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par marc-gingold
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François Charles Antoine DE WENDEL
Parents
- Ignace François DE WENDEL 1741-1795
- Françoise Cécile DU TERTRE 1752-1783
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 6 février 1804 (lundi), Metz, Moselle, Lorraine, France, avec
Marie Françoise Joséphine DE FISCHER DE DICOURT 1784-1872
dont
- Marguerite Joséphine DE WENDEL 1804-1851
- Victor François DE WENDEL 1807-1850
- Charles Alexis DE WENDEL 1809-1870
- Anne Caroline DE WENDEL 1812-1837
Événements
- 19 février 1778 :
- Naissance - Charleville-Mézières, Ardennes, Grand-Est, France
- 6 février 1804 :
- Mariage (avec Marie Françoise Joséphine DE FISCHER DE DICOURT) - Metz, Moselle, Lorraine, France
- 2 janvier 1807 :
-
Autre événement : Élection - Hayange, Moselle, Lorraine, France
Maire
- 28 août 1808 :
-
Autre événement : Élection
Conseiller général
- de 22 août 1815 à 11 mars 1825 :
-
Autre événement : Élection
Député de la Moselle
- 11 mars 1825 :
- Décès - Metz, Moselle, Lorraine, France
-
Profession : Maître de forges - Hayange, Moselle, Lorraine, France
Moyeuvre
- Titre : Ecuyer
- Domicile : WWW
Notes
Député de 1815 à 1816 et de 1818 à 1825, né à Charleville (Moselle) le 19 février 1778, mort à Metz (Moselle) le 11 mars 1825, était élève de marine au moment de la Révolution. Il émigra avec sa famille, servit comme officier dans l'armée de Condé de 1795 à 1801, passa au service de l'Autriche jusqu'en 1804, et rentra en France en 1808. Il acheta alors les forges de Hayange (Moselle), auxquelles il ajouta, en 1811, celles de Mayerre, qui ne tardèrent pas à prospérer. Elu, le 22 août 1815, député du grand collège de la Moselle par 114 voix (206 votants, 318 inscrits), il siégea dans la minorité ministérielle, prit plusieurs fois la parole, et fut membre de la commission des pensions a accorder aux soldats blessés de l'armée royale de Vendée. Après la dissolution de la Chambre introuvable, il devint président du collège électoral de Thionville; mais, en raison de son âge, il ne put se représenter aux élections de 1816. En 1518, il fit un voyage en Angleterre pour étudier les nouveaux procédés de traitement du fer et de la fonte. Successivement réélu député, le 20 octobre 1818, dans le même col-lège, par 504 voix (919 votants, 1,111 inscrits); le 13 novembre 1822, dans le ler arrondissement électoral de la Moselle (Briey), par 109 voix (146 votants, 179 inscrits), contre 34 à M. de Lacloucette, le 25 février 1824, dans le 2e arrondissement électoral du même département (Thionville), par 91 voix (97 votants, 105 inscrits), M. de Wendel prit place au côté droit, fut commissaire de la loi des six douzièmes et de la loi sur les tabacs, vota pour les deux lois d'exception et pour le nouveau système électoral, et parla, en 1823, sur la loi de finances, et, en 1824, sur la loi des douanes. Conseiller municipal du 23 août 1819, conseiller de préfecture la même année, membre et président pendant dix ans du conseil général de son département, il obtint, en 1823, à l'exposition des produits de l'industrie au Louvre, une médaille d'or. Il mourut au début de la législature de 1824-1827.
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<p>Une part de chance</p>
<p>Comme toujours, c'est le point de vue des envieux, il y eut une part de chance. En 1824, quand François I de Wendel acquiert pour 360 000 francs 1 250 hectares de forêts dans le Warndt, il ne sait pas que gît sous cette forêt le futur bassin houiller de la Lorraine qui sera découvert en 1856 et mettra fin au cauchemar charbonnier d'une « Maison » dont la dépendance en énergie entravait fortement la croissance. En s'installant dans le paisible village de Joeuf, au lendemain de la défaite de 1870, pour continuer à produire en territoire français, à quelques encablures des forges de Hayange et de Moyeuvre désormais situées en Lorraine annexée, les Wendel ne savent pas encore qu'à soixante mètres de profondeur sous l'Orne, s'étend le bassin de minerai de fer le plus considérable d' Europe, un bassin dédaigné par les Prussiens qui, en signant le traité de Francfort, pensaient comme tous les géologues à une disparition des couches ferrugineuses vers l'ouest.
<p>Surtout, en faisant l'acquisition, en 1880 du brevet Thomas-Gilchrist, la « Maison » peut transformer en acier la « minette », ce minerai de fer phosphoreux qui ne donnait jusque-là que de médiocres résultats. Fer et charbon, telles furent biens les deux mamelles qui firent la fortune de la « Maison » et celle de la Lorraine sidérurgique. Mais pourquoi les Wendel plus que d'autres ?
