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Chimène DES ASTURIES ◉ Sosa : 816 035 371

Chimène DES ASTURIES

◉ Sosa : 816 035 371

  • Née le 30 juillet 1046
  • Décédée en 1116 - Burgos, Provincia de Burgos, Castille And León, SPAIN
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Événements

30 juillet 1046 :
Naissance
Chimène Diaz de Vivar (née D'Oviedo-Fernandez Des Asturies)
Doña Ximena Díaz (également orthographiée Jimena) était l'épouse d'El Cid de 1074 et le successeur de son mari à la tête de Valence de 1099 à 1102. Elle a eu trois enfants avec El Cid, et l'un d'eux est décédé avec leur père sur le champ de bataille.
Leurs filles Cristina et María se sont mariées toutes les deux dans la haute noblesse; Cristina à Ramiro, seigneur de Monzón, petit-fils de García Sánchez III de Navarre via un fils illégitime; María, d'abord (dit-on) à un prince d'Aragon (vraisemblablement le fils de Pierre I) et deuxième à Ramón Berenguer III, comte de Barcelone. Le fils d'El Cid, Diego Rodríguez, a été tué alors qu'il combattait les envahisseurs musulmans almoravides d'Afrique du Nord lors de la bataille de Consuegra (1097).

***
Jimena est la fille de Diego Fernández de Asturias (1010-1045), elle n'est pas, en revanche, la nièce du roi côté paternel.
Son grand-père, Fernando Flaínez est l'un des magnats de Léon les plus puissants de son temps. Il a été un gouverneur de la région du Douro, comte de Salamanca et de la ville du Léon, mais il n'est pas roi ou père de roi.
CHIMÈNE APRÈS CHIMÈNE - MARIE-FRANCE SCHMIDT

"Fréquemment séparés dans la vie, Chimène et Rodrigue reposent ensemble pour l'Eternité. Cependant,
au fil des neuf siècles écoulés depuis leur trépas, leurs tombeaux respectifs ont souvent changé de place. Chimène a d'abord rejoint son époux dans une niche pratiquée sur le côté droit du grand autel du monastère de San Pedro de Cardeña, les cercueils contenant les corps embaumés étant encadrés de chaque côté par un écusson et un étendard.La promesse faitepar Alphonse VI à sa cousine de tombeaux plus dignes pour elle et son époux ne s'est réalisée qu'en 1272, sous le règne d'Alphonse X le Sage, date à laquelle Chimène et Rodrigue ont quitté leur niche pour un emplacement proche du Grand Autel, côté Evangile.
Mais alors que le Cid a droit à un tombeau de pierre, et que des vers composés par le Campeador à sa propre gloire y sont gravés, Chimène repose dans unesépulture en bois située plus bas que celle de son mari, et celle qui a assumé seule le gouvernement de Valence ne bénéficie d'aucune épitaphe en son honneur !
En 1447, suite à la destruction de la vieille église romane, les corpsdu Cid et de Chimène sont transférés en face de
la sacristie, celui de Chimène étant placé plus bas que celui du Cid.

Il faut attendre le règne de Charles Quint, pour que l'Empereur rende justice à Chimène, dont la tombe est réunie à celle de son époux en 1541 au milieu de la Chapelle centrale. Le Siècle des Lumières reconnaît au Cid et à son épouse des mérites équivalents, puisque en 1735, leurs tombeaux rejoignent une chapelle, dédiée nominalement à Rodrigue, et implicitement à Chimène"
"Les mariages de leurs filles Cristina et María avec les héritiers de Navarre et de Catalogne constituent les noyaux d'illustres lignées.


Chimène Diaz ou Ximene (vers 1054 - vers 1115), connue en espagnol comme Doña Jimena épouse du Cid, était la fille du comte Lozano de Gormaz, issu des rois de Léon.

Biographie
Après avoir repoussé les Almoravides de Youssef Ibn Tachfin en 1093, le Cid devient roi de Valence et Chimène siège à ses côtés. Son époux meurt le 10 juillet 1099, et Chimène, désormais belle-mère du comte Raimond-Bérenger III de Barcelone, époux de leur fille María et farouche ennemi du Cid, gouverne alors tranquillement le royaume valencian. Les Almoravides reviennent cependant en 1102. Malgré tous ses efforts (la légende veut qu'elle ait placé le corps de son mari défunt sur son cheval Bavieca, et lui aurait mis son épée Tizona dans la main, ce qui est impossible, le Cid étant déjà mort depuis trois ans au retour des Berbères), elle ne peut défendre bien longtemps la ville qui tombe sous la coupe des Berbères et de Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides reprennent Valence le 5 mai 1102.
Le rôle que lui prête Corneille dans Le Cid est imaginaire.
Par sa fille Cristina, Chimène est la grand-mère du roi García V de Navarre dit le Restaurateur (règne 1134-1150) et l'ancêtre des rois de Navarre qui ont succédé à celui-ci. De fait, le Cid et Chimène sont les ascendants par les femmes de tous les rois de France et de Navarre qui n'ont pas régné de jure uxoris, les plus notables étant Henri IV et ses descendants.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chimène

