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par marc-gingold
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Achille Constant TAPHANEL
Parents
Parents inconnus.
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 4 avril 1883 (mercredi), Eclaibes, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France, avec
Marie Berthe GUISSET 1862-?
dont
- Elisabeth Marie TAPHANEL 1899-1987
Événements
- 21 février 1847 :
- Naissance - Maubeuge, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
- 4 avril 1883 :
- Mariage (avec Marie Berthe GUISSET) - Eclaibes, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
- 10 février 1927 :
-
Décès - Maubeuge, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
Cause : Accident
- Profession : Conservateur de la bibliothèque municipale - Versailles, Yvelines, Ile-de-France, France
- Domicile : WWW
Notes
1868 : Commis principal à l’École Spéciale militaire de Saint-Cyr. 1872 : Secrétaire puis président de la Société des Sciences Morales, Lettres et Arts de Seine-et-Oise. 1877 : Membre au Conseil Scientifique de France. 1881 : Officier d’Académie. 1884 : Adjoint au conservateur Delerot de la bibliothèque de Versailles. 1888 : Conservateur. 1911 : départ à la retraite. 1913 : Inspecteur de la bibliothèque de Versailles. 1927 : meurt accidentellement.
<p>Originaire d’une famille du Centre installée dans le Nord, Achille Taphanel naît à Maubeuge, dans une famille de militaires. Son père, le colonel Taphanel, commande le fort de la Briche lors du siège de Paris en 1870-1871. Ses études se déroulent dans un premier temps au hasard des affectations, mais il parvient toutefois à intégrer le lycée Henri IV. Ses préoccupations sont essentiellement d’ordre littéraire : il écrit des poèmes et obtient une invitation de Lamartine qu’il rencontre brièvement.
<p>En 1871, son père fixe à Versailles le lieu de sa retraite ; son fils se lie immédiatement avec les membres des sociétés littéraires et savantes de la ville, rencontre Bersot, Schérer, Laboulaye et Delerot, qui vient d’être nommé bibliothécaire adjoint de Le Roi. Ayant échoué dans ses espoirs d’une carrière littéraire parisienne, il met un point final à celle-ci et se tourne vers l’administration : commis principal à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en devient le bibliothécaire. Comme l’indique Charles Hirschauer dans son éloge funèbre, « il ne pouvait qu’être séduit à l’idée de vivre dans un de ces sanctuaires de l’esprit, que sa jeunesse avait si assidument fréquentés »88.
<p>La bibliothèque de Saint-Cyr compte une belle collection de livres anciens que le bibliothécaire met en valeur par des recherches érudites : en 1876, il publie Le théâtre de Saint-Cyr, suivi d’une édition des Mémoires de Manseau, intendant de la Maison royale de Saint-Cyr sous Louis XIV. Cette petite bibliothèque classée et inventoriée, Taphanel prétend à des fonctions plus importantes et succède à son ami Lesbazeille au poste de conservateur adjoint de Versailles le 30 septembre 1884. Delerot, alors directeur, appuie fortement sa candidature auprès du maire Deroisin.
<p>Doté de fortes qualités humaines, il s’emploie à faire connaître la bibliothèque de Versailles auprès des visiteurs, participe à l’accroissement des fonds et remplace efficacement Delerot, affaibli par la maladie. En 1888, suite à la mise à la retraite de ce dernier, il devient directeur. Sa gestion est excellente. Selon Hirschauer, «pendant ce quart de siècle à peine, la bibliothèque de Versailles doubla, ou peu s’en faut, le nombre de ses volumes ». L’établissement ado pte résolument les règles de la nouvelle bibliothéconomie : les rapports annuels sont rédigés avec soin et s’attirent les félicitations du ministre de l’Instruction publique, tandis que le nombre de lecteurs augmentent, parfois un peu trop au goût de la direction89. De nouveaux fonds font leur entrée dans les collections, issus des dons de collectionneurs versaillais : Bart, Rodouan, 1868 : Commis principal à l’École Spéciale militaire de Saint-Cyr. 1872 : Secrétaire puis pr��sident de la Société des Sciences Morales, Lettres et Arts de Seine-et-Oise. 1877 : Membre au Conseil Scientifique de France. 1881 : Officier d’Académie. 1884 : Adjoint au conservateur Delerot de la bibliothèque de Versailles. 1888 : Conservateur. 1911 : départ à la retraite. 1913 : Inspecteur de la bibliothèque de Versailles. 1927 : meurt accidentellement.
