🌳 La famille MANG
par Toubabou
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Jost TRITZ ◉ Sosa : 11 008
Jost TRITZ
◉ Sosa : 11 008 et 21 592 · générations 14, 15
- Né le 20 août 1570 - Niedaltdorf, Saarland, GERMANY
- Décédé le 15 août 1635 (mercredi) - Grindorff-Bizing, 57480, Moselle, Grand Est, FRANCE, à l'âge de 64 ans
- Laboureur, Hochgerichtsmeyer(président de la haute cour) à Niedaltrof - A partir de 1609 Hochgerichtsmeyer(Président de la haute cour) de Bizing jusqu'à sa mort à l'automne 1635
Parents
- Peter TRITZ 1547->1585
- Anna NN
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 9 octobre 1605 (dimanche), Grindorff-Bizing, 57480, Moselle, Grand Est, FRANCE, avec
Ottilia Maria Catherina CUNZEN 1580-~1650
Note sur le couple : Notes concernant l'uniondont
Note de Gaetan BREM:
Le berceau de la famille TRITZ se situe aux environs de Niedaltdorf et de Bizing. Le premier domicile de Jost se situait avant 1609 dans le village de Niedaltdorf, en Allemagne, un frère à Mondorf (D) et une soeur à Furweiler (D). Ces villages de la rive gauche de la Sarre furent pendant des siècles des villages lorrains, francais en 1766 et allemands après 1815 (2ème traité de Paris). Les villages de Niedaltdorf et de Bizing sont administrés par l'office de Sierck du baillage d'Allemagne dont le siège se situe à Vaudrevange (Wallerfangen en Sarre). Le duc de Lorraine en possède la souveraineté. Jost TRITZ est laboureur à Niedaltdorf jusqu'en 1609. Maire de Haute justice à Bizing de 1609 à 1635, iI avait droit de vie et de mort sur ces concitoyens ; il est le bras droit du Seigneur du canton et est à la tête d'un tribunal aux pouvoirs exorbitants. En 1610, la mairie de Bizing comporte 14 localités : Bizing, Colmen, Zeurange, Birigen, Oberesch, Gerlfangen, Furweiler, Hemmersdorf, Flastroff, Waldweistroff, Mechern, Fremersdorf, Diersdorf et Remeldorff.
Note de Sacha FOUSSE :
Né vraisemblablement à Niedaltdorf vers 1570 ,Jost TRITZ est laboureur dans ce village . Sans doute assez jeune encore il en devint le " Hochgerichtsmeyer " ( Maire de Haute Justice ) puis à partir de 1609 , Hochgerichtsmeyer de Bizing jusqu'à sa mort à l'automne 1635. Le Hochgerichtsmeyer avait droit de vie et de mort sur ses concitoyens. Jost Tritz est le bras droit du Seigneur dans ce canton ,il est à la tête d'une sorte de tribunal aux pouvoirs exhorbitants. Par ailleurs , cette charge procure à Jost TRITZ un salaire , prélevé sous forme d'impôts sur les habitants. Les actes de partage de l'héritage de Jost Tritz nous montrent que celui-ci possédait des biens considérables dans un rayon de 25 km ! Son épouse OTTILIA CUNZEN est originaire de Schwerdorff. Le 18-08-1635 , Mathias Tritz fils de Jost contracte par devant Notaire ( J Rustroff à Sierck ) et à ce moment là son Père Jost est encore vivant . Par contre le 29-01-1636 Ottilia est déclarée veuve de Jost Tritz ! ( dans un acte de Notaire à Sierck le 29-01-1636 chez J. Rustroff elle reconnaît une dette à Hubert Halstorff , bourgeois marchand de Sierck , " futur beau-père de Paul Tritz " , dette à hauteur de 340 francs au cours de Lorraine ). JOST TRITZ et OTTILIA CUNZEN son épouse , nés au cours du XVI ème siècle , ils résident durant leur vie active à Bizing ( Moselle- France ). Jost TRITZ , ses trois fils Paul , Mathias , Philippe ont reçu une éducation soignée et possèdent un niveau de culture important pour l'époque , leur permettant d'assurer des charges administratives telles que : Maire de Justice , échevin , notaire , greffier. Ils possèdent le dialecte germanique de la Lorraine Thioise du XVI ème siècle et connaissent le