🌳 Arbre Gingold-Geny
par marc-gingold
🔍 Sage des archives
Toutes les personnes
Rechercher dans tous les arbres
André GENY
Parents
- Joseph Alfred Albert GENY 1832-1881
- Maria Eugénie HUIN 1835-1891
Frères et sœurs
- Joseph GENY 1857-1887
- Marie Anne Maurice GENY 1858-1906
- Pierre GENY 1860-1949
- François GENY 1861-1959
- Marie GENY 1863-1917
- Thérèse GENY 1865-1945
- André GENY 1867-1891
- Elisabeth GENY 1870-1909
- Paul Albert GENY 1871-1925
- Jean Baptiste GENY 1874-1966
- Marie Mathilde GENY 1878-1971
- Marguerite Eugénie GENY 1879-1930
Événements
- 23 décembre 1867 :
-
Naissance - Thionville, Moselle, Lorraine, France
313 rue de la Vielle Porte
- 25 avril 1872 :
- Nationalité - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
- 8 janvier 1880 :
-
Confirmation
Lettre du 3/12/1879 (Alfred Joseph Geny, 1832-1881)
- 1885 :
- Études : Classes préparatoires du lycée Sainte-Geneviève - Paris, Seine, Ile-de-France, France
- de 27 octobre 1888 à 30 septembre 1890 :
-
Études : Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Ecole Sainte-Geneviève, Paris, 1875-1876.
<p>Promotion du Grand Triomphe</p> - 4 avril 1891 :
-
Décès - Nancy, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
Cause : Maladie
Accident lors de son service militaire. Laryngo-bronchite chronique et spécifique.
1891 – Acte de Décès d’André Gény
<p>[Dans la marge : n° 734 ; tampon Archives municipales de Nancy]</p>
<p>L’an 1891, le 4 avril à 10 h du matin, par devant nous, Adjoint au Maire, délégué faisant</p>
<p>fonction d’officier de l’état civil de la ville de Nancy, département de Meurthe et Moselle, a</p>
<p>comparu M. François Gény, âgé de 29 ans, Agrégé à la Faculté de Droit domicilié à Dijon</p>
<p>(Côte d’Or), et M. Léonce Jean Octave Cézard, âgé de 56 ans, propriétaire domicilié à</p>
<p>Nancy, le premier rère et le second cousin du défunt Lesquels nous ont déclaré que M. André Gény</p>
<p>Agé de 23 ans, né à Thionville (Moselle) sous-lieutenant au 18ème régiment d’infanterie, en garnison à Pau (Basses Pyrénées), célibataire</p>
<p>Domicilié à Nancy, fils de Défunt Joseph Alfred Gény et de Maria Eugénie Huin, sa veuve, propriétaire,</p>
<p>Est décédé le 4 avril 1891 à 5 heures de matin, en la maison sus-dite.</p>
<p>Et après nous être assuré du décès, nous avons dressé le présent acte que les</p>
<p>déclarants ont signé avec nous après lecture.</p>
<p>F. Geny, Leonce Cezard, l’Officier de l’Etat Civil [illisible]</p>
1 mois de maladie. Phtisie pulmonaire (tuberculose). -
Profession : Officier. Sous-lieutenant 18e régiment d'infanterie - Pau, Pyrénées Atlantiques, Nouvelle-Aquitaine, France
Sous-Lieutenant au 18me de Ligne à Pau, Basses-Pyrénées, en octobre 1890
- Études : Pensionnaire chez les Jésuites - Reims, Marne, Champagne-Ardenne, France
Notes
André Geny
<p> </p>
<p>Septième enfant, André naît à Thionville le 23 décembre 1867, son père y étant, depuis 1863, sous-inspecteur dans l'Administration Générale des Forêts. De son enfance, malheureusement fort peu d'informations. Après l'annexion de la Moselle à l'Empire Fédéral d'Allemagne, son père optera, pour lui et sa famille, pour la nationalité française. André sera donc définitivement déclaré français le 25 avril 1872 à Nancy. Il est, d'après les lettres de son père, un enfant et un adolescent facile, plein d'humour, toujours de bonne humeur et dont les résultats scolaires sont excellents. Il passera ses années de collège comme interne, probablement à l'école Saint-Joseph de Reims, établissement dirigé par les jésuites. En 1885, il intégre les classes préparatoires du célèbre lycée Sainte Geneviève, établissement fondé également par les jésuites, situé alors à Paris.
