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Hildegaire Ier DE LIMOGES ◉ Sosa : 3 750 366 900

Hildegaire Ier DE LIMOGES

◉ Sosa : 3 750 366 900

  • Né en 892
  • Décédé en 943
  • Vicomte de Limoges (914-943)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

892 :
Naissance
914 : Donation au chapitre cathédral de Limoges
pour le repos de son âme, celle de ses parents défunts, le vicomte Audebert et Adaltrude ainsi que celle son son cousin l'abbé Petronius
Sources: Recueil des actes des vicomtes de Limoges, Xe-XIVe siècle Par Vincent Roblin
vers 915 : Mariage (avec Thelberge, Tetberga d'AURILLAC)
entre 943 et 950 : Donation à Saint-Martial de Limoges
avec son épouse Tetberge et leurs enfants, donnent plusieurs manses dans la viguerie de Meuzac
Sources: Recueil des actes des vicomtes de Limoges, Xe-XIVe siècle Par Vincent Roblin
entre 943 et 950 : Donation à l'église Saint-Cybard d'Angoulême
avec son épouse Tetberge, donne l'église Saint-Pierre de Neuillac
Sources: Recueil des actes des vicomtes de Limoges, Xe-XIVe siècle Par Vincent Roblin

ÉTUDE SUR LES COMTES ET VICOMTES DE LIMOGES ANTÉRIEURS A L'A N lOOO par R. DE L'ASTEYRIE :
Rappelons d'abord cet acte de 884, sur lequel nous sommes revenus si souvent. C'est une concession à titre de précaire,
comme on en trouve un assez grand nombre au x* siècle. Hildegaire et sa femme Tetberga détenaient un bien qui avait
jadis été soustrait à saint Martin de Tours. Ils le donnent en toute propriété à l'abbaye, et se le font rendre avec une autre
terre, à charge de payer chaque année, à la Saint-Martin d'hiver, une rente de dix sous. Nous trouvons ensuite, en 914, cette importante donation à l'église de Limoges, qui nous a permis d'établir la filiation d'Aldebert et d'Hildegaire. Outre son père et sa mère, Hildegaire nomme un sien cousin, consobrinus, l'abbé Pétrone, qui ne figure dans aucune liste d'abbés du Limousin. Son nom revient dans plusieurs chartes de l'église de Limoges dont il paraît avoir gouverné les chanoines. C'est comme représentant du chapitre qu'il aocepte plusieurs donations, notamment celle de la terre de Rofiniac dans les environs d'Yssandon, donation qui fut faite par En 922, Hildegaire sert de témoin dans un acte du même genre fait par Landry et sa femme Hdia en faveur de l'église de Limoges. En 927, il assiste à un plaid tenu à Poitiers par le comte Ebles, son suzerain. L'abbaye de Saint-Maixent réclamait un bien situé aux environs de Melle, dont s'étaient emparés deux individus nommés Godobaldus et Errnernbertus. Le comte de Poitiers, d'accord avec ses optimates le vicomte Aimery de Thouars, le vicomte Hildegaire de Limoges, et le vicomte Savary de Thouars, père d'Aimery, se prononça en faveur de l'abbaye. Cette charte est importante en ce qu'elle montre que les Vicomtes de Limoges devaient à cette époque le service de cour aux Comtes de Limoges. En 934, Hildegaire figure comme témoin dans la donation que Blatilde fit à Saint-Etienne. C'est probablement à la même date qu'il faut rapporter l'acte important de l'évêque Turpion en faveur de Saint-Augustin lès Limoges, acte auquel Hildegaire donne son consentement en même temps que les parents de Turpion. Les personnages nommés avec Hildegaire sont Renaud, vicomte d'Aubusson, frère de l'évêque Turpion ; Archambaud, seigneur de Comborn, et le vicomte Adémar, abbé laïque de Saint-Martin de Tulle ?. Cet acte , comme nous l'avons dit plus haut, donne à penser qu'un lien de parenté étroit devait unir Hildegaire à la famille d'Aubusson, puisqu'il est nommé avant le propre frère de Turpion !. Le dernier document dans lequel Hildegaire figure est l'acte de fondation de l'abbaye de Chantelle en Bourbonnais, le 26 mars 937. Il est probable qu'Hildegaire mourut peu après, c'est-à-dire vers 940. Il devait être âgé d'au moins soixante-quinze ans, et portait le titre de vicomte depuis plus de cinquante-six ans.