Notes concernant l'union

Tragi-comédie de Pierre Corneille, représentée pour la première fois en 1637.
https://www.ralentirtravaux.com/lettres/textes/theatre/cid-I-1.php

Le sujet est tiré des Enfances du Cid (Las Mocedades del Cid) de l'Espagnol Guillén de Castro. Accueillie avec enthousiasme par le public à sa création en 1637, la pièce déclencha une polémique littéraire
("la Querelle du Cid").

Pour venger l'honneur de son père, le jeune et vaillant don Rodrigue (± le Cid ) doit tuer en duel le père de Chimène, sa fiancée ; celle-ci poursuit le meurtrier de sa vindicte filiale, sans cesser de l'aimer secrètement. Le roi et l'Infante (qui renonce à ses propres sentiments pour le Cid) mettent fin à l'impasse en donnant leur sanction au mariage. Mais avant de pouvoir convoler, le temps doit faire son oeuvre et les plaies se refermer, il faudra encore une année d'épreuve supplémentaire pour Rodrigue et de deuil privé pour Chimène.

Les accents vibrants d'un cruel dilemme
Dite "tragi-comédie" pour son dénouement heureux, le Cid est construit sur un débat entre les lois de l'honneur et les exigences de l'amour. Faut-il s'incliner devant les règles de la morale, de la politique et de la loyauté familiale, ou vivre selon sa passion ?
Ne pas respecter le code de l'honneur semble impossible, sauf si un acte d'héroïsme rachète un être qui a commis un crime ou une faute. C'est le cas de Rodrigue, à la fois coupable et sublime.
À son dilemme (se venger, c'est perdre Chimène ; ne pas se venger, c'est perdre la gloire, et donc aussi perdre Chimène) répond le dilemme de Chimène (aimer, c'est s'oublier ; haïr, c'est oublier la gloire de Rodrigue, et donc mépriser toute gloire).

L'oeuvre de Corneille est belle par son débat, par sa puissance romanesque, par sa vision d'une société renouvelée par la jeunesse et par la splendeur de ses vers. Le Cid a contribué à fixer la langue française alors en mutation. La liste est longue des vers de cette seule pièce que l'on cite encore plaisamment aujourd'hui. Corneille y a écrit certains des vers les plus populaires de notre littérature.

1637 Le Cid, pièce de P. Corneille, inspirée des Enfances du Cid, de Guillén de Castro,
accueillie avec enthousiasme par le public, mais critiquée par l'Académie,
sous prétexte que les règles de la tragédie n'y étaient pas respectées.

Morceaux choisis

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
(Acte I, scène 4, don Diègue).
Rodrigue, as-tu du coeur ?
(Acte I, scène 5, don Diègue).
va, cours, vole, et nous venge.
(Acte I, scène 5, don Diègue).
Percé jusques au fond du coeur
D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
[
Je demeure immobile et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
(Acte I, scène 6, don Rodrigue).
À moi, Comte, deux mots.
(Acte II, scène 2, don Rodrigue).
Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées
La valeur n'attend point le nombre des années.

(Acte II, scène 2, don Rodrigue).
Va, je ne te hais point.

(Acte III, scène 4, Chimène).
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort,
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port
(Acte IV, scène 3, don Rodrigue).
https://www.larousse.fr/encyclopedie/oeuvre/le_Cid/113636
18 juillet 1074 :
Mariage (avec Rodrigo Diaz DE VIVAR)
En récompense, Alphonse VI de Castille donne à Rodrigo Díaz de Bivar en mariage sa nièce.

Rodrigo Díaz de Bivar épouse a Palencia le 12 ou le19 juillet 1074 Xiemna Díaz de las Asturias, fille de Diègo Fernandez d'Oviédo et de Cristina Fernandez des Asturies. Leurs enfants sont :
Elvira ou Christine ou Cristina Díaz de Bivar ou de Vivar (1077-1119) qui épousera vers 1099 Ramiro II de Monzon,
Marie ou Maria de Bivar ou de Vivar (1085-1106) qui épousera en 1099 Raymond-Bérenger III de Barcelone.
1116 :
Décès - Burgos, Provincia de Burgos, Castille And León, SPAIN

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