🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Aimon II DE POITIERS ◉ Sosa : 15 014 723 842
Parents
- Bernard Ier DE POITIERS ~780-<828
- Adaltrude QUERCY ~785-?
Union(s) et enfant(s)
-
Marié , avec
Bliheut DE TROYES ~825->896
dont
- Nivelung DE BOURBON ~840-?
- Ameline LA NOUE ~850-?
Frères et sœurs
- Emenon DE POITIERS ~800-?
- Landry MAERS ~810-?
- Aimon II DE POITIERS ~815-866
Demi-frères et demi-sœurs
- Bernard II DE POITIERS †844 (par Bernard Ier DE POITIERS)
Événements
- vers 815 :
-
Naissance
Émenon († 866) est comte de Poitiers de 828 à 839, de Périgueux de 845 à 866 et d'Angoulême de 864 à 866. Il est probablement membre de la famille des Guilhelmides et a soutenu les rois Pépin Ier et Pépin II contre l'empereur Louis le Pieux. On ignore qui le nomme à son poste de comte, mais il s'agit probablement de Pépin Ier d'Aquitaine. Cependant, il semble que son prédécesseur avait été destitué par Louis le Pieux pour trahison, et on ne voit pas pour quelle raison l'empereur aurait négligé de s'assurer de la fidélité du nouveau comte. Il est présent peu après au plaid de Chasseneuil, en tant que comte de Poitiers. Mais il se révèle par la suite fidèle sujet du roi Pépin Ier d'Aquitaine, le secondant même lors des révoltes de ce dernier contre l'empereur. C'est à cette époque que le pays d'Herbauges est détaché du Poitou au bénéfice du comte Renaud1.
La révolte éclate au printemps 830, et Lothaire Ier, fils aîné de Louis le Pieux, oblige son père à l'associer au trône et contraint la femme de l'empereur, Judith de Bavière, à prendre le voile à l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Il s'ensuit quatre ans de guerre, jusqu'en 834 quand Louis le Pieux reprend le pouvoir et écarte Lothaire. Un équilibre pacifique entre les factions se maintient alors, jusqu'à la mort du roi Pépin Ier (838). L'empereur donne alors l'Aquitaine à son dernier fils, le futur Charles le Chauve. Gérard, comte d'Auvergne, Ratier, comte de Limoges, Renaud comte d'Herbauges et Ebroïn, évêque de Poitiers se rallient au nouveau roi, mais Émenon et son frère Bernard s'y refusent et se révoltent en soutenant Pépin II, fils de Pépin Ier, suivis par leur frère Turpion, comte d'Angoulême et Séguin2, comte de Saintes et de Bordeaux. Louis le Pieux intervient immédiatement, prend Poitiers à Noël 839, en chasse Émenon et donne le comté à Ramnulf Ier, fils de Gérard d'Auvergne3.
Émenon se réfugie chez son frère Turpion, comte d'Angoulême. Il fait cependant sa soumission et apparait à la cour impériale dès 840 et Pépin II le nomme comte de Périgueux en 845. Pépin II est déposé en 848, son oncle Charles le Chauve lui succède et confirme Émenon comme comte de Périgueux4. Il succède à son frère Turpion comme comte d'Angoulême en 863 tout en conservant Périgueux. Il meurt trois ans plus tard à Rancogne, le 22 juillet 866, des blessures reçues le 14 juin 866, lors d'un combat contre son cousin Landri, comte de Saintes, qui est également tué dans l'engagement4. Aucun document contemporain ne mentionne le nom de ses épouses, et c'est par la différence d'âge de ses enfants que l'on a pu en déduire qu'il fut marié deux fois. D'une première épouse, fille de Sanche Ier Loup, duc de Vasconie, il aurait eu12 :
Arnaud, duc de Vasconie en 864.
Veuf, il se serait remarié avec une robertienne, fille d'Eudes Ier, comte de Troyes, et de Wandilmodis, et aurait eu :
Adémar († 926), comte de Poitiers, puis d'Angoulême et de Périgeux5.
