🌳 du Laurent de Montbrun
par Landry
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Louis Jacques EPRON DE LA HORIE
Louis Jacques EPRON DE LA HORIE
- Né le 28 décembre 1768 (mercredi) - Granville, Manche, Normandie, France
- Baptisé le 29 décembre 1768 (jeudi) - Granville (50)
- Décédé le 27 avril 1841 (mardi) - Saint-Nicolas-près-Granville (50), à l'âge de 72 ans
- Inhumé le 29 avril 1841 (jeudi) - Saint-Nicolas-près-Granville (50)
- Capitaine de frégate (1803-1805), capitaine de vaisseau (1807, 1816), contre-amiral honoraire (1823), maire de Saint-Nicolas-près-Granville, chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur (1804)
Parents
- Jacques EPRON DE LA HORIE SIEUR DES JARDINS 1730-1805
- Rosalie Françoise Bernardine LE MARQUANT 1742-1779
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 14 mai 1819 (vendredi), Granville, Manche, Normandie, France, avec
Rosalie Lines LUCAS DES AULNAIS 1777-1813
dont
- Marie Elizabeth EPRON DE LA HORIE 1804-1872
- Louis Jacques EPRON DE LA HORIE 1811-1864
- Marié le 14 mai 1819 (vendredi), Granville, 50400, Manche, Basse-Normandie, FRANCE, avec Marie Elisabeth DU CAMPE DE ROSAMEL 1777-1819
Frères et sœurs
- Jacques EPRON DES JARDINS 1766-1837
- Louis Jacques EPRON DE LA HORIE 1768-1841
- Rose Marie EPRON DE LA HORIE 1773-1856
- Simon Antoine EPRON 1774-?
- Pierre Simon EPRON FONTENELLE DE LA HORIE SIEUR DE FONTENELLE 1776-1855
- Marie Marguerite Victoire EPRON DE LA HORIE 1777-1862
Événements
- 28 décembre 1768 :
- Naissance - Granville, Manche, Normandie, France
- 29 décembre 1768 :
- Baptême - Granville (50)
- 14 mai 1819 :
-
Mariage (avec Rosalie Lines LUCAS DES AULNAIS) - Granville, Manche, Normandie, France
Mariage avec: Marie Elisabeth Elise DU CAMPE DE ROSAMEL
- 14 mai 1819 :
-
Mariage (avec Marie Elisabeth DU CAMPE DE ROSAMEL) - Granville, 50400, Manche, Basse-Normandie, FRANCE
Mariage avec: Louis Jacques EPRON DE LA HORIESource : Arbre Geneanet eepron (https://gw.geneanet.org/eepron?n=du+campe+de+rosamel&p=marie+elisabeth&oc=0)
- 27 avril 1841 :
- Décès - Saint-Nicolas-près-Granville (50)
- 29 avril 1841 :
- Inhumation - Saint-Nicolas-près-Granville (50)
-
Autre événement
Ecuyer ,Contre-Amiral , Lieutenant de Vaisseau , Capitaine de Fregate
Notes
Nom Prefixe: Baron
<p><strong style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">ÉPRON DE LA HORIE, Louis Jacques</strong><span style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">; né le 28 dec 1768 à
Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, Capitaine de frégate, décédé le 27 avril 1841 à Saint-Nicolas-près-Granville,_,Manche,Basse-Normandie,FRANCE. Les deux frères Epron parvinrent tous deux au grade de contre-amiral sous la Restauration, mais c'est sous le Premier Empire que se placent les principales actions auxquelles ils prirent part. Leur père, charpentier et constructeur de navires, avait dessiné et construit "le Monsieur" et "la Madame", les deux corsaires de M. Deslandes pendant la guerre de l’Indépendance. Deux de ses fils naviguèrent au commerce, c'est-à-dire s'embarquèrent à bord des morutiers granvillais, puis entrèrent dans la marine de l'État sous la
Révolution. Louis Jacques Epron est un des fils de Jacques Épron, sieur des Jardins, constructeurs de navires à Granville, et de Rosalie Françoise Bernardine Le Marquant. Louis Jacques Epron, né en 1768, commenca sa carrière maritime à 10 ans sur le brick "Le Litov", puis à l'age de 11 ans sur le bâtiment de guerre "Le pilote des Indes" sous le commandement de Thomas Letourneur, vieux capitaine morutier. Puis comme tout granvillais de l'époque, il continua sur des terre-neuviers, devint lieutenant sur le "Trois Frères", sur la "Lihou" où il reçut le titre de second capitaine. Sur le corsaire "l'Egalité", il tombe aux mains de l'ennemi, revient en France comme enseigne de vaisseau où il embarque à Brest sur "la Tactique" commandé