Soissons. Arrivé sur l'Aisne le 14 juin, Charles livre bataille le lendemain, en fin de journée36. La bataille de Soissons ne solde pas le conflit. Dans la première phase, Robert Ier est tué dans une charge et un grand nombre de Robertiens sont acculés à une défense au sol. Le fils de Robert, Hugues le Grand, galvanise ses soldats en montrant le cadavre de son père. Les Robertiens s'apprêtent à livrer le combat de l'ultima hora lorsque l'arrivée inopinée des chefs des comtés entre Seine et Flandre, menés par Herbert, beau-frère de Robert Ier, permet une charge de délivrance. Le regain de cette seconde phase oblige les Lotharingiens à une prudente retraite. Les Robertiens hurlent leur joie vindicative sur le théâtre sanglant de la bataille et acclament le duc Raoul de Bourgogne, autre gendre du défunt roi, comme roi et champion de guerre. La bataille est perdue à moindre frais par Charles même si Richer et Folcuin le déclarent vainqueurs, suivis en cela par plusieurs auteurs postérieurs40.
Charles fait alors appel à Rollon et à ses Normands, ainsi qu'à ceux des bords de Loire, commandés par Ragnold. Faisant leur jonction sous les ordres de ce dernier, les Vikings avancent jusque sur les bords de l'Oise pour lui porter secours. Toutefois, Raoul se porte à leur rencontre vers ce fleuve avec des seigneurs de Francie, leur barrant le chemin. Charles doit fuir de nouveau en Lotharingie41,42,43,44. Karl Ferdinand Werner présente cet appel aux Normands, anciens envahisseurs contre lesquels l'aristocratie franque se bat depuis plusieurs décennies, comme une maladresse de Charles, qui lui aliène ses derniers soutiens45.
Profitant de sa retraite, une partie des grands de Francie occidentale soignent leurs plaies à Soissons. Réunis, ils élisent Raoul de Bourgogne, qui est couronné roi à Saint-Médard de Soissons le dimanche 13 juillet 923 par Gautier, archevêque de Sens41.
La captivité du monarque déchu[modifier]
Enluminure représentant Charles III le Simple avec sa famille.
Soucieux de se protéger des monarques et de se tailler une principauté entre Seine et Flandres, Herbert II de Vermandois attire le roi Charles avec une troupe peu nombreuse dans un guet-apens : il prétend que, détaché en dépit de sa bonne foi du parti carolingien, il veut profiter de l'occasion pour réparer ses torts à son égard46. Charles est fait prisonnier d'une manière perfide le 17 juillet 92347. Séparé de ses compagnons46, il est incarcéré dans le castellum Théodorici (Château-Thierry) pendant quatre ans. Suite à l'incendie de la tour où il est tenu prisonnier, il est transféré dans le château de Péronne (Somme)48.
Sa seconde épouse, la reine Edwige de Wessex (ou Odgive), fille du roi d'Angleterre Édouard Ier dit Édouard l'Ancien, s'enfuit trouver refuge en Angleterre avec son fils, le futur Louis IV d'Outremer qui hérite de ce refuge salutaire sonsurnom.
Le roi Charles, instrumentalisé par Herbert en quête de principauté, a pu revoir le monde libre. En 927, Herbert II extrait Charles de sa prison en dépit de l'interdiction de Raoul et l'installe dans sa capitale, Saint-Quentin, quelques temps après le concile qu'il avait réuni à Trosly. Herbert déclare à l'envi qu'il le reconnaît à nouveau comme roi. Puis il l'emmène à Eu afin d'y négocier une alliance avec Rollon, demeuré fidèle au souverain carolingien, contre Raoul49.
Après avoir mené une expédition dans la France du nord à la tête d'une armée bourguignonne, le roi Raoul finit par s'entendre avec Herbert, auquel il abandonne Laon, ainsi que le Viennois pour son fils Eudes. Puis il rencontre à ReimsCharles, auquel il accorde, saisi par l'émotion devant ce visage familier, un revenu, le fisc royal d'Attigny et peut-être de Ponthion. Mais Charles n'en demeure pas moins sous la garde d'Herbert50. Désormais inutile, il n'y survit que deux ans. Il meurt le 7 octobre 929 à Péronne au terme de six années de captivité.
Des auteurs ont supposé qu'il serait mort de faim51, d'autres qu'il aurait été empoisonné par Herbert de Vermandois52,53, notamment Walter Scott dans son roman Quentin Durward54.
Mémoire d'un roi humain[modifier]
Sa dépouille est inhumée au milieu du ch¶ur55 de l'église Saint-Fursy de Péronne, où il a pour épitaphe: « Hic jacet Carolus Pius Francorum Rex, cuius animàm absoluat omnipotens et misericors Deus. Amen »56. Plus tard, lors de la reconstruction du ch¶ur, le monument est déplacé derrière le grand autel, avec une pierre en losange portant l'inscription: « Ici gist Charles III, roy de France, décédé au chasteau de Péronne, le 7 octobre 929 »55,57.
Après sa déposition, les seigneurs du sud de la Loire ont refusé de reconnaître la royauté de Raoul, continuant à dater leurs actes du règne de Charles jusqu'à son décès, en particulier dans le Languedoc, le Roussillon et le Poitou. Après 929, Raoul est généralement reconnu, même si plusieurs actes continuent à être datés des années de la mort de Charles ou des années de l'« avènement » de son fils Louis IV d'Outremer58.
