Irène,Berthe,Walburge,Marie-Ghislain DE LIMON TRIEST

Irène,Berthe,Walburge,Marie-Ghislain DE LIMON TRIEST

  • Née le 21 avril 1912 (dimanche) - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique
  • Décédée le 23 juin 2008 (lundi) - Bruxelles (Watermael-Boitsfort), BRUXELLES-CAPITALE, Belgique, à l'âge de 96 ans
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Parents

Parents inconnus.

Union(s) et enfant(s)

Événements

21 avril 1912 :
Naissance - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique
8 juillet 1937 :
Mariage (avec Herman,Adrien,Léon,Georges,Ghislain HERRY) - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique
23 juin 2008 :
Décès - Bruxelles (Watermael-Boitsfort), BRUXELLES-CAPITALE, Belgique

Notes

Elle est la fille de Fernand-P.M.G. , Ingénieur civil électro-mécanicien , et de Geneviève-Ida-Jeanne-Gh. (des barons) Casier de ter Beken , petite –fille d’Alfred de Limon et de la Baronne Irène Triest et de Gits (dernière du nom ) et du Baron Amand Casier de ter Beken , Sénateur Catholique de Gand , Industriel (La Linière St Sauveur) époux de Berthe de la Kethulle de Ryhove .
Dès sa petite enfance , alors qu’elle n’est âgée que de deux ans , éclate la guerre 14/18 ; son père s’engage aussitôt comme volontaire de guerre et accomplira son devoir civique , comme son frère Guillaume , pendant toute la durée des hostilités ; mais sa mère , accompagnée de son petit frère aîné Antoine de Limon , et de leur nurse allemande ( !) se réfugie par sécurité , comme beaucoup d’autres familles belges aisées de l’époque , en Angleterre où elles trouvent refuge et s’installent à Hastings ; elles y résideront jusqu’à la fin du conflit en 1918. La vie sociale de la communauté belge en Angleterre est très animée et les anglais les accueillent avec générosité . Leur train de vie , relativement confortable est assuré par le soutien des grands-parents Casier .
Revenue en Belgique après la guerre , la famille reconstituée s’installe dans un vaste hôtel de maître sis rue de la Loi à Bruxelles , à l’emplacement de l’actuel siège de la Communauté Européenne , et loué à la famille de Limburg Stirum , cousins issus de germain par les Triest .
Après des études primaires et secondaires chez les chanoinesses de St. Augustin au monastère voisin du Berlaymont , également situé au même endroit , rue de la Loi à Bruxelles, elle acquit un diplôme de secrétariat qui se révèlera fort utile pour la suite de son existence.

