Louis Jacques EPRON DE LA HORIE

Louis Jacques EPRON DE LA HORIE

  • Né le 28 décembre 1768 (mercredi) - Granville, Manche, Normandie, France
  • Baptisé le 29 décembre 1768 (jeudi) - Granville (50)
  • Décédé le 27 avril 1841 (mardi) - Saint-Nicolas-près-Granville (50), à l'âge de 72 ans
  • Inhumé le 29 avril 1841 (jeudi) - Saint-Nicolas-près-Granville (50)
  • Capitaine de frégate (1803-1805), capitaine de vaisseau (1807, 1816), contre-amiral honoraire (1823), maire de Saint-Nicolas-près-Granville, chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur (1804)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

28 décembre 1768 :
Naissance - Granville, Manche, Normandie, France
29 décembre 1768 :
Baptême - Granville (50)
14 mai 1819 :
Mariage (avec Rosalie Lines LUCAS DES AULNAIS) - Granville, Manche, Normandie, France
Mariage avec: Marie Elisabeth Elise DU CAMPE DE ROSAMEL
14 mai 1819 :
Mariage (avec Marie Elisabeth DU CAMPE DE ROSAMEL) - Granville, 50400, Manche, Basse-Normandie, FRANCE
Mariage avec: Louis Jacques EPRON DE LA HORIE
27 avril 1841 :
Décès - Saint-Nicolas-près-Granville (50)
29 avril 1841 :
Inhumation - Saint-Nicolas-près-Granville (50)
Autre événement
Ecuyer ,Contre-Amiral , Lieutenant de Vaisseau , Capitaine de Fregate

