🌳 Arbre Gingold-Geny
par marc-gingold
🔍 Sage des archives
Toutes les personnes
Rechercher dans tous les arbres
Perez Philipp GINGOLD
Perez Philipp GINGOLD
- dit « Peter, Philippe » · nom d'usage : Peter Philipp
- Né le 8 mars 1916 (mercredi) - Aschaffenburg, Bavière, Allemagne
- Décédé le 29 octobre 2006 (dimanche) - Francfort-sur-le-Main, Hesse, Allemagne, à l'âge de 90 ans
- Incinéré le 2 novembre 2006 (jeudi) - Bagneux, Hauts de Seine, Ile-de-France, France
- Inhumé - Bagneux, Hauts de Seine, Ile-de-France, France
Parents
- Moritz Moische GINGOLD 1891-1961
- Esther Leiber WRUBLEWSKA 1889-1970
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 30 janvier 1940 (mardi), Paris, Ile de France, France, avec
Etty STEIN-HALLER 1913-2001
dont
- Fiche privée
- Fiche privée
Frères et sœurs
- David GINGOLD 1913-2009
- Dora GINGOLD 1913-1943
- Leo GINGOLD 1915-1945
- Perez Philipp GINGOLD 1916-2006
- Gusta GINGOLD 1916-1916
- Fanny GINGOLD 1917-1987
- Siegmund GINGOLD 1922-2022
Événements
- 8 mars 1916 :
- Naissance - Aschaffenburg, Bavière, Allemagne
- 30 janvier 1940 :
-
Mariage (avec Etty STEIN-HALLER) - Paris, Ile de France, France
10me
- 1991 :
-
Autre événement : Distinction - Francfort-sur-le-Main, Allemagne
Johanna-Kirchner-Medaille.
<p></p>
<p>Johanna Kirchner (geboren 24. April 1889 in Frankfurt am Main; ermordet am 9. Juni 1944 in Berlin-Plötzensee) war eine deutsche Widerstandskämpferin. 1933 musste die engagierte und bekannte Antifaschistin untertauchen. Sie flüchtete nach Frankreich und unterstützte von dort die Arbeit des Widerstandes in Deutschland.
<p>1944 wurde sie von der Vichy-Regierung verhaftet und an die Gestapo ausgeliefert.</p>
<p></p>
<p>Die Stadt Frankfurt am Main hat von 1991 bis 1995 für Widerstand gegen die NS-Diktatur die nach ihr benannte Johanna-Kirchner-Medaille verliehen.</p>
<p></p>
<p>Ehrung im Jahr 1991</p> - 29 octobre 2006 :
-
Décès - Francfort-sur-le-Main, Hesse, Allemagne
http://familienanzeigen.genealogy.net/detailstod.php?ID=601985&PID=475
<p>- Sterbeanzeigen aus dem Raum Kassel :</p>
<p> Hessische Niedersächsische Allgemeine. 04.11.2006</p>
<p>- Trauerfeier: 11.00 Uhr GewerkschaftshausFrankurt/Main, Wilhelm-Leuschner-Str. 69-77 </p>
<p> Drei Anzeigen auf derselben Seite; "Freund und Genosse".</p>
<p> "Peter Gingold gehörte zu den großen Persönlichkeiten des antifaschistischen Widerstandskampfes in Europa. Zusammen mit seiner Frau Ettie war er in der französischen Résistance die Verkörperung des besseren Deutschlands. Nach 1945 hat Peter Gingold in Deutschland als Kommunist an vielen Stellen und Orten für einen demokratischen Neubeginn gewirkt und gekämpft. Peter Gingold war immer bei der Jugend, wenn es darum ging, aufzuklären, zu bestärken und dem Faschismus Widerstand zu leisten. Mit seiner anzen Persönlichkeit, mit seiner Menschlichkeit und Freundlichkeit hat Peter wie kaum ein anderer Zeugnis ür den deuschen Widerstand abgelegt. Unsere Gedanken sind bei seinen Töchtern Sylvia und Alice." "In tiefer Trauer nehmen wir Abschied von dem antifaschistischen Widerstandskämpfer, Kommunisten und Internationalisten Peter Gingold. Mit seinem Tod verliert Frankfurt eine historische Persönlichkeit. Peter Gingold hat auch in den finstersten Zeiten des Faschismus den Glauben an eine bessere Welt ohne Krieg und Verfolgung wach gehalten. Diesem Grundsatz ist Peter bis zum letzten Tag seines Lebens verpflichtet geblieben." "Die Friedensbewegung trauert um Peter Gingold, der im Alter von 90 Jahren von uns gegangen ist. In seinem lebenslangen unbeugsamen Kampf egen Faschismus und Krieg war er uns immer Freund, Mahner und Vorbild."
<p>Neues Deutschland 04.11.2006, Seite 8</p> - 2 novembre 2006 :
-
Crémation - Bagneux, Hauts de Seine, Ile-de-France, France
Cimetière parisien
Städtisches Krematorium, Eckenheimer Landstrasse 196, D-6032, Allemagne - 5 novembre 2006 :
-
Autre événement : Commémoration - Francfort-sur-le-Main, Hesse, Allemagne
Gewerkschafthaus, Wilhem-Leuscher-Str. 69-77
Neues Deutschland, 2006/11/4, S. 8. - 24 novembre 2006 :
-
Autre événement : Alternate Burial - Bagneux, Hauts de Seine, Ile-de-France, France
Cimetière parisien. Division 65/ligne 7/tombe 25. N° concession 1148751961
Dépôt de l'urne funéraire au Cimetière parisien - Inhumation - Bagneux, Hauts de Seine, Ile-de-France, France
-
Domicile : ADDR
Adresse : 3 Reichsforstrasse
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
- Domicile : WWW
Notes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Gingold
<p></p>
<p>Peter Philipp GINGOLD. Né(e) le/en 08-03-1916 à Aschafenburg (Allemagne)</p>
<p>Carrière : </p>
<p> Famille résistance :déportés et internés de la résistance (DIR) interné résistant</p>
<p>Statut : interné résistant</p>
<p>Cote(s)</p>
<p> Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 256532</p>
<p> Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 615266</p>
<p></p>
<p>http://www.iisg.nl</p>
<p></p>
<p>http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/les-mercredis-de-l-histoire/NAV-programme-18_7C01_7C2006/1088614,CmC=1089454.html</p>
<p></p>
<p> L'Humanité : Article paru le 12 juillet 1994</p>
<p>http://www.humanite.fr/1994-07-12_Articles_-Peter-Gingold-le-drapeau-blanc-de-la-victoire</p>
<p>Peter Gingold : le drapeau blanc de la victoire</p>
<p></p>
<p>Peter Gingold n’est pas invité au défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées. Au mois d’août 1944, deux Allemands arpentent les rues de Paris, celles des quartiers dont le pavé brûle encore, où le sang coule. Peter Gingold est l’un d’eux. Il brandit un drapeau blanc, sans pour autant se rendre, et son regard, clair, n’est pas d’un vaincu. A lui la parole.
