🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Hellin VILLERS AU TERTRE ◉ Sosa : 25 496 456
Parents
- Alleaume VILLERS AU TERTRE ~1177-?
- Ide DOUCY ~1186-?
Union(s) et enfant(s)
-
Avec
Isabeau BONDUES ~1220-1257
dont
- Hellin V VILLERS AU TERTRE ~1257-~1310
- Alleaume VILLERS AU TERTRE
Événements
- 1208 :
-
Naissance - Cambrai, 59122, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
La Maison de WavrinN 1 est une famille noble de l'ancien comté de Flandre, qui s'est éteinte à la fin du xve siècle.
Elle commence avec Thierry, fils de Roger seigneur de Wavrin en 1018, qui meurt en 1066 (cette seigneurie faisait partie de la Châtellenie de Lille dans la Flandre romane1) et par son petit fils Roger qui est qualifié en 1135 de dapifer (traduit par sénéchal), charge comtale que ses descendants se transmettront jusqu'en 1411.
La famille contemporaine de Wavrin de Villers-au-Tertre, d'ancienne extraction, s'est revendiquée comme en étant issue, elle en a repris le nom et les armes, changeant son patronyme De Sauchoy en De Villers-au-Tertre au xviie siècle, puis De Wavrin de Villers-au-Tertre à la fin du xviiie siècle, elle s'est éteinte en 20162.
Origine, noblesse Charles Duvivier indique un acte de donation à l'abbaye de Saint-Amand, rédigé entre 1018 et 1031 qui cite un Roger de Wavrin3.
À côté du chambellan et du connétable, des officiers apparaissent dans l'entourage des comtes de Flandre sous la désignation de dapifer, butivularius et pincerna, assimilées plus tard à celle de sénéchal.
Une charte de Robert comte de Flandre datée du 31 octobre 1089, a pour témoins " Radulfi camerarii, Rodberti pincernæ, Gerardi præstabularii, Galteri dapiferi,.. ", dont on ignore les lignages.
Dans une charte de donation datée de 1123, Charles comte de Flandres mentionne "Balduinus dapiferus meus et Balduinus filius Lethardi et uxor eius Gerberga"
Dans un acte de 1135, est mentionné Rogerus dapifer, identifié à Roger de Wavrin4.
La généalogie publiée en 1866 par Félix-Victor Goethals5 fait remonter la filiation continue à ce Roger, seigneur de Wavrin et de Malannoy, sous Thierry d'Alsace, de 1135 à 1166. Il indique que dans un acte de 1197, Baudouin, comte de Flandre et de Hainaut parle de Sibille de Wavrin, sa parente6.
Brassart cite une charte datée de 1177 dans laquelle Hellinus dapifer Flandrensis7 donne la propriété de Vaucelles, avec le consentement de sa femme Torsella et de son fils Philippe8. La Chronicon Hanoniense mentionne Hellin de Wavrin, sénéchal de Flandre9 parmi ceux qui sont morts en Palestine en 1191, au siège d'Acre.
Dans une charte d'émancipation de deux serfs, datée de 1193, on peut lire "Moi, Robert de Wavrin, seigneur de Lillers et sénéchal de Flandre, (...) avec la permission de Sibylle, ma femme bien-aimée, (...) également de mon très cher frère Hellin et de mes sœurs Hildrade, Marie et Ade, et de mes oncles Robert de Senghin et Goswin10".
Les Wavrin furent de toutes les grandes batailles du Moyen Âge, plusieurs y laissèrent la vie : 3e et 4e croisades (1189-1192 et 1202-1204), Bouvines (1214), Walcheren (1253), bataille des éperons d'or (1302), Crécy (1346), Othée (1408), Azincourt (1415).
Rattachement de la famille du Sauchoy, puis de Villers-au-Tertre Les membres de la famille contemporaine de Wavrin de Villers-au-Tertre éteinte en 2016, ont été connus avec le patronyme de De Villers, dit du Sauchoy, jusqu'à la fin du xvie siècle comme nobles bourgeois de Douai puis de Cambrai11. Antoine et Ponthus de Villers, dits du Sauchoy, frères, se sont alors revendiqués comme descendants d'un certain Alleaume, seigneur de Villers, conseiller du Comte de Hainaut, connu par son sceau en 1294, puis ils ont cru que ce dernier appartenait à la famille de Wavrin en raison de la ressemblance des armoiries. Certains de leurs descendants ont commencé à partir du xviie siècle à prendre le nom et les armes de Villers-au-Tertre, et à partir de la fin du xviiie siècle celui de barons de Wavrin et de Villers-au-Tertre, avec les armes pleines des Wavrin. Ces changements de nom ont été ratifiés en 1632 par le roi d'Espagne Philippe III pour Jean-Baptiste de Villers-au-Tertre fait chevalier du Saint-Empire, en 1764 pour Albert Antoine de Villers-au-Tertre créé marquis par le roi de France. En 1859, Charles-Frédéric de Wavrin Villers-au-Tertre est reconnu noble et fait comte "pour autant que de besoin"12 par le roi Léopold Ier13. Le caveau de sépulture de cette branche française des Wavrin-Villers-au-Tertre, situé à Cambrin et contenant une inscription commémorative, fait mention de certaines desdites personnes14.
