Claude Louis DE SAINT GERMAIN

Claude Louis DE SAINT GERMAIN

  • Baptisé le 14 avril 1707 (jeudi) - Clairvaux-les-Lacs, 39154, Jura, Bourgogne-Franche-Comté, FRANCE
  • Décédé le 16 janvier 1778 (vendredi) - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE, paroisse Saint Paul
  • Feld-Maréchal des armées du roi de Danemark, Ministre de la Guerre sous Louis XVI
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Événements

14 avril 1707 :
Baptême - Clairvaux-les-Lacs, 39154, Jura, Bourgogne-Franche-Comté, FRANCE
Parrain : Louis DE SAINT GERMAIN 1670-? · Parrain : Fiche privée · Témoin : Fiche privée
son parrain a esté noble Louys de Saint-Germain, Soudiacre, et sa marreine dame, dame Claude-Louyse-Camille de Terreau, épouse de Monsieur de Merronaz, écuier seigneur de Merronaz et de Ia Barie. Mlle JeanneAntoine Borrey a esté lieutenande.
Source : Série communale : baptêmes. (5E74/69) - Mnesys, VUE 41/249
1er octobre 1736 :
Mariage (avec Ermengarde (Armgarth) Marguerite VON DER OSTERN)
16 janvier 1778 :
Décès - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE, paroisse Saint Paul
Le dernier de sa race.

Notes

SOURCE : Tableau généalogique, historique de la noblesse (Volume 3) Auteur : Waroquier de Méricourt de la Mothe de Combles, Louis Charles, comte de, 1757-1794
https://www.geneanet.org/archives/ouvrages/?action=detail&livre_id=392035&page=301&book_type=livre&search_type=livre&name=de+ST-GERMAIN&with_variantes=0&tk=5b9fa5d4e6764194
Claude-Louis-Robert, comte de Saint-Germain, né le 15 avril 1707 au château de Vertamboz (Jura) et décédé le 15 janvier 1778 à Paris, est un militaire et homme d'État français.
Après des études chez les jésuites, Saint-Germain envisagea d'abord de devenir prêtre, puis acheta un brevet de sous-lieutenant. Mais, selon des rumeurs, il dut quitter la France à la suite d'un duel et s'engagea successivement dans les armées de l'électeur palatin, dans l'armée autrichienne, puis dans l'armée de l'électeur de Bavière, lors de la guerre de Succession d'Autriche (1740), et il fit preuve de tant de bravoure sur le champ de bataille qu'il fut promu jusqu'au grade de maréchal de camp.
Il rentra alors en France et se distingua dans la guerre de Sept Ans. Mais alors qu'il fit preuve de plus de capacité que les autres commandants de l'armée et qu'il était admiré par les soldats, il fut victime d'intrigues, de jalousies, de critiques hostiles. Il avait dénoncé, en 1758 dans des mémoires les vices du système militaire français, grâce à son expérience des armées étrangères et pendant la guerre.
Il démissionna en 1760 et accepta le poste de maréchal de camp proposé par le roi de Danemark Frédéric V et fut chargé en 1762 de la réorganisation de l'armée danoise. À la mort de Frédéric V, en 1766, il retourna en France, acheta un petit domaine en Alsace, près de Lauterbach et se consacra à l'agriculture et à la religion.
Une crise financière fit fondre les fonds qu'il avait pu économiser pendant son service au Danemark et le fit dépendre de la bonne volonté du ministre français de la Guerre. Saint-Germain fut alors présenté à la Cour par Turgot et Malesherbes et fut nommé ministre de la Guerre par Louis XVI, le 25 octobre 1775. Il s'efforça de réduire le nombre des officiers et d'établir ordre et régularité dans le service, fit profondément évoluer le règlement d'exercice et de manœuvre avec le concours du colonel de Guibert (1776), rappela le général de Gribeauval en disgrâce pour réformer l’artillerie de campagne et instaura les 12 écoles royale militaires par ordonnance en mars 1776. Toutefois ses tentatives pour introduire la discipline prussienne dans l'armée française rencontrèrent une telle opposition qu’il démissionna le 23 septembre 1777 et fut remplacé par le prince de Montbarrey.
Il accepta une pension du roi de 40 000 livres et mourut dans son appartement de l'Arsenal, à Paris, le 15 janvier 1778.
Les idées et les méthodes de Saint-Germain, bien que très décriées au moment de leur introduction, furent reprises par la suite et exercèrent une profonde influence sur l'armée formée par la Révolution.

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