<p></p>
<p>« Je suis né le 10 mars 1916, à Aschaffenbourg. Mon enfance s’est déroulée à Francfort-sur-le-Main où mon père exerçait le métier de tailleur. Nous étions huit enfants à la maison. J���ai suivi une formation d’employé de commerce et me suis syndiqué à l’âge de quatorze ans. Un an plus tard, j’ai adhéré à la Jeunesse communiste. J’ai assisté à la fin de la République de Weimar et à l’arrivée au pouvoir des nazis. J’avais alors dix-sept ans. J’ai milité clandestinement, puis, en fin d’année, la menace se précisant, nos parents ont décidé d’émigrer en France, avec toute la famille.
<p></p>
<p>« A Paris, nous avons successivement habité rue de Ponti, près de la place de la République, puis rue d’Hauteville. Nous avons créé un cercle de la jeunesse antifasciste qui était en relation avec les syndicats, les jeunes communistes et le PCF. Toutes ces organisations nous ont soutenus. Nous avons fondé le mouvement « Freideutschejugend » (Jeunesse allemande libre) dont Willie Brandt comme nombre de futurs responsables de RDA ont fait partie. Dans les réunions de la Jeunesse communiste, j’ai fait la connaissance d’Ettie, une jeune Roumaine, qui allait devenir ma femme. Nous avons trouvé de quoi nous loger, place Saint-Cloud, dans le 6e arrondissement.
<p></p>
<p>Un témoignage.</p>
<p></p>
<p>inédit</p>
<p></p>
<p>« En 1939, lorsque la guerre a éclaté, j’ai été, comme d’autres Allemands, interné dans un camp, près d’Angoulême, puis, jusqu’à la capitulation des armées françaises, dans celui de Langlade, à une quinzaine de kilomètres de Nîmes. Je suis ensuite revenu à Paris. J’y ai retrouvé ma femme qui venait d’accoucher. Notre enfant est né pratiquement le jour même de l’entrée des troupes nazies dans la capitale. Au cours des semaines qui suivirent, tous les membres de nos groupes de jeunes se sont peu à peu retrouvés. Et, en septembre ou octobre, nous avons commencé à agir clandestinement. Bien sûr, nous ne parlions pas alors de Résistance, mais nous voulions « faire quelque chose ». Nous avons commencé à rédiger des tracts en allemand. Même Ettie, qui pourtant avait le bébé, participait aux distributions dans les rues, les quartiers où se trouvaient des casernes ou des camions militaires vides. C’est ainsi que cela a commencé. Nous avons acheté une petite imprimerie pour enfants et du papier à cigarette. On imprimait dessus « A bas Hitler, à bas la guerre ! ». C’était un travail symbolique, comme pour dire : « Il existe d’autres Allemands que les hitlériens. »
<p></p>
<p>« Par la suite, nous nous sommes organisés. Ce travail d’organisation, on le doit surtout à Otto Niebergall, le responsable de notre groupe de communistes allemands réfugiés. Après la mise en place de la MOI, nous avons été chargés de l’action TA. Ça voulait dire « travail allemand ». Il s’agissait toujours de diffuser des tracts, mais aussi de contacter des soldats et des officiers pour découvrir si, parmi eux, nous pouvions trouver des antifascistes et les amener à travailler avec nous, à s’organiser et à agir au sein de la Wehrmacht. C’était surtout l’affaire de nos jeunes filles. En 1940-1941, époque de la « blitzkrieg » et des victoires rapides, nous n’avons pratiquement obtenu aucun résultat. Mais plus tard, après la bataille de Moscou, puis celle de Stalingrad, les choses ont commencé à bouger. Les militaires redoutaient d’être envoyés sur le front de l’Est. Certains se mirent à douter de la victoire finale. Le moral avait pris un coup.
<p></p>
<p>« Nous avons convaincu des sous-officiers et des officiers. Dès 1942, le sous-officier de marine Hans Heisel - il est encore en vie - a pu créer un petit cercle de résistance. Il a fourni des revolvers et des munitions. Il a distribué des tracts… Grâce à une jeune Hongroise, Martha Farkach, qui vit encore à Budapest, nous avons même pris contact avec un important représentant de la Wehrmacht à Paris : le lieutenant-colonel Cäsar von Hofaker, membre de l’état-major du commandement militaire en France, un des hommes de l’attentat du 20 juillet contre Hitler. Il a été condamné à mort et exécuté.
<p></p>
<p>Un petit cercle de résistance</p>
<p></p>
<p>« Pour ma part, au début de l’année 1942, on m’a demandé de m’occuper de la région est. Elle englobait Dijon, où j’avais mon quartier général, Reims, Châlons-sur-Marne, Belfort, Bezançon, Troyes. J’étais en contact avec les FTPF, notamment avec le camarade Paul Dubois. J’ai beaucoup voyagé. Jusqu’à mon arrestation, en 1943. Nous avions été infiltrés par un soi-disant Alsacien. Dès les premiers temps, je m’en étais méfié. Mais je me disais : « Après tout, je peux me tromper. » Pourtant, à mon troisième rendez-vous avec lui, j’ai remarqué qu’on me suivait. J’avais du mal à me débarrasser de cette filature. Là, je me suis dit : « Il se passe quelque chose. » J’en ai discuté avec mes camarades. C’était à Dijon. Et nous avons décidé de nous débarrasser de cet élément afin de sauver tous les autres. Malheureusement, le SD nous a devancés. Une quarantaine de camarades ont été arrêtés, début 1943. Je n’ai appris la nouvelle que deux semaines plus tard, à Paris, au cours d’un entretien avec les dirigeants du KPD, parmi lesquels Artur London, dit « Gérard ». Les copains m’ont formellement déconseillé de remettre les pieds là-bas et recommandé d’aller en Bretagne. C’est alors que j’ai agi en imbécile.
<p></p>
<p>« J’étais tellement sûr de ma planque, j’avais un tel désir de récupérer ma machine à écrire et quelques autres objets si précieux à l’époque… Et puis, deux semaines s’étaient écoulées. Je suis arrivé sur les lieux. J’ai observé les alentours sans rien noter d’anormal. J’ai ouvert la porte de la chambre. Deux types m’y attendaient. Des Français. Ils avaient évidemment fouillé l’endroit et découvert quelques papiers. J’ai discuté avec eux. Je leur ai dit : « Vous êtes français, je suis un patriote : laissez-moi partir. Personne ne sait que vous m’avez trouvé. » Ça a dû porter quand même, car ils ont brûlé les tracts qu’ils avaient saisis chez moi. Mais, ensuite, ils m’ont remis à la Gestapo. D’abord, ça a commencé gentiment, avec des promesses. Puis ce fut la torture. On m’a obligé à me déshabiller. Les coups se sont mis à pleuvoir. J’ai été attaché sur le sommier métallique d’un lit, nu. Ça a duré deux semaines.