Le comte de Nassau a fait sauter la grosse tour de Péronne, où ont été enfermés Charles le Simple et Louis XI, lors du siège de la ville par les troupes impériales en septembre.
Charles III de France dit le simple doit se surnom à son honnêteté et non pas au sens que l'on en donne de nos jours. Du fait de sa jeunesse, il a du mal à s'imposer devant les grands du royaume qui lui préfère Eudes Ier, comte de Paris. Il réussi à se faire sacré Roi de France en l'Abbaye Saint-Rémy de Reims le 28 janvier 893. Mais, son règne est marqué par les difficultés qu'il rencontre face au chef Viking Rollon à qui il cèdera a Normandie puis face au grands féodaux qui lui conteste l'autorité. Une révolte menée par le duc Robert, frère de Eudes Ier, aboutira à la déchéance de Charles III. Il est fait prisonnier le 17 juillet 923 et sera incarcéré à Chateau-Thierry avant d'être transfâeré à Péronne où il meurt après une captivité de 6 ans.
Charles III le simple, Roi de Lotharingie (17/9/ 879 - 7 /10/929 Péronne - 80200) (Gen. 32,33(4),34(4),35(4)
Il est devenu Roi de France en 893 et a été déposé en 922.
A la mort de son demi-frère Carloman en 884, il est trop jeune pour règner, de meme en 888 à la mort de Charles le Gros. Les Seigneurs élisent Eudes le Robertien Eudes, Comte de Paris, ils ont besoin d'un chef pour combattre les Normands.
En 892 Eudes n'a plus de succès dans sa défense contre les Normands. Le parti Carolingien relève alors la tete. L'Archeveque de Reims Foulque couronne Charles III le 28 janvier 893 dans la Cathédrale Saint Rémi. En 894 Foulque parvient à entrainer Arnoul de Germanie de son coté. Arnoul atttribue le Royaume de France à Charles, La guere civile entre les partisans des Carolingiens et ceux des Capétiens se développe alors jusqu'au début de 897 où un accord est trouvé, Eudes, qui n'a pas d'enfant, reconnait Charles comme son successeur et quand il meurt le 1er janvier 898 tous les grands reconnaissent Charles, y compris le frère d'Eudes, Robert, détenteur du patrimoine Robertien (Neustrie: Comté de Tours, Blois, Chartres, Paris, ....).
Charles engage la lutte contre les Normands qui à cette époque redoublent d'activité. En 903 ils prennent Tours et incendient l' Abbaye Saint Martin. En 910, Rollon se présente devant Paris, échoue et va dévaster le Pays Chartrain et le Dunois puis met le siège devant Chartres. Robert de Neustrie, Richard Duc de Bourgogne, Ebbes Comte de Poitiers s'associent et vainquent les Normands qui doivent battre en retraite. Des discussions s'engagent qui débouchent en 911 sur le Traité de Saint Clair sur Epte. Charles III attribue à Rollon le Comté de Rouen, en contrepartie lui et les siens se convertissent au Catholicisme et renoncent à leurs campagnes dévastatrices en France. Ce traité est d'une très grande portée pour l'avenir de l'Europe de l'Ouest.
Dès 898 Charles III s'était intéressé à la Lorraine. Appelé par des Seigneurs, il s'était emparé d'Aix la Chapelle mais avait été obligé de se retirer peu après. En 911, à la mort du Roi de Germanie Louis l'Enfant, la Lorraine reconnait l'autorité de Charles III le Simple. Le Roi s'occupe alors beaucoup des affaires de la Lorraine au détriment du reste de son Royaume. Il triomphe de révoltes de Seigneurs Lorrains et lors d'une entrevue sur le Rhin le 7 novembre 921, le Roi d'Allemagne Henri I reconnait à Charles la possession de la Lorraine.
Préoccupé par la Lorraine, Charles néglige la Francie Occidentale où le mécontentement se développe. En outre à partir de 917 Charles est sous l'influence de son favori Haganon qui est detesté par les grands Seigneurs de Francie. Le Marquis de Neustrie Robert s'insurge et entraine derrière lui l'essentiel des Seigneurs. Le 29 juin 992 Robert est élu Roi, Charles III réunit une armée de Lorrains pour le combattre. La rencontre a lieu le 14 juin 923 près de Soissons, Robert y est tué mais son fils Hugues et Herbert II de Vermandois restent maitre du terrain. Charles III ne peut profiter de la mort de Robert car, peu après, il est fait prisonnier par Herbert II de Vermandois et enfermé dans la forteresse de Chateau-Thierry puis dans celle de Péronne.
Les grand Seigneurs élurent alors Roi Raoul de Bourgogne, le beau-frère de Hugues.
Pendant son règne Charles III n'e peut s'opposer à la croissance du pouvoir des grands Seigneurs. De puissants ensembles territoriaux s'édifient et les Comtes ne gouvernent plus par délégation du Roi mais à titre patrimonial et héréditaire. Ainsi, outre la Neustrie, la Normandie, le Poitou et la Bourgogne, se constitue les Comtés de Flandre et de Vermandois.