<p>Originaire d’une famille du Centre installée dans le Nord, Achille Taphanel naît à Maubeuge, dans une famille de militaires. Son père, le colonel Taphanel, commande le fort de la Briche lors du siège de Paris en 1870-1871. Ses études se déroulent dans un premier temps au hasard des affectations, mais il parvient toutefois à intégrer le lycée Henri IV. Ses préoccupations sont essentiellement d’ordre littéraire : il écrit des poèmes et obtient une invitation de Lamartine qu’il rencontre brièvement.
<p>En 1871, son père fixe à Versailles le lieu de sa retraite ; son fils se lie immédiatement avec les membres des sociétés littéraires et savantes de la ville, rencontre Bersot, Schérer, Laboulaye et Delerot, qui vient d’être nommé bibliothécaire adjoint de Le Roi. Ayant échoué dans ses espoirs d’une carrière littéraire parisienne, il met un point final à celle-ci et se tourne vers l’administration : commis principal à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en devient le bibliothécaire. Comme l’indique Charles Hirschauer dans son éloge funèbre, « il ne pouvait qu’être séduit à l’idée de vivre dans un de ces sanctuaires de l’esprit, que sa jeunesse avait si assidument fréquentés »88.
<p>La bibliothèque de Saint-Cyr compte une belle collection de livres anciens que le bibliothécaire met en valeur par des recherches érudites : en 1876, il publie Le théâtre de Saint-Cyr, suivi d’une édition des Mémoires de Manseau, intendant de la Maison royale de Saint-Cyr sous Louis XIV. Cette petite bibliothèque classée et inventoriée, Taphanel prétend à des fonctions plus importantes et succède à son ami Lesbazeille au poste de conservateur adjoint de Versailles le 30 septembre 1884. Delerot, alors directeur, appuie fortement sa candidature auprès du maire Deroisin.
<p>Doté de fortes qualités humaines, il s’emploie à faire connaître la bibliothèque de Versailles auprès des visiteurs, participe à l’accroissement des fonds et remplace efficacement Delerot, affaibli par la maladie. En 1888, suite à la mise à la retraite de ce dernier, il devient directeur. Sa gestion est excellente. Selon Hirschauer, «pendant ce quart de siècle à peine, la bibliothèque de Versailles doubla, ou peu s’en faut, le nombre de ses volumes ». L’établissement ado pte résolument les règles de la nouvelle bibliothéconomie : les rapports annuels sont rédigés avec soin et s’attirent les félicitations du ministre de l’Instruction publique, tandis que le nombre de lecteurs augmentent, parfois un peu trop au goût de la direction89. De nouveaux fonds font leur entrée dans les collections, issus des dons de collectionneurs versaillais : Bart, Rodouan, 1868 : Commis principal à l’École Spéciale militaire de Saint-Cyr. 1872 : Secrétaire puis pr��sident de la Société des Sciences Morales, Lettres et Arts de Seine-et-Oise. 1877 : Membre au Conseil Scientifique de France. 1881 : Officier d’Académie. 1884 : Adjoint au conservateur Delerot de la bibliothèque de Versailles. 1888 : Conservateur. 1911 : départ à la retraite. 1913 : Inspecteur de la bibliothèque de Versailles. 1927 : meurt accidentellement.
<p>Originaire d’une famille du Centre installée dans le Nord, Achille Taphanel naît à Maubeuge, dans une famille de militaires. Son père, le colonel Taphanel, commande le fort de la Briche lors du siège de Paris en 1870-1871. Ses études se déroulent dans un premier temps au hasard des affectations, mais il parvient toutefois à intégrer le lycée Henri IV. Ses préoccupations sont essentiellement d’ordre littéraire : il écrit des poèmes et obtient une invitation de Lamartine qu’il rencontre brièvement.