<p></p>
<p>« Une chose, peut-être, m’a sauvé. Les camarades arrêtés avant moi, avaient, eux aussi, subi la torture. Sachant que j’avais échappé au coup de filet, ils ont pensé qu’il n’y avait aucun risque à me charger et à me désigner comme le principal responsable. Les nazis ont donc cru que j’étais un « grand chef » et m’ont remis entre les mains de leurs collègues de Paris. Je me suis retrouvé dans la prison du Cherche-Midi. Seul, dans une cellule. On m’a d’abord laissé tranquille. A cette époque, ils devaient être très occupés avec les attentats. J’ai réfléchi. Il me fallait trouver un moyen de m’en tirer. Je pouvais me le permettre. Je savais en effet ma famille à l’abri en banlieue. Ettie était aussi dans la Résistance et munie de faux papiers. Deux de mes frères avaient déjà été arrêtés et déportés. Tous les autres étaient cachés… Le 21 avril, j’ai été interrogé, rue des Saussaies. Je connaissais bien Paris. J’ai inventé une histoire dans laquelle il était fortement question d’un certain immeuble du boulevard Saint-Martin qui présentait la particularité d’offrir deux entrées, deux issues. Sur le coup, ils ne m’ont pas cru, mais comme ils me prenaient pour un « chef », le 23, ils sont revenus me chercher et m’ont conduit sur place… Je rêve encore, la nuit, de ces instants. Et quand j’y pense, ils m’apparaissent comme dans un rêve. Il faut comprendre que j’étais alors, pour ainsi dire, condamné à mort. C’est du reste le sort qu’ont connu mes camarades. Je passe les détails (*). Mon plan a réussi.
<p></p>
<p>Les conditions de son arrestation</p>
<p></p>
<p>« Grâce à un vieux couple de concierges que je connaissais, j’ai tout de suite trouvé le contact avec ma femme et me suis planqué en banlieue, à Mériel, près de Pontoise, où mes parents avaient trouvé refuge depuis l’été 1942. Un Français, un vieux monsieur, pas engagé politiquement, leur avait loué la maison. Par réflexe humanitaire. Evidemment, après mon rapport, les camarades de la Résistance m’ont mis en observation pendant quelques semaines, le temps de procéder aux vérifications nécessaires. J’ai modifié mon aspect. Je portais des lunettes à verres neutres. J’avais changé de coiffure et m’étais laissé pousser la moustache. Puis j’ai repris le travail. Un tout autre travail : tirage de tracts. A ce moment, à Moscou, a été créé le mouvement « Allemagne libre » dont Otto Niebergall est devenu président. L’un des principaux animateurs en était son secrétaire, l’écrivain Harald Hauser.
<p></p>
<p>« Nous étions suspendus à la radio. C’est ainsi que nous avons tout de suite entendu l’annonce du débarquement. Les nouvelles du front de l’Est nous remplissaient d’espoir. J’ai pens�� : « Maintenant, ça va finir plus vite. » L’aviation alliée bombardait les dépôts que l’armée nazie avait constitué dans notre secteur. Les hitlériens réquisitionnaient les maisons. Ils sont venus chez nous. Pour les dissuader, nous avions bouché les WC : ils n’ont pas insisté ( !). L’été 1944 est arrivé. Nous avons participé à la préparation de l’insurrection. Lorsqu���elle a éclaté, avec Otto, nous avons pris nos vélos et avons filé à Paris. Munis d’un drapeau blanc, nous allions dans les endroits où les Allemands se battaient, par exemple aux Buttes-Chaumont, et leur demandions de capituler. Cela ne donnait pas grand-chose. Ils avaient peur… Ils préféraient se rendre aux Anglais ou aux Américains. Après la libération de Paris, on m’a dit d��aller à la caserne Reuilly, où le colonel Fabien avait formé le 1er régiment de Paris. Je l’ai suivi au front. Nous portions des habits disparates, moitié vêtements civils, moitié uniformes. Et là, à l’aide de haut-parleurs, nous avons continué, du côté de Metz, Thionville, au Luxembourg, puis en Allemagne, d’inciter les troupes allemandes à cesser le combat.
<p></p>
<p>l’annonce du débarquement</p>
<p></p>
<p>« J’ai pris contact avec les Américains afin de gagner Aix-la-Chapelle, mais ça n’a pas marché. J’ai fini la guerre en Italie, accomplissant la même mission, avec l’aide des partisans, de la région de Turin. J’étais incorporé dans la brigade Garibaldi et m’appelais alors Riggi Luigi ( !), « né à Bolzano ». Nous étions en avril 1945. C’est là qu’avec les Italiens on a fêté la fin de la guerre. J’ai dansé toute la nuit avec les Italiennes. On a chanté « Avanti popolo ». Tout le monde dansait, chantait, s’embrassait. Les cloches des églises sonnaient. ��a a duré jusqu’au jour !… Après la fin de la guerre, je suis retourné en Allemagne. C’est très différent avec les jeunes générations, mais, souvent, là-bas, des gens de ma génération m’ont considéré comme traître. Ici, en France, on tient les résistants pour des patriotes… »
<p></p>
<p>(*) Lire l’ouvrage de Gilles Perrault, « Taupes rouges contre SS », paru aux éditions Messidor.</p>
<p></p>
<p>Par JEAN MORAWSKI</p>
<p></p>
<p>Propos recueillis</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Exilés en France : souvenirs d'antifascistes allemands émigrés (1933-1945)</p>
<p>Éditeur: la Découverte (1982)</p>
<p>Collection: Actes et mémoires du peuple</p>
<p>Interviews de Klaus Berger, Lotte H. Eisner, Peter Gingold... Les tribulations quotidiennes de ces "oubliés de l'histoire"</p>
<p></p>
<p>http://plaques-commemoratives.org Photos de Peter Gingold et extraits de video</p>
<p>=================================================================================</p>
<p>http://la-loupe.over-blog.net/article-gingold-peter-42766708.html</p>
<p>Gingold Peter</p>
<p>Peter Gingold est un résistant allemand né le 8 mars 1916 à Aschaffenburg et décédé le 29 octobre 2006 à Francfort-sur-le-Main). Envoyé en exil en 1933 à Paris, après plusieurs mois d’emprisonnement par les autorités nazies, il participe à la fondation en juin 1936 de la Jeunesse allemande libre (FDJ) avec d’autres exilés allemands en France puis s'engage dans le Parti communiste d'Allemagne en 1937.
<p></p>
<p>Puis, durant l’occupation, il intègre la Résistance et rejoint le Comité Allemagne libre pour l’Ouest (CALPO) qui est chargé notamment de recruter des déserteurs de la Wehrmacht pour obtenir des informations pour les mouvements de résistance. En février 1943, il est arrêté à Dijon de la Gestapo et à pendant plusieurs plusieurs semaines été interrogé et torturé. Transféré à Paris, il a réussi à s'évader en avril.
<p></p>
<p>Sortant de la clandestinité en juin 1944, Peter Gingold participe avec une centaine de résistants allemands à la libération de Paris dans les rangs des FFI, puis à la libération de Metz dans le régiment du colonel Fabien. A la fin de la guerre, il continue ses activités politiques et devient l'un des porte-parole de l’Union des persécutés par le régime nazi et des antifascistes (VVN), parcourant l’Allemagne pour témoigner de la résistance des femmes et des hommes allemands qui n’avaient pas accepté le régime nazi.
<p></p>
<p>En 2001, il entreprend avec Kurt Julius Goldstein, un procès contre le gouvernement des États-Unis et la famille Bush suivant les participations de Prescott Bush dans le financement et l'armement illégal de l'Allemagne nazie ainsi que par les entreprises qu'il avait sur Auschwitz. Cependant, la Juge Rosemary Collier invalidera ce procès sous le principe de "souveraineté d’état".