http://books.google.fr/books?id=vU-ZIykCHNQC&pg=PA145&lpg=PA145&dq=Hildegaire+de+LIMOGES&source=bl&ots=pSuArDmP-2&sig=rcXxIhAbvUt7t0FutsapnJRf4N8&hl=fr&sa=X&ei=AjwqUtrfN4KQtQbKwoCoBQ&ved=0CGYQ6AEwCQ#v=onepage&q=Hildegaire%20de%20LIMOGES&f=false

II. II est fait mention du Vicomte Edelbert & d'Aletrude fa femme, dans !a donation du lieu de Cavaillac ou Cavillac en la Vicomté de Limoges à l'Eglife de saint Eltienne Cathédrale de Limoges, par le Vicomte Hildegaire leur fils, pour le salut de leurs ames. Turpio Evefque de Limoges qui y est nommé , ayant tenu le siège depuis l'an 914. jusques aprés l'an 940, on ne peut dire autre chose , sinon qu'Edelbert vivoit l'an 900 & que depuis l'an 914. Hildegaire son fils luy succéda.
III. Hildegaire Vicomte de Limoges mentionné cy-devant, est encore nommé dans un autre titre du mesme Evefque Turpio , qui est aussì sans date selon la coutume du temps , pour la donation qu'il fit à son Eglise, du lieu nommé la Bachelerie ... II avoit succédé à son père devant l'an 918. auquel se rapporte une Chartre de Landry & Ildia sa femme , qui au mois de Novembre, ì'an 25 du Règne de Charles le simple, donnèrent un Maz dans l'étenduede la Vicomté de Limoges à la mefme Eglise , du consentement du Vicomte Hildegaire. Il vivoit encore l'an 936 au mois d'Aoust, l'année 12 du Règne de Raoul, qu'il souscrivit à la donation faite au Chapitre de Limoges par une Dame nommée Blactide.
Memoires:
Illustrez et augmentez de plusieurs commentaires & manuscrts, tant lettres, instructions, traitez, qu'autres pieces secrette & originales, servans à donner la verité de l'histoire des regnes de François II. Charles IX. & Henry III. & de la regence & du gouvernement de Catherine de Medicis, Volume 3 (Livre numérique Google)
http://books.google.fr/books?id=DSAhAQAAMAAJ&pg=PA215&dq=Hildegaire+de+LIMOGES&hl=fr&sa=X&ei=8j0qUqjlIoqA7QaLpoCYDw&ved=0CDoQ6AEwAQ#v=onepage&q=Hildegaire%20de%20LIMOGES&f=false

***
914-943 : Hildegaire Ier de Limoges3 (892-†943), 3ième Vicomte de Limoges.

Fils d’Hildebert de Limoges et de Dame d’Aurillac. Il épouse en 915, dame Thetberge d’Aurillac (ou de Bourges) (895-†943), fille du comte Géraud d’Aurillac (856-†909). De cette union ils eurent 3 enfants connus :

+ 1. Géraud Ier, 4ième vicomte de Limoges (892-†988).

+ 2 Rothilde de Limoges, mariée en 959 à Archambaud I le Franc de Bourbon (930-†988), de la 1ière dynastie des Bourbon (1 fils connu, Archambaud II (959-†1034)).

+ 3. Renaud de Limoges, aucune source sur ce personnage, mort jeune ?

La suite n’est pas vérifiable :

+ 4 Hildebert II de limoges, Abbé de Saint-Pierre.

+ 5 Adaltrude de Limoges, mariée à Ebles de Thouars ou 3ième épouse d’Hildebert de Limoges ou tout simplement fille d’Hildebert.
3 Dans les différentes sources consultées (de 1810 à aujourd’hui), nous avons souvent une confusion entre les différents enfants d’Hildebert I et de son fils Hildegaire. Seul une lecture des sources originelles nous permettrait d’éclaircir ces divers points litigieux. Confusion entre Hélie de Limoges (ou comte de la Marche) et un certain Sulpice de la Marche. On n’arrive pas à savoir qui est le père de Boson Ier. Je pense qu’il eu une confusion dans les textes, Geoffroy de la Marche a eu une fille Sulpicie et non un fils Sulpice.
http://www.forteresses-de-france.com/index.php?page_id=bio&post_id=54

