🌳 du Laurent de Montbrun
par Landry
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Antoinette DE THORRES ◉ Sosa : 9 089
Parents
- Antonio DE TORRES ~1520-?
- ? ?
Union(s) et enfant(s)
-
Mariée vers 1570, avec
Julien FOLLAIN <1573-1614
dont
- Robert FOLLAIN <1570-1649
- Ferrault FOLLAIN ~1583-1624
- Jean FOLLAIN 1584-1623
- Marie FOLLAIN ~1585-?
- Thomas FOLLAIN ~1587-1616
Frères et sœurs
- Antoinette DE THORRES †1601
- Antonio DE THORRES ~1550-?
Événements
- vers 1570 :
-
Mariage (avec Julien FOLLAIN)
Source : Arbre Geneanet ptrochu (https://gw.geneanet.org/ptrochu?n=follain&p=julien&oc=2)
- 1601 :
- Décès
-
Naissance
Notes individuelles
D'origine Espagnole - certainement Marrane => Les marranes sont, à partir du XVe siècle, les Juifs de la péninsule Ibérique et de ses colonies (Espagne, Portugal, Amérique latine) convertis au catholicisme qui continuaient à pratiquer leur religion en secret.
Source : Christian MULOT
Bayonne et le chocolat, ce sont 4 siècles d’une histoire d’hommes et de passion !
Cet héritage est toujours présent, il s’illustre chez les artisans chocolatiers historiques (Cazenave 1854, Daranatz 1890, Pariés 1895), mais aussi chez de plus récentes (Atelier du chocolat, Franck Mendive, Pascal, Monsieur Txokola, …) par une grande variété de chocolat chaud à boire à la tasse, bonbons de chocolat, tablettes et de nombreuses autres spécialités qui feront craquer les gourmands! Mais l’histoire commence il y a plus de 400 ans lorsque le chocolat est arrivé à Bayonne dans les “malles” des juifs portugais ! On retrouve la présence de fèves de Cacao ou de chocolat dans la mythologie Aztèques et Mayas. Dans la civilisation précolombienne (Civilisation Aztèque et Maya) les fèves de cacao sont souvent utilisées comme monnaie d’échange. Le Chocolat (xocolatl) est un produit de luxe, utilisée à des fins thérapeutiques ou lors de certains rituels religieux. Le Chocolat est consommé sous forme de boisson très amère aromatisée de piment, de vanille, et d’autres épices. La légende raconte que les colons espagnols ne découvrirent l’intérêt de cette boisson que lorsque les religieuses d’Oaxaca l’adaptèrent au goût “européen” en l’adoucissant avec du miel, du sucre de canne, et en l’aromatisant avec du musc, de l’eau de fleur d’oranger… Il est communément attribué au célèbre conquistador Hernán Cortés d’avoir été le premier (en 1528) à rapporter le breuvage chocolaté à la cour d’Espagne. Dés lors, le chocolat envahit l’Europe au gré des alliances aristocratiques ou commerciales. L’infante Marie Thérèse d’Espagne en épousant à St Jean de Luz (1660) Louis XIV introduisit le chocolat à la Cour de France… A cette époque, Bayonne est déjà, et ce depuis le moyen âge, un port maritime et fluvial réputé. Au 17 et 18 éme siècle, en s’appuyant sur l’atout majeur que représente son port -“un port fameux et de grand trafic”-Bayonne s’affirme comme une place d’échanges régionaux et internationaux, une ville de “grand commerce” véritable plaque tournante entre le sud et le nord de l’Europe. De nombreux produits transitaient par Bayonne comme le bois de construction maritime; les produits de la terre ou de la mer, morues, graisses de baleine, draps, laine, blé, épices, tabac, sucre de cannes et le cacao pour approvisionner le marché local ou réexporter vers d’autres pays d’Europe…Cette intense négoce favorisa l’implantation de l’artisanat chocolatier dans la ville. Après plusieurs siècles d’une histoire tumultueuse, et sous l’impulsion des Rois Catholiques Isabelle de Castille, Ferdinand d’Aragon et de l’Inquisition, les juifs Sépharades sont expulsés d’Espagne par le “décret de l’Alhambra” du 31 juillet 1492.