<p>=================================================================================</p>
<p>http://www.39-45.org/viewtopic.php?f=30&p=258445</p>
<p></p>
<p>La résistance allemande n'étaient pas si inexistante que cela. En France notamment, dans les maquis et le renseignement.</p>
<p>Elle a de plus du mal à se faire reconnaître en France, tous comme les étrangers qui y ont participé et ont été " mis de côté à la libération ", voir l'histoire de la M.O.I.</p>
<p></p>
<p>Europe. Les résistants allemands en France ne seront pas de la fête</p>
<p></p>
<p>L’Association des résistants allemands dans la Résistance française, présidée par Gerhard Leo, qui aurait du être associée aux festivités du 40e anniversaire du traité franco-allemand et de l’inauguration de l’ambassade de France à Berlin, en a été finalement exclue. Portrait de l’un de ses résistants " indésirables ", Peter Gingold
<p></p>
<p>Berlin (Allemagne),</p>
<p></p>
<p>correspondance particulière.</p>
<p></p>
<p>Terrible faute de goût à l’ambassade de France à Berlin, la présence de l’Association des résistants allemands dans la Résistance française à l’inauguration n’a pas été jugée nécessaire. Peter Gingold est l’une de ces figures de l’amitié franco-allemande aux heures les plus sombres de l’histoire allemande, quand il s’agissait de résister ensemble à l’occupation et au régime nazi.
<p></p>
<p>En exil à Paris dès 1933, après plusieurs mois d’emprisonnement par les autorités nazies, il participa à la fondation de la Jeunesse allemande libre (FDJ) avec d’autres exilés allemands en France. Puis, durant l’occupation nazie, il a participé au " travail allemand " au sein de la Résistance (1). Ce travail consistait notamment à recruter des déserteurs de la Wehrmacht et à obtenir des informations pour les mouvements de résistance. Cette activité clandestine auprès de soldats allemands en proie au doute était hautement risquée, en raison de la lente approche qu’elle nécessitait. Ce travail allemand (TA) était encadré au sein de la Résistance par le CALPO (Comité Allemagne libre pour l’Ouest), qui fut officiellement reconnu en 1944 comme mouvement de la Résistance française. Le CALPO diffusait notamment un journal depuis l’été 1941, à l’intention des militaires allemands : Soldat im Westen (" Soldat à l’Ouest ").
<p></p>
<p>Sortant de la clandestinité en juin 1944, Peter Gingold participera avec une centaine de résistants allemands à la libération de Paris dans les rangs des FFI, puis à la libération de Metz dans le régiment du colonel Fabien. À cause des difficultés rencontrées par l’armée française en Alsace, il tentera d’entrer seul en Allemagne. Mis en échec, il passera en Italie, où il vivra dans l’allégresse à Turin la capitulation nazie le 8 mai 1945. Depuis la fin de la guerre, il habite à Francfort-sur-le-Main et a continué ses activités politiques. Aujourd’hui, dans l’Allemagne réunifiée, il est l’un des porte-parole de l’Union des persécutés par le régime nazi et des antifascistes (VVN), qui regroupe depuis octobre 2002 les deux associations équivalentes qui existaient à l’Ouest et à l’Est de l’Allemagne. Cette nouvelle union comporte près de 11 000 membres actifs.
<p></p>
<p>Peter Gingold parcourt l’Allemagne pour parler de la Résistance des femmes et des hommes allemands qui n’avaient pas accepté le régime nazi, au nom d’une autre conception de l’Europe. Sa présence parmi les invités prestigieux de l’Ambassadeur à Berlin n’aurait donc franchement pas été de trop pour célébrer l’amitié franco-allemande.
<p></p>
<p>Alfred Bauer</p>
<p></p>
<p>(1) Sources : Gilbert Badia, Ces Allemands qui ont affronté Hitler, Éditions de l’Atelier (2000). Le Mémorial de la résistance allemande (" Gedenkstätte Deutscher Widerstand "), à Berlin, et le camp d’Oranienburg.
<p>=================================================================================</p>
<p>http://cediasbibli.org/opac/index.php?lvl=notice_display&id=9971</p>
<p>Exilés en France [texte imprimé] : souvenirs d'antifascistes allemands émigrés (1933-1945) / Klaus Berger (19..-....), Collaborateur; Gilbert Badia (1916-2004), Préfacier, etc . - F. Maspero, 1982 . - 330 p.-[8] p. de pl. : couv. ill. ; 22 cm. - (Actes et mémoires du peuple, ISSN 0154-4071; 32) .
<p>ISBN : 978-2-7071-1327-6</p>
<p>Bibliogr. p. 320-324. Index</p>
<p>Langues : Français (fre)</p>
<p>Interviews de Klaus Berger, R.C., Lotte H. Eisner, Peter Gingold... [etc.] ; introduction de Gilbert Badia</p>
<p>=================================================================================</p>
<p> Aufruf zum 'Mahngang anlässlich des 53. Jahrestages des Todesmarsches der KZ-Häftlinge aus den Adlerwerken nach Buchenwald'</p>
<p>1998</p>
<p>Originaltitel 'Mahngang anlässlich des 53. Jahrestages des Todesmarsches der KZ-Häftlinge aus den Adlerwerken nach Buchenwald'..</p>
<p>Unterstützer des Aufrufs: Stadtschülerinnenrat; DGB Ffm; IG Metall Ffm; Vereinigung der Verfolgten des Nazi-Regimes/Bund der AntifaschistInnen (VVN/BdA); Roma-Union Ffm; Evangelische Cyriakusgemeinde; Verein Leben und Arbeiten in Gallus und Griesheim (LAGG)/Initiative gegen das Vergessen; Arbeiterbund für den Wiederaufbau der KPD, OG Frankfurt; Wohnraumbeschaffungsinitiative Gutlet (WobiG); Studienkreis Deutscher Widerstand; Katholisches PFarramt Maria Hilf; DKP Kreis Frankfurt; KPD; Verein zur Schaffung eines Roma-Gemeindezentrums; antirassistische/antifaschistische Stadtteilgruppe Bornheim Nordend; Kampagne Nie Wieder! Coordination gegen die Bayer-Gefahren; Dachverband Kritischer AktionärInnen; Bündnis 90/Die Grünen im OBR 1; Rote Hilfe Ffm; FDJ Bssisgruppe Ffm; PDS Ffm; Internationales Linkes Bündnis Ffm; Antifa G; DGB-Jugend Ffm; Peter Gingold (VVN/Lagergemeinschaft/ Auschwitz); Emil Carlebach (VVN/Lagergemeinschaft Buchenwald); Elda Hinterholz (Bündnis 90/Die Grünen); Axel Köhler-Schnura (Vorstand Dachverband der Kritischen AktionärInnen, Vorstand Coordination gegen die Bayer-Gefahren, Vorstand UnternehmensGrün NRW, Sprecher Kampagne Nie Wieder!); Susanne Bötte; Dr. med. Bernhard Winter; Christiane Klöß; Dr. Barbara Bromberger; Manuel Parrondo (Vorsitzender KAV); Bernd Malle; Pfarrer Wüst (Maria-Hilf-Gemeinde).