Une étude de 1948 a dénombré plus de trente familles qui ont cherché à se rattacher aux Wavrin, le plus souvent sur la base d'une ressemblance de leurs armoiries. L'auteur y affirme sa conviction d'un rattachement des Villers-au-Tertre aux Wavrin. Selon lui, le père d'Aleaume, seigneur de Villers en 1294, ancêtre supposé de la famille du Sauchoy dont il a été question plus haut, pourrait être Mathieu d'Auby, dont on ne connaît pas les armes, mais qui se disait seigneur de Villers; il serait lui-même le fils cadet de Barthélémy, seigneur d'Auby, connu dès 1192 et jusqu'en 1227, dont on possède un sceau à l'écu en abîme, mais avec une bande brochant sur le tout, ce qui pourrait être indicatif d'une appartenance à la famille de Wavrin; mais, ajoute-t-il, "le rattachement généalogique est difficile, il existe en effet sept familles portant aux xiiie siècle et xive siècle le nom d'Auby"15.
Dans son ouvrage Anciennes familles de Belgique, Jean-François Houtart fait remonter de manière continue et prouvéeN 2 la famille de Villers-au-Tertre à Colard, seigneur de Sauchoy, et à son épouse Jeanne d'Auberchicourt, vivants en 1376. Il manque donc un siècle, soit environ trois générations, pour le relier à Aleaume, seigneur de Villers en 1294, dont le nom et les armes ont été repris au xviie siècle. Leur fils, Thomas du Sauchoy était bourgeois et échevin de Douai en 1432.
Hervé Douxchamps écrit en 2017 que « Les anciens - et même les nouveaux – généalogistes reconnaissent une communauté d’origine des Villers-au-Tertre avec l’antique Maison de Wavrin, d’autant plus que leurs armes paraissent une brisure de celles des sénéchaux de Flandre… Néanmoins, nul n’a jamais prouvé le point de jonction des Villers-au-Tertre sur le tronc des Wavrin16. ».
Héraldique Armes, blasons De Wavrin « D'azur à un écusson d'argent en abîme » Des contre-sceaux aux armes des Wavrin ont été conservés pour la lignée des aînés : Hellin (1177), Robert (1193), Hellin II (1214), Robert II (1235, 1259, 1269), Robert III (1293), Robert VII (1385, 1412), Walleran (1437)17. Les cadets brisaient leurs armes d'un lambel de 3 ou 5 pendants: Robert Ier Brunel (1286), Behort de Saint-Venant (1372) et également certains bâtards18.
Lors du tournoi voulu par Saint-Louis en 1238 à Compiègne à l'occasion du mariage de son frère Robert 1er d'Artois (qui porte les armes de France avec un lambel de gueule), avec Mahaut de Lorraine, on trouve dans la liste des trois cent trente-huit chevaliers qui y ont participé, et au septième rang des vingt-huit Flamands, n°211 « De Wavrain, sénéchal de Flandres, d'azur à l'écu d'argent ; H [eaume] aux l.[ambrequins] d'argent et d'azur ; cimier : une tête de licorne de sable bridée d'or »19 et au n°222 « Helius de Wavrain, comme au n°211 au lambel de gueule »20.
Elles ont été représentées dans la salle des Croisades du château de Versailles (N° 222) et en 1911 lors de la reconstitution à Compiègne à l'occasion des fêtes de Jehanne d'Arc du 28 mai au 5 juin 19112 De Wavrin (de) Villers-au-Tertre Alleaume, seigneur de Villers, conseiller du Comte de Hainaut (1294)21: sceau à l'écusson en abîme acc. de 11 billettes en orle (Sceaux de Flandre n°1715); Hellin, seigneur de Campiaus (1292)22 sceau à l'écusson en abîme acc. de 9 billettes en orle et au bâton en bande brochant (Sceaux de Flandre n°1716);
1859 De Wavrin Villers-au-Tertre 1859 « d'azur à un écusson d'argent en abîme, accompagné de onze billettes de même, rangées en orle. »23. Les armoiries reconnues aux Wavrin (de) Villers-au-Tertre par les lettres patentes belges en 1859 se décrivent comme suit : « d'azur à l'écusson d'argent, sommé de la couronne comtale du Royaume, tenants, deux sauvages de carnation appuyés sur leur massue, couronnés et ceints de feuilles de sinople ». Les armoiries françaises comportaient en plus un manteau de gueule sommé d'une couronne de marquis, ainsi que le cri et la devise[réf. nécessaire].Source : Dupuis LAURENT (dupuisl) - 1257 :
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Décès - Cambrai, 59122, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
Inhumé avec son épouse en l'église Saint-Géry de la dite cité