René Joseph DU LAURENT DE MONTBRUN

René Joseph DU LAURENT DE MONTBRUN

  • Né le 3 mars 1742 (samedi)
  • Décédé le 18 février 1825 (vendredi) - Tinchebray-Bocage, 61800, à l'âge de 82 ans
  • Curé de Tinchebray Clerc
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Parents

Frères et sœurs

Événements

3 mars 1742 :
Naissance
18 février 1825 :
Décès - Tinchebray-Bocage, 61800
Profession - Tinchebray-Bocage, 61800
Curé de Tinchebray Clerc
Curé de St Grégoire de Sourdeval en janvier 1769, puis de Tinchebray de février 71 à mai 87.

Notes

<p style="text-align: justify;">Ren&eacute;, Joseph du Laurent <span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;"><span style="color: #000000;">n&eacute; le 3 mars 1742 qui entra dans les ordres, fut cur&eacute; de St Gr&eacute;goire de Sourdeval en </span></span></span>janvier 1769, puis cur&eacute; de Tinchebrai de f&eacute;vrier 1771 &agrave; mai 1787. Il traversa la p&eacute;riode r&eacute;volutionnaire sans &eacute;migrer mais fut emprisonn&eacute; et fugitif comme le montre cette lettre &agrave; S.M Louis XVIII : Ren&eacute;, Joseph du Laurent ancien cur&eacute; de Tinchebrai et y faisant son domicile, n&eacute; &agrave; Mortain le 3 mars 1742 &agrave; S.M Louis XVIII le D&eacute;sir&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;"><em>Sire,</em></span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le 7 juin 1784, j&rsquo;ai plac&eacute; sur le Roi en cons&eacute;quence de son &eacute;dit de d&eacute;cembre 1783, registr&eacute; au parlement le 18 du m&ecirc;me mois un capital de 2000 que je constituai pour une rente viag&egrave;re de 160 sur ma t&ecirc;te et sur celle de feue Madeleine Louise Du Laurent ma s&oelig;ur.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai per&ccedil;u les arr&eacute;rages de cette rente jusque vers le mois d&rsquo;ao&ucirc;t 1792, moment o&ugrave; pour &ecirc;tre rest&eacute; fid&egrave;le &agrave; ma religion, je perdis avec ma libert&eacute; ce
que je pouvais avoir et me vis r&eacute;duit au p&eacute;ril de ma vie &agrave; errer d&rsquo;asile en asile, sans toutefois cesser de me rendre utile autant qu&rsquo;il &eacute;tait en mon pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ayant reparu, lorsqu&rsquo;on a pu le faire sans beaucoup de danger et ayant depuis men&eacute; une vie tr&egrave;s retir&eacute;e, j&rsquo;avais absolument ignor&eacute; q&rsquo;au moyen d&rsquo;une formalit&eacute; &agrave; remplir, je pouvais recouvrer ma rente. Il eut fallu produire mon contrat avant le 1<sup>er</sup> juillet 1809 et j&rsquo;y ai manqu&eacute;. J&rsquo;ai encouru ainsi la d&eacute;ch&eacute;ance dont votre main bienfaisante, Sire, peut seule me relever. Telle est, Sire, la gr&acirc;ce, ou au moins une augmentation de traitement proportionn&eacute; &agrave; celui accord&eacute; &agrave;&nbsp;mes confr&egrave;res, que j&rsquo;ose solliciter, suppliant Votre Majest&eacute; de daigner s&rsquo;attendrir sur les besoins de mon &acirc;ge et sur mes infirmit&eacute;s suites d&rsquo;une longue et dure captivit&eacute; et sur la modicit&eacute; de ma pension qui r&eacute;duite au tiers n&rsquo;est de que 220 .</p>
<p style="text-align: justify;">Veuille le ciel qui vous a conserv&eacute;, Sire, si miraculeusement pour le bonheur de la France enti&egrave;re, vous accorder des jours longs et heureux. C&rsquo;est le v&oelig;u de tout bon fran&ccedil;ais et celui de mon c&oelig;ur en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis avec une soumission enti&egrave;re et le plus profond respect, de votre Majest&eacute;, le plus humble, le plus ob&eacute;issant et le plus soumis de vos sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Du Laurent, ancien cur&eacute; de Tinchebrai.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;En mai 1794, Michelot MOULIN lib&egrave;re de la prison de Tinchebray l'abb&eacute; DULAURENT condamn&eacute; &agrave; la guillotine.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span style="widows: 1; text-transform: none; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; display: inline !important; font: 12px/16px
Arial; white-space: normal; float: none; color: #222222; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;">Il est mentionn&eacute; dans Louis de Frott&eacute; et les insurrections normandes, de L&eacute;on de la Sicoti&egrave;re, tome 1, pages 116-117, &agrave; l'occasion d'un &eacute;pisode qui se passa au printemps 1794, alors qu'il &eacute;tait emprisonn&eacute; &agrave; la prison de Tinchebray:</span><br style="widows: 1; text-transform: none; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; font: 12px/16px Arial; white-space: normal; color: #222222; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;" /><span style="widows: 1; text-transform: none; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; display: inline !important; font: 12px/16px Arial; white-space: normal; float: none; color: #222222; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;">"L'enl&egrave;vement de l'abb&eacute; du Laurent et de trois chouans renferm&eacute;s dans la prison de Tinchebrai fit grand bruit &agrave; cette &eacute;poque. Moulin dirigea lui-m&ecirc;me l'exp&eacute;dition. Il avait convoqu&eacute; la compagnie de Saint-Jean et quelques r&eacute;fractaires des compagnies voisines, en tout deux cents hommes environ. Soixante-quinze seulement r&eacute;pondirent &agrave; son appel. Il les divisa en deux troupes. Dix des plus solides, v&ecirc;tus en gardes nationaux, amen&egrave;rent au milieu de la nuit, &agrave; la porte de la prison, un des leurs d&eacute;guis&eacute; en pr&ecirc;tre, qu'ils &eacute;taient cens&eacute;s avoir arr&ecirc;t&eacute; dans une battue. Les autres furent post&eacute;s silencieusement sous les halles, devant la porte du corps de garde, pour contenir au besoin les soldats qui voudraient bouger. La sentinelle est surprise, on frappe au guichet; le ge&ocirc;lier, voyant des uniformes et entendant dire que c'est "un s... calotin qui les a fait courir toute la nuit que lui am&egrave;nent de braves patriotes", s'empresse de leur ouvrir. Ils montent l'escalier, en bourrant le faux abb&eacute;. L'abb&eacute; du Laurent, pr&eacute;venu de cette visite, ne s'&eacute;tait pas couch&eacute;. A la vue de Moulin, il se jette tout effar&eacute; dans ses bras. Le ge&ocirc;lier veut appeler au secours; Moulin lui met le pistolet sous la gorge et lui ordonne d'ouvrir la porte du cachot o&ugrave; &eacute;taient renferm&eacute;s les trois chouans. Ils sont d&eacute;livr&eacute;s, ainsi que tous les autres d&eacute;tenus, &agrave; l'exception d'un seul, voleur connu. L'abb&eacute; est enlev&eacute; sur un cheval, et si bien cach&eacute; qu'on ne put le rattraper (1). Il n'y avait pas eu une goutte de sang vers&eacute;. On pr&eacute;tendit et l'on pr&eacute;tend encore dans le pays que les chouans &eacute;taient cinq cents, tous en uniforme. Ils n'&eacute;taient en r&eacute;alit&eacute; que soixante-quinze, mais cette aventure donna de leur puissance une id&eacute;e extraordinaire et r&eacute;pandit la terreur chez leurs ennemis.</span><br style="widows: 1; text-transform: none; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; font: 12px/16px Arial; white-space: normal; color: #222222; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;" /><br style="widows: 1; text-transform: none; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; font: 12px/16px Arial; white-space: normal; color: #222222; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;" /><span style="widows: 1; text-transform: none; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; display: inline !important; font: 12px/16px Arial; white-space: normal; float: none; color: #222222; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;">(1) Il resta pendant toute la R&eacute;volution dans la contr&eacute;e, cach&eacute; tant&ocirc;t chez Durand, homme de loi, tant&ocirc;t &agrave; Yvrandes dans la famille de Pellouin, cur&eacute; constitutionnel, ou m&ecirc;me chez ce dernier".</span></p>
<p style="text-align: justify;">FERRI&Egrave;RES (Manche) &ndash; 1766</p>
<p style="text-align: justify;">L'an mil sept cent soixante six, le onze f&egrave;vrier, par nous noble et discrette personne Jean Baptiste Charles du Laurens, prestre cur&eacute;, a &eacute;t&eacute; inhum&eacute;e dans le cimetiere de cette parroisse le corps de Ren&eacute;e Tanc&eacute;, maitresse d'&eacute;cole, dec&eacute;d&eacute;e du jour d'hier apr&egrave;s la reception des Saints Sacrements, ag&eacute;e d'environ soixante-cinq ans. La ditte inhumation faite presence et assistance de Maitre Gabriel Fran&ccedil;ois Signard, prestre vicaire, de Me Ren&eacute; Joseph du Laurens clerc et de Pierre Piel Thebaudiere temoins qui vont signer avec nous susdit cur&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;">G. F. Signard ptre vic, P. Piel, R. J. du Laurens, J. B. C. du Laurens</p>
<table class="ligne_vie timeline_toggle" style="box-sizing: inherit; padding: 0px; background-repeat: no-repeat; width: 1231px; color: #222222; font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; background-color: #ffffff;">
<tbody style="box-sizing: inherit;">
<tr style="box-sizing: inherit; background-repeat: no-repeat;">
<td style="box-sizing: inherit; margin: 0px; padding: 0px 0px 10px; background-repeat: no-repeat; white-space: nowrap;" valign="top" width="1"><span class="ddate show-for-medium-up" style="box-sizing: inherit; background-repeat: no-repeat; font-weight: bold; float: right; text-align: right; display: inherit !important;">15 novembre 1743 :</span></td>
<td style="box-sizing: inherit; margin: 0px; padding: 0px 0px 10px; background-repeat: no-repeat;" valign="top"><span class="nnom" style="box-sizing: inherit; display: inline; background-repeat: no-repeat;">Bapt&ecirc;me - Mortain (Le Rocher) 50359, Manche, Normandie, France</span>