<p>=========================================================================</p>
<p>https://arcinsys.hessen.de/arcinsys/start.action?oldNodeid=</p>
<p></p>
http://www.widerstand-portrait.de/
<p>Trotz alledem!</p>
<p>Ein Porträt des Widerstandes im Rhein-Main-Gebiet</p>
<p>Ausstellung im Mainzer Rathaus vom 5. März bis 26. April 2008</p>
<p>Linoldrucke aus der Werkstatt uah! von Thilo Weckmüller</p>
<p>Peter Gingold</p>
<p></p>
<p>Am 8. März 1916 in Aschaffenburg geboren, lebte er mit seiner Familie ab 1929 in Frankfurt am Main. 1930 begann er eine Lehre, trat in die Gewerkschaftsjugend und 1931 in den Kommunistischen Jugendverband Deutschlands (KJVD) ein. Bereits 1933 emigrierte seine jüdische Familie nach Frankreich. Peter Gingold schloss sich zunächst in Deutschland dem illegalen Widerstand an.
<p></p>
<p>Nach einer ersten Verhaftung im Frühjahr 1933 folgte er im Sommer seiner Familie ins französische Exil. Dort kämpfte er in antifaschistischen Gruppen: in der KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) im Exil und in der Résistance. Im Februar 1943 wurde er in Dijon verhaftet, nach Paris gebracht und wochenlang verhört und gefoltert. Ihm gelang die Flucht, er schloss sich erneut der Résistance an und beteiligte sich am bewaffneten Aufstand zur Befreiung von Paris im August 1944. Anschließend war er Frontbeauftragter in den Kämpfen der Partisanen in Norditalien und erlebte den 8. Mai 1945 in Turin.
<p></p>
<p>Nach der Befreiung lebte er wieder in Frankfurt und war in der kommunistischen und antifaschistischen Bewegung aktiv. Als Zeitzeuge sprach er vor tausenden Schulklassen und Jugendgruppen, auf Demonstrationen und Kundgebungen, wo er seine Erfahrungen auf sehr lebendige und eindringliche Art vermittelte.
<p></p>
<p>Er starb am 29. Oktober 2006 in Frankfurt am Main.</p>
<p></p>
<p>false name:Richard Georges</p>
<p>other name:Gingold Peter Philipp</p>
<p>Hebrew name:Peretz</p>
<p>false name:Gambert Lev</p>
<p>false name:Righi Luigi</p>
<p></p>
<p>http://kommunal.blogsport.de/hintergrund/interview-mit-peter-gingold/</p>
<p>https://www.cairn.info/publications-de-Peter-Gingold--660224.htm</p>
<p></p>
Domplatz Rede : http://www.dkp-hessen.de/gingolddomplatz.mp3
<p>Fulda Wiki : http://www.fuldawiki.de/fd/index.php?title=Peter_Gingold</p>
<p>Hagalil : http://www.hagalil.com/archiv/2006/10/gingold.htm</p>
<p></p>
<p>Peter Philipp GINGOLD. Né(e) le/en 08-03-1916 à Aschafenburg (Allemagne)</p>
<p>Carrière : </p>
<p> Famille résistance :déportés et internés de la résistance (DIR) interné résistant</p>
<p>Statut : interné résistant</p>
<p>Cote(s)</p>
<p> Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 256532</p>
<p> Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 615266</p>
<p></p>
<p>http://www.iisg.nl</p>
<p></p>
<p>http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/les-mercredis-de-l-histoire/NAV-programme-18_7C01_7C2006/1088614,CmC=1089454.html</p>
<p></p>
<p> L'Humanité : Article paru le 12 juillet 1994</p>
<p>http://www.humanite.fr/1994-07-12_Articles_-Peter-Gingold-le-drapeau-blanc-de-la-victoire</p>
<p>Peter Gingold : le drapeau blanc de la victoire</p>
<p></p>
<p>Peter Gingold n’est pas invité au défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées. Au mois d’août 1944, deux Allemands arpentent les rues de Paris, celles des quartiers dont le pavé brûle encore, où le sang coule. Peter Gingold est l’un d’eux. Il brandit un drapeau blanc, sans pour autant se rendre, et son regard, clair, n’est pas d’un vaincu. A lui la parole.
<p></p>
<p>« Je suis né le 10 mars 1916, à Aschaffenbourg. Mon enfance s’est déroulée à Francfort-sur-le-Main où mon père exerçait le métier de tailleur. Nous étions huit enfants à la maison. J���ai suivi une formation d’employé de commerce et me suis syndiqué à l’âge de quatorze ans. Un an plus tard, j’ai adhéré à la Jeunesse communiste. J’ai assisté à la fin de la République de Weimar et à l’arrivée au pouvoir des nazis. J’avais alors dix-sept ans. J’ai milité clandestinement, puis, en fin d’année, la menace se précisant, nos parents ont décidé d’émigrer en France, avec toute la famille.
<p></p>
<p>« A Paris, nous avons successivement habité rue de Ponti, près de la place de la République, puis rue d’Hauteville. Nous avons créé un cercle de la jeunesse antifasciste qui était en relation avec les syndicats, les jeunes communistes et le PCF. Toutes ces organisations nous ont soutenus. Nous avons fondé le mouvement « Freideutschejugend » (Jeunesse allemande libre) dont Willie Brandt comme nombre de futurs responsables de RDA ont fait partie. Dans les réunions de la Jeunesse communiste, j’ai fait la connaissance d’Ettie, une jeune Roumaine, qui allait devenir ma femme. Nous avons trouvé de quoi nous loger, place Saint-Cloud, dans le 6e arrondissement.
<p></p>
<p>Un témoignage.</p>
<p></p>
<p>inédit</p>
<p></p>
<p>« En 1939, lorsque la guerre a éclaté, j’ai été, comme d’autres Allemands, interné dans un camp, près d’Angoulême, puis, jusqu’à la capitulation des armées françaises, dans celui de Langlade, à une quinzaine de kilomètres de Nîmes. Je suis ensuite revenu à Paris. J’y ai retrouvé ma femme qui venait d’accoucher. Notre enfant est né pratiquement le jour même de l’entrée des troupes nazies dans la capitale. Au cours des semaines qui suivirent, tous les membres de nos groupes de jeunes se sont peu à peu retrouvés. Et, en septembre ou octobre, nous avons commencé à agir clandestinement. Bien sûr, nous ne parlions pas alors de Résistance, mais nous voulions « faire quelque chose ». Nous avons commencé à rédiger des tracts en allemand. Même Ettie, qui pourtant avait le bébé, participait aux distributions dans les rues, les quartiers où se trouvaient des casernes ou des camions militaires vides. C’est ainsi que cela a commencé. Nous avons acheté une petite imprimerie pour enfants et du papier à cigarette. On imprimait dessus « A bas Hitler, à bas la guerre ! ». C’était un travail symbolique, comme pour dire : « Il existe d’autres Allemands que les hitlériens. »
<p></p>
<p>« Par la suite, nous nous sommes organisés. Ce travail d’organisation, on le doit surtout à Otto Niebergall, le responsable de notre groupe de communistes allemands réfugiés. Après la mise en place de la MOI, nous avons été chargés de l’action TA. Ça voulait dire « travail allemand ». Il s’agissait toujours de diffuser des tracts, mais aussi de contacter des soldats et des officiers pour découvrir si, parmi eux, nous pouvions trouver des antifascistes et les amener à travailler avec nous, à s’organiser et à agir au sein de la Wehrmacht. C’était surtout l’affaire de nos jeunes filles. En 1940-1941, époque de la « blitzkrieg » et des victoires rapides, nous n’avons pratiquement obtenu aucun résultat. Mais plus tard, après la bataille de Moscou, puis celle de Stalingrad, les choses ont commencé à bouger. Les militaires redoutaient d’être envoyés sur le front de l’Est. Certains se mirent à douter de la victoire finale. Le moral avait pris un coup.