<p>En 1871, son père fixe à Versailles le lieu de sa retraite ; son fils se lie immédiatement avec les membres des sociétés littéraires et savantes de la ville, rencontre Bersot, Schérer, Laboulaye et Delerot, qui vient d’être nommé bibliothécaire adjoint de Le Roi. Ayant échoué dans ses espoirs d’une carrière littéraire parisienne, il met un point final à celle-ci et se tourne vers l’administration : commis principal à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en devient le bibliothécaire. Comme l’indique Charles Hirschauer dans son éloge funèbre, « il ne pouvait qu’être séduit à l’idée de vivre dans un de ces sanctuaires de l’esprit, que sa jeunesse avait si assidument fréquentés »88.
<p>La bibliothèque de Saint-Cyr compte une belle collection de livres anciens que le bibliothécaire met en valeur par des recherches érudites : en 1876, il publie Le théâtre de Saint-Cyr, suivi d’une édition des Mémoires de Manseau, intendant de la Maison royale de Saint-Cyr sous Louis XIV. Cette petite bibliothèque classée et inventoriée, Taphanel prétend à des fonctions plus importantes et succède à son ami Lesbazeille au poste de conservateur adjoint de Versailles le 30 septembre 1884. Delerot, alors directeur, appuie fortement sa candidature auprès du maire Deroisin.
<p>Doté de fortes qualités humaines, il s’emploie à faire connaître la bibliothèque de Versailles auprès des visiteurs, participe à l’accroissement des fonds et remplace efficacement Delerot, affaibli par la maladie. En 1888, suite à la mise à la retraite de ce dernier, il devient directeur. Sa gestion est excellente. Selon Hirschauer, «pendant ce quart de siècle à peine, la bibliothèque de Versailles doubla, ou peu s’en faut, le nombre de ses volumes ». L’établissement ado pte résolument les règles de la nouvelle bibliothéconomie : les rapports annuels sont rédigés avec soin et s’attirent les félicitations du ministre de l’Instruction publique, tandis que le nombre de lecteurs augmentent, parfois un peu trop au goût de la direction89. De nouveaux fonds font leur entrée dans les collections, issus des dons de collectionneurs versaillais : Bart, Rodouan, Couderc... Déjà âgé mais nullement fatigué, Taphanel réussit à arracher au terme d’une lutte serrée avec les Archives départementales90 une partie des fonds de la bibliothèque du Séminaire et de l’évêché, dont les pièces maîtresses consistent en des manuscrits de madame de Maintenon.
<p>Ce fait d’armes est le dernier de sa carrière à la tête de la bibliothèque. En octobre 1911, il est nommé conservateur honoraire de la bibliothèque avant de repartir dans le Nord passer sa retraite. Il aura, auparavant, appuyé la nomination de Charles Hirschauer, jeune archiviste-paléographe, au poste de directeur adjoint. Quatre mois plus tard, la mort prématurée de son successeur et ancien adjoint Léonardon, le contraint à revenir fréquemment à Versailles afin de guider les pas d’Hirschauer.
<p>Retiré ensuite dans sa propriété belge de Soire-sur-Ambre, le château du Moncel, il y subit les quatre années difficiles de la Première Guerre mondiale, sa demeure devenant le quartier-général d’un état-major allemand. Ces pénibles événements ne l’atteignent pas physiquement, selon Hirschauer, qui le rencontre à plusieurs reprises après la guerre. C’est un accident de voiture, à Maubeuge, qui met un terme à ses jours, à l’âge de quatre-vingts ans.