Baudouin II, Comte de Flandre, se rend maitre des terres situées entre l'Escaut et la Somme, l'ancien domaine occidental des Francs Saliens. Entre Seine et Meuse, vers 890, le commandement militaire contre les Normands est confié à un Carolingien le Comte Herbert II de Vermandois. En 898 il réunit sous son autorité les Comtés de Vermandois et de Soissons aves l'Abbaye de Saint Quentin et l'Abbaye Saint Crépin de Soissons.
En 926, Charles III est libéré en échange de son renoncement définitif à la couronne de France, il meurt à Attigny en 929. A sa mort, le domaine Carolingien est réduit à quelques résidences, Abbayes et Evechés de la région de Reims. Le dernier centre du pouvoir Carolingien est la ville forte de Laon.
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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2296
Surnommé le Simple, fils posthume de Louis le Bègue et petit-fils de Charles le Chauve, il naquit le 17 septembre 879, et ne fut point appelé à partager le royaume de France, dont une partie fut divisée entre Louis III et Carloman, ses frères, tandis que l’autre partie était envahie par les grands de l’Etat.
Après la mort de Louis III et de Carloman, il semblait que Charles dût monter sur le trône ; mais les seigneurs alléguèrent sa jeunesse, jetèrent des doutes sur la légitimité de sa naissance, et disposèrent de la couronne en faveur de Charles le Gros, sous prétexte que la France, de toutes parts attaquée par les Normands, avait besoin d’un prince puissant pour la défendre. La France fut mal défendue, et Charles le Gros périt victime des factions qui l’avaient appelé.
Le seul moyen de chasser les Normands du royaume était de se presser autour du monarque légitime : mais ce moyen ne fut pas employé. Pour se faire une juste idée de la confusion qui régnait alors, il suffit de remarquer qu’il y avait un régent pour Charles le Simple, tandis que Charles le Gros gouvernait sous le titre de roi. Après la mort de Charles le Gros, arrivée au commencement de 888, Charles le Simple fut encore éloigné du trône à cause de son jeune âge. Eudes, comte de Paris, fut élu roi ; ce qui n’empêcha point de sacrer Charles le Simple le 29 janvier 893 : il touchait alors à sa quatorzième année.
La France eut donc deux monarques rivaux, quoique son territoire se trouvât beaucoup diminué par l’usurpation des seigneurs. Eudes étant mort le 3 janvier 898, Charles se trouva seul roi de France, mais avec si peu de pouvoir, qu’il fut réduit à donner à Rollon, chef des Normands, l’ancienne Neustrie en toute souveraineté, et sa fille Gisèle en mariage ; Rollon demanda de plus le duché de Bretagne, et le roi y consentit, parce qu’il n’était ni assez puissant pour le refuser, ni assez maître de la Bretagne pour croire donner quelque chose.
Le désordre qui régnait en France s’était étendu sur toute l’Europe ; partout la féodalité s’armait contre le pouvoir royal ; partout les trônes étaient ou vacants, ou occupés à la fois par plusieurs souverains. Charles était parvenu à ressaisir la Lorraine, qui avait été séparée de la France. C’est le seul titre qu’il ait à sa gloire ; et cependant cette action glorieuse réveilla les factions, parce que les factions ne craignaient rien autant qu’un roi qui serait assez puissant pour se faire obéir ; aussi n’osa-t-il pas faire valoir les droits qu’il avait à la couronne impériale.
Charles connaissait sa faiblesse, et n’ignorait pas que les seigneurs étaient presque tous voués à Robert, frère d’Eudes, qui aspirait à la royauté. Ne voulant pas choisir un ministre parmi les grands, il donna toute sa confiance à Haganon, simple gentilhomme, qui avait toutes les qualités nécessaires pour gouverner et la France et son roi. Le seul tort de Charles fut de ne pas cacher assez l’ascendant qu’il avait accordé à son favori, ascendant tel, que, sans sa permission, personne n’approchait plus du monarque ; ce qui fit dire au duc de Saxe, choqué de n’avoir pu être présenté au roi : « Ou Haganon sera bientôt roi avec Charles, ou Charles ne sera bientôt plus qu’un simple gentilhomme avec Haganon. »
En effet, Robert, profitant du mécontentement des seigneurs, sut les engager dans une assemblée tenue à Soissons, à déclarer qu’ils ne reconnaissaient plus Charles pour roi. Cette révolte prit bientôt les caractères d’une guerre civile, et Robert fut sacré en 922.
Il était dans la destinée de Charles le Simple de n’être jamais seul roi en France. Il ne perdit pas courage ; car, l’année suivante, il livra aux factieux une bataille dans laquelle il tua Robert de sa propre main ; mais les chefs de parti se reproduisent aisément dans les temps de discorde ; Hugues, fils de Robert, ranima le courage des soldats à la vue du cadavre de son père, et poussa si vivement Charles, qu’il l’obligea à prendre la fuite.
Ce prince chercha un asile près d’Herbert, comte de Vermandois, qu’il était autorisé à regarder comme le plus chaud de ses partisans. Herbert le tint prisonnier à Château-Thierry, puis à Péronne, et traita avec le parti opposé, d’autant plus à son avantage, qu’il lui suffisait, pour se faire craindre, de menacer de rendre la liberté à son roi ; ce qu’il fit en effet, mais pour peu de jours.
