🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Arnoul II ARDRES ◉ Sosa : 1 631 773 350
Parents
- Arnoul Ier ARDRES 1040-1093
- Mahaut MARQUISE 1040-1081
Union(s) et enfant(s)
-
Marié en 1110, Gent, 9000, Flandre Orientale, Flandre, BELGIQUE, avec
Gertrude DE GAND 1075-1137
dont
- Adeline ARDRES ~1110-~1176
Frères et sœurs
- Adéle ARDRES 1068-?
- Arnoul II ARDRES 1070-1139
- Geoffroi II ARDRES 1072-1139
Événements
- 1070 :
-
Naissance - Ardres, 62038, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE
formé en Normandie & en Angleterre à la Cour du Conquérant par faveur du comte Eustache de Boulogne (il reçoit des fiefs anglais à cette occasion), croisé avec Robert, comte de Flandres (1096) (perd les hommages de certains vassaux (L’Ecluse et Hennin ; favorise l’Abbaye d’Andres 1110 ; conflits armés avec les seigneurs de Balinghem, Fiennes et Manassès de Guines (siège d’Ardres repoussé de justesse) ; renforce et étend sa ville d’Ardres, fait édifier un donjon et logis très élaboré par Louis de Bourbourg, son architecte ; ramène d’Angleterre une attraction à Ardres : un ours)
ép. Gertude de Gand (ou d’Alost) (dot : Rodenberg et Ostberg et autres alleux & terres franches - entre’autres dans la Châtellenie de Bruges, Caternesse, Isendic et Wlendic ?) (soeur de Baudouin «Le Gros»,seigneur d’Alost (Aalst), rencontré & lié d’amitié, lors d’un tournoi dans le Tournaisis ; armes : «de sable au chef d’argent») (on lui a fait réputation d’avarice, de cupidité et de méchanceté envers ses sujets)
X, Y) liaisons avec ? (en Angleterre et Lotesse)
WIKIPEDIA
Arnould II d'Ardres, fils aîné du précédent, dit l'Ancien ou le Vieil, est seigneur d'Ardres de 1094 à 1138 (on dit également 111728). Le jeune Arnould II est introduit par Eustache, comte de Boulogne, auprès de Guillaume le Conquérant, l'accompagne dans son expédition d'Angleterre et y montre sa valeur. Il demeure en Angleterre de nombreuses années; nommé chef de la gendarmerie, il y reçoit de nombreuses terres. Rentré à Ardres, il recueille l'héritage paternel et laisse à son frère Geoffroi d'Ardres la terre de Marquise contre les biens de Geoffroi en Angleterre. Il doit alors amener à raison les seigneurs Eustache de Hénin, et Baudouin de l'Écluse qui refusent de lui rendre leurs devoirs13, et se retirent auprès de Robert II de Flandre pour relever de lui leurs terres27. En représailles, il prive de tous droits de franchise et réduit à l'état de serfs les personnes venues de ces lieux en sa ville d'Ardres29.
En 1094, il aurait succédé à son père en tant que sénéchal du Boulonnais30. En 1097, il fait partie des témoins d'une charte donnée par Manassès Ier de Guînes en faveur de l'abbaye Saint-Médard d'Andres31.
Arnould II, grand amateur de joutes et de tournois, brille dans les exercices militaires. Selon Lambert d'Ardres, il participe à la première croisade en 1096, y accompagne Robert II de Flandre et se distingue au siège d'Antioche. Au retour de la croisade, il souscrit plusieurs chartes au profit de l'abbaye Saint-Médard d'Andres où il est dénommé en 1110 « Arnoul d'Ardres le flamen29 », en raison de son aïeul Elbodon né en Flandre ou du fait que son père s'était rendu vassal du comte de Flandre.
Il a des différends avec les seigneurs voisins de Balinghem, de Fiennes, ces derniers reprenant les contestations déjà faites vis à vis d'Arnould Ier, à propos de la succession d'Ardres26. Ils font de fréquentes courses et ravages sur les sujets d'Arnould II. Celui-ci les affronte plusieurs fois jusqu'à ce que les parties acceptent de passer un accord29. Il affronte également le comte de Guînes Manassès , son véritable suzerain13 qu'il refuse de reconnaître comme tel. Manassès mène une guerre dure, contraint Arnould à se replier dans son donjon, brûle les maisons, l'église. Arnould réussit une sortie, repousse les gens de Guînes et les poursuit jusque dans leur ville. Une trêve est signée et Arnould en profite pour réparer et renforcer les fortifications de sa ville29, faisant en sorte que les maisons de la ville et la campagne proche soient protégées par la forteresse, renforcée de tours, de machines de guerre, entourée de grandes haies et buissons29.
En décembre 1127, Manassès, comte de Guînes, souscrit une charte, donnée au château de Tournehem, en présence d'Arnoul par laquelle il déclare que Guy d'Alembon renonce au droit de comté ou de justice qu'il avait sur les hôtes de Saint-Bertin à Audenfort, Clarques, Sainghem et Atecloke32.
Arnould II fait fortifier le village de Ferlinghem (actuelle commune de Brêmes), complète et améliore les défenses d'Ardres, et fait construire à l'intérieur du château d'Ardres une grande maison, pouvant rivaliser par son ampleur avec les plus belles maisons de Flandre avec une chapelle édifiée au lieu le plus haut13, un grand nombre de pièces, cabinets, greniers, celliers, par un architecte, dénommé Louis de Bourbourg, venu de Bourbourg29.