par son frère aîné Jacques Epron des Jardins. Après plusieurs croisières, il prend trois bateaux anglais et fait campagne aux antilles où il en capture six autres. Quittant "le Railleur" sur lequel il venait de prendre un corsaire ennemi, il prend le commandement de "la Salamandre", puis au cours d'une permission à Granville, avec une quarantaine d'homme, fait échouer une corvette anglaise à Chausey. Avec "la Piémontaise", il fait une longue croisière et de nombreuses prises, ce qui lui vaut le grade de capitaine de vaisseau. Obligé de se rendre durant un combat innégal, un conseil de guerre l'acquitte. Il commande encore en 1813 "le Zélandais" et le "Dugay-Trouin" et prend sa retraite, nommé contre-amiral de la marine honoraire. Il avait épousé en seconde noce en 1817, Mlle Du Campe de Rosamel, soeur du major de
la marine à Cherbourg, et préférant le calme de la campagne au tumulte de la haute ville avait acquis une propriété de "la Horie" (en scandinave : "petite barque")où il fit planter des conifères, élever une grande villa dite "le manoir" ou "le château", avec un large perron et une une jolie grille en fer fergé style XVIIIème siècle, ainsi qu'une chapelle, une ferme et un belvédaire au nord-ouest d'où il pouvait scruter l'horizon maritime, témoin de ses exploits. Ainsi fut-il autorisé
à joindre à son nom : "de la Horie" Devenu Maire de Saint-Nicolas-vèrs-Granville, de 1820 à 1835, il y posa la première pierre de l'église en 1822. Il reçoit le titre honorifique de contre-amiral le 24 décembre 1823. Anobli par lettres patentes du 16 décembre 1825, il est autorisé par une ordonnance du Roi du 25 juin 1817 à ajouter à son nom de la Horie, , le distinguant ainsi de son frère qui se disait "des Jardins". Il est chevalier de Saint-Louis et de l'Ordre royal de la Légion d'honneur. Il est maire de Saint-Nicolas-près-Granville de 1820 à 1835, où il finit sa vie, dans sa propriété de La Horie. Il s'était marié à Rosalie Lucas Desaulnais en première noce, issue d'une famille d'armateurs, qui lui a donné deux enfants : • Marie Elisabeth "Eliza" (1804-1872), épouse de Pierre Auguste Lerond de Gevrie (1797-1869), propriétaire, fils de Jacques Lerond, négociant et armateur, président du tribunal du commerce de Granville. Ils eurent un fils : Pierre Auguste Marie Lerond de Gevrie.
• Louis Jacques (1811-1864), époux d'une petite-fille de François Léonor Couraye du Parc. Ils eurent 5 enfants dont un seul survécut : Marie Julie Mathilde Noémi (1850-1933) qui mourut sans postérité. N'ayant pas de descendance, le domaine de "La Horie" fut légué au Syndicat de l'enseignement libre du diocèse et devint un lieu de séjour estival pour les enseignants, puis en 1940 un abri pour l'Ecole Normale de filles (repliée de Saint-Lô), puispour l'occupant allemand. En 1960, le collège libre de Granville y fit construire un nouveau bâtiment qui reprit l'Institution Sévigné comme annexe en 1970. Il est le frère de Jacques Épronou des Jardins (1767-1837), marin lui aussi. À Cherbourg, le bâtiment de l'ancienne douane, construit en 1781 à l'angle de la rue du Val de Saire et de la rue de l'Ancien-quai, porte le nom d'hôtel Épron de la Horie. La prise du Warren Hastings : Rapport du capitaine Epron, commandant la frégate de sa majesté impériale et royale la Piémontaise. Ile de France, 6 juillet 1806. " Le 21 juin au point du jour, étant parla latitude sud 26°12’’ et par 65° 2’’ de longitude orientale les vents à l’ouest-sud-ouest bon