Extrait du Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges (Tome 3) par Joseph Nadaud :

Eldegarius, ou Hildegarius, vicomte de Limoges depuis cinq ans, l'an 914, indiction 2, fit quelques dons à la cathédrale de Limoges. Il est encore nommé dans un autre titre du même évêque Turpio, qui est sans date, selon la coutume du temps, pour la donation que ce prélat fait à son église du lieu nommé la Bachelerie : Consentienntibus, dit-il, nostris consanguineis seu optimatibus Lemovicensi pago degentibus, Domino scilicet Aimerico abbate, Petro preposito, Bosone archiclaro, Arnulfo archidiacono, Hemone portario de laicis vero, Hildgario vicecomite, Rainaldo vicecomite, Archamboldo et Ademaro.

La vingt-cinquième année du règne de Charles le Simple, c'est-à-dire en 918, au mois de novembre, Landri et Ildia, sa femme, donnèrent à la même église un ams dans l'étendue de la vicomté de Limoges, du consentement du vicomte Hildegaire.

Il vivait encore l'an 936, au mois d'août, l'année douzième du règne de Raoul, qu'il souscrivit à la donation faite au chapitre de Limoges par une dame nommée Blactide ou Blitide.

Sa femme Tetberge, suivant une donation faite à l'église de Saint-Martial dans les Preuves du Pouillé [...] où il est dit avoir pour fils Girald et Eldebert [...].
915 :
Mariage (avec Teuteberge AURILLAC)
dont
H sosa Adhémar DE BROSSE ca 910 Marié avec sosa Milesendis DU MAINE ca 910
H sosa Géraud Ier DE LIMOGES ca 913-ca 986 Marié avec sosa Rothilde DE BROSSE ca 932-ca 986

VICOMTES DE LIMOGES.

Il peut être d'abord de quelque intérêt de rechercher ce qu'étaient les vicomtes en général, dans quel pays et dans quel temps ils ont pris naissance. Le premier auteur qui ait abordé cette question est le savant Marca. D'après lui les vicomtes ne sont autre-chose que ces vicaires des comtes que l'on voit figurer dans les lois salique, lombarde, etc. Il suppose qu'il y avait deux sortes de vicaires: les vicaires généraux qui administraient tout un comté, et qui ont donné naissance aux grandes vicomtes et les vicaires des bourgades dont parle Grégoire de Tours, qui parfois aussi avaient le nom de vicomtes et ont été l'origine des vicomtes ne possédant que des fractions d'un ancien comté. (Histoire du Béarn page 269 et suiv., Marca Hispan. page 254 et suiv.) D'autres écrivains font une légère distinction entre vicomtes et vicaires. En effet on trouve dans les chartes côté à côté des personnes portant le titre de vicomte, d'autres celui de vicaire, Dans les actes émanés des rois les vicomtes figurent toujours avant les vicaires. C'est en France, probablement dans le Midi ou dans la vallée du Rhône, que le nom de vicecomes fut d'abord employé. Il fut en usage presque à la même époque dans la marche d'Espagne, il n'apparut qu'un peu posté- rieurement en Italie, et ne fut presque pas usité en Allemagne.

La plupart des vicomtes sont devenus héréditaires presque dès leur apparition. C'est là, ce qui leur a permis de se rendre indépendants.

