Jean Edgar LAROCHE-JOUBERT
Portrait de Jean Edgar LAROCHE-JOUBERT

Jean Edgar LAROCHE-JOUBERT

  • dit « Edgar »
  • Né le 12 septembre 1843 (mardi) - Angoulême, Charente, Poitou-Charentes, France
  • Décédé le 14 novembre 1913 (vendredi) - Paris, Seine, Ile-de-France, France, à l'âge de 70 ans
  • Gérant en chef de la Papeterie Coopérative
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

12 septembre 1843 :
Naissance - Angoulême, Charente, Poitou-Charentes, France
5 août 1872 :
Mariage (avec Alix Thésèse Gabrielle BARROT) - Paris, Ile de France, France
14 novembre 1913 :
Décès - Paris, Seine, Ile-de-France, France
16me
Autre événement : Election
Conseiller général

Notes

Député, Conseiller Général de la Charente, Gérant en Chef de la Papeterie Coopérative d'Angoulême
<p>Président d'Honneur de l'Union des Fabricants de Papier de France.</p>
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<p>Juge au Tribunal de commerce d'Angoulême, </p>
<p>Président du Comité régional des Fabricants de papiers du Sud-Ouest, </p>
<p>Vice-président et Membre fondateur de la Boulangerie coopérative d'Angoulême et </p>
<p>Administrateur de la Banque de France.</p>
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<p>Son père le pousse à faire de brillantes études, des voyages à l'étranger et une carrière semblable à la sienne. Il deviendra l'auxiliaire irremplaçable de son père à la papeterie, prenant en charge la direction des affaires familiales et facilitant ainsi la carrière politique de son père, mais il se fait aussi lui-même élire au Conseil Municipal d'Angoulême et devient adjoint au maire en 1870.
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<p>En 1874, il est gérant en chef de la Papeterie Coopérative puis 10 ans plus tard, le 17/02/1884 se fait élire Conseiller Général dans le premier canton d'Angoulême et, le 14 septembre de cette même année, il succède à son père comme Député de la Charente jusqu'en 1906.
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<p>C'est un bonapartiste qui se ralliera à la République après le discours du Cardinal Lavigerie à Alger. Conservateur, son expérience des affaires et ses préoccupations sociales orientèrent ses activités.
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<p>Président d'Honneur de l'Union des Fabricants de Papier de France, grand industriel soucieux de défendre ses intérêts, il invitait cependant les patrons à reconnaître leurs devoirs à l'égard de leurs ouvriers. Il avait notament, avec son père, institué la participation des ouvriers aux bénéfices. Il se fit parfois applaudir par l'extrême gauche.
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<p>Parallèlement à sa carrière politique, il achète, en 1887, l'usine de Basseau (Saint Michel) qui fabriquait de la pâte de bois et la transforme en grande usine moderne de fabrication de papier. Ainsi la Papeterie Coopérative regroupe les usines de Lescalier et de Basseau et les ateliers de l'Houmeau et de Saint Cybard, et emploie 1000 personnes en 1909
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<p>http://gw.geneanet.org/index.php3?b=fpollak&lang=fr;p=jean+edgard;n=laroche+joubert</p>;
<p>André Delavenne situe sa naissance au 13 septembre 1843 (probable confusion avec la date de l'acte). Son père le pousse à faire de brillantes études, des voyages à l'étranger et une carrière semblable à la sienne mais en le menant nettement plus haut dans la hiérarchie sociale. Il deviendra l'auxiliaire parental irremplaçable à la papeterie, prenant en charge la direction des affaires familiales et facilitant ainsi la carrière politique de son père, mais il se fait aussi lui-même élire au Conseil Municipal et devient adjoint au maire d'Angoulême en 1870. En 1874, il est gérant en chef de la Papeterie Coopérative puis 10 ans plus tard, le 17/02/1884, il se fait élire Conseiller Général dans le premier canton d'Angoulême et, le 14 septembre de cette même année, il succède à son père comme Député de la Charente puis défend vigoureusement à la Chambre la condition ouvrière. Il appartient aux commissions du travail, du commerce et de l'industrie. Le 31 mai 1906, il est battu par Marviat, le candidat de la gauche radicale qui prit ainsi sa revanche de sa défaite de 1902 (8229 voix sur 17171 contre 8859 pour Marviat). Il aura ainsi été député pendant 22 ans de manière continue, sous dix législatures distinctes, ce qui constitue sans doute le record de la continuité législative en Charente. C'est ainsi qu'il remporta la 1ère circoncripton d'Angoulême avec 8450 voix contre 4357 au candidat républicain Léonce Guimberteau (12925 votants, 20733 inscrits). Il prit place dans le groupe de l'Appel au peuple, monta fréquemment à la tribune à propos du budget de 1885, de la surtaxe sur les céréales, fut membre de la commission des conseils de prud'hommes, demanda l'application du suffrage universel à l'élection des sénateurs, et vota contre le gouvernement. Lors des élections générales, le 4 octobre 1885, dans un scrutin de liste départemental, les six candidats de la liste conservatrice de la Charente furent tous élus avec en tête Edgard Laroche-Joubert: 49722 voix, sous l'étiquette de l'Appel au Peuple (88972 votants, 112037 inscrits). Edgard est un