latin , base des études de ce temps dispensées dans les centres religieux. Dans le livre de ITTERSDORF, j'ai trouvé ceci: TRITZ Jost, laboureur à Niedaltdorf, après 1609 Hochgerichtsmeyer à Bizing, + environ 1635/1636, x avant 1605 NN Ottilia (Ottel), + entre 1636 et 1663 Père de TRITZ Philipp, laboureur à Halstroff, * vers 1619 Bizing, + entre 1669 et 1683, x WEISTROFF Barbara, * Bibiche + avant 1690, fille de Nicholas W. et NN, Bibiche Pere de TRITZ Vincent (Zentius) laboureur, Alderman et Meyer à Oberdorff, *+ Halstroff Vers 1717/18, avant x 1672 JAGER Anne-Catherine, * Oberdorff, + après 1711 fille de Jakob J. et NN. Oberdorff On parle souvent de la période du 16e et 17e siècles sur les familles larges agricoles à la campagne par codéterminées l'histoire de leur terre natale immédiate depuis plusieurs générations, qu'ils occupaient les bureaux de la ville ou de la haute cour Meyers. Pour eux aussi la famille Tritz peut être comptée. Il est installé à la fin du 16ème siècle dans l'espace autourNiedaltdorf, Fürweiler, village du cou et de la forêt Weisdorf, à savoir dans la soi-disant Gau ouest de Saarlouis. Le plus ancien détenteur connu du nom est le Hochgerichtsmeyer zu Bisingen, nommé Jost Tritz. Malheureusement, son lieu de naissance nous est inconnu. Le fait qu'il a d'abord vécu avec sa femme d'origine sans doute de Schwerdorff Ottilia jusqu'à 1609 dans Niedaltdorf et que son frère Jacob et son mariage avec la haute cour Meyer Adams Clauss soeur Philippa a vécu dans Fürweiler mais conduit à la conclusion que son inconnue auparavant Des parents ont également été établis dans cette région. Un autre détenteur du nom a vécu à la même époque dans la ville voisine de Colmen. C'était Adam Tritz, marié à une Elizabeth, qui était certainement liée à Jost Tritz, selon divers fichiers de tabulation. Jost Tritz, qui a occupé le poste de haute cour Meyers d'environ 1609 à 1.635 en Bisingen est susceptible d'avoir été victime de la tourmente de la guerre de Trente Ans. Il possédait des produits agricoles à Schwerdorf, Niedaltdorf, Bisingen, Gründorf et Mondorf. Souvent, il a également eu lieu avec des sommes non négligeables en tant que prêteur. Le frère de Josten, Jakob Tritz, n'était vraisemblablement pas héritier depuis, selon l'acte de 8.7. 1620 Jost a donné ses biens.
Union avec Jost TRITZ:
Les enfants sont :
- Angèle TRITZ 1607-1675 - Mathias TRITZ 1615- - Paul TRITZ 1615-1668 - Philippe TRITZ 1615-- Phillipe Mathias TRITZ ~1610-<1683 ◉ Sosa 10 796
- Paul TRITZ ~1615-1688 ◉ Sosa 5 504
- Mathias TRITZ 1615-1665
- Angéle TRITZ
Événements
- 20 août 1570 :
-
Naissance - Niedaltdorf, Saarland, GERMANY
Source : Arbre en ligne de Elisabeth BRASSEUR
- 9 octobre 1605 :
-
Mariage (avec Ottilia Maria Catherina CUNZEN) - Grindorff-Bizing, 57480, Moselle, Grand Est, FRANCE
Source : Arbre en ligne de Michèle DÉZES-RICHARD
- 15 août 1635 :
-
Décès - Grindorff-Bizing, 57480, Moselle, Grand Est, FRANCE
Âge : 65Source : Arbre en ligne de Michèle DÉZES-RICHARD
Notes
Notes individuelles:
Il sait écrire ! Il a vécu à Niedaltdorf,Allemagne, à Bizing,57 /1609-1635/ "Le Hochgerichtsmeyer (Maire de Haute Justice)avait droit de vie et de mort sur ses concitoyens. Jost Tritz est le bras droit du Seigneur dans ce canton ,il est à la tête dune sorte de tribunal aux pouvoirs exhorbitants. Par ailleurs , cette charge procure à Jost TRITZ un salaire , prélevé sous forme d impôts sur les habitants. Les actes de partage de l héritage de Jost Tritz nous montrent que celui-ci possédait desbiens considérables dans un rayon de 25 km "
(source : Bruno MATHIS "brunomathis"), (alain NAUD).
