Philippe DE HAUTECLOCQUE
Parents
- François DE HAUTECLOCQUE 1560->1635
- Antoinette DE CAVEREL 1560-
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 19 mars 1632 (vendredi), Caumont-sur-Durance, 84510, Vaucluse, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE, avec
Marguerite DE BELVALET ~1603-1698
dont
- Anne-Françoise DE HAUTECLOCQUE 1633-1697
- Philippe,François DE HAUTECLOCQUE 1635-1686
Frères et sœurs
- Robert DE HAUTECLOCQUE 1594-1620
- Jeanne,Éléonore DE HAUTECLOCQUE 1596-1668
- Madeleine DE HAUTECLOCQUE ~1597-1633
- Jeanne DE HAUTECLOCQUE ~1599-
- Marie DE HAUTECLOCQUE 1600-
- Philippe DE HAUTECLOCQUE 1601-1635
- Claude DE HAUTECLOCQUE 1602-1647
Événements
- 1601 :
- Naissance - Wail, 62770, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
- 19 mars 1632 :
- Contrat de mariage (avec Marguerite DE BELVALET)
- 19 mars 1632 :
- Mariage (avec Marguerite DE BELVALET) - Caumont-sur-Durance, 84510, Vaucluse, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
- 11 octobre 1635 :
- Décès - cercamps, Frévent, 62270, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
- Titre : seigneur de Wail, Quatrevaux, Ligny-St-Flochel, Neuville-au-Cornet
Notes
Chargé par Elisabeth de Hauteclocque, abbesse d'Estrun, sa tante, de la défense de son monastèrePhilippe de Hauteclocque fut mis à mort, sans procés, par des Croates impériaux en octobre 1635.
Depuis près de cinq siècles, l'Artois, qui avant 1180 relevait du comte de Flandre, est un enjeu entre ce dernier et le roi de France. Le traité d'Arras d'octobre 1191 consacrait son appartenance à la France. Puis, le jeu des successions fit qu'il revint en 1384 au comte de Flandre puis au duc de Bourgogne, la grande Bourgogne, qui à l'époque du Téméraire s'étendait de la Hollande au Charolais. La succession ne se fit pas sans difficultés à la mort de ce dernier en 1477, mais, par le traité de Senlis du 15 mai 1493, Charles VIII restituait l'Artois, sauf Aire, Hesdin, et Béthune. l'Artois, avec la majorité des (grands) états bourguignons passent aux mains des Habsbourg (Marie de Bourgogne, fille unique et héritière du Téméraire a épousé Maximilien 1er de Habsbourg). Elle y restera jusqu'à la mort d'Isabelle d'Autriche (ou d'Espagne), petite-fille de Charles Quint, en 1633. Isabelle n'a pas d'héritier, nous sommes en pleine guerre de trente ans, et le roi de France veut aussi récupérer l'Artois.
En 1635, l'Artois, attaquée par le roi de France, entre dans le tourbillon de la guerre. Sur le front nord de cette guerre, les Pays-Bas espagnols sont donc pris en tenaille entre les Provinces-Unies au Nord et la France au sud. Les troupes impériales des Pays-Bas espagnols font appel à de nombreux mercenaires étrangers dont des cavaliers Croates (de l'empereur Ferdinand II -archiduc d'Autriche puis roi de Bohème, de Hongrie et empereur romain-) qui sévissent en Picardie depuis les collines dArtois et le Hainaut. Ce sont des cavaliers Croates issus de leur rang, commandés par un certain la Fontaine qui, comme l'ont montré les témoignages et l'enquête conduite à l'époqe par les notaires royaux, sont à l'origine de l'exécution de Philippe de Hauteclocque, chevalier de Neufville, en octobre 1635. Exécution ordonnée par leur supérieur, un dénommé Forgeat. En effet, l'abbesse d'Estrun, Elisabeth de Hauteclocque, craignant pour sa communauté les outrages des soldats, s'était retirée à Arras dans la maison de refuge du couvent. Elle chargea son neveu, Philippe de Hauteclocque, de la défense du monastère. Il réunit les vassaux de l'abbaye et s'y établit en armes; mais, attaqué par un parti de Croates impériaux et de soldats polonais, il fut vaincu, fait prisonnier par ces hommes à demi sauvages, et emmené à Cercamps, où leur chef, Forgeat, lui fit trancher la tête, et fit également massacrer plusieurs de ses compagnons avec des raffinements de cruauté (3).