Il est en effet hors de doute qu'il existait en Limoges en 884 un Vicomte du nom de Hildegaire dont le père avait été Vicomte avant lui. Cela nous est prouvé par deux chartes. Dans la première Hugues, abbé de Saint-Martin de Tours, concède en précaire à Hildegaire, Lemovicinorum vicecomes, et à sa femme Tetberge la ville de Brugo- lium (voir: pièce justificative, N° 4). Dans la seconde, ce même Hildegaire donne à l'église de Limoges, pour le repos de l'âme de son père, le vicomte Aldebert, le lieu de Cavaliac qui avait été concédé à Aldebert par l'empereur Charles le Chauve en 876 (voir: pièce justificative, N<> 1). H est très probable que la création des vicomtes de Limoges est le fait du comte Eudes. Comme il ne devint comte qu'en 876, et que la première mention que l'on trouve d'Aldebert est de 876, il est presque certain qu'Aldebert fut le premier vicomte de Limoges. On a vu que le premier vicomte dont il soit question dans les chartes est Aldebert. Il est mentionné avec le titre de vicomte dans une donation que son fils Hilde- gaire fit à la cathédrale de Limoges en 914 (voir: pièce justificative, N° 3). Cette donation est d'une grande importance, d'abord parce que c'est le seul acte connu où Aldebert soit qualifié de vicomte; en second lieu, parce qu'elle nous fait connaître le nom de sa femme Adaltrude, et qu'elle est aujourd'hui la seule preuve certaine qu'Hildegaire ait été son fils. Les biens dont il est question, dans cette donation, sont situés dans la vicairie de Limoges. Le principal est l'alleu de Cavaliacus, qu'Hildegaire avait reçu en héritage de son père, et qu'Aldebert tenait du roi Charles le Chauve. Cet alleu lui avait été donné en 876, par un acte qui nous a été conservé. Le dernier document dans lequel Hildegaire figure est l'acte de fondation de l'abbaye dé Chantelle en Bourbonnais, le 26 mars 937 (voir: Besly, Histoire des comtes de Poitou). Il est probable qu'Hildegaire mourut peu après, c'est à dire vers 940. Baluze a trouvé dans le Cartulaire de Tulle deux actes qui parlent d'un vicomte de Foucher. Ils sont, l'un de l'année 948, l'autre d'une date inconnue, mais voi- sine de celle-là. Or, c'est précisément l'époque où vient de disparaître Hildegaire. Il est vrai que Foucher est nommé Vicecomes de Ségur, tandis qu'Hildegaire se nommait Vice- comes Lemovicensis. Mais Baluze a justement fait remarquer que l'on ne devait pas attacher d'importance à ces qualificatifs, parcequ'à cette époque le titre de vicomte était attaché à la personne et non à la terre Le titre de vicomte, de Ségur prouve que Foucher possédait le château de Ségur; il ne peut empêcher de voir en lui un Vicomte de Limoges. (Vice- comitum dignitas non erat par illas tempestates affixa loco, sed personae tributa .... Fulcherius Vicecomes Lemovicensis .... vocatur in quadam charta Tutelesensi Vicecomes Segurensis, quia erat dominus castri Segurensis. Hist. Tutel. page l7.) Adémar, dit de Ségur, est probablement le fils de Foucher et son successeur. On a, pour donner à Adémar le titre de vicomte de Limoges, des raisons bien décisives. 1° la charte de la fondation de l'abbaye d'Userche le nomme formellement Vicecomes Lemovicensis (voir: Histoire, Tutel. app. col. 852). 2° Sur plusieurs chartes dans les- quelles le vicomte Guy, son gendre, le nomme antecessor noster. (Voir: Extr. du Cart. d'Userche

Donation de divers biens à l'abbaye d'Userche par le vicomte Guy Hanc itaque novellae