Portrait de Jost TRITZ ( 1570 - 1635)
Né vraisemblablement à Niedaltdorf vers 1570 ,Jost TRITZ est laboureur dans ce village . Sans doute assez jeune encore il en devint le " Hochgerichtsmeyer " ( Maire de Haute Justice ) puis à partir de 1609 , Hochgerichtsmeyer de Bizing jusqu’à sa mort à l'automne 1635.
Le Hochgerichtsmeyer avait droit de vie et de mort sur ses concitoyens. Jost Tritz est le bras droit du Seigneur dans ce canton ,il est à la tête d’une sorte de tribunal aux pouvoirs exorbitants. Par ailleurs , cette charge procure à Jost TRITZ un salaire , prélevé sous forme d’impôts sur les habitants. Les actes de partage de l’héritage de Jost Tritz nous montrent que celui-ci possédait des biens considérables dans un rayon de 25 km ! Son épouse OTTILIA CUNZEN est originaire de Schwerdorff.
Le 18-08-1635 , Mathias Tritz fils de Jost contracte par devant Notaire ( J Rustroff à Sierck ) et à ce moment-là son Père Jost est encore vivant . Par contre le 29-01-1636 Ottilia est déclarée veuve de Jost Tritz ! ( dans un acte de Notaire à Sierck le 29-01-1636 chez J. Rustroff elle reconnaît une dette à Hubert Halstorff , bourgeois marchand de Sierck , " futur beau-père de Paul Tritz " , dette à hauteur de 340 francs au cours de Lorraine ).
Source : Alain-François TRITZ
NOMEN est OMEN !( le nom est présage ! )
"Le nom TRITZ au fil des siècles "
A ) Origine du nom et patronymes issus de la même racine que Tritz :
TRITSCH(E) - TRITZ - TRUTSCH - TRüTSCH - TrüT(Z)SCH - TRöTSCHLER - TRITZEL - TRUTZEL - TRÜTZELMANN - DRIETZ - TRIETZ - TRITZE -TRISTE - TRITZMANN
= porte-parole , interprète , traducteur
1°) EN ALEMANIQUE :
(tribu germanique installée en Souabe et en Suisse d’où la Suisse alémanique = Suisse de langue allemande ).
L’alémanique = " parler du Haut Allemand " En alémanique TRITZ signifie : interprète. Mais au départ la racine est DRAGOMAN = traducteur , interprète dont les européens se servaient autrefois en Orient . En français existe aussi : " le drogman ! " (Châteaubriand : " je me rendis chez le drogman de son Excellence " ).
Un drogman étant un interprète cela a donné aussi en français : TRUCHEMENT (Truschmann) , en France au 14 ème siècle un truchement est un interprète . Le mot vient de DRUGEMENT trouvé déjà au 12 ème siècle et qui vient de drogman. A cette époque enFrance la signification est donc : porte-parole , interprète , représentant. Puis le mot et son sens évolue.
Rousseau : " dès ce moment je lui servis de truchement ".
2°) EN MOYEN-HAUT ALLEMAND :
Tragemut , mais en haut allemand du début…. Drutzelman qui donnera Tritz.
3°) ALLEMAND du SUD :
populaire pour bavard , apparenté en Haut Allemand à TRUTSCHEN , TRATSCHEN = bavarder , d’où QUATSCHEN = dire des Bêtises . D’où TRITZEN = bavarder. En remontant dans le temps Drogman vient du grec byzantin : DRAGOUMANOS qui vient de l’arabe TOURJOUMAN ou TARDJOUMAN qui signifiait et signifie encore de nos jours INTERPRETE.
