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par marc-gingold
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Marie Anne Maurice GENY
Marie Anne Maurice GENY
- dit « Maurice »
- Né le 24 septembre 1858 (vendredi) - Baccarat, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
- Décédé le 9 avril 1906 (lundi) - Saint-Nazaire, Loire Atlantique, Pays-de-la-Loire, France, à l'âge de 47 ans
- Inhumé le 18 avril 1906 (mercredi) - Raon-l'Etape, Vosges, Lorraine, France
- DG des Etablissements Schneider et Cie
Parents
- Joseph Alfred Albert GENY 1832-1881
- Maria Eugénie HUIN 1835-1891
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 21 décembre 1889 (samedi), Paris, Seine, Ile-de-France, France, avec
Louise Antoinette Elisa DAMIRON 1869-1958
dont
- André Charles GENY 1892-1917
- Madeleine GENY 1894-1971
- Henri GENY 1896-1980
- Louis GENY 1897-1984
- Marthe GENY 1898-1914
Frères et sœurs
- Joseph GENY 1857-1887
- Marie Anne Maurice GENY 1858-1906
- Pierre GENY 1860-1949
- François GENY 1861-1959
- Marie GENY 1863-1917
- Thérèse GENY 1865-1945
- André GENY 1867-1891
- Elisabeth GENY 1870-1909
- Paul Albert GENY 1871-1925
- Jean Baptiste GENY 1874-1966
- Marie Mathilde GENY 1878-1971
- Marguerite Eugénie GENY 1879-1930
Événements
- 24 septembre 1858 :
- Naissance - Baccarat, Meurthe et Moselle, Lorraine, France
- de 1874 à 1877 :
- Études : Ecole Saint-Geneviève (Ginette), hôtel de Juigne, 18 de la rue des Postes, 5me - Paris, Seine, Ile-de-France, France
- 19 décembre 1889 :
-
Contrat de mariage (avec Louise Antoinette Elisa DAMIRON) - Paris, Seine, Ile-de-France, France
Maître Augustin Désiré Agellet
<p>Contrat de mariage Geny – Damiron 1889</p>
<p> </p>
<p>Archives Nationales, minutier central MC/ET/CVII/1095</p>
<p>consulté le 7/05/2014</p>
<p> </p>
<p>19 décembre 1889</p>
<p>Contrat de mariage entre Mr Gény et Madelle Damiron</p>
<p>10 janvier 1890 : Dépôt de de l’Acte de mariage</p>
<p> </p>
<p>Me A. Agnellet, notaire à Paris, rue Saint-Georges n° 38</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Par devant Me Agnellet et son collègue notaires à Paris soussignés</p>
<p> Ont comparu </p>
<p>Monsieur Marie Maurice Gény, Ingénieur Civil des Mines, demeurant à Paris, bd Haussmann n° 161, né à Baccarat (Moselle) le 24 septembre 1858, du mariage de Monsieur Alfred Joseph Geny, décédé et de Madame Marie Eugénie Huin, restée sa veuve, propriétaire, demeurant à Nancy, rue des Chanoines n° 3
<p> stipulant pour lui et en son nom personnel</p>
<p>et Madame Veuve Gény, ci-dessus nommée, qualifiée et domiciliée, stipulant aux présentes de la dot qu’elle va constituer ci après au futur époux son fils</p>
<p> d’une part</p>
<p>Mademoiselle Louise Antoinette Damiron, demeurant chez son père et mère, ci-après nommés à Paris rue de Hanovre n° 8, née à Paris sur le 2ème arrondissement le 19 juillet 1869, du mariage de Mr Charles Laurent Damiron propriétaire avec Made Marie Antoinette Claire Picard demeurant ensemble à Paris rue de Hanovre n° 8
<p> stipulant pour elle et en son nom personnel, avec l’autorisation et l’assistance [de Mr et Mme Damiron ses père et mere]</p>
<p>et Monsieur et Madame Damiron, ci-dessous prénommés qualifiés et domiciliés, Made Damiron autorisée de son mari.</p>
<p> stipulant aux présentes tant pour assister et autoriser Mademoiselle Damiron, leur fille, future épouse, qu’à cause de la dot qu’ils vont lui constituer ci-après, d’autre part
<p>Lesquels dans la vue du mariage projeté entre Monsieur Gény et Mademoiselle Damiron et dont la célébration doit avoir lieu prochainement à la mairei du 2ème arrondissement de Paris, ont arrêté de la manière suivante les clauses et conditions civiles de cette union.
