🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Eudes Ier DE FRANCE
Eudes Ier DE FRANCE
- Né en 860
- Décédé le 7 janvier 898 - La Fère, 02304, Aisne, Hauts-de-France, FRANCE
- Inhumé - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
- Roi des Francs 888-898, Comte de Paris et marquis de Neustrie (866-868 puis 886-888), Comte d'Anjou (-898)
Parents
- Robert IV DE HESBAYE 815-866
- Adélaide DE TOURS 805-866
Union(s) et enfant(s)
- Marié en 884, avec Theodrata DE TROYES 868-908
Frères et sœurs
- Richilde DE PARIS ~845-?
- Robert Ier DE FRANCE 860-923
- Eudes Ier DE FRANCE 860-898
- Adéle DE FRANCE
Demi-frères et demi-sœurs
- Pétronille D'AUXERRE 822-? (par Adélaide DE TOURS)
- Eve D'AUXERRE 830-877 (par Adélaide DE TOURS)
- Conrad II BOURGOGNE 835-~876 (par Adélaide DE TOURS)
Événements
- 860 :
-
Naissance
https://fr.wikipedia.org/wiki/Eudes_(roi_des_Francs)
Eudes (ca860-898) : comte de Paris, il s’illustre dans la défense de la ville contre les Normands en 886. Devenu duc des Francs, il est choisit par les Grands du royaume pour devenir le nouveau roi (de 888 à sa mort) : il est le premier roi élu depuis Clovis, mais n’omet pas de se faire couronner, à Compiègne puis à Reims. Le prestige des Carolingiens étant encore grand, ce n’est pas son fils mais Charles III qui lui succède. Eudes est inhumé à Saint-Denis, choix politique qui place les Robertiens dans une continuité légitime face aux Carolingiens.
Son petit-neveu sera Hugues Capet, fondateur des Capétiens.
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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2295
Comte de Paris, fils aîné de Robert le Fort, duc de France, il n’est point qualifié par ses contemporains du titre du duc, dont cependant il hérita après la mort de son père. Robert le Fort avait été un membre important de l’aristocratie franque, et était issu de la famille des Robertiens, qui donnera plus tard naissance à la dynastie capétienne. En 852, Charles le Chauve l’avait fait abbé laïque de Marmoutier, puis missi dominici des régions de Tours et d’Angers. Lorsque le souverain avait installé son fils Louis II le Bègue à la tête du comté du Mans, Robert s’était révolté et avait rejoint Louis le Germanique, frére de Charles le Chauve, avant d’accepter de se soumettre en 861, en échange du marquisat de Neustrie. Il eut dè lors en charge la lutte contre Bretons et Normands, et c’est au demeurant en combattant ces derniers à la bataille de Brissarthe (prés d’Angers) en 866, qu’il trouva la mort.
Eudes défendit vaillamment Paris durant le siège qu’il eut à soutenir contre les Normands en 885. Il l’abandonna un moment pour aller solliciter des secours auprès de l’empereur Charles le Gros, laissant en son absence le commandement de la place à Ebles, abbé de St-Germain-des-Prés. A son retour il traversa victorieusement les lignes ennemies ; mais le duc de Saxe qu’il avait devancé, et qui commandait le renfort obtenu, ayant été moins heureux, laissa, par sa défaite et sa mort, les Parisiens tristement déçus dans leur attente.
Quelque temps après, l’empereur n’arriva lui-même que pour traiter avec les Normands, à de honteuses conditions. En 888, les Français, les Neustriens et les Bourguignons, dans une assemblée générale des grands du royaume, qui suivit la mort de Charles le Gros, payèrent par le trône les services d’Eudes. Les Normands reparurent ; le nouveau roi répondit à la confiance de la nation, en gagnant sur ces barbares la bataille de Montfaucon.
A la guerre succéda la révolte : Eudes eut à combattre quelques seigneurs qui méconnaissaient son autorité ; il les vainquit, fit trancher la tête à leur chef, le comte Valtguire, et poursuivit les restes de leur parti jusqu’en Aquitaine. Son éloignement éveilla l’audace des amis du jeune Charles III, dit le Simple. Foulques, archevêque de Reims, et Hébert, conte de Vermandois, lui avaient mis une couronne sur la tête ; il fallut la défendre, et ils le firent par la fuite.
Eudes, après avoir forcé son faible compétiteur à se retirer en Bourgogne, consentit à composer avec lui. Le royaume fut partagé : la partie située entre le Rhin et la Seine cédée à Charles, et le reste conservé par Eudes, qui en jouit paisiblement jusqu’à sa mort, arrivée le 3 janvier 898 à La Fère (Aisne) ; son corps fut porté à Saint-Denis dans la sépulture des rois.
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Siège de Paris par les Vikings
Le 24 novembre 885, les Vikings, commandés par Sigefroi, sont sous les murs de Paris, où leur armée est évalue à 30 000 combattants.