La couronne fut déférée à Raoul ou Rodolphe, duc de Bourgogne, qui fut sacré le 13 juillet 923, dans l’église de Saint-Médard de Soissons. Hugues le Grand, fils de Robert, eut la sagesse de résister au parti qui voulait le choisir pour roi. Charles le Simple ne cessa de vivre que le 7 octobre 929, dans la 50e année de son âge, la 37e de son règne, et la 7e de sa captivité. Il laissa de la reine Ogise, sa quatrième femme, un fils, que cette princesse emmena en Angleterre, et qui est connu sous le nom de Louis d’Outremer.
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Mort de Carloman II de France Roi de Francie occidentale
Charles III le Gros Roi de Francie occidentale
Carloman II de France meurt le 6 ou le 12 décembre 884.
Il est involontairement blessé par un des vassaux au cours d'une partie de chasse dans la forêt d'Ivelines (l'actuelle forêt de Lyons en France entre Rouen et Gournay-en-Bray).
Il est inhumé à Saint-Denis.
II n'a pas d'héritier.
Le successeur en titre est normalement Charles III le Simple, demi-frère de Carloman II de France, fils posthume de Louis II le Bègue, âgé de 5 ans, placé sous la garde de Ramnulf II de Poitou.
Au terme d'un long et difficile procès, Adélaïde de Frioul finit par l'emporter et son fils Charles III le Simple est reconnu comme enfant légitime et seul héritier de la couronne de France.
Les Grands du royaume, ayant à leur tête Hugues l'Abbé, l'écartent cependant du trône car il est trop jeune et choisissent Charles III le Gros, empereur d'Occident en titre, afin d'assurer la régence de la "Francia Occidentalis" pendant la minorité de Charles III le Simple.
Charles III le Simple Roi de Francie occidentale
Eudes Ier de France est parti mâter les Gascons et les Bretons.
Le 28 janvier 893, Foulques le Vénérable, archevêque de Reims et grand défenseur de la dynastie carolingienne fait couronner Charles III le Simple, Roi de France, en l'abbaye Saint-Rémy de Reims, à l'âge de 14 ans.
Charles est immédiatement reconnu par les adversaires d'Eudes Ier de France et en particulier par Guillaume Ier d'Aquitaine.
Eudes Ier de France pour se concilier Richard le Justicier se rend à Chalon en mai 893 et séjourne quelques jours dans la région, mais Richard conserve sa neutralité dans la lutte qui oppose Charles III le Simple à Eudes Ier.
Fiancailles de Arnould et d'Alix de Vermandois
Conflit entre Baudouin II de Flandre et Charles III le Simple
Alix de Vermandois est fiancée au fils aîné de Baudouin II de Flandre, Arnould. Malgré cette réconciliation passagère, les hostilités reprennent, Baudouin II de Flandre s'opposant cette fois au roi Charles III le Simple, qui avait favorisé Herbert Ier.
Charles III le Simple reprend Péronne qui avait été occupée une nouvelle fois, et s'empare de Saint-Omer, du château de St-Vaast, et de son abbaye. Le roi en donne alors bénéfice à l'archevêque de Reims, Foulques le Vénérable, qui l'échange bientôt contre Saint-Médard près de Soissons. Ce qui n'empêche pas la rancœur de Baudouin II de Flandre.
Après la mort de Raoul, abbé de Saint-Bertin, Baudouin II de Flandre demande la gestion temporelle de l'abbaye, mais les moines, craignant les exactions du comte, font appel à Foulques le Vénérable, qui est finalement élu abbé.
Cette nomination sera confirmée à la mort d'Eudes Ier de France par Charles III le Simple.
Arrangement entre Charles III le Simple et Eudes Ier de France
Foulques le Vénérable chancelier
En 897, après dix ans de guerres, Foulques le Vénérable parvient à concilier les deux rivaux Eudes Ier de France accepte de partager le royaume avec son rival.
Charles III le Simple retrouve un trône avec une autorité limitée au territoire situé entre la Seine et la Meuse.
Eudes Ier de France garde Paris et ses territoires entre Seine et Loire.
Sous la pression d'Arnulf de Carinthie, Charles III le Simple se soumet à Eudes Ier de France qui désigne Charles III le Simple comme successeur. Charles reconnaissant nomme Foulques le Vénérable chancelier.
Mort d'Eudes Ier de France
Charles III le Simple seul Roi de France
Robert Ier de France confirmé Duc des Francs
Sous la pression d'Arnulf de Carinthie, Eudes Ier de France doit reconnaître, juste avant sa mort, Charles III le Simple comme son successeur.
Eudes Ier de France meurt à La-Fère dans l'Aisne le 1er janvier 898. Il est inhumé à Saint-Denis.
Charles III le Simple est à nouveau sacré Roi de France et réunifie la Francie occidentale, de l'Atlantique au Rhin. Adélaïde de Frioul, sa mère, assiste au couronnement.
Richard le Justicier est l'un des grands qui peut prétendre à la couronne, mais comme les autres, il reconnaît Charles III le Simple, le Carolingien.
Charles III le Simple est contraint et forcé de coopérer avec Robert Ier de France, le puissant Comte de Paris, frère d'Eudes Ier de France.
Robert Ier de France reconnaît l'autorité de Charles III le Simple qui lui confirme le titre et les pouvoirs de Duc des Francs.
Bataille de Saucourt-en-Vimeux
Charles III le Simple vainc les Normands à Saucourt-en-Vimeux le 28 décembre 898.