<p> Article 1er : Régime dotal</p>
<p>Les futurs époux déclarent adopter pour base de leur union le Régime Dotal tel qu’il est établi par le Code Civil, sauf la modification résultant des articles ci-après.</p>
<p> Ce régime s’appliquera à tous les biens présents et à venir de la future épouse à l’exception des objets par elle apportés en mariage (article 4ème), du trousseau et objets mobiliers d’une valeur de 20 000 Fr et de pareille somme en espèces formant les numéros 1 et 2 de la constitution de dot (article 5ème) ; et des objets mobiliers à provenir à la future épouse de succession, donation, legs ou autrement. Ces derniers et objets entreront dans la société d’acquêts ci après stipulée sous réserve de la reprise de leur valeur.
<p> Il y aura une société d’acquêts entre les futurs époux, comme il sera stipulé sous l’article 7ème ci-après.</p>
<p> Article 2ème : Apport du futur époux</p>
<p> Le futur époux apporte en mariage et se constitue personnellement en dot :</p>
<p> 1° Ses vêtements, linge de corps, effets, objets d’uniformes et d’équipement, armes, livres, bijoux, œuvres d’art et tous autres objets à son usage personnel, estimés à 2500 Fr.</p>
<p> 2° Divers meubles meublants et objets mobiliers à l’usage du ménage, estimés à 1500 Fr</p>
<p> 3° Une somme de 10 000 Fr en numéraire représentant la part approximative dans la succession mobilière non encore liquidée de Mr Joseph-Alfred Geny son père, déjà nommé, décédé à Nancy le29 mars 1881, d’après l’inventaire dressé par Me Vergne, notaire à Nancy, le 12 mai 1881.
<p> De laquelle somme, il déclare et reconnait être en possession et dont il fera le rapport lors de la liquidation à intervenir entre ses frères et sœurs ou leurs descendants.</p>
<p> 4° Et la part de portion qui lui reviennent dans les immeubles dépendant de la communauté ayant existé entre ses père et mère et de la succession de son père, lesdits immeubles comprenant notamment 2 immeubles situés à Nancy, l’un rue Gambetta n° 26 et l’autre rue des Chanoines n° 3.
<p> Mais pour éviter à Made Veuve Gény, pendant tout le temps de son administration les embarras et les difficultés d’un compte détaillé de revenus à rendre annuellement à son fils Maurice Gény, futur époux, il a été formellement convenu que Made Veuve Alfred Gény versera tous les ans au futur époux, une somme de 1000 Fr, représentant le revenu de sa part dans lesdits biens et ce jusqu’au moment ou cessera l’indivision et ou le futur époux administrera lui-même sa part et portion des mêmes biens. Ledit apport immobilier évalué 20 000 Fr pour l’enregistrement seulement.
<p> Duquel apport franc et quitte de toutes dettes et changes il a donné connaissance à la future épouse et à ses père et mère qui le reconnaissent.</p>
<p> Article 3ème : Constitution de dot au futur époux</p>
<p> En considération du mariage projet, Madame Veuve Gény donne et constitue en dot à son fils futur époux qui accepte, en avancement d’hoirie sur la succession de la donatrice, une somme de 70 000 Fr.
<p> Cette somme lui sera fournie au moyen de 50 obligations de 500 Fr, 3 % au porteur, de la compagnie du chemin de fer de l’Ouest portant les numéros 34 326….3 411 258.</p>
<p> Données et acceptées pour leur valeur au cours de la Bourse de Paris du jour du mariage avec jouissance en cours. </p>
<p> Et pour le surplus en espèces.</p>
<p>La remise du tout sera faite au futur époux le jour de la célébration du mariage qui en vaudra quittance à la donatrice.</p>
<p> Article 4ème : Apport de la futur épouse</p>
<p> La future épouse apporte en mariage et se constitue personnellement en dot :</p>
<p> Ses effets personnels, objets mobiliers et bijoux d’une valeur de 2000 Fr.</p>
<p> Duquel apport elle a donné connaissance au futur époux qui le reconnaît et consent à en demeurer chargé par le seul fait de la célébration du mariage.</p>
<p> Article 5ème : Constitution de dot de la future épouse</p>
<p> En considération du mariage, Mr et Made Damiron donnent et constituent en dot conjointement et solidairement à la future épouse leur fille qui accepte en avancement d’hoirie et par imputation d’abord sur la succession du 1er mourant des donateurs, et en suite s’il y a lieu, sur celle du survivant d’eux
<p> 1° Un trousseau composé d’effets et objets mobiliers à l’usage personnel de la future épouse d’une valeur de 20 000 Fr. </p>
<p> 2° Une somme de 20 000 Fr en espèces</p>
<p> 3° 20 000 Fr de rente, 3%, sur l’Etat français compris dans un extrait d’inscription au Grand Livre de la Dette Publique délivré le 31 août 1883, sous le n° 312562 de la 7ème série, au nom de Picard (Marie Antoinette) femme de Charles Laurent Damiron.