<p></p>
<p>« Nous avons convaincu des sous-officiers et des officiers. Dès 1942, le sous-officier de marine Hans Heisel - il est encore en vie - a pu créer un petit cercle de résistance. Il a fourni des revolvers et des munitions. Il a distribué des tracts… Grâce à une jeune Hongroise, Martha Farkach, qui vit encore à Budapest, nous avons même pris contact avec un important représentant de la Wehrmacht à Paris : le lieutenant-colonel Cäsar von Hofaker, membre de l’état-major du commandement militaire en France, un des hommes de l’attentat du 20 juillet contre Hitler. Il a été condamné à mort et exécuté.
<p></p>
<p>Un petit cercle de résistance</p>
<p></p>
<p>« Pour ma part, au début de l’année 1942, on m’a demandé de m’occuper de la région est. Elle englobait Dijon, où j’avais mon quartier général, Reims, Châlons-sur-Marne, Belfort, Bezançon, Troyes. J’étais en contact avec les FTPF, notamment avec le camarade Paul Dubois. J’ai beaucoup voyagé. Jusqu’à mon arrestation, en 1943. Nous avions été infiltrés par un soi-disant Alsacien. Dès les premiers temps, je m’en étais méfié. Mais je me disais : « Après tout, je peux me tromper. » Pourtant, à mon troisième rendez-vous avec lui, j’ai remarqué qu’on me suivait. J’avais du mal à me débarrasser de cette filature. Là, je me suis dit : « Il se passe quelque chose. » J’en ai discuté avec mes camarades. C’était à Dijon. Et nous avons décidé de nous débarrasser de cet élément afin de sauver tous les autres. Malheureusement, le SD nous a devancés. Une quarantaine de camarades ont été arrêtés, début 1943. Je n’ai appris la nouvelle que deux semaines plus tard, à Paris, au cours d’un entretien avec les dirigeants du KPD, parmi lesquels Artur London, dit « Gérard ». Les copains m’ont formellement déconseillé de remettre les pieds là-bas et recommandé d’aller en Bretagne. C’est alors que j’ai agi en imbécile.
<p></p>
<p>« J’étais tellement sûr de ma planque, j’avais un tel désir de récupérer ma machine à écrire et quelques autres objets si précieux à l’époque… Et puis, deux semaines s’étaient écoulées. Je suis arrivé sur les lieux. J’ai observé les alentours sans rien noter d’anormal. J’ai ouvert la porte de la chambre. Deux types m’y attendaient. Des Français. Ils avaient évidemment fouillé l’endroit et découvert quelques papiers. J’ai discuté avec eux. Je leur ai dit : « Vous êtes français, je suis un patriote : laissez-moi partir. Personne ne sait que vous m’avez trouvé. » Ça a dû porter quand même, car ils ont brûlé les tracts qu’ils avaient saisis chez moi. Mais, ensuite, ils m’ont remis à la Gestapo. D’abord, ça a commencé gentiment, avec des promesses. Puis ce fut la torture. On m’a obligé à me déshabiller. Les coups se sont mis à pleuvoir. J’ai été attaché sur le sommier métallique d’un lit, nu. Ça a duré deux semaines.
<p></p>
<p>« Une chose, peut-être, m’a sauvé. Les camarades arrêtés avant moi, avaient, eux aussi, subi la torture. Sachant que j’avais échappé au coup de filet, ils ont pensé qu’il n’y avait aucun risque à me charger et à me désigner comme le principal responsable. Les nazis ont donc cru que j’étais un « grand chef » et m’ont remis entre les mains de leurs collègues de Paris. Je me suis retrouvé dans la prison du Cherche-Midi. Seul, dans une cellule. On m’a d’abord laissé tranquille. A cette époque, ils devaient être très occupés avec les attentats. J’ai réfléchi. Il me fallait trouver un moyen de m’en tirer. Je pouvais me le permettre. Je savais en effet ma famille à l’abri en banlieue. Ettie était aussi dans la Résistance et munie de faux papiers. Deux de mes frères avaient déjà été arrêtés et déportés. Tous les autres étaient cachés… Le 21 avril, j’ai été interrogé, rue des Saussaies. Je connaissais bien Paris. J’ai inventé une histoire dans laquelle il était fortement question d’un certain immeuble du boulevard Saint-Martin qui présentait la particularité d’offrir deux entrées, deux issues. Sur le coup, ils ne m’ont pas cru, mais comme ils me prenaient pour un « chef », le 23, ils sont revenus me chercher et m’ont conduit sur place… Je rêve encore, la nuit, de ces instants. Et quand j’y pense, ils m’apparaissent comme dans un rêve. Il faut comprendre que j’étais alors, pour ainsi dire, condamné à mort. C’est du reste le sort qu’ont connu mes camarades. Je passe les détails (*). Mon plan a réussi.
<p></p>
<p>Les conditions de son arrestation</p>
<p></p>
<p>« Grâce à un vieux couple de concierges que je connaissais, j’ai tout de suite trouvé le contact avec ma femme et me suis planqué en banlieue, à Mériel, près de Pontoise, où mes parents avaient trouvé refuge depuis l’été 1942. Un Français, un vieux monsieur, pas engagé politiquement, leur avait loué la maison. Par réflexe humanitaire. Evidemment, après mon rapport, les camarades de la Résistance m’ont mis en observation pendant quelques semaines, le temps de procéder aux vérifications nécessaires. J’ai modifié mon aspect. Je portais des lunettes à verres neutres. J’avais changé de coiffure et m’étais laissé pousser la moustache. Puis j’ai repris le travail. Un tout autre travail : tirage de tracts. A ce moment, à Moscou, a été créé le mouvement « Allemagne libre » dont Otto Niebergall est devenu président. L’un des principaux animateurs en était son secrétaire, l’écrivain Harald Hauser.
<p></p>
<p>« Nous étions suspendus à la radio. C’est ainsi que nous avons tout de suite entendu l’annonce du débarquement. Les nouvelles du front de l’Est nous remplissaient d’espoir. J’ai pens�� : « Maintenant, ça va finir plus vite. » L’aviation alliée bombardait les dépôts que l’armée nazie avait constitué dans notre secteur. Les hitlériens réquisitionnaient les maisons. Ils sont venus chez nous. Pour les dissuader, nous avions bouché les WC : ils n’ont pas insisté ( !). L’été 1944 est arrivé. Nous avons participé à la préparation de l’insurrection. Lorsqu���elle a éclaté, avec Otto, nous avons pris nos vélos et avons filé à Paris. Munis d’un drapeau blanc, nous allions dans les endroits où les Allemands se battaient, par exemple aux Buttes-Chaumont, et leur demandions de capituler. Cela ne donnait pas grand-chose. Ils avaient peur… Ils préféraient se rendre aux Anglais ou aux Américains. Après la libération de Paris, on m’a dit d��aller à la caserne Reuilly, où le colonel Fabien avait formé le 1er régiment de Paris. Je l’ai suivi au front. Nous portions des habits disparates, moitié vêtements civils, moitié uniformes. Et là, à l’aide de haut-parleurs, nous avons continué, du côté de Metz, Thionville, au Luxembourg, puis en Allemagne, d’inciter les troupes allemandes à cesser le combat.
