🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Teuteberge AURILLAC ◉ Sosa : 3 750 366 901
Parents
- Géraud AURILLAC ~855-909
- ? ?
Union(s) et enfant(s)
-
Mariée en 915, avec
Hildegaire Ier DE LIMOGES 892-943
dont
- Adhémar DE BROSSE ~910-?
- Géraud Ier DE LIMOGES 916-991
- Foulques Ier DE LIMOGES †~923
Événements
- 895 :
-
Naissance - Aurillac, 15014, Cantal, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
ou Adalatrude
Le père de Tetberge d'Aurillac est sujet à débats. Certaines généalogies lui donnent Saint Géraud pour père. Saint Géraud n'est pas marié selon les biographies, bien que saint laïc. Dans la Vie de Saint Géraud, par Odon de Cluny, seul texte contemporain de Géraud qui donne des indications sur sa famille, Géraud n'a qu'une seule soeur (et aucun frère). - 915 :
-
Mariage (avec Hildegaire Ier DE LIMOGES)
dont
H sosa Adhémar DE BROSSE ca 910 Marié avec sosa Milesendis DU MAINE ca 910
H sosa Géraud Ier DE LIMOGES ca 913-ca 986 Marié avec sosa Rothilde DE BROSSE ca 932-ca 986
VICOMTES DE LIMOGES.
Il peut être d'abord de quelque intérêt de rechercher ce qu'étaient les vicomtes en général, dans quel pays et dans quel temps ils ont pris naissance. Le premier auteur qui ait abordé cette question est le savant Marca. D'après lui les vicomtes ne sont autre-chose que ces vicaires des comtes que l'on voit figurer dans les lois salique, lombarde, etc. Il suppose qu'il y avait deux sortes de vicaires: les vicaires généraux qui administraient tout un comté, et qui ont donné naissance aux grandes vicomtes et les vicaires des bourgades dont parle Grégoire de Tours, qui parfois aussi avaient le nom de vicomtes et ont été l'origine des vicomtes ne possédant que des fractions d'un ancien comté. (Histoire du Béarn page 269 et suiv., Marca Hispan. page 254 et suiv.) D'autres écrivains font une légère distinction entre vicomtes et vicaires. En effet on trouve dans les chartes côté à côté des personnes portant le titre de vicomte, d'autres celui de vicaire, Dans les actes émanés des rois les vicomtes figurent toujours avant les vicaires. C'est en France, probablement dans le Midi ou dans la vallée du Rhône, que le nom de vicecomes fut d'abord employé. Il fut en usage presque à la même époque dans la marche d'Espagne, il n'apparut qu'un peu posté- rieurement en Italie, et ne fut presque pas usité en Allemagne.
La plupart des vicomtes sont devenus héréditaires presque dès leur apparition. C'est là, ce qui leur a permis de se rendre indépendants.
Il est en effet hors de doute qu'il existait en Limoges en 884 un Vicomte du nom de Hildegaire dont le père avait été Vicomte avant lui. Cela nous est prouvé par deux chartes. Dans la première Hugues, abbé de Saint-Martin de Tours, concède en précaire à Hildegaire, Lemovicinorum vicecomes, et à sa femme Tetberge la ville de Brugo- lium (voir: pièce justificative, N° 4). Dans la seconde, ce même Hildegaire donne à l'église de Limoges, pour le repos de l'âme de son père, le vicomte Aldebert, le lieu de Cavaliac qui avait été concédé à Aldebert par l'empereur Charles le Chauve en 876 (voir: pièce justificative, N<> 1). H est très probable que la création des vicomtes de Limoges est le fait du comte Eudes. Comme il ne devint comte qu'en 876, et que la première mention que l'on trouve d'Aldebert est de 876, il est presque certain qu'Aldebert fut le premier vicomte de Limoges. On a vu que le premier vicomte dont il soit question dans les chartes est Aldebert. Il est mentionné avec le titre de vicomte dans une donation que son fils Hilde- gaire fit à la cathédrale de Limoges en 914 (voir: pièce justificative, N° 3). Cette donation est d'une grande importance, d'abord parce que c'est le seul acte connu où Aldebert soit qualifié