<p>Principales publications :</p>
<p>TAPHANEL (Achille) Le théâtre de Saint-Cyr (1689-1792) d’après des documents inédits, Versailles, Cerf et fils, 1876, 288 p. COUSIN (Victor) « Lettres inédites de Victor Cousin à Ernest Bersot (1842-1865) éditées par E. Delerot et A. Taphanel », Versailles, Aubert, 1897, 23 p. dans Mémoires de la Société des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Seine-et-Oise, tome XXI. Année 1897
<p>Sources :</p>
<p>TAPHANEL (Michel) Achille Taphanel : sa vie (1847 à 1927) : conservateur à la Bibliothèque de Versailles (1888 à 1911), Lucé, Michel Taphanel, 1995, 213 p. Archives de la bibliothèque de Versailles : rapport de Ch. Hirschauer au comité de la bibliothèque, 1927.
<p>(Vincent Haegele, Histoire de la bibliothèque municipale classée de Versailles, ENSSIB, 2008)</p>
<p>Originaire d’une famille du Centre installée dans le Nord, Achille Taphanel naît à Maubeuge, dans une famille de militaires. Son père, le colonel Taphanel, commande le fort de la Briche lors du siège de Paris en 1870-1871. Ses études se déroulent dans un premier temps au hasard des affectations, mais il parvient toutefois à intégrer le lycée Henri IV. Ses préoccupations sont essentiellement d’ordre littéraire : il écrit des poèmes et obtient une invitation de Lamartine qu’il rencontre brièvement.
<p>En 1871, son père fixe à Versailles le lieu de sa retraite ; son fils se lie immédiatement avec les membres des sociétés littéraires et savantes de la ville, rencontre Bersot, Schérer, Laboulaye et Delerot, qui vient d’être nommé bibliothécaire adjoint de Le Roi. Ayant échoué dans ses espoirs d’une carrière littéraire parisienne, il met un point final à celle-ci et se tourne vers l’administration : commis principal à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en devient le bibliothécaire. Comme l’indique Charles Hirschauer dans son éloge funèbre, « il ne pouvait qu’être séduit à l’idée de vivre dans un de ces sanctuaires de l’esprit, que sa jeunesse avait si assidument fréquentés »88.
<p>La bibliothèque de Saint-Cyr compte une belle collection de livres anciens que le bibliothécaire met en valeur par des recherches érudites : en 1876, il publie Le théâtre de Saint-Cyr, suivi d’une édition des Mémoires de Manseau, intendant de la Maison royale de Saint-Cyr sous Louis XIV. Cette petite bibliothèque classée et inventoriée, Taphanel prétend à des fonctions plus importantes et succède à son ami Lesbazeille au poste de conservateur adjoint de Versailles le 30 septembre 1884. Delerot, alors directeur, appuie fortement sa candidature auprès du maire Deroisin.
<p>Doté de fortes qualités humaines, il s’emploie à faire connaître la bibliothèque de Versailles auprès des visiteurs, participe à l’accroissement des fonds et remplace efficacement Delerot, affaibli par la maladie. En 1888, suite à la mise à la retraite de ce dernier, il devient directeur. Sa gestion est excellente. Selon Hirschauer, «pendant ce quart de siècle à peine, la bibliothèque de Versailles doubla, ou peu s’en faut, le nombre de ses volumes ». L’établissement ado pte résolument les règles de la nouvelle bibliothéconomie : les rapports annuels sont rédigés avec soin et s’attirent les félicitations du ministre de l’Instruction publique, tandis que le nombre de lecteurs augmentent, parfois un peu trop au goût de la direction89. De nouveaux fonds font leur entrée dans les collections, issus des dons de collectionneurs versaillais : Bart, Rodouan, 1868 : Commis principal à l’École Spéciale militaire de Saint-Cyr. 1872 : Secrétaire puis pr��sident de la Société des Sciences Morales, Lettres et Arts de Seine-et-Oise. 1877 : Membre au Conseil Scientifique de France. 1881 : Officier d’Académie. 1884 : Adjoint au conservateur Delerot de la bibliothèque de Versailles. 1888 : Conservateur. 1911 : départ à la retraite. 1913 : Inspecteur de la bibliothèque de Versailles. 1927 : meurt accidentellement.
