Jean Jacques DE SAINTE-MARIE

Jean Jacques DE SAINTE-MARIE

  • Décédé vers 1594
  • Baptisé
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Parents

Frères et sœurs

Événements

vers 1594 :
Décès
Baptême
Huguenot
Retiré de la vie publique, il meurt entre 1593 et 1598 muni par le curé des sacrements de l'église catholique
Autre événement : protestant

Notes

<p>&nbsp;</p> <p align="left">Jean-Jacques de Sainte Marie</p> <p>&nbsp;</p> <p align="left">&nbsp;</p> <p align="left"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: large;">(&dagger; vers 1594), qui embrassa la religion r&eacute;form&eacute;e, devint un</span></p> <p>des principaux chefs du parti huguenot en basse Normandie, et fut nomm&eacute; en 1563 gouverneur de Saint-L&ocirc; par Montgomery et Coligny. A la saint Barth&eacute;lemy, il se r&eacute;fugia dans les &icirc;les de la Manche, d&rsquo;o&ugrave; il revint l&rsquo;ann&eacute;e suivante et concourut &agrave; la d&eacute;fense de Saint-L&ocirc; assi&eacute;g&eacute; par Matignon. Il mourut ruin&eacute;, accabl&eacute; d&rsquo;ann&eacute;es et couvert de blessures vers 1594. Jusqu'au 15 juin 1562, les catholiques furent ma&icirc;tres de la ville de Valognes. &Agrave; cette date, les deux MM. de Sainte-Marie, protestants, partis de Saint-L&ocirc; ou du Bessin, s'empar&egrave;rent de Montebourg et se pr&eacute;sent&egrave;rent, &agrave; six heures du soir, devant Valognes, avec une troupe de 700 cavaliers. Le 17 juin, il furent rejoints par le fameux capitaine Fran&ccedil;ois Le Clerc, dit Jambe-de-Bois, de R&eacute;ville, qui amenait de Caen 1500 hommes, deux grosses couleuvrines et des munitions. M. de Sainte-Marie d'Agneaux fut d&eacute;tach&eacute; avec 500 bretons et le capitaine La Fontaine, de Saint-L&ocirc;, pour aller chercher du canon au fort de Tatihou. Il s'empara du fort, et en revenant, pilla le ch&acirc;teau de Lestre, qui appartenait au sieur Dursus. Le si&egrave;ge de Valognes fut entrepris.
Pendant ce temps, M. de Matignon (catholique) n'&eacute;tait pas rest&eacute; inactif. Arriv&eacute; le 16 juin devant Cherbourg avec environs 150 chevaux, il coucha &agrave; l'abbaye Notre-Dame du Voeu, car les habitants avaient refus&eacute; de lui ouvrir leurs portes. Puis il convoqua les milices du pays et se mit en route. Le 18, il coucha &agrave; Brix. Ce m&ecirc;me jour, les huguenots avaient p&eacute;n&eacute;tr&eacute; dans Valognes, et y avaient exerc&eacute; de terribles vengeances. Le couvent des Cordeliers fut saccag&eacute; ; l'&eacute;glise, d&eacute;di&eacute;e &agrave; saint Louis, roi de France, fut convertie en &eacute;curie. Dans le sanctuaire, les insurg&eacute;s massacr&egrave;rent le bienheureux Guillaume Cervoisier, vicaire du couvent, qui avait consomm&eacute; les
hosties consacr&eacute;es et cach&eacute; les vases sacr&eacute;s pour les soustraire &agrave; toute profanation. Le culte catholique fut interdit : un seul pr&ecirc;tre, messire Robert Abaquesn&eacute;, chapelain de l'h&ocirc;tel-Dieu, fut autoris&eacute; &agrave; dire la messe. Dans la nuit du 19 juin, Matignon parvint &agrave; s'&eacute;tablir dans la partie de la ville o&ugrave; &eacute;tait le logis de l'&eacute;v&ecirc;que (enclos du s&eacute;minaire) et s'y retrancha. Il avait avec lui le capitaine Villarmois qui tenta une attache contre Sainte-Marie d'Aigneaux ; elle fut repouss&eacute;e et les maisonsvoisines furent incendi&eacute;es. Les trois partis qui luttaient dans le Cotentin &eacute;taient donc en pr&eacute;sence &agrave; Valognes : dans le ch&acirc;teau, les catholiques ;
en dehors, leur chef, Matignon, lieutenant du roi, venant &agrave; leur aide ; les protestants, ma&icirc;tres de la ville et assi&eacute;geant le ch&acirc;teau ; et enfin le gouverneur de la Normandie, repr&eacute;sent&eacute; par ses capitaines, ayant la mission de r&eacute;primer, au nom du roi, les exc&egrave;s des catholiques et prenant n&eacute;anmoins pour auxiliaires les deux chefs les plus ardents de ces m&ecirc;mes protestants qui avaient commis des violences tout aussi graves que leurs adversaires. Cette situation singuli&egrave;re r&eacute;sultait en majeure partie de la politique de la Bascule du duc de Bouillon ; elle ne pouvait se d&eacute;nouer que par une transaction. Matignon le comprit. Le ch&acirc;teau capitula et fut remis le 20 juin au lieutenant du duc de Bouillon. Le duc arriva en personne huit jours apr&egrave;s, accompagn&eacute; de trois conseillers du pr&eacute;sidial de Saint-L&ocirc;, de l'avocat du roi, de deux personnages de la religion pr&eacute;tendue r&eacute;form&eacute;e. Il voulait informer contre les s&eacute;ditieux. Selon l'expression de Th&eacute;odore de B&egrave;ze, l'affaire resta &laquo; pendue au croc &raquo;. Toutefois, on rempla&ccedil;a le sieur de Cartot par le sieur de Gourbesville-Mucy, et les huguenots purent continuer pendant quelques mois encore l'exercice tol&eacute;r&eacute; de leur culte. Un peu plus tard, le ch&acirc;teau fut rendu par la garnison que le duc de Bouillon y avait plac&eacute;e, et le lieutenant du bailli, nomm&eacute; Le Bastard, exer&ccedil;a sur les protestants de ville de sanglantes repr&eacute;sailles.&nbsp;</p>

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