🌳 du Laurent de Montbrun
par Landry
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François D'ANTERROCHES
Parents
Union(s) et enfant(s)
- Marié le 27 mars 1832 (mardi), Saint Nicolas près de Granville (50), avec Camille Théodora TRIPE 1804-? dont
Événements
- 16 janvier 1804 :
- Naissance - Peyrusse, 15170
- 27 mars 1832 :
- Mariage (avec Camille Théodora TRIPE) - Saint Nicolas près de Granville (50)
- 21 avril 1869 :
- Décès
Notes
Nom Prefixe: Comte
<table class="dataidentite" style="font-size: 13.3333px; color: #003366; empty-cells: show; border: 0px outset red; width: 1178px; margin-top: 0px; border-collapse: collapse; background-color: #ffffee;"> <tbody> <tr class="dataidentite" style="font-size: 13.3333px;"> <td class="dataevenements" style="font-size: 13.3333px; font-weight: bold; vertical-align: top; padding-top: 0.2em; border: 0px outset red;" colspan="2"><span class="evedesc" style="font-size: 10.6667px;">Chevalier de la Légion d'Honneur</span></td> </tr> <tr class="dataidentite" style="font-size: 13.3333px;"> <td class="promptevenements" style="font-size: 13.3333px; font-style: italic; text-align: right; vertical-align: top; padding-right: 0.1em; padding-top: 0.2em; border: 0px outset red;"> </td> <td class="dataevenements" style="font-size: 13.3333px; font-weight: bold; vertical-align: top; padding-top: 0.2em; border: 0px outset red;" colspan="2"><span class="evedesc" style="font-size: 10.6667px;">Médaille d'Italie</span></td> </tr> </tbody> </table>
<p><strong style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Comte François d'Anterroches :</strong><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Le comte François d'Anterroches, baron de Peyrusse, est né le 16 janvier 1804
à Peyrusse, dans le Limousin. Lieutenant au 50</span><sup style="font-family: 'Times New Roman'; text-align: justify;">ème</sup><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;"> régiment d'infanterie, colonel, conseiller municipal de Granville, chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de la médaille d'Italie. Il est le fils d'Alexandre César Louis cadet d'Anterroches, comte d'Anterroches et d'Alberte Françoise de Joussineau de Tourdonnet. Colonel en retraite, il est décédé à Granville en 1869 à l'âge de 65 ans.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman';
font-size: medium; text-align: justify;">Son épouse, Camille Théodora Tripe, est issue, par sa mère Marie Marguerite Victoire, d'une des grandes familles granvillaises, les Epron
de la Horie. L'un des oncles de son épouse, Louis Jacques Epron de la Horie maire de Saint-Nicolas.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Les titres de gloire du comte d'Anterroches sont, certes, importants, mais si son nom est passé à la
postérité, c'est à l'un de ses ancêtres qu'il le doit. En effet, le lieutenant général Joseph, Charles, Alexandre d'Anterroches, s'est couvert de gloire à la bataille de Fontenoy, en 1745.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">C'est lui qui prononce l'une des phrases les plus connues du répertoire des expressions françaises, aussi connue que la date de 1515. C'est donc lui qui, chapeau bas, au milieu de ses dentelles, s'écrie : « </span><em style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Messieurs les Anglais, tirez les premiers</em><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;"> ».</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Notons d'abord que le fait de laisser l'ennemi tirer le premier n'est pas une marque de civilité mal placée, mais une simple tactique due à la lenteur de rechargement des fusils : celui qui tire le premier se trouve, théoriquement, en situation désavantageuse.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Ce n'est pas du tout le cas à Fontenoy car, forts de l'invitation, les Anglais tirent, ligne après ligne, dans un feu roulant qui tue immédiatement un millier de français et ils faillirent bien l'emporter à ce moment-là.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">C'est Voltaire
lui-même qui, dans son Précis du Règne de Louis XV, rapporte ainsi l'épisode : </span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">« </span><em style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Les officiers anglais saluèrent les Français en ôtant leurs chapeaux. Le comte de Chabanne, le duc de Biron, qui s'étaient avancés, et tous les officiers des gardes françaises leur rendirent le salut. Milord Charles Ilay, capitaine aux gardes anglaises cria : « Messieurs des gardes françaises, tirez. » Le comte d'Anterroches... leur dit à voix haute : « Messieurs, nous ne tirerons jamais les premiers ; tirez vous-mêmes ». Les Anglais firent un feu roulant.</em><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size:
medium; text-align: justify;"> »</span></p>
<table class="dataidentite" style="font-size: 13.3333px; color: #003366; empty-cells: show; border: 0px outset red; width: 1178px; margin-top: 0px; border-collapse: collapse; background-color: #ffffee;"> <tbody> <tr class="dataidentite" style="font-size: 13.3333px;"> <td class="dataevenements" style="font-size: 13.3333px; font-weight: bold; vertical-align: top; padding-top: 0.2em; border: 0px outset red;" colspan="2"><span class="evedesc" style="font-size: 10.6667px;">Chevalier de la Légion d'Honneur</span></td> </tr> <tr class="dataidentite" style="font-size: 13.3333px;"> <td class="promptevenements" style="font-size: 13.3333px; font-style: italic; text-align: right; vertical-align: top; padding-right: 0.1em; padding-top: 0.2em; border: 0px outset red;"> </td> <td class="dataevenements" style="font-size: 13.3333px; font-weight: bold; vertical-align: top; padding-top: 0.2em; border: 0px outset red;" colspan="2"><span class="evedesc" style="font-size: 10.6667px;">Médaille d'Italie</span></td> </tr> </tbody> </table>
<p><strong style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Comte François d'Anterroches :</strong><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Le comte François d'Anterroches, baron de Peyrusse, est né le 16 janvier 1804
à Peyrusse, dans le Limousin. Lieutenant au 50</span><sup style="font-family: 'Times New Roman'; text-align: justify;">ème</sup><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;"> régiment d'infanterie, colonel, conseiller municipal de Granville, chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de la médaille d'Italie. Il est le fils d'Alexandre César Louis cadet d'Anterroches, comte d'Anterroches et d'Alberte Françoise de Joussineau de Tourdonnet. Colonel en retraite, il est décédé à Granville en 1869 à l'âge de 65 ans.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman';
font-size: medium; text-align: justify;">Son épouse, Camille Théodora Tripe, est issue, par sa mère Marie Marguerite Victoire, d'une des grandes familles granvillaises, les Epron
de la Horie. L'un des oncles de son épouse, Louis Jacques Epron de la Horie maire de Saint-Nicolas.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Les titres de gloire du comte d'Anterroches sont, certes, importants, mais si son nom est passé à la
postérité, c'est à l'un de ses ancêtres qu'il le doit. En effet, le lieutenant général Joseph, Charles, Alexandre d'Anterroches, s'est couvert de gloire à la bataille de Fontenoy, en 1745.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">C'est lui qui prononce l'une des phrases les plus connues du répertoire des expressions françaises, aussi connue que la date de 1515. C'est donc lui qui, chapeau bas, au milieu de ses dentelles, s'écrie : « </span><em style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Messieurs les Anglais, tirez les premiers</em><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;"> ».</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Notons d'abord que le fait de laisser l'ennemi tirer le premier n'est pas une marque de civilité mal placée, mais une simple tactique due à la lenteur de rechargement des fusils : celui qui tire le premier se trouve, théoriquement, en situation désavantageuse.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Ce n'est pas du tout le cas à Fontenoy car, forts de l'invitation, les Anglais tirent, ligne après ligne, dans un feu roulant qui tue immédiatement un millier de français et ils faillirent bien l'emporter à ce moment-là.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">C'est Voltaire
lui-même qui, dans son Précis du Règne de Louis XV, rapporte ainsi l'épisode : </span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">« </span><em style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Les officiers anglais saluèrent les Français en ôtant leurs chapeaux. Le comte de Chabanne, le duc de Biron, qui s'étaient avancés, et tous les officiers des gardes françaises leur rendirent le salut. Milord Charles Ilay, capitaine aux gardes anglaises cria : « Messieurs des gardes françaises, tirez. » Le comte d'Anterroches... leur dit à voix haute : « Messieurs, nous ne tirerons jamais les premiers ; tirez vous-mêmes ». Les Anglais firent un feu roulant.</em><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size:
medium; text-align: justify;"> »</span></p>