de vicomte; en second lieu, parce qu'elle nous fait connaître le nom de sa femme Adaltrude, et qu'elle est aujourd'hui la seule preuve certaine qu'Hildegaire ait été son fils. Les biens dont il est question, dans cette donation, sont situés dans la vicairie de Limoges. Le principal est l'alleu de Cavaliacus, qu'Hildegaire avait reçu en héritage de son père, et qu'Aldebert tenait du roi Charles le Chauve. Cet alleu lui avait été donné en 876, par un acte qui nous a été conservé. Le dernier document dans lequel Hildegaire figure est l'acte de fondation de l'abbaye dé Chantelle en Bourbonnais, le 26 mars 937 (voir: Besly, Histoire des comtes de Poitou). Il est probable qu'Hildegaire mourut peu après, c'est à dire vers 940. Baluze a trouvé dans le Cartulaire de Tulle deux actes qui parlent d'un vicomte de Foucher. Ils sont, l'un de l'année 948, l'autre d'une date inconnue, mais voi- sine de celle-là. Or, c'est précisément l'époque où vient de disparaître Hildegaire. Il est vrai que Foucher est nommé Vicecomes de Ségur, tandis qu'Hildegaire se nommait Vice- comes Lemovicensis. Mais Baluze a justement fait remarquer que l'on ne devait pas attacher d'importance à ces qualificatifs, parcequ'à cette époque le titre de vicomte était attaché à la personne et non à la terre Le titre de vicomte, de Ségur prouve que Foucher possédait le château de Ségur; il ne peut empêcher de voir en lui un Vicomte de Limoges. (Vice- comitum dignitas non erat par illas tempestates affixa loco, sed personae tributa .... Fulcherius Vicecomes Lemovicensis .... vocatur in quadam charta Tutelesensi Vicecomes Segurensis, quia erat dominus castri Segurensis. Hist. Tutel. page l7.) Adémar, dit de Ségur, est probablement le fils de Foucher et son successeur. On a, pour donner à Adémar le titre de vicomte de Limoges, des raisons bien décisives. 1° la charte de la fondation de l'abbaye d'Userche le nomme formellement Vicecomes Lemovicensis (voir: Histoire, Tutel. app. col. 852). 2° Sur plusieurs chartes dans les- quelles le vicomte Guy, son gendre, le nomme antecessor noster. (Voir: Extr. du Cart. d'Userche
Donation de divers biens à l'abbaye d'Userche par le vicomte Guy Hanc itaque novellae
plantalionis, coram testibus, propriis manibus libenter volumus firmari, tarn pro animabus nostris quam pro animabus filiorum nostrorum, sed et pro anima antecessoris nostri Ademari vicecomitis, qui ante nos quamdam donationem fecerat loco Usercensi, ex ipsius loci rébus adjacentibus, cum voluntate et actione conjugis suae Milisendae petente et hortante honorabili viro quondam Arberto et uxorc ejus inclita Adalaide.) Il paraît donc très probable que le vicomte Foucher était le fils aîné d'Hildegaire. Après lui la vicomte de Limoges passa à son fils Adémar. Celui-ci étant mort sans enfants mâles, ses biens retournèrent à son oncle Géraud, et, pour éviter probablement que sa fille Emma ne portât à une autre famille des droits sur la Vicomte, on l'unit en mariage à son cousin Guy, fils de Géraud. Outre les vicomtes de Limoges il existait dès le douzième siècle dans le Limousin, dans le Rouergue et dans la Guienne (châtellenie de Rauzun en Bazadois) plusieurs familles portant le nom de Ségur, dont l'existence est constatée par des chartes des Abbayes d'Userche, de Dalan et de la Sauve Majeure. C'est de celle qui était établie dans la châtellenie de Rauzun qu'il sera question dans cet ouvrage; les autres familles portant le nom de Ségur se fondirent, l'une en 1281 dans la maison d'Escors, l'autre dans la maison de Bruzac par le mariage d'Assalide de Ségur avec le seigneur de Bruzac. qualifié de vicomte; en second lieu, parce qu'elle nous fait connaître le nom de sa femme Adaltrude, et qu'elle est aujourd'hui la seule