Fac-similé du décret de l’Alhambra
« … Nous avons décidé d’ordonner à tous les juifs, hommes et femmes, de quitter nos royaumes et de ne jamais y retourner … à la date du 31 juillet 1492 et ne plus rentrer sous peine de mort et de confiscation de leurs biens… »
La première destination des Juifs d’Espagne est le Portugal qui ouvre alors ses portes. Mais, dès 1496, les souverains espagnols forcent leur voisin portugais à expulser à son tour les Juifs du Portugal, qui seront connus dans toute l’Europe comme “Juifs portugais”, qu’ils viennent du Portugal ou d’Espagne à travers le Portugal. Certains émigrent vers les pays du pourtour méditerranéen, Italie, Afrique du Nord, l’Empire Ottoman ou vers la Hollande Luthérienne, d’autres trouvent refuge à Bayonne plus proche et où on y comprend l’Espagnol… Au 16éme siècle, diplomatiquement appelé “La nation portugaise”, la communauté juive s’installe dans le quartier St Esprit, hors des murs de la ville de Bayonne. Parmi cette diaspora figurent des négociants, commerçants en contact avec de nombreux comptoirs de commerces de l’Amérique du sud, et d’Espagne qui maitrisent les clefs de l’approvisionnement en fèves de cacao. Mais on compte aussi, des initiés aux “sciences apothicaires” liées aux vertus médicinales du cacao, appelés “faiseur de chocolat”…ces artisans apportèrent à Bayonne les secrets et techniques de fabrication du chocolat.
Les fèves de cacao sont grillées sur une plaque de tôle en remuant délicatement les fèves avec une spatule (bientôt remplacée par une boule, pivotant autour d’un axe et percée de trous, placé au dessus des braises) puis refroidies puis délicatement brisées, avant qu’on ne retire la peau grain par grain. Sur un “métate”, pierre en forme de petit berceau, préalablement chauffée sur un lit de braise et à l’aide d’un rouleau (pierre ou métal), le cacao est longuement travaillé jusqu’à obtenir une pâte homogène. A cette époque, les juifs “portugais” n’avaient le droit de venir travailler en ville qu’au lever du jour et devaient quitter Bayonne “intra muros” pour retraverser le pont St Esprit à la tombée de la nuit. Les “Faiseurs de chocolat” se déplaçaient pour fabriquer le chocolat chez les épiciers Bayonnais qui le revendaient ensuite dans leurs échoppes. Ces maîtres chocolatiers se rendaient également à domicile pour préparer le chocolat directement chez les clients de la bourgeoisie bayonnaise. En 1725, la publication de l’ordonnance des Échevins de Bayonne interdit aux Juifs habitant à Saint-Esprit de fabriquer et de vendre au détail du chocolat dans la ville de Bayonne. Cette même année, Abraham d’Andrade est condamné pour avoir loué un appartement rue Orbe, afin d’y fabriquer du chocolat. En 1761, afin d’asseoir leur monopole et d’empêcher les Juifs d’exercer cette profession à Bayonne, les maîtres chocolatiers bayonnais créent une corporation. Les statuts précisent, entre autres: -“Que quiconque n’avait pas été reçu “maître” de cette nouvelle communauté, ne pouvait tenir boutique, ni ouvroir pour faire du chocolat dans aucun lieu de la ville et de la juridiction, sous peine de confiscations de leurs outils et cent livres d’amende “. -“L’aspirant à la maîtrise, après trois ans d’apprentissage, devra faire un chef d’œuvre, apporter son certificat d’apprentissage, un certificat de bonnes vies et mœurs et une attestation de son appartenance à la religion catholique apostolique et romaine, dûment légalisée par le curé de sa paroisse”…Les intentions étaient claires et la “messe” était dite ! L’affaire fit grand bruit et suite aux plaintes de différents marchands de la communauté juive de St Esprit, appuyé par l’influent Duc de Gramont (pour la petite histoire, Il semblerait que le duc de Gramont était propriétaire de nombreux biens loués par les juifs de St Esprit…), la suppression de cette corporation par le Parlement de Bordeaux est obtenue en 1767. Fin de ce triste chapitre !
https://chocolatdebayonne.fr/histoire-chocolat-de-bayonne/