Décision d'enlever la Lotharingie à Zwentibold
Mort d'Arnulf de Carinthie
En 899, Arnulf de Carinthie et Charles III le Simple s'entendent pour dépouiller Zwentibold de la Lotharingie.
Arnulf de Carinthie meurt à Regensburg ou Ratisbonne le 8 décembre 899.
Mais Arnulf de Carinthie meurt, et cette résolution reste sans suite.
Mort de Foulques le Vénérable Archevêque de Reims
Excommunication de Baudouin II de Flandre
Baudouin II de Flandre qui convoite l'abbaye de Saint-Bertin dont Foulques le Vénérable est le bénéficiaire, fait assassiné Foulques le Vénérable par Winemare le 17 juin 900.
Hervé de Reims, successeur désigné de l'archevêque, menace vd'excommunication, mais Charles III le Simple, prince faible, ne peut que pardonner à son trop puissant vassal.
Siège d'Auxerre
Bataille de Chartres
Traité de Saint-Clair-sur-Epte
Naissance de la Normandie
Fusion de La "marche normande" et de la "marche bretonne"
Robert Ier de France Marquis des deux marches
En 911, les Normands conduits par Rollon assiègent Auxerre, mais la ville résiste, les assiégeants lèvent le camp.
Les Francs dirigés par Robert Ier de France, Duc des Francs, Richard le Justicier, Èbles Ier d'Aquitaine, Duc de Poitiers, et l'évêque Géran leur font subir une terrible défaite devant Chartres le 20 juillet 911.
Plus de 6 000 Danois sont tués.
L'affrontement se termine par le traité de Saint-Clair-sur-Epte à l'ouest de Paris car les Normands ne peuvent battre les Francs et les Francs ne peuvent chasser définitivement les Normands. L'habile Robert, Comte de Paris, négocie, pour le roi carolingien Charles III le Simple, le traité avec Rollon.
Par ce traité, les Normands de Rollon s'engagent à cesser leurs raids et à empêcher d'autres bandes vikings de piller la Neustrie.
En échange, Charles III le Simple lui abandonne une grande partie de la Neustrie aux bouches de la Seine dans les 3 diocèses de Rouen, Évreux et Lisieux, base du futur duché de Normandie.
Le terme de Neustrie disparaît alors.
Le Viking fait l'hommage de vassalité au roi Carolingien.
Dudon de Saint-Quentin raconte l'anecdote suivante : Rollon refusant de s'agenouiller devant le roi en signe d'hommage, afin de lui baiser le pied, un compromis est alors trouvé. Un des proches de Rollon doit effectuer le geste à sa place. Mais le Normand, sans s'agenouiller, lève si haut le pied du roi que ce dernier perd l'équilibre et tombe à la renverse.
La marche normande qui n'a plus lieu d'être, est alors fusionnée avec l'autre marche, et l'on voit le marquis Robert Ier de France parfois qualifié de demarchus, soit maître des deux marches.
Mort de Louis IV l'Enfant
Conrad Ier de Germanie Roi de Germanie
Charles III le Simple Roi de Lotharingie
Régnier Ier de Hainaut Duc de Lotharingie
Louis IV l'Enfant, dernier des Carolingiens en Germanie, meurt à Ratisbonne le 24 septembre 911.
Son successeur légitime est Charles III le Simple.
Mais Henri Ier l'Oiseleur est choisi pour succéder à Louis IV l'Enfant.
Il décline cette offre et demande d'élire Conrad Ier de Germanie.
Les grands vassaux allemands, réunis à Forchheim en novembre 911, élisent comme Roi de Germanie (Francie orientale) Conrad Ier de Franconie dit le Jeune, un des leurs, sous le nom Conrad Ier de Germanie.
Ils mettent ainsi terme à la dynastie des carolingiens directs à l'est du Rhin qui sont désormais remplacés par les Ducs de Saxe.
La Lotharingie, sous l'impulsion de Régnier Ier de Hainaut rejette la suzeraineté de Conrad Ier de Germanie pour se rallier à Charles III le Simple.
Charles III le Simple, Roi de Francie occidentale, succède à Louis IV l'Enfant en Lotharingie.
Charles III le Simple nomme Régnier Ier de Hainaut marquis de Lotharingie.
Il est en fait le véritable Duc de Lotharingie, même s'il n'en porte pas le titre, et tient le pouvoir militaire en Lotharingie.
Donation de fiefs sur les bords de l'Allier à Aimar de Bourbon
En 913, Charles III le Simple donne à Aimar de Bourbon quelques fiefs sur les bords de l'Allier.
Révolte de Gislebert II de Hainaut contre Charles III le simple
En 918, Gislebert II de Hainaut se révolte contre Charles III le simple, Roi de France et de Lotharingie, et cherche appui chez Henri Ier l'Oiseleur, roi de Germanie.
Don de des terres autour d'Egmond à Thierry Ier de Hollande
Thierry Ier de Hollande reçoit de Charles III le Simple des terres autour d'Egmond en un lieu nommé Bladella ou Pladella Villa (situé dans la commune actuelle de Bladel) en 922.
Thierry Ier de Hollande érige un couvent en bois sur ces terres pour des religieuses.
C'est l'origine de l'abbaye Egmond.
Haganon titulaire des bénéfices de l'abbaye de Chelles
Mort d'Hérivée de Châtillon-sur-Marne
Déposition de Charles III le Simple
Robert Ier de France Roi de France
Charles III le Simple est impuissant contre les dynasties féodales qui se constituent, à l'abri des nombreux donjons.