Grâce à son excellente connaissance de l'anglais, Herman se fit incorporer en mai 1942 dans un régiment britannique comme sergent-major et participa à la fin de la campagne de Libye, où il se fit démobiliser pour rejoindre Léopoldville, son objectif obsessionnel. Pendant son absence, Irène ,toujours bloquée à Kitchener au Canada se révèlera déjà d'une organisation et d'une débrouillardise extraordinaires, malgré des moyens financiers limités et 2 fils en bas âge (4 ans et 6 mois). Dès qu'elle apprit que son mari avait retrouvé son job au Congo, elle contacta à New York le responsable des filiales américaines de la "Générale" qui lui trouva une cabine d'officier sur un cargo portugais (pays neutre) en partance pour Lisbonne. Là, elle continua à bénéficier de la grande solidarité entre tous les membres du groupe de la "Générale"; elle fût hébergée avec ses 2 enfants pendant 6 semaines par Etienne Sepulchre, PDG de la Société Générale des Minerais, en attendant de pouvoir embarquer sur un autre cargo pour l'Angola, cargo qui la débarqua à Pointe-Noire (Congo-Brazaville) où son mari put enfin la retrouver pour fêter la Noël 1943. Installé à Boma , le jeune ménage aura son troisième enfant , leur fille Viviane qui naquit le 7 Décembre 1945 .
Toutefois ,Comme Irène supportait mal le climat tropical du Bas- Congo, elle parvint à convaincre son mari de renoncer à son job colonial - ce qu'il regretta toujours- pour revenir en Belgique en été 1946. Le ménage fût recueilli d'abord chez la grand’mère Casier au château ( très abimé par les troupes d’occupation),de ter Beken , avant de s'installer à l’étroit et de manière peu confortable chez leurs parents , au 2ème étage de la maison Limon, 39 rue Père de Deken à Etterbeek. Comme son mari avait le virus africain et ne trouvait aucune situation satisfaisante en Belgique, il repartit seul en juillet 1949 pour le Ruanda-Urundi où une cousine de sa femme, Monique Rittweger de Moor (née de la Kethulle de Ryhove , fille de Maurice de la Kethulle de Ryhove , dit « l’Ours du Kivu » époux de Gertrude Casier , sœur de sa mère), lui offrait de s'occuper de son réseau de magasins au Kivu et au Rwanda. Irène et ses enfants étaient sensés le rejoindre pour Noël, mais c'était sans compter sur la fatalité. En effet, le 13 novembre 1949, son mari décéda subitement d'une embolie, suite à une hémorragie interne, causée la veille par un accident de voiture, au retour d'une chasse. Ce fût un cataclysme familial: elle perdait un mari adoré, devenait veuve à 37 ans avec 3 enfants dont la plus jeune avait 4 ans et avait pour toute fortune l'assurance-vie de son mari, des tableaux de famille et quelques argenteries sauvées du naufrage financier de son beau-père au Canada. Un moment déstabilisée, elle sût pourtant rebondir, enchainant avec grand courage les petits boulots pour subvenir aux besoins de sa famille. Au début, elle assura le secrétariat de son père qui possédait des intérêts importants dans trois grandes exploitations agricoles (vignes et agrumes) en Algérie; La Sicca , le Torsch , et le Domaine Julien de la Guetna .En 1960 après la terrible guerre d’Indépendance en Algérie , les accords d’Evian , et la perte totale de toutes les implantations et exploitations ,les sociétés de son père furent mises en liquidation . Le secrétariat étant devenu inutile , Irène se consacra alors à effectuer des enquêtes à domicile avec Gégé Brouhns, une amie coloniale qui venait elle même aussi de perdre brusquement son mari.
Même si elle pu quelques fois passer des séjours d’été au vert , en louant à Wolvertem la jolie ferme attenante au château d’Imde et la maison Naveau à Theux ,Irène et ses 3 enfants étaient toujours installés au second étage de la Rue Père de Deken, dans des locaux étroits et encombrés ; souhaitant ne plus trop dépendre de ses parents ; elle commença par louer un petit RDC avec jardin à Stockel (Woluwé St Pierre) avant de s'y faire construire une coquette petite Villa 3 facades , à l’Avenue de Wavrans , financée par l'assurance-vie de son mari et une avance d'hoirie de son père.
Les frais de scolarité de ses enfants furent fort allégés grâce à la générosité du baron Jean du Four, un ami et cousin de son mari, qui prit en charge la pension de son fils Harold à l'Ecole Abbatiale de Maredsous.
Elle eut la joie de marier ses 3 enfants:
- Harold, le 30 avril 1966, avec Patsy de Cumont, fille de Robert (décédé en 1950) et de la comtesse Elisabeth de Briey, remariée à James Ortmans. Le couple eut 2 enfants: Olivia (Mme Vivian Capart) et Vinciane (Mme Geoffroy Prioux de Baudimont).
- Viviane, le 31 août 1968, avec le comte Jean-Claude de Kerchove de Denterghem, fils du comte Rodolphe et de Mady (des barons) Herry. Le couple eut un fils Carl et 2 filles: Amélie (comtesse Wolfgang Zichy) et Sophie (Mme Gérald Hibert).
- Francis, le 27 septembre 1969, avec Nicole de San, fille du chevalier Gérard et de Jenny Dewandre. Le couple eut une fille Savina et 5 garçons: Maximilien, Sébastien, Gaëtan, Thibault et Nicolas.
Après 22 ans de galère, elle connut enfin une vie sécurisée et heureuse grâce à son mariage avec Pierre van Cutsem le 1er septembre 1971, veuf lui-même depuis plusieurs années et qui avait 10 ans de plus qu'elle. Elle avait fait sa connaissance lors du mariage de sa nièce, Chantal de Limon Triest, avec Emmanuel de Vicq de Cumptich, dont la mère était cousine germaine de Pierre van Cutsem. Ce dernier était aussi laid et bourru que son premier mari avait été beau et "homme du monde", mais il était foncièrement bon, l'aimait profondément et avait une très confortable fortune. Grâce à lui, elle put inviter ses enfants et petits enfants tous les mois de juillet et ce pendant 10 ans en Bretagne, dans sa belle propriété de Lancieux, en bord de mer.Le ménage était installé dans le bel hotel de maître de Pierre , sis Avenue Demot à Bruxelles , en face des jardins de l’Abbaye de la Cambre . Cette période heureuse et insouciante de sa vie dura 10 ans, jusqu'au décès inopiné de Pierre à Cannes, à la suite d’ une mauvaise pneumonie, le 6 mars 1981.
Elle vécut son second veuvage avec plus de sérénité que le premier, n'ayant plus d'enfants à charge, ayant hérité successivement de ses parents , de l’oncle Guy de Limon Triest , de la Tante Hélène de Baré de Comogne , née Hélène de Limon Triest , et de la Tante Geneviève de Limon Triest , Grande Dame et Abbesse honoraire du Monastère de La Vigne au Béguinage de Bruges, et bénéficiant en outre de l’usufruit sur l’Hotel de l’AV. Demot et de confortables pensions que lui laissa Pierre. Avec le produit de la vente de sa maison de l'avenue de Wavrans, elle avait acquis un bel et vaste appartement dans la Résidence Kennedy sise dans un Parc à l’Avenue Winston Churchill à Uccle où elle préféra se retirer .Cela dura à peu près 20 ans, jusqu'au jour où sa mémoire et ses facultés intellectuelles furent à ce point endommagées par la maladie que ses enfants furent obligés de la placer dans une maison de repos de Boitsfort où elle s'éteignit enfin le 23 juin 2008, laissant une descendance de 11 petits enfants et de 14 arrières petits enfants.
Irène de Limon Triest est restée longtemps une belle personne, d'une santé de fer, d'une énergie redoutable et d'un grand pragmatisme et d'un bel optimisme, qualités qui la sauvèrent souvent dans la vie. Par pudeur, elle riait souvent et beaucoup mais n'était pas très douée pour la communication, ni très caressante, ce dont ses 3 enfants ont souffert, mais ils sont toujours restés très admiratifs pour son courage et la manière discrète avec laquelle elle sût surmonter toutes les difficultés que la vie avait semées sur son passage.

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