plantalionis, coram testibus, propriis manibus libenter volumus firmari, tarn pro animabus nostris quam pro animabus filiorum nostrorum, sed et pro anima antecessoris nostri Ademari vicecomitis, qui ante nos quamdam donationem fecerat loco Usercensi, ex ipsius loci rébus adjacentibus, cum voluntate et actione conjugis suae Milisendae petente et hortante honorabili viro quondam Arberto et uxorc ejus inclita Adalaide.) Il paraît donc très probable que le vicomte Foucher était le fils aîné d'Hildegaire. Après lui la vicomte de Limoges passa à son fils Adémar. Celui-ci étant mort sans enfants mâles, ses biens retournèrent à son oncle Géraud, et, pour éviter probablement que sa fille Emma ne portât à une autre famille des droits sur la Vicomte, on l'unit en mariage à son cousin Guy, fils de Géraud. Outre les vicomtes de Limoges il existait dès le douzième siècle dans le Limousin, dans le Rouergue et dans la Guienne (châtellenie de Rauzun en Bazadois) plusieurs familles portant le nom de Ségur, dont l'existence est constatée par des chartes des Abbayes d'Userche, de Dalan et de la Sauve Majeure. C'est de celle qui était établie dans la châtellenie de Rauzun qu'il sera question dans cet ouvrage; les autres familles portant le nom de Ségur se fondirent, l'une en 1281 dans la maison d'Escors, l'autre dans la maison de Bruzac par le mariage d'Assalide de Ségur avec le seigneur de Bruzac. qualifié de vicomte; en second lieu, parce qu'elle nous fait connaître le nom de sa femme Adaltrude, et qu'elle est aujourd'hui la seule preuve certaine qu'Hildegaire ait été son fils. Les biens dont il est question, dans cette donation, sont situés dans la vicairie de Limoges. Le principal est l'alleu de Cavaliacus, qu'Hildegaire avait reçu en héritage de son père, et qu'Aldebert tenait du roi Charles le Chauve. Cet alleu lui avait été donné en 876, par un acte qui nous a été conservé. Le dernier document dans lequel Hildegaire figure est l'acte de fondation de l'abbaye dé Chantelle en Bourbonnais, le 26 mars 937 (voir: Besly, Histoire des comtes de Poitou). Il est probable qu'Hildegaire mourut peu après, c'est à dire vers 940. Baluze a trouvé dans le Cartulaire de Tulle deux actes qui parlent d'un vicomte de Foucher. Ils sont, l'un de l'année 948, l'autre d'une date inconnue, mais voi- sine de celle-là. Or, c'est précisément l'époque où vient de disparaître Hildegaire. Il est vrai que Foucher est nommé Vicecomes de Ségur, tandis qu'Hildegaire se nommait Vice- comes Lemovicensis. Mais Baluze a justement fait remarquer que l'on ne devait pas attacher d'importance à ces qualificatifs, parcequ'à cette époque le titre de vicomte était attaché à la personne et non à la terre Le titre de vicomte, de Ségur prouve que Foucher possédait le château de Ségur; il ne peut empêcher de voir en lui un Vicomte de Limoges. (Vice- comitum dignitas non erat par illas tempestates affixa loco, sed personae tributa .... Fulcherius Vicecomes Lemovicensis .... vocatur in quadam charta Tutelesensi Vicecomes Segurensis, quia erat dominus castri Segurensis. Hist. Tutel. page l7.) Adémar, dit de Ségur, est probablement le fils de Foucher et son successeur. On a, pour donner à Adémar le titre de vicomte de Limoges, des raisons bien décisives. 1° la charte de la fondation de l'abbaye d'Userche le nomme formellement Vicecomes Lemovicensis (voir: Histoire, Tutel. app. col. 852). 2° Sur plusieurs chartes dans les- quelles le vicomte Guy, son gendre, le nomme antecessor noster. (Voir: Extr. du Cart. d'Userche

Donation de divers biens à l'abbaye d'Userche par le vicomte Guy Hanc itaque novellae

