Moïché SEGAL

Moïché SEGAL

  • dit « Maurice »
  • Né le 20 septembre 1908 (dimanche) - Sivry Nissar
  • Décédé le 2 octobre 1943 (samedi) - Le Puy-en-Velay, 43000, Haute-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE, à l'âge de 35 ans
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

20 septembre 1908 :
Naissance - Sivry Nissar
1926 :
Recensement - Paris 04 Hôtel-de-Ville, 75004, Paris, Île-de-France, FRANCE, 35 rue des Jardins Saint-Paul
1936 :
Recensement - Paris 04 Hôtel-de-Ville, 75004, Paris, Île-de-France, FRANCE, 35 rue des Jardins Saint-Paul
2 octobre 1943 :
Décès - Le Puy-en-Velay, 43000, Haute-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE

Notes

{\rtf1\ansi\ansicpg1252\cocoartf2636
\cocoatextscaling0\cocoaplatform0{\fonttbl\f0\fnil\fcharset0 AvenirNextCondensed-Bold;\f1\fnil\fcharset0 AvenirNextCondensed-Regular;\f2\fswiss\fcharset0 Helvetica;
\f3\fswiss\fcharset0 ArialMT;\f4\fswiss\fcharset0 Arial-BoldMT;}
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\f0\b\fs24 \cf0 Queyri\'e8re (Haute-Loire), l\'92ex\'e9cution des trotskystes par les FTP, 26 octobre 1943\
\
\pard\pardeftab720\partightenfactor0

\f1\b0 \cf2 \cb3 \expnd0\expndtw0\kerning0
Apr\'e8s l\'92\'e9vasion de soixante-dix-neuf prisonniers politiques, organis\'e9e par le Parti communiste et les FTP, dans la nuit du ler au 2 octobre 1943 de la prison du Puy-en-Velay (Haute-Loire), une partie des \'e9vad\'e9s est transf\'e9r\'e9e vers le maquis FTP Wodli de Queyri\'e8res, proche d\'92Yssingeaux (Haute-Loire). Imm\'e9diatement, 5 des \'e9vad\'e9s, trotskystes, sont retenus prisonniers. L\'92un r\'e9ussit \'e0 s\'92enfuir bient\'f4t mais les quatre autres furent ensuite ex\'e9cut\'e9s sur ordre sans que leur corps ne soit jamais retrouv\'e9 et sans que le ou les responsables de l\'92ex\'e9cution ne soient identifi\'e9s.\
Cinq militants trotskystes furent d\'e9tenus successivement \'e0 la prison de Lod\'e8ve (H\'e9rault), puis, en novembre, au camp de Mauzac (Dordogne) avant d\'92\'eatre transf\'e9r\'e9s \'e0 la prison du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Leurs relations avec la fraction de prisonniers politiques contr\'f4l\'e9s par le PCF furent tr\'e8s tendues, les militants trotskystes \'e9tant mis \'e0 l\'92\'e9cart, subissant des brimades.\cb1 \
\cb3 Apr\'e8s l\'92\'e9vasion du Puy-en-Velay de 80 prisonniers politiques, les 5 militants furent envoy\'e9s vers le camp Wodli, s\'e9par\'e9s d\'92un autre groupe envoy\'e9 vers le Puy-de-D\'f4me, comprenant notamment {\field{\*\fldinst{HYPERLINK"https://maitron.fr/spip.php?article210913"}}{\fldrslt Paul Maraval}}, un jeune communiste, ancien des Brigades Internationales, qui avait sympathis\'e9 avec eux et semblait avoir \'e9t\'e9 acquis \'e0 leur cause. C\'92est la raisonpour laquelle cedernier fut lui aussi ex\'e9cut\'e9, plus tardivement, en juillet 1944, par ses propres camarades FTP.\cb1 \
\cb3 Au camp Wodli, Albert Demazi\'e8re parvint \'e0 s\'92enfuir apr\'e8s avoir \'e9t\'e9 envoy\'e9 avec deux autres FTP pour une corv\'e9e, apr\'e8s qu\'92ils se soient perdus et s\'e9par\'e9s, mais {\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article133094"}}{\fldrslt Pietro Tresso}}, {\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article128338"}}{\fldrslt Jean Reboul}}, {\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article130193"}}{\fldrslt Abram Sadek}} et {\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article130865"}}{\fldrslt Maurice Segal}} furent ex\'e9cut\'e9s fin octobre 1943, peut-\'eatre le 26 ou le 27, sur ordre des responsables dumaquis, appliquant les consignes \'ab\'a0venues d\'92en haut\'a0\'bb affirment Pierre Brou\'e9 et Raymond Vacheron.\cb1 \
