Frotteur

Ouvrier ou domestique chargé de cirer et de faire briller les parquets des maisons bourgeoises, des hôtels particuliers et des châteaux.

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Description du métier

Le frotteur entretenait les parquets. Après avoir passé la cire (le plus souvent de la cire d'abeille), il « frottait » le bois pour le faire briller, avec une brosse dure. Pour gagner en force et en régularité, il fixait souvent cette brosse sous son pied à l'aide d'une courroie et glissait d'un bout à l'autre de la pièce, d'où l'image du frotteur qui semble danser sur le parquet. C'était un travail physique, répété chaque semaine dans les grandes demeures.

Où travaillait-il ?

Le métier apparaît avec la mode des parquets de bois dans les appartements, aux XVIIe et XVIIIe siècles. On rencontre des frotteurs :

  • au service des grandes maisons, des hôtels particuliers et des châteaux, y compris les résidences royales comme Versailles et les Trianons, où les surfaces de parquet étaient immenses ;
  • en ville, surtout à Paris au XIXe siècle, comme ouvriers indépendants qui passaient d'un appartement à l'autre, payés à la tâche ou au mois par les familles bourgeoises.

Dans les actes

On trouve « frotteur » dans les actes de baptême, de mariage ou de décès, parfois précisé : « frotteur au château », « frotteur de la maison du roi », « frotteur de parquets ». Au XIXe siècle, il figure dans les recensements et les annuaires des grandes villes. Quand l'employeur est nommé (un château, une administration, une famille), c'est une piste : ses archives (comptes, états du personnel) peuvent garder la trace de votre ancêtre.

Évolution

Le métier décline au XXe siècle avec l'arrivée des revêtements faciles à entretenir et de la cireuse électrique. Le mot est resté dans la langue, et le geste dans les tableaux et gravures du XIXe siècle qui montrent les intérieurs parisiens.

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