Près de 700 drakkars couvrent 2 lieues de la Seine.
Paris a subit déjà 3 fois le pillage des hommes du nord sans recevoir assistance de Charles III le Gros.
La ville ne consiste encore que dans l'île de la cité, entourée de murailles flanquées de tours de distance en distance.
On n'y entre que par deux ponts : le Petit Pont et le Pont au change, chacun de ces ponts étant défendu par deux tours, à la place desquelles on bâtira dans la suite le grand et petit Châtelet.
Les Normands mettent le feu à la tour du petit Châtelet, et la détruisirent entièrement.
Après avoir tâché de combler les fossés de la tour du Grand Châtelet avec des fascines, avec des bœufs et des vaches qu'ils tuent exprès, ils égorgent une partie des prisonniers qu'ils avaient faits et jettent leur corps pour leur servir de pont.
Gozlin, évêque de Paris, saisi d'horreur et d'indignation, lance un javelot et tue un de ces barbares, que ses camarades jettent aussitôt avec les autres.
Mais les Viking ne peuvent se rendre maîtres de la tour.
Les Normands assiégent pour la quatrième fois Paris et se retranchent sur la rive droite de la Seine autour de Saint Germain l'Auxerrois, à l'emplacement actuel du Louvre.
Le siège dure une année et demie.
La ville résiste vaillamment.
Derrière les murailles romaines qu'ils ont relevées, les parisiens font preuve d'un courage inébranlable, malgré la famine et la contagion.
Ils ont à leur tête :
Eudes Ier de France, Comte de Paris et de Troyes, et
Gozlin ou Gauzlin, Abbé de Saint-Germain des Prés.
Sigefroi cherche à couper les vivres aux assiégés, en faisant enlever par sa cavalerie tout ce qui existait dans les environs.
Les Parisiens trompe la vigilance de ses soldats et se procure du pain.
Le comte Eudes Ier de France partage ses troupes en 3 corps, deux furent chargés de la défense des ponts.
Le troisième s'enferme avec lui dans la grande tour, bien décidé à mourir plutôt que de se rendre.
Sigefroi fait entasser à la base de la tour du bois, de la paille et y fait mettre le feu.
Il ne remarqué pas que le vent souffle du côté qui faisait face à ses soldats.
Les flammes viennent mordre les mantelets et tous ses ouvrages sont incendiés : Nombre de ses hommes périssent par le feu.
L'évêque Gozlin, suivi de son neveu et de Robert, sortent de la place et profitant de la confusion et de la terreur des Normands, se jettent sur eux et les poursuivent jusqu'aux portes de leur camp.
Les Normands demandent la destruction du pont qui les empêche de remonter en amont pour piller la Bourgogne.
D'accord avec l'évêque Gozlin et la population, Eudes Ier de France refuse.
L'évêque Gozlin, chaque jour, après avoir donné la bénédiction à son peuple, s'équipe d'un casque, d'un carquois, et d'une hache à sa ceinture.
Il plante une croix sur le rempart et combat à sa vue.
Il meurt de fatigue au milieu du siège.
Grossies par les pluies, les eaux de la Seine débordent et se ruent avec une telle impétuosité contre les piles du petit pont de bois communiquant avec la rive gauche.
Le pont s'écroule et la tour du Petit Châtelet se trouve isolée et cernée d'un côté par la Seine, de l'autre par les assiégeants.
A la vue de ce désastre, il s'élève de Paris un immense cri de douleur et de consternation que couvrent les chansons joyeuses des hommes du Nord.
Les défenseurs de la tour sont sommés de se rendre, mais ils rejettent cette proposition avec hauteur.
Ils ne sont que 12 : Ermenfride, Hervé, Eriland, Odoacre, Erwig, Arnold, Soties, Gozbert, Guy, Ardrade, Eynard et Goswin.
Ils soutiennent pendant plusieurs heures tous les efforts des assiégeants, qui, ne pouvant pénétrer par la brèche, entassent des monceaux de paille, de poix et de résine au pied de la tour et y mettent le feu.
Les douze braves, absorbés par les soins de la défense, ne peuvent arrêter les progrès de la flamme.
Ils se retirent sur le pont dont la première arche est restée debout et continuent la lutte.
Sûr l'autre rive, les Parisiens les encouragent du geste et de la voix et ils se voient dans l'impossibilité de les secourir.
Cette poignée d'hommes finit par succomber sous le nombre de ses adversaires.
Onze périrent.
Hervé, est fait prisonnier par les Normands, qui le prennent pour un grand seigneur espérant en tirer une rançon.
Mais il s'échappe de leurs mains, saute sur une épée et vend chèrement sa vie.
La tour fut complètement rasée."
