Nicolas Sigisbert GENY
Portrait de Nicolas Sigisbert GENY

Nicolas Sigisbert GENY

  • dit « Geny l'aîné » · nom d'usage : Sigisbert Nicolas
  • Né le 2 février 1777 (dimanche) - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
  • Baptisé le 2 février 1777 (dimanche) - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
  • Décédé le 3 juin 1849 (dimanche) - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France, à l'âge de 72 ans
  • Négociant épicier, Propriétaire
Partager : Facebook WhatsApp X E-mail

Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

2 février 1777 :
Naissance - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
2 février 1777 :
Baptême - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
Paroisse Saint-Sébastien
2 avril 1802 :
Mariage (avec Madeleine Ursule TARDIEU) - Volonne, Alpes de Haute Provence, Provence-Alpes-C
Basses-Alpes
1814 :
Profession : Propriétaire - Fléville, Visges, Lorraine, France
Cense de Frocourt
14 septembre 1814 :
Mariage (avec Marie Elisabeth JACQUINET) - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
20 décembre 1845 :
Testament - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
Testament de Nicolas-Sigisbert Geny, 20 décembre 1845
<p></p>
<p>Au nom du père et du fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il</p>
<p> </p>
<p>Ceci est mon testament</p>
<p></p>
<p>Je soussigné Nicolas Sigibert Geny, ancien négociant, demeurant à Nancy, voulant déterminer d’une manière exacte et équitable à la fois, la position de mes enfants et petits enfants à l��époque de mon décès, ai fait le testament suivant.
<p>Mon désir était dans l’origine d’attrerer mes trois enfants, issus de mes deux mariages, c’est-à-dire, de partager par tiers, entre eux, les biens qui ont appartenu à leurs mères et à leur sœur, et ceux qui dépendront de ma succession ; mais préférant me conformer à la loi, j’ai liquidé le 16 septembre 1829, les droits de mes enfants dans les trois successions dont je viens de parler.
<p> Je confirme en tous points les résultats fournis par ladite liquidation et qui ont été acceptés par chacun de mes enfants. en conséquence, hors du partage de ma succession et du rapport qui y seront faits, il sera fait état :
<p> 1° à Mr Alexandre Esprit Geny mon fils, s’une somme de 25 243.97 FR</p>
<p> 2° aux enfants de Camille Madelaine Geny, ma fille décédée épouse de Mr Mengin, de pareille somme de 25 243.97 FR</p>
<p> 3° à Louis-Alphonse Geny, mon second fils, d’une somme de 5 520.25 Fr</p>
<p> Mon intention formelle est que les évaluations de meubles et d’immeubles, qui ont servi de bases et à la fixation du droit de mes enfants dans cette liquidation du 16 septembre 1829 soient maintenues par le motif que la plus value actuelle des immeubles, est due principalement aux dépenses considérables que j’ai faites postérieurement et que seul j’ai acquittées.
<p> Chacun de mes enfants, à Apporté où Reçu en dot, lors de son mariage où depuis une valeur égale à ladite époque de 100 000 Francs.</p>
<p> ainsi mon fils Alexandre Esprit Geny, par son contrat de mariage s’est constitué en dot ses droits dans la succession de sa mère et de sa sœur, qui ont été fixés plus tard à vingt cinq mille deux cent quarante trois francs quatre vingt dix sept centimes.
<p> postérieurement, j’ai ajouté à l’apport de mon fils, une somme de soixante quatorze mille sept cent cinquante six francs trois centimes pour lui compléter une dot de cent mille francs.</p>
<p> Mme Mengin s’est constitué par son contrat de mariage, ses droits dans les successions de sa mère et de sa sœur montant à vingt cinq mille deux cent quarant trois francs quatre vingt dix sept centimes cy 25 243.97
<p>Je lui ai fait donation en outre :</p>
<p>1° de diverses rentes sur l’état représentant alors vingt sept mille sept cent treize francs cy 27 713.</p>
<p>2° de deniers comptant montant à mille quarante trois francs trois centimes</p>
<p> cy 1043.03 </p>
<p>3° d’une ferme située à Forcelles sous Forges évaluée alors à quarante six mille francs cy 46 000 </p>
<p>En sorte que les apports et dot de ma fille se sontélevés à fr 100 000 </p>
<p>Enfin par le contrat de mariage de mon fils Louis Alphonse Geny, je lui ai donné</p>
<p>1° une somme de soixante mille francs dans laquelle sont compris ses droits dans les successions de sa mère et de sa sœur cy 60 000 </p>
<p>2° une maison située à Nancy place des Dames, évaluée à la même époque à quarante mille francs cy 40 000 </p>
<p>Mon fils Louis-Alphonse a donc reçu ou apporté en mariage une valeur de cent mille francs</p>
<p> Fr 100 000 </p>
<p>Lors de l’ouverture de ma succession, mes deux fils et les enfants de ma fille, effectueront de la manière déterminée par la loi, le rapport des sommes, valeur, immeubles qu’ils tiennent de moi.