<p></p>
<p>l’annonce du débarquement</p>
<p></p>
<p>« J’ai pris contact avec les Américains afin de gagner Aix-la-Chapelle, mais ça n’a pas marché. J’ai fini la guerre en Italie, accomplissant la même mission, avec l’aide des partisans, de la région de Turin. J’étais incorporé dans la brigade Garibaldi et m’appelais alors Riggi Luigi ( !), « né à Bolzano ». Nous étions en avril 1945. C’est là qu’avec les Italiens on a fêté la fin de la guerre. J’ai dansé toute la nuit avec les Italiennes. On a chanté « Avanti popolo ». Tout le monde dansait, chantait, s’embrassait. Les cloches des églises sonnaient. ��a a duré jusqu’au jour !… Après la fin de la guerre, je suis retourné en Allemagne. C’est très différent avec les jeunes générations, mais, souvent, là-bas, des gens de ma génération m’ont considéré comme traître. Ici, en France, on tient les résistants pour des patriotes… »
<p></p>
<p>(*) Lire l’ouvrage de Gilles Perrault, « Taupes rouges contre SS », paru aux éditions Messidor.</p>
<p></p>
<p>Par JEAN MORAWSKI</p>
<p></p>
<p>Propos recueillis</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Exilés en France : souvenirs d'antifascistes allemands émigrés (1933-1945)</p>
<p>Éditeur: la Découverte (1982)</p>
<p>Collection: Actes et mémoires du peuple</p>
<p>Interviews de Klaus Berger, Lotte H. Eisner, Peter Gingold... Les tribulations quotidiennes de ces "oubliés de l'histoire"</p>
<p></p>
<p>http://plaques-commemoratives.org Photos de Peter Gingold et extraits de video</p>
<p>=================================================================================</p>
<p>http://la-loupe.over-blog.net/article-gingold-peter-42766708.html</p>
<p>Gingold Peter</p>
<p>Peter Gingold est un résistant allemand né le 8 mars 1916 à Aschaffenburg et décédé le 29 octobre 2006 à Francfort-sur-le-Main). Envoyé en exil en 1933 à Paris, après plusieurs mois d’emprisonnement par les autorités nazies, il participe à la fondation en juin 1936 de la Jeunesse allemande libre (FDJ) avec d’autres exilés allemands en France puis s'engage dans le Parti communiste d'Allemagne en 1937.
<p></p>
<p>Puis, durant l’occupation, il intègre la Résistance et rejoint le Comité Allemagne libre pour l’Ouest (CALPO) qui est chargé notamment de recruter des déserteurs de la Wehrmacht pour obtenir des informations pour les mouvements de résistance. En février 1943, il est arrêté à Dijon de la Gestapo et à pendant plusieurs plusieurs semaines été interrogé et torturé. Transféré à Paris, il a réussi à s'évader en avril.
<p></p>
<p>Sortant de la clandestinité en juin 1944, Peter Gingold participe avec une centaine de résistants allemands à la libération de Paris dans les rangs des FFI, puis à la libération de Metz dans le régiment du colonel Fabien. A la fin de la guerre, il continue ses activités politiques et devient l'un des porte-parole de l’Union des persécutés par le régime nazi et des antifascistes (VVN), parcourant l’Allemagne pour témoigner de la résistance des femmes et des hommes allemands qui n’avaient pas accepté le régime nazi.
<p></p>
<p>En 2001, il entreprend avec Kurt Julius Goldstein, un procès contre le gouvernement des États-Unis et la famille Bush suivant les participations de Prescott Bush dans le financement et l'armement illégal de l'Allemagne nazie ainsi que par les entreprises qu'il avait sur Auschwitz. Cependant, la Juge Rosemary Collier invalidera ce procès sous le principe de "souveraineté d’état".
<p>=================================================================================</p>
<p>http://www.39-45.org/viewtopic.php?f=30&p=258445</p>
<p></p>
<p>La résistance allemande n'étaient pas si inexistante que cela. En France notamment, dans les maquis et le renseignement.</p>
<p>Elle a de plus du mal à se faire reconnaître en France, tous comme les étrangers qui y ont participé et ont été " mis de côté à la libération ", voir l'histoire de la M.O.I.</p>
<p></p>
<p>Europe. Les résistants allemands en France ne seront pas de la fête</p>
<p></p>
<p>L’Association des résistants allemands dans la Résistance française, présidée par Gerhard Leo, qui aurait du être associée aux festivités du 40e anniversaire du traité franco-allemand et de l’inauguration de l’ambassade de France à Berlin, en a été finalement exclue. Portrait de l’un de ses résistants " indésirables ", Peter Gingold
<p></p>
<p>Berlin (Allemagne),</p>
<p></p>
<p>correspondance particulière.</p>
<p></p>
<p>Terrible faute de goût à l’ambassade de France à Berlin, la présence de l’Association des résistants allemands dans la Résistance française à l’inauguration n’a pas été jugée nécessaire. Peter Gingold est l’une de ces figures de l’amitié franco-allemande aux heures les plus sombres de l’histoire allemande, quand il s’agissait de résister ensemble à l’occupation et au régime nazi.
<p></p>
<p>En exil à Paris dès 1933, après plusieurs mois d’emprisonnement par les autorités nazies, il participa à la fondation de la Jeunesse allemande libre (FDJ) avec d’autres exilés allemands en France. Puis, durant l’occupation nazie, il a participé au " travail allemand " au sein de la Résistance (1). Ce travail consistait notamment à recruter des déserteurs de la Wehrmacht et à obtenir des informations pour les mouvements de résistance. Cette activité clandestine auprès de soldats allemands en proie au doute était hautement risquée, en raison de la lente approche qu’elle nécessitait. Ce travail allemand (TA) était encadré au sein de la Résistance par le CALPO (Comité Allemagne libre pour l’Ouest), qui fut officiellement reconnu en 1944 comme mouvement de la Résistance française. Le CALPO diffusait notamment un journal depuis l’été 1941, à l’intention des militaires allemands : Soldat im Westen (" Soldat à l’Ouest ").
<p></p>
<p>Sortant de la clandestinité en juin 1944, Peter Gingold participera avec une centaine de résistants allemands à la libération de Paris dans les rangs des FFI, puis à la libération de Metz dans le régiment du colonel Fabien. À cause des difficultés rencontrées par l’armée française en Alsace, il tentera d’entrer seul en Allemagne. Mis en échec, il passera en Italie, où il vivra dans l’allégresse à Turin la capitulation nazie le 8 mai 1945. Depuis la fin de la guerre, il habite à Francfort-sur-le-Main et a continué ses activités politiques. Aujourd’hui, dans l’Allemagne réunifiée, il est l’un des porte-parole de l’Union des persécutés par le régime nazi et des antifascistes (VVN), qui regroupe depuis octobre 2002 les deux associations équivalentes qui existaient à l’Ouest et à l’Est de l’Allemagne. Cette nouvelle union comporte près de 11 000 membres actifs.