\cb3 Apr\'e8s la guerre, le Parti communiste internationaliste attribua cette \'e9limination \'e0 {\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article181082"}}{\fldrslt Th\'e9odore Vial}} lequel s\'92en d\'e9fendit toujours, affirmant qu\'92\'e0 cette date il avait \'e9t\'e9 d\'e9plac\'e9 dans la vall\'e9e du Rh\'f4ne par la direction des FTPF.\cb1 \
\cb3 Malgr\'e9 l\'92ampleur de leurs recherches, Raymond Vacheron et Pierre Brou\'e9 ne purent obtenir le moindre \'e9l\'e9ment \'e9crit attestant de l\'92ex\'e9cution des 4 trotskystes, seuls les t\'e9moignages, confirmant ces ex\'e9cutions. C\'92est seulement en 2019 qu\'92on a trouv\'e9 trace de cette ex\'e9cution dans des documents internes au Parti conserv\'e9s aux archives de la Conf\'e9rence nationale place du Colonel Fabien. C\'92est {\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article18197"}}{\fldrslt Jean Burles}} qui l\'92indique dans une note manuscrite dat\'e9e du 15 mai 1954 sur son parcours pendant la guerre\'a0: \'ab\'a0transf\'e9r\'e9 en d\'e9cembre \'e0 la prison du Puy, en cellule avec Corsi, d\'92Arles, Sirca des dockers de Marseille, Philomen Mioch, Imbert.\cb1 \
\cb3 Deuxi\'e8me \'e9vasion\cb1 \
\cb3 \'ab\'a0Un gardien venant d\'92Eysses m\'92a fait savoir qu\'92il \'e9tait \'e0 nouveau possible de s\'92\'e9vader. Ceci me fut confirm\'e9 par les autres cadres de Montlu\'e7on, Lyon qui avaient davantage de rapports avec lui et dont lesparents venaient souvent.\cb1 \
\cb3 Notre \'e9vasion convenue fut retard\'e9e par celle de Saint-\'c9tienne qui avait mis la r\'e9gion en surveillance.\cb1 \
\cb3 Dans la nuit du 30,septembre au 1er octobre 1943 \'e0 minuit le gardien me remet le jeu de cl\'e9 cellules et portes, un revolver. Je ne l\'92ai plus vu, il aurait para\'eet il emport\'e9 des fonds de l\'92\'e9conomat de la prison.\cb1 \
\cb3 J\'92ai ouvert des cellules convenues puis la sortie s\'92est organis\'e9e. Enfermer les gardiens, miliciens, etc.\cb1 \
\cb3 Les cadres du dehors attendaient. Nous \'e9tions 86, avec nous des trotskystes et Imbert abattus par la suite sauf un\'a0: Demazi\'e8re.\'a0\'bb\cb1 \
\cb3 Cette note, tout en laissant entendre de fa\'e7on calomnieuse que le gardien Albert Chapelle, militant socialiste, r\'e9sistant, un des deux piliers de l\'92\'e9vasion du Puy avec Augustin Ollier, aurait agi dans un but lucratif -ce qui est faux, puisque l\'92argent de la prison a \'e9t\'e9 embarqu\'e9 et Chapelle a fait un "re\'e7u" pour que le personnel ne soit pas soup\'e7onn\'e9, pour une somme de 32 253,40 F, cette somme ayant \'e9t\'e9 restitu\'e9e aux groupes de la r\'e9sistance-a le grand int\'e9r\'eat de reconna\'eetre l\'92ex\'e9cution des trotskystes, sans en dire plus sur les donneurs d\'92ordre et les ex\'e9cutants.\cb1 \
\cb3 Liste des victimes\cb1 \
{\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article128338"}}{\fldrslt \cb3 Reboul Jean}}\
{\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article130193"}}{\fldrslt \cb3 Sadek Abraham}}\
{\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article130865"}}{\fldrslt \cb3 S\'e9gal Mocho}}\
{\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article133094"}}{\fldrslt \cb3 Tresso Pietro}}\
\cb3 plus tardivement\cb1 \
{\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://maitron.fr/spip.php?article210913"}}{\fldrslt \cb3 Paul Maraval}}\cb3 \
\