<p> 4° 144 obligations du chemin de fer de Paris à Lyon et de la Méditerranée au capital de 500 Fr, 3%, portant les numéros 83586….4042061, et représentées par un certificat délivré le 7 mars 1889 sous le n° 231380, au nom de Mr Damiron Charles Laurent avec jouissance du 1er janvier 1890.
<p> 5° 100 obligations du chemin de fer du Nord au capital de 500 Fr, 3%, portant les numéros 943093…3153879 et représentés par un certificat délivré au même nom le 19 février 1887 sous le n° 136578 avec jouissance du 1er janvier 1890.
<p> 6° 50 obligations du chemin de fer de l’Ouest au capital de 500 Fr, 3%, portant les n° 471 618 à 471 667 et représentés par un certificat délivré au même nom le 9 juin 1888 sous le n�� 19073 avec jouissance du 11er octobre 1889.
<p> 7° 50 obligations du chemin de fer du Midi au capital de 500 Fr 3% portant les n° 718500 … 2885898 représentés par un certificat délivré au même nom le 12 juin 1888 sous le n° 122242 avec jouissance du 1er janvier 1890.
<p> Lesquels trousseau, somme et valeurs, Mr et Made Damiron s’obligent sous la dite solidarité à remettre à la future épouse, savoir :</p>
<p> Les trousseau et somme en espèces, le jour de la célébration du mariage qui en vaudra décharge aux donateurs.</p>
<p> Et les inscriptions de rente sur l’Etat et certificats d’obligations au moyen du transfert qui en sera fait immédiatement après la célébration du mariage sur la remise des titres et pi��ces nécessaires.
<p> Les parties requièrent Me Agnellet l’un des notaires soussignés de délivrer à cet effet tous certificats de propriété et extraits du présent contrat et elles donnent tous pouvoirs au porteur desdites pièces pour signer etous transferts, retirer les nouveaux titres, en donner décharge, le tout même sans le concours des donateurs et de la donataire ni de son mari.
<p> Article 6ème : Réserve du droit de retour</p>
<p>Mr et Mme Damiron et Madame Veue Gény réservent expressément à leur profit chacun en ce qui le concerne de droit de retour pour le cas où mes donataires viendraient à décéder avant eux sans postérité et pour le cas encore où les enfants nés du maraige viendraient eux-mêmes à décéder avant les donateurs.
<p> Toutefois cette réserve ne fera pas obstacle à la donation du quart en usufruit que les futurs époux pourront se faire pendant le mariage, à la condition que l’époux donataire en usufruit sera tenu de faire emploi ou de donner caution et que son usufruit cessera du jour où il contracterait un nouveau mariage.
<p> Il ne sera fait aucune mention du droit de retour éventuel sur les titres des valeurs constituées en dot.</p>
<p> Article 7ème : Société d’acquêts</p>
<p> Il y aura entre les futurs époux une société d’acquêts meubles et immeubles dont les effets seront réglés par les articles 1498 1499 et 1581 du Code Civil.</p>
<p> Elle comprendra tous les biens meubles et immeubles que les futurs époux pourront acquérir de leurs gains et économies.</p>
<p> Les objets mobiliers et deniers comptants apportés au mariage par le futur époux ou constitués en dot audit futur époux sous les articles 2 et 3, les objets mobiliers apportés au mariage par la future épouse sous l’article 4ème, le trousseau et la somme de 20 000 Fr formant les n° 1 er 2 de sa constitution de dot (article 5ème) et tous autres objets mobiliers qui adviendront aux futurs époux par la suite par succession, donations, legs ou autrement enteront dans ladite société d’acquêts, sauf reprise en deniers pour chacun des époux du montant des deniers comptants ou de la valeur estimative des objets mobiliers énumérés ci-dessus, soit encore de la valeur estimative dûment constatée des objets mobiliers à provenir aux futurs époux, de successions, donations, legs ou autrement.
<p> Article 8ème : Préciput</p>
<p> Le survivant des futurs époux prélèvera à titre de préciput, tels des meubles meublants et objets mobiliers dépendant de la société d’acquêts qu’il lui plaira de choisir jusqu’à concurrence d’une somme de 20 000 Fr d’après la prisée de l’inventaire qui en sera fait ou cette somme en deniers comptants à son choix.