Ses restes mortels furent enlevés par les religieux récollets du couvent du Valentin, à Wail, et inhumés dans le chœur de leur église le 14 octobre suivant
Les circonstances du massacre de Philippe sont relatées par de nombreux témoins entendus par les notaires royaux, dans l'enquête menée sur demande de son épouse, Marguerite de Belvalet (archives de famille). Thurien d'Aubrometz, (mss. Bibl. d'Arras) a également fidèlement raconté sa fin : « Cet honorable homme, pour avoir autorisé Jehan Duquesne de tirer d'un coup d'arquebuze M. de La Fontaine et lieutenant M. Forgeat, colonel général de soldats Polonois, Croates Impériaux Romains dans le pays d'Artois, en a deub avoir la tete tranchée de deux coups de sabre et espée turquestre, d'autant que le premier coup donné ne lui avola nullement la tete, et ce immédiatement aprez avoir eté manqué d’etre tirez de trois carabines, qui toutes unanimement faillirent, ce que apercevant ledit colonel Forgeat, il luy fit donner un coup de pied avec quoy il fut abbattu à terre, et lors les Croates le devestirent et sans aucune misericorde luy firent le massacre avant dit en son privé endroit, sans luy vouloir donner le congé de se pouvoir confesser auparavant sa mort ; ce qui fut fait au sortir de l'abbaye de Cercamp, au pays et comté d'Artois, le tout immédiatement après avoir escartellé aussi deslée que chair à paté le corps de Jehan Duquesne ; et non obstant que ledit Forgeat eut eu volonté de faire enterrer ces deux corps en terre prophane contiguë le bois par des prisonniers françois qui en firent les fosses eux-mêmes, en les admonetant que sils ne venoient à payer leurs rançons amiablement à laquelle ils étoient taxés, qu'ils les feroient mourir aussi de cette manière, ce qu'il disoit pour les mieux intimider, et neanmoins le corps du dit sieur de Quatre Vaulx fut emporté, du depuis enterré dans l'église des religieux recollets du Valentin au dit pays et comté d'Artois. Ce malheur arriva pour cause que les Croates vouloient prendre quelque cheval de labeur appartenant à la dame abbesse d'Estrun les Arras ».(Cité par Lesueur, Ilist. d'Etrun, p. 110).
Depuis près de cinq siècles, l'Artois, qui avant 1180 relevait du comte de Flandre, est un enjeu entre ce dernier et le roi de France. Le traité d'Arras d'octobre 1191 consacrait son appartenance à la France. Puis, le jeu des successions fit qu'il revint en 1384 au comte de Flandre puis au duc de Bourgogne, la grande Bourgogne, qui à l'époque du Téméraire s'étendait de la Hollande au Charolais. La succession ne se fit pas sans difficultés à la mort de ce dernier en 1477, mais, par le traité de Senlis du 15 mai 1493, Charles VIII restituait l'Artois, sauf Aire, Hesdin, et Béthune. l'Artois, avec la majorité des (grands) états bourguignons passent aux mains des Habsbourg (Marie de Bourgogne, fille unique et héritière du Téméraire a épousé Maximilien 1er de Habsbourg). Elle y restera jusqu'à la mort d'Isabelle d'Autriche (ou d'Espagne), petite-fille de Charles Quint, en 1633. Isabelle n'a pas d'héritier, nous sommes en pleine guerre de trente ans, et le roi de France veut aussi récupérer l'Artois.