<p>Originaire d’une famille du Centre installée dans le Nord, Achille Taphanel naît à Maubeuge, dans une famille de militaires. Son père, le colonel Taphanel, commande le fort de la Briche lors du siège de Paris en 1870-1871. Ses études se déroulent dans un premier temps au hasard des affectations, mais il parvient toutefois à intégrer le lycée Henri IV. Ses préoccupations sont essentiellement d’ordre littéraire : il écrit des poèmes et obtient une invitation de Lamartine qu’il rencontre brièvement.
<p>En 1871, son père fixe à Versailles le lieu de sa retraite ; son fils se lie immédiatement avec les membres des sociétés littéraires et savantes de la ville, rencontre Bersot, Schérer, Laboulaye et Delerot, qui vient d’être nommé bibliothécaire adjoint de Le Roi. Ayant échoué dans ses espoirs d’une carrière littéraire parisienne, il met un point final à celle-ci et se tourne vers l’administration : commis principal à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en devient le bibliothécaire. Comme l’indique Charles Hirschauer dans son éloge funèbre, « il ne pouvait qu’être séduit à l’idée de vivre dans un de ces sanctuaires de l’esprit, que sa jeunesse avait si assidument fréquentés »88.
<p>La bibliothèque de Saint-Cyr compte une belle collection de livres anciens que le bibliothécaire met en valeur par des recherches érudites : en 1876, il publie Le théâtre de Saint-Cyr, suivi d’une édition des Mémoires de Manseau, intendant de la Maison royale de Saint-Cyr sous Louis XIV. Cette petite bibliothèque classée et inventoriée, Taphanel prétend à des fonctions plus importantes et succède à son ami Lesbazeille au poste de conservateur adjoint de Versailles le 30 septembre 1884. Delerot, alors directeur, appuie fortement sa candidature auprès du maire Deroisin.
<p>Doté de fortes qualités humaines, il s’emploie à faire connaître la bibliothèque de Versailles auprès des visiteurs, participe à l’accroissement des fonds et remplace efficacement Delerot, affaibli par la maladie. En 1888, suite à la mise à la retraite de ce dernier, il devient directeur. Sa gestion est excellente. Selon Hirschauer, «pendant ce quart de siècle à peine, la bibliothèque de Versailles doubla, ou peu s’en faut, le nombre de ses volumes ». L’établissement ado pte résolument les règles de la nouvelle bibliothéconomie : les rapports annuels sont rédigés avec soin et s’attirent les félicitations du ministre de l’Instruction publique, tandis que le nombre de lecteurs augmentent, parfois un peu trop au goût de la direction89. De nouveaux fonds font leur entrée dans les collections, issus des dons de collectionneurs versaillais : Bart, Rodouan, 1868 : Commis principal à l’École Spéciale militaire de Saint-Cyr. 1872 : Secrétaire puis pr��sident de la Société des Sciences Morales, Lettres et Arts de Seine-et-Oise. 1877 : Membre au Conseil Scientifique de France. 1881 : Officier d’Académie. 1884 : Adjoint au conservateur Delerot de la bibliothèque de Versailles. 1888 : Conservateur. 1911 : départ à la retraite. 1913 : Inspecteur de la bibliothèque de Versailles. 1927 : meurt accidentellement.
<p>Originaire d’une famille du Centre installée dans le Nord, Achille Taphanel naît à Maubeuge, dans une famille de militaires. Son père, le colonel Taphanel, commande le fort de la Briche lors du siège de Paris en 1870-1871. Ses études se déroulent dans un premier temps au hasard des affectations, mais il parvient toutefois à intégrer le lycée Henri IV. Ses préoccupations sont essentiellement d’ordre littéraire : il écrit des poèmes et obtient une invitation de Lamartine qu’il rencontre brièvement.
<p>En 1871, son père fixe à Versailles le lieu de sa retraite ; son fils se lie immédiatement avec les membres des sociétés littéraires et savantes de la ville, rencontre Bersot, Schérer, Laboulaye et Delerot, qui vient d’être nommé bibliothécaire adjoint de Le Roi. Ayant échoué dans ses espoirs d’une carrière littéraire parisienne, il met un point final à celle-ci et se tourne vers l’administration : commis principal à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en devient le bibliothécaire. Comme l’indique Charles Hirschauer dans son éloge funèbre, « il ne pouvait qu’être séduit à l’idée de vivre dans un de ces sanctuaires de l’esprit, que sa jeunesse avait si assidument fréquentés »88.