<p> En outre, le survivant aura la faculté de conserver en nature telle partie qu’il jugera convenable de ce qui restera (après l’exercice dudit préciput qui ne pourra alors être fait en dernier) du mobilier prisé au dit inventaire et par déduction d’autant sur le montant de ses droits et reprises à la charge seulement de déclarer son option à cet égard avant la clôture audit inventaire.
<p> L’époux survivant conservera encore à titre de préciput les livres, bijoux et armes à son usage.</p>
<p> Et si c’est la future épouse qui survit, elle conservera au même titre ses instruments et livres de musique et ses bijoux et dentelles.</p>
<p> Article 9ème : Renonciation à la Société d’acquêts</p>
<p> Le future épouse eou ses représentants pourront même en renonçant à la société d’acquêts exercer la reprise de tous les biens composant son apport en mariage et sa dot ainsi que tous autres droits et prélèvement de tout franc et quitte de toutes dettes et charges.
<p> Article 10ème : Dérogation au Régime Dotal</p>
<p> Nonobstant le régime dotal ci-dessus adopté la future épouse pourra toujours, avec l’autorisation de son mari et être tenue de remplir aucune formalité judiciaire</p>
<p> 1° Procéder à tous comptes, liquidations et partages, accepter toutes donations, toutes successions, traiter, transiger et compromettre.</p>
<p> 2° Aliéner, échanger ou transférer à l’amiable soit de gré à gré, soit aux enchères publiques, tous ses biens actuels et futurs, meubles et immeubles, rentes, créances, actions, obligations et autres valeurs quelconques.
<p> Les capitaux provenant de ces ventes, échanges et transferts, ainsi que tous autres capitaux qui pourront appartenir à la future épouse, ou lui advenir par succession, donation, legs ou autrement devront lors de leur remboursement être remployés comme il va être dit.
<p> L’Emploi de ces divers capitaux sera effectué soit en rentes sur l’Etat français, actions de la Banque de France, actions ou obligations entièrement libérées des compagnies de chemins de fer français, du Nord, d’Orléans, de Paris à Lyon et à la Méditerranée, de l’Est, de l’Ouest ou du Midi, en obligations libérées de la société du Crédit Foncier de France ou de la Ville de Paris, en actions et obligations de la Compagnie Parisienne d’Eclairage et de chauffage par le gaz ou de la compagnie des Eaux de la Seine, soit encore en rentes 3% consolidé de l’Etat Anglais et en rente sur les Etats Unis de l’Amérique du Nord. Par exception, au cas d’expropriation de partie seulement d’un immeuble à Paris propre à la future épouse, le prix pourra en ��tre employé en acquisitions de parcelles de terrains contigues même par voie d’échange au gré des futurs époux.
<p> De même encore les valeurs dotales de la future épouse pourront être aliénées même par vois d’échange et remployées en acquisition d’immeuble contigü à un immeuble dotal de la future épouse à la condition que l’immeuble à acquérir soit d’une valeur moindre que l’immeuble appartenant déjà à la future épouse et contigüe.
<p> Les valeurs, autres que celles-ci-dessus spécifiées qui pendant le mariage adviendront à la future épouse par successions, donations ou legs pourront être conservées en nature mais à la condition qu’elles seront inscrites au nom de la future épouse, avec mention de la dotalité et de l’obligation d’emploi ; en cas d’impossibilité elles seront déposées comme il sera stipulé ci après pour les valeurs au porteur et pour les valeurs nominatives transmissibles par endos.
<p> Les frais, en déboursés et honoraires qui seront à la charge de la future épouse dans ceux qu’occasionneront les acquisitions en échange ci-dessus présent, les dettes grevant la succession qui pourront échoir à la future épouse, les droits de mutation dûs à l’occasion des successions et legs par elle recueillis, les frais de partage de ces successions et autres y relatifs et ceux des donations faites au profit de la future épouse, serviront jusqu’à due concourrence de remploi sur les quittances qu’en donneront les fonctionnaires publics ou créanciers à qui ces divers sommes seront payées.
<p> Les biens et valeurs, ainsi acquis en remploi pourront être indéfiniment aliénés ou échangés sans aucune formalité de justice à la charge de remployer les deiers à en provenir comme il vient d’être dit.
<p> Les acquéreurs ou débiteurs ne seront tenus que de la matérialité des remplois et ne seront nullement responsables de leur utilité.</p>
<p> En cas de remploi en achat de rentes sur l’Etat, actions de la Banque de France, actions en obligations des compagnies ci-dessus dénommées de chemins de fer français, obligations du Crédit Foncier de France ou de la Ville de Paris, ou de la Compagnie parisienne du gaz, ou de la Compagnie des Eaux de la Seine, ou autres valeurs, la remise des deniers des taux entre les mains de l’agent de change chargé de l’achat, vaudra décharge pour les débiteurs ou détenteurs de ces deniers.