Adalelme († 894) comte de Troyes5.
Filiation
Les seules certitudes sur sa famille sont ses frères de Turpion († 863), comte d'Angoulême, et de Bernard le Poitevin († 844), comte de Poitiers5.
Sa filiation est incertaine et divise les historiens et les généalogistes. Il y a cependant un consensus sur le fait qu'il est un Guilhelmide, probablement parce que son fils le comte Adalelme de Troyes, son frère le comte Bernard le Poitevin et son neveu Bernard de Gothie portent des prénoms guilhelmides. À ces rencontres onomastiques s'ajoutent le fait qu'à Bernard de Gothie furent confiés le marquisat de Gothie, précédemment tenu par Guillaume de Gellone et ses fils Gaucelme et Bernard de Septimanie et le comté d'Autun, tenu par de nombreux Guilhelmides6.
Pierre Riché, dans Les Carolingiens présente son frère Bernard le Poitevin comme un fils de Thierry d'Autun, un frère de Guillaume de Gellone7, mais précise par ailleurs qu'une « famille issue d'Alleaume tient les comtés d'Angoulême et de Périgueux » (Alleaume, ou Adalhelm, est un autre frère de Guillaume de Gellone)8.
Michel Dillange est d'un avis similaire, puisqu'il présente un tableau généalogique où Émenon et Bernard sont fils d'Alleaume9. Il pense en outre qu'Émenon est apparenté à son prédécesseur, le comte Bernard Ier de Poitiers10.
Christian Settipani propose de voir en Émenon et Turpion des fils du comte Bernard Ier de Poitiers, lui-même fils d'Alleaume. Quant à sa mère, il propose une fille d'Émenon († 823), comte de Cahors cité en 77811.
1 Dillange 1995, p. 31-32.
2 FMG : Séguin Ier et Séguin II [archive]
3 Dillange 1995, p. 32-34.
4 a et b Saint-Phalle 2000, p. 158-9
5 a, b et c FMG Comtes de Poitou [archive]
6 Saint-Phalle 2000, p. 161.
7 Riché 1983, p. 369, tab. XXIII.
8 Riché 1983, p. 171.
9 Dillange 1995, p. 294.
10 Dillange 1995, p. 32.
11 Settipani 2004, p. 196.
12 Saint-Phalle 2000, p. 159
Wikipedia (Emenon de Poitiers)
Émenon, comte de Poitiers, de 828 à 839, mort en 866. Fils du comte Thierry II d’Autun ou de son frère Alleaume[1], il est le frère de Bernard de Poitiers. On ignore qui le nomme à son poste de comte, mais il s'agit probablement de Pépin Ier d'Aquitaine, aux côtés de qui il se range contre Louis le Pieux, qui doit à cette époque affronter tous ses fils. La femme de l'empereur Judith prend le voile quelques années à l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Le pays d'Herbauges est retiré au Poitou au bénéfice du comte Renaud. Après la mort de Pépin, Émenon fait partie des Aquitains révoltés qui proclament le fils de Pépin Ier, Pépin II, roi d'Aquitaine. L'empereur Louis le Pieux mène lui-même une expédition qui prend Poitiers, y passe la Noël 839 et nomme Ramnulf comte de Poitiers. Émenon devient ensuite comte de Périgueux jusqu'en 863, date à laquelle il devient également comte d'Angoulême. Il meurt dans un combat contre le comte de Saintes, Landri, qu'il tue également. Mariage et enfants Aucun document contemporain ne mentionne le nom de ses épouses, et c'est par la différence d'âge de ses enfants que l'on a pu en déduire deux. D'une première épouse, fille de Sanche Ier Loup, duc de Gascogne, il aurait eu :
Arnaud, duc de Gascogne en 864
Veuf, il se serait remarié avec une robertienne, fille d'Eudes Ier, comte de Troyes, et de Wandilmodis, et aurait eu :
Adémar († 926), comte de Poitiers, puis d'Angoulême et de Périgeux
Adalelme († 894) comte de Troyes
Wikipedia
Origine des Villes de Ribérac, Mussidan, Saint-Astier, Grignols, Mareuil, Auberoche, Aubeterre, Montagrier, Montaut, Montignac, Castillon-sur-Dordogne. Aymon Ier, Aymon II, Comtes de Périgueux. Légendes inédites d'Aymon de Dordone ou d'Entre-Dordogne. Origine de la Légende de Renaud de Montauban.