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\cf0 \cb1 \kerning1\expnd0\expndtw0 https://maitron.fr/spip.php?article221551, notice Queyri\'e8re (Haute-Loire), l'ex\'e9cution des trotskystes par les FTP, 26 octobre 1943 par Eric Panthou, version mise en ligne le 27 d\'e9cembre 2019, derni\'e8re modification le 25 octobre 2020.\
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\f0\b \cf0 Cinq meurtres sortent du maquis. Un livre reconstitue l'assassinat en 1943, par les communistes, d'un des leurs et de quatre trotskistes.\
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\f1\b0 \cf0 par {\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://www.liberation.fr/auteur/edouard-waintrop/"}}{\fldrslt Edouard WAINTROP}} (publi\'e9 le 11 mars 1997 journal Lib\'e9ration)\cf4 \expnd0\expndtw0\kerning0
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\pard\pardeftab720\partightenfactor0
\cf4 \
\pard\pardeftab720\partightenfactor0
\cf5 Dans les maquis, les communistes fran\'e7ais ne se sont pas seulement attaqu\'e9s aux nazis et aux collaborateurs, ils ont aussi \'e9limin\'e9 physiquement quelques antinazis qui les g\'eanaient, des trotskistes, des communistes oppositionnels" On le savait (1), on le disait parfois, mais discr\'e8tement. Aujourd'hui, avec Meurtres au maquis (2), qui raconte un de ces cas, en l'occurrence le destin tragique de quatre militants trotskistes et d'un communiste peu docile ex\'e9cut\'e9s en 1943 par des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), cette histoire n'est plus clandestine.\
L'enqu\'eate de Pierre Brou\'e9 et Raymond Vacheron noue plusieurs fils. Le premier, c'est la vie du plus connu des cinq assassin\'e9s: Pietro Tresso, alias \'abBlasco\'bb. Tresso \'e9tait l'un des fondateurs du Parti communiste italien, avec Gramsci et Bordiga. Il en fut exclu pour avoir soutenu Trotski contre Staline. Cette position le for\'e7a ensuite \'e0 slalomer entre deux bandes de tueurs, ceux de l'Ovra fasciste et ceux du NKVD sovi\'e9tique. Apr\'e8s des ann\'e9es de militantisme quasi clandestin, il fut arr\'eat\'e9 par la police \'e0 Marseille au printemps 1943 et exp\'e9di\'e9 \'e0 la prison du Puy-en-Velay, en Haute-Loire. Il y fut d\'e9tenu avec des dizaines de staliniens et quatre de ses camarades, Albert Demazi\'e8re, qui allait par miracle \'e9chapper \'e0 la mort, Abraham Sadek, Maurice Sieglmann, qui avait pris le pseudo de Pierre Salini, et Jean Reboul.\
La seconde histoire que suivent Vacheron et Brou\'e9, c'est celle du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire. Ils d\'e9crivent aussi bien l'inclination de certains pour P\'e9tain que la mont\'e9e en puissance de la R\'e9sistance apr\'e8s que les communistes s'y furent mis, , apr\'e8s l'attaque du Reich contre l'URSS. Ils reconstituent aussi la vie en prison des antinazis, leur activit\'e9 politique et id\'e9ologique. La quarantaine dans laquelle ils maintiennent les prisonniers trotskistes. Ils suivent ainsi les directives meurtri\'e8res du parti: \'abLe trotskisme a cess\'e9 d'\'eatre un courant politique dans la classe ouvri\'e8re ["] [il est] devenu une bande forcen\'e9e et sans principes de saboteurs, d'agents de diversion et d'assassins agissant sur ordre des services d'espionnage des Etats \'e9trangers.\'bb Les militants communistes en prison se m\'e9fient donc des trotskistes, ils les retrouvent dans le maquis apr\'e8s une \'e9vasion massive de la centrale du Puy-en-Velay. LesFTP survivants l'ont r\'e9p\'e9t\'e9: \'abOn a eu la haine contre eux"\'bb Cette haine n'aurait pas suffi \'e0 elle seule \'e0 provoquer ce crime de sang-froid. Il a fallu que des dirigeants le planifient.\