Notes

Nom Prefixe: Baron
<p><strong style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">&Eacute;PRON DE LA HORIE, Louis Jacques</strong><span style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">; n&eacute; le 28 dec 1768 &agrave;
Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, Capitaine de fr&eacute;gate, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 27 avril 1841 &agrave; Saint-Nicolas-pr&egrave;s-Granville,_,Manche,Basse-Normandie,FRANCE. Les deux fr&egrave;res Epron parvinrent tous deux au grade de contre-amiral sous la Restauration, mais c'est sous le Premier Empire que se placent les principales actions auxquelles ils prirent part. Leur p&egrave;re, charpentier et constructeur de navires, avait dessin&eacute; et construit "le Monsieur" et "la Madame", les deux corsaires de M. Deslandes pendant la guerre de l&rsquo;Ind&eacute;pendance. Deux de ses fils navigu&egrave;rent au commerce, c'est-&agrave;-dire s'embarqu&egrave;rent &agrave; bord des morutiers granvillais, puis entr&egrave;rent dans la marine de l'&Eacute;tat sous la
R&eacute;volution. Louis Jacques Epron est un des fils de Jacques &Eacute;pron, sieur des Jardins, constructeurs de navires &agrave; Granville, et de Rosalie Fran&ccedil;oise Bernardine Le Marquant. Louis Jacques Epron, n&eacute; en 1768, commenca sa carri&egrave;re maritime &agrave; 10 ans sur le brick "Le Litov", puis &agrave; l'age de 11 ans sur le b&acirc;timent de guerre "Le pilote des Indes" sous le commandement de Thomas Letourneur, vieux capitaine morutier. Puis comme tout granvillais de l'&eacute;poque, il continua sur des terre-neuviers, devint lieutenant sur le "Trois Fr&egrave;res", sur la "Lihou" o&ugrave; il re&ccedil;ut le titre de second capitaine. Sur le corsaire "l'Egalit&eacute;", il tombe aux mains de l'ennemi, revient en France comme enseigne de vaisseau o&ugrave; il embarque &agrave; Brest sur "la Tactique" command&eacute; par son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; Jacques Epron des Jardins. Apr&egrave;s plusieurs croisi&egrave;res, il prend trois bateaux anglais et fait campagne aux antilles o&ugrave; il en capture six autres. Quittant "le Railleur" sur lequel il venait de prendre un corsaire ennemi, il prend le commandement de "la Salamandre", puis au cours d'une permission &agrave; Granville, avec une quarantaine d'homme, fait &eacute;chouer une corvette anglaise &agrave; Chausey. Avec "la Pi&eacute;montaise", il fait une longue croisi&egrave;re et de nombreuses prises, ce qui lui vaut le grade de capitaine de vaisseau. Oblig&eacute; de se rendre durant un combat inn&eacute;gal, un conseil de guerre l'acquitte. Il commande encore en 1813 "le Z&eacute;landais" et le "Dugay-Trouin" et prend sa retraite, nomm&eacute; contre-amiral de la marine honoraire. Il avait &eacute;pous&eacute; en seconde noce en 1817, Mlle Du Campe de Rosamel, soeur du major de
la marine &agrave; Cherbourg, et pr&eacute;f&eacute;rant le calme de la campagne au tumulte de la haute ville avait acquis une propri&eacute;t&eacute; de "la Horie" (en scandinave : "petite barque")o&ugrave; il fit planter des conif&egrave;res, &eacute;lever une grande villa dite "le manoir" ou "le ch&acirc;teau", avec un large perron et une une jolie grille en fer ferg&eacute; style XVIII&egrave;me si&egrave;cle, ainsi qu'une chapelle, une ferme et un belv&eacute;daire au nord-ouest d'o&ugrave; il pouvait scruter l'horizon maritime, t&eacute;moin de ses exploits. Ainsi fut-il autoris&eacute;
&agrave; joindre &agrave; son nom : "de la Horie" Devenu Maire de Saint-Nicolas-v&egrave;rs-Granville, de 1820 &agrave; 1835, il y posa la premi&egrave;re pierre de l'&eacute;glise en 1822. Il re&ccedil;oit le titre honorifique de contre-amiral le 24 d&eacute;cembre 1823. Anobli par lettres patentes du 16 d&eacute;cembre 1825, il est autoris&eacute; par une ordonnance du Roi du 25 juin 1817 &agrave; ajouter &agrave; son nom de la Horie, , le distinguant ainsi de son fr&egrave;re qui se disait "des Jardins". Il est chevalier de Saint-Louis et de l'Ordre royal de la L&eacute;gion d'honneur. Il est maire de Saint-Nicolas-pr&egrave;s-Granville de 1820 &agrave; 1835, o&ugrave; il finit sa vie, dans sa propri&eacute;t&eacute; de La Horie. Il s'&eacute;tait mari&eacute; &agrave; Rosalie Lucas Desaulnais en premi&egrave;re noce, issue d'une famille d'armateurs, qui lui a donn&eacute; deux enfants : &bull; Marie Elisabeth "Eliza" (1804-1872), &eacute;pouse de Pierre Auguste Lerond de Gevrie (1797-1869), propri&eacute;taire, fils de Jacques Lerond, n&eacute;gociant et armateur, pr&eacute;sident du tribunal du commerce de Granville. Ils eurent un fils : Pierre Auguste Marie Lerond de Gevrie.
&bull; Louis Jacques (1811-1864), &eacute;poux d'une petite-fille de Fran&ccedil;ois L&eacute;onor Couraye du Parc. Ils eurent 5 enfants dont un seul surv&eacute;cut : Marie Julie Mathilde No&eacute;mi (1850-1933) qui mourut sans post&eacute;rit&eacute;. N'ayant pas de descendance, le domaine de "La Horie" fut l&eacute;gu&eacute; au Syndicat de l'enseignement libre du dioc&egrave;se et devint un lieu de s&eacute;jour estival pour les enseignants, puis en 1940 un abri pour l'Ecole Normale de filles (repli&eacute;e de Saint-L&ocirc;), puispour l'occupant allemand. En 1960, le coll&egrave;ge libre de Granville y fit construire un nouveau b&acirc;timent qui reprit l'Institution S&eacute;vign&eacute; comme annexe en 1970. Il est le fr&egrave;re de Jacques &Eacute;pronou des Jardins (1767-1837), marin lui aussi. &Agrave; Cherbourg, le b&acirc;timent de l'ancienne douane, construit en 1781 &agrave; l'angle de la rue du Val de Saire et de la rue de l'Ancien-quai, porte le nom d'h&ocirc;tel &Eacute;pron de la Horie. La prise du Warren Hastings : Rapport du capitaine Epron, commandant la fr&eacute;gate de sa majest&eacute; imp&eacute;riale et royale la Pi&eacute;montaise. Ile de France, 6 juillet 1806. " Le 21 juin au point du jour, &eacute;tant parla latitude sud 26&deg;12&rsquo;&rsquo; et par 65&deg; 2&rsquo;&rsquo; de longitude orientale les vents &agrave; l&rsquo;ouest-sud-ouest bon