En 1635, l'Artois, attaquée par le roi de France, entre dans le tourbillon de la guerre. Sur le front nord de cette guerre, les Pays-Bas espagnols sont donc pris en tenaille entre les Provinces-Unies au Nord et la France au sud. Les troupes impériales des Pays-Bas espagnols font appel à de nombreux mercenaires étrangers dont des cavaliers Croates (de l'empereur Ferdinand II -archiduc d'Autriche puis roi de Bohème, de Hongrie et empereur romain-) qui sévissent en Picardie depuis les collines dArtois et le Hainaut. Ce sont des cavaliers Croates issus de leur rang, commandés par un certain la Fontaine qui, comme l'ont montré les témoignages et l'enquête conduite à l'époqe par les notaires royaux, sont à l'origine de l'exécution de Philippe de Hauteclocque, chevalier de Neufville, en octobre 1635. Exécution ordonnée par leur supérieur, un dénommé Forgeat. En effet, l'abbesse d'Estrun, Elisabeth de Hauteclocque, craignant pour sa communauté les outrages des soldats, s'était retirée à Arras dans la maison de refuge du couvent. Elle chargea son neveu, Philippe de Hauteclocque, de la défense du monastère. Il réunit les vassaux de l'abbaye et s'y établit en armes; mais, attaqué par un parti de Croates impériaux et de soldats polonais, il fut vaincu, fait prisonnier par ces hommes à demi sauvages, et emmené à Cercamps, où leur chef, Forgeat, lui fit trancher la tête, et fit également massacrer plusieurs de ses compagnons avec des raffinements de cruauté (3).
Ses restes mortels furent enlevés par les religieux récollets du couvent du Valentin, à Wail, et inhumés dans le chœur de leur église le 14 octobre suivant
Les circonstances du massacre de Philippe sont relatées par de nombreux témoins entendus par les notaires royaux, dans l'enquête menée sur demande de son épouse, Marguerite de Belvalet (archives de famille). Thurien d'Aubrometz, (mss. Bibl. d'Arras) a également fidèlement raconté sa fin : « Cet honorable homme, pour avoir autorisé Jehan Duquesne de tirer d'un coup d'arquebuze M. de La Fontaine et lieutenant M. Forgeat, colonel général de soldats Polonois, Croates Impériaux Romains dans le pays d'Artois, en a deub avoir la tete tranchée de deux coups de sabre et espée turquestre, d'autant que le premier coup donné ne lui avola nullement la tete, et ce immédiatement aprez avoir eté manqué d’etre tirez de trois carabines, qui toutes unanimement faillirent, ce que apercevant ledit colonel Forgeat, il luy fit donner un coup de pied avec quoy il fut abbattu à terre, et lors les Croates le devestirent et sans aucune misericorde luy firent le massacre avant dit en son privé endroit, sans luy vouloir donner le congé de se pouvoir confesser auparavant sa mort ; ce qui fut fait au sortir de l'abbaye de Cercamp, au pays et comté d'Artois, le tout immédiatement après avoir escartellé aussi deslée que chair à paté le corps de Jehan Duquesne ; et non obstant que ledit Forgeat eut eu volonté de faire enterrer ces deux corps en terre prophane contiguë le bois par des prisonniers françois qui en firent les fosses eux-mêmes, en les admonetant que sils ne venoient à payer leurs rançons amiablement à laquelle ils étoient taxés, qu'ils les feroient mourir aussi de cette manière, ce qu'il disoit pour les mieux intimider, et neanmoins le corps du dit sieur de Quatre Vaulx fut emporté, du depuis enterré dans l'église des religieux recollets du Valentin au dit pays et comté d'Artois. Ce malheur arriva pour cause que les Croates vouloient prendre quelque cheval de labeur appartenant à la dame abbesse d'Estrun les Arras ».(Cité par Lesueur, Ilist. d'Etrun, p. 110).