En extrapolant et en admettant que certains patronymes ont été autrefois donnés à nos ancêtres en raison de leurs caractéristiques physiques ou de leurs traits de caractères , peut-être pouvons-nous penser que le nom Tritz a été donné :
soit à des personnes bavardes
soit à des personnes connaissant les langues ( interprètes )
soit à des porte-paroles diplomates faisant le lien.
B ) Autres hypothèses sur la signification du nom Tritz :
1°) TREUIL/POULIE :
d’après le " Wörterbuch der deutschen umgangsprache " Band 1 , Classen vor Hamburg 1963 de Heinz Küpper :
le mot Tritz appartient à une racine du Nord de l’Allemagne où TRITZ signifiait autrefois : treuil - poulie , = " die Tritze " . Autrefois les marins se servaient sur les docks et sur les navires de " Tritzen " pour charger ou pour décharger les bateaux. Mais cette poulie , ce treuil ( die Tritze ) avait aussi d’autres usages ; le marin qui devait être puni était hissé avec un treuil ( die Tritze) , une corde sous les bras jusque sous la vergue.
De la même manière au Moyen-Age les criminels étaient hissés à l’estrapade pour être pendus. De là serait né le verbe triezen , ou tritzen = tourmenter , agacer fortement quelqu’un , ou " mettre en boite " , vexer quelqu’un.
-Die Tritze = la poulie , ou le treuil. On peut à nouveau extrapoler en disant qu’on rejoint peut-être le sens de " truchement " , si on considère que le treuil ,la poulie , est l’intermédiaire , le truchement qui permet d’arriver quelque part , à soulever quelque chose. Ou inversement si l’on considère que la parole , le verbe ( Tritz = bavard ou tritz = porte-parole ) peut amener une action , un mouvement, comme une poulie.
2°) de TRETAN ou TRETEN ? :
dans son livre sur les noms allemands Max Gootschald donne pour origine ,au nom Tritz, le vieil haut-allemand Tretan ou treten . Ces deux formes apparaissant dans la formation de noms germaniques tels que Tritbert et Trizo.
3°) de TRUDBERT ? :
contraction du prénom trudbert ? Cela remonterait à St Trudbert apôtre du Brisgau décédé en 670. Le nom était très aimé dans le Bade méridional.
4°) de SAINT PATRICE ? :
jusqu’en 1621 on trouve uniquement la forme " tritzius " (tout au moins dans les actes notariés ou officiels , pour ce qui est du langage parlé ce n’était pas forcément le cas ). S’il ne s’agit pas d’une latinisation du nom Tritz , il pourrait s’agir d’une contraction du prénom Patrice. – Saint Patrice était un Saint très vénéré en Grande Bretagne mais Aussi dans la vallée du Rhin et en Lorraine .
5°) patronyme originaire de la province de LUSACE ? :
d’après les travaux passionnants de Nicolas et Josette Tritz de Paris, Tritz pourrait être un nom originaire de l’ancienne région de Lusace ( à l’extrême Est de la Saxe , au Nord de la Tchéquie). Les recherches de Josette et Nicolas Tritz , étant très dense , méritent à eux seuls un article spécial qui va bientôt suivre celui-ci . Je pensais jusqu’à la lecture des recherches et travaux de Nicolas et Josette Tritz que la première hypothèse ( de la racine arabe tourdjouman ) était la plus vraisemblable, mais on ne peut négliger les autres approches , toutes intéres- santes. Cependant , pour les latinistes comme autrefois pour les romains , je signalerai que la plupart des Tritz de ma branche sont très bavards. " Nomen est omen ! " ( c’est à dire : " le nom est présage ! ".
Travail réalisé par Alain-François Tritz ( Douai )
Sources : Goethe Institut / L’ouvrage de Heinz Küpper cité ci-dessus / Guido Müller / Max Gottschald / Kaspar Linnartz / A Deynet / Günter Schild .