<p> Il en sera de même de la remise desdits deniers entre les mains du notaire chargé de l’acquisition s’il s’agit de remploi en immeubles dans les conditions ci-dessus prévues.</p>
<p> Dans les deux cas, l’obligation de remploi ne pèsera plus que sur l’agent de change ou le notaire suivant la circonstance.</p>
<p> En cas de vente des mêmes valeurs, la remise des titres entre les mains de l’agent de change chargé de la vente libérera valablement les dépositaires ou débiteurs de ces titres dont le prix sera employé conformément aux dispositions qui précèdent par les soins de l’agent de change.
<p> L’agent de change et le notaire ne seront eux-mêmes tenus que de la matérialité de l’emploi, ils ne seront pas responsables de l’utilité.</p>
<p> Le Trésor, l’administration de la Banque de France, les compagnies de chemins de fer, la Société du Crédit Foncier de France, la Ville d Paris, les sociétés et établissements publics quelconques n’auront pont à s’immiscer dans ces emplois auxquels ils seront complètement étrangers, ils ne seront soumis à aucune responsabilité, même en cas d’inexécution et ils n’auront par suite aucune justification à demander.
<p> Les divers emplois et remplois ci-dessus ne seront valables qu’autant qu’ils sseront acceptés par la femme, sous ‘autorisation de son mari, et constatés par les titres inscrits, aun nom de la femme, faisant mention de la dotalité et de l’obligation d’emploi, ce qui sera dit ci-après pour les titres au porteur et pour les titres nominatifs transmissibles par endos.
<p> Si lors d’un remboursement, les époux ne sont pas en mesure d’opérer l’emploi, les fonds sseront déposés à la Caisse des Consignations, ou entre les mains d’un notaire du choix des époux et les tiers débiteurs ou détenteurs seront libérés de la charge d’emploi par ce dépôt à la condition qu’il soit constaté : en ce qui concerne la Caisse, par la délivrance d’un récépissé et en ce qui concerne le notaire, par un acte authentique le tout relatant l’obligation de remploi.
<p> Dans le cas où les actions, rentes en valeurs acquises en remploi ou provenant à la future épouse de successions, donations ou legs, seraient soit au porteur non susceptibles d’êtres converties en titres nominatifs mentionnant la dotalité et l’obligation d’emploi, soit nominatives transmissibles par endos, il devra être procédé de la manière suivante :
<p> Les actions, obligation, rentes ou valeurs seront déposées en cas d’acquisition par l’agent de change et dans tous les autres cas par tous détenteurs dans les Caisses soit des compagnies, soit de la Banque de France, ou de la Caisse des Consignations, qui délivreront des récépissés au nom de la future épouse.
<p> Ce dépôt pourra encore être fait si les époux le préfèrent entre les mains d’un séquestre nommé sur requête desdits époux ou de l’un d’eux par Mr le Président du Tribunal civil du lieu de leur domicile. Le séquestre donnera récépissé du dépôt par acte authentique.
<p> Les récépissés porteront les numéros des titres déposés, mentionneront le régime dotal et l’obligation d’emploi et indiqueront que les dits titres ne pourront être retirés que par un agent de change désigné par les futurs époux pour en opérer l’aliénation à charge de remploi.
<p> Lors du retrait, il sera donné par acte authentique au dépositaire une décharge des titres signée des époux et de l’agent de change chargé du remploi.</p>
<p> La remise effectuée entre les mains de l’agent de change chargé du remploi déchargera complètement le dépositaire, l’agent de change seul tenu de suivre le remploi, sera lui-même déchargé ainsi qu il est dit ci-dessus
<p>Il est bien entendu que les primes et lots qui pourraient être attachés aux valeurs de la future épouse, lors des remboursements, seront quelle que soit leur importance, considérés comme capitaux dotaux et soumis par conséquent aux conditions de remploi ci-dessus indiquées.
<p>Les frais des quittances qi constateront les remboursements de valeurs et la remise de primes et lots, les frais de récépissé et des décharges concernant les dépôts resteront à la charge exclusive de la future épouse, comme étant occasionnés par son régime dotal.
<p>Les futurs époux par les stipulations qui précèdent n’entendent pas restreindre les facultés contenues dans les articles 1556 1557 et 1558 du Code Civil, ils déclarent au contraire vouloir appliquer chacune de ces facultés à tous les biens dotaux meubles et immeubles.