Analyse d'une étude historique de M. Charles Grellet-Balguerie, Par M. Angel Fayolle. RIBÉRAC C. DELECROIX, IMPRIMEUR-LIBRAIRE. Août 1881.
Un associé correspondant de la Société Nationale des Antiquaires de France et de notre Société historique et archéologique du Périgord, M. Grellet-Balguerie, publie en ce moment une ancienne chronique ou légende latine qui fournit des détails historiques fort intéressants pour le Périgord. A la suite de cette chronique, dont il a trouvé deux copies à Paris dans les manuscrits de la Bibliothèque Nationale, ainsi qu'au moyen d'autres documents incontestables, en partie déjà connus; cet auteur établit l'Origine exclusivement française et aquitanique de la célèbre légende des Quatre Fils Aymon. On a fait jusqu'ici de ces preux et de leur père des héros Saxons, des Allemands: c'est là le dernier mot de la plus savante critique contemporaine! M. Grellet-Balguerie a entrepris de la combattre et poursuit avec patience cette œuvre de restitution historique et de revendication nationale.
D'après ses recherches, en effet, ces guerriers légendaires auraient eu leurs types réels dans l'histoire et dans l'histoire des Francs, et leur origine en Aquitaine, dans le Périgord. Ils ne seraient nullement fils ou petits-fils d'un Saxon, mais d'un seigneur franc: leur aïeul ne serait autre qu'un comte du palais, Aimon Ier, devenu comte de Périgueux, après la mort, ou la révocation ou la cessation des pouvoirs amovibles du comte Wibald (Guibaud), nommé comte de Périgueux par Charlemagne, en 778. Cet Aimon Ier avait pour femme Aygua, Ayga (l’Aye des poèmes et des romans de chevalerie, la mère des Quatre Fils Aymon), celle dont la fille, comtesse de Turenne, vers l'an 804, porta le même nom d'Ayga ou d'Aygane (fille d'Ayga). Le père de nos quatre héros aquitains n'est autre que le fils aîné de ce même Aimon, comte de Périgueux, Aimon II ou Aimenon, frère de Bernard et de Turpion, ce dernier, plus tard, comte d'Angoulème et de Périgueux (839 à 863).
En 838, Aimon II, guerrier redoutable, comte de Poitiers, osa lutter contre l'empereur Louis le Débonnaire, et proclama, malgré ses ordres, Pépin II comme roi d'Aquitaine. L'empereur l'expulsa de Poitiers en 839, ainsi que son frère Bernard, qui s'enfuit auprès de son parent Rainaud l'Aquitain, comte d'Herbauges (et plus tard de Nantes, 841); mais il poursuivit en vain Aimon, pendant l'automne de cette même année, dans les montagnes voisines du château de Turenne, au milieu desquelles ce redoutable rebelle s'était retranché. En sortant de Poitiers, Aimon s'était d'abord réfugié auprès de son frère Turpion le Magnifique, nommé, cette année-là par l'empereur, comte d'Angoulême, et qui était sans doute déjà comte de Périgueux, du chef de son père Aimon Ier, ou à la place de son frère Aimenon, devenu comte de Poitiers.
