Marie Françoise Joséphine DE FISCHER DE DICOURT

Marie Françoise Joséphine DE FISCHER DE DICOURT

  • dit « Joséphine, Madame d'Hayange » · nom d'usage : de Wendel
  • Née le 17 février 1784 (mardi) - Metz, Moselle, Lorraine, France
  • Décédée le 13 mars 1872 (mercredi) - Metz, Moselle, Lorraine, France, à l'âge de 88 ans
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Parents

Parents inconnus.

Union(s) et enfant(s)

Événements

17 février 1784 :
Naissance - Metz, Moselle, Lorraine, France
Paroisse Saint-Gingoulph
6 février 1804 :
Mariage (avec François Charles Antoine DE WENDEL) - Metz, Moselle, Lorraine, France
13 mars 1872 :
Décès - Metz, Moselle, Lorraine, France

Notes

Elle prend la direction de l'entreprise à la mort de son mari (1825), jusqu'en 1872. C'est elle qui met au point le statut juridique encore en vigueur aujourd'hui. Il stipule que "les sociétaires pourront vendre une ou plusieurs de leurs parts sociales soit à la société elle-même, soit à l'un des sociétaires, soit même à un étranger à la condition que celui-ci soit accepté à la majorité des trois quarts des voix de l'assemblée convoquée à cet effet." L'objectif : maintenir l'intégrité de cet ensemble industriel en reliant par un intérêt commun les divers membres de la famille et prévenir les difficultés qui pourraient surgir entre eux.
<p>(source "Les Wendel. 1704-2004" Jacques Marseille)</p>
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<p>Wendel</p>
<p>Les secrets de longévité d'une « Maison » tricentenaire</p>
<p>En mai 2004, le monde des lettres découvre un nom qui ne faisait pas partie de son vocabulaire, « Wendel ». Deux ans après la déconfiture de Vivendi Universal, Wendel investissement devient le numéro deux de l'édition française après le rachat d'Editis à Lagardère et « met la main » sur les maisons prestigieuses que sont Nathan, Bordas, Le Robert, Plon, Perrin, Robert Laffont, La Découverte?
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<p>En ce même mois de mai, la « Maison » , comme on dit chez Wendel, fête le tricentenaire de sa naissance. C'est le 8 mai 1704 en effet que Jean Martin Wendel , un nom flamand dans lequel on retrouve la racine du verbe wenden ( tourner), prend possession de la forge de la Rodolphe à Hayange, en Lorraine, moyennant la somme de 3 200 livres. Une somme modeste pour une affaire qui ne l'est pas moins. Réalisée par l 'architecte Pierre Betto, l'expertise ne force pas l'enthousisasme: « Cette forge, le fourneau et autres dépendances de ces usines sont entièrement en ruines et dans le plus mauvais état du monde? Ce faisant, nous experts, sommes descendus sur le bord du même ruisseau de la Fensche jusqu'au lieu de la platinerie et de la fenderie dépendant la forge et avons reconnu que ni l'une ni l'autre de ces deux usines ne sont en état et que la construction en est seulement commencée par la simple maçonnerie? L'étang de la forge est aussi nécessaire d'être vidé et nettoyé?. Les murs à sec de l'enceinte du jardin sont en ruine et tombent de tous côtés? La vieille charpente d'une ancienne halle qui est actuellement dans le même jardin doit être transportée ailleurs? »
<p>A la mort du fondateur, le 15 juin 1737, l'affaire est estimée à 700 000 livres et offre aux nombreux héritiers toutes les opportunités. En 1828, la production de fonte s'élève à 6 000 tonnes , à 88 000 en 1862, à 135 000 en 1869. En 1913, la « Maison » produit 1 250 000 tonnes de fonte et 1 100 000 tonnes d'acier, soit plus d'un tiers de la production française. Elle extrait 3 550 000 tonnes de charbon et 3 700 000 tonnes de minerai de fer et emploie près de 23 000 salariés là où ils étaient 325 en 1828 et 7 000 en 1870. En 1930, au sommet de sa puissance, elle emploie 40 000 personnes dans toute l'Europe. Mais en 1978, après la nationalisation de fait de la sidérurgie française à laquelle procède le gouvernement de Raymond Barre, les Wendel, dépossédés de leurs actifs sidérurgiques, doivent littéralement fuir une Lorraine dont ils avaient profondément marqué l'histoire. Le 3 avril 1984, après le désastre du Plan-Acier, une cinquantaine de personnes montent au château de Joeuf pour se livrer à un simulacre d'incendie. Des vieux pneus sont allumés afin qu'en contrebas, la population croit à la destruction par le feu de la demeure du « maître de forges ». Puis les acteurs redescendent dans Joeuf pour abatttre la stèle de François de Wendel, celui qui, dans l'entre-deux guerres, avait incarné le pouvoir « maléfique » des « deux cent familles » et la puisssance « occulte » des « marchands de canons » que la « Maison »? n'a jamais produits ! C'était, d'une certaine manière, rendre hommage au folklore de l'Est : le saint qui n'a pas été capable de protéger les vignes du gel printanier doit être noyé.
<p>En 2004, la vielle « Maison » dirigée par Ernest-Antoine Seillière, le petit-fils de François II de Wendel, montre qu'elle n'était pas morte et manifeste avec éclat le retour en force d'un certain capitalisme « à la française ». Une légitime fierté pour une famille dont le nom a cristallisé autant d'envies que de ressentiments. Une occasion surtout de s'interroger sur les ressorts d'une telle longévité.
<p>Une part de chance</p>