<p>En outre, il est entendu que la future épouse pourra toujours avec le consentement de son mari, accepter toute donation ou legs qui lui seraient faits pendant le mariage, avec la condition spéciale de dispense d’emploi et disposer librement des biens et valeurs ainsi recueillis.
<p> Par dérogation expresse au régime dotal ci-dessus stipulé, la future épouse pourra donner mainlevée de son hypothèque légale contre son mari </p>
<p>mais en tant seulement que ladite hypothèque pourrait grever deux immeubles situés à Nancy, l’un rue Gambetta n° 26, l’autre rue des Chanoines, n° 3, dépendant tous deux de la succession de Mr Gény, père du futur époux ou de sa communauté.
<p> Dont Acte</p>
<p>Fait et passé à Paris, en l’étude de Me Agnellet, notaire soussigné</p>
<p>L’an 1889, le 19 décembre</p>
<p> Avant de clore et conformément à la loi, Me Agnellet, l’un des notaires soussignés a donné lecture aux parties des articles 1391 et 1394 du Code Civil et leur a délivré le certificat prescrit par ce dernier article pour être remis à l’officier de l’Etat Civil avant la célébration du mariage.
<p>Et ont, les comparants, signé avec les notaires, lecture faite., [Signatures :] Louise Damiron, M. Geny, MA Picard, Maria Huin, Chles Damiron, Moucher, Agnellet.</p> - 21 décembre 1889 :
-
Mariage (avec Louise Antoinette Elisa DAMIRON) - Paris, Seine, Ile-de-France, France
2e. AD075EC_V4E_05477
2e
Archives en ligne de la ville de Paris
<p>Acte de mariage de Maurice Geny et Louise Damiron</p>
<p> </p>
<p>Gény et Damiron 733</p>
<p>L’an 1889, le 21 décembre à 10h30 du matin. Acte de mariage de Marie Maurice Gény, n& à Baccarat (Meurthe) le 24 septembre 1858, ingénieur civil des mies, domicilié à Pris 161 bd Haussmann, fils majeur de
<p>Joseph Gény décédé et de Maria Eugénie Huin, sa veuve âgée de 54 ans, sans profession, demeurant à Nancy (Meurthe et Moselle) présente et consentante D’une part, et Louise Antoinette Elisa Damiron née à Paris sur cet arrondissement le 19 juillet 1869, sans profession, domiciliée à Paris 8 rue de Hanovre, avec ses père et mere, fille mineure de Charles Laurent Damiron âgé de 55 ans et de Marie Antoinette Claire Picard son épouse, âgée de 46 ans, propriétaires, présents et consentants, D’autre part
<p>Dressé par nous, Henri Charles Aron, adjoint au maire, officier de l’état civil du 2ème arrondissement de Paris, officier de l’instruction publique, qui avons procédé publiquement en la mairie à la célébration du mariage dans la forme suivante après avoir donné lecture aux paties : 1° de leurs actes de naissance 2° de l’acte de décès du père de l’époux 3° des actes des publications faites en cette mairie et celle du 8ème arrondissement de Paris, les dimanche 8 et 15 décembre courant, sans opposition, toutes les pièces su mentionnées dûment paraphées 4° du chapitre 6 du livre 1er du Code civil (titre du mariage) sur les droits et devoirs respectifs des époux. Après avoir interpellé les futurs époux, la mère du futur époux et les père et mere de l’épouse, lesquels nous ont déclaré qu’il a été fait un contrat de mariage le 19 de ce mois, devant Me Agnellet, notaire à Paris, qui en a délivré certificat à nous produit. Nous avons demandé aux futurs époux s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme et chacun d’eux ayant répondu affirmativement et séparément à haute voix, Nous avons prononcé au nom de la loi que Marie Maurice Gény et Louise Antoinette Elisa Damiron sont unis par le mariage. En présence de Paul André Leturc, âgé de 43 ans, rentier, demeurant à Paris Bd de Courcelles 50, beau-frère de lépoux, Camille Alfred Tardiveau, âgé de 35 ans, propriétaire, demeurant à Paris rue Jouffroy 4, beau-frère de l’époux, François Joseph Marie Gabriel Mengin-Lecreulx, âgé de 93 ans, général de division en retraite, demeurant à Paris rue de Vaugirard 58, grand oncle de l’époux, et Henri Eugène Adolphe Schneider âgé de 49 ans, maitre de forges, demeurant au Creusot (Saône et Loire) cousin de l’époux, témoins qui ont signé avec les époux, la mère de l’époux, les père et mère de l’épouse et nous après lecture :
<p>[Signatures] M. Geny, Louise Damiron, M. A. Picard, M. Huin, Chles Damiron, C. Tardiveau, Paul Leturc, Gl Mengin Lecreult, H. Schneider, …</p> - 1891 :
-
Autre événement : Employeur
Entre chez Schneider
- 1897 :
-
Profession : DG des Etablissements Schneider et Cie - Le Creusot, Saône et Loire, Bourgogne, France
