Ragaise Mérogaise DES FRANCS DE TOXANDRIE
◉ Sosa : 19 342 611 240 194 052, 19 342 611 282 403 852, 30 404 160 394 366 980, 30 404 160 436 576 780, 38 685 222 480 388 096, 60 808 320 788 733 952, 130 138 508 722 448 396 et 468 383 469 798 434 828 · générations 55, 56, 57, 59
- Né vers 270 - Magny-en-Vexin, 95355, Val-d'Oise, Ile-de-France, France
- Décédé en 317 - Trèves, Allemagne
- Chef de tribus Francs en Toxandrie
Parents
Union(s) et enfant(s)
-
Marié en 283, avec
Blésinde DES ALAMANS DE TOXANDRIE DE SOUABE 270-?
dont
- Malaric 1Er DE TOXANDRIE DES FRANCS ~295-~360 ◉ Sosa 9 671 305 620 097 026
Événements
- vers 270 :
- Naissance - Magny-en-Vexin, 95355, Val-d'Oise, Ile-de-France, France
- 283 :
- Mariage (avec Blésinde DES ALAMANS DE TOXANDRIE DE SOUABE)
- 317 :
- Décès - Trèves, Allemagne
- Titre : Roi des Saliens
- Titre : Roi des Tongres
Notes
Depuis qu'ils se sont regroupés en ligue, au milieu du IIIe siècle, les Francs constituent une menace sur le nord de l'Empire romain, en raison des incursions régulières qu'ils effectuent en territoire romain. Au début des années 300, Mérogaise, allié à d'autres bandes franques, dont celles d'Ascaric, autre roitelet, menace l'Empire romain, pillant et saccageant la région du Rhin. Comme ses prédécesseurs Maximien et Constance Chlore, Constantin se charge de les soumettre en pénétrant dans le territoire franc, en face de Cologne. Les Francs sont rapidement battus et capturés en 306. Une partie des captifs sont enrôlés dans l'armée romaine, mais l'empereur désire faire un exemple et livre les deux rois Francs, Ascaric et Mérogaise aux bêtes sauvages dans l'amphithéâtre de Trèves. Ascaric et Mérogaise, qualifiés de " rex " (roi), ne sont probablement que des simples chefs de guerre élus et ou proclamés rois par leurs guerriers, et qui règnent dans la région de Cologne. Le peuple qu'il gouvernent est probablement celui des Bructères. Les Saliens ou Francs saliens faisaient partie du peuple des Sicambres. Ce paysage contemporain composé d'un marais saumâtre entouré d'une épaisse ripisylve pourrait peut-être donner une idée de l'aspect du territoire des premiers saliens des littoraux. Pour d'autres, ils sont plutôt un rameau issu au début de notre ère des Chamaves, dont ils sont voisins. Plusieurs hypothèses,dont aucune ne semble pouvoir aujourd'hui être confirmée avec certitude ont été formulées ou discutées pour expliquer leur nom : Saliens pourrait être apparenté à la rivière IJssel (forme ancienne Isala, comme d'autres cours d'eau Isère, Yser, Isar), au germanique see, "la mer", ou au germanique sal qui désigne le licou. Dans ce cas, c'est le nom Saliens qui aurait donné naissance au toponyme évoqué. Saliens pour d'autres évoquerait, comme dans le Pacte de la loi salique le mot salique qui pourrait lui-même provenir de la ville de Sala, aujourd'hui Overijse, en Belgique, terre des Francs saliens, malheureusement Overijse se nommait alors Isca. Saliens pourrait enfin avoir un lien avec le sel marin. Le nord de leur territoire s'appelle encore Salland aux Pays-Bas, et les communautés littorales gauloises qui vivaient sur le littoral de l'actuelle Belgique et nord de la France produisaient du sel de 400 avant JC à 400 après JC au moins, avec un monopole de la part de Rome après la conquête de Rome via les salinatores romains. Saliens pourrait avoir originellement été un épithète désignant des tribus vivant au bord de l'eau ou s'être confondu avec un tel épithète à partir d'un mot proche ; Salix, salicis évoquent en effet les Saulx et Marsauls galloromains, qui désignent les saules, arbres croissant naturellement en saulaies (salicetum) dans l'eau et à ses abords. Amnicolae salices est traduit par "se tiennent aupres des rivieres". Salmo, salmonis, désignant le Saulmon (saumon) des galloromains . L'origine du peuple salien est inconnue. Ils occupaient en Hollande au sud du Zuydersee, un territoire lacustre et estuarien au confluent du Vecht et de l'Ijssel, le Sallzee, qui devint au Moyen-Age le Salland. Un territoire à la frontière de la terre, de l'eau douce, et de l'eau salée. La légende de Mérovée dont la mère aurait été engendrée par un monstre issu de la mer évoque un peuple lié à l'eau et à la mer. On sait par les chroniques et documents romains qu'au début de l'ère chrétienne, en se joignant à d'autres Germains une confédération de peuples qui fut importante pour l'histoire du haut Moyen âge : les Francs (franci, à l'étymologie, incertaine : les "hardis, vaillants" ou "hommes libres" ), dont sont issus Clovis et les souverains Mérovingiens, ainsi que les Carolingiens (Charles Martel, Pépin le Bref, Charlemagne...). Ils seraient originaires de l'île de Betuwe, qu'ils auraient quittée devant les Saxons au milieu du IVe siècle. Jusqu'en 287/288, les Saliens, comme toutes les autres nations germaniques, alternent raids sur les frontières de l'empire romain et accords militaires (foedus) avec lui. Mais à cette date Maximien, Auguste d'Occident nommé par l'Auguste d'Orient Dioclétien, écrase tous ceux qui s'opposent à lui. Voyant arriver sur lui une armée romaine invaincue depuis plusieurs années, le roi salien Gennobaude choisit de se soumettre sans combat, avec tout son peuple. Maximien accepte sa reddition et installe les Saliens en Toxandrie, à l'embouchure du Rhin derrière le limes, sous le statut de Lètes, alors que les Chamaves sont reconduits à la frontière. Très rapidement, les Saliens sont donc soumis à l'autorité impériale. Il semble que les Francs Saliens aient exceptionnellement bien accepté leur statut pourtant peu glorieux du point de vue romain. Protégés par la paix romaine, ils vont s'y multiplier et glisser à l'ouest le long de la mer du Nord dans les Flandres où ils produiront du sel, par évaporation de l'eau de mer (salinatores). Il y aura de rares révoltes contre cette condition, mais toujours rapidement réprimées par l'armée romaine. Les contingents lètes francs croissent même régulièrement en nombre suite aux expéditions de Constance Chlore et Constantin Ier, respectivement en 293 en Batavie et en 306 près de Cologne, et même encore en 358 avec la campagne en Toxandrie de Julien. Au Ve siècle, leur chef Clodion le Chevelu ou Chlodion les fit se déplacer entre Arras et Cambrai, avec comme capitale Tournai, où le centre de leur puissance demeura jusqu'à l'époque de Clovis. Ainsi, depuis les provinces de Germanie inférieure et de Gaule belgique, où certains de leurs "rois" avaient un commandement militaire (dux ou duc), ils constituèrent ensuite un royaume qui s'étendit au VIe siècle sur la majeure partie des Gaules. Pour plus de détails sur la période précédant la chute de l'empire d'occident, voir l'histoire des fédérés francs.
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