Un de ces leaders a \'e9t\'e9 identifi\'e9 par Brou\'e9 et Vacheron comme \'e9tant Giovanni Sosso, alias \'abCapitaine Jean\'bb ou \'abJean Auber\'bb, dit aussi \'able Grand Pierre\'bb ou \'abColonel Guillemot\'bb, un homme que les auteurs pensent \'eatre un agent sovi\'e9tique: \'abSosso pr\'e9sente un rapport sur la n\'e9cessit\'e9 de lutter contre les trotskistes, ennemis de la r\'e9volution, tra\'eetres et saboteurs" ils veulent empoisonner l'eau du camp. Il serait criminel d'h\'e9siter\'bb, ajoutent les responsables du maquis. Le sort des trotskistes \'abh\'e9berg\'e9s\'bb par les FTP est scell\'e9. L'un d'entre eux, Demazi\'e8re, r\'e9ussit par hasard, sans avoir \'e0 quoi il \'e9chappe, \'e0 rejoindre Paris. Les autres ne le pourront pas. Un v\'e9t\'e9ran FTP contera: \'abUn jour, un maquisard leur a propos\'e9 de les accompagner \'e0 un autre camp pour rencontrer d'autres r\'e9sistants. Quand ils arriv\'e8rent pr\'e8s d'une baraque, les chefs des maquis les attendaient.Deux ont \'e9t\'e9 ex\'e9cut\'e9s dans une pi\'e8ce de la maison, deux ont r\'e9ussi \'e0 s'\'e9chapper, et c'est \'e0 l'ext\'e9rieur qu'ils ont \'e9t\'e9 abattus. L'\'e9tat-major du camp a dit que les trotskistes avaient \'e9t\'e9 \'e9limin\'e9s car ils voulaient empoisonner l'eau du camp.\'bb Le style rappelle la d\'e9nonciation des \'abhitl\'e9rotrotskistes\'bb dans les ann\'e9es 30 par le journal l'Humanit\'e9 ou les titres des quotidiens communistes dans les ann\'e9es 40 et 50 contre Slansky, Rajk et autres \'abvip\'e8res lubriques\'bb, qui seront fusill\'e9s ou pendus.\
Les quatre ne seront pas les seuls \'e0 trinquer: il semble que Paul Maraval, un cheminot membre des Jeunesses communistes, trop anticonformiste et devenu copain avec les \'abtrotskars\'bb, ait \'e9t\'e9 aussi liquid\'e9. Restait quand m\'eame deux\'e9nigmes, que Brou\'e9 et Vacheron ont voulu \'e9claircir. La premi\'e8re est le silence qui a entour\'e9 l'affaire et qui a perdur\'e9. Si les raisons qui ont pouss\'e9 un PCF \'e0 se taire semblent \'e9videntes, on attendait plus de pugnacit\'e9 de la part des camarades trotskistes des quatre fusill\'e9s. Brou\'e9 et Vacheron expliquent bien pourquoi, apr\'e8s guerre, ceux-ci n'ont pas fait plus de bruit: ils ont eu une peur physique de staliniens plus puissants et plus totalitaires quejamais. Et ils refusaient de faire le jeu politique de la droite.\
Seconde \'e9nigme \'e0 \'e9lucider: qui a vraiment pris la d\'e9cision d'\'e9liminer Tresso et ses compagnons? Sosso \'e9tait sans doute un agent de haut niveau, mais il ne pouvait donner ce genre d'ordre sans en r\'e9f\'e9rer \'e0 un dirigeant politique. Brou\'e9 et Vacheron blanchissent l'ancien d\'e9put\'e9 communiste Th\'e9o Vial-Massat, qui fut accus\'e9 par Barbara, la compagne de Tresso. Ils accusent, en revanche, Giulio Ceretti, un important responsable communiste international. Il aurait voulu se d\'e9barrasser d'un dirigeant r\'e9volutionnaire exp\'e9riment\'e9 qui, s'il revenait en Italie, pouvait menacer la toute-puissance du PCI. Ce n'est pour eux qu'une hypoth\'e8se, mais \'e9tay\'e9e.\
Il existe deux partis politiques qui savent si elle est conforme \'e0 la r\'e9alit\'e9. Le PCF et le PDS, h\'e9ritier du Parti communiste italien. Ils n'ont plus qu'\'e0 parler.\
1) Wilebaldo Solano, dirigeant du Poum espagnol, intern\'e9 par Vichy, nous le r\'e9p\'e9tait cet \'e9t\'e9 (Lib\'e9ration du 8 ao\'fbt 1996). Il n'y a plus gu\'e8re que les dirigeants du PCF pour faire semblant de ne pas le savoir.\
(2) Meurtres au maquis, par Pierre Brou\'e9 et Raymond Vacheron, en collaboration avec Alain Dugrand, Grasset, 260 pp., 126 F
\f2\fs36 .