Gény Marie, Maurice – Né le 24 septembre 1858, à Baccarat, en Meurthe-et-Moselle. Après avoir été élève à Polytechnique, il est reçu 3e à l’École des Mines de Paris, en juillet 1882. Il travaille aux cristalleries de Baccarat de 1882 à 1886 avant de partir effectuer des missions en Amérique, de 1888 à 1890. Il entre au sein des établissements Schneider et Cie, le 15 juillet 1891, comme ingénieur attaché au siège de Paris. Il devient ingénieur en chef le 1er janvier 1895, puis directeur de l’entreprise, le 1er janvier 1897. Il meurt dans un accident, le 9 avril 1906, au cours du baptême d’un navire, aux chantiers de Saint-Nazaire. Son arrivée à la tête de l’entreprise coïncide avec les débuts d’une politique industrielle beaucoup plus ambitieuse que celle instaurée depuis le milieu des années 1880. C’est, en effet, en 1897-1898 qu’est redéfinie la place de l’électricité dans l’entreprise. De concert sont développées les productions de matériels militaires. C’est aussi le moment du lancement de la brève aventure cettoise.
<p>http://books.openedition.org/pur/21342</p>
<p>Habite La Couronne, Le Creusot.</p> - 18 janvier 1899 :
-
Autre événement : Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur
- 1906 :
-
Autre événement (avec Louise Antoinette Elisa DAMIRON) : Adresse familiale - Le Creusot, Saône et Loire, Bourgogne, France
Recensement
Molette. Rue de Charolles. Château de la Couronne. - 9 avril 1906 :
-
Décès - Saint-Nazaire, Loire Atlantique, Pays-de-la-Loire, France
Cause : Accident
Chantiers de Penhouet. Aaccident aux Chantiers Navals lors du lancement de l'Ernest-Renan
accident aux Chantiers Navals lors du lancement de l'Ernest-Renan
Chantiers de Penhouet. Accident aux Chantiers Navals lors du lancement de l'Ernest-Renan.
Chantiers de Penhoët. Lancement de navire - 17 avril 1906 :
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Autre événement : Obsèques - Paris, Seine, Ile-de-France, France
Eglise Saint-Philippe du Roule
Eglise Saint-Philippe du Roule - 18 avril 1906 :
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Inhumation - Raon-l'Etape, Vosges, Lorraine, France
Cimetière communal rive droite (Section B, N° 6). Service
- 1877, 1882 :
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Études : Ecole Polytechnique, Ecole des Mines - Paris, Seine, Ile-de-France, France
Gény, Marie Maurice (X 1877 ; 1858-1906)
<p> [S.r.] --- .</p>
<p>Etat civil : Naiss. : 1858, le 24 09: Baccarat(Meurthe) ; mort en 1906</p>
<p>PERE: Alfred Joseph - lib.PROF:Sous-inspecteur des forêts en disponibilité C.INSEE(4e) </p>
<p>MERE Huin, Marie Eugénie - </p>
<p>Adresse : 3 rue des Chassoines- : Nancy (Meurthe-et-Moselle) </p>
<p>Desc.phys. : Cheveux blonds - Front ordinaire - Nez moyen - Yeux gris - Bouche moyenne - Menton rond - Visage rond - Taille 165 - </p>
<p>Scolarité : EXAMEN : Paris - GRADES : Sergent - CLASST : 037 (1877) - PASSAGE: 070e en 1878 sur 197 eleves - SORT : 072e en 1879 sur 196eleves CORPS : D.- en 1879- </p>
<p>Rens. situa.: Ing. civ. M. - Dir. gén. sté - </p>
<p>Religion: catholique </p>
<p>liens+filiation : Gény, André Charles (X 1913 ; fils ; 1892-1914).</p>
<p>Fiche : http://bibli.polytechnique.fr</p>
<p></p>
<p>Ingénieur du Corps des Mines</p> -
Domicile : ADDR
Adresse : 31 rue de Rome
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Domicile : ADDR
Adresse : 25 rue Chateaubriand
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
Notes
Maurice Geny (1858-1906)
<p>Maurice Gény est un descendant d'Anne-Marie Georgeat, née Durand, sœur de Catherine, la mère d'Adolphe et d'Eugène Schneider. C'est donc un cousin de la famille Schneider. Polytechnicien et</p>
<p>Ingénieur des Mines, il commence sa carrière aux Cristalleries de Baccarat, puis au "Ferro-Nickel". Il</p>
<p>entre à la Société Schneider le 15 juillet 1891 comme ingénieur. Il est nommé ingénieur en chef en 1895 et directeur en 1897. Plus tard il est directeur général.</p>
<p>Nos archives sont extrêmement riches de dossiers de correspondances très abondantes, bien</p>
<p>classés, et comportant souvent en plus des lettres reçues une copie pelure de la réponse manuscrite, ce qui est assez exceptionnel. La diversité et l'importance des sujets traités, concernant tous les aspects de la vie de l'usine, mais aussi les relations avec l'extérieur et en particulier les relations internationales qui à cette époque commencent à prendre un grand développement, montre l'importance de ses fonctions. Il y avait certainement entre Eugène Schneider et lui une très grande confiance.