<p>Néanmoins, je veux que sur les sommes dont les enfants de Madame Mengin devront le rapport, il leur soit fait par leurs cohéritiers, remise et déduction d’une somme de dix mille francs, je déclare ici que ce n’est point un avantage que j’entends faire aux enfants de ma fille, mais bien au contraire la réparation d’un préjudice qu’ils ont souffert, ainsi Mr Mengin mon gendre a transféré sur mon ordre après les événements de 1830, les rentes cinq pjour cent sur l’état que sa femme possédait et a subi par mon fait une perte de 3 000 fr environ ; d’un autre coté, la rente annuelle produite par la dot de Madame Mengin, s’étant trouvée chaque année inférieure aux revenus produits par les dots de mes deux fils, ma fille a éprouvé à raison de cette différence un préjudice que j’ai évalué équitablement à sept mille francs, je veux donc ainsi que je viens de le dire et par des sentiments d’équité et d’égalité seulement réduire d’une somme de Dix mille francs le rapport qui sera du à ma succession par les enfants de ma fille, je leur fais en tant que de besoin, des legs de cette somme, par préciput et hors part.
<p>J’ai imputé sur la dot de mes enfants, les sommes qui leur sont échues par les successions de leurs mères et de leur sœur, telles qu’elles sont fixées par la liquidation du 16 septembre 1829.</p>
<p>de plus, je crois devoir rappeller ici que pour faciliter à mes deux fils l’administration de leur fortune et augmenter leurs revenus, je leur ai payé des rentes de quatre à cinq pour cent plutôt que de leur donner des immeubles qui ne leur auraient rapporté que de deux à trois et demi pour cent sans compter les retards et les non valeurs, j’ai ouvert à chacun d’eux un compte courant qui avec les reconnoissances signées de moi dont ils seront porteurs au jour de ma mort, établiront le chiffre des sommes que je pourrai devoir à chacun d’eux.
<p>Je dois aussi observer que dans ma plus grande sollicitude pour mes enfants, j’ai transgressé les habitudes, du reste si sages qu’ont les pères de famille de ne donner qu’un quart ou un tiers de leur fortune, j’ai commencé par donner plus de la moitié, j’ai pensé qu’un forçant le chiffre de l’avancement d’hoirie, je pourrais mieux choisir et c’est ce qui m’a réussi ; mais quoique j’aie dit et aux uns et aux autres, on n’a pas trop voulu me croire et par cela seul que j’ai fourni les revenus de Trois Cent Mille francs pour l’établissement de mes enfants, j’ai été réputé plus riche, cependant la vérité est que j’aurois pù me borner à ne donner que des dots de Soixante Mille Francs environ.
<p>Toujours occupé de l’avenir, j’ai voulu Assurer a tous événements l’avoir de ma famille, j’ai donc immobilisé cet avoir et c’est pour le déplacement de ma fortune que je dois le prestige de Millionnaire, ce qui bien souvent m’a été désagréable, mes fonds et ceux de mes enfants ont donc été successivement employés à l’augmentation et à l’amélioration de mes immeubles. Cette spéculation de servir des intérêts de quatre à cinq pour cent des fonds qui ne produisent que deux à trois et demi n’est guère convenable pour un commerçant, mais ici, c’est comme père que j’agissais et comme tel je devais bien plus tendre à conserver qu’à augmenter.
<p> de tout ce qui précède, il en ressort ceci, c’est que ma succession étant ouverte, les parties prenantes auront la double qualité de créancier et d’héritier.</p>
<p>Ce n’est pas à mes enfants que je devais cette explication, ils savent que parti de rien, ce n’est qu’au moyen de coups de force soutenus pendant toute ma vie que je suis parvenu à me mettre dans une situation prospère, mais le préambule m’a semblé nécessaire à mes gendre et Brues qui je l’espère me gratifieront de leur mémoire après ma mort, comme ils m’ont gratifié de leur affection de mon vivant.
<p>Je donne par preciput hors part et avant partage à Alexandre Esprit Geny mon fils ainé la pleine propriété et jouissance d’une maison située à Malzéville, dans la ruelle allant de la rue de l’Orme à la rue des Criquaires consistant en une Maison de Vignerons, cour ensuite, une salle d’asile et un jardin à la suite tenant du devant à la ruelle, du couchant au Sieur Odinet, du midi à Madame Ve Ducret et du nord à Mr le Roux père.
<p>Mon désir est que cette propriété reste affectée à l’instruction et à l’éducation des enfants des deux sexes de la commune de Malzeville.</p>
<p>Mon fils ainé agira au surplus à cet égard avec la liberté la plus complète.</p>
<p>La providence m’ayant permis de remplir selon mes facultés, les obligations de bienfaisance que tout homme contracte vis-à-vis de ceux qui ont été moins favorisés, je n’ai pas crû devoir faire dans le présent écrit, aucune disposition de cette nature. Je désire que mes enfants suivent l’exemple que j’ai taché de leur donner à cet égard.
<p>Tel sont mes volontés.</p>
<p>Fait, écrit, daté et signé de ma main à Nancy, le 20 décembre 1845.</p>
<p> Geny l’ainé</p>
3 juin 1849 :
Décès - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
Profession : Négociant épicier - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
Juge au tribunal de commerce de Nancy.
<p></p>
<p>Négociant rue J.-J. Rousseau, puis 26 rue de la Poissonnerie, demeurant rue J.-J. Rousseau (?), rue de l'Esplanade (1813).</p>
<p>Il se rend acquéreur en 1817 de la ferme de la cense de Frocourt..</p>

Notes

Juge au Tribunal de commerce.
<p></p>
<p>Demeurant rue J.-J. Rousseau (?), rue de l'Esplanade, donnant aussi sur la rue Saint-Dizier (1813).</p>
<p>Se rend acquéreur en 1817 de la ferme de la cense de Frocourt.</p>
<p>Décès: négociant rue J.-J. Rousseau. Puis 26 rue de la Poissonnerie.</p>

Photos et documents d'archives

Voir dans l'arbre