frais, et tenant le plus près bâbord amures, j’aperçus un grand bâtiment à toute vue dans l’est-nord-est, et courant à l’ouest-sud-ouest. Je le laissai approcher, sans augmenter ma voilure, jusqu'à neuf heures, où il me restait au nord-est à environ quatre lieues ; alors je virai de bord et mit le cap dessus. A onze heures ce bâtiment rentra ses bonnettes, cargua ses perroquets et sa grande voile, et mit pavillon anglais en me faisant des signaux de reconnaissance auxquels je ne répondis pas. A midi dix minutes, j’en étais à portée de fusil ; j’ai alors commencé une canonnade à laquelle l’ennemi répondit vivement. La force du vent m’obligea à diverses manœuvres pour ne combattre que sous le vent, parce que l’inclinaison de la frégate m’empêchait de me servir de ma batterie lorsque j’étais au vent, tandis que l’ennemi se servait avantageusement des siennes, dans quelque position qu’il fût, à cause de sa grande élévation. A cinq heures moins un quart, son mât d’artimon tomba et il amena son pavillon. Comme j’étais occupé à mettre mes embarcations à la mer pour l’amariner, et que j’étais abrité par ce vaisseau, il laissa arriver tout plat sur mon avant, dans l’intention de m’aborder, de me démâter et de se sauver après, la mer étant extrêmementgrosse. Il me joignit en effet par tribord, mais à l’instant je commandai l’abordage, et mon équipage sauta à bord malgré sa grande élévation, et le prit pour la seconde fois. Sous ce choc, le vaisseau perdit son beaupré et son mât de misaine, et la Piémontaise son grand mât de hune. Je n’ai pas perdu un instant pour réparer la frégate et pour mettre la prise en état de naviguer avec des mâts de fortune. Le 4 de ce mois,je suis parvenu à la faire rentrer à l’Ile de France. Ce bâtiment se nomme le Warren Hastings, du port de douze cents tonneaux, armé de 48 pièces de 18. Il appartenait à la compagnie des Indes et était parti de Chine avec un chargement complet de thé de Nankin dont le prix de facture est de 3 millions. J’ai eu beaucoup à me louer dans cette affaire de mes officiers et de mon équipage ; j’ai perdu sept hommes et j ai eu cinq blessés. La résistance de l’ennemi eût été moins longue si la grosseur de la mer et la force du vent m’eussent permis de combattre également des deux bords. Il avait cent quatre vingt douze hommes d’équipage d’après son rôle de combat ;
il n’en restait quecent quatre vingt un à bord lorsqu’il s’est rendu. Signé L.-J. Epron </span><br style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;" /><span style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">Il s'est marié (1) avec LUCAS DES AULNAIS, Rosalie, née le 23 juin 1777 à Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, décédée le 6 juin 1813 à Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, fille de LUCAS DES AULNAIS, Luc et LE MARIE, Louise Françoise.</span></p>
<p>Le chateau ou manoir de la Horie</p> <p><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Préférant le calme de la campagne au tumulte de la haute ville Louis-Jacques Epron de la Horie avait acquis une propriété de "la Horie" (en scandinave : "petite barque") où il fit planter des conifères, élever une grande villa dite "le manoir" ou "le château", avec un large perron et une une jolie grille en fer forgé, ainsi qu'une chapelle, une ferme et un belvédaire au nord-ouest, d'où il pouvait scruter l'horizon maritime, témoin de ses exploits.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Ce château, bâti pour sa seconde femme, Marie-Elisabeth de Rosamel est une grande bâtisse du XVIII</span><sup style="font-family: 'Times New Roman'; text-align: justify;">ème</sup><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;"> siècle avec une belle façade dans un parc ombragé de grands arbres et de conifères.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Louis-Jacques Epron de la Horie avait aménagé les communs afin d'avoir une vue circulaire sur la mer.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Vers l'ouest, la gloriette permettait de voir l'arrivée des bateaux dans le port ; il y a quelques années, celle-ci en ruine a été détruite.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Au sud-ouest se trouve la petite chapelle au plafond lambrissé conçue pour recevoir la famille.</span></p>