<p>Le 9 avril 1906 il est à Saint-Nazaire pour assister au lancement d'un navire. Sur le chantier il fait une chute de plusieurs mètres et meurt sur le coup. Lors de l'assemblée générale des actionnaires, le 30 novembre 1906 Eugène Schneider dit de lui : "D'une vive intelligence, d'une grande rapidité de conception, M. Geny était un travailleur infatigable ; il avait, dans les différentes fonctions que nous lui avions successivement confiées acquis une expérience et montré un dévouement qui en faisait un collaborateur sur lequel nous pouvions nous appuyer en toute confiance et affection".
<p></p>
<p>Le Comité de Direction générale</p>
<p>Après la mort de Maurice Gény, Eugène Schneider instaure une direction collégiale : une note du ler</p>
<p>mai 1906 annonce que sont confiées à un "Comité de Direction générale" les fonctions exercées par "notre regretté Directeur général".</p>
<p>Sans doute devenait-t-il difficile de gérer un ensemble si complexe et on pouvait difficilement</p>
<p>trouver à Maurice Gény un successeur de la même envergure et de la même puissance de travail.</p>
Sur l'annuaire de téléphone en 1902. Le Creusot. Ingénieur
<p>Maurice Gény est un descendant d'Anne-Marie Georgeat, née Durand, sœur de Catherine, la mère d'Adolphe et d'Eugène Schneider. C'est donc un cousin de la famille Schneider. Polytechnicien et</p>
<p>Ingénieur des Mines, il commence sa carrière aux Cristalleries de Baccarat, puis au "Ferro-Nickel". Il</p>
<p>entre à la Société Schneider le 15 juillet 1891 comme ingénieur. Il est nommé ingénieur en chef en 1895 et directeur en 1897. Plus tard il est directeur général.</p>
<p>Nos archives sont extrêmement riches de dossiers de correspondances très abondantes, bien</p>
<p>classés, et comportant souvent en plus des lettres reçues une copie pelure de la réponse manuscrite, ce qui est assez exceptionnel. La diversité et l'importance des sujets traités, concernant tous les aspects de la vie de l'usine, mais aussi les relations avec l'extérieur et en particulier les relations internationales qui à cette époque commencent à prendre un grand développement, montre l'importance de ses fonctions. Il y avait certainement entre Eugène Schneider et lui une très grande confiance.
<p>Le 9 avril 1906 il est à Saint-Nazaire pour assister au lancement d'un navire. Sur le chantier il fait une chute de plusieurs mètres et meurt sur le coup. Lors de l'assemblée générale des actionnaires, le 30 novembre 1906 Eugène Schneider dit de lui : "D'une vive intelligence, d'une grande rapidité de conception, M. Geny était un travailleur infatigable ; il avait, dans les différentes fonctions que nous lui avions successivement confiées acquis une expérience et montré un dévouement qui en faisait un collaborateur sur lequel nous pouvions nous appuyer en toute confiance et affection".
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<p>Le Comité de Direction générale</p>
<p>Après la mort de Maurice Gény, Eugène Schneider instaure une direction collégiale : une note du ler</p>
<p>mai 1906 annonce que sont confiées à un "Comité de Direction générale" les fonctions exercées par "notre regretté Directeur général".</p>
<p>Sans doute devenait-t-il difficile de gérer un ensemble si complexe et on pouvait difficilement</p>
<p>trouver à Maurice Gény un successeur de la même envergure et de la même puissance de travail.</p>
Sur l'annuaire de téléphone en 1902. Le Creusot. Ingénieur