🌳 du Laurent de Montbrun
par Landry
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Jean Jacques DE SAINTE-MARIE
Parents
- Jean III DE SAINTE-MARIE SGR D’AGNEAUX ET DE CAENCHY,LT GÉNÉRAL ET BARON DE ST-LÔ †>1561
- Charlotte DE PELLEVÉ ~1500-?
Frères et sœurs
- Nicolas DE SAINTE-MARIE SEIGNEUR D’AGNEAUX,CAENCHY,LA HAYE-BELLOUSE,ETC,CAPITAIN ~1520-1591
- Jean Jacques DE SAINTE-MARIE †~1594
- Marguerite DE SAINTE-MARIE
Événements
- vers 1594 :
- Décès
-
Baptême
Huguenot
Retiré de la vie publique, il meurt entre 1593 et 1598 muni par le curé des sacrements de l'église catholique - Autre événement : protestant
Notes
<p> </p> <p align="left">Jean-Jacques de Sainte Marie</p> <p> </p> <p align="left"> </p> <p align="left"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: large;">(† vers 1594), qui embrassa la religion réformée, devint un</span></p> <p>des principaux chefs du parti huguenot en basse Normandie, et fut nommé en 1563 gouverneur de Saint-Lô par Montgomery et Coligny. A la saint Barthélemy, il se réfugia dans les îles de la Manche, d’où il revint l’année suivante et concourut à la défense de Saint-Lô assiégé par Matignon. Il mourut ruiné, accablé d’années et couvert de blessures vers 1594. Jusqu'au 15 juin 1562, les catholiques furent maîtres de la ville de Valognes. À cette date, les deux MM. de Sainte-Marie, protestants, partis de Saint-Lô ou du Bessin, s'emparèrent de Montebourg et se présentèrent, à six heures du soir, devant Valognes, avec une troupe de 700 cavaliers. Le 17 juin, il furent rejoints par le fameux capitaine François Le Clerc, dit Jambe-de-Bois, de Réville, qui amenait de Caen 1500 hommes, deux grosses couleuvrines et des munitions. M. de Sainte-Marie d'Agneaux fut détaché avec 500 bretons et le capitaine La Fontaine, de Saint-Lô, pour aller chercher du canon au fort de Tatihou. Il s'empara du fort, et en revenant, pilla le château de Lestre, qui appartenait au sieur Dursus. Le siège de Valognes fut entrepris.
Pendant ce temps, M. de Matignon (catholique) n'était pas resté inactif. Arrivé le 16 juin devant Cherbourg avec environs 150 chevaux, il coucha à l'abbaye Notre-Dame du Voeu, car les habitants avaient refusé de lui ouvrir leurs portes. Puis il convoqua les milices du pays et se mit en route. Le 18, il coucha à Brix. Ce même jour, les huguenots avaient pénétré dans Valognes, et y avaient exercé de terribles vengeances. Le couvent des Cordeliers fut saccagé ; l'église, dédiée à saint Louis, roi de France, fut convertie en écurie. Dans le sanctuaire, les insurgés massacrèrent le bienheureux Guillaume Cervoisier, vicaire du couvent, qui avait consommé les
hosties consacrées et caché les vases sacrés pour les soustraire à toute profanation. Le culte catholique fut interdit : un seul prêtre, messire Robert Abaquesné, chapelain de l'hôtel-Dieu, fut autorisé à dire la messe. Dans la nuit du 19 juin, Matignon parvint à s'établir dans la partie de la ville où était le logis de l'évêque (enclos du séminaire) et s'y retrancha. Il avait avec lui le capitaine Villarmois qui tenta une attache contre Sainte-Marie d'Aigneaux ; elle fut repoussée et les maisonsvoisines furent incendiées. Les trois partis qui luttaient dans le Cotentin étaient donc en présence à Valognes : dans le château, les catholiques ;