En 922, Charles III le Simple retire à Rothilde de France les bénéfices d'Abbesse de Chelles. Il les donne à son favori Haganon.
Jamais un roi n'avait auparavant privé un de ses fidèles de ses honneurs, sauf en cas de trahison.
Cet outrage rejaillit sur l'entourage de Rothilde de France, notamment sur Hugues Ier du Maine, son fils, et Hugues le Grand, son gendre, les poussant à la révolte
Robert Ier de France, Duc des Francs, se met à la tête des seigneurs et du Clergé de France contre Charles III le Simple.
Participent à cette révolte :
Herbert II de Vermandois,
Raoul Ier de France, Duc de Bourgogne transjurane,
Giselbert, Duc de Lorraine, et,
Hugues le Noir.
Hérivée, Archevêque de Reims, et tous les vassaux de la seigneurie ecclésiastique de Reims prennent les armes pour la famille capétienne.
Hérivée de Châtillon-sur-Marne est Prisonnier à Paris en 922 comme rebelle contre Robert Ier, roi de France.
Hérivée de Châtillon-sur-Marne est révoqué en 922 de son titre honorifique d'archichancelier.
Hérivée de Châtillon-sur-Marne inféode plusieurs terres de son Église à Eudes de Châtillon-sur-Marne, son frère : Châtillon-sur-Marne, Basoches,...
Hérivée de Châtillon-sur-Marne meurt à Reims le 2 juillet 922 sur son siège épiscopal.
Désormais les successeurs métropolitains d'Hérivée de Châtillon-sur-Marne, renseignés sur l'attitude royale, ne viendront plus au secours du souverain.
Charles III le Simple se réfugie à Laon.
Charles III le Simple envahit les terres de l'archevêque de Reims, mais est forcé de se retirer devant Robert Ier de France et Raoul Ier de France, qui l'attaquent entre Épernay et Tours-sur-Marne.
Charles III le Simple se réfugie en Lorraine.
Robert Ier de France envoie son fils Hugues le Blanc avec une petite armée prêter appui à Giselbert, Duc de Lorraine, pour combattre Charles III le Simple en Lorraine.
Les Grands de Francie occidentale déposent Charles III le Simple.
Le 29 juin 922, ils offrent la couronne à Robert Ier de France, fils de Robert IV de Hesbaye et frère d'Eudes, en récompense de ses services.
Il est sacré à Saint-Remy de Reims le 30 juin 922 par Gautier, archevêque de Sens selon le rituel inauguré par Pépin III le Bref.
Èbles Ier d'Aquitaine reste fidèle à Charles III le Simple.
Alliance de Robert Ier de France avec Henri Ier l'Oiseleur
Au début 923, pour contrer Charles III le Simple, Robert Ier de France étend encore ses alliances et se rapproche de l'empereur d'Allemagne Henri Ier l'Oiseleur, avec lequel il a une entrevue personnelle sur les bords de la Roër ou de la Ruhr (d'après Flodoard).
Bataille de Soissons
Mort de Robert Ier Roi de France
Raoul Ier de France Roi de France
Charles III le Simple refuse la destitution et rassemble une armée considérable en Lorraine. Il rentre en France et marche sur Laon.
Robert Ier de France établit son camp près de Soissons, sur les bords de l'Aisne.
Charles III le Simple attaque Robert Ier de France à l'improviste, le dimanche 15 juin 923, et lui livre une bataille acharnée. Charles III le Simple fait preuve d'une grande bravoure.
Arnould Ier de Flandre soutient Charles III le Simple lors de la bataille de Soissons.
Robert Ier de France est tué.
La tradition raconte qu'il périt dans un duel légendaire, soit avec Charles III le Simple lui-même, soit avec le comte lorrain Fulbert, porte-étendard de l'armée carolingienne.
Mais Hugues le Grand, fils de Robert de France, aidé d'Herbert II de Vermandois, galvanise les soldats en montrant le cadavre de son père.
Malgré la mort de Robert Ier de France, Charles III le Simple est défait et est forcé de battre en retraite.
D'après Richer, qui était du parti des Carolingiens, les troupes françaises fortes de 20 000 hommes en perdent 11 000 et l'armée carolingienne au nombre de 10 000 en perdent 7 118.
Robert Ier de France est inhumé à Sainte-Colombe de Sens.
Les grands du royaume, ne voulant pas rendre la couronne à Charles III le Simple, choisissent pour roi Raoul Ier de France. Son beau-frère Hugues le Grand a refusé le titre de crainte d'abandonner ses comtés et de perdre ainsi son influence sur les grands.
Le 13 juillet 923, Raoul Ier de France est couronné Roi de France à Saint-Médard de Soissons, par l'archevêque Gautier de Sens. Raoul Ier de France conserve ses domaines bourguignons, mais également ses autres honneurs dans les provinces de Reims, Troyes, Laon et Berry qu'il administre en même temps que le royaume.
Pendant les premières années de son règne l'anarchie va régner dans tout le royaume. Malgré de réelles qualités, Raoul Ier de France va avoir du mal à se faire reconnaître comme roi par les grands vassaux.
Raoul Ier de France se bat contre le pillage des Vikings mais il intervient également en Lorraine et en Alsace à la demande de l'évêque de Metz.
