Gabrielle Jeanne Henriette BRAUSCH

Gabrielle Jeanne Henriette BRAUSCH

  • dit « Gaby ou Branseti »
  • Née le 6 juin 1909 (dimanche) - Paris 11 Popincourt, 75011, Paris, Île-de-France, FRANCE, 5bis rue Fontaine au Roi
  • Décédée le 27 mars 1958 (jeudi) - Paris 13 Gobelins, 75013, Paris, Île-de-France, FRANCE, 83 boulevard de l'Hôpital, à l'âge de 48 ans
  • Inhumée le 31 mars 1958 (lundi) - Ivry-sur-Seine, 94200, Val-de-Marne, Île-de-France, FRANCE, Cimetière parisien d'Ivry-sur-Seine
  • Comptable
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Parents

Parents inconnus.

Union(s) et enfant(s)

Événements

6 juin 1909 :
Naissance - Paris 11 Popincourt, 75011, Paris, Île-de-France, FRANCE, 5bis rue Fontaine au Roi
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\f0\fs20 \cf0 Acte n\'b0 1967}
1958 :
Domicile - Paris 20 Ménilmontant, 75020, Paris, Île-de-France, FRANCE, 34 boulevard de Charonne
27 mars 1958 :
Décès - Paris 13 Gobelins, 75013, Paris, Île-de-France, FRANCE, 83 boulevard de l'Hôpital
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\f0\fs20 \cf0 Acte n\'b0 1245}
31 mars 1958 :
Inhumation - Ivry-sur-Seine, 94200, Val-de-Marne, Île-de-France, FRANCE, Cimetière parisien d'Ivry-sur-Seine