preuve certaine qu'Hildegaire ait été son fils. Les biens dont il est question, dans cette donation, sont situés dans la vicairie de Limoges. Le principal est l'alleu de Cavaliacus, qu'Hildegaire avait reçu en héritage de son père, et qu'Aldebert tenait du roi Charles le Chauve. Cet alleu lui avait été donné en 876, par un acte qui nous a été conservé. Le dernier document dans lequel Hildegaire figure est l'acte de fondation de l'abbaye dé Chantelle en Bourbonnais, le 26 mars 937 (voir: Besly, Histoire des comtes de Poitou). Il est probable qu'Hildegaire mourut peu après, c'est à dire vers 940. Baluze a trouvé dans le Cartulaire de Tulle deux actes qui parlent d'un vicomte de Foucher. Ils sont, l'un de l'année 948, l'autre d'une date inconnue, mais voi- sine de celle-là. Or, c'est précisément l'époque où vient de disparaître Hildegaire. Il est vrai que Foucher est nommé Vicecomes de Ségur, tandis qu'Hildegaire se nommait Vice- comes Lemovicensis. Mais Baluze a justement fait remarquer que l'on ne devait pas attacher d'importance à ces qualificatifs, parcequ'à cette époque le titre de vicomte était attaché à la personne et non à la terre Le titre de vicomte, de Ségur prouve que Foucher possédait le château de Ségur; il ne peut empêcher de voir en lui un Vicomte de Limoges. (Vice- comitum dignitas non erat par illas tempestates affixa loco, sed personae tributa .... Fulcherius Vicecomes Lemovicensis .... vocatur in quadam charta Tutelesensi Vicecomes Segurensis, quia erat dominus castri Segurensis. Hist. Tutel. page l7.) Adémar, dit de Ségur, est probablement le fils de Foucher et son successeur. On a, pour donner à Adémar le titre de vicomte de Limoges, des raisons bien décisives. 1° la charte de la fondation de l'abbaye d'Userche le nomme formellement Vicecomes Lemovicensis (voir: Histoire, Tutel. app. col. 852). 2° Sur plusieurs chartes dans les- quelles le vicomte Guy, son gendre, le nomme antecessor noster. (Voir: Extr. du Cart. d'Userche
Donation de divers biens à l'abbaye d'Userche par le vicomte Guy Hanc itaque novellae
plantalionis, coram testibus, propriis manibus libenter volumus firmari, tarn pro animabus nostris quam pro animabus filiorum nostrorum, sed et pro anima antecessoris nostri Ademari vicecomitis, qui ante nos quamdam donationem fecerat loco Usercensi, ex ipsius loci rébus adjacentibus, cum voluntate et actione conjugis suae Milisendae petente et hortante honorabili viro quondam Arberto et uxorc ejus inclita Adalaide.) Il paraît donc très probable que le vicomte Foucher était le fils aîné d'Hildegaire. Après lui la vicomte de Limoges passa à son fils Adémar. Celui-ci étant mort sans enfants mâles, ses biens retournèrent à son oncle Géraud, et, pour éviter probablement que sa fille Emma ne portât à une autre famille des droits sur la Vicomte, on l'unit en mariage à son cousin Guy, fils de Géraud. Outre les vicomtes de Limoges il existait dès le douzième siècle dans le Limousin, dans le Rouergue et dans la Guienne (châtellenie de Rauzun en Bazadois) plusieurs familles portant le nom de Ségur, dont l'existence est constatée par des chartes des Abbayes d'Userche, de Dalan et de la Sauve Majeure. C'est de celle qui était établie dans la châtellenie de Rauzun qu'il sera question dans cet ouvrage; les autres familles portant le nom de Ségur se fondirent, l'une en 1281 dans la maison d'Escors, l'autre dans la maison de Bruzac par le mariage d'Assalide de Ségur avec le seigneur de Bruzac. qualifié de vicomte; en second lieu, parce qu'elle nous fait connaître le nom de sa femme Adaltrude, et qu'elle est aujourd'hui la seule preuve certaine qu'Hildegaire ait été son fils. Les biens dont il est question, dans cette donation, sont situés dans la vicairie