en dehors, leur chef, Matignon, lieutenant du roi, venant à leur aide ; les protestants, maîtres de la ville et assiégeant le château ; et enfin le gouverneur de la Normandie, représenté par ses capitaines, ayant la mission de réprimer, au nom du roi, les excès des catholiques et prenant néanmoins pour auxiliaires les deux chefs les plus ardents de ces mêmes protestants qui avaient commis des violences tout aussi graves que leurs adversaires. Cette situation singulière résultait en majeure partie de la politique de la Bascule du duc de Bouillon ; elle ne pouvait se dénouer que par une transaction. Matignon le comprit. Le château capitula et fut remis le 20 juin au lieutenant du duc de Bouillon. Le duc arriva en personne huit jours après, accompagné de trois conseillers du présidial de Saint-Lô, de l'avocat du roi, de deux personnages de la religion prétendue réformée. Il voulait informer contre les séditieux. Selon l'expression de Théodore de Bèze, l'affaire resta « pendue au croc ». Toutefois, on remplaça le sieur de Cartot par le sieur de Gourbesville-Mucy, et les huguenots purent continuer pendant quelques mois encore l'exercice toléré de leur culte. Un peu plus tard, le château fut rendu par la garnison que le duc de Bouillon y avait placée, et le lieutenant du bailli, nommé Le Bastard, exerça sur les protestants de ville de sanglantes représailles. </p>
Pendant ce temps, M. de Matignon (catholique) n'était pas resté inactif. Arrivé le 16 juin devant Cherbourg avec environs 150 chevaux, il coucha à l'abbaye Notre-Dame du Voeu, car les habitants avaient refusé de lui ouvrir leurs portes. Puis il convoqua les milices du pays et se mit en route. Le 18, il coucha à Brix. Ce même jour, les huguenots avaient pénétré dans Valognes, et y avaient exercé de terribles vengeances. Le couvent des Cordeliers fut saccagé ; l'église, dédiée à saint Louis, roi de France, fut convertie en écurie. Dans le sanctuaire, les insurgés massacrèrent le bienheureux Guillaume Cervoisier, vicaire du couvent, qui avait consommé les
hosties consacrées et caché les vases sacrés pour les soustraire à toute profanation. Le culte catholique fut interdit : un seul prêtre, messire Robert Abaquesné, chapelain de l'hôtel-Dieu, fut autorisé à dire la messe. Dans la nuit du 19 juin, Matignon parvint à s'établir dans la partie de la ville où était le logis de l'évêque (enclos du séminaire) et s'y retrancha. Il avait avec lui le capitaine Villarmois qui tenta une attache contre Sainte-Marie d'Aigneaux ; elle fut repoussée et les maisonsvoisines furent incendiées. Les trois partis qui luttaient dans le Cotentin étaient donc en présence à Valognes : dans le château, les catholiques ;
en dehors, leur chef, Matignon, lieutenant du roi, venant à leur aide ; les protestants, maîtres de la ville et assiégeant le château ; et enfin le gouverneur de la Normandie, représenté par ses capitaines, ayant la mission de réprimer, au nom du roi, les excès des catholiques et prenant néanmoins pour auxiliaires les deux chefs les plus ardents de ces mêmes protestants qui avaient commis des violences tout aussi graves que leurs adversaires. Cette situation singulière résultait en majeure partie de la politique de la Bascule du duc de Bouillon ; elle ne pouvait se dénouer que par une transaction. Matignon le comprit. Le château capitula et fut remis le 20 juin au lieutenant du duc de Bouillon. Le duc arriva en personne huit jours après, accompagné de trois conseillers du présidial de Saint-Lô, de l'avocat du roi, de deux personnages de la religion prétendue réformée. Il voulait informer contre les séditieux. Selon l'expression de Théodore de Bèze, l'affaire resta « pendue au croc ». Toutefois, on remplaça le sieur de Cartot par le sieur de Gourbesville-Mucy, et les huguenots purent continuer pendant quelques mois encore l'exercice toléré de leur culte. Un peu plus tard, le château fut rendu par la garnison que le duc de Bouillon y avait placée, et le lieutenant du bailli, nommé Le Bastard, exerça sur les protestants de ville de sanglantes représailles. </p>