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il est reçu à l’École Spéciale Militaire (Saint-Cyr) le 27 octobre 1888. Sa « feuille signalétique » décrit un homme aux cheveux bruns, yeux gris, menton à fossette et d'une taille d'un mètre soixante sept, ce qui correspondait à la moyenne de l'époque. L'avenir s'annonce prometteur pour ce brillant et beau futur officier. Ses notes sont très bonnes sauf en équitation où il n'a que la moyenne.
<p>Mais quelques mois avant sa sortie de Saint-Cyr, en juin 1890, au cours d'un exercice de son bataillon, il est atteint d'une « laryngo-bronchite » qui, en novembre de la même année sera qualifiée par les médecins militaires de « chronique et spécifique ». Entre-temps, il termine ses études le 30 septembre 1890 et est affecté le jour suivant sa sortie au 18ième régiment d'infanterie de ligne avec le grade de sous-lieutenant. Son état de santé se sera sûrement amélioré car il rejoint son régiment basé alors à Pau. La photo le représentant date de cette époque. Sa santé se dégradera rapidement et il rejoindra sa famille pour y vivre les derniers instants de sa très courte vie: il décède le 4 avril 1891 à Nancy d'une phtisie pulmonaire*. Sa mère ne lui survivra que quelques mois. Il avait vingt-trois ans.
<p> </p>
<p>*ou tuberculose pulmonaire. Le bacille de la tuberculose est identifié en 1882 par Robert KOCH. A cette époque, il est la cause d'un décès sur sept en Europe. L'année de la mort d'André, le Dr. Armaingaud fonde la Ligue antituberculeuse française, mouvement d'éducation populaire insistant sur les moyens d’éviter la propagation de la maladie. Réduite par les antibiotiques dans les années 50, cette maladie tue aujourd'hui encore près de deux millions de personnes par an dans le monde.
<p> </p>
<p>Sources : Service Historique de la Défense, correspondance de son père à son frère Maurice.</p>
<p> </p>
<p>Septième enfant, André naît à Thionville le 23 décembre 1867, son père y étant, depuis 1863, sous-inspecteur dans l'Administration Générale des Forêts. De son enfance, malheureusement fort peu d'informations. Après l'annexion de la Moselle à l'Empire Fédéral d'Allemagne, son père optera, pour lui et sa famille, pour la nationalité française. André sera donc définitivement déclaré français le 25 avril 1872 à Nancy. Il est, d'après les lettres de son père, un enfant et un adolescent facile, plein d'humour, toujours de bonne humeur et dont les résultats scolaires sont excellents. Il passera ses années de collège comme interne, probablement à l'école Saint-Joseph de Reims, établissement dirigé par les jésuites. En 1885, il intégre les classes préparatoires du célèbre lycée Sainte Geneviève, établissement fondé également par les jésuites, situé alors à Paris.
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Il est reçu à l’École Spéciale Militaire (Saint-Cyr) le 27 octobre 1888. Sa « feuille signalétique » décrit un homme aux cheveux bruns, yeux gris, menton à fossette et d'une taille d'un mètre soixante sept, ce qui correspondait à la moyenne de l'époque. L'avenir s'annonce prometteur pour ce brillant et beau futur officier. Ses notes sont très bonnes sauf en équitation où il n'a que la moyenne.
<p>Mais quelques mois avant sa sortie de Saint-Cyr, en juin 1890, au cours d'un exercice de son bataillon, il est atteint d'une « laryngo-bronchite » qui, en novembre de la même année sera qualifiée par les médecins militaires de « chronique et spécifique ». Entre-temps, il termine ses études le 30 septembre 1890 et est affecté le jour suivant sa sortie au 18ième régiment d'infanterie de ligne avec le grade de sous-lieutenant. Son état de santé se sera sûrement amélioré car il rejoint son régiment basé alors à Pau. La photo le représentant date de cette époque. Sa santé se dégradera rapidement et il rejoindra sa famille pour y vivre les derniers instants de sa très courte vie: il décède le 4 avril 1891 à Nancy d'une phtisie pulmonaire*. Sa mère ne lui survivra que quelques mois. Il avait vingt-trois ans.
<p> </p>
<p>*ou tuberculose pulmonaire. Le bacille de la tuberculose est identifié en 1882 par Robert KOCH. A cette époque, il est la cause d'un décès sur sept en Europe. L'année de la mort d'André, le Dr. Armaingaud fonde la Ligue antituberculeuse française, mouvement d'éducation populaire insistant sur les moyens d’éviter la propagation de la maladie. Réduite par les antibiotiques dans les années 50, cette maladie tue aujourd'hui encore près de deux millions de personnes par an dans le monde.
<p> </p>
<p>Sources : Service Historique de la Défense, correspondance de son père à son frère Maurice.</p>