Èbles Ier d'Aquitaine reconnaît Raoul Ier de France.
Mais Guillaume le Jeune, héritier de Guillaume Ier d'Aquitaine, refuse de le reconnaître.
Charles III le Simple prisonnier
Exil d'Edwige de Wessex et de Louis IV d'Outremer
Henri Ier l'Oiseleur Roi de Lotharingie
Charles III le Simple, devenu un roi sans couronne, appelle à la rescousse les Normands de Rollon et trouve refuge chez son vassal, Herbert II de Vermandois, Comte d'Omois. Mais ce dernier le fait prisonnier le 17 juillet 923 car sa sœur était l'épouse de Robert Ier de France.
Herbert II de Vermandois le garde prisonnier dans un premier temps à Château-Thierry
L'épouse de Charles III le Simple, Edwige de Wessex s'enfuit et trouve refuge en Angleterre avec son fils, le futur Louis IV d'Outremer (d'où son surnom).
En 923, la féodalité Lotharingienne offre la souveraineté de la Lotharingie au roi de Germanie Henri Ier l'Oiseleur.
Henri Ier l'Oiseleur entre en Lotharingie.
Gislebert II de Hainaut conduit les armées d'Henri Ier l'Oiseleur, contre Raoul Ier de France qui est obligé de lui céder le territoire.
Transfert de Charles III le Simple au château de Péronne
Herbert II de Vermandois transfère Charles III le Simple en 924 dans une tour du château de Péronne.
Cession de l'Hiémois et du Bessin à Rollon
En 924, Raoul Ier de France est contraint de combattre sur les bords de l'Oise les Normands de Rollon venus suite à l'appel à la rescousse de Charles III le Simple. Poursuivi jusqu'en Normandie, Rollon demande à négocier la paix; en échange de l'arrêt des ses incursions dévastatrices, Rollon reçoit l'Hiémois et le Bessin.
Arnould Ier de Flandre soutient Raoul Ier de France contre Rollon.
Mort de Séulf
Hugues de Vermandois Comte et Archevêque de Reims
Séulf meurt le 7 août 925.
Herbert II de Vermandois se sert de Charles III le Simple comme moyen de pression vis-à-vis de Raoul Ier de France et il obtient de ce dernier le siège archiépiscopal de Reims pour son fils Hugues de Vermandois.
Hugues de Vermandois devient Comte et Archevêque de Reims en 925.
Mort de Garcie II Sanche dit le Courbé Duc de Gascogne
Sanche III Garcie de Gascogne Duc de Grande Gascogne
Guillaume Ier Garcie Comte de Fezensac et d'Armagnac
Arnaud Garcie Comte d'Astarac
La Vasconie du Nord s'est agrandie du Comté d'Agen, par mariage, et le Roi de France, Charles III le Simple, a reconnu Garcie II Sanche comme "Comte et Marquis sur les limites de l'Océan".
Garcie II Sanche dit le Courbé meurt en 926.
Malheureusement, Garcie II Sanche avant sa mort, décide de partager ses terres entre ses trois fils :
Sanche III Garcie de Gascogne l'aîné reçoit la majeure partie : toute la partie occidentale, du Béarn à la Lomagne, qui devient la Vasconia Major ou Grande Gascogne,
Guillaume Ier Garcie, le deuxième, reçoit le comté Fezensac et d'Armagnac: la partie centrale, entre Eauze et Auch,
Arnaud Garcie Ier Nonnat, le dernier, reçoit le comté d'Astarac : entre Fezensac et Bigorre.
Ce partage malheureux conduisit un éclatement de la Vasconie, et la filiation princière rompue amène un système d'autorité importé du modèle franc : les rapports de vassalité, la féodalité, jusqu'alors inconnue en Gascogne.
En 920, dans l'acte de fondation du comté d'astarac figure un château de Fezensac résidence des Ducs de Gascogne.
Vic ou vicus désigne un village par opposition à urbs qui désigne une ville. Fezensac viendrait de Fidentia : nom d'un gros propriétaire gallo-romain.
Sainte Fauste aurait été martyrisée à Fezensac.
Deux puissances rivales vivent côte à côte : l'église et la féodalité, régnant sur deux parties de la ville séparées par un terrain vague :
vicus - le cœur de ville au nord,
castrum fidentiacum- le château occupant un mamelon au sud.
Herbert II de Vermandois Comte de Laon
Construction du château Gaillot à Laon
Destruction du château de Mortagne
En 928, Raoul Ier de France craint qu'Herbert II de Vermandois ne libère Charles III le Simple qu'il retient toujours prisonnier à Péronne.
Contre sa volonté initiale, Roger II de Laon doit donner Laon à Herbert II de Vermandois.
Herbert II de Vermandois construisit une citadelle, le château Gaillot, à Laon.
Roger II de Laon, lésé de son comté, combat Herbert II de Vermandois, qui fait raser son château de Mortagne.
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http://www.histoire-france-web.fr/roiscaro/charles_lesimple.htm
Fils posthume du roi Louis le Bègue il n'est pas sacré en 884 à la mort de son frère Carloman les Grands du royaume lui préférant l'empereur Charles le gros, Charles futur Charles le simple n'a que 5 ans.
Lorsque Charles le gros est déposé pour incompétence en 887, c'est le comte Eudes fils de Robert le Fort qui, comme son père s'est opposé aux Vikings en défendant Paris assiégé par les Normands, qui est élu roi par les grands du royaume.
