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par marc-gingold
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Joseph Marie Hippolyte AUSSEDAT
Joseph Marie Hippolyte AUSSEDAT
- Né le 30 décembre 1875 (jeudi)
- Décédé le 10 avril 1932 (dimanche), à l'âge de 56 ans
- Inhumé le 14 avril 1932 (jeudi) - Annecy, Haute Savoie, Rhône-Alpes, France
- Administrateur délégué des Papeteries Aussedat. Directeur de l'usine de Cran-Gevrier
Parents
- Jean Marie AUSSEDAT 1848-1903
- Marie Péronne Joséphine Camille DESPINE 1855-1930
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 19 octobre 1904 (mercredi), avec
Antonine FRANCOZ 1885-1959
dont
- Anne Marie AUSSEDAT 1910-1981
- Paul AUSSEDAT 1914-1984
Frères et sœurs
- Joseph Marie Hippolyte AUSSEDAT 1875-1932
- Louis Auguste Marie AUSSEDAT 1877-1935
- Marie Félicie AUSSEDAT 1879-1912
- Antonie Louise AUSSEDAT 1886-1948
- Maurice Jean Marie AUSSEDAT 1889-1974
Événements
- 30 décembre 1875 :
- Naissance
- 19 octobre 1904 :
- Mariage (avec Antonine FRANCOZ)
- 10 avril 1932 :
- Décès
- 14 avril 1932 :
- Inhumation - Annecy, Haute Savoie, Rhône-Alpes, France
- Profession : Administrateur délégué des Papeteries Aussedat. Directeur de l'usine de Cran-Gevrier - Cran-Gevrier, Haute Savoie, Rhône-Alpes, France
- Études : Ingénieur des Hautes Etudes Industrielles - Lille, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
Notes
Allocution sur Joseph Aussedat prononcée devant l'Assemblé Générale de la Société des Papeteries Aussedat du 15 juillet 1932 par son frère Louis, Président du Conseil d'Administration :
<p></p>
<p>"Notre premier devoir, en ouvrant cette séance, est de rendre hommage à la mémoire de Monsieur Joseph Aussedat, depuis longtemps Administrateur Délégué de la Société. Entré en 1897 aux Papeteries de Cran, aux côtés de son père, Mr. Jean-Marie Aussedat et de son oncle, Mr. Albert Crolard, puis Gérant de la Société en nom collectif "AUSSEDAT et Cie ", enfin Administrateur Délégu�� de la Société Anonyme fondée en 1913, Mr Joseph Aussedat a pris part à tous les développements de nos usines avec le dévouement et la compétence que tous lui reconnaissaient. Il avait assumé seul, pendant les cinq années de guerre, la marche des usines de Cran en liaison avec Mr. Jacques Callies qui dirigeait les Services de Vente à Paris. Avec un personnel limité et des moyens précaires, il avait mis en marche la troisième machine à papier que la déclaration de guerre avait surprise en pleine installation, et avait pu ainsi assurer la production demandée. Il avait été également un des promoteurs de cette usine de cellulose de paille construite en 1922, et qui a fourni à nos fabrications, pendant cette longue période une cellulose de premier choix. Cette cellulose de paille a maintenu, lors de l'abandon du chiffon, les qualités de nos papiers et permis d'atteindre les fortes productions de 1926 à 1930. Nul, plus que lui, n'était qualifié pour apprécier les avantages de cette pâte et n'a déploré plus fortement la grave décision qu'il sentait nécessaire, et dont nous vous parlerons plus loin, de ralentir puis d'arrêter cette usine qui avait donné les meilleurs résultats techniques. Mr. Joseph Aussedat s'est particulièrement intéressé à tous les développements et perfectionnements réalisés à Cran : manutention mécanique, embranchement, aménagements des ateliers, chaufferie au charbon pulvérisé, améliorations des machines à papier. Il a présidé à l'organisation nouvelle de nos Dépôts de Paris et de Lyon dans des bâtiments appropriés appartenant à la Société. Aux services remarquables qu'il a rendus si longtemps à la Société, il serait injuste de ne pas joindre les qualités morales exceptionnelles qui faisaient de lui le parfait représentant d'une affaire familiale. D'une loyauté et d'une urbanité remarquées de tous, il savait recevoir parents et amis avec l'affection et la cordialité indispensable à la bonne entente de tous. Ses derniers mois de vie ont été a assombris par la crise toujours plus sérieuse et plus inquiétante que nous traversons, il souffrait des décisions à prendre, lourdes de conséquences, qu'il sentait urgentes et nécessaires à la bonne marche de notre Société."
<p></p>
<p>"Notre premier devoir, en ouvrant cette séance, est de rendre hommage à la mémoire de Monsieur Joseph Aussedat, depuis longtemps Administrateur Délégué de la Société. Entré en 1897 aux Papeteries de Cran, aux côtés de son père, Mr. Jean-Marie Aussedat et de son oncle, Mr. Albert Crolard, puis Gérant de la Société en nom collectif "AUSSEDAT et Cie ", enfin Administrateur Délégu�� de la Société Anonyme fondée en 1913, Mr Joseph Aussedat a pris part à tous les développements de nos usines avec le dévouement et la compétence que tous lui reconnaissaient. Il avait assumé seul, pendant les cinq années de guerre, la marche des usines de Cran en liaison avec Mr. Jacques Callies qui dirigeait les Services de Vente à Paris. Avec un personnel limité et des moyens précaires, il avait mis en marche la troisième machine à papier que la déclaration de guerre avait surprise en pleine installation, et avait pu ainsi assurer la production demandée. Il avait été également un des promoteurs de cette usine de cellulose de paille construite en 1922, et qui a fourni à nos fabrications, pendant cette longue période une cellulose de premier choix. Cette cellulose de paille a maintenu, lors de l'abandon du chiffon, les qualités de nos papiers et permis d'atteindre les fortes productions de 1926 à 1930. Nul, plus que lui, n'était qualifié pour apprécier les avantages de cette pâte et n'a déploré plus fortement la grave décision qu'il sentait nécessaire, et dont nous vous parlerons plus loin, de ralentir puis d'arrêter cette usine qui avait donné les meilleurs résultats techniques. Mr. Joseph Aussedat s'est particulièrement intéressé à tous les développements et perfectionnements réalisés à Cran : manutention mécanique, embranchement, aménagements des ateliers, chaufferie au charbon pulvérisé, améliorations des machines à papier. Il a présidé à l'organisation nouvelle de nos Dépôts de Paris et de Lyon dans des bâtiments appropriés appartenant à la Société. Aux services remarquables qu'il a rendus si longtemps à la Société, il serait injuste de ne pas joindre les qualités morales exceptionnelles qui faisaient de lui le parfait représentant d'une affaire familiale. D'une loyauté et d'une urbanité remarquées de tous, il savait recevoir parents et amis avec l'affection et la cordialité indispensable à la bonne entente de tous. Ses derniers mois de vie ont été a assombris par la crise toujours plus sérieuse et plus inquiétante que nous traversons, il souffrait des décisions à prendre, lourdes de conséquences, qu'il sentait urgentes et nécessaires à la bonne marche de notre Société."