de Limoges. Le principal est l'alleu de Cavaliacus, qu'Hildegaire avait reçu en héritage de son père, et qu'Aldebert tenait du roi Charles le Chauve. Cet alleu lui avait été donné en 876, par un acte qui nous a été conservé. Le dernier document dans lequel Hildegaire figure est l'acte de fondation de l'abbaye dé Chantelle en Bourbonnais, le 26 mars 937 (voir: Besly, Histoire des comtes de Poitou). Il est probable qu'Hildegaire mourut peu après, c'est à dire vers 940. Baluze a trouvé dans le Cartulaire de Tulle deux actes qui parlent d'un vicomte de Foucher. Ils sont, l'un de l'année 948, l'autre d'une date inconnue, mais voi- sine de celle-là. Or, c'est précisément l'époque où vient de disparaître Hildegaire. Il est vrai que Foucher est nommé Vicecomes de Ségur, tandis qu'Hildegaire se nommait Vice- comes Lemovicensis. Mais Baluze a justement fait remarquer que l'on ne devait pas attacher d'importance à ces qualificatifs, parcequ'à cette époque le titre de vicomte était attaché à la personne et non à la terre Le titre de vicomte, de Ségur prouve que Foucher possédait le château de Ségur; il ne peut empêcher de voir en lui un Vicomte de Limoges. (Vice- comitum dignitas non erat par illas tempestates affixa loco, sed personae tributa .... Fulcherius Vicecomes Lemovicensis .... vocatur in quadam charta Tutelesensi Vicecomes Segurensis, quia erat dominus castri Segurensis. Hist. Tutel. page l7.) Adémar, dit de Ségur, est probablement le fils de Foucher et son successeur. On a, pour donner à Adémar le titre de vicomte de Limoges, des raisons bien décisives. 1° la charte de la fondation de l'abbaye d'Userche le nomme formellement Vicecomes Lemovicensis (voir: Histoire, Tutel. app. col. 852). 2° Sur plusieurs chartes dans les- quelles le vicomte Guy, son gendre, le nomme antecessor noster. (Voir: Extr. du Cart. d'Userche
Donation de divers biens à l'abbaye d'Userche par le vicomte Guy Hanc itaque novellae
plantalionis, coram testibus, propriis manibus libenter volumus firmari, tarn pro animabus nostris quam pro animabus filiorum nostrorum, sed et pro anima antecessoris nostri Ademari vicecomitis, qui ante nos quamdam donationem fecerat loco Usercensi, ex ipsius loci rébus adjacentibus, cum voluntate et actione conjugis suae Milisendae petente et hortante honorabili viro quondam Arberto et uxorc ejus inclita Adalaide.) Il paraît donc très probable que le vicomte Foucher était le fils aîné d'Hildegaire. Après lui la vicomte de Limoges passa à son fils Adémar. Celui-ci étant mort sans enfants mâles, ses biens retournèrent à son oncle Géraud, et, pour éviter probablement que sa fille Emma ne portât à une autre famille des droits sur la Vicomte, on l'unit en mariage à son cousin Guy, fils de Géraud. Outre les vicomtes de Limoges il existait dès le douzième siècle dans le Limousin, dans le Rouergue et dans la Guienne (châtellenie de Rauzun en Bazadois) plusieurs familles portant le nom de Ségur, dont l'existence est constatée par des chartes des Abbayes d'Userche, de Dalan et de la Sauve Majeure. C'est de celle qui était établie dans la châtellenie de Rauzun qu'il sera question dans cet ouvrage; les autres familles portant le nom de Ségur se fondirent, l'une en 1281 dans la maison d'Escors, l'autre dans la maison de Bruzac par le mariage d'Assalide de Ségur avec le seigneur de Bruzac. HISTOIRE
DE LA MAISON DE SEGUR
DES SON ORIGINE 876.
MARQUIS, COMTES ET VICOMTES DE SÉGUR EN LIMOUSIN, EN GUIENNE, EN PÉRIGORD, EN L'ILE DE FRANCE, EN CHAMPAGNE, EN AUTRICHE ET
EN HONGRIE.
PAR LE
COMTE VICTOR DE SÉGUR-CABANAC
PROFESSEUR AU LYCEE DE JEUNES FILLES ET LECTEUR À L'ECOLE POLYTECHNIQUE
BRÜNN 1908.
Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5680069n.texteImage - 943 :
- Décès