Catherine Joséphine DONCKER

Catherine Joséphine DONCKER

  • Née le 11 décembre 1815 (lundi) - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
  • Décédée le 1er juillet 1898 (vendredi) - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, 38 rue de la poissonnerie, à l'âge de 82 ans
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

11 décembre 1815 :
Naissance - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
Source : Acte EC D Doncker Catherine Joséphine 01-07-1898
3 janvier 1844 :
Mariage (avec Charles Joseph BERTELOOT) - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
Témoin : Pierre Sévère DONCKER 1817-1887
Source : Acte EC M Berteloot Charles Joseph-Doncker Catherine Joséphine 03-01-1844
1er juillet 1898 :
Décès - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, 38 rue de la poissonnerie
Tables de successions et absences
Source : Acte EC D Doncker Catherine Joséphine 01-07-1898

Notes

Quoi qu'ait dit M. Piers des mœurs patriarcales des
Hautponnais, l'humanité est là ce qu'elle est ici, et dans
le Haut-Pont ‭, comme partout ailleurs ‭, règne l'empire
‭' des coups de langues et des coups de poings, ce qui
fait que comme partout ailleurs on y bavarde, on y
médit ‭, on s'y dit des injures et on s'y renvoie mutuel-
lement le soufflet ou la honte ‭, comme un volant qui va
et vient sur deux raquettes habiles. Demandez aux deux;
Hautponnaises qui viennent simultanément crier justice!
‭à Messieurs les membres du tribunal de police correction-
nelle ‭; demandez, elles vous diront si les langui» du
faubourg sont moins bien pendues que d'autres ‭; et si
le geste du poignet n'y est pas aussi perect ioniié qu'au
gymnase du colonel Amoros.
‭'Primo. C'est le sieur Doncker, père, qui, en sn qua-
lité de tuteur de son enfant ‭, assigne la dame Gilliers,
j veuve Monsterlet, jardinière au Haut-Pont, pour avoir
‭| battu sa fille Joséphine, hors le cas de légitime défense
et avec guet-à-pens, le ‭18 septembre dernier ‭à ‭7 heures
‭3?2 du soir, demandant le papa Doncker réparation de
quoi en une somme de ‭30 fr. de dommages-intérêts.
Secondo. C'est la dame Gilliers, veuve Monsterlet ‭, qui
assigne la demoiselle Joséphine Doncker pour en avoir
‭été battue et traitée de voleuse ‭, demandant la maman
Monsterlet qu'il plaise au tribunal condamner Mademoi-
selle Joséphine en ‭300 fr. de dommages-intérêts, plus
aux frais d'impression et de placardage dans le faubourg
de vingt affiches en grosses et lisibles lettres dont l'objet
sera de rétablir sa réputation d'honnête femme.
‭11 paraîtrait que Ta querelle qui vient aujourd'hui se
débattre en police correctionnelle est une querelle de
lignée, dont la source est antique ‭; des paroles outra-
geantes ont d'abord ‭été ‭échangées entre les familles Doncker
et Monsterlet, ensuite des cancans ‭, puis après des coups.
Les témoins appelés dans cette grave affaire sont au
nombre de quinze ‭, et le tribunal les partage en deux
sections ‭, dont la première est composée entièrement de
femmes ‭; quatre d'entr'elles déposent en faveur de Made-
moiselle Joséphine, et les détails ne manquent pas ‭; elles
ont entendu la fille Monsterlet traiter de canaille la de-
moiselle Doncker ‭; les deux autres ont vu la maman et
la fille Monsterlet frapper Joséphine ‭, l'une ‭à coups de
poings, l'autre ‭à coups de parapluie.
La deuxième section des témoins se compose de neuf
individus dont six hommes et trois femmes ‭; l'un a vu et
entendu la demoiselle Joséphine traiter la femme Mons-
terlet de canaille et la frapper ‭; d'autres l'ont entendue
traiter la même femme Monsterlet de voleuse ‭; d'autres ‭,
enfin ‭, ne font que des dépositions insignifiatites.
Les conseils des plaignants prennent la parole ‭; chacun
d'eux semble avoir raison ‭; mais le ministère public ‭, plus
généreux ‭, fait entendre quelques paroles médiatrices et
propose au tribunal, comme moyen de conciliation, de
renvover les parties dos h dos, tout en les condamnant
aux dépens. Le tribunal sourit ‭à cette idée et rend un
jugement conforme aux conclusions du ministère public.
Mademoiselle Joséphine et la dame Monsterlet se reti-
rent ‭, l'une en faisant la moue, l'autre en faisant une
grimace, et le grand nombre de curieux qu'avait attiré
cette affaire s'écoule de la salle en faisant des commen-
taires sur les deux adversaires féminins.

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