frais, et tenant le plus pr&egrave;s b&acirc;bord amures, j&rsquo;aper&ccedil;us un grand b&acirc;timent &agrave; toute vue dans l&rsquo;est-nord-est, et courant &agrave; l&rsquo;ouest-sud-ouest. Je le laissai approcher, sans augmenter ma voilure, jusqu'&agrave; neuf heures, o&ugrave; il me restait au nord-est &agrave; environ quatre lieues ; alors je virai de bord et mit le cap dessus. A onze heures ce b&acirc;timent rentra ses bonnettes, cargua ses perroquets et sa grande voile, et mit pavillon anglais en me faisant des signaux de reconnaissance auxquels je ne r&eacute;pondis pas. A midi dix minutes, j&rsquo;en &eacute;tais &agrave; port&eacute;e de fusil ; j&rsquo;ai alors commenc&eacute; une canonnade &agrave; laquelle l&rsquo;ennemi r&eacute;pondit vivement. La force du vent m&rsquo;obligea &agrave; diverses man&oelig;uvres pour ne combattre que sous le vent, parce que l&rsquo;inclinaison de la fr&eacute;gate m&rsquo;emp&ecirc;chait de me servir de ma batterie lorsque j&rsquo;&eacute;tais au vent, tandis que l&rsquo;ennemi se servait avantageusement des siennes, dans quelque position qu&rsquo;il f&ucirc;t, &agrave; cause de sa grande &eacute;l&eacute;vation. A cinq heures moins un quart, son m&acirc;t d&rsquo;artimon tomba et il amena son pavillon. Comme j&rsquo;&eacute;tais occup&eacute; &agrave; mettre mes embarcations &agrave; la mer pour l&rsquo;amariner, et que j&rsquo;&eacute;tais abrit&eacute; par ce vaisseau, il laissa arriver tout plat sur mon avant, dans l&rsquo;intention de m&rsquo;aborder, de me d&eacute;m&acirc;ter et de se sauver apr&egrave;s, la mer &eacute;tant extr&ecirc;mementgrosse. Il me joignit en effet par tribord, mais &agrave; l&rsquo;instant je commandai l&rsquo;abordage, et mon &eacute;quipage sauta &agrave; bord malgr&eacute; sa grande &eacute;l&eacute;vation, et le prit pour la seconde fois. Sous ce choc, le vaisseau perdit son beaupr&eacute; et son m&acirc;t de misaine, et la Pi&eacute;montaise son grand m&acirc;t de hune. Je n&rsquo;ai pas perdu un instant pour r&eacute;parer la fr&eacute;gate et pour mettre la prise en &eacute;tat de naviguer avec des m&acirc;ts de fortune. Le 4 de ce mois,je suis parvenu &agrave; la faire rentrer &agrave; l&rsquo;Ile de France. Ce b&acirc;timent se nomme le Warren Hastings, du port de douze cents tonneaux, arm&eacute; de 48 pi&egrave;ces de 18. Il appartenait &agrave; la compagnie des Indes et &eacute;tait parti de Chine avec un chargement complet de th&eacute; de Nankin dont le prix de facture est de 3 millions. J&rsquo;ai eu beaucoup &agrave; me louer dans cette affaire de mes officiers et de mon &eacute;quipage ; j&rsquo;ai perdu sept hommes et j ai eu cinq bless&eacute;s. La r&eacute;sistance de l&rsquo;ennemi e&ucirc;t &eacute;t&eacute; moins longue si la grosseur de la mer et la force du vent m&rsquo;eussent permis de combattre &eacute;galement des deux bords. Il avait cent quatre vingt douze hommes d&rsquo;&eacute;quipage d&rsquo;apr&egrave;s son r&ocirc;le de combat ;
il n&rsquo;en restait quecent quatre vingt un &agrave; bord lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est rendu. Sign&eacute; L.-J. Epron&nbsp;</span><br style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;" /><span style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">Il s'est mari&eacute; (1) avec LUCAS DES AULNAIS, Rosalie, n&eacute;e le 23 juin 1777 &agrave; Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e le 6 juin 1813 &agrave; Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, fille de LUCAS DES AULNAIS, Luc et LE MARIE, Louise Fran&ccedil;oise.</span></p>
<p>Le chateau ou manoir de la Horie</p> <p><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Pr&eacute;f&eacute;rant le calme de la campagne au tumulte de la haute ville Louis-Jacques Epron de la Horie avait acquis une propri&eacute;t&eacute; de "la Horie" (en scandinave : "petite barque") o&ugrave; il fit planter des conif&egrave;res, &eacute;lever une grande villa dite "le manoir" ou "le ch&acirc;teau", avec un large perron et une une jolie grille en fer forg&eacute;, ainsi qu'une chapelle, une ferme et un belv&eacute;daire au nord-ouest, d'o&ugrave; il pouvait scruter l'horizon maritime, t&eacute;moin de ses exploits.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Ce ch&acirc;teau, b&acirc;ti pour sa seconde femme, Marie-Elisabeth de Rosamel est une grande b&acirc;tisse du XVIII</span><sup style="font-family: 'Times New Roman'; text-align: justify;">&egrave;me</sup><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">&nbsp;si&egrave;cle avec une belle fa&ccedil;ade dans un parc ombrag&eacute; de grands arbres et de conif&egrave;res.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Louis-Jacques Epron de la Horie avait am&eacute;nag&eacute; les communs afin d'avoir une vue circulaire sur la mer.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Vers l'ouest, la gloriette permettait de voir l'arriv&eacute;e des bateaux dans le port ; il y a quelques ann&eacute;es, celle-ci en ruine a &eacute;t&eacute; d&eacute;truite.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Au sud-ouest se trouve la petite chapelle au plafond lambriss&eacute; con&ccedil;ue pour recevoir la famille.</span></p>

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