Notes

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\f0\fs24 \cf0 Dans le Maitron\
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\cf0 https://maitron.fr/spip.php?article17821, notice BRAUSCH Gabrielle, Jeanne, Henriette, dite Gaby, dite Branseti par Rodolphe Prager, version mise en ligne le 20 octobre 2008, derni\'e8re modification le 20 octobre 2008.\
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\cf0 BRAUSCH Gabrielle, Jeanne, Henriette, dite Gaby, dite Branseti\
N\'e9e le 6 juin 1909 \'e0 Paris (XIe arr.), morte le 27 mars 1958 \'e0 Paris (XIIIe arr.)\'a0; comptable\'a0; \'e9pouse de Jean Van Heijenoort (divorc\'e9e en 1949), secr\'e9taire de L\'e9on Trotsky\'a0; responsable des organisations trotskystes de 1935 \'e0 1941\'a0; emprisonn\'e9e de 1941 \'e0 1944.\
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Orpheline, Gabrielle Brausch fut \'e9lev\'e9e, avec sa s\'9cur, par sa grand-m\'e8re. Sympathisante communiste, elle fit la connaissance de Jean Van Heijenoort, membre de la Ligue communiste (trotskyste) depuis le printemps 1932 qui se rendit aupr\'e8s de L\'e9on Trotsky, \'e0 Prinkipo (Turquie), en octobre de la m\'eame ann\'e9e. Gabrielle Brausch lut La V\'e9rit\'e9 et les publications trotskystes et adh\'e9ra \'e0 la Ligue communiste en 1933. Elle signa en ao\'fbt une p\'e9tition r\'e9clamant la d\'e9mocratie syndicale \'e0 l\'92int\'e9rieur de la CGTU, \'e0 laquelle elle \'e9tait affili\'e9e comme employ\'e9e. Jean Van Heijenoort revint en France avec L\'e9on Trotsky, qui obtint enfin l\'92autorisation d\'92y r\'e9sider, fin juillet 1933. Apr\'e8s un s\'e9jour de deux mois \'e0 Saint-Palais, pr\'e8s de Royan, Trotsky alla se reposer dans les Pyr\'e9n\'e9es et \'ab\'a0Van\'a0\'bb rejoignit Paris o\'f9 il v\'e9cut avec Gabrielle Brausch. Elle fut du petit groupe de militants qui partag\'e8rent la vie de Trotsky dans la villa Ker Monique \'e0 Barbizon, \'e0 partir de novembre 1933. Secondant Natalia Sedova Trotsky, elle fut pr\'e9pos\'e9e aux travaux m\'e9nagers et y demeura jusqu\'92aux journ\'e9es de f\'e9vrier 1934. Elle retourna alors avec \'ab\'a0Van\'a0\'bb \'e0 Paris pour se replonger dans une action militante active. Les trotskystes ayant choisi d\'92adh\'e9rer au Parti SFIO, en ao\'fbt 1934, en cr\'e9ant la tendance dite Groupe bolchevik-l\'e9niniste, elle adh\'e9ra \'e0 la 19e section.\uc0\u8232 Gabrielle Brausch \'e9pousa Jean Van Heijenoort, le 11 octobre 1934. Au moment o\'f9 naquit leur fils, pr\'e9nomm\'e9 \'e9galement Jean, Van se trouvait une fois de plus aupr\'e8s de Trotsky plac\'e9 en r\'e9sidence surveill\'e9e \'e0 Dom\'e8ne (Is\'e8re). Raymond Molinier* transmettant l\'92heureuse nouvelle par t\'e9l\'e9phone eut l\'92id\'e9e d\'92annoncer la naissance de jumeaux. Trotsky y voyait le signe que le m\'e9lange des races \'e9tait toujours tr\'e8s fertile, Gaby \'e9tant petite et brune tandis que Van est blond et \'e9lanc\'e9. L\'92exclusion des principaux dirigeants du GBL, en octobre 1935, aggrava les dissensions parmi les trotskystes. Une scission s\'92ensuivit en d\'e9cembre, apr\'e8s la sortie le 6 d\'e9cembre de La Commune, parution d\'e9cid\'e9e par le groupe dirig\'e9 par Pierre Frank et Raymond Molinier. Gabrielle Brausch soutint ce groupe, vivement bl\'e2m\'e9 par Trotsky, et centralisa les finances du journaljusqu\'92\'e0 sa disparition en d\'e9cembre 1938. Elle en assuma \'e9galement la g\'e9rance \'e0 partir de janvier 1936, ce qui lui valut d\'92\'eatre inculp\'e9e \'e0 deux reprises. \'c0 la fondation, par ce groupe, du Parti communiste internationaliste, en mars 1936, elle fut \'e9lue au Comit\'e9 central et conserva cette responsabilit\'e9, sauf un court laps de temps, jusqu\'92apr\'e8s l\'92\'e9clatement de la guerre. Elle fut g\'e9rante, en outre, de L\'92Exploit\'e9 des m\'e9taux et duJeune bolchevik, organe de la Jeunesse communiste internationaliste dont elle \'e9tait l\'92une des dirigeantes.