🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Bernard Ier DE POITIERS ◉ Sosa : 935 631 112
Parents
- Aimon Ier DE POITIERS ~755-828
- Ayga DU MORVAN ~755-?
Union(s) et enfant(s)
-
Marié , avec
Adaltrude QUERCY ~785-?
dont
- Emenon DE POITIERS ~800-?
- Landry MAERS ~810-?
- Aimon II DE POITIERS ~815-866
- Avec ? ? dont
Événements
- vers 780 :
-
Naissance
Bernard Ier de Poitiers est un comte de Poitiers de la première moitié du IXe siècle. Ce comte n'est cité que par deux documents. Le premier est un compte rendu d'un plaid présidé en 815 en son nom par un noble du nom de Godil, probablement vicomte. Comme un autre document de 814 ou de 815, cite un certain Ricuin avec ce titre de comte de Poitiers, il est probable que la nomination de Bernard comme comte de Poitiers soit très récente. Le second document le mentionne à propos d'un don fait à l'abbaye de Saint-Maixent en 8251.
Il meurt ou est nommé ailleurs peu après cette seconde date, car en 828, le comté de Poitiers est tenu par le comte Émenon.
Hypothèses
La Foundation for Medieval Genealogy pense qu'il a été nommé par le roi Pépin Ier d'Aquitaine2 alors que Michel Dillange pense qu'il préférait résider à la cour impériale plutôt qu'à celle du roi d'Aquitaine, laissant la gestion du comté à ses subordonnés1.
Les opinions divergent sur sa famille. Michel Dillange estime que le prénom de Bernard est déjà très répandu dans l'aristocratie carolingienne, qu'il est difficile de l'identifier avec d'autres comtes homonymes contemporains1. La Foundation for Medieval Genealogy le rapproche d'un homonyme cité à deux reprises en 775 parmi les fidèles de Charlemagne, et d'un comte Bernard mentionné en 811 dans les Annales d'Eginhard comme l'un des signataires d'une paix avec les Vikings2. Christian Settipani en fait un fils d'Alleaume et le père de d'Émenon, comte de Poitiers, de Turpion, comte d'Angoulême, et de Bernard le Poitevin, également comte de Poitiers3. Sans s'étendre sur ses raisons4, on peut sans grand risque estimer qu'il s'appuie sur l'onomastique et le fait que deux des fils que Settipani lui attribue se sont ensuite succédé à Poitiers. Mais ses conclusions restent à prendre avec prudence : comme l'a dit Michel Dillange, le prénom de Bernard était alors déjà répandu dans l'aristocratie1, et la transmission héréditaire des fiefs est encore loin d'être une pratique courante5.
En 827, Bernard de Septimanie qui défend la marche d'Espagne est en difficulté face aux Musulmans et demande des renforts. L'empereur Louis le Pieux lève immédiatement une armée qu'il confie à son fils Pépin d'Aquitaine, mais ce dernier, opposé à son père depuis la naissance du futur Charles le Chauve, avance tellement lentement que Bernard de Septimanie manque d'être défait. Il parvient à redresser seul la situation, mais l'empereur réagit avec violence à la trahison de son fils. Ne pouvant l'attaquer directement, il s'en prend à son entourage. Michel Dillange estime alors que Bernard de Poitiers a probablement fait partie des victimes de la purge6. Si l'hypothèse de Michel Dillange est fondée, on ne peut plus accepter les conclusions de Settipani : Bernard de Septimanie est un neveu d'Alleaume, on ne voit pas pourquoi Bernard de Poitiers aurait laissé succomber son cousin germain, et on ne voit pas non plus pourquoi Louis le Pieux aurait confié Poitiers au fils d'un traitre.