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http://www.histoire-france-web.fr/roiscaro/eudes.htm
Eudes comte de Paris , est le fils de Robert le Fort qui avait été chargé par Charles le Chauve de défendre la Neustrie contre les Vikings (mort en 866 au combat contre les Normands) . Il ne fait pas partie de la famille carolingienne, il appartient aux Robertiens, famille qui sera à l' origine des Capétiens. Mais nous l'introduisons dans cette suite dans un souci de continuité.
Eudes s'illustre dans la défense de Paris ( voir ci-dessous) assiégé par les Normands en 885/86 sans toutefois réussir à faire lever le siège Charles le gros qui a fui devant les Normands doit finalement acheter leur départ.
Les Normands de Flandres descendent jusqu'à Beauvais qu'ils incendient.
Devant la faiblesse de Charles le Gros tant en France qu'en Germanie celui-ci est déposé par la diète de Tibur en 887
La majorité des Nobles de Neustrie, de Francie et de Bourgogne réunis à Compiègne le 15 février 888 choisissent Eudes comme souverain . I l est couronné par l'archevêque de Sens au détriment de Charles le Simple dernier héritier de Louis 2 le Bègue qui n'a alors que 9ans.
Son règne marque le début d'une longue guerre entre Robertiens et Carolingiens qui durera un siècle.
Eudes doit continuer la lutte contre les Normands qu'il vaincra en 888 à Montfaucon en Argonne mais il sera à son tour vaincu en 891.
Mais Eudes apparaît un peu comme usurpateur d'autant plus que l'archevêque de Reims, Foulques, se rallie à Charles le simple. et le couronne roi en 893 , il a 14 ans . Après 3 années de lutte entre les deux "rois", en 897 Eudes cherche à apaiser le pays , il fait de Charles le simple son héritier et conclut des accords avec les Normands, il les autorise à hiverner sur la Loire.
Eudes meurt en 898 et laisse le royaume aux Carolingiens.
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LA DÉFENSE DE PARIS
Les envahisseurs normands (ouvrir le document) qui assiégèrent Paris sous le commandement de leur chef Sigefried étaient forts de 700 vaisseaux à voiles et 30 000 hommes (chiffres sujets à caution) , ils couvraient la Seine sur plus de 2 lieues (8km environ).
A cette époque Paris se réduisait à l' île de la Cité reliée par deux ponts fortifiés aux deux rives du fleuves chacun protégé par une tour. Les Normands demandaient la possibilité de remonter la Seine moyennant quoi ils épargneraient Paris. L'évêque Gozlin répondit par la négative. Les ponts étaient imprenables.
Le 24 novembre 885 les Normands installèrent leur camp sur un emplacement inoccupé qui plus tard deviendra la place du Louvre(*) et commencèrent le siège de Paris . Paris résista , ils essayèrent de combler les fossés qui protégeaient les tours avec tout ce qui leur tombait sous la main en désespoir de cause ils égorgèrent les troupeaux et les prisonniers jetant les cadavres dans les fossés. Ils attaquèrent chaque jour pendant 13 mois. Finalement l'Empereur Charles le Gros intervint mais il n'osât pas s'engager dans la bataille et négocia le départ des Normands, les autorisant à des pillages en amont (peut-être pour punir des populations qui lui étaient hostiles) jusqu'au printemps où ils percevront leur tribut en se retirant . Cependant ils durent semble-t-il traîner leurs barques sur la terre ferme pour contourner Paris.
(*) On suppose que le mot Louvre vient du mot saxon Lower ou Leovar qui signifie habitation fortifiée qui serait resté après l'établissement du camp retranché des Normands de 885 - 884 :
- Mariage (avec Theodrata DE TROYES)
- 7 janvier 898 :
- Décès - La Fère, 02304, Aisne, Hauts-de-France, FRANCE
-
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Tombeau détruit sous la Révolution
Il meurt en 898 à La Fère, et est inhumé à Saint-Denis21. En 996, son petit-neveu, Hugues Capet fut inhumé à ses côtés et en 1263, Louis IX décida d'un programme visant à réaliser des monuments funéraires pour marquer le rôle de nécropole royale dévolue à l'abbaye de Saint-Denis. Il commanda une série de quatorze mausolées ornés de gisants pour recouvrir les restes des derniers carolingiens ainsi que les premiers capétiens. Parmi les tombeaux commandés figuraient ceux de Eudes et Hugues Capet. Ceux-ci se trouvaient à la croisée du transept à côté de l'autel matutinal et derrière les tombeaux de Robert II le Pieux et de Constance d'Arles.
En août 1793, ils furent parmi les premiers tombeaux détruits par ordre de la Convention lors de l'épisode de la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis. Les deux gisants d'Eudes et Hugues disparurent en même temps que celui du roi Dagobert Ier. De ces tombeaux, seul un dessin de l'historien et collectionneur François Roger de Gaignières est conservé à la Bibliothèque nationale de France.