\u8232 Sous l\'92influence du mouvement gr\'e9viste, les groupes trotskystes parvinrent \'e0 fusionner, le 1er juin 1936, au sein du Parti ouvrier internationaliste. Cette r\'e9unification fut de courte dur\'e9e, et c\'92est Gabrielle Brausch qui donna lecture, le 10 octobre 1936, au premier congr\'e8s du POI, d\'92une d\'e9claration de rupture, prenant acte d\'92une exp\'e9riencecommune infructueuse, et annon\'e7ant\'a0: \'ab\'a0Le PCI reprend son existence. Le PCI continue\'a0!\'a0\'bb Cette division eut, pour elle, des effets perturbants sur sa vie familiale, son \'e9poux appartenant \'e0 la fraction adverse et quittantd\'e9finitivement la France, le 28 d\'e9cembre 1936, pour reprendre ses fonctions de secr\'e9taire aux c\'f4t\'e9s de L\'e9on Trotsky exil\'e9 au Mexique. Se r\'e9signant mal \'e0 cette s\'e9paration qui pouvait devenir d\'e9finitive, elle prit lad\'e9cision de rejoindre Van, malgr\'e9 le d\'e9chirement caus\'e9 par l\'92abandon de l\'92action militante en France. D\'e9ployant une intense activit\'e9, parlant au nom du PCI dans des meetings, tant \'e0 Paris qu\'92en province, Gabrielle eutbien des fois des d\'e9m\'eal\'e9s avec la police. Elle occupa, avec d\'92autres militants de son parti, les locaux de l\'92ambassade sovi\'e9tique le 3 d\'e9cembre 1936, pour solliciter des visas afin qu\'92une commission d\'92enqu\'eate sur les proc\'e8s de Moscou puisse se rendre en URSS. Le 25 avril 1937, on l\'92arr\'eata encore dans le XIXe arr. alors qu\'92elle distribuait des tracts.\u8232 La vie commune avec Van au Mexique fut de courte dur\'e9e. Arriv\'e9e avec son fils dans la maison de Trotsky, en novembre 1937, Gabrielle Brausch avait accept\'e9 de n\'92avoir aucune activit\'e9 politique en raison des diff\'e9rends de son organisation avec L\'e9on Trotsky. Elle s\'92employa donc avec Natalia, comme \'e0 Barbizon, aux besognes domestiques. Cette situation dut devenir pesante pour elle et elle eut, apr\'e8s quelques semaines seulement, un esclandre dans la cuisine avec Natalia, dans lequel Trotsky intervint mal \'e0 propos, avec des menaces regrettables dont il s\'92excusa tr\'e8s vite. Il ne resta plus \'e0 Gaby qu\'92\'e0 rentrer en France avec son enfant. Cet \'e9pisode l\'92avait marqu\'e9e. Elle fut coopt\'e9e \'e0 nouveau au Comit\'e9 central du PCI et se replongea dans l\'92activit\'e9. Elle fit partiede la d\'e9l\'e9gation de son groupe aux n\'e9gociations, en septembre 1938, avec le Secr\'e9tariat international de la IVe Internationale nouvellement fond\'e9. Elle subit de nouvelles poursuites \'e0 la veille de la guerre pour propagande contreles heures suppl\'e9mentaires. Il ne semble pas qu\'92elle eut adh\'e9r\'e9 au Parti socialiste ouvrier et paysan de Marceau Pivert, suite \'e0 la d\'e9cision prise dans ce sens par son organisation en d\'e9cembre 1938. Elle v\'e9cut en 1939 avec Maurice Segal* install\'e9 en Belgique \'e0 partir de juillet 1939 pour se joindre \'e0 Bruxelles \'e0 la d\'e9l\'e9gation \'e0 l\'92\'e9tranger d\'e9sign\'e9e par le PCI en pr\'e9vision de la guerre.\u8232 Au d\'e9but de la guerre, Gabrielle Brausch prit part \'e0 l\'92activit\'e9 clandestine de son groupe qui fut s\'e9v\'e8rement touch\'e9 par une vague d\'92arrestations en f\'e9vrier 1940. Elle fit partie du nouveau trio de direction mis en place \'e0 ce moment et quitta Paris avec deux autres militantes, en juin, avant l\'92entr\'e9e des troupes allemandes dans la capitale munie d\'92une machine \'e0 \'e9crire et d\'92un appareil \'e0 polycopier. Apr\'e8s de longues p\'e9r\'e9grinations sur les routes fort encombr\'e9es par les foules de l\'92exode, ces