🌳 du Laurent de Montbrun
par Landry
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Gabriel François DES ROTOURS DE CHAULIEU
Parents
- Jacques Augustin DE LA LANDE-VAUMONTS DES ROTOURS SGR DE LA BARONNIE DE CHAULIEU 1742-1796
- Marie Louise Félicité FORTIN DE MARCENNE 1762-1782
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 17 août 1801 (lundi), avec
Josephine DU BUISSON DE COURSON 1782-1860
dont
- Léon DES ROTOURS DE CHAULIEU 1802-1880
- Alexandre Antonin DES ROTOURS DE CHAULIEU 1806-1868
Frères et sœurs
- Jules Louis Auguste DES ROTOURS DE LA LANDE-VAUMONTS 1781-?
- Gabriel François DES ROTOURS DE CHAULIEU 1782-1863
Demi-frères et demi-sœurs
- Marie Charlotte Julie Françoise DES ROTOURS DE LA LANDE-VAUMONTS 1767-1807 (par Jacques Augustin DE LA LANDE-VAUMONTS DES ROTOURS SGR DE LA BARONNIE DE CHAULIEU)
- Emilie DE LA LANDE-VAUMONTS DES ROTOURS (par Jacques Augustin DE LA LANDE-VAUMONTS DES ROTOURS SGR DE LA BARONNIE DE CHAULIEU)
Événements
- 2 août 1782 :
- Naissance
- 17 août 1801 :
- Mariage (avec Josephine DU BUISSON DE COURSON)
- 26 août 1863 :
- Décès
Notes
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><em><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Gabriel</span></em><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"> François des ROTOURS, chevalier de Chaulieu, né au château de Chaulieu le 2 août 1782, fut baptisé en l’église Saint-Sauveur de Chaulieu le même jour. Il ne connut pas sa mère et n’avait pas encore 14 ans quand il perdit son père. Il interrompit ses études et vécut une adolescence dissipée pendant près de cinq ans.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il eut la chance de rencontrer à 18 ans les du BUISSON de COURSON de Courson et, juste âgé de 19 ans, il épousa, à La Graverie le 20 Thermidor an IX (17 août 1801), Joséphine du BUISSON de COURSON. Elle était née à Vire le 4 janvier 1782 de Jean Louis Antoine du BUISSON de COURSON, officier de cavalerie, et d’Anne Jeanne Charlotte Antoinette de SARCILLY, dame de La
Ruaudière à La Graverie.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size:
13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Grâce à l’influence de sa belle famille, Gabriel se remit aux études de la littérature latine, de la littérature française et de la philosophie. En 1809 il fut reçu membre de la Société d’Agriculture
et de Commerce de Caen. Peu de temps après il joint la Société d’Emulation de Vire et y fut un des membres les plus assidus. De 1809 à 1815 il fut maire de La Graverie. Malgré ses études littéraires et philosophiques il participait à la vie sociale et politique de sa région et devint président des assemblées électorales du canton de Bény-Bocage, par décrets impériaux des 11 juin 1811 et 2 juin 1813. Il participa en 1811, avec Augustin Asselin, sous-préfet, à l’édition des « Vaux de Vire » attribués à Olivier Basselin.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En 1814, suite au retour
de Louis XVIII, Gabriel adressa au chancelier d’Ambray un Essai sur la noblesse et sur les moyens d’améliorer son sort. Il y préconisait de fondre l’ancienne et la nouvelle noblesse. Gabriel compléta encore ce mémoire qui fut alors adressé au comte de Villèle, président du Conseil de ministres. Ce travail aurait du paraître en 1817, ou 1818, mais les évènements politiques du moment ne le permirent pas.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto;
mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il fut nommé
conseiller de préfecture du département de la Manche par décret royal du 26 septembre 1815, et fut apprécié pour ses grandes compétences dans la gestion et l’administration des affaires. En octobre 1816, Gabriel se vit confier la présidence du collège électoral de l’arrondissement de Mortain. En 1818, il rédigea, pour le ministre de l’intérieur, un traité sur les chemins vicinaux, leur classement, leur construction, leur entretien, et sur la répression des contraventions et des délits dont ces chemins étaient parfois l’objet. Ce mémoire, très apprécié, contribua à la nomination de Gabriel comme sous-préfet de Dreux, par décret du 10 juin 1818. Il exerça cette fonction jusqu’au 9 septembre 1830. Il fut décoré de la Légion d’Honneur le 1er mai 1821. En 1834, il est de nouveau membre du conseil municipal de La Graverie</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il publia, en 1837, un mémoire sur la nécessité de dresser des plans généraux d’alignement pour les bourgs et villages . Le 23 novembre 1839, il fut élu conseiller général du Calvados pour le canton
de Bény-Bocage et devint membre et rapporteur de la Commission d’enquête sur le projet de canalisation de la Haute-vire, de Vire à St-Lo.</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Times New Roman',serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En 1840, il publia un mémoire sur divers abus relatifs à l’usage des eaux des petites
rivières pour irriguer les prairies . En effet certains propriétaires avaient la fâcheuse habitude de détourner les petites rivières et cela pouvait parfois entraîner l’assèchement des fontaines, des lavoirs, ou des abreuvoirs.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En 1841, Gabriel rédigea
un rapport sur le travail des enfants, sujet qui lui tenait particulièrement à cœur, et publia, intitulé : Considérations sur le projet de loi concernant le travail des enfants dans le manufactures. En 1846, il fut appelé à présider la Commission d’enquête sur le projet du chemin de fer de Falaise à Granville. Il réalisa un mémoire à ce sujet qui parut dans le Journal de Caen. Toutefois le train ne desservira Vire qu’en 1867. En 1848, il fit paraître à Vire, chez l’éditeur Adam, un brochure contenant ses réflexions contre la disposition du projet de constitution qui interdisait le remplacement militaire. Elles parurent aussi dans le journal L’Ordre et