L'élection de Eudes ne satisfait pas les partisans des carolingiens qui font sacrer Charles le simple ( le simple signifie en l'occurrence sincère et honnête) par l'Archevêque de Reims Foulques le 23 janvier 893. Les hostilités entre Robertiens (les descendants de Robert le Fort) et Carolingiens ne s'apaiseront qu'en 897 lorsque Eudes fait de Charles le Simple son héritier et meurt l'année suivante.
Charles doit lutter contre les Normands, mais personne n'est en mesure de leur opposer une résistance valable. Pourtant, ils subissent un premier échec devant Paris en 910 et surtout ils se font étriller en voulant prendre Chartres. La situation était favorable pour Charles le Simple, un traité est conclu à Saint Clair sur Epte il cède en fief le pays de Caux à Rollon chef des Normands en 911 et crée la Normandie ce pays qui était régulièrement pillé par les envahisseurs, Rollon s'engage à bloquer les incursions vikings. Ce traité scinde le Vexin en deux parties, la partie à l'ouest de l'Epte sera le Vexin normand et à l' Est entre l' Epte et l' Oise le Vexin Français
Pour sceller ce traité Charles donne en mariage sa fille Gisèle à Rollon qui s'engage à se convertir au christianisme ce qu'il fera effectivement plus tard et prête serment de vassalité au roi de France. Le personnage de Gisèle est douteux, les historiens n'ont pas trouvé de trace de celle-ci, pourtant deux chevaliers auraient été envoyés afin de juger de la possibilité d'envoyer une princesse en pays normand, mais ne seraient pas présentés à Rollon, celui-ci les aurait fait décapiter. Rollon meurt en 925 et son fils Guillaume Longue Épée prête serment de fidélité en 927 pour certains historiens et pour d'autres il se serait retiré et serait mort en 932-33.
Depuis le début des invasions Normandes et principalement depuis 835, les seigneurs se sont construit des retranchements ce qui a créé des fiefs quasiment indépendants et a diminué l'influence royale. La Normandie ne fera pas exception à la règle d'autant plus que les Normands vont se servir de cette terre pour partir vers de nouvelles conquêtes et notamment se rendre maître de l'Angleterre (1066)
Charles doit faire face à une révolte des grands du royaume qui le déposent et élisent Robert Marquis de Neustrie roi de France en 922. Robert était le frère de Eudes tous les deux fils de Robert le Fort . Dans la bataille qui s'en suit, Robert est tué mais Charles est fait prisonnier par Herbert de Vermandois ( Robert avait pour seconde épouse Béatrice de Vermandois ). Il meurt en 923 captif.
Sa femme Edwige fille du roi d'Essex s'enfuit chez son père en Angleterre avec son fils Louis
Fondation de l'Abbaye de Cluny
En 909, Guillaume le Pieux, comte d'Aquitaine mais dont les territoires vont de la Catalogne à la Loire et de l'océan à Macon et sa femme Ingilberge sœur du roi de Provence, décident la création de l'abbaye de Cluny près de Macon. L'abbaye de Cluny reçoit en privilège de ne dépendre ni du seigneur ni de l'évêque. L'abbaye ne dépend que du pape. Elle va devenir le cœur d'une réforme en profondeur de l'Église. L'ordre de Cluny obéit à la doctrine bénédictine " humilité, pauvreté, travail". Le pape Urbain 2 en 1097 écrira "vous êtes la lumière du monde". Elle va essaimer, en l'an 1000 on comptera 1450 communautés clunisiennes et plus de 10 000 moines dans tout l'occident. Les offices seront plus prenants avec les Chants grégoriens et les édifices vont voir apparaître le style roman - 907 :
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Mariage (avec Frédérune DE SAXE)
Charles III le Simple épouse en 907 Frérone de Rhingelheim, fille de Thierry II de Ringelheim, Comte de Ringelheim en Saxe, et de Rheinghildin de Frise. Leurs enfants sont :
Rothrude,
Hildegarde,
Adélaïde ou Alpaïs de France ou Carolingienne (née en 905 ou 907),
Frérone ou Fréderune de France ou Carolingienne (909-944),
Ermentrude de France ou Carolingienne (née vers 915),qui épousera en 935 Gottfried de Metz. - 15 février 919 :
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Mariage (avec Edwige DE WESSEX)
Charles III dit le Simple épouse le 10 février 919 Edwige de Wessex. Leur enfant est :
Louis IV d'Outremer (921-10 septembre 954), Roi de France. - 12 octobre 929 :
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Décès - Péronne, 80200, Somme, Hauts-de-France, FRANCE
Après 6 années de captivité, Charles III le Simple meurt à Péronne le 7 octobre 929.
Sa dépouille est inhumée en l'église Saint-Fursy de Péronne.
Après la mort de Charles III le Simple, Raoul Ier de France essaie de réduire le pouvoir d'Èbles Ier d'Aquitaine.
Il lui retire d'abord le Berry. -
Inhumation - Péronne, 80200, Somme, Hauts-de-France, FRANCE
Charles III le Simple (879-929) : roi de Francie occidentale de 898 à sa mort. Il retrouve son trône à la mort d’Eudes mais est déposé en 923, au profit des Robertiens. Il est inhumé en l’abbaye Saint-Fursy de Peronne (80).