<p class="ttemoins" style="box-sizing: inherit; margin: 0px; padding: 0px; font-family: inherit; font-size: 1rem; line-height: 1.4; text-rendering: auto; background-repeat: no-repeat;"><span class="titre" style="box-sizing: inherit; display: inline; background-repeat: no-repeat;">Marraine :</span>&nbsp;<a style="box-sizing: inherit; line-height: inherit; text-decoration-line: none; display: inline;
background-repeat: no-repeat;" href="https://gw.geneanet.org/kangourou2?lang=fr&amp;pz=alain+rene+marie&amp;nz=fleury&amp;p=madeleine&amp;n=laisne">Madeleine LAISN&Eacute;</a>,&nbsp;<bdo dir="ltr" style="box-sizing: inherit;">ca 1713</bdo>
<span class="titre" style="box-sizing: inherit; display: inline; background-repeat: no-repeat;">Parrain :</span>&nbsp;<a style="box-sizing: inherit; line-height: inherit; text-decoration-line: none; display: inline; background-repeat: no-repeat;" href="https://gw.geneanet.org/kangourou2?lang=fr&amp;pz=alain+rene+marie&amp;nz=fleury&amp;p=jean+baptiste+charles&amp;n=du+laurens">Jean Baptiste Charles du LAURENS</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>

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