<p><strong style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">ÉPRON DE LA HORIE, Louis Jacques</strong><span style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">; né le 28 dec 1768 à
Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, Capitaine de frégate, décédé le 27 avril 1841 à Saint-Nicolas-près-Granville,_,Manche,Basse-Normandie,FRANCE. Les deux frères Epron parvinrent tous deux au grade de contre-amiral sous la Restauration, mais c'est sous le Premier Empire que se placent les principales actions auxquelles ils prirent part. Leur père, charpentier et constructeur de navires, avait dessiné et construit "le Monsieur" et "la Madame", les deux corsaires de M. Deslandes pendant la guerre de l’Indépendance. Deux de ses fils naviguèrent au commerce, c'est-à-dire s'embarquèrent à bord des morutiers granvillais, puis entrèrent dans la marine de l'État sous la
Révolution. Louis Jacques Epron est un des fils de Jacques Épron, sieur des Jardins, constructeurs de navires à Granville, et de Rosalie Françoise Bernardine Le Marquant. Louis Jacques Epron, né en 1768, commenca sa carrière maritime à 10 ans sur le brick "Le Litov", puis à l'age de 11 ans sur le bâtiment de guerre "Le pilote des Indes" sous le commandement de Thomas Letourneur, vieux capitaine morutier. Puis comme tout granvillais de l'époque, il continua sur des terre-neuviers, devint lieutenant sur le "Trois Frères", sur la "Lihou" où il reçut le titre de second capitaine. Sur le corsaire "l'Egalité", il tombe aux mains de l'ennemi, revient en France comme enseigne de vaisseau où il embarque à Brest sur "la Tactique" commandé par son frère aîné Jacques Epron des Jardins. Après plusieurs croisières, il prend trois bateaux anglais et fait campagne aux antilles où il en capture six autres. Quittant "le Railleur" sur lequel il venait de prendre un corsaire ennemi, il prend le commandement de "la Salamandre", puis au cours d'une permission à Granville, avec une quarantaine d'homme, fait échouer une corvette anglaise à Chausey. Avec "la Piémontaise", il fait une longue croisière et de nombreuses prises, ce qui lui vaut le grade de capitaine de vaisseau. Obligé de se rendre durant un combat innégal, un conseil de guerre l'acquitte. Il commande encore en 1813 "le Zélandais" et le "Dugay-Trouin" et prend sa retraite, nommé contre-amiral de la marine honoraire. Il avait épousé en seconde noce en 1817, Mlle Du Campe de Rosamel, soeur du major de
la marine à Cherbourg, et préférant le calme de la campagne au tumulte de la haute ville avait acquis une propriété de "la Horie" (en scandinave : "petite barque")où il fit planter des conifères, élever une grande villa dite "le manoir" ou "le château", avec un large perron et une une jolie grille en fer fergé style XVIIIème siècle, ainsi qu'une chapelle, une ferme et un belvédaire au nord-ouest d'où il pouvait scruter l'horizon maritime, témoin de ses exploits. Ainsi fut-il autorisé
à joindre à son nom : "de la Horie" Devenu Maire de Saint-Nicolas-vèrs-Granville, de 1820 à 1835, il y posa la première pierre de l'église en 1822. Il reçoit le titre honorifique de contre-amiral le 24 décembre 1823. Anobli par lettres patentes du 16 décembre 1825, il est autorisé par une ordonnance du Roi du 25 juin 1817 à ajouter à son nom de la Horie, , le distinguant ainsi de son frère qui se disait "des Jardins". Il est chevalier de Saint-Louis et de l'Ordre royal de la Légion d'honneur. Il est maire de Saint-Nicolas-près-Granville de 1820 à 1835, où il finit sa vie, dans sa propriété de La Horie. Il s'était marié à Rosalie Lucas Desaulnais en première noce, issue d'une famille d'armateurs, qui lui a donné deux enfants : • Marie Elisabeth "Eliza" (1804-1872), épouse de Pierre Auguste Lerond de Gevrie (1797-1869), propriétaire, fils de Jacques Lerond, négociant et armateur, président du tribunal du commerce de Granville. Ils eurent un fils : Pierre Auguste Marie Lerond de Gevrie.