la Liberté. En juillet 1859, il prit encore une part active au congrès de l’Association Normande qui était consacré à la situation économique du Bocage
. Le 12 septembre 1859, Gabriel fut nommé membre de l’Institut des Provinces.</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Times New Roman',serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Propriétaire du château de La Lande-Vaumont, Gabriel apparaina, avec son épouse, la cloche de l’église de La Lande-Vaumont qui porte cette inscription « Jay été nommée Gabriel Joséphine par M. Gabriel des ROTOURS de Chaulieu et D.M. Joséphine du Buisson de Courson bénite par M. Pierre M.R.J. C. Muduit J. Porquet P. duhamel M. Champion J. Armand MG » .</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Joséphine décéda en son château de la Ruaudière le 24 août 1860 et fut inhumée dans le cimetière de La Graverie. Gabriel lui survécut jusqu’au 26 août 1863 et fut inhumé auprès de son épouse. Ils avaient eut deux fils.</span></p>
Ruaudière à La Graverie.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size:
13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Grâce à l’influence de sa belle famille, Gabriel se remit aux études de la littérature latine, de la littérature française et de la philosophie. En 1809 il fut reçu membre de la Société d’Agriculture
et de Commerce de Caen. Peu de temps après il joint la Société d’Emulation de Vire et y fut un des membres les plus assidus. De 1809 à 1815 il fut maire de La Graverie. Malgré ses études littéraires et philosophiques il participait à la vie sociale et politique de sa région et devint président des assemblées électorales du canton de Bény-Bocage, par décrets impériaux des 11 juin 1811 et 2 juin 1813. Il participa en 1811, avec Augustin Asselin, sous-préfet, à l’édition des « Vaux de Vire » attribués à Olivier Basselin.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En 1814, suite au retour
de Louis XVIII, Gabriel adressa au chancelier d’Ambray un Essai sur la noblesse et sur les moyens d’améliorer son sort. Il y préconisait de fondre l’ancienne et la nouvelle noblesse. Gabriel compléta encore ce mémoire qui fut alors adressé au comte de Villèle, président du Conseil de ministres. Ce travail aurait du paraître en 1817, ou 1818, mais les évènements politiques du moment ne le permirent pas.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto;
mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il fut nommé
conseiller de préfecture du département de la Manche par décret royal du 26 septembre 1815, et fut apprécié pour ses grandes compétences dans la gestion et l’administration des affaires. En octobre 1816, Gabriel se vit confier la présidence du collège électoral de l’arrondissement de Mortain. En 1818, il rédigea, pour le ministre de l’intérieur, un traité sur les chemins vicinaux, leur classement, leur construction, leur entretien, et sur la répression des contraventions et des délits dont ces chemins étaient parfois l’objet. Ce mémoire, très apprécié, contribua à la nomination de Gabriel comme sous-préfet de Dreux, par décret du 10 juin 1818. Il exerça cette fonction jusqu’au 9 septembre 1830. Il fut décoré de la Légion d’Honneur le 1er mai 1821. En 1834, il est de nouveau membre du conseil municipal de La Graverie</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il publia, en 1837, un mémoire sur la nécessité de dresser des plans généraux d’alignement pour les bourgs et villages . Le 23 novembre 1839, il fut élu conseiller général du Calvados pour le canton
de Bény-Bocage et devint membre et rapporteur de la Commission d’enquête sur le projet de canalisation de la Haute-vire, de Vire à St-Lo.</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Times New Roman',serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En 1840, il publia un mémoire sur divers abus relatifs à l’usage des eaux des petites
rivières pour irriguer les prairies . En effet certains propriétaires avaient la fâcheuse habitude de détourner les petites rivières et cela pouvait parfois entraîner l’assèchement des fontaines, des lavoirs, ou des abreuvoirs.</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En 1841, Gabriel rédigea
un rapport sur le travail des enfants, sujet qui lui tenait particulièrement à cœur, et publia, intitulé : Considérations sur le projet de loi concernant le travail des enfants dans le manufactures. En 1846, il fut appelé à présider la Commission d’enquête sur le projet du chemin de fer de Falaise à Granville. Il réalisa un mémoire à ce sujet qui parut dans le Journal de Caen. Toutefois le train ne desservira Vire qu’en 1867. En 1848, il fit paraître à Vire, chez l’éditeur Adam, un brochure contenant ses réflexions contre la disposition du projet de constitution qui interdisait le remplacement militaire. Elles parurent aussi dans le journal L’Ordre et
la Liberté. En juillet 1859, il prit encore une part active au congrès de l’Association Normande qui était consacré à la situation économique du Bocage
. Le 12 septembre 1859, Gabriel fut nommé membre de l’Institut des Provinces.</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Times New Roman',serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
</span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Propriétaire du château de La Lande-Vaumont, Gabriel apparaina, avec son épouse, la cloche de l’église de La Lande-Vaumont qui porte cette inscription « Jay été nommée Gabriel Joséphine par M. Gabriel des ROTOURS de Chaulieu et D.M. Joséphine du Buisson de Courson bénite par M. Pierre M.R.J. C. Muduit J. Porquet P. duhamel M. Champion J. Armand MG » .</span></p> <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Joséphine décéda en son château de la Ruaudière le 24 août 1860 et fut inhumée dans le cimetière de La Graverie. Gabriel lui survécut jusqu’au 26 août 1863 et fut inhumé auprès de son épouse. Ils avaient eut deux fils.</span></p>