bonapartiste qui se ralliera à la République après le discours-toast du Cardinal Lavigerie à Alger en 1892. Conservateur, son expérience des affaires et ses préoccupations sociales orientèrent ses activités. Il opina régulièrement avec la droite impérialiste et combattit le divers ministères au pouvoir. Il se prononça contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la Liberté de la presse, et contre les poursuites contre le général Boulanger. Aux élections générales de 1889, Edgar Laroche-Joubert obtint sans mal pour la seconde fois le renouvellement de son mandat de député de la première circonscription d'Angoulême: il n'eut aucun compétiteur et, sur les 12366 électeurs qui prirent part au scrutin, 9661 lui accordèrent leurs suffrages. Par la suite, le corps électoral allait d'ailleurs lui renouveler trois fois encore sa confiance en lui donnant, en 1893, 8165 voix sur 14085 contre 5623 au républicain-radical Jarlan; en 1898, 8494 sur 15398 contre 6627 au radical-socialiste Le Ricolais; en 1902, enfin, 8537 voix sur 16136 contre 7427 à Marviat, candidat de nuance gauche radicale. Il appartint également aux commissions chargées d'examiner les projets et propositions sur la liberté d'association, sur les patentes, et sur la prorogation du privilège de la Banque de France. Président d'Honneur de l'Union des Fabricants de Papier de France, grand industriel soucieux de défendre ses intérêts, il invitait cependant les patrons à reconnaître leurs devoirs à l'égard de leurs ouvriers. Il avait notament, avec son père, institué la participation des ouvriers aux bénéfices. Il se fit parfois applaudir par l'extrême gauche. Parallèlement à sa carrière politique, il achète, vers 1887, l'usine de Basseau (Saint Michel) qui fabriquait de la pâte de bois et la transforme en grande usine moderne de fabrication de papier. Président du comté central des fabricants de papiers de France, il obtient la présidence d'une des sections de l'Exposition universelle de 1889 ainsi qu'un grand prix pour la qualité de ses fabrications. Il reçu aussi un autre prix et deux médailles d'or pour son oeuvre économique et sociale. La Papeterie Coopérative regroupe donc les usines de Lescalier (sur la route de Bordeaux, à 2 km d'Angoulême) et de Basseau (sur la Charente, près de la gare Saint-Michel) et les ateliers de l'Houmeau et de Saint Cybard, et emploie 1000 personnes en 1909. La papeterie d'Angoulême dans son ensemble fabrique à la fois des papiers de luxe (hollande, anglais, etc.), pour l'impression et les correspondances, et des papiers communs, sans parler des papiers à cigarettes, qui constituent une de ses spécialités les plus estimées. Le dixième de la production totale des papiers en France est fabriqué en Angoumois, et la valeur de cette fabrication locale varie entre 8 et 10 millions de francs. L'ingéniosité des fabricants, le perfectionnement de l'outillage, la bonne qualité des produits permettent à cette grande industrie angoumoisine de soutenir une concurrence de plus en plus active. En même temps, l'organisation spéciale des papeteries d'Angoumois à permis d'y maintenir la paix sociale. La plupart des usines sont situées à la campagne, condition excellente pour l'hygiène physique et morale des ouvriers qui sont parfois propriétaires de leurs maisons et de leurs jardins. Un certain nombre sont logés dans des maisonettes propres et bien aérées, dépendantes de l'usine même. Garantis contre les accidents par les assurances, conservant, en cas de chômage ou de maladie, une partie de leur salaire, jouissant de beancoup d'autres avantages, ils possèdent généralement des habitudes d'ordre et d'économie. La papeterie d'Angoulême, soit par l'importance de sa fabrication, soit par l'esprit d'initiative de ses chefs, soit par les habitudes des ouvriers qu'elle emploie, a su se créer une place à part parmi les premières des industries françaises et maintenir vaillament, après quatre siècles d'existence, sa vieille et glorieuse supériorité. MM. Edmond et Edgard Laroche-Joubert ont joint à la fabrication proprement dite toutes les industries accessires, la préparation directe des produits autrefois importés et le façonnage des papiers manufacturés. Dans les ateliers de la Rampe, du Palet, par une série de manipulations où l'on ne sait ce que l'on doit admirer le plus, de l'habileté des ouvrières ou de l'ingénieuse complication des machines, les grandes feuilles se transforment en papiers à lettres de formats divers, en enveloppes blanches ou bordées de noir; le tout apprêté, compté, empaqueté dans des boites élégantes qui vont populariser le nom de cette grande maison, on peut le dire, dans le monde entier. Dans chaque usine, au mur d'une des salles, le visiteur peut voir un buste qui semble présider à l'activité de la ruche industrielle. Touchante pensée de reconnaissance envers le fondateur de cette belle maison! Entre autres fonctions, Edgard aura également été Juge au Tribunal de commerce d'Angoulême, Président du Comité régional des Fabricants de papiers du Sud-Ouest, Vice-président et Membre fondateur de la Boulangerie coopérative d'Angoulême et Administrateur de la succursale de la Banque de France d'Angoulême.

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