Eugène,Gillion,Alexis D'ARGENTEAU
Parents
- Philippe,Louis D'ARGENTEAU 1708-1771
- Béatrix,Philippine,Josèphe DE DONGELBERGHE 1712-1744
Frères et sœurs
- Marie-Ange,Joseph D'ARGENTEAU 1739-
- Joseph-Louis D'ARGENTEAU 1740-1795
- Eugène,Gillion,Alexis D'ARGENTEAU 1743-1819
Événements
- 30 décembre 1743 :
- Naissance - Huy, LIÈGE, Wallonie, Belgique
- 4 mai 1819 :
- Décès - Brunn, BASSE-BAVIÈRE, Bavière, Allemagne
- Titre : chevalier de l'Ordre de Marie-Thérèse
Notes
Son neveu, François de Mercy-Argenteau, chambellan de Napoléon Ier fait à son sujet le récit suivant dans ses Mémoires :
« Un jour à la Malmaison, l’empereur m’entretint de mon oncle :
« - Qu’est-ce que le général d’Argenteau, que je rencontrai au pied des Alpes, la première fois que je voulus descendre en Italie ? »
« - C’est mon oncle, sire, le frère cadet de mon père »
« - Eh bien ! reprit l’empereur, il m’a tenu trois jours dans la montagne ; il avait l’air chaque jour d’avoir deviné ce que je voulais faire. Je le trouvais toujours en ligne devant moi et en très bon ordre. S’il avait eu les renforts que je sais qu’il avait demandés, je ne serais pas descendu en Italie dans ce moment-là … »
S’étant aperçu d’un léger sourire qui m’avait effleuré les lèvres, il m’interpella :
« Eh bien ! Qu’est-ce donc qui vous fait rire ? »
« Sire, je vais vous le dire tout de suite sans aucun embarras. Il y a longtemps que je savais que mon oncle, qui a fait la guerre pendant soixante ans, était connu des Autrichiens comme un de leurs généraux les plus distingués ; mais entendre son éloge de votre bouche, Sire, cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer de beau, de grand, d’illustre, dans une réputation militaire ! … Oh ! que je voudrais qu’il me fut permis de lui transmettre ces paroles de Votre Majesté … »
« - Comment ! il vivrait encore ? » fit l’empereur.
« - Oui Sire, il est gouverneur de la Moravie. Sa résidence est à Brünn, et certes ce serait pour lui le plus glorieux de ses souvenirs.
« - Et bien, écrivez-lui, et ajoutez que je suis charmé de le savoir encore bien portant.
« Cependant, peu après, ajouta l’empereur, j’ai fini de le mettre dans une déroute complète, lui et son corps de Piémontais qu’il avait aussi sous ses ordres. Ce fut le commencement de mes succès en Italie. »
Mémoires de M. le Comte François de Mercy-Argenteau, édités par Théodore Gobert, Liège 1919
« Un jour à la Malmaison, l’empereur m’entretint de mon oncle :
« - Qu’est-ce que le général d’Argenteau, que je rencontrai au pied des Alpes, la première fois que je voulus descendre en Italie ? »
« - C’est mon oncle, sire, le frère cadet de mon père »
« - Eh bien ! reprit l’empereur, il m’a tenu trois jours dans la montagne ; il avait l’air chaque jour d’avoir deviné ce que je voulais faire. Je le trouvais toujours en ligne devant moi et en très bon ordre. S’il avait eu les renforts que je sais qu’il avait demandés, je ne serais pas descendu en Italie dans ce moment-là … »
S’étant aperçu d’un léger sourire qui m’avait effleuré les lèvres, il m’interpella :
« Eh bien ! Qu’est-ce donc qui vous fait rire ? »
« Sire, je vais vous le dire tout de suite sans aucun embarras. Il y a longtemps que je savais que mon oncle, qui a fait la guerre pendant soixante ans, était connu des Autrichiens comme un de leurs généraux les plus distingués ; mais entendre son éloge de votre bouche, Sire, cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer de beau, de grand, d’illustre, dans une réputation militaire ! … Oh ! que je voudrais qu’il me fut permis de lui transmettre ces paroles de Votre Majesté … »
« - Comment ! il vivrait encore ? » fit l’empereur.
« - Oui Sire, il est gouverneur de la Moravie. Sa résidence est à Brünn, et certes ce serait pour lui le plus glorieux de ses souvenirs.
« - Et bien, écrivez-lui, et ajoutez que je suis charmé de le savoir encore bien portant.
« Cependant, peu après, ajouta l’empereur, j’ai fini de le mettre dans une déroute complète, lui et son corps de Piémontais qu’il avait aussi sous ses ordres. Ce fut le commencement de mes succès en Italie. »
Mémoires de M. le Comte François de Mercy-Argenteau, édités par Théodore Gobert, Liège 1919