plantalionis, coram testibus, propriis manibus libenter volumus firmari, tarn pro animabus nostris quam pro animabus filiorum nostrorum, sed et pro anima antecessoris nostri Ademari vicecomitis, qui ante nos quamdam donationem fecerat loco Usercensi, ex ipsius loci rébus adjacentibus, cum voluntate et actione conjugis suae Milisendae petente et hortante honorabili viro quondam Arberto et uxorc ejus inclita Adalaide.) Il paraît donc très probable que le vicomte Foucher était le fils aîné d'Hildegaire. Après lui la vicomte de Limoges passa à son fils Adémar. Celui-ci étant mort sans enfants mâles, ses biens retournèrent à son oncle Géraud, et, pour éviter probablement que sa fille Emma ne portât à une autre famille des droits sur la Vicomte, on l'unit en mariage à son cousin Guy, fils de Géraud. Outre les vicomtes de Limoges il existait dès le douzième siècle dans le Limousin, dans le Rouergue et dans la Guienne (châtellenie de Rauzun en Bazadois) plusieurs familles portant le nom de Ségur, dont l'existence est constatée par des chartes des Abbayes d'Userche, de Dalan et de la Sauve Majeure. C'est de celle qui était établie dans la châtellenie de Rauzun qu'il sera question dans cet ouvrage; les autres familles portant le nom de Ségur se fondirent, l'une en 1281 dans la maison d'Escors, l'autre dans la maison de Bruzac par le mariage d'Assalide de Ségur avec le seigneur de Bruzac. qualifié de vicomte; en second lieu, parce qu'elle nous fait connaître le nom de sa femme Adaltrude, et qu'elle est aujourd'hui la seule preuve certaine qu'Hildegaire ait été son fils. Les biens dont il est question, dans cette donation, sont situés dans la vicairie de Limoges. Le principal est l'alleu de Cavaliacus, qu'Hildegaire avait reçu en héritage de son père, et qu'Aldebert tenait du roi Charles le Chauve. Cet alleu lui avait été donné en 876, par un acte qui nous a été conservé. Le dernier document dans lequel Hildegaire figure est l'acte de fondation de l'abbaye dé Chantelle en Bourbonnais, le 26 mars 937 (voir: Besly, Histoire des comtes de Poitou). Il est probable qu'Hildegaire mourut peu après, c'est à dire vers 940. Baluze a trouvé dans le Cartulaire de Tulle deux actes qui parlent d'un vicomte de Foucher. Ils sont, l'un de l'année 948, l'autre d'une date inconnue, mais voi- sine de celle-là. Or, c'est précisément l'époque où vient de disparaître Hildegaire. Il est vrai que Foucher est nommé Vicecomes de Ségur, tandis qu'Hildegaire se nommait Vice- comes Lemovicensis. Mais Baluze a justement fait remarquer que l'on ne devait pas attacher d'importance à ces qualificatifs, parcequ'à cette époque le titre de vicomte était attaché à la personne et non à la terre Le titre de vicomte, de Ségur prouve que Foucher possédait le château de Ségur; il ne peut empêcher de voir en lui un Vicomte de Limoges. (Vice- comitum dignitas non erat par illas tempestates affixa loco, sed personae tributa .... Fulcherius Vicecomes Lemovicensis .... vocatur in quadam charta Tutelesensi Vicecomes Segurensis, quia erat dominus castri Segurensis. Hist. Tutel. page l7.) Adémar, dit de Ségur, est probablement le fils de Foucher et son successeur. On a, pour donner à Adémar le titre de vicomte de Limoges, des raisons bien décisives. 1° la charte de la fondation de l'abbaye d'Userche le nomme formellement Vicecomes Lemovicensis (voir: Histoire, Tutel. app. col. 852). 2° Sur plusieurs chartes dans les- quelles le vicomte Guy, son gendre, le nomme antecessor noster. (Voir: Extr. du Cart. d'Userche

Donation de divers biens à l'abbaye d'Userche par le vicomte Guy Hanc itaque novellae

plantalionis, coram testibus, propriis manibus libenter volumus firmari, tarn pro animabus nostris quam pro animabus filiorum nostrorum, sed et pro anima antecessoris nostri Ademari vicecomitis, qui ante nos quamdam donationem fecerat loco Usercensi, ex ipsius loci rébus adjacentibus, cum voluntate et actione conjugis suae Milisendae petente et hortante honorabili viro quondam Arberto et uxorc ejus inclita Adalaide.) Il paraît donc très probable que le vicomte Foucher était le fils aîné d'Hildegaire. Après lui la vicomte de Limoges passa à son fils Adémar. Celui-ci étant mort sans enfants mâles, ses biens retournèrent à son oncle Géraud, et, pour éviter probablement que sa fille Emma ne portât à une autre famille des droits sur la Vicomte, on l'unit en mariage à son cousin Guy, fils de Géraud. Outre les vicomtes de Limoges il existait dès le douzième siècle dans le Limousin, dans le Rouergue et dans la Guienne (châtellenie de Rauzun en Bazadois) plusieurs familles portant le nom de Ségur, dont l'existence est constatée par des chartes des Abbayes d'Userche, de Dalan et de la Sauve Majeure. C'est de celle qui était établie dans la châtellenie de Rauzun qu'il sera question dans cet ouvrage; les autres familles portant le nom de Ségur se fondirent, l'une en 1281 dans la maison d'Escors, l'autre dans la maison de Bruzac par le mariage d'Assalide de Ségur avec le seigneur de Bruzac. HISTOIRE

DE LA MAISON DE SEGUR

DES SON ORIGINE 876.

MARQUIS, COMTES ET VICOMTES DE SÉGUR EN LIMOUSIN, EN GUIENNE, EN PÉRIGORD, EN L'ILE DE FRANCE, EN CHAMPAGNE, EN AUTRICHE ET

EN HONGRIE.

PAR LE

COMTE VICTOR DE SÉGUR-CABANAC

PROFESSEUR AU LYCEE DE JEUNES FILLES ET LECTEUR À L'ECOLE POLYTECHNIQUE

BRÜNN 1908.

Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5680069n.texteImage
943 :
Décès
ou après 950

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