\f3\fs28 \cf3 \
\
\
\pard\tx560\tx1120\tx1680\tx2240\tx2800\tx3360\tx3920\tx4480\tx5040\tx5600\tx6160\tx6720\pardirnatural\partightenfactor0

\f1\fs24 \cf0 \kerning1\expnd0\expndtw0 Dans le Maitron\
{\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article130865"}}{\fldrslt https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article130865}}\
de
\f4\b\fs28 \cf2 \expnd0\expndtw0\kerning0
Rodolphe Prager
\f1\b0\fs24 \cf0 \kerning1\expnd0\expndtw0 \
S\'c9GAL Maurice [S\'c9GAL Mocho dit Maurice]. Pseudonymes\'a0: SALINI Pierre, ESSEM, GEORGES, MANU\
\
N\'e9 le 20\'a0septembre 1908 \'e0 Sivry-Nissar (Turquie), disparu \'e0 l\'92automne 1943 dans un maquis FTPF de la Haute-Loire\'a0; ouvrier casquettier, comptable, puis homme d\'92affaires\'a0; militant trotskyste.\
Mocho S\'e9gal \'e9migra en France avec ses parents et ses quatre fr\'e8res et s\'9curs en 1911. Il grandit dans le quartier juif du Marais et y fit sa scolarit\'e9 jusqu\'92au certificat d\'92\'e9tudes. Commen\'e7ant \'e0 travailler d\'e8s l\'92\'e2ge de douze ans, il devint ouvrier casquettier \'e0 quatorze ans. Il se syndiqua et s\'92initia aux probl\'e8mes politiques dans le sillage de ses fr\'e8res a\'een\'e9s qui milit\'e8rent dans la IVe\'a0section des Jeunesses communistes avec Raymond Molinier*. Tr\'e8s li\'e9 \'e0 celui-ci, Mocho S\'e9gal sympathisa plusieurs ann\'e9es avec l\'92Opposition communiste de gauche avant de s\'92int\'e9grer formellement dans le mouvement. \
Maurice Segal fut charg\'e9 par Raymond Molinier de se rendre le 24\'a0juillet 1933 dans la villa \'ab\'a0Les Embruns\'a0\'bb \'e0 Saint-Palais (Charente-Maritime), pour pr\'e9parer l\'92accueil de L\'e9on Trotsky qui arriva le lendemain et y s\'e9journa jusqu\'92au 9\'a0octobre. Maurice S\'e9gal resta sur place quelques jours et revint \'e0 Paris en compagnie de L\'e9on Sedov*. Un rapport de police le d\'e9signa comme \'ab\'a0courrier de la section trotskyste allemande\'a0\'bb. \
En 1934, Maurice S\'e9gal fut le g\'e9rant de l\'92Institut fran\'e7ais de repr\'e9sentation et recouvrement, affaire de contentieux anim\'e9e par Raymond et Henri Molinier*, qui servit \'e0 financer l\'92organisation trotskyste. Cette affaire p\'e9riclitant, S\'e9gal dut d\'e9poser le bilan en 1937 et, craignant des complications, se r\'e9fugia quelque temps en Belgique. \
C\'92est lors de l\'92adh\'e9sion des trotskystes \'e0 la SFIO en septembre 1934, qu\'92il s\'92engagea davantage dans l\'92action politique, prenant part \'e0 la constitution du groupe bolchevik-l\'e9niniste de la SFIO. Maurice S\'e9gal fut \'e9luau nom de cette tendance \'e0 la commission ex\'e9cutive de la F\'e9d\'e9ration de la Seine, en f\'e9vrier 1936, \'e0 la veille de son exclusion du parti. Soutenant Pierre Frank et Raymond Molinier dans le conflit int\'e9rieur du GBL, il aida au lancement du journal la Commune, le 6\'a0d\'e9cembre 1935 et \'e0 la constitution avec eux, en mars 1936, du Parti communiste internationaliste qui l\'92\'e9lut \'e0 la commission de contr\'f4le. En juillet 1939, Maurice S\'e9gal quitta \'e0 nouveaula France pour collaborer \'e0 l\'92activit\'e9 de la d\'e9l\'e9gation \'e0 l\'92\'e9tranger du PCI, form\'e9e en pr\'e9vision de la guerre, qui fit para\'eetre \'e0 Bruxelles d\'92ao\'fbt 1939 \'e0 avril 1940, vingt num\'e9ros clandestins de la Correspondance internationaliste. \