<p>Comme toujours, c'est le point de vue des envieux, il y eut une part de chance. En 1824, quand François I de Wendel acquiert pour 360 000 francs 1 250 hectares de forêts dans le Warndt, il ne sait pas que gît sous cette forêt le futur bassin houiller de la Lorraine qui sera découvert en 1856 et mettra fin au cauchemar charbonnier d'une « Maison » dont la dépendance en énergie entravait fortement la croissance. En s'installant dans le paisible village de Joeuf, au lendemain de la défaite de 1870, pour continuer à produire en territoire français, à quelques encablures des forges de Hayange et de Moyeuvre désormais situées en Lorraine annexée, les Wendel ne savent pas encore qu'à soixante mètres de profondeur sous l'Orne, s'étend le bassin de minerai de fer le plus considérable d' Europe, un bassin dédaigné par les Prussiens qui, en signant le traité de Francfort, pensaient comme tous les géologues à une disparition des couches ferrugineuses vers l'ouest.
<p>Surtout, en faisant l'acquisition, en 1880 du brevet Thomas-Gilchrist, la « Maison » peut transformer en acier la « minette », ce minerai de fer phosphoreux qui ne donnait jusque-là que de médiocres résultats. Fer et charbon, telles furent biens les deux mamelles qui firent la fortune de la « Maison » et celle de la Lorraine sidérurgique. Mais pourquoi les Wendel plus que d'autres ?
<p>Une forte obstination</p>
<p>Parce que chez les Wendel, l' « esprit de famille » permit aussi de surmonter les épreuves qui ne furent pas minces. En 1793, les forges d'Hayange ont été mises sous séquestre et vendues aux enchères en avril 1799. Quand « madame d'Hayange », la veuve de Charles de Wendel, la « citoyenne Wendel » meurt à Metz le 4 janvier 1802, l'oeuvre de Jean-Martin est anéantie. C'est son petit-fils François de Wendel, rentré d'immigration avec 600 francs en poche, qui rachètera les biens mis une nouvelle fois en adjudication en 1803. Maître de forges « contre son gré », confesse-t-il dans les premières lignes de son testament, il s'emploie à devenir entrepreneur et reconstitue les biens de la famille.
<p>Pendant la Première Guerre mondiale, les établissements de la « Maison » sont mis sous administration allemande. Exposé à l'entrée de l'usine de Joeuf, le « mouton » de fonte, surnommé Fritz, qui a servi aux Allemands pour briser les machines du laminoir symbolise l'ampleur des dommages que la guerre a fait subir. La Seconde Guerre mondiale entraîne une nouvelle dépossession : les Wendel sont expulsés de Lorraine puis, à la Libération, leurs houillères sont nationalisées. En 1978 enfin, la loi qui transforme les créances de l'Etat et des organismes financiers para-publics en participation au capital des entreprises sidérurgiques surendettées étatise la plus grosse entreprise familiale encore en activité. Comme l'écrit alors le Républicain Lorrain : « De Wendel, c'est fini ! »
<p>Des « veuves de fer »</p>
<p>En fait, si la « Maison » a su résister à toutes ces tempêtes, elle le doit en grande partie à des « veuves de fer », des femmes de caractère qui se sont distinguées par un acharnement au travail, un choix avisé des gendres, un sens aigu de l'économie et, surtout, une volonté d'assurer la cohésion de la famille. Ce fut Marguerite d'Hausen, la « dame d'Hayange », veuve en 1784, qui affronta la tourmente révolutionnaire. Ce fut surtout Joséphine de Fischer de Dicourt, veuve de François Ier de Wendel, qui assura de 1825 à 1872 la direction de la
<p>« Maison » et, au lendemain de l'épreuve de 1870, sut mettre au point le statut juridique d'une société qui subsiste jusqu'à aujourd'hui.</p>
<p>Le 30 décembre 1871, elle faisait donation de ses biens à ses neuf petits-enfants avec cette clause essentielle que « les sociétaires pourront vendre une ou plusieurs de leurs parts sociales soit à la société elle-même soit à l'un des sociétaires, soit même à un étranger à la condition que celui-ci soit accepté à la majorité des trois quarts des voix de l'assemblée convoquée à cet effet ». Voulant éviter « pour plus tard à ses petits-enfants ces difficultés déplorables que fait trop souvent surgir l'intérêt entre co-héritiers », elle désirait avant tout
<p>« maintenir le plus longtemps possible le plus puissant ensemble industriel réalisé par sa famille et, en reliant par un intérêt commun les divers membres de sa famille, prévenir toutes difficultés qui pourraient surgir entre eux. »
<p>Cette société, « Les Petits-Fils de François de Wendel & Cie », devenue Société Lorraine de Participations sidérurgiques, regroupe aujourd'hui les 750 descendants des Petits-Fils de François de Wendel. Qu'Ernest-Antoine Seillière, l'arrière-arrière petit fils de « Madame François » , le patron de la plus ancienne entreprise familiale de France soit devenu le patron des patrons était finalement assez logique. Qui était mieux placé que lui pour parler au nom des entreprises qui ont assuré au fil des temps la grande mutation de l'économie française ?
<p>Jacques Marseille, professeur à l'Université de Paris-I Sorbonne.</p>
<p>A lire : Jacques Marseille, Les Wendel. Une dynastie lorraine de maître de forges. 1704-2004, Perrin, octobre 2004.</p>
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<p>Dans l'ouvrage "La maison de Wendel, de 1704 à nos jours" de René Sédillot, édité en 1958 à Riss et Cie Editions : "François, arrière-petit-fils de Martin, ... qui épouse-t-il ? une Wendel, Joséphine de Fischer de Dicourt, petite-nièce de Pierre Baudinet de Courcelles, arrière-arrière-arrière petite fille de Martin Wendel. Les deux cousins se marient à Metz, le 6 février 1804..."

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