Les chroniqueurs ont mis l'accent sur sa dureté. Il aurait ramené d'un de ses séjours en Angleterre auprès du roi un ours de taille peu commune. Ses sujets appréciant de voir le spectacle de l'ours combattant avec des chiens offrent un pain de chaque fournée se cuisant dans les fours de la ville pour voir régulièrement le spectacle, notamment les jours de fête. Ce pain continuera d'être exigé par Arnould même après la mort de l'ours, on l'appellera le pain d'angoisse, ou encore le fournage de l'ours28.
Il épouse Gertrude d'Alost, sœur de Baudouin II de Gand dit le Gros, seigneur d'Alost, à la suite d'un tournoi où Arnould II s'illustre particulièrement. Elle reçoit en dot de son frère des terres dans la châtellenie de Bruges. Le retour à Ardres donne lieu à une réception solennelle par le peuple et le clergé, puis les noces sont célébrées avec de nombreuses réjouissances29.
Gertrude se montre aussi dure, qu'elle avait fière allure, que son mari. Blâmée pour son avarice, voulant augmenter son troupeau, elle se fait remettre un agneau par chacun de ses sujets. Une femme n'ayant rien que sept enfants et pas les moyens de les nourrir, propose d'en donner un pour qu'il soit nourri et élevé. Les gens de Gertrude ne le prirent pas, mais Gertrude se le fait remettre. Elle le fait nourrir et élever mais une fois adulte, elle le réduit en servage ainsi que toute sa descendance. De même, réduit-elle en servage des hommes libres ainsi que leurs enfants l'ayant accompagnée pour la servir jusqu'à ce que son fils Baudouin les affranchisse en les remettant à l'abbé de l'abbaye Notre-Dame-la-Capelle, sur la paroisse actuelle de Les Attaques33, à charge qu'eux et leurs descendants paient aux abbés du lieu chacun un denier de cens par an et 4 aux jours de leur noce et trépas29.
Affligée de la mort de son fils Manassès, Gertrude tombe malade et meurt. Arnould la suit peu de temps après en 1138. Les deux sont enterrés dans l'église d'Ardres13,29.
Descendance
Arnould II aura une nombreuse descendance, sept enfants légitimes et plusieurs illégitimes :
Arnould succède à son père sous le nom d'Arnould III d'Ardres.
Manassès d'Ardres, nommé et qualifié fils d'Arnould dans une charte de l'abbaye d'Andres, sera tué en Palestine et meurt avant son père29.
Baudouin d'Ardres sera seigneur d'Ardres après son frère aîné.
Hugues d'Ardres fut mis religieux par son père en l'abbaye de Saint-Bertin, père qui donna pour son entretien la terre de Rodelinghem en la seigneurie d'Ardres, don confirmé par Baudouin VII de Flandre, comte de Flandre en 1117.
Agnès d'Ardres, fille aînée, épouse Francon de Varneselle (sans doute Vormezeele). Elle en eut plusieurs fils et filles dont l'aîné Baudouin succèda à son père. Après la mort de sa mère, d'Arnould III et de Baudouin d'Ardres, il prétendit être l'héritier de la seigneurie d'Ardres. Il accepta cependant de reconnaitre qu'Adeline d'Ardres, sœur d'Arnould III et de Baudouin était une héritière plus légitime contre une somme d'argent
Adeline ou Adelvie d'Ardres sera dame d'Ardres après ses deux frères, morts sans descendance légitime. Elle épouse Arnoul de Markènes (Marck) dit de Colewide (situé sur Pihen-les-Guînes), qui sera le futur Arnould IV d'Ardres.
Alaise d'Ardres, restera sans alliance. Elle vécut au village de Welenes près de Tournehem. Son beau-frère Arnould de Marck assurera sa subsistance13,34.
Arnould II eut plusieurs enfants illégitimes dont trois nés en Angleterre à l'époque où il accompagnait Guillaume le Conquérant, deux d'entre eux , Élinant et Guillaume, méritèrent par leur valeur d'être faits chevaliers, le 3e mourut en Outremer, converti à l'Islam pendant une captivité35. Un de ses enfants illégitimes, Philippe d'Ardres, fut lui aussi réputé pour son habileté aux armes. Il fit la guerre aux enfants légitimes de son père en leur enlevant de grands butins en raison de leur refus de le reconnaitre comme parent de leur seigneur36.Source : Jacques HOSOTTE (jhosotte ) - 1110 :
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Mariage (avec Gertrude DE GAND) - Gent, 9000, Flandre Orientale, Flandre, BELGIQUE
dont
Femme sosa Adeline (Adelvie) D'ARDRES ca 1115
Homme Arnould III D'ARDRES †1145/
Homme Manassès D'ARDRES †1138
Homme Baudouin 1er D'ARDRES †1146
Homme Hugues D'ARDRES †1117/
Femme Agnès D'ARDRES †
Femme Alaise D'ARDRES †Source : Jacques HOSOTTE (jhosotte ) - 1139 :
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Décès - Ardres, 62038, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE
Source : Jacques HOSOTTE (jhosotte )