<p>La bibliothèque de Saint-Cyr compte une belle collection de livres anciens que le bibliothécaire met en valeur par des recherches érudites : en 1876, il publie Le théâtre de Saint-Cyr, suivi d’une édition des Mémoires de Manseau, intendant de la Maison royale de Saint-Cyr sous Louis XIV. Cette petite bibliothèque classée et inventoriée, Taphanel prétend à des fonctions plus importantes et succède à son ami Lesbazeille au poste de conservateur adjoint de Versailles le 30 septembre 1884. Delerot, alors directeur, appuie fortement sa candidature auprès du maire Deroisin.
<p>Doté de fortes qualités humaines, il s’emploie à faire connaître la bibliothèque de Versailles auprès des visiteurs, participe à l’accroissement des fonds et remplace efficacement Delerot, affaibli par la maladie. En 1888, suite à la mise à la retraite de ce dernier, il devient directeur. Sa gestion est excellente. Selon Hirschauer, «pendant ce quart de siècle à peine, la bibliothèque de Versailles doubla, ou peu s’en faut, le nombre de ses volumes ». L’établissement ado pte résolument les règles de la nouvelle bibliothéconomie : les rapports annuels sont rédigés avec soin et s’attirent les félicitations du ministre de l’Instruction publique, tandis que le nombre de lecteurs augmentent, parfois un peu trop au goût de la direction89. De nouveaux fonds font leur entrée dans les collections, issus des dons de collectionneurs versaillais : Bart, Rodouan, Couderc... Déjà âgé mais nullement fatigué, Taphanel réussit à arracher au terme d’une lutte serrée avec les Archives départementales90 une partie des fonds de la bibliothèque du Séminaire et de l’évêché, dont les pièces maîtresses consistent en des manuscrits de madame de Maintenon.
<p>Ce fait d’armes est le dernier de sa carrière à la tête de la bibliothèque. En octobre 1911, il est nommé conservateur honoraire de la bibliothèque avant de repartir dans le Nord passer sa retraite. Il aura, auparavant, appuyé la nomination de Charles Hirschauer, jeune archiviste-paléographe, au poste de directeur adjoint. Quatre mois plus tard, la mort prématurée de son successeur et ancien adjoint Léonardon, le contraint à revenir fréquemment à Versailles afin de guider les pas d’Hirschauer.
<p>Retiré ensuite dans sa propriété belge de Soire-sur-Ambre, le château du Moncel, il y subit les quatre années difficiles de la Première Guerre mondiale, sa demeure devenant le quartier-général d’un état-major allemand. Ces pénibles événements ne l’atteignent pas physiquement, selon Hirschauer, qui le rencontre à plusieurs reprises après la guerre. C’est un accident de voiture, à Maubeuge, qui met un terme à ses jours, à l’âge de quatre-vingts ans.
<p>Principales publications :</p>
<p>TAPHANEL (Achille) Le théâtre de Saint-Cyr (1689-1792) d’après des documents inédits, Versailles, Cerf et fils, 1876, 288 p. COUSIN (Victor) « Lettres inédites de Victor Cousin à Ernest Bersot (1842-1865) éditées par E. Delerot et A. Taphanel », Versailles, Aubert, 1897, 23 p. dans Mémoires de la Société des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Seine-et-Oise, tome XXI. Année 1897
<p>Sources :</p>
<p>TAPHANEL (Michel) Achille Taphanel : sa vie (1847 à 1927) : conservateur à la Bibliothèque de Versailles (1888 à 1911), Lucé, Michel Taphanel, 1995, 213 p. Archives de la bibliothèque de Versailles : rapport de Ch. Hirschauer au comité de la bibliothèque, 1927.
<p>(Vincent Haegele, Histoire de la bibliothèque municipale classée de Versailles, ENSSIB, 2008)</p>