Source : Alain-François TRITZ
Il sait écrire ! Il a vécu à Niedaltdorf,Allemagne, à Bizing,57 /1609-1635/ "Le Hochgerichtsmeyer (Maire de Haute Justice)avait droit de vie et de mort sur ses concitoyens. Jost Tritz est le bras droit du Seigneur dans ce canton ,il est à la tête dune sorte de tribunal aux pouvoirs exhorbitants. Par ailleurs , cette charge procure à Jost TRITZ un salaire , prélevé sous forme d impôts sur les habitants. Les actes de partage de l héritage de Jost Tritz nous montrent que celui-ci possédait desbiens considérables dans un rayon de 25 km "
(source : Bruno MATHIS "brunomathis"), (alain NAUD).
Portrait de Jost TRITZ ( 1570 - 1635)
Né vraisemblablement à Niedaltdorf vers 1570 ,Jost TRITZ est laboureur dans ce village . Sans doute assez jeune encore il en devint le " Hochgerichtsmeyer " ( Maire de Haute Justice ) puis à partir de 1609 , Hochgerichtsmeyer de Bizing jusqu’à sa mort à l'automne 1635.
Le Hochgerichtsmeyer avait droit de vie et de mort sur ses concitoyens. Jost Tritz est le bras droit du Seigneur dans ce canton ,il est à la tête d’une sorte de tribunal aux pouvoirs exorbitants. Par ailleurs , cette charge procure à Jost TRITZ un salaire , prélevé sous forme d’impôts sur les habitants. Les actes de partage de l’héritage de Jost Tritz nous montrent que celui-ci possédait des biens considérables dans un rayon de 25 km ! Son épouse OTTILIA CUNZEN est originaire de Schwerdorff.
Le 18-08-1635 , Mathias Tritz fils de Jost contracte par devant Notaire ( J Rustroff à Sierck ) et à ce moment-là son Père Jost est encore vivant . Par contre le 29-01-1636 Ottilia est déclarée veuve de Jost Tritz ! ( dans un acte de Notaire à Sierck le 29-01-1636 chez J. Rustroff elle reconnaît une dette à Hubert Halstorff , bourgeois marchand de Sierck , " futur beau-père de Paul Tritz " , dette à hauteur de 340 francs au cours de Lorraine ).
Source : Alain-François TRITZ
NOMEN est OMEN !( le nom est présage ! )
"Le nom TRITZ au fil des siècles "
A ) Origine du nom et patronymes issus de la même racine que Tritz :
TRITSCH(E) - TRITZ - TRUTSCH - TRüTSCH - TrüT(Z)SCH - TRöTSCHLER - TRITZEL - TRUTZEL - TRÜTZELMANN - DRIETZ - TRIETZ - TRITZE -TRISTE - TRITZMANN
= porte-parole , interprète , traducteur
1°) EN ALEMANIQUE :
(tribu germanique installée en Souabe et en Suisse d’où la Suisse alémanique = Suisse de langue allemande ).
L’alémanique = " parler du Haut Allemand " En alémanique TRITZ signifie : interprète. Mais au départ la racine est DRAGOMAN = traducteur , interprète dont les européens se servaient autrefois en Orient . En français existe aussi : " le drogman ! " (Châteaubriand : " je me rendis chez le drogman de son Excellence " ).
Un drogman étant un interprète cela a donné aussi en français : TRUCHEMENT (Truschmann) , en France au 14 ème siècle un truchement est un interprète . Le mot vient de DRUGEMENT trouvé déjà au 12 ème siècle et qui vient de drogman. A cette époque enFrance la signification est donc : porte-parole , interprète , représentant. Puis le mot et son sens évolue.
Rousseau : " dès ce moment je lui servis de truchement ".
2°) EN MOYEN-HAUT ALLEMAND :
Tragemut , mais en haut allemand du début…. Drutzelman qui donnera Tritz.
3°) ALLEMAND du SUD :
populaire pour bavard , apparenté en Haut Allemand à TRUTSCHEN , TRATSCHEN = bavarder , d’où QUATSCHEN = dire des Bêtises . D’où TRITZEN = bavarder. En remontant dans le temps Drogman vient du grec byzantin : DRAGOUMANOS qui vient de l’arabe TOURJOUMAN ou TARDJOUMAN qui signifiait et signifie encore de nos jours INTERPRETE.