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<p>François de Wendel (1774-1825) s'occupe des forges de Hayange, achète celles de Moyeuvre et de Jamailles. Il entre en politique et est élu député et Président du Conseil général de la Moselle. Son fils Charles (1809-1870) fonde la ville et les forges de Stiring-Wendel avec son beau-frère le baron Théodore de Gargan. Avec l'acquisition des houillères de la Petite-Rosselle, mises en marche en 1853, ils disposent de la matière première nécessaire à l'alimentation des hauts-fourneaux, cumulant ainsi mines de fer, de charbon et forges. Touché par les idées paternalistes des grands patrons du XIXème, il initie une politique sociale en créant une ville ouvrière, hiérarchisée par la présence de la direction et des usines, inaugurée en 1857 par Napoléon III. Il bâtit des hôpitaux, des églises, des écoles, des centres d'apprentissage, des dortoirs-cantines pour les célibataires. Il crée des économats de ravitaillement, puis des coopératives pour fournir de la nourriture à bas pris à ses ouvriers. Il élabore des plans d'aide et dès 1836 les secours gratuits sont organisés pour les malades et les blessés. En 1866 est institué un régime d'indemnité de maladie et d'assistance aux familles en cas d'accident. Des pensions, retraites et récompenses pour l'ancienneté sont mis en place. Ce système reste un modèle jusqu'en 1930. Comprenant l'importance du chemin de fer, il relie les usines entre elles et les raccorde au réseau de la compagnie des chemins de fer de l'Est. À ce moment, la Maison de Wendel produit 134 500 tonnes de fonte par an et est la première entreprise sidérurgique française.
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<p>Racheta les forges de son père 1803, celles de Moyeuse 1811.</p>
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<p>Une part de chance</p>
<p>Comme toujours, c'est le point de vue des envieux, il y eut une part de chance. En 1824, quand François I de Wendel acquiert pour 360 000 francs 1 250 hectares de forêts dans le Warndt, il ne sait pas que gît sous cette forêt le futur bassin houiller de la Lorraine qui sera découvert en 1856 et mettra fin au cauchemar charbonnier d'une « Maison » dont la dépendance en énergie entravait fortement la croissance. En s'installant dans le paisible village de Joeuf, au lendemain de la défaite de 1870, pour continuer à produire en territoire français, à quelques encablures des forges de Hayange et de Moyeuvre désormais situées en Lorraine annexée, les Wendel ne savent pas encore qu'à soixante mètres de profondeur sous l'Orne, s'étend le bassin de minerai de fer le plus considérable d' Europe, un bassin dédaigné par les Prussiens qui, en signant le traité de Francfort, pensaient comme tous les géologues à une disparition des couches ferrugineuses vers l'ouest.
<p>Surtout, en faisant l'acquisition, en 1880 du brevet Thomas-Gilchrist, la « Maison » peut transformer en acier la « minette », ce minerai de fer phosphoreux qui ne donnait jusque-là que de médiocres résultats. Fer et charbon, telles furent biens les deux mamelles qui firent la fortune de la « Maison » et celle de la Lorraine sidérurgique. Mais pourquoi les Wendel plus que d'autres ?
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<p>François de Wendel (1774-1825) s'occupe des forges de Hayange, achète celles de Moyeuvre et de Jamailles. Il entre en politique et est élu député et Président du Conseil général de la Moselle. Son fils Charles (1809-1870) fonde la ville et les forges de Stiring-Wendel avec son beau-frère le baron Théodore de Gargan. Avec l'acquisition des houillères de la Petite-Rosselle, mises en marche en 1853, ils disposent de la matière première nécessaire à l'alimentation des hauts-fourneaux, cumulant ainsi mines de fer, de charbon et forges. Touché par les idées paternalistes des grands patrons du XIXème, il initie une politique sociale en créant une ville ouvrière, hiérarchisée par la présence de la direction et des usines, inaugurée en 1857 par Napoléon III. Il bâtit des hôpitaux, des églises, des écoles, des centres d'apprentissage, des dortoirs-cantines pour les célibataires. Il crée des économats de ravitaillement, puis des coopératives pour fournir de la nourriture à bas pris à ses ouvriers. Il élabore des plans d'aide et dès 1836 les secours gratuits sont organisés pour les malades et les blessés. En 1866 est institué un régime d'indemnité de maladie et d'assistance aux familles en cas d'accident. Des pensions, retraites et récompenses pour l'ancienneté sont mis en place. Ce système reste un modèle jusqu'en 1930. Comprenant l'importance du chemin de fer, il relie les usines entre elles et les raccorde au réseau de la compagnie des chemins de fer de l'Est. À ce moment, la Maison de Wendel produit 134 500 tonnes de fonte par an et est la première entreprise sidérurgique française.
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<p>Racheta les forges de son père 1803, celles de Moyeuse 1811.</p>