1 a, b, c et d Dillange 1995, p. 29-30 2 a et b « FMG : Carolingian Nobility » [archive] 3 Settipani 2004, p. 196 4 Il prévoit de le faire dans le second volume de la La préhistoire des Capétiens, encore à paraître. 5 Le Capitulaire de Quierzy qui est considéré, à tort, comme l'acte instituant l'hérédité des fiefs ne fut signé qu'en 877. 6 Dillange 1995, p. 31-32
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Certitudes
Ce comte n'est cité que par deux documents. Le premier est un compte rendu d'un plaid présidé en 815 en son nom par un noble du nom de Godil, probablement vicomte. Comme un autre document de 814 ou de 815, cite un certain Ricuin avec ce titre de comte de Poitiers, il est probable que la nomination de Bernard comme comte de Poitiers soit très récente. Le second document le mentionne à propos d'un don fait à l'abbaye de Saint-Maixent en 825. Il meurt ou est nommé ailleurs peu après cette seconde date, car en 828, le comté de Poitiers est tenu par le comte Emenon.
Hypothèses
La Foundation for Medieval Genealogy pense qu'il a été nommé par le roi Pépin Ier d'Aquitaine alors que Michel Dillange pense qu'il préférait résider à la cour impériale plutôt qu'à celle du roi d'Aquitaine, laissant la gestion du comté à ses subordonnés.
Les opinions divergent sur sa famille. Michel Dillange estime que le prénom de Bernard est déjà très répandu dans l'aristocratie carolingienne, qu'il est difficile de l'identifier avec d'autres comtes homonymes contemporains. La Foundation for Medieval Genealogy le rapproche d'un homonyme cité à deux reprises en 775 parmi les fidèles de Charlemagne, et d'un comte Bernard mentionné en 811 dans les Annales d'Eginhard comme l'un des signataires d'une paix avec les Vikings.
Christian Settipani en fait un fils d'Alleaume et le père de d'Émenon, comte de Poitiers, de Turpion, comte d'Angoulême, et de Bernard le Poitevin, également comte de Poitiers. Sans s'étendre sur ses raisons, on peut sans grand risque estimer qu'il s'appuie sur l'onomastique et le fait que deux des fils que Settipani lui attribue se sont ensuite succédé à Poitiers. Mais ses conclusions restent à prendre avec prudence : comme l'a dit Michel Dillange, le prénom de Bernard était alors déjà répandu dans l'aristocratie, et la transmission héréditaire des fiefs est encore loin d'être une pratique courante.
En 827, Bernard de Septimanie qui défend la marche d'Espagne est en difficulté face aux Musulmans et demande des renforts. L'empereur Louis le Pieux lève immédiatement une armée qu'il confie à son fils Pépin d'Aquitaine, mais ce dernier, opposé à son père depuis la naissance du futur Charles le Chauve, avance tellement lentement que Bernard de Septimanie manque d'être défait. Il parvient à redresser seul la situation, mais l'empereur réagit avec violence à la trahison de son fils. Ne pouvant l'attaquer directement, il s'en prend à son entourage. Michel Dillange estime alors que Bernard de Poitiers a probablement fait partie des victimes de la purge. Si l'hypothèse de Michel Dillange est fondée, on ne peut plus accepter les conclusions de Settipani :
Bernard de Septimanie est un neveu d'Alleaume, on ne voit pas pourquoi Bernard de Poitiers aurait laissé succomber son cousin germain, et on ne voit pas non plus pourquoi Louis le Pieux aurait confié Poitiers au fils d'un traitre
Union avec ADALTRUDA DE CAHORS
enfant ;
+ M Landry De MAERS ca 800 - avant 828 :
-
Décès
ou 825
-
Mariage (avec Adaltrude QUERCY)
dont
H Turpion de POITIERS, Comte d'Angoulême ca 810-863
H Aimon II de POITIERS, Comte de Poitiers ca 815-866
H Bernard II dit le Poitevin de POITIERS, Comte de Poitiers †844
dont
H sosa Emenon DE POITIERS ca 800-
H sosa Bernard II Le Poitevin DE POITIERS ca 806-870/
H sosa Landry DE MAERS ca 810-