<p></p>
<p>Peter Gingold parcourt l’Allemagne pour parler de la Résistance des femmes et des hommes allemands qui n’avaient pas accepté le régime nazi, au nom d’une autre conception de l’Europe. Sa présence parmi les invités prestigieux de l’Ambassadeur à Berlin n’aurait donc franchement pas été de trop pour célébrer l’amitié franco-allemande.
<p></p>
<p>Alfred Bauer</p>
<p></p>
<p>(1) Sources : Gilbert Badia, Ces Allemands qui ont affronté Hitler, Éditions de l’Atelier (2000). Le Mémorial de la résistance allemande (" Gedenkstätte Deutscher Widerstand "), à Berlin, et le camp d’Oranienburg.
<p>=================================================================================</p>
<p>http://cediasbibli.org/opac/index.php?lvl=notice_display&id=9971</p>
<p>Exilés en France [texte imprimé] : souvenirs d'antifascistes allemands émigrés (1933-1945) / Klaus Berger (19..-....), Collaborateur; Gilbert Badia (1916-2004), Préfacier, etc . - F. Maspero, 1982 . - 330 p.-[8] p. de pl. : couv. ill. ; 22 cm. - (Actes et mémoires du peuple, ISSN 0154-4071; 32) .
<p>ISBN : 978-2-7071-1327-6</p>
<p>Bibliogr. p. 320-324. Index</p>
<p>Langues : Français (fre)</p>
<p>Interviews de Klaus Berger, R.C., Lotte H. Eisner, Peter Gingold... [etc.] ; introduction de Gilbert Badia</p>
<p>=================================================================================</p>
<p> Aufruf zum 'Mahngang anlässlich des 53. Jahrestages des Todesmarsches der KZ-Häftlinge aus den Adlerwerken nach Buchenwald'</p>
<p>1998</p>
<p>Originaltitel 'Mahngang anlässlich des 53. Jahrestages des Todesmarsches der KZ-Häftlinge aus den Adlerwerken nach Buchenwald'..</p>
<p>Unterstützer des Aufrufs: Stadtschülerinnenrat; DGB Ffm; IG Metall Ffm; Vereinigung der Verfolgten des Nazi-Regimes/Bund der AntifaschistInnen (VVN/BdA); Roma-Union Ffm; Evangelische Cyriakusgemeinde; Verein Leben und Arbeiten in Gallus und Griesheim (LAGG)/Initiative gegen das Vergessen; Arbeiterbund für den Wiederaufbau der KPD, OG Frankfurt; Wohnraumbeschaffungsinitiative Gutlet (WobiG); Studienkreis Deutscher Widerstand; Katholisches PFarramt Maria Hilf; DKP Kreis Frankfurt; KPD; Verein zur Schaffung eines Roma-Gemeindezentrums; antirassistische/antifaschistische Stadtteilgruppe Bornheim Nordend; Kampagne Nie Wieder! Coordination gegen die Bayer-Gefahren; Dachverband Kritischer AktionärInnen; Bündnis 90/Die Grünen im OBR 1; Rote Hilfe Ffm; FDJ Bssisgruppe Ffm; PDS Ffm; Internationales Linkes Bündnis Ffm; Antifa G; DGB-Jugend Ffm; Peter Gingold (VVN/Lagergemeinschaft/ Auschwitz); Emil Carlebach (VVN/Lagergemeinschaft Buchenwald); Elda Hinterholz (Bündnis 90/Die Grünen); Axel Köhler-Schnura (Vorstand Dachverband der Kritischen AktionärInnen, Vorstand Coordination gegen die Bayer-Gefahren, Vorstand UnternehmensGrün NRW, Sprecher Kampagne Nie Wieder!); Susanne Bötte; Dr. med. Bernhard Winter; Christiane Klöß; Dr. Barbara Bromberger; Manuel Parrondo (Vorsitzender KAV); Bernd Malle; Pfarrer Wüst (Maria-Hilf-Gemeinde).
<p>=========================================================================</p>
<p>https://arcinsys.hessen.de/arcinsys/start.action?oldNodeid=</p>
<p></p>
http://www.widerstand-portrait.de/
<p>Trotz alledem!</p>
<p>Ein Porträt des Widerstandes im Rhein-Main-Gebiet</p>
<p>Ausstellung im Mainzer Rathaus vom 5. März bis 26. April 2008</p>
<p>Linoldrucke aus der Werkstatt uah! von Thilo Weckmüller</p>
<p>Peter Gingold</p>
<p></p>
<p>Am 8. März 1916 in Aschaffenburg geboren, lebte er mit seiner Familie ab 1929 in Frankfurt am Main. 1930 begann er eine Lehre, trat in die Gewerkschaftsjugend und 1931 in den Kommunistischen Jugendverband Deutschlands (KJVD) ein. Bereits 1933 emigrierte seine jüdische Familie nach Frankreich. Peter Gingold schloss sich zunächst in Deutschland dem illegalen Widerstand an.
<p></p>
<p>Nach einer ersten Verhaftung im Frühjahr 1933 folgte er im Sommer seiner Familie ins französische Exil. Dort kämpfte er in antifaschistischen Gruppen: in der KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) im Exil und in der Résistance. Im Februar 1943 wurde er in Dijon verhaftet, nach Paris gebracht und wochenlang verhört und gefoltert. Ihm gelang die Flucht, er schloss sich erneut der Résistance an und beteiligte sich am bewaffneten Aufstand zur Befreiung von Paris im August 1944. Anschließend war er Frontbeauftragter in den Kämpfen der Partisanen in Norditalien und erlebte den 8. Mai 1945 in Turin.
<p></p>
<p>Nach der Befreiung lebte er wieder in Frankfurt und war in der kommunistischen und antifaschistischen Bewegung aktiv. Als Zeitzeuge sprach er vor tausenden Schulklassen und Jugendgruppen, auf Demonstrationen und Kundgebungen, wo er seine Erfahrungen auf sehr lebendige und eindringliche Art vermittelte.
<p></p>
<p>Er starb am 29. Oktober 2006 in Frankfurt am Main.</p>
<p></p>
<p>false name:Richard Georges</p>
<p>other name:Gingold Peter Philipp</p>
<p>Hebrew name:Peretz</p>
<p>false name:Gambert Lev</p>
<p>false name:Righi Luigi</p>
<p></p>
<p>http://kommunal.blogsport.de/hintergrund/interview-mit-peter-gingold/</p>
<p>https://www.cairn.info/publications-de-Peter-Gingold--660224.htm</p>
<p></p>
Domplatz Rede : http://www.dkp-hessen.de/gingolddomplatz.mp3
<p>Fulda Wiki : http://www.fuldawiki.de/fd/index.php?title=Peter_Gingold</p>
<p>Hagalil : http://www.hagalil.com/archiv/2006/10/gingold.htm</p>