• Louis Jacques (1811-1864), époux d'une petite-fille de François Léonor Couraye du Parc. Ils eurent 5 enfants dont un seul survécut : Marie Julie Mathilde Noémi (1850-1933) qui mourut sans postérité. N'ayant pas de descendance, le domaine de "La Horie" fut légué au Syndicat de l'enseignement libre du diocèse et devint un lieu de séjour estival pour les enseignants, puis en 1940 un abri pour l'Ecole Normale de filles (repliée de Saint-Lô), puispour l'occupant allemand. En 1960, le collège libre de Granville y fit construire un nouveau bâtiment qui reprit l'Institution Sévigné comme annexe en 1970. Il est le frère de Jacques Épronou des Jardins (1767-1837), marin lui aussi. À Cherbourg, le bâtiment de l'ancienne douane, construit en 1781 à l'angle de la rue du Val de Saire et de la rue de l'Ancien-quai, porte le nom d'hôtel Épron de la Horie. La prise du Warren Hastings : Rapport du capitaine Epron, commandant la frégate de sa majesté impériale et royale la Piémontaise. Ile de France, 6 juillet 1806. " Le 21 juin au point du jour, étant parla latitude sud 26°12’’ et par 65° 2’’ de longitude orientale les vents à l’ouest-sud-ouest bon
frais, et tenant le plus près bâbord amures, j’aperçus un grand bâtiment à toute vue dans l’est-nord-est, et courant à l’ouest-sud-ouest. Je le laissai approcher, sans augmenter ma voilure, jusqu'à neuf heures, où il me restait au nord-est à environ quatre lieues ; alors je virai de bord et mit le cap dessus. A onze heures ce bâtiment rentra ses bonnettes, cargua ses perroquets et sa grande voile, et mit pavillon anglais en me faisant des signaux de reconnaissance auxquels je ne répondis pas. A midi dix minutes, j’en étais à portée de fusil ; j’ai alors commencé une canonnade à laquelle l’ennemi répondit vivement. La force du vent m’obligea à diverses manœuvres pour ne combattre que sous le vent, parce que l’inclinaison de la frégate m’empêchait de me servir de ma batterie lorsque j’étais au vent, tandis que l’ennemi se servait avantageusement des siennes, dans quelque position qu’il fût, à cause de sa grande élévation. A cinq heures moins un quart, son mât d’artimon tomba et il amena son pavillon. Comme j’étais occupé à mettre mes embarcations à la mer pour l’amariner, et que j’étais abrité par ce vaisseau, il laissa arriver tout plat sur mon avant, dans l’intention de m’aborder, de me démâter et de se sauver après, la mer étant extrêmementgrosse. Il me joignit en effet par tribord, mais à l’instant je commandai l’abordage, et mon équipage sauta à bord malgré sa grande élévation, et le prit pour la seconde fois. Sous ce choc, le vaisseau perdit son beaupré et son mât de misaine, et la Piémontaise son grand mât de hune. Je n’ai pas perdu un instant pour réparer la frégate et pour mettre la prise en état de naviguer avec des mâts de fortune. Le 4 de ce mois,je suis parvenu à la faire rentrer à l’Ile de France. Ce bâtiment se nomme le Warren Hastings, du port de douze cents tonneaux, armé de 48 pièces de 18. Il appartenait à la compagnie des Indes et était parti de Chine avec un chargement complet de thé de Nankin dont le prix de facture est de 3 millions. J’ai eu beaucoup à me louer dans cette affaire de mes officiers et de mon équipage ; j’ai perdu sept hommes et j ai eu cinq blessés. La résistance de l’ennemi eût été moins longue si la grosseur de la mer et la force du vent m’eussent permis de combattre également des deux bords. Il avait cent quatre vingt douze hommes d’équipage d’après son rôle de combat ;
il n’en restait quecent quatre vingt un à bord lorsqu’il s’est rendu. Signé L.-J. Epron </span><br style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;" /><span style="font-family: Arial; font-size: 13.3333px;">Il s'est marié (1) avec LUCAS DES AULNAIS, Rosalie, née le 23 juin 1777 à Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, décédée le 6 juin 1813 à Granville,50400,Manche,Basse-Normandie,FRANCE, fille de LUCAS DES AULNAIS, Luc et LE MARIE, Louise Françoise.</span></p>
<p>Le chateau ou manoir de la Horie</p> <p><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Préférant le calme de la campagne au tumulte de la haute ville Louis-Jacques Epron de la Horie avait acquis une propriété de "la Horie" (en scandinave : "petite barque") où il fit planter des conifères, élever une grande villa dite "le manoir" ou "le château", avec un large perron et une une jolie grille en fer forgé, ainsi qu'une chapelle, une ferme et un belvédaire au nord-ouest, d'où il pouvait scruter l'horizon maritime, témoin de ses exploits.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Ce château, bâti pour sa seconde femme, Marie-Elisabeth de Rosamel est une grande bâtisse du XVIII</span><sup style="font-family: 'Times New Roman'; text-align: justify;">ème</sup><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;"> siècle avec une belle façade dans un parc ombragé de grands arbres et de conifères.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Louis-Jacques Epron de la Horie avait aménagé les communs afin d'avoir une vue circulaire sur la mer.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Vers l'ouest, la gloriette permettait de voir l'arrivée des bateaux dans le port ; il y a quelques années, celle-ci en ruine a été détruite.</span><br style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;" /><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; text-align: justify;">Au sud-ouest se trouve la petite chapelle au plafond lambrissé conçue pour recevoir la famille.</span></p>