Turpion, secrètement attaché, comme son aîné et son autre frère Bernard, à la cause de Pépin II, pour lequel il se déclara ouvertement plus tard (844), ne pouvait refuser asile à son frère Aimon. Louis le Débonnaire, voulant à tout prix faire couronner roi d'Aquitaine le jeune Charles le Chauve, le fils de sa seconde femme Judith, poursuivit Aimon et tous les partisans de Pépin II depuis Poitiers jusqu'à Périgueux ou Angoulême et de là jusque dans la Marche, dans le Limousin et dans l'Auvergne. Là, il emporta d'abord le château de Cartilatus, Carlat, sur les rebelles, et fut les assiéger dans la forteresse de Turenne où ils faisaient mine de résister. Mais, plus avisés, ces derniers en sortirent pour aller camper et s'éparpiller dans les forêts et sur les montagnes environnantes (1).
Aimon s'y maintint malgré tous les efforts des Francs. L'armée impériale se fondit pendant cette campagne d'automne et dans la guerre d'embuscades et de partisans qu'Aimon ou Aimenon dirigea contre elle. Les fièvres et les maladies la décimèrent encore; l'empereur en ramena les débris de Turenne à Poitiers. C'est alors peut-être qu'il en expulsa Aimenon.
Le château de Turenne était alors en Périgord ou en dépendait, ou bien il appartenait depuis 824, à ce chef rebelle ou à son père le comte Aimon Ier, dont la fille Aygane ou Aimenane, la sœur d'Aimenon, épousa le comte Radulf, depuis comte de Turenne (2).
(1) L'une de ces montagnes offrait un refuge presque impénétrable: c'est le mont appelé le Puy-d'Yssolu, devant Saint-Denis (Corrèze), qu'on croit être la célèbre forteresse gauloise , l’Uxellodunum de César. Cette position stratégique très-importante où l'on pourrait établir sur une grande échelle un camp retranché et faire un simulacre de siège en règle, se recommande à l'attention du Ministre de la Guerre, à raison de ses défenses et de ses ressources naturelles, comme des prairies immenses et des grands cours d'eau, qui s'étendent à ses pieds, devant ses vastes remparts de terre ou de maçonnerie antique, presque à pic du côté de la Dordogne, et devant ses flancs encore très-abrupts du côté de la voie ferrée. Un puits artésien y réussirait.
(2) Une fille de Radulf de Turenne et d'Aygane (fille d'Ayga, femme d'Aimon Ier, l’Aye des romans de chevalerie), abbesse de Sarrazac en Quercy, portait aussi ce même nom significatif d'Aimenane ou d'Emménane, c'est-à-dire, petite-fille et filleule d'Aimon Ier, ou filleule d'Aimon II ou Aimenon, son oncle maternel.
Ces détails historiques, en grande partie inédits, rétablissent ainsi la chaîne des temps et des faits.
Aimon II fut encore l'adversaire le plus puissant et le plus implacable de Charles le Chauve, singulièrement métamorphosé en Charlemagne dans tous les romans de chevalerie.
Aimon battit plusieurs fois les armées de ce roi; il .se maintint malgré lui comme comte de Périgueux et d'Angoulêrne depuis 863, année où mourut son frère Turpion, jusqu'en 866 où lui-même, grièvement blessé, périt après avoir combattu et tué Landry, comte de Saintes. En 893, son fils Adhémar reprit le comté de Poitiers, malgré le roi Eudes, son oncle, dont il avait un jour écrasé l'armée. Telle est l'histoire réelle et peu connue.
Etude historique de M. Charles Grellet-Balguerie par M. Angel Fayolle (RIBÉRAC, C. DELECROIX, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, Août 1881), Wikipedia (susceptible d'évoluer selon les recherches sur la noblesse du Haut Moyen Age) - 26 juillet 866 :
- Décès - Rancogne, 16274, Charente, Nouvelle-Aquitaine, FRANCE
-
Mariage (avec Bliheut DE TROYES)
dont
H Adalelme II de POITIERS, Comte de Troyes ca 840-894
F Imène de POITIERS ca 840
H Nivelung de BOURBON, Comte ca 855-
H Adémar de POITIERS ca 855-
H Nn de POITIERS