militantes parvinrent \'e0 Toulouse. Log\'e9es dans des conditions les plus pr\'e9caires, elles parvinrent pourtant \'e0 tirer un tract r\'e9dig\'e9 par Gaby, \'e0 l\'92annonce de l\'92assassinat de Trotsky, le 20 ao\'fbt, qu\'92elles distribu\'e8rent en ville. Gabrielle se rendit ensuite \'e0 Marseille o\'f9 Maurice Segal s\'92\'e9tait repli\'e9 avec des camarades venus, comme lui, de Bruxelles. Le regroupement des forces dispers\'e9es, la reconstitution de l\'92organisationfurent leur premier souci. Des bulletins parurent \'e0 cet effet, les contacts furent r\'e9tablis en France et \'e0 l\'92\'e9tranger o\'f9 r\'e9sidaient Pierre Frank* et Raymond Molinier*, les principaux dirigeants.\u8232 Jugeant plus prudent de mettre son fils en s\'e9curit\'e9, Gabrielle Brausch l\'92accompagna en mai 1941 \'e0 Lisbonne pour l\'92embarquement \'e0 destination de New-York o\'f9 son p\'e8re l\'92attendait. Raymond Molinier qui s\'e9journait dans la capitale du Portugal avaitcontribu\'e9 \'e0 pr\'e9parer le voyage. Gaby rentra \'e0 Marseille apr\'e8s deux \'e0 trois semaines pass\'e9es \'e0 Lisbonne. Elle fut arr\'eat\'e9e en d\'e9cembre 1941, en se rendant \'e0 la poste restante de Marseille. Les circonstances \'e9tranges de cette affaire ne furent pas \'e9claircies. On avait trouv\'e9 son nom sur une liste d\'92adresses saisie sur un officier tch\'e8que parachut\'e9 par Londres. Gabrielle Brausch fut condamn\'e9e \'e0 cinq ans de prison, pour atteinte \'e0 las\'fbret\'e9 ext\'e9rieure de l\'92\'c9tat, le 23 d\'e9cembre 1942, par la section sp\'e9ciale de la Cour d\'92appel de Montpellier. Sa culpabilit\'e9 n\'92\'e9tait nullement \'e9tablie et Gaby fut convaincue que sa peine se justifiait uniquementpar ses ant\'e9c\'e9dants politiques et par son refus de parler de ses activit\'e9s, de celles de Maurice Segal et de Van.\u8232 Transf\'e9r\'e9e \'e0 la prison des Baumettes \'e0 Marseille, elle retrouva d\'92autres d\'e9tenues trotskystes dont Marguerite Usclat avec lesquelles elle fut envoy\'e9e, d\'e9but 1944, \'e0 la Centrale de Rennes. Ses amies la quitt\'e8rent, en avril 1944, enlev\'e9es par les Allemands pour \'eatre d\'e9port\'e9es \'e0 Ravensbruck. Cette s\'e9paration futd\'92autant plus douloureuse que les trotskystes subirent une quarantaine s\'e9v\'e8re de la part des d\'e9tenues communistes. On peut supposer que Gaby \'e9chappa \'e0 la d\'e9portation en raison de son inculpation \'ab\'a0non-politique\'a0\'bb qui l\'92assimilait un peu \'e0 une espionne. Lib\'e9r\'e9e en ao\'fbt 1944, elle fut tr\'e8s inqui\'e8te sur le sort de Maurice Segal disparu dans un maquis FTP de la Haute-Loire o\'f9 il avait \'e9t\'e9 \'e9vacu\'e9 apr\'e8s l\'92\'e9vasion des d\'e9tenus dela prison du Puy-en-Velay, le 1er octobre 1943. Elle entreprit une enqu\'eate en coop\'e9ration avec les familles et les amis des autres trotskystes disparus dans les m\'eames conditions\'a0: Pietro Tresso*, Abraham Sadek* et Jean Reboul*, compagnon de son amie Marguerite Usclat*. Fin 1944, elle visita le d\'e9partement de la Loire en qu\'eate de t\'e9moignages de co-d\'e9tenus ou de r\'e9sistants qui n\'92aimaient pas \'e9voquer ce sujet, disaient ne rien savoir quand ils ne refusaient pastout net de parler. Les \'e9preuves subies alt\'e9r\'e8rent la sant\'e9 de Gabrielle Brausch qui ne milita plus dans le mouvement trotskyste unifi\'e9. Elle se contenta de rencontrer quelques vieux amis, de fr\'e9quenter des meetings, de lire les publications. Les soucis de sant\'e9 et les difficult\'e9s mat\'e9rielles l\'92accapar\'e8rent. Elle \'e9leva son fils qui revint des \'c9tats-Unis en 1949 et la m\'eame ann\'e9e aboutit son divorce avec Jean Van Heijenoort. Elle mourut \'e0 l\'92\'e2ge de quarante-neuf ans.}

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