En extrapolant et en admettant que certains patronymes ont été autrefois donnés à nos ancêtres en raison de leurs caractéristiques physiques ou de leurs traits de caractères , peut-être pouvons-nous penser que le nom Tritz a été donné :
soit à des personnes bavardes
soit à des personnes connaissant les langues ( interprètes )
soit à des porte-paroles diplomates faisant le lien.
B ) Autres hypothèses sur la signification du nom Tritz :
1°) TREUIL/POULIE :
d’après le " Wörterbuch der deutschen umgangsprache " Band 1 , Classen vor Hamburg 1963 de Heinz Küpper :
le mot Tritz appartient à une racine du Nord de l’Allemagne où TRITZ signifiait autrefois : treuil - poulie , = " die Tritze " . Autrefois les marins se servaient sur les docks et sur les navires de " Tritzen " pour charger ou pour décharger les bateaux. Mais cette poulie , ce treuil ( die Tritze ) avait aussi d’autres usages ; le marin qui devait être puni était hissé avec un treuil ( die Tritze) , une corde sous les bras jusque sous la vergue.
De la même manière au Moyen-Age les criminels étaient hissés à l’estrapade pour être pendus. De là serait né le verbe triezen , ou tritzen = tourmenter , agacer fortement quelqu’un , ou " mettre en boite " , vexer quelqu’un.
-Die Tritze = la poulie , ou le treuil. On peut à nouveau extrapoler en disant qu’on rejoint peut-être le sens de " truchement " , si on considère que le treuil ,la poulie , est l’intermédiaire , le truchement qui permet d’arriver quelque part , à soulever quelque chose. Ou inversement si l’on considère que la parole , le verbe ( Tritz = bavard ou tritz = porte-parole ) peut amener une action , un mouvement, comme une poulie.
2°) de TRETAN ou TRETEN ? :
dans son livre sur les noms allemands Max Gootschald donne pour origine ,au nom Tritz, le vieil haut-allemand Tretan ou treten . Ces deux formes apparaissant dans la formation de noms germaniques tels que Tritbert et Trizo.
3°) de TRUDBERT ? :
contraction du prénom trudbert ? Cela remonterait à St Trudbert apôtre du Brisgau décédé en 670. Le nom était très aimé dans le Bade méridional.
4°) de SAINT PATRICE ? :
jusqu’en 1621 on trouve uniquement la forme " tritzius " (tout au moins dans les actes notariés ou officiels , pour ce qui est du langage parlé ce n’était pas forcément le cas ). S’il ne s’agit pas d’une latinisation du nom Tritz , il pourrait s’agir d’une contraction du prénom Patrice. – Saint Patrice était un Saint très vénéré en Grande Bretagne mais Aussi dans la vallée du Rhin et en Lorraine .
5°) patronyme originaire de la province de LUSACE ? :
d’après les travaux passionnants de Nicolas et Josette Tritz de Paris, Tritz pourrait être un nom originaire de l’ancienne région de Lusace ( à l’extrême Est de la Saxe , au Nord de la Tchéquie). Les recherches de Josette et Nicolas Tritz , étant très dense , méritent à eux seuls un article spécial qui va bientôt suivre celui-ci . Je pensais jusqu’à la lecture des recherches et travaux de Nicolas et Josette Tritz que la première hypothèse ( de la racine arabe tourdjouman ) était la plus vraisemblable, mais on ne peut négliger les autres approches , toutes intéres- santes. Cependant , pour les latinistes comme autrefois pour les romains , je signalerai que la plupart des Tritz de ma branche sont très bavards. " Nomen est omen ! " ( c’est à dire : " le nom est présage ! ".
Travail réalisé par Alain-François Tritz ( Douai )
Sources : Goethe Institut / L’ouvrage de Heinz Küpper cité ci-dessus / Guido Müller / Max Gottschald / Kaspar Linnartz / A Deynet / Günter Schild .
Source : Alain-François TRITZ