🌳 Généalogie Messier-Grausem
par domimessier
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Catherine Joséphine DONCKER
Catherine Joséphine DONCKER
- Née le 11 décembre 1815 (lundi) - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
- Décédée le 1er juillet 1898 (vendredi) - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, 38 rue de la poissonnerie, à l'âge de 82 ans
Parents
Union(s) et enfant(s)
-
Mariée le 3 janvier 1844 (mercredi), Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, avec
Charles Joseph BERTELOOT 1818-1883
dont
- Charles BERTELOOT 1844-?
- Marie Adèle BERTELOOT 1846-1923
- Louis Léon BERTELOOT ~1848-1914
Frères et sœurs
- Catherine Joséphine DONCKER 1815-1898
- Pierre Sévère DONCKER 1817-1887
- Adèle Narcisse DONCKER 1823-1872
- Edouard Désiré DONCKER 1825-?
- Aimée Eugénie DONCKER 1833-1904
Événements
- 11 décembre 1815 :
-
Naissance - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
Source : Acte EC D Doncker Catherine Joséphine 01-07-1898
- 3 janvier 1844 :
-
Mariage (avec Charles Joseph BERTELOOT) - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
Témoin : Pierre Sévère DONCKER 1817-1887Source : Acte EC M Berteloot Charles Joseph-Doncker Catherine Joséphine 03-01-1844
- 1er juillet 1898 :
-
Décès - Saint-Omer, 62500, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, 38 rue de la poissonnerie
Tables de successions et absencesSource : Acte EC D Doncker Catherine Joséphine 01-07-1898
Notes
Quoi qu'ait dit M. Piers des mœurs patriarcales des
Hautponnais, l'humanité est là ce qu'elle est ici, et dans
le Haut-Pont , comme partout ailleurs , règne l'empire
' des coups de langues et des coups de poings, ce qui
fait que comme partout ailleurs on y bavarde, on y
médit , on s'y dit des injures et on s'y renvoie mutuel-
lement le soufflet ou la honte , comme un volant qui va
et vient sur deux raquettes habiles. Demandez aux deux;
Hautponnaises qui viennent simultanément crier justice!
à Messieurs les membres du tribunal de police correction-
nelle ; demandez, elles vous diront si les langui» du
faubourg sont moins bien pendues que d'autres ; et si
le geste du poignet n'y est pas aussi perect ioniié qu'au
gymnase du colonel Amoros.
'Primo. C'est le sieur Doncker, père, qui, en sn qua-
lité de tuteur de son enfant , assigne la dame Gilliers,
j veuve Monsterlet, jardinière au Haut-Pont, pour avoir
| battu sa fille Joséphine, hors le cas de légitime défense
et avec guet-à-pens, le 18 septembre dernier à 7 heures
3?2 du soir, demandant le papa Doncker réparation de
quoi en une somme de 30 fr. de dommages-intérêts.
Secondo. C'est la dame Gilliers, veuve Monsterlet , qui
assigne la demoiselle Joséphine Doncker pour en avoir
été battue et traitée de voleuse , demandant la maman
Monsterlet qu'il plaise au tribunal condamner Mademoi-
selle Joséphine en 300 fr. de dommages-intérêts, plus
aux frais d'impression et de placardage dans le faubourg
de vingt affiches en grosses et lisibles lettres dont l'objet
sera de rétablir sa réputation d'honnête femme.
11 paraîtrait que Ta querelle qui vient aujourd'hui se
débattre en police correctionnelle est une querelle de
lignée, dont la source est antique ; des paroles outra-
geantes ont d'abord été échangées entre les familles Doncker
et Monsterlet, ensuite des cancans , puis après des coups.
Les témoins appelés dans cette grave affaire sont au
nombre de quinze , et le tribunal les partage en deux
sections , dont la première est composée entièrement de
femmes ; quatre d'entr'elles déposent en faveur de Made-
moiselle Joséphine, et les détails ne manquent pas ; elles
ont entendu la fille Monsterlet traiter de canaille la de-
moiselle Doncker ; les deux autres ont vu la maman et
la fille Monsterlet frapper Joséphine , l'une à coups de
poings, l'autre à coups de parapluie.
La deuxième section des témoins se compose de neuf
individus dont six hommes et trois femmes ; l'un a vu et
entendu la demoiselle Joséphine traiter la femme Mons-
terlet de canaille et la frapper ; d'autres l'ont entendue
traiter la même femme Monsterlet de voleuse ; d'autres ,
enfin , ne font que des dépositions insignifiatites.