L\'92invasion de la Belgique par la Wehrmacht, en mai 1940, amena Maurice S\'e9gal et un petit groupe de militants exil\'e9s, \'e0 revenir en France et \'e0 se fixer \'e0 Marseille, en juin 1940. Ce groupe entreprit de renouer les contacts avec lesmilitants dispers\'e9s et de reconstituer l\'92organisation du PCI. Il fit para\'eetre un bulletin dans ce but. Une tentative de fusion avec la section du Parti ouvrier internationaliste de Marseille demeura infructueuse. La liaison avec le groupedu PCI reconstitu\'e9 \'e0 Paris, sous l\'92Occupation, fut r\'e9tablie et Maurice S\'e9gal se rendit dans la capitale en ao\'fbt 1941 pour consolider la collaboration entre les tron\'e7ons de l\'92organisation de la zone sud et de la zone occup\'e9e. Il effectua, ensuite une tourn\'e9e dans plusieurs villes de province. \
L\'92arrestation de Gabrielle Brausch*, sa compagne , en d\'e9cembre 1941, l\'92obligea \'e0 chercher refuge \'e0 Lyon. Revenant \'e0 Marseille pour obtenir des informations sur le sort de celle-ci, il fut arr\'eat\'e9 \'e0 son tour en f\'e9vrier 1942 et condamn\'e9 le 10\'a0juillet par la section sp\'e9ciale du tribunal militaire de la 15e\'a0division de Marseille, \'e0 dix ans de travaux forc\'e9s et \'e0 vingt ans d\'92interdiction de s\'e9jour, pour \'ab\'a0activit\'e9s communistes relevant directement ou indirectement de la IIIe\'a0Internationale\'a0\'bb. Il comparut sous la fausse identit\'e9 de Pierre Salini qui avait l\'92avantage d\'92obscurcir sa qualit\'e9 de ressortissant \'e9tranger et de juif et de masquer ses ant\'e9c\'e9dents judiciaires. Cette fausse identit\'e9 ne r\'e9sista pas. \
Transf\'e9r\'e9, une premi\'e8re fois, apr\'e8s sa condamnation, \'e0 la prison de Lod\'e8ve (H\'e9rault), Maurice S\'e9gal eut \'e0 souffrir de la quarantaine organis\'e9e par les communistes. On l\'92ignora et les responsables de la chambr\'e9e all\'e8rent demander au directeur de la prison de l\'92enlever de leur chambr\'e9e\'a0: \'ab\'a0C\'92est un trotskyste, ce n\'92est pas un patriote\'a0\'bb (t\'e9moignage d\'92Albert Demazi\'e8re). Ses camarades trotskystes, Albert Demazi\'e8re*, Pietro Tresso* et Jean Reboul* qui le rejoignirent \'e0 Lod\'e8ve, d\'e9but octobre 1942, le trouv\'e8rent fort atteint physiquement et moralement. Les tensions avec les communistes se poursuivirent, notamment \'e0 la prison du Puy o\'f9 les d\'e9tenus politiques furent rassembl\'e9s en d\'e9cembre 1942. \
La totalit\'e9 des 79\'a0d\'e9tenus politiques s\'92\'e9vada de la prison du Puy, dans la nuit du 1er au 2\'a0octobre 1943. L\'92\'e9vasion organis\'e9e par les FTPF en accord avec le Parti communiste, se r\'e9alisa gr\'e2ce \'e0 la complicit\'e9 d\'92un gardien qui ouvrit les cellules et remit des armes aux prisonniers. La majorit\'e9 de ceux-ci fut achemin\'e9e vers le maquis Wodli contr\'f4l\'e9 par le PCF, localis\'e9 notamment au lieu-dit Raffy, dans la commune de Queyri\'e8re (Haute-Loire). Maurice S\'e9gal put avertir sa famille de sa lib\'e9ration, deux ou trois semaines plus tard. On ne sut rien de plus \'e0 son sujet, pas plus que de ses camarades trotskystes\'a0:Pietro Tresso, Abram Sadek et Jean Reboul. Tous disparurent sans laisser de traces et sans que l\'92on puisse obtenir une r\'e9ponse des responsables du maquis. Toutes les enqu\'eates se heurtent \'e0 des d\'e9robades et \'e0 un refus de coop\'e9rer pour \'e9claircir cette affaire. \
Il ressort des recherches r\'e9centes que Pietro Tresso, Jean Reboul, Abram Sadek et Maurice S\'e9gal furent ex\'e9cut\'e9s fin octobre 1943 \'e0 Queyri\'e8re (Haute-Loire) sur ordre des responsables du maquis, appliquant les consignes \'ab\'a0venues d\'92en haut\'a0\'bb, d\'92instances dirigeantes du PCF. \
Le 15\'a0avril 1996 trois amis de Blasco (Jean-Ren\'e9 Chauvin*, Albert Demazi\'e8re, Paul Parizot*) \'e9crivirent \'e0 Robert Hue, secr\'e9taire national du Parti communiste fran\'e7ais, pour demander s\'92il \'e9tait possible d\'92\'e9tablir dansquelles conditions avait \'e9t\'e9 ex\'e9cut\'e9s les quatre victimes. Il r\'e9pondit le 7\'a0mai\'a0: \'ab\'a0Quatre de vos camarades, militants trotskystes, engag\'e9s dans ces combats sont morts dans des conditions non encore \'e9lucid\'e9es. Vous souhaitez savoir comment ils sont tomb\'e9s. Me permettrez-vous de vous dire que je m\'92associe pleinement \'e0 ce souhait de v\'e9rit\'e9 [...] Je n\'92ignore pas ce que furent les rapports conflictuels entre militants communistes et militantstrotskystes au cours de notre histoire. Que puis-je en dire sinon que les temps ont heureusement chang\'e9\'a0?\'a0\'bb\
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Sources :\
SOURCES\'a0: Arch. Jean Maitron. \'97 Arch. R.\'a0Prager. \'97 La Lutte ouvri\'e8re, 8\'a0juillet 1937. \'97 La Commune, 13 d\'e9cembre 1935 et 5 juin 1936. \'97 La Crise de la section fran\'e7aise de la LCI, Paris, 1936-1939. \'97 G.\'a0Vereeken, Le Gu\'e9p\'e9ou dans le mouvement trotskyste, Paris 1975. \'97 R.\'a0Dazy, Fusillez ces chiens enrag\'e9s, Paris, 1981. \'97 J. Revil-Baudard, Les communistes dans la clandestinit\'e9 \'e0 Saint-\'c9tienne, Universit\'e9 de Grenoble, 1975. \'97 Rens. de Jean-Michel Brabant. \'97 T\'e9moignage d\'92A. Demazi\'e8re. \'97 Raymond Molinier, M\'e9moires d\'92un militant troskyste, 1904-1940, ind\'e9dit, consultable au CERMTRI (la datation des activit\'e9s militantes de S\'e9gal est tr\'e8s douteuse). \'97 Pierre Brou\'e9, Raymond Vacheron, Meurtres au maquis, Paris, 1997.}

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