Les conseils des plaignants prennent la parole ; chacun
d'eux semble avoir raison ; mais le ministère public , plus
généreux , fait entendre quelques paroles médiatrices et
propose au tribunal, comme moyen de conciliation, de
renvover les parties dos h dos, tout en les condamnant
aux dépens. Le tribunal sourit à cette idée et rend un
jugement conforme aux conclusions du ministère public.
Mademoiselle Joséphine et la dame Monsterlet se reti-
rent , l'une en faisant la moue, l'autre en faisant une
grimace, et le grand nombre de curieux qu'avait attiré
cette affaire s'écoule de la salle en faisant des commen-
taires sur les deux adversaires féminins.
Hautponnais, l'humanité est là ce qu'elle est ici, et dans
le Haut-Pont , comme partout ailleurs , règne l'empire
' des coups de langues et des coups de poings, ce qui
fait que comme partout ailleurs on y bavarde, on y
médit , on s'y dit des injures et on s'y renvoie mutuel-
lement le soufflet ou la honte , comme un volant qui va
et vient sur deux raquettes habiles. Demandez aux deux;
Hautponnaises qui viennent simultanément crier justice!
à Messieurs les membres du tribunal de police correction-
nelle ; demandez, elles vous diront si les langui» du
faubourg sont moins bien pendues que d'autres ; et si
le geste du poignet n'y est pas aussi perect ioniié qu'au
gymnase du colonel Amoros.
'Primo. C'est le sieur Doncker, père, qui, en sn qua-
lité de tuteur de son enfant , assigne la dame Gilliers,
j veuve Monsterlet, jardinière au Haut-Pont, pour avoir
| battu sa fille Joséphine, hors le cas de légitime défense
et avec guet-à-pens, le 18 septembre dernier à 7 heures
3?2 du soir, demandant le papa Doncker réparation de
quoi en une somme de 30 fr. de dommages-intérêts.
Secondo. C'est la dame Gilliers, veuve Monsterlet , qui
assigne la demoiselle Joséphine Doncker pour en avoir
été battue et traitée de voleuse , demandant la maman
Monsterlet qu'il plaise au tribunal condamner Mademoi-
selle Joséphine en 300 fr. de dommages-intérêts, plus
aux frais d'impression et de placardage dans le faubourg
de vingt affiches en grosses et lisibles lettres dont l'objet
sera de rétablir sa réputation d'honnête femme.
11 paraîtrait que Ta querelle qui vient aujourd'hui se
débattre en police correctionnelle est une querelle de
lignée, dont la source est antique ; des paroles outra-
geantes ont d'abord été échangées entre les familles Doncker
et Monsterlet, ensuite des cancans , puis après des coups.
Les témoins appelés dans cette grave affaire sont au
nombre de quinze , et le tribunal les partage en deux
sections , dont la première est composée entièrement de
femmes ; quatre d'entr'elles déposent en faveur de Made-
moiselle Joséphine, et les détails ne manquent pas ; elles
ont entendu la fille Monsterlet traiter de canaille la de-
moiselle Doncker ; les deux autres ont vu la maman et
la fille Monsterlet frapper Joséphine , l'une à coups de
poings, l'autre à coups de parapluie.
La deuxième section des témoins se compose de neuf
individus dont six hommes et trois femmes ; l'un a vu et
entendu la demoiselle Joséphine traiter la femme Mons-
terlet de canaille et la frapper ; d'autres l'ont entendue
traiter la même femme Monsterlet de voleuse ; d'autres ,
enfin , ne font que des dépositions insignifiatites.
Les conseils des plaignants prennent la parole ; chacun
d'eux semble avoir raison ; mais le ministère public , plus
généreux , fait entendre quelques paroles médiatrices et
propose au tribunal, comme moyen de conciliation, de
renvover les parties dos h dos, tout en les condamnant
aux dépens. Le tribunal sourit à cette idée et rend un
jugement conforme aux conclusions du ministère public.
Mademoiselle Joséphine et la dame Monsterlet se reti-
rent , l'une en faisant la moue, l'autre en faisant une
grimace, et le grand nombre de curieux qu'avait attiré
cette affaire